Moi, spasmophile

Pendant longtemps, j’ai cru que la spasmophilie était une sorte de maladie imaginaire, une affection des hypocondriaques qui se prennent le pouls toutes les 3 minutes. Oh, ciel, j’ai des vapeurs, je dois être spasmophile. C’est vrai, si on se penche 5 minutes sur les symptômes de la spasmophilie, tu retrouves tous les bugs possibles du corps humain.

D’ailleurs, ma machine commence à ne plus trop marcher comme il faudrait, j’ai des ratés. Ca commence par quelques tremblements le matin, des tremblements assez marqués. Bah, me dis-je, c’est la fatigue. Je me traîne quelques spasmes à la paupière, au ventre et à la jambe mais c’est anecdotique et Doctissimo mon ami m’explique que je fais un peu de spasmophilie à cause d’un manque de magnésium. Ah ben voilà, je vais manger des amandes et ça ira mieux.

Puis un jour, tout bascula (tadam!). J’étais en charmante compagnie après une semaine un peu stressante, le champagne et les cigarettes rigolotes coulaient à flot. Quand, à la faveur d’un mouvement de tête un peu brusque, j’ai commencé à pas me sentir bien genre malaise vagal. Je demande donc à mon partenaire de me laisser un peu d’air mais là, c’est de pire en pire : allongée sur mon lit, j’ai envie de vomir, je suis en sueur et j’ai des fourmis dans les bras, des mains jusqu’aux coudes. Bon, une demi heure plus tard, c’était passé mais sur le coup, j’étais mal et je reste légèrement traumatisée.

Un coup de google plus tard, il s’avère qu’il s’agit d’une bonne grosse crise de spasmophilie. Bon, ben, ok, faut faire quoi pour se soigner ? Ah rien, ok… Super ! Faut juste que j’apprenne à me détendre, faciiiiile ! Bon, en plus de la chorale, de la plongée et de la salle de sport, va falloir que je me cale une ou deux séances de yoga quoi.

Comment en suis-je arrivée là ? Le stress, tout simplement. Rien de bien exceptionnel en soi. Mais du coup, je vire désormais parano, je me sens au bord de la crise à la moindre bizarrerie de mon corps alors même que je n’ai eu qu’une vraie crise en 32 ans et que celle-ci a eu lieu y a plus de trois mois. Genre alors qu’épuisée, je dois attendre 3h dans une gare seule, je commence à flipper quand j’ai la sensation d’avoir quelques palpitations. Même que je prends mon pouls pour vérifier (cf 1er paragraphe hein…). Je flippe au moindre fourmillement dans les doigts, peur, peur, peur… Mais est-ce que c’est pas un peu un cercle vicieux ? Plus j’ai peur plus je risque de provoquer une nouvelle crise ?

Non, y a pas à dire, la spasmophilie, ça craint.

PS : Evidemment, je suis preneuse de tous conseils sur le sujet, j’aime pas ça, être spasmophile.

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7 réflexions sur “Moi, spasmophile

  1. Vivant avec un spasmophile m’ayant déjà fait quelques crises, il m’a expliqué que quand tu fais une crise, tu es hyper oxygéné, il faut donc respirer dans un sac plastique pour faire diminuer cette oxygène, et après, la crise passe. 🙂

  2. Quand j’en faisais après la mort de mon père, ma psychothérapeute m’avait conseillé d’avoir une boite de Biomag sur moi en permanence. Si ca t’arrive, tu prends un cachet (comme une pastille pour la gorge) et en général, c’est comme un shoot de magnésium et la crise passe. Puis petit à petit les crises s’espacent, et disparaissent. J’ai cru ne jamais m’en sortir, mais aujourd’hui, je n’en ai plus, meme si j’ai toujours du Biomag à la maison. 🙂

    1. Je vais investir. J’ai fait une cure de magnésium qui m’a fait du bien peu après la crise mais je pense qu’avoir une béquille toujours dans le sac me permettra d’être plus sereine et moins flipper sur une éventuelle crise

  3. J’en fais de moins en moins personnellement, sauf en période de dépression où ça fait partie des symptômes. Mais je rejoins Marion à un détail près : PAS UN SAC PLASTIQUE MAIS EN PAPIER ! (surtout si tu es seule, va pas t’étouffer)

    Après rien ne prévient les crises réellement. Mais je confirme également ton impression de cercle vicieux. Plus tu en fais, plus tu en feras : donc il faut avant tout oublier que ça existe. Quand j’en faisais, j’étais à 2/3 par semaine. Et c’est vrai qu’en France, c’est visiblement répandu mais rare, si bien que peu de gens savent réellement ce qu’il faut faire quand la crise survient. Alors que quand j’étais aux US, dès que je faisais une crise (de préférence dans la rue sinon c’est pas drôle), j’avais 15 personnes qui me tendaient un sac et me calmaient. C’était d’ailleurs très flippant en y repensant.

    Sinon, moi c’est passé avec ma dépression… maintenant j’en fais presque plus. Par contre, personnellement, comme ça affecte un peu le sens de l’équilibre, j’avais remarqué que la crise passait mieux quand j’étais à 4 pattes en regardant vers le bas. Les tremblements étaient moins handicapants comme ça.

    1. Ah oui, moi, je m’étais allongée et c’était pire que tout. C’est clair que j’ai pas su du tout quoi faire mais en fait, sur le coup, je ne savais pas que c’était ça, les fourmis jusqu’au coudes, ça m’a vraiment fait paniquer (ça a pas dû aider). Mais bon, résolution : aller au yoga parce que merde, ça pourra pas faire de mal de me calmer un peu, je me laisse trop bouffer (toi même tu sais). Ah et éventuellement arrêter de me prendre pour wonder woman

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