Grâce à Facebook, jamais tu n’oublieras

Samedi, je traînasse mollement sur les réseaux sociaux en attendant que mon mec soit prêt pour une petite virée à la cool. Ayant un peu fait le tour des trucs intéressants, je jette un oeil sur les “personnes que je pourrais connaître”, activité que je réserve généralement à LinkedIn vu que je rajoute rarement des gens sur Facebook. Mais la curiosité, hein… Quand je vois paraître un joli mec avec un bébé dans ses bras. Salim. Ce genre de mecs que j’aimerais bien faire disparaître dans les limbes de l’oubli mais Facebook a décidé : non, tu n’oublieras pas.

pile de post it tu n'oublieras pas

Je vous fais la version courte pour que vous compreniez à quel point Salim n’a rien à faire dans ma mémoire : on fréquente la même sphère pendant quelques mois, je le trouve fort appétissant mais j’ai l’impression qu’il me bat froid puis soirée et révélation : il a envie de moi, j’ai envie de lui. Après une nuit ma foi pas terrible et qui ne reste dans les annales que parce qu’il a pété mon lit (vraiment…), je me dis qu’on ne doit pas rester sur une déception mais le mec me ghoste. Ok, fine, pas grave, je suis juste un peu dans l’incompréhension, comment tu passes de “ah ben je viendrais bien m’installer plus proche de chez toi” à “…” (ceci étant, le mec qui veut s’installer limite dans mon appart au bout d’une nuit, j’aurais dû me méfier). Bref, Salim disparaît de ma vie. Je le vois de temps en temps resurgir sur Facebook s’il fait un truc avec une relation commune (ce qui a très vite cessé) ou sur LinkedIn où j’ai découvert qu’il avait été embauché dans une boîte où j’avais passé un entretien (et que je n’avais pas DU TOUT apprécié rien qu’à l’entretien). Et puis la vie va, je déménage et jette donc mon lit, dernier « lien » avec Salim. Jusqu’à samedi donc où son visage souriant légèrement caché par celle d’un bébé me saute à la tronche. Bon, après un rapide calcul, si c’est son enfant, je comprends mieux le ghosting…

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Bref, je vous parle de Salim mais il n’est point le seul à venir hanter épisodiquement mon Facebook, même quand je ne regarde pas. Tu as d’ailleurs les vexantes personnes qui t’ont retiré de leurs amis, Facebook “fout-la-merde” débarque en mode “hey, tu veux pas rajouter ton apparemment ex ami-e ?”. Ah oui, oui, j’adore être la meuf qui tente de forcer la fenêtre quand on lui a fermé la porte. Tu as bien sûr ta petite galerie d’ex ou assimilé, ceux qui t’ont un jour écrit un mail, la tante d’un mec que t’a rajouté et que tu te demandes pourquoi on te la suggère, les gens que tu stalkes, aussi, histoire de remuer le couteau dans la plaie. Non parce qu’on va pas se mentir, on ne stalke pas les gens pour vérifier avec bienveillance qu’ils sont heureux. Au mieux, on est curieux de savoir ce qu’ils deviennent, au pire, on est mesquins et on va se rassurer en constatant que leur vie est vachement moins bien que la vôtre (et on maudit ceux qui verrouillent leurs comptes tellement que tu vois RIEN). Et je parle de Facebook mais c’est pareil sur Twitter ou même LinkedIn ! Les réseaux sociaux passent leur temps à agiter sous ton nez les fantômes du passé.

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Ceci étant dit, admettons le positif (dans ma nouvelle philosophie de vie de Nina feels good (un jour, je le ferai ce blog, promis), je tente de toujours relativiser) : se retrouver nez à nez avec un visage semi oublié permet de faire un petit point sur vos sentiments vis à vis de la personne : indifférence ou fond de rancune ? Parce que si c’est le 2e cas… ben travaillez dessus. Quelle blessure égotique cette apparition a-t-elle réveillée ?

2 femmes boudent

N’empêche que… c’était plus facile d’oublier ses erreurs du passé sans les réseaux sociaux. Se déconnecter ? Mmmm… je vais conserver encore un peu ma mesquinerie, plutôt.

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