Be subversive, fuck en levrette

Des fois, le soir, quand je sors pas, j’aime regarder des séries, quand je dors pas lamentablement devant. Et souvent, ces séries sont américaines, même si je ne néglige pas les bonnes daubes françaises comme les 5 sœurs ou les Vacances de l’amour. L’autre soir, avec Naughty, on commentait via MSN Californication et la demoiselle en a même fait deux article ( et ). De là, on a eu une grande conversation sur la levrette dans les séries

 

Depuis quelques années, la mode est aux séries « trash » à base de sex, drug et rock’n roll. A l’époque, il y avait six feet under puis Nip/Tuck, Californication et autres où les scènes de sexe sont volontairement explicites. C’est pas comme Desperate housewives où les scènes de cul sont symbolisés par les deux amants s’écrasant violemment sur le matelas. Et comme les scènes sont explicites, on décide d’aller au bout de l’ultime trasherie en mettant les personnages en levrette. En général, c’est le signe d’une sexualité bestiale, virile et hors mariage. Parce qu’en général, dans ces séries, ils ne font que l’amour entre époux (et en général, c’est ennuyeux), le jeudi soir à 22h47 et dans la pénombre, s’il vous plaît.

Dans les cas de trasheries ultimes, il est même question de sodomie. Ohlala dis donc, ça rigole plus. En fait, si, ça rigole quand même. Genre on peut facilement voir les indices pour savoir si le héros tombe amoureux : il découvre qu’il peut faire l’amour (déjà, on change de vocabulaire) en regardant la belle dans les yeux et pas dans les fesses et qu’il est même pas obligé de lui tirer les cheveux. Pour savoir s’il est un peu ou très amoureux, il suffit de compter les bougies allumées autour du lit. J’ai toujours admiré ce détail. Dans ma
vie, il me semble que j’allumerais la dernière des 100 bougies, la première serait déjà morte et mon amoureux endormi depuis longtemps. Bref, on se moque mais c’est bien l’idée : à force de subversivité, ces séries tombent dans le cliché qui ne trouble plus guère personne.

Ceci étant, je me demande : pourquoi la levrette ? Bon, ok, ça rappelle l’imagerie porno où ce type de position est plus que répandu et je pense qu’il n’y a pas plus d’explication à trouver. Bon, les scènes de cul dans ce genre de séries sont bien plus courtes, souvent qu’une courte série d’image d’à peine une minute pour montrer que le héros est une bête virile, mâchoires serrées qui s’accroche de ses bras puissants aux hanches de sa partenaire qui ouvre grand la bouche pour faire comprendre au spectateur qu’elle prend son pied. Parfois,
les femmes prennent le dessus, faut pas exagérer non plus. Là, le message est clair « je suis une dominatrice, laisse moi faire poulet ». En général, c’est le fait des hyprasexuelles tendance mantes religieuses. Par exemple, dans Nip/Tuck, la femme qui prend le dessus, c’est forcément la méchante de l’histoire, ça ne rate jamais. Tu comprends une fille qui domine notre héros pro de la levrette, elle est forcément malsaine. A la différence à la limite de Californication où Hank se fait souvent dominer mais j’ai l’impression que c’est plus par feignantise qu’autre chose. Ouais, Hank, c’est un peu un paresseux, bonjour l’arnaque ! Y a que quand il a le nez plein qu’il se décide un peu à faire son travail.

Bref, dans les séries américaines, on ne sexe pas n’importe comment non plus, ça dépend de la cible. En gros, moins tu cherches la ménagère de moins de 50 ans, plus tu levrettes. Alors question : à quand une levrette dans Desperate Housewives ?

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19 réflexions au sujet de « Be subversive, fuck en levrette »

  1. Et c’est là qu’on voit que Californication casse le cliché, parce que quand il est question de réaliser le fantasme lesbien de la femme de Charlie, il y a des milliards de bougies partout.

  2. Je devrais me mettre à regarder Californication, alors… ça passe où et quand ?

    J’avoue que j’ai eu du mal à refaire des rèves non érotiques après une scène mémorable du beau Dr Troy dans Nip/Tuck… mais ce n’était pas en levrette. Enfin si, mais la fille était sur la table, face à lui. Ouais, c’est plus une levrette, quoi, mais je sais pas comment on appelle cette merveilleuse position…

  3. madinlove dit :

    Je crois qu’il faut que je jette un oeil à cette série!

    Mais bon la levrette c’est devenu une norme à la tv.

    A quand la fellation?

  4. Vanes dit :

    Et bah dis donc, je devrais me mettre à cette série moi 😉 Chériiiii, tu pourras me récupérer les premiers épisodes ?

    Il est vrai que desperates est un peu cul cul, mais pour info, il existe son équivalent (allemand ou autre culture germanique), ça s’appelle jardins secrets (ou un truc su genre), ça passe sur tf1 et c’est un peu plus libéré que son cousin américain (oui, la desperate nympho se tape tous les mecs qui passent ou presque et pas seulement dans un lit)

    message perso qui n’a rien à voir : je suis tombée un peu par hasard sur ton blog et j’ai absolument tout lu (en le lisant à l’envers pour bien comprendre toute ton histoire). Tu m’as bien fait rire Mademoiselle Nina (surtout vu ma situation genre « bienvenue en chomagie » du moment 😉 MERCI !

  5. Tain, Vaness, total respect, je crois que j’aurais pas le courage de me taper ces archives ! Remarque, toi, tu as pu voir les évolutions plus rapidement que tout le monde, du coup.

    Sinon, jardins secrets, il me semble que c’est hollandais. Mais le lundi soir, y a Nip/tuck sur Paris Première! 😉

  6. oui Californication j’aime beaucoup, quelque part entre Nip/Tuck et Sex & the City, au risque de me la péter (une fois de plus): je conseille la VO pour apprécier les jeux de mots foireux à leur juste valeur.

  7. Ok, je sais, je suis quarantenaire, j’ai rien à faire là. N’empêche que l’autre jour, avec mes potesses, les desperados minettos (desperados pour desperado ^^ pas désespoir), on a fait traîner l’apéro debriefing en longueur et ça s’est fini par le matage de Californication. Même type de de réflexion. Même typologie. Le décryptage du scénario via les positions sexuelles, ça marche aussi parfois dans les films. Bref. On papote.
    Je ramène tout à l’âge des cavernes, comme d’hab. Je crois que l’époque refuse de se voir à l’état « primal ». Au lieu de primal, certains utilisent même le mot « bestial ». Pfff…
    Y en a plein qui veulent pas se lâcher. Ils oublient que la sexualité, c’est un sacrément bon mode de communication.
    Alors, lâcher prise par amour ou par plaisir sexuel, revenir à l’état « primal » de l’âge des cavernes, ben c’est le pied, le big foot…

  8. Meandre dit :

    dans « Trueblood » on sort un peu des sentiers battus.. quoique ils sont très battus quand même… à gauche, à droite et au milieu

  9. ross dit :

    et si il y avait tout de meme une relation entre la position et « l’ambiance » dans laquelle on est pendant l’act ? ambiance qui peut changer pendant (et du coup pousser au changement de position…).
    C’est assez logique que les scénariste utilisent ces codes pour passer des messages si ils sont compris par tous. Ca évite d’avoir à faire aux personnes « je t’aime mon amour » ou « je te baise juste pour cette nuit » pour passer ces messages !

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