Sériale téléspectatrice

Ouvrons un programme télé au hasard. Oui, peu importe le titre du magazine, le programme est toujours le même, hein ! Que voit-on ? Des séries, des tas de séries, encore et toujours des séries. Il y en a tellement que même Technikart a sorti un numéro spécial séries pour l’été.

Quel est l’intérêt des séries ? Une histoire qui s’étale sur tout un tas d’épisodes, ça peut durer longtemps, une dizaine d’années et même ne jamais s’arrêter (genre les feux de l’amour ou amour, gloire et beauté, ça a commencé, j’étais même pas née). Le but des créateurs est de capter le spectateur suffisamment longtemps pour que la série soit reconduite à la fin de la saison, l’idée est même de foutre un super suspense au dernier épisode de la saison pour qu’on ait envie de voir le premier de la suivante.

Bref, les séries, il en existe de toutes sortes : comiques, dramatiques (dans tous les sens du terme), fantastiques, policières… Chaque spectateur peut faire son choix. Il y a quelques temps, j’étais assez sériphage, regardant Urgences, Lost, X-files, Six feet under et Friends, bien sûr. Mais tous les soirs, je peux pas être devant ma télé à mater un nouvel épisode. D’abord parce que j’ai aussi une vie sociale, ensuite, pas de chance, j’ai pas eu la télé pendant 15 jours grâce à ma connasse de freebox et enfin parce que des fois, j’ai pas envie de regarder la télé. Donc séries tous les soirs, arrive rapidement un moment où je rate un épisode et même deux puisqu’en général, ça marche par paire. Du coup, aujourd’hui, je suis has been. J’ai vu un demi-épisode de Heroes, j’ai raté les dernières saisons de Desperate Housewives et Lost, jamais vu 24 heures ni les Sopranos, je continue à regarder Urgences (mais j’ai raté des épisodes dont les derniers) et à ne pas aimer Grey’s Anatomy et Docteur House. Le premier parce que c’est gnangnan, le second parce que sur une saison d’une vingtaine d’épisodes, on a 20 fois le même. Après, je suppose que j’en oublie mais c’est pas grave. Grâce à Technikart, j’ai des supers spoilers qui me brûlent le clavier. Bon, j’en balance un demi : deux survivants de Lost sont frères et sœurs.

 

Mais laissons là ma consommation de séries pour revenir au genre en lui-même. Ce que je reproche souvent aux séries, c’est de ne pas savoir s’arrêter à temps. J’aime très rarement les derniers épisodes, genre Friends, X-files, Buffy, Sex and the city…D’autres partent très vite en vrille genre les 4400 ou Six feet under. D’autres ne sont pas reprogrammées dont soit on n’a jamais la fin (John Doe dont l’intérêt majeur étaient les fesses nues de Dominic Purcell dans le générique) ou on bidouille un téléfilm merdique pour balancer une pseudo explication comme le Caméléon. Je me souviens avoir vu ce téléfilm de fin avec mon cher Guillaume 1er, à l’époque, on était atterrés. C’est ça, la fin ? Ben, ça pue. Les scénaristes essaient parfois de rattraper le coup. Genre Dallas. A un moment, ça vire au n’importe quoi, Bobby meurt (en fait, l’acteur voulait se casser) mais il faut le réintégrer dans le scénario. Parfois, on sort la botte du sosie mais là, non, ils ont fait fort, très très fort : ils ont raconté que tout ça n’était dû qu’à un délire de Pamela (la femme de Bobby) plongée dans le coma. Unbelievable ! Des fois, je me dis que ce serait plus simple de fixer un nombre donné d’épisodes (et donc de saison) comme ça, on n’allonge pas la sauce indéfiniment, ce qui pousse toujours les scénaristes à trahir l’esprit du début. Quand on voit le n’importe quoi de Lost, par moment, j’ai peur, très peur. Pareil pour Desperate Housewives : vous trouvez normal que tous les psychopathes de la Terre habitent tous dans la même rue, vous ? Autant j’ai bien aimé la saison 1 de la série (j’ai pas vu la 2nde donc, je peux rien dire), autant cette série a potentiellement tous les ingrédients pour se casser la gueule : est-ce une série comique ? Dramatique ? « sociétaire » ? Policière ? Finalement, ce n’est ni plus ni moins qu’un Melrose Place plus glamour, moins trash, moins « tiens, j’ai pas encore couché avec la locataire du 6b, il est temps de m’en occuper ». Si, si, je vous jure : des gens qui vivent dans la même rue (même immeuble) qui s’aiment, se quittent, avec du drame, des rires, des secrets, des crimes, des fois. On a même recyclé deux acteurs de cette série dont la fin était bien pourrie, aussi.

Bref, la frontière entre une bonne et une mauvaise série est bien ténue et elle peut très facilement se franchir. Mais s’il arrive qu’une bonne série devienne merdique, une mauvaise série s’améliore très rarement. Maintenant, est-on condamné à ne plus voir que des séries à la télé au détriment de films ou n’est-ce qu’un phénomène de mode ? Quand on voit qu’aujourd’hui, les stars de série deviennent plus célèbres que les acteurs de cinéma, on peut légitimement se poser des questions. Mais à force de proposer 150 séries chaque année, le public va forcément devenir de plus en plus exigeant et pas mal mourront d’elles-mêmes très rapidement. Ce qui mettra sans nul doute fin au phénomène.

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19 réflexions sur “Sériale téléspectatrice

  1. C’est vrai qu’on s’y perd un peu parmi tout ça…
    Lost: j’ai vu que la premiere saison car au début de la deuxième j’ai trouvé qu’ils abusaient un sur le scenario
    Pareil pour les 4400
    Grey’s anatomy: j’ai pas du tout aimé la fin de la dernière saison, Hein?? quoi?? Meredith a encore une autre soeur???
    Friends et sex and the city: j’adoooooorrrrreee!!!!!!
    Prison break: de l’action, des bo gosses, mais la fin de la deuxieme saison ne ma pas du tout donné envi de regarder la suite… dommage!!
    D. House: connait pas
    Urgences: j’ai aussi loupé les derniers épisodes, de toute façon cette serie s’essoufe un peu
    Heroes: je suis en train de m’y mettre en VO car toutes ces séries sont a regarder absolument en VO sinon ça na aucun interet!!! (doublage nul et musique nul!! ex: prison break)

  2. Je suis bien d ‘accord sur le fait qu’il faudrait que les producteurs sachent à l’avance le nombre d’années (bien que ce soit compliqué quand tu sais même pas si ta série va faire la saison…). Pour moi le meilleur exemple c’est X-Files qui à mon goût s’est arrêté beaucoup trop tard et dont il devenait évident au fil des épisodes que les scénaristes n’avaient pas prévu la fin…

    Sinon hier soir j’ai vu le dernier épisode d’Heroes et j’ai un peu eu l’impression d’un soufflé qui retombe : »ah c’est ça la fin »…bon j’ai loupé 15 jours d’épisodes mais ça m’étonnerait que ces épisodes contiennent les réponses à mes questions…

  3. Nina, ma Nina,
    avant le déces de ma mère et mon demenagemetn à Paris chez mon oncle, j’etais un accro des series ! Un accro de la télé d’ailleurs : passé mes 11 ans ej suis revenu à la lecture H24
    Mais cet article m’a rappelé mes bonheurs enfantins devant La cRoisiere s’amuse, K2000, L’Homme qui tombe à pic (je suis l’homme qui tombe à pic heu, je suis l’homme qui vient de loinnnnnn), et l’autre là, toujours enigmatique et renfrogné, qui pilotait un SuperCopter avec son pote Dominique !

    Et puis Sheriff fais moi peur, Tonnerre Mecanique, L’homme qui valait 3 milliards, Dallas, arf… Comme c’etait bon…

    MERCI !!! Je pense que je vais essayer de me trouver un episode de chaque histoirede voir comment ça a vieilli !! Ouhai, j’ai des dimanches de malade !!

  4. Lucas : Spring Fellow Hawk…j’étais amoureuse de lui quand j’étais gamine… 🙂

    Par cotnre en zappant sur la câble je l’ai vu dans un téléfilm pourri hier il a mal vieilli, il a un visage d’alcolique… 🙂

  5. Chérie d’amour, pour une fois, je ne suis pas totalement d’accord avec toi. Siur certaines séries :p

    Grey’s anatomy, ça déchire tout en VO, quand Meredith n’a pas la voix d’une gamine de 14 ans. Urgences, sans George, j’ai trouvé ça d’un chiant… Le type même de la série qui a eu son heure de gloire et qui continue au lieu de partir en beauté. Lost, je n’ai vu que quelques épisodes (la saison 3, dans un train…) donc j’ai pas tout capté. Par contre, pour John Doe, je valide (miam le générique!)

    A côté de ça, beaucoup de séries perdent à la traduction. Desperate Housewives, ce n’est pas la même chose sans la vraie voix de Lynette (et pour les 15 serial killers dans la même rue, je suis totalement d’accord! Statistiquement, c’est étonnant que je sois encore en vie vu le nombre de fois que j’ai déménagé) Et Mohinder sans son accent indien, pfff, lamentable!

    Il faudrait juste que les producteurs et scénaristes se disent parfois que trop c’est trop, ils ont exploité un filon, mais là, c’est bon, il est temps de partir en beauté. Après, les Feux de l’Amour et Cie, c’est un peu leur filon de durer des années, avec un épisode par jour… Et là, chapeau pour trouver l’inspiration! (« Bon, alors, qui n’a pas encore couché avec qui? »)

  6. Je vais daire avancer le shmilblik : je suis d’accord avec tout (ça te fait une belle jmabe !)
    SAUF pour le docteur HOUSE !
    Le plaisir de la mechanceté sans arriere pensée ….
    mais les gouts et les couleurs ça ne se discutepas

  7. je déteste les séries moi aussi… il me faut des films qui me change les idées, avec beaucoup d’1tigue et qui me surprennent. (cela évite que je m’endorme). j’ai beaucoup apprécié saw (j’avais même deviné que le soit-disant mort était le killer ^^) malheureusement je n’ai pas vu les autres car mes parents trouvent que se n’est pas de mon âge !! l’effet papillon c’est cool aussi : c’est 1 gars qui adolescent a des perte de mémoire terrible et lorsqu’il essai de reconstitué ses pertes de mémoire il se rend compte que c’est dû soit à 1 échec ou à 1 choc… il retrouve sa mémoire en visionnant 1 photo la plupart du temps et il se rend compte qu’il a la faculté de changer le dest1. mais cela amène d’autre contreverse et d’autres soucis… j’ai vu le 2 et il est du même genre … en fait on se demande où est la limite de la schizophrénie…
    en ce moment ils lancent 1 série sur la 2 : la prophétie d’avignon. le réalisateur a eu envie de réaliser ce film qu’il a tiré d’1 légende qu’1 vieille personne lui a raconté. en tout cas cela a le mérite de ressembler énormément aux personnages de da v1ci code (même si l’histoire est différente à l’issue je le découvrirais) ils l’ont fait en 8 épisodes (2 le même jour) mais je pense qu’ils auraient pu le faire qu’en 6 car je lui ai trouvé des longueurs ! en tout cas il y a de l’action… et des énigmes ^^ on verra ce que cela donne par la suite !

  8. Le fait est qu’il y a 150 séries car les chaines veulent faire toujours plus d’audience et donc, dès qu’une série accuse un ‘ti coup de mou, hop elle est virée et remplacée.
    Donc les grosses séries ne peuvent se permettre de faire des longueurs dans leurs scénarios et sont donc obligée de se diriger vers un scénario de plus en plus alambiqué

    Pour la fin du caméléon, ils ont pas trop eu le choix, par manque d’audience la série devait se clôturer sans fin.
    Donc ils ont décidé de bricoler une fin auxiliaire qui pourraient au moins faire genre la série est finie.

    Pour heroes, la série est divisé en chapitres, le premier chapitre était l’explosion de la bombe, le deuxième devrait être le combat contre sylar, donc il est normal de ne pas avoir toutes les réponses à nos questions.

  9. Je ne pense pas qu’il faille opposer les films et les séries, ces dernières ont pris de l’importance, car elles deviennent plus créatives que le cinéma.
    Le cinéma hollywodien est tenu par de plus en plus d’obligations, le seul lieu d’une certaine liberté devient donc la télé, et notamment le cable (US).

    Les meilleures séries (Soprano, Oz, West wing, Wire, Six feet under, carnivale, etc…) n’ont rien à envier aux meilleurs films ou livres.

  10. les « séries cultes » sont celles qui savent partir en beauté, les sopranos par exemple s’acheve superbement j’ai trouvé, six feet under n’est pas mal non plus. En fait les auteurs doivent tenter d’ignorer le degré d’addiction des fans car à trop tenter de les ménager dans leur désintox en cloturant une série, on se retrouve avec des fins tirées par les cheveux.

  11. suis assez d’accord, y a des series qui deviennent n’importe quoi avec le temps ( genre Ally McBeal) et meme assez rapidement, des histoires qui deviennent vite n’importe quoi, comme The Covenant de Alias ou meme le milieu de la derniere saison de Lost.. j’ai parfois l’impression que les auteurs doivent créer des choses pour créer sans que ca ait un rapport ou un intéret… on a l’impression qu’il FAUT a tout prix qu’il arrive une merde juste pour que ca continue… mais non, de temps en temps, c’est sympa de pouvoir se reposer sur ses lauriers (svp: un peu de paix pour Susan, j’en peux plus de ses histoires de coeur!) car apres tout, des lauriers, c’est pas mal comme endroit pour se reposer lol

  12. Mmmhh, oui, tu as aussi les BD qui ont quelquefois une durée de vie époustouflante et souvent une adaptation télévisuelle catastrophique. Ainsi Michel Vaillant aura fait la course avec Fangio puis Sébastien Loeb, tout en gardant le même âge…
    Mieux, Jeremiah garde tout son intérêt après 28 ans d’histoires magnifiques. Je n’en dirais pas tant de l’obscure série télévisée (1 saison) avec Luke Perry !
    Dans le genre « je rallonge au max parce que ça marche », XIII a fait très fort aussi. Et le concept de l’agent secret qui a perdu la mémoire a été repris par Jason Bourne (« La mémoire dans la peau », « La mort dans la peau », « La vengeance dans la peau », bientôt « Martine à la plage dans la peau » ?)

    Tiens en bonus, je te mets ça qui va sûrement t’inspirer:
    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-950198@51-950269,0.html
    Ca inspire déjà les lecteurs du monde:
    « L´automne approche et la jolie plante s´est effeuillée les faux tétons ont valsé après le soutien-gorge retiré, puis les push-up sont tombés sur le sol carrelé, fort heureusement les coussinets fessiers sur le sol déjà étaient bien scotchés par les adhésifs hypo a l´air gênés, le bonnet vite réajusté je me suis éclipsé complètement interloqué »

  13. Ah, bien vu, Blue, je viens de voir que le 1er « Bourne » a été écrit en 1980 par Robert Ludlum (décédé en 2001), les deux opus suivants sont sortis en 1987 et 1990. Ce dernier sort en poche (VF) à l’occasion de la sortie ciné, mais attention: 800 pages écrites petit, et en plus, impossible de décrocher !
    Pour ne pas arrêter un si bon filon, Eric Van Lustbader a repris le flambeau et a sorti « La peur dans la peau » en 2004, et « La trahison dans la peau » il y a 2 mois (bouquin en VO…)
    Bonne lecture 😉

  14. Personne ne parle de la série WEEDS qui vaut carrément le détour !!!!!!!! pourtant, je ne suis pas du tout branchée série, mais celle là, elle se démarque … humour caustique, personnages déjantés, épisodes brefs, pas du tout gnangnan, y’a des blacks, des latinos, des américains de base, des juifs, des arméniens (si si dans la 2ème saison), bref un melting pot qui donne un résultat très rafraîchissant 🙂

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