Big little lies : et si on arrêtait de se stresser avec le suspense ?

J’ai vu une série, j’ai besoin de vous en parler car j’ai une vraie interrogation. Lors de mon retour de Tokyo, j’ai maté les tous premiers épisodes de Big little lies, une série assez proche d’un Desperate Housewives en un peu plus HBO. Si cette série ne m’a pas bluffée plus que ça, je m’interroge : j’avais tellement deviné la fin qu’il me semble impossible qu’ils aient cherché à masquer ce qui allait se passer. Après tout, ne sacralisons-nous pas trop le suspense ?

Big Little lies

En fait, j’exagère un peu. La construction de la série m’a bien plu : dans le premier épisode, on apprend que quelqu’un est mort et c’est à travers les témoignages des uns et des autres qu’on va reconstruire l’histoire. Mais on ne sait pas qui est mort. Sur ce point là, j’avoue que je me suis un peu loupée. J’avais déterminé assez facilement qui ne mourrait pas (Jane était évidente, un personnage parlant d’elle au présent à un moment, je n’avais pas de doute non plus sur Madeline et Renata. En vrai, moi, je pensais à l’institutrice, ça aurait fait un bon rebondissement) mais j’avais pas la bonne hypothèse sur lae mort.e . Par contre, quelques minutes avant le dénouement final, là, j’avais tout, je balançais ce qui allait se passer une minute avant que ça n’arrive.  Il y avait toute l’histoire autour de Jane notamment, était-on vraiment censés être surpris par la big révélation de fin ?

Le viol de Jane dans Big little lies

Du coup, je me pose la question : quel était le vrai sujet de la série ? L’identité de la victime, certes, mais est-ce que l’histoire de Jane était un élément central du suspense ou juste un fil de la toile pour décrire cette société américaine terriblement bourgeoise et bien pensante qui se sourit par devant et se vomit dessus par derrière ? Mais du coup, était-il utile d’insérer cette histoire là si elle était bâclée ? C’est quelque chose de très symptomatique des séries je trouve : pour durer les 10 épisodes de 45-60 mn que comptent en moyenne une saison (estimation au doigt mouillé, flemme de chercher des infos), faut un peu mettre de gras autour de la colonne vertébrale, quoi… Ce qui n’est pas un mal en soit sauf que j’ai parfois l’impression que ça génère des sous intrigues pas forcément passionnantes… Il m’arrive parfois, en matant des séries, de lever les yeux au ciel quand on passe sur une sous-intrigue en mode “non mais elle m’intéresse pas cette histoire, revient à l’autre, là !” . Bon, cette stratégie de mêler des fils dorés et des fils de basse qualité nous permet cependant d’abandonner peu à peu ces épisodes “filler”, ces épisodes un peu vides et sans intérêt qui sont un peu là pour remplir la saison. C’est pas mal le cas dans The walking dead ou Game of thrones où on est sur un rythme global de “1-2 épisodes de début de saison haletant – milieu de saison chiant avec un peu de relance avant la coupure (surtout the walking dead pour le coup) et final tonitruant”. En général, quand vous regardez ce genre de séries, ça donne à peu près ça “ohlala, ça reprend ce soir, je ne raterai pas le premier épisode – OH MON DIEU C’EST ENORME(bon, pas toujours) – pfff, j’en ai marre de cette série, elle est nulle, il ne se passe rien – OH ENORME CET EPISODE DE MI SAISON, J’AIME TROP CETTE SERIE – zut, je me suis encore endormie pendant l’épisode – OH MON DIEU CE FINAL, JE VAIS PAS POUVOIR ATTENDRE 8 MOIS POUR CONNAITRE LA SUITE !”*

Jane et Madeline dans Big little lies

Ou alors… nous donner un peu de biscuit facile à digérer, ce ne serait pas un peu une façon de nous flatter l’ego et faire passer mieux certaines pilules… Ou juste pour nous faire revenir à la série, juste pour voir si nous avions raison ou non dans nos intuitions (ça a très bien marché avec moi, pour le coup).Au sujet des pilules à faire passer, nous parlerons la semaine prochaine de Dark, la série allemande made by Netflix

 

* Je m’excuse pour cet abus de majuscules

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Les enfants de la pub

La semaine dernière, je vous parlais de la scandaleuse pub adopteunmec, je me dis que tiens, je vais poursuivre dans cette voie. Donc sans transition aucune, je voudrais parler des enfants dans les pubs. Parce que je les déteste.


Déjà dans les séries télé, la plupart des gosses sont chiants, particulièrement les petits malins fayots. Quand j’étais plus jeune et que je déjeunais chez mes parents en compagnie de mon père et de ma soeur, celle-ci nous imposait l’insupportable docteur Quinn, femme médecin. Parmi les personnages caricaturaux et agaçants, un cristallisait toute ma haine et mon envie de vomir mon déjeuner : Bryan le petit fayot. Passons sur sa tronche improbable (oui, ok, ça joue, je trouve le gosse de Susan et Mike dans Desperate Housewives krokro mignon alors qu’il faut avouer que ce gamin est un handicapé social), pour se consacrer à ce qui constitue 98% de ses dialogues : »je t’aime ma maman, j’aime mes frères et soeur et l’indien que t’as épousé et ma maîtresse, les poneys, les étoiles dans le ciel et les canards. Tiens regarde, j’ai eu une bonne note et je t’ai dessiné un cheval, comme celui du faux Indien avec qui tu forniques ! ». Naaaaaaaa mais que quelqu’un gifle ce petit fayot de mes deux (ovaires, bien entendu).


Dans la publicité, c’est un monde rempli de Bryan mais de Bryan pervers. Du genre « je suis un enfant mignon et intelligent, j’en profite pour faire des conneries mais mes parents ne diront rien car je suis justement trop mignon et intelligent. D’ailleurs, toi même devant ton écran tu fais des « ooooh » devant ma trombine, j’ai le pouvoir. ». L’enfant roi dans toute sa splendeur.


Je ne saurais dire quand ça a commencé, j’ai pas le temps de faire des recherches, mais j’ai identifié deux coupables potentiels :
– Antoine, le bébé krokro mignon qui pisse sur le canapé devant sa mère extatique.
– le petit garçon binoclard-mais-mignon qui apprend à son père qu’il n’est pas tolérable de répondre à son accès de curiosité. « Papa, comment on fait les bébés ? » À ce propos, si je daigne me reproduire, je compte abandonner mes enfants durant la période des « mamaaaaan, pourquoi… » parce que rien que d’y penser, je trouve ça profondément chiant. Alors qu’en bonne tatie, quand mon neveu posera ce genre de questions, je répondrai « tu demanderas à maman ». Au top la tatie ! Et je clos cette navrante parenthèse sur mes talents innés en terme d’éducation et vous renvoyant vers la parodie des Nuls parce qu’un peu de rire ne fait jamais de mal.

Bref. Depuis, des gamins krokro mignons qui cachent derrière leur bouille adorable des monstres d’insolence voire de sadisme dominateur (pléonasme ?) pullulent. Regardez ce bébé pervers qui torture son père en refusant de dire « papa » et qui finalement sort le mot magique pour couvrir sa connerie en désignant son père. Et tout le monde fait « rooooooh, huhuhu ! ». Et le gosse s’en sort peinard pendant que papa nettoie. Et que dire de cette gamine qui tyrannise sa famille pour les forcer à manger des knackis à 10h du matin ? Si c’est pas de la perversion ça ?   Je finirais en dernier exemple sur la sale gamine qui sévit actuellement dans la pub Carrefour. Et vas-y que je cours dans tous les sens et vas-y que je fous tous les stylos par terre sous le regard admiratif et approbateur de ma mère et du M. Auchan qui touche un smic pour ramasser mon bordel mais c’est pas grave, je demande avec ma moue de fille trop mignonne si y a un prix sur ce stylo 4 couleurs en faisant 3 avec mes doigts et si je peux choisir mes couleurs et tout le monde rit. Une petite fille de 5/6 ans qui fait un 3 avec les doigts en disant 4, elle est pas mignonne mais demeurée mais tout le monde rit niaisement.


Bref, j’aime pas les pubs avec les gosses, ils sont toujours mal élevés comme le gamin qui traite ses parents de débiles dans la pub Kinder « elles sont pas très originales les cloches » (en même temps, les chiens ne font pas des chats, le gamin qui joue encore aux cloches de Pâques à 12 ans, pardon hein…), en train de faire des sales coups et de se foutre des parents et de leur autorité,  sous les applaudissements de tous, parents compris.

Finalement, seule une mère a compris le jeu de ces sales mioches : la bonne femme de la pub pour une lessive que je retrouve pas avec une gamine qui se transforme en démon. Même si son « espèce de petits démons » me fait pressentir un infanticide imminent.

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Peut-etre qu’on n’est pas là où il faut

Vendredi 22 juin, théâtre de Pontoise, je sirote un Schweppes agrumes face à Anais. Quasi 15 jours qu’on s’était pas vues, on avait du papotage en retard. Après une remise à jour des derniers potins, on aborde notre sujet préféré : les mecs. Ou plus précisément : on les trouve où, bordel de merde ?


Le sujet me passionne, j’en ai fait une série d’article (je vous prépare un reload d’ailleurs). Comme on change de club de plongée l’an prochain (enfin surtout moi, elle va s’inscrire aux deux), on espère qu’il va y avoir du plongeur sexy parce que mine de rien, ce serait pratique. J’ai plusieurs fois suggéré le cours de danse mais les mecs y sont très très caliente, paraît-il. Alors moi un mec caliente, je dis oui à partir du moment où j’ai pas à vérifier tous les mois que j’ai pas chopé des chlamydiae… Et accessoirement, sans être trop prétentieuse ou orgueilleuse, ça me ferait un peu plaisir de savoir que s’il me dit oui, c’est pas juste parce que je suis open mais bien parce que je lui plais. Au moins, un prof de danse, je suis sûre que je le séduirai pas par mon sens du rythme et ma coordination.


Bref, quand Anais me demande où sont les hommes, je réponds en toute honnêteté : partout. Sauf que bon, faut entrer en interaction, qu’il soit célibataire, disponible (les célibataires encore amoureux de leur ex sont ingérables), hétéro et relativement équilibré. Pas de mytho ou de pervers narcissique, de complexe d’Electre mal résolu, ça va hein. Oui ça devient compliqué mais messieurs, avouez que vous avez les mêmes exigences pour nous ! Ah et j’oubliais : à notre goût, intéressant, cultivé… Drôle aussi. On frôle la quadrature du cercle.


Et là, elle m’assène une drôle de vérité : « on n’est peut-être pas là où il faut ». Oui, je le confesse, je pense pas qu’on trouve un homme dans ce théâtre de Pontoise, les individus mâles de la pièce se promenant avec une alliance à la main gauche et une épouse accrochée au bras droit. Ah, la constatation est plus générale « non mais tu comprends, je suis sûre que c’est plus facile de faire des rencontres en province ». Mmmm, force est de constater que j’ai peu d’amies trentenaires provinciales célibataires. J’ai peu d’amies en province tout court, okay, dur d’en tirer une vérité scientifique et sociologique. Déformation ou réalité ?


On parle plus souvent de la solitude des célibataires dans les grandes villes. Hormis l’amour est dans le pré, je veux dire. En même temps, les médias zooment toujours plus facilement sur les grandes villes et je suis sure qu’un Sex and the city qui se passerait dans une petite ville n’aurait pas eu la même gueule. La preuve, ça existe et ça s’appelle desperate housewives.


En fait, chaque cas a ses inconvénients. Plus facile de faire des rencontres en province ? De fait, le terrain de chasse est moins grand donc les célibataires moins dispersés MAIS il y a moins de gibier, si j’ose dire. Mais est-ce que le très grand choix parisien n’entraîne pas une surconsommation sexuelle ? En somme, ce n’est pas grave si je couche avec Ludovic sans le rappeler ensuite, il reste tout un gros paquet de mecs célibataires, je ne grille pas une chance de me caser. Non parce que même les plus grands chasseurs ont envie de ranger leur fusil à un moment (ma métaphore est en train de déraper)… Sans parler d’une question de norme : en province, il est normal de s’installer en couple dans une maison et de faire un premier enfant à l’aube de ses 30 ans. Dans les grandes villes, c’est un peu moins le cas. Faut dire que se payer une maison dans les mégapoles, c’est pas à la portée de toutes les bourses.


Bref, sommes-nous vraiment au mauvais endroit ? Pas forcément car à Paris, comme en province, les rencontres se font surtout là où on ne s’y attend pas. Comme dirait la pub Meetic que je trouve assez chiante « les rencontres, elles se font partout et surtout ailleurs ». Ceci étant, merci Meetic de rechanger ta comm pour démontrer comme je le disais que les femmes amazones sexuellement agressives, ça marchait pas pour ton business.

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L’absentionniste est-il de droite ?

Voilà, les régionales sont passées, j’ai consciencieusement voté au second tour (dans un bureau de vote tellement désert que j’ai cru que les tenanciers allaient pleurer de joie en me voyant débarquer) et j’ai vaguement regardé les résultats hier soir. Enfin, j’ai suivi sur Twitter car y avait Desperate Housewives sur Teva et honnêtement, les soirées électorales me dépriment toujours un peu.

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Pourtant, en mettant en parallèle tous les résultats, un truc m’a sauté aux yeux : plus l’abstention croît, plus la gauche gagne. De là, une conclusion peut-être sophiste : l’abstentionniste est de droite. Merde, j’aurais dit l’exact contraire. Forcément, au vu des milieux que je fréquente, l’abstentionnisme est un acte politique en soi et un acte très ancré à gauche (à gauche gauche, je veux dire, plus du côté du NPA que du PS). Pour moi, l’abstentionnisme est un acte militant de gens oeuvrant dans l’associatif qui considèrent que
la société, on la change sur le terrain et pas dans l’isoloir. Ce qui n’est pas faux en soi, il faut l’admettre.

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Alors forcément, ma réflexion sur l’abstentionnisme comme un comportement de gens de droite me turlupine un peu. Mais en fait, je crois qu’il s’agit bel et bien d’un sophisme et qu’il faut aller plus loin. Pourquoi les gens n’ont pas voté ? Par désintérêt ou par manque d’information ? Moi, j’ai plutôt tendance à opter pour la deuxième solution. La présidentielle, les législatives, les municipales, on sait à quoi ça sert sans forcément se pencher sur la question alors que les régionales ou même les européennes, bof… Donc voici mon
nouveau postulat : « on ne vote que quand on comprend le scrutin ». Or force est de constater que les médias étant plus friands des petites phrases assassines et prises de bec, on oublie un peu de nous expliquer à quoi sert le conseil régional. Ah, je sais, on est censé avoir vu ça en cours d’éducation civique mais perso, dans mon collège, le cours d’éducation civique étant dispensé par un prof d’une autre matière, une fois sur deux, le prof remplaçait l’éducation civique par sa propre matière. Donc de façon générale, les gens ne se sentent pas concernés donc ne votent pas.

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Alors les plus citoyens, ce qui n’attendent pas que les journalistes leur fasse la leçon, sont forcément de gauche. Pas si sûr. En général, on découpe grosso merdo l’électorat d’un pays bipartite comme suit : 40% d’un côté, 40% de l’autre, 20% d’ambivalents. Ce sont ces 20ù d’ambivalents qui font pencher la balance. Et si c’étaient eux, les mauvais citoyens, les « je vote quand on m’agite les chiffons rouges de l’insécurité ou autre ». Ceux qui soudain, se sentent concernés par le débat républicain car on leur explique que l’heure
est grave. En 2002 et 2007, on nous a saoulé avec l’insécurité (bouh !) et donc, vote conservateur, à droite toute. Faute des médias ? Pas si sûr, les médias relayent les sujets phares des politiciens et la campagne s’est jouée clairement sur ce thème en 2007, Ségo y allant franchement elle aussi. D’ailleurs, si les écolo prennent de plus en plus de place, n’est-ce pas grâce aux nombreux articles sur le réchauffement de la planète, l’échec de Copenhague ou que sais-je encore ?

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J’ai tout à fait conscience que cet article pue la philosophie de comptoir, c’est même un peu le but mais je crois qu’il y a quelque chose à creuser par là, quelque chose à comprendre… Si un français sur deux ne s’est pas déplacé ces deux derniers week-ends, c’est qu’il doit y avoir une explication. Si la gauche emporte les élections sans électeurs, c’est qu’il doit y avoir une raison. Et comme je ne suis plus de cours de sociologie politique (c’était super intéressant même si le prof n’était pas des plus sympas. Il était gris… Pour de vrai la première fois que je l’ai vu, j’ai eu l’impression d’avoir un problème de vue, que j’avais perdu les couleurs mais non, il est juste gris), je me fais mes petites théories.Ca occupe.

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Demain, je repars sur des sujets plus légers, en ce moment, je réfléchis n’importe comment. D’ailleurs, faudra que je vous explique qu’en ce moment, j’ai la sensation que je me stupidifie. Et pas juste parce que je me passionne pour Hélène et les garçons et le traitement hallucinant de nombreux sujets comme l’infidélité ou la drogue (j’ai des fois envie de créer un blog consacré à l’univers AB mais y a déjà les sitcomologues qui le font très bien).

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Où trouver l’homme ? Episode 36 : le plombier

 [Fiction, fiction, fiction, ceci est une fiction, F.I.C.T.I.O.N même si là, en fait, pas vraiment. Et pour notre ami NPA, si le
plombier est venu un 15 août, c’est son choix…]

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

Voilà, il est temps de prendre ma vie en main et ça passe par l’installation ferme et définitive de ma machine à laver chez moi, la laverie n’est pas un bon plan drague, non, non. Donc, je vais fureter sur le site tokup.fr et mon choix s’arrête sur lolo28 qui, comme son pseudo l’indique, vit dans le 28 (et non, n’a pas 28 ans) mais qui est partant pour venir jusque chez moi pour 60 E ttc. Ayant parlé au monsieur par téléphone, je pressentais que je n’aurais pas à faire au fameux plombier polonais mais ne sait-on jamais.


Samedi matin, 8h, le monsieur doit être chez moi dans une demi heure et moi, je me demande : je m’habille comment. Partons du principe que le monsieur est là pour travailler et non pour un rendez-vous meetic, on va la jouer prudente : jogging et t-shirt (même si le jogging semble me rendre terriblement sexy). Pas de chichis : un coup de brosse, du déo mais pas de maquillage et voilà.



8h24, téléphone « heu mais je trouve pas de place! ». Heureusement que mon concierge se lève tôt même les jours fermés pour balader son chien, il nous ouvre le portail pour qu’il puisse se garer devant l’immeuble. Il descend du camion et là, je confirme : c’est pas du tout le plombier polonais. Et il ne doit pas souvent regarder les pubs pour Axe et ses amis. On est samedi 15 août, il est 8h30, je suis debout et mon nez se plisse sous les effluves de sueur aigre macérée depuis quelques jours. Ce qu’il faut pas faire pour faire des machines chez soi.


Bon, le voilà chez moi, il a l’air ravi des travaux à faire, « du gâteau ». Bon ok, c’est parti et moi, je fais quoi ? Aucune envie de faire ma chaudasse qui aurait des vapeurs mais voilà, je vais pas rester plantée pendant 2h; Bon, en un, je fais un café, je lui en propose un. Une fois le café fait, je me décide à aller sur l’ordinateur (aucun contact MSN en ligne, je n’avais jamais vu ça) et je tape quelques articles en tenant au courant mes contacts twitter connectés (soit personne) de l’avancée des travaux. Parce qu’en un moment, je m’inquiète lègèrement car ça dure, ça dure, et j’ai rendez-vous sur Paris avec Lil’Virgo à 12h30. Hors elle repart le lundi pour New York donc soit je la vois comme prévu, soit pas du tout.


« Vous êtes secrétaire ? ». Heiiiiiiiin? « Euh bah non, pourquoi ? ». Sur le coup, j’ai accusé mes lunettes de secrétaire cochonne (que je dois changer d’ailleurs) mais non, c’est à cause de ma vitesse de frappe. Il m’explique un peu ce qu’il fait (mais je ne comprends pas trop), pourquoi la machine n’est pas collée au mur (ça, je comprends) puis à 11h, tatan, ma machine est posée. Ouais, j’ai même le temps de me changer avant d’aller voir Lil’ même si, finalement, je suis bien en jogging. Je lui donne ses sous, il me promet de m’envoyer la facture et part. Je ne réaliserai qu’une heure plus tard qu’il a aussi embarqué le bidet, gloups! Quoi que je sais pas s’il était remettable ou pas et je ne vois pas qui préfère avoir un  bidet plutôt qu’une machine, alors…


Bref, le coup du plombier ultra sexy, on dirait que ça ne marche que dans les pornos et desperate housewives. Mais bon, j’ai pas tout perdu, maintenant, j’ai la machine à la maison. Que d’économies et de gain de temps ! Et mine de rien, avoir des fringues propres, ça reste un atout non négligeable pour trouver l’homme.

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Ciel, mon mari se masturbe !

 Lundi, au cours d’une soirée à trainer tard devant la télé pour cause de pas sommeil, j’ai découvert une série globalement navrante « Jardins secrets », l’histoire de 4 ou 5 femmes hollandaises qui discutent de leur vie privée. En gros, vous mixez Sex and the city et desperate housewives et voilà, sauf que là, c’est chiant. Bref, à un moment, une pleure parce que son mari se masturbe et qu’elle refuse d’en faire autant. Paie ton drame à deux balles.


Pourtant, la masturbation au sein du couple mérite qu’on s’y penche deux minutes. Quand j’étais jeune, je trouvais ça très grave. Je me souviens qu’à une époque, ils diffusaient une série un peu sexy anglaise dont j’ai totalement oublié le nom et un épisode tournait autour d’une femme traumatisée d’avoir découvert que son mec se masturbait sur des revues pornos. A l’époque, j’avais expliqué à Guillaume 1er que je trouvais ça tout à fait dramatique qu’un mec se masturbe alors qu’il a une copine car ça signifie qu’elle ne lui suffit pas, bouh !


Puis j’ai grandi et j’ai compris que la masturbation n’avait rien à voir avec une éventuelle déficience de la partenaire. C’est autre chose, pas aussi plaisant qu’un acte sexuel de toute façon. En grandissant (si, si, je peux encore utiliser ce verbe), je me suis rendue compte que la masturbation n’était pas tant un acte de compensation qu’un acte de détente. C’est parfait pour bien dormir, par exemple. Et puis à choisir, vous préférez quoi ? Que votre mari se tripote gentiment sous la douche ou qu’il aille se faire tripoter par quelqu’un d’autre ? Hein ?


En fait, la masturbation ne me paraît pas réellement être un acte sexuel en soi. Oui, ok, c’est de l’autosexualité mais ça me paraît plus être un acte de détente qu’autre chose. Je ne sais pas pour les hommes mais pour les femmes, en tout cas, c’est le cas. Alors je peux comprendre que ça peut être très désagréable de voir son mec se palucher devant un porno mais là encore, le porno renvoie l’image d’une sexualité extrême, très fantasmée la plupart du temps. Quand je vois les petits films que je me fais dans la tête à ce moment là, je me demande si je suis vraiment la mieux placée pour faire une scène à mon mec qui regarde des scènes ni mieux ni pires. Quoi que si, c’est pire parce que dans ma tête, c’est beaucoup plus raffiné que cette usine à bidoche, là.


Et puis, enfin, soyons honnêtes, y a des moments où ça nous arrange aussi un peu. Parce que déjà, y a quelques jours dans le mois où je trouve tout rapport sexuel assez désagréable quoi qu’on en dise. Ce n’est pas pour autant que je ne fais aucun effort pour donner du plaisir à mon mec si j’en ai envie mais si j’ai l’impression que je vais accoucher mon propre utérus, curieusement, j’ai pas envie de faire plaisir, juste de prendre un spasfon et de mourir. Et puis personne ne peut jamais avoir la libido à fond les ballons tout le temps et il arrive qu’on ne soit pas en phase avec son compagnon à ce niveau là.


Alors évidemment, reste le cas délicat du « il ne me touche plus alors que moi, je voudrais bien mais il se masturbe, au secours ! ». Et bien, je dirais qu’au lieu de pleurer sur le pourquoi du comment, la meilleure solution reste encore d’en parler pour voir ce qu’il se trame. Le tout est finalement de ne pas confondre symptôme et maladie : un homme (ou une femme, d’ailleurs) n’arrêtera jamais de vous toucher parce qu’il/elle se masturbe, les causes sont autres.


Mais de façon générale, sortir avec une personne qui en plus de nous honorer se masturbe n’est en soi pas dramatique, arrêtons de voir le mal partout.

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Nina face à sa peur

Je disais donc, j’ai pris l’avion, 16h en une semaine et l’avion, c’est pas mon copain. Pourtant, cette fois-ci, je n’ai pas fait de cauchemar de crash d’avions alors que quand j’étais partie en Suède (via Paris et Amsterdam, 3 décollages et 3 atterrissages), toutes les nuits, je rêvais que j’étais dans un avion qui se crashait. Fatigant.




Là, rien. Bon, intéressant. Jour J, me voici à l’aéroport, je suis un peu nerveuse, 9h, c’est trop le bout du monde. Mais bon, je ne peux plus reculer. J’embarque avec Alice et Anthony (mes parents sont quelques rangs devant et n’ont pas été appelés en même temps), je m’assois. Cool, un écran individuel. Et là, on attend. On attend. Bon, il part ce con d’avion, qu’on en finisse ? Et voilà qu’on démarre, on accélère, on décolle, ma sœur n’est pas très bien, la dame de l’autre côté de l’allée non plus… Et moi, je m’en fous. Je suis dans un
avion qui décolle et ça ne me fait strictement rien, hormis un léger tassement des vertèbres.




Alors voilà, j’ai passé 8h30 à l’aller et 7h30 au retour dans un avion, ce gros truc qui me faisait peur et je m’en foutais. Mon seul souci fut finalement que je n’ai pas réussi à dormir sur ces sièges inconfortables qui me faisaient mal aux fesses. Pourtant, on nous a servi du rhum et du vin à chaque repas. J’ai même regardé Benjamin Button et j’ai juste somnolé quelques minutes. Pourtant, ce film est d’un ennui pas possible, j’ai été super déçue. J’avais aimé Forrest Gump parce que j’avais une dizaine d’années, là, non, ce genre de fresque de vie avec l’amour rencontré dans les jeunes années… Et encore, on nous évite le Vietnam. Bref, la seule chose que je retiendrai de ce film c’est le fait que certaines femmes que je trouve laides d’ordinaire peuvent parfois être sublimes. Cate Blanchett, reste rousse, je te jure que ça te va divinement bien. Je suis passée ensuite à deux épisodes de Desperate Housewives (déjà vus) et deux épisodes de
Friends (je me demande s’il existe des épisodes de Friends que je n’aurais pas vus). De temps en temps, je regardais le trajet et la caméra sous l’avion. Ca, c’est trop bien surtout quand on vole de jour et sans nuage, sinon, ça n’a pas le moindre intérêt. Par contre, ils nous l’ont coupé au décollage et à l’atterrissage et vu qu’Anthony m’avait volé ma place à côté du hublot, je n’ai pas pu voir la Martinique vue du ciel (ceci étant dit, on la survole quasi pas avant d’atterrir).



Alors voilà, maintenant, je sais que j’ai le pouvoir : je peux voyager dans le monde. J’ai pu traverser l’Atlantique, chose que je pensais impossible y a quelques années donc l’univers des possibles s’ouvre à moi. Ce côté-là est super exaltant même si j’ai conscience que je m’emballe un peu pour rien.

Mais pour être tout à fait honnête, j’ai été  légèrement déçue, un peu comme un tour de montagne russe qui ne fait pas peur du tout. Je voulais affronter une peur mais finalement, je n’avais plus cette phobie, j’étais plus dans une peur d’avoir peur. Finalement, une fois en l’air, on oublie, on s’occupe. On regarde la télé, on sudokute (un peu), on lit des magazines (en fait pas du tout), on dort (non, j’y arrive pas, j’ai mal au cul. A cause des sièges !). Je me suis même levée pour amener Voici à ma mère et pour aller faire pipi.





Et voilà, tout ça pour ça. La semaine prochaine, je vais dans un vivarium caresser un serpent. Non, je déconne, ça, j’en ai vraiment peur. La preuve, quand je suis allée en Suède, à L’Universerum (un truc du genre), y avait un vivarium. A un moment, un serpent a bougé, j’ai fait un bond en arrière.

Ouais, je vais la garder cette phobie.

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La mélodie du bonheur

Par Diane

Françaises, français, belges, belges, vingtenaires, vingtenettes, aujourd’hui est un grand jour: j’ai trouvé la recette du bonheur. Si.

Il se trouve que ça a l’air d’être une constante chez le moindre organisme vivant doté d’un cerveau et d’une conscience; homme, femme, enfant,vieux, jeune, socialiste,mexicain ou comptable: le bonheur.

Pascal, quand il pense, dit: « tous les hommes recherchent d’être heureux; cela est sans exception…C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre… », et oui, on est prêt à faire tout et n’importe quoi pour quelques gouttes d’endorphines dans le cortex: être con, stupide, intelligent, spirituel, borné, infidèle ou martyre,  quitter femme et
enfants, lécher les bottes d’un dictateur,  trahir son meilleur ami, tout sacrifier pour son meilleur ami,manger de la gelée à la menthe, bref, quoi qu’il fasse faire pour avoir sa dose, jusqu’à ce qu’on soit satisfait, et que notre petit bonheur se fasse de nouveau la malle pour laisser place à un énoooorme vide fait de déprime et de désespoir, qu’on va se dépécher de vouloir effacer derechef, etc etc.

Alors après, qu’est ce que le bonheur, si on commence à disserter là dessus on est franchement pas couché et moi j’ai un quota d’heures de sommeil à respecter, donc je me permettrais de zapper cavalièrement la question, étant donné qu’on doit pouvoir trouver environ 45784 réponses différentes, et qu’on aille chercher son bonheur chez Régine, dans le droit des affaires (non mais franchement…) ou dans la choucroute congolaise, ça me regarde pas laissez moi tranquille j’aime pas la choucroute. (N.B: raindrops on roses and whiskers on kittens, bright copper kettles and warm wollen mittens, brown paper packages tied up with strings, these are a few of my favourite things…)

Mais LA question la plus intéressante et la plus pragmatique étant surtout: comment le bonheur? Alors là, on peut aller à la bibliothèque et lire Platon, aristote, epicure, Spinoza, Diderot, cyrulnik, Comte, sponville et j’en passe… mais là, ça dépasserait quand même gravement mon quota d’heures de sommeil, surtout que je n’ai pas trouvé la recette magique chez Platon epicure Spinoza Diderot Cyrulnik Comte-Sponville et j’en passe, que nenni (et pas seulement le cheval), mais chez Poe. Edgar Haleine Poe, qu’il l’avait mauvaise contre l’atroce angoisse despotique des longues soirées d’hiver (veuillez m’excuser chers lecteurs pour l’ignoble jeu de mots qui s’est glissé dans la proposition précédente, moi je cherche le bonheur dans les jeu de mots) et qu’il a énoncé, dans une de ses nouvelles, une théorie intéressante.

Dans cette nouvelle, (intitulée le domaine d’Arnheim), le naratteur raconte la vie de son ami Ellison, qui s’est avéré avoir traversé la vie favorisé par une « brise de prospérité » et totalement heureux, et il nous révèle la recette du bonheur d’Ellison, qui s’avère être le résultat d’un « système préconçu ».

Il apparaît alors qu’Ellison a vécu sa vie invariablement selon 4 principes, qu’il jugeait être les quatre conditions élémentaires de félicité.

….je vous sens, lecteurs, je vous sens trépigner d’impatience et tout fébriles d’émotion extatique devant l’imminence de la révélation qu’Edgar a offerte au monde aveuglé par trop de choucroute congolaise et d’épisodes de desperate housewives. (non mais sérieusement, susan est vraiment trop gourde, ça commence à m’exaspérer, et j’ai envie de foutre la tête de la fille de Tom dans le
caniveau. Ahhh jvous jure, heureusement qu’il y a Lynette. J’ai grand espoir qu’elle finisse par effectivement foutre la tête de la fille de Tom dans le caniveau). Je ne jouerai donc pas plus longtemps avec vos petits nerfs fragiles et m’en vais vous livrer les quatre ingrédients de la fameuse recette du bonheur selon Poe:

1/La simple condition physique, du libre exercice en plein air. La prise en compte du corps donc, qui doit s’épanouir au contact de la nature et ainsi permettre un terrain fertile pour l’harmonie avec l’esprit. (et là je me demande: et pour ceux qui ont le rhume des foins??) J’sais pas pour vous, mais pour moi c’est mal barré, enfant de la pollution (le nez au vennnt, je respire à fonnnnd),
mais effectivement je reconnais qu’à chaque fois que je m’évade de ma banlieue Nord pour aller m’enterrer dans un endroit tout désert et tout vert où ça capte même pas le WIFI (voire-j’ose à peine le dire- le téléphone), eh bien je ressens une certaine béatitude sereine à déambuler parmi les petits chemins qui sentent la noisette et l’herbe mouillée.

2/L’amour de la femme. Bon, là, je vous sens venir, « ouiiiii c’est n »importe quoiiii, l’amour ça apporte que des emmerdeeees, ça rend malheureux, toutes des salopes/tous des connards (rayez la mention ridicule) fais chier bordel mieux vaut être seul que mal accompagné et puis zut ». Certes, vous n’avez pas tout à fait tort, mais déja laissez moi vous dire que ce n’est pas une raison pour
être vulgaire, et ensuite il est avéré que, au bout du compte, quoiqu’on puisse râler et dire, on rêve tous de l’autre, et quand on se remémore les moments les plus heureux de notre vie, bah c’était rarement des moments où on était seul…

3/La troisième condition (la plus difficile à réaliser selon Ellison) est le mépris de toute ambition. Alors j’imagine qu’on pourrait placer dans cette case tout ce qui est « le pouvoir/l’argent/la célébrité n’apportent pas le bonheur »…, et surtout dans le sens  où l’ambition n’est jamais satisfaite, qu’on veut toujours plus, et qu’on reste bloqué dans un sentiment de « manque » à combler etc…et qu’au final l’attitude la plus raisonnable semblerait d’essayer tout simplement d’aimer ce qu’on a et ce qu’on est, sans passer sa vie à se soucier de ce que l’on
pourrait avoir/être.

4/L’objet d’une poursuite incessante. Avoir dans la vie quelque chose pour laquelle on se passionne et pour laquelle on se fixerait un but. Ellison, pour sa part, a pour « objet de poursuite incessante » la création de ce qu’il nomme un « jardin-paysage », une forme nouvelle de beauté où il se donnerait pour mission de corriger les défauts de composition d’un paysage, créer une sorte de paradis naturel fait pour charmer les sens.

Bref, voilà ma découverte du jour, faites-en ce qu’il vous (en)chante!


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Be subversive, fuck en levrette

Des fois, le soir, quand je sors pas, j’aime regarder des séries, quand je dors pas lamentablement devant. Et souvent, ces séries sont américaines, même si je ne néglige pas les bonnes daubes françaises comme les 5 sœurs ou les Vacances de l’amour. L’autre soir, avec Naughty, on commentait via MSN Californication et la demoiselle en a même fait deux article ( et ). De là, on a eu une grande conversation sur la levrette dans les séries

 

Depuis quelques années, la mode est aux séries « trash » à base de sex, drug et rock’n roll. A l’époque, il y avait six feet under puis Nip/Tuck, Californication et autres où les scènes de sexe sont volontairement explicites. C’est pas comme Desperate housewives où les scènes de cul sont symbolisés par les deux amants s’écrasant violemment sur le matelas. Et comme les scènes sont explicites, on décide d’aller au bout de l’ultime trasherie en mettant les personnages en levrette. En général, c’est le signe d’une sexualité bestiale, virile et hors mariage. Parce qu’en général, dans ces séries, ils ne font que l’amour entre époux (et en général, c’est ennuyeux), le jeudi soir à 22h47 et dans la pénombre, s’il vous plaît.

Dans les cas de trasheries ultimes, il est même question de sodomie. Ohlala dis donc, ça rigole plus. En fait, si, ça rigole quand même. Genre on peut facilement voir les indices pour savoir si le héros tombe amoureux : il découvre qu’il peut faire l’amour (déjà, on change de vocabulaire) en regardant la belle dans les yeux et pas dans les fesses et qu’il est même pas obligé de lui tirer les cheveux. Pour savoir s’il est un peu ou très amoureux, il suffit de compter les bougies allumées autour du lit. J’ai toujours admiré ce détail. Dans ma
vie, il me semble que j’allumerais la dernière des 100 bougies, la première serait déjà morte et mon amoureux endormi depuis longtemps. Bref, on se moque mais c’est bien l’idée : à force de subversivité, ces séries tombent dans le cliché qui ne trouble plus guère personne.

Ceci étant, je me demande : pourquoi la levrette ? Bon, ok, ça rappelle l’imagerie porno où ce type de position est plus que répandu et je pense qu’il n’y a pas plus d’explication à trouver. Bon, les scènes de cul dans ce genre de séries sont bien plus courtes, souvent qu’une courte série d’image d’à peine une minute pour montrer que le héros est une bête virile, mâchoires serrées qui s’accroche de ses bras puissants aux hanches de sa partenaire qui ouvre grand la bouche pour faire comprendre au spectateur qu’elle prend son pied. Parfois,
les femmes prennent le dessus, faut pas exagérer non plus. Là, le message est clair « je suis une dominatrice, laisse moi faire poulet ». En général, c’est le fait des hyprasexuelles tendance mantes religieuses. Par exemple, dans Nip/Tuck, la femme qui prend le dessus, c’est forcément la méchante de l’histoire, ça ne rate jamais. Tu comprends une fille qui domine notre héros pro de la levrette, elle est forcément malsaine. A la différence à la limite de Californication où Hank se fait souvent dominer mais j’ai l’impression que c’est plus par feignantise qu’autre chose. Ouais, Hank, c’est un peu un paresseux, bonjour l’arnaque ! Y a que quand il a le nez plein qu’il se décide un peu à faire son travail.

Bref, dans les séries américaines, on ne sexe pas n’importe comment non plus, ça dépend de la cible. En gros, moins tu cherches la ménagère de moins de 50 ans, plus tu levrettes. Alors question : à quand une levrette dans Desperate Housewives ?

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Sériale téléspectatrice

Ouvrons un programme télé au hasard. Oui, peu importe le titre du magazine, le programme est toujours le même, hein ! Que voit-on ? Des séries, des tas de séries, encore et toujours des séries. Il y en a tellement que même Technikart a sorti un numéro spécial séries pour l’été.

Quel est l’intérêt des séries ? Une histoire qui s’étale sur tout un tas d’épisodes, ça peut durer longtemps, une dizaine d’années et même ne jamais s’arrêter (genre les feux de l’amour ou amour, gloire et beauté, ça a commencé, j’étais même pas née). Le but des créateurs est de capter le spectateur suffisamment longtemps pour que la série soit reconduite à la fin de la saison, l’idée est même de foutre un super suspense au dernier épisode de la saison pour qu’on ait envie de voir le premier de la suivante.

Bref, les séries, il en existe de toutes sortes : comiques, dramatiques (dans tous les sens du terme), fantastiques, policières… Chaque spectateur peut faire son choix. Il y a quelques temps, j’étais assez sériphage, regardant Urgences, Lost, X-files, Six feet under et Friends, bien sûr. Mais tous les soirs, je peux pas être devant ma télé à mater un nouvel épisode. D’abord parce que j’ai aussi une vie sociale, ensuite, pas de chance, j’ai pas eu la télé pendant 15 jours grâce à ma connasse de freebox et enfin parce que des fois, j’ai pas envie de regarder la télé. Donc séries tous les soirs, arrive rapidement un moment où je rate un épisode et même deux puisqu’en général, ça marche par paire. Du coup, aujourd’hui, je suis has been. J’ai vu un demi-épisode de Heroes, j’ai raté les dernières saisons de Desperate Housewives et Lost, jamais vu 24 heures ni les Sopranos, je continue à regarder Urgences (mais j’ai raté des épisodes dont les derniers) et à ne pas aimer Grey’s Anatomy et Docteur House. Le premier parce que c’est gnangnan, le second parce que sur une saison d’une vingtaine d’épisodes, on a 20 fois le même. Après, je suppose que j’en oublie mais c’est pas grave. Grâce à Technikart, j’ai des supers spoilers qui me brûlent le clavier. Bon, j’en balance un demi : deux survivants de Lost sont frères et sœurs.

 

Mais laissons là ma consommation de séries pour revenir au genre en lui-même. Ce que je reproche souvent aux séries, c’est de ne pas savoir s’arrêter à temps. J’aime très rarement les derniers épisodes, genre Friends, X-files, Buffy, Sex and the city…D’autres partent très vite en vrille genre les 4400 ou Six feet under. D’autres ne sont pas reprogrammées dont soit on n’a jamais la fin (John Doe dont l’intérêt majeur étaient les fesses nues de Dominic Purcell dans le générique) ou on bidouille un téléfilm merdique pour balancer une pseudo explication comme le Caméléon. Je me souviens avoir vu ce téléfilm de fin avec mon cher Guillaume 1er, à l’époque, on était atterrés. C’est ça, la fin ? Ben, ça pue. Les scénaristes essaient parfois de rattraper le coup. Genre Dallas. A un moment, ça vire au n’importe quoi, Bobby meurt (en fait, l’acteur voulait se casser) mais il faut le réintégrer dans le scénario. Parfois, on sort la botte du sosie mais là, non, ils ont fait fort, très très fort : ils ont raconté que tout ça n’était dû qu’à un délire de Pamela (la femme de Bobby) plongée dans le coma. Unbelievable ! Des fois, je me dis que ce serait plus simple de fixer un nombre donné d’épisodes (et donc de saison) comme ça, on n’allonge pas la sauce indéfiniment, ce qui pousse toujours les scénaristes à trahir l’esprit du début. Quand on voit le n’importe quoi de Lost, par moment, j’ai peur, très peur. Pareil pour Desperate Housewives : vous trouvez normal que tous les psychopathes de la Terre habitent tous dans la même rue, vous ? Autant j’ai bien aimé la saison 1 de la série (j’ai pas vu la 2nde donc, je peux rien dire), autant cette série a potentiellement tous les ingrédients pour se casser la gueule : est-ce une série comique ? Dramatique ? « sociétaire » ? Policière ? Finalement, ce n’est ni plus ni moins qu’un Melrose Place plus glamour, moins trash, moins « tiens, j’ai pas encore couché avec la locataire du 6b, il est temps de m’en occuper ». Si, si, je vous jure : des gens qui vivent dans la même rue (même immeuble) qui s’aiment, se quittent, avec du drame, des rires, des secrets, des crimes, des fois. On a même recyclé deux acteurs de cette série dont la fin était bien pourrie, aussi.

Bref, la frontière entre une bonne et une mauvaise série est bien ténue et elle peut très facilement se franchir. Mais s’il arrive qu’une bonne série devienne merdique, une mauvaise série s’améliore très rarement. Maintenant, est-on condamné à ne plus voir que des séries à la télé au détriment de films ou n’est-ce qu’un phénomène de mode ? Quand on voit qu’aujourd’hui, les stars de série deviennent plus célèbres que les acteurs de cinéma, on peut légitimement se poser des questions. Mais à force de proposer 150 séries chaque année, le public va forcément devenir de plus en plus exigeant et pas mal mourront d’elles-mêmes très rapidement. Ce qui mettra sans nul doute fin au phénomène.

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