La télé nous prend-elle pour des cons ?

Il y a des jours où je suis émerveillée par la télé française, en particulier les émissions genre télé réalité mais pas comme la Star Ac (déjà que…) mais ces espèces d’émissions documentaires avec de vrais gens dedans comme « on a échangé nos mamans » ou je ne sais plus quoi d’autre. Facile à faire, pas cher, tout bénef’ pour la chaîne.

 
L’autre soir, je regarde distraitement la fameuse « on a échangé nos mamans », une émission qui me fascine, ou presque. Ce n’est pas l’émission en elle-même, c’est le
concept. Comment on peut décemment accepter de se prêter au jeu ? Comment peut-on accepter de faire subir à ces gamins (souvent petits) ce traumatisme ? Je me souviens d’une femme qui pleurait toutes les larmes de son corps car elle abandonnait son bébé. Oui, il faut savoir que dans cette émission, on aime les femmes qui pleurent. Mais là, désolée, je vais pas être triste pour elle, je n’ai jamais entendu dire que les gens participaient de force à cette émission. Donc je me demande ce qui pousse les gens à faire ce genre de truc, d’autant qu’on sait très bien que les deux familles seront montrées du doigts : parents trop laxistes contre parents trop autoritaires, toujours ! Il y a plus ou moins les gentils et les méchants. A la limite, je veux bien croire que ces familles veulent montrer leur façon de vivre et devenir un modèle du genre mais je crois surtout que c’est la seule volonté de passer à la télé. Vous noterez que j’ai pas d’enfants mais je crois que je ne voudrais absolument pas les foutre devant une caméra. Non mais ils doivent être un peu traumatisés, quand même…

Ceci étant, je me demande dans quelle mesure tout ça n’est pas complètement bidon. Dans l’émission que j’ai vue, deux familles sur les quatre (sur deux épisodes) n’avaient pas la télévision. Et là, je tique : mais comment ils peuvent participer à une émission de télévision qu’ils ne regardent pas ? En connaissent-ils même l’existence ? Y avait par exemple un couple avec dix enfants très vieille France (mais alors vieille, même Jeanne Calmant n’a pas connu) : mais comment ces gens ont-ils pu avoir vent d’une telle émission ? Arrêtez de vous foutre de nous, là, c’est trop gros. Et puis, le schéma est toujours le même : les nouvelle mamans ne s’entendent pas avec le conjoint de leur remplaçante, elles passent leur temps à dire : « je ne comprends pas comment ils peuvent vivre comme ça ! » mais elles adorent les enfants qui, en général, le leur rend bien. Enfin, les petits, les ados, ils sont plus cons. En général, les enfants des « méchants » adhèrent aux principes de vie de la gentille maman mais l’inverse n’est pas vrai. Et puis les mamans, elles pleurent, elles pleurent, tout le temps. Et qu’est-ce qu’on aime les montrer ses larmes de crocodile, on les passe même au ralenti, au cas où le spectateur n’aurait pas compris. Déjà, là, oui, la télé nous prend pour des cons. Sur cette émission, j’avais vu un arrêt sur image avec un participant qui expliquait que le montage ne montrait que les conflits, les engueulades, les personnes sont caricaturées au possible. Exemple : la scène importante de l’émission, c’est quand les mamans arrivent dans la maison vide et découvrent leur nouvel univers. Mais comment on peut laisser une inconnue pénétrer notre univers comme ça ? Ça me dépasse. Et même, pour la bonne femme qui se retrouve dans une maison inconnue toute seule, c’est d’un glauque… Donc l’équipe tourne et pousse la maman à commenter la décoration et le « manuel de vie », un petit texte présentant la vie quotidienne de la famille, soigneusement rédigée par l’équipe qui souligne bien les différences de vie. Genre la maman athée lit le manuel de vie : « nous faisons la prière tous les soirs avant le repas, c’est impératif. » Et là, forcément : « Non mais c’est quoi cette famille ? ». Et si la nouvelle maman peut dire que l’autre famille a une déco de merde, c’est génial, c’est vendeur, c’est top. Tout ça est trop gros pour être vrai.

Autre émission qui m’a interpellée, un truc tout nouveau appelée « les bonnes manières ». Alors, là, c’est le défilé des clichés ! En gros, on prend des nanas totalement vulgaires pour en faire des demoiselles de la haute société. Les trois quarts sont blondes décolorées, elles se maquillent à la truelle et disent « putain, ta race comme je le kiffe trop » toutes les trois minutes. Evidemment, elles sont coiffeuses, vendeuses ou secrétaires et mâchent du chewing gum, ce qui donne : « Oh putain, gniak gniak, comme elle me prend trop la tête, gniak gniak. Ça me saoule, gniak, gniak, putain ta mère ! ». Et puis ces pauvres filles sont moches. C’est pas charitable de dire ça, je sais, mais c’est vraiment le prototype de nanas que je trouve pitoyable, qui croient qu’un haut pailleté moule-bourrelet et des bottes rend sexy. Aucune classe, aucun charme. Mais que de rimmel ! Je suis sûre qu’elles perdent trois kilos au démaquillage. Et puis alors les deux coiffeuses ont une coupe de cheveux, aïe ! Moi, ma coiffeuse, elle est classe, j’adore sa façon de s’habiller (dans le style cop copine) elle a une coupe parfaite… orange mais ça lui va bien. Là, nos deux coiffeuses ont des cheveux épouvantables, fourchus, coupés à la tronçonneuses avec des racines très visibles. Je veux pas dire mais si une fille m’accueille comme ça dans un salon, je pars en courant. Enfin, quand je vois ça, je me dis que je suis contente de pas être coiffeuse, je pense que je l’aurais mal pris…

Et alors on y va dans les clichés : la fille de Marseille qui rêve de se marier et de faire des enfants, la lesbienne de Montauban, la nana du 9-3, la merdeuse parisienne qui allume tout ce qui bouge, même la plante verte, la beurette de Barbès qui fout la merde. Oui parce que la sauvageonne est forcément colorée, c’est M6… Et là, je me dis : non mais ils se foutent de nous ! Prenons le cas de Céline, la tellement garçon manquée qu’on dirait vraiment un mec, elle n’a même pas de seins. Ceci étant, dommage que ce soit pas un mec, il aurait été bien mignon. Cette demoiselle est l’une des plus sympathiques du lot, essentiellement parce qu’elle ne parle pas, ce qui lui évite de dire « putain sa race » tous les deux mots. Ceci étant, qu’est-ce qu’elle fout là ? La gagnante de l’émission doit participer à un super bal genre le bal des débutantes… Notre amie masculine n’a jamais mis une robe de sa vie, j’ai du mal à croire qu’une telle personne ait envie de participer à cette émission. Des 8 candidates, y en a qu’une qui me paraît vraiment jolie et peu vulgaire, mais elle ne parle pas beaucoup non plus.

Côté « aristocratie », que dire ? Les profs ont tous un balai dans le cul et puent la naphtaline. Y a une dame qui les invite à un cocktail dans un château voisin, c’est vraiment la vieille aristo cliché, qui ouvre la bouche en rond quand elle est choquée, qui ne cesse de reprendre les candidates gentiment. Alors, il faudra qu’on m’explique, au passage, pourquoi il ne faut pas dire « bonne journée » avant de couper court à une conversation téléphonique. Moi, quand on me le dit pas, je trouve ça impoli. Mais le mieux, ce sont les aristos invités au cocktail de la vieille, des hommes libidineux qui sont « princes de Russie » comme moi, je suis duchesse de Pologne et qui ne sont là que pour se sauter les candidates. D’ailleurs, celles-ci se feront traiter de « filles faciles » par les profs car elles ont fait la bise à nos princes libidineux. Pourtant, aucune coucherie n’a été signalée dans le jardin de la vieille.

Toutes ces émissions me font l’effet d’un « trop ». Trop gros, trop caricatural, c’est pas possible. Bien sûr, une vendeuse de fringues vulgaire à Barbès, ça existe. Evidemment, une famille très vieille France, ça existe aussi. Mais tous ces clichés collés les uns sur les autres dans une même émission, ça me fait douter. Alors je scrute, je cherche la faille. Le travail de montage est nickel, le tout porté par la BO de Requiem for a dream (non mais quel gâchis). Déjà, à l’époque, il avait été démontré que des acteurs participaient à « C’est mon choix ». Non, sans blague ? Je me serais pas doutée, tiens ! Idem pour l’émission de déballage sur une chaîne du câble (RTL9, je crois), des Belges qui récitent bêtement leur texte : « quoi-tu-m’as-trompé ? » « Oui-je-t’ai-trompé. » « Que-je-suis-malheureux, je-ne-pensais-pas-que-tu-me-ferais-ça » « Oui-mais-tu-as-une-petite-bite ». C’est tellement mal fait que c’est même pas drôle.

La télé nous prend-elle pour des cons ? Oui ou alors je ne suis pas en phase avec les gens qui ne ratent aucun numéro de cette émission, en tirant des leçons pour leur vie. La seule leçon que je retiens, moi, c’est que je n’exposerai jamais mes gamins comme ça. Enfin, ces émissions marchent, c’est donc que les gens y croient… A moins que ce soit moi qui suis trop parano.

J’me sens pas belle

Dimanche dernier, alors que j’étais censée me coucher et que je ne le faisais pas, je tombe sur un épisode de Sex and the City sur Teva (en VO). Je regarde d’un air distrait, je me souviens pas de cet épisode (en fait, je crois que je n’en avais jamais vu le début). Miranda était invitée à un repas chez des amis de son nouvel ami. A un moment, elle part à la cuisine avec les femmes qui lui expliquent que son ami s’est enfin décidé à ne plus sortir avec des tops models, certes très belles mais totalement crétines. Et voilà que notre amie partage son désarroi avec ses copines : elle ne peut pas faire le poids face à des tops models (ou plutôt, elle fait trop le poids…).
dans-le-miroir
 
Quand j’avais écrit mon article sur un pénis dans le journal, Erich m’avait filé des liens sur une polémique qui avait eu lieu quand une pub avait mis en scène un homme nu. Une féministe avait crié au scandale car maintenant, les hommes devaient aussi subir le diktat de la beauté, tout comme les femmes. Pour ma part, je pense qu’il n’y a pas de raison que seules les femmes subissent l’obligation d’être parfaites mais là n’est pas le sujet. Comme Carrie, je jette un œil dans les magazines et je désespère : je n’arriverai jamais à la cheville de ses créatures à la beauté parfaite. Enfin, selon les canons de beauté en vigueur aujourd’hui.
 
Depuis quelques années, plusieurs associations essaient de les casser, en s’en prenant notamment à la poupée Barbie. Si Barbie était une vraie femme, elle tomberait, entraînée par le poids de sa poitrine démesurée par rapport au reste de son corps. Ils ont d’ailleurs inventé une poupée Barbie qui reprend les mensurations de l’Européenne type, à savoir une taille 42. Le problème est que les normes sont biaisées : les mannequins des magasins ne pourraient pas avoir d’enfants si elles étaient de vraies femmes, tant leurs hanches sont fines. Quant aux photos de stars ou mannequins, elles sont très souvent retouchées. Exemple ? Prenez Britney Spears ou Mariah Carey (entre autres). Ces demoiselles perdent mystérieusement une dizaine de kilos entre les photos et leurs passages en plateau ou en concert. Mariah Carey est très amusante pour ça, on sent la fille complexée par ses kilos en trop. Sur les plateaux télés, elle rentre le ventre comme une malade et croise les jambes pour cacher ses cuisses. Du coup, elle se déplace pas, elle peut pas ! Essayez de marcher avec les jambes croisées, c’est vraiment pas évident !
 
Pourtant, il paraît que les rondelettes sont à la mode. Exemple : une pub pour un savon (je sais plus lequel, Palmolive, je crois) où une femme plantureuse à la peau laiteuse sort à moitié de l’eau. Elle, au moins, elle saute pas de repas ! L’an dernier, Emmanuelle Béart exposait ses rondeurs sur la couverture de Elle pour le festival de Cannes, on peut évoquer Jennifer Lopez, Beyoncé ou je ne sais plus qui. Même Monica Belluci, on dit pudiquement qu’elle a « des formes ». Franchement, j’aimerais avoir les mêmes qu’elle ! Cependant, dès qu’une star filiforme prend 3 grammes, les magazines people nous la montre en photo : « oh, qu’elle est grosse ! ». A côté de ça, on voit
des nanas anorexiques nous expliquer qu’elles mangent des yaourts 0% car elles sont au régime… Qu’elles se fassent amputer d’un os, c’est la seule façon pour elles de perdre du poids ! Des nanas zéro bourrelets se déchaînent dans les clips et dans les magazines de vente par correspondance, les vêtements grandes tailles sont portées par… des mannequins qui arrivent à caser leur cul dans un jean en 34. Le mot régime est omniprésent dans les magazines : régime post-fête, régime pré-été, régime de la rentrée, régime pré-fête…Bon, les grosses sont à la mode mais faut pas l’être ! Dernier « rebondissement » en date : la gamine qui a gagné la Star Ac. Bon, cette pauvre gosse a un réel problème de poids mais ça l’empêche pas de gagner la Star Ac…sauf que tout le monde doute de sa capacité à faire carrière. Honnêtement, je sais pas comment elle chante et ses prédécesseurs n’ont pas faits des ventes record mais elle, de suite, on doute.
Pourquoi ? Parce qu’elle est grosse… Jusqu’à preuve du contraire, on chante avec sa voix, pas avec son ventre plat…
 
Donc me voilà devant ma glace en sortant de la douche et je me lamente : je suis pas foutue comme Gwen Stefani… mais bon, je suis pas non plus foutue comme Laurence Boccolini, rien de dramatique, mes pantalons taille 38 me contiennent sans me torturer. Pourtant, comme la plupart de mes copines, je suis perpétuellement au régime… vous savez, le régime qu’on commence le lundi matin et qu’on arrête le lundi soir. Celui-là même ! Mais à force de m focaliser sur mon ventre, mes fesses et mes cuisses, j’oublie le reste, qui est plutôt pas mal. D’ailleurs, Gauthier m’a parlé un jour du régime que j’avais fait en 2e année de fac. Ça, pour maigrir, je maigrissais : allez encore un kilo, encore un autre ! J’avais une technique imparable : je fumais au lieu de manger. Technique débile, on est d’accord. Mais comme il m’a dit : « ok, t’as minci mais tu as aussi perdu ta
joie de vivre et moi, je t’aimais moins ! ».
Oui, forcément, quand le seul élément qui se frotte à notre palais, c’est de la fumée… C’est très mal, que personne ne m’imite. Le pire, c’est que je ne me rendais même pas compte que je mangeais pas, c’est quand je m’endormais en cours que soudain, je réalisais : « mince, j’ai pas mangé à midi ! ».
 
La minceur est une obsession imposée à chaque femme. Non mais imaginez un peu le harcèlement dont nous sommes victimes : dans tous les magazines féminins, TOUT AU LONG DE L’ANNEE, on nous explique comment perdre quelques kilos. Du coup, on culpabilise, on se dit que, c’est vrai, ces deux kilos, là, on vivrait très bien sans. Et quand je vois toutes les conneries qu’on nous fait faire pour ça, je me dis que certains magazines pourraient être traînés devant les tribunaux par des filles qui souffrent de troubles de l’alimentation à cause d’eux. Par exemple, ma chère sœur fait actuellement un régime hyperprotéiné (non, pas Slim Fast) où elle mange que des yaourts, des légumes et de la viande, en gros, pas de sucre et pas de fruits ( ??)… Ah, ça, elle a minci mais elle risque de tout reprendre une fois le régime arrêté.
 
A ce sujet, toujours, j’ai vu mardi le terrible Requiem for a dream qui, il faut l’avouer, m’a fait pleurer, je pense en faire un article,d’ailleurs. Donc, dans ce merveilleux film, le personnage de Sarah veut maigrir pour passer à la télé et commence un régime à base de pamplemousse et d’œufs mais c’est dur donc elle prend des pilules qui s’avèreront être des amphétamines. Cette femme va perdre la santé et la raison pour pouvoir entrer « dans sa robe rouge »… Tout ça pour ça…
 
Je ne m’oppose pas aux régimes pour raison de santé : ils sont parfois nécessaires pour le bien de la personne. Mais être obsédé par son poids alors qu’on a que quelques kilos en trop, ça m’énerve. Certes, je ne suis pas foutue comme Kate Moss, est-ce pour autant que je suis repoussante ? Non. Après tout, si je regarde les hommes que j’ai aimés, aucun n’était foutu comme un rugbyman du calendrier. Est-ce pour autant qu’il ne me séduisait pas ? Non. Et bien, l’inverse est vrai : j’ai pas d’abdos mais j’ai d’autres atouts et ça, faut que j’y pense la prochaine fois que je commencerai un régime. Et puis si nous avions tous les mensurations idéales, comment ferions-nous pour sortir du lot ? De toute façon, ce qui nous rend belles, ce n’est pas les régimes que nous faisons mais l’estime que nous avons pour nous. Plus nous nous aimons, plus nous sommes belles… Avec ou sans côtes apparentes.

Week-end d’intégration

Par Gauthier
Je vous l’avais promis, le voilà, l’article qui relate les exploits de mon week-end. Donc jeudi soir avec une copine nouvellement apparue dans ma vie nous décidons de sortir. Après un resto jap délicieux, on va chez moi boire un ch’ti verre de cosmo (en fait on en a bu deux). On passe faire un bisous amical à Nina qui passe la soirée à répondre à des interviews croisée avec des blogueurs (perso j’ai pas vraiment compris ce qu’ils faisaient, mais bon moi suis pas un blogueur, suis un exclu, je peux pas comprendre muarf). Et on prend un taxi, direction le Red Light.
 
Il n’y a pas grand monde devant, on se dit qu’on a vite pouvoir aller danser, grave erreur !!!!!! une heure après nous voici donc sur la piste de danse. Ah vous voulez savoir pourquoi on a mis une heure à payer l’entrée et à prendre un vestiaire ? Ben nous aussi on aimerait bien comprendre comment c’est possible de faire la queue comme des kosovars dans une boite à 20€ l’entrée. Et encore je suis sûr que les kosovars ils sont plus courtois quand ils font une heure de queue, là j’ai vraiment ressenti ce que pouvait ressentir une sardine en fin de vie au moment ou le couvercle de sa boite se referme pour toujours (comment ça les sardines sont mortes quand on les met en boite ? Ah pardon je savais pas…). Bref je suis sacrement remonté, mais mon alcool lui il est bien descendu… On décide de se prendre un verre avant de danser. Cet établissement est rempli de prépubères, c’est affligeant ! Moyenne d’âge : 17 ans… Et là mon quart de siècle approchant se fait ressentir grandement. Bref je compte bien m’amuser quand même. Avant de piller le bar je vais aux wc, chouette les portes ne ferment pas à clés (pour éviter les mecs qui baisent dedans je pense) donc je suis dérangé pendant que je pisse (suis pudique ça me coupe tout, si je vais pas aux urinoirs c’est qu’il y a une raison bordel, j’ai besoin d’intimité moi dans ces moments-là). Je me lave les mains … à l’eau chaude, ben vi s’ils mettaient de l’eau froide aux wc, les gens n’achèteraient pas les bouteilles d’Evian vendues 7€ au bar !!!! Con d’abruti de patron de boite de merde qui pense qu’au profit, là suis en rogne (je comptais pas boire aux chiottes mais c’est pour le principe voilà, parce que quand je dis qu’elle est chaude, j’exagère pas, c’est limite supportable de se laver les mains !!!).
 
Un verre plus tard on danse près du podium, après une heure à prendre des coups de coudes dans les reins, et à me faire marcher sur les pieds, je décide qu’il est temps de reprendre un verre. Ma compagne du soir m’informe qu’elle souhaiterait bien rentrer. On décide de rester encore une demi-heure, le temps de vider mon verre, de mater le gogo dancer, et de nous faire marcher sur les pieds. Taxi, dodo. Là je me rend compte que c’est la deuxième fois de la semaine que je dors avec une fille, à forte poitrine de surcroît, et dans mon lit de surcroît, et en petit dessous de surcroît, la première deux jours avant étant Nina… À ce moment présent, combien d’hétéros mâles veulent me voir mourir dans d’atroces souffrances ??? Muarf, moi aussi je vous aime…
 
Le lendemain, c’est férié, on traîne au lit jusqu’à pas d’heure, on petit déjeune, et je file manger avec le brouetteur de Nina qui est de passage sur Paris pendant une heure. On dit du mal de Nina, il monte dans son train, et je me mets sur le net. J’allume la star ac pour voir Madonna, et là je me dis que ma fin de week-end s’annonce morose. Un charmant jeune homme m’accoste sur un chat pour me proposer de passer une soirée riche en vodka à son domicile. Je ne le connais pas, il habite à l’autre bout de paris, je ne suis pas sûr de ses intentions, donc j’accepte avec plaisir ! On picole, on picole, on picole, je loupe le dernier métro, il me propose de mater un film con qu’il adore « Serial mother ». Si vous n’avez jamais vu ce chef d’œuvre, je vous le conseille, c’est à tomber, je ne dirai rien de plus ! On devait aller en boîte mais il me dit qu’il préfère dormir, je répond que je vais rentrer chez moi, il insiste pour que je reste. Ok ! on câline, on dodote. Le lendemain, on brouette (brouette du matin, journée avec entrain !!!). je retraverse Paris dans l’autre sens, et je me mets dans un bon bain. Oui j’ai oublié un détail, important pourtant. Vous avez déjà vu « C’est du propre » sur M6 ? Ben son appart pourrait très bien passer dans cette émission ! Et moi, ben moi, je suis maniaque, enfin pas complètement, mais là quand je vois un appart comme ça, je redouble de maniaquerie !!! Donc je me sens sale, et con d’avoir dormi chez lui juste pour baiser, arf l’appel du sexe me fera vraiment faire n’importe quoi. Mais pas prendre une douche chez lui, là suis pas fou quand même, je voudrai pas attraper des maladies !
 
Le soir je me légume devant la trilogie, mon tel sonne :
– Salut, Gauthier ?
– Euh, oui !
– Chouette c’est bien toi, tu fais quoi là ?
– Je regarde la tv…
– Et tu compte sortir ?
– Non pas vraiment…
– Tu sais pas à qui tu parles, hein, avoue…
– Exact, qui es-tu ?
Oui parce que quand je reconnais pas une voix, je fais semblant au cas où ça me revienne plus tard dans la conv’, et donc en attendant je meuble avec des banalités, ça évite de vexer les gens. Mais aussi c’est pas ma faute s’il est pas dans mon répertoire !!! Donc pour expliquer c’était un ami qui vit sur Paris, je le connais parce qu’il a fait quelques années d’études sur Toulouse et qu’on avait des amis en commun. Il me propose donc de l’accompagner avec ses potes en boite, surtout qu’une autre amie toulousaine exilée sur Marseille depuis est avec lui sur Paris pour le week-end, donc il fait en profiter !!!!!
 
Direction la soirée Finally à l’Elysée-Montmartre. Même topo qu’au Red Light, un peuple pas croyable, on passe une heure avant de rejoindre la piste (ça vous rappelle quelque chose vous aussi ?) et je ne m’amuse pas vraiment. Il me faut une demi-heure à chaque fois que je veux un verre, on peut pas s’asseoir, nulle part… Par contre petit bonus, l’eau aux chiottes est fraîche, ça rend la boîte supportable !!! Mes amis rentrent tôt je décide de les suivre.
 
Voilà donc je suis sorti sur Paris, dans des vrais boîtes, mais c’est pas terrible, vraiment je suis déçu. Il faut être bourré, ou drogué pour danser 4 h sur de la techno. On peut pas changer de boîte pendant la soirée, elles sont trop éloignées géographiquement, et il faut payer 20€ à chaque fois. Il faut prendre une bouteille pour avoir le droit de s’asseoir. Non je crois que ça va pas vraiment le faire tout ça. Par contre avec une amie on a décider de se mettre en chasse d’un petit bar qui deviendrait notre QG. Un truc plutôt friendly, pas trop cher, avec de la musique pop/rock. Voilà si quelqu’un a une adresse, je suis preneur 😉
 
Ps Nina je sais pas où tu en est dans les comptes mais il semble évident que j’ai couché avec plus de 5 mecs depuis le mois de mai, donc vu que la condition c’est qu’il faut que je raconte ici pour que tu mettes à jour, je vais m’exécuter. J’ai couché avec 5 mecs depuis que je suis sur Paris (1er Octobre), auxquels il faut rajouter celui de cet article. Voilà j’ai raconté, tu peux mettre à jour 😉