La croisière s’amuse… nous moins

Je serai flagellée pour ce titre, je le sais.

Quand j’ai commencé à préparer notre voyage avec Victor, le but était de réussir à faire plusieurs destinations avec un budget pas si élevé. Après discussion, c’était décidé : ce serait Naples dont on parlait depuis un an puis la Grèce. Sauf que 10 jours à Athènes, ça fait un peu longuet donc je furète et trouve une mini croisière de 4 jours qui nous permettrait de voir Mykonos, Patmos, Heraclion, Santorin et un petit passage par le village turc de Kusadasi. Le bateau est à peu près tout ce que je déteste (gros et surtout polluant) mais au prix de la croisière en pension complète, on remplit pleinement l’objectif de voir beaucoup et pas cher. Let’s go !

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Vendredi 10 juillet, on embarque donc sur le Celestya Olympia, un magnifique paquebot qui s’étend sur 9 niveaux avec des restos, des bars, un casino, deux piscines, salle de sport et tutti quanti. On n’est pas montés qu’on nous prend nos passeports et qu’on nous les rendra à l’arrivée puis on arrête pas de nous prendre en photo alors qu’on est légèrement rouges et échevelés (le Pirée, c’est TRES grand). A peine met-on le pied sur le bateau qu’on nous annonce l’exercice d’évacuation, prenez vos gilets et montez niveau 7. Aaaaaah, laissez-nous respirer ! Néanmoins obéissants, on jette nos sacs, prenons nos gilets (je mets évidemment le mien à l’envers), on nous prend encore en photo et on écoute les instructions en 5 ou 6 langues. Des tas de gens se prennent en selfie, Victor et moi sommes un peu atterrés. Mais qui veut se prendre en photo avec un gilet de sauvetage ? « Hihi, on s’entraîne pour si on coule ! #cruise #drama #titanic #ilyavaitassezdeplacepour2surcettefoutueplanche #jesuiskatewinslet » Le pire c’est que je vous ai dit qu’on nous avait pris en photo quand on a débarqué avec nos gilets, je croyais que c’était pour une identification en cas de naufrage mais non , c’était pour nous vendre la photo ! Ah ben oui, je me sens tellement au top de moi même avec un énorme boudin orange fluo autour du cou… Bon, je me moque mais depuis, j’ai découvert des selfies de gens dans un avion en dépressurisation… (ces gens ne sont pas morts, on peut survivre à une dépressurisation, sachez le).

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On retourne dans la chambre, Victor déménage tout pour coller les deux petits lits qui étaient séparés par une table de nuit car il est hors de question de faire lit à part puis on va se promener un peu « Forfait alcoolique ! Alcool à volonté pour 20 € par jour! », « Forfait excursion, 200 € pour tout voir et tout faire ! », « Duty free, duty free, par ici ! », « Wifi, 7 euros de l’heure, youhou ! ». Pour 2 gauchistes comme nous, ce temple du consumérisme nous choque un peu. Le forfait boisson illimité ? On a à peine réussi à dépasser 20 euros pour deux le dernier jour avec 2 verres de whisky et un verre de vin chacun (oui, je me mets à apprécier le whisky). Le forfait excursion ? Si c’est pour se balader avec des accros du selfie et de la perche qui va avec, on préfère se démerder seuls, merci.

Mykonos, premier arrêt

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Le forfait alcool tout compris a entraîné un phénomène qui nous a rendu fou : les verres abandonnés quasi pleins. On a même trouvé un mojito même pas entamé dans un couloir ! Ok, le respect est resté à quai… Les gens étaient vite bourrés dont un groupe d’insupportables ados américains qui parlaient très fort et étaient particulièrement mal élevés ou ce couple de Mexicains qu’on avait à table le dernier soir. On avait avec nous 2 Colombiennes plus 2 Américaines et le quatuor hispanique parlait à bâtons rompus, le Mexicain semblant raconter strictement n’importe quoi, déclenchant l’hilarité des Colombiennes tandis que son épouse souriait comme elle pouvait suite à un lifting un peu violent. Il y eut d’ailleurs ce moment un peu surréaliste où il nous montra une branche d’olivier, hyper fier de lui, nous expliquant qu’il l’avait acheté à Santorin comme s’il s’agissait de quelque chose de très rare et précieux. Oui, monsieur, bravo, c’est très joli, oooooh !

Patmos, 3e arrêt

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Ah oui, les repas, parlons en. On nous plaçait en fonction des arrivées sur de grandes tables donc on a pu dîner en compagnie de Grecs, de Turcs, d’Italiens mais aussi de Grecs exilés en Australie qui revenaient pour la première fois et qui avaient très envie de discuter. Certains soirs, on a réussi, en arrivant un peu tard, à récupérer une table de 2 et à pouvoir dîner tranquille, entre deux photos prises par les photographes du bateau qui ambitionnaient de nous les vendres (non).

4e arrêt : Heraklion

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Oui parce que les gens se précipitaient aussi, tout le temps. Par exemple, sur les expéditions sur Patmos et Santorin, il fallait prendre des navettes qui allaient du bateau à terre. Pour se faire, il fallait aller chercher des tickets au bar entre 13 et 15h. On a voulu y aller à 13h15 avant de déjeuner… une queue de malade. Du coup, on a pris la dernière chaloupe à chaque fois mais bon, à un moment, on n’est pas là pour faire la queue non plus.

Santorin, 5e arrêt

 

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Concernant le forfait excursion, j’ai presque regretté par contre. Parce que du coup, les lieux à découvrir étaient potentiellement loin du port où on débarquait et impossible de s’y rendre à pied. C’est ainsi qu’en arrivant à Kusadasi, on a découvert qu’Ephese était à 25 mn de voiture soit 60 € de taxi… Idem pour Santorin, on est restés sur Fira, mignon mais un peu trop commercial à mon goût alors qu’il y avait une excursion à Ochia, le village avec la très belle église aux coupoles bleues des cartes postales.

Kusadasi, 2e arrêt

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Mais la croisière nous a permis de découvrir quelques coins quand même. J’ai adoré Mykonos, Santorin malgré les trop nombreuses boutiques, Patmos et Heraklion. Kusadasi n’avait rien de notable à part cet adorable chaton :

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On a failli le ramener mais vu qu’on doit déjà solutionner la future cohabitation entre nos deux monstresses, on trouvait que mettre un chaton en plus dans l’équation relevait du pur masochisme. Puis il aurait pas passé la douane.

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Bon alors évidemment, grâce au gros bateau (en fait, un autre identique de la même compagnie faisait le même trajet), on débarquait en masse et il était un peu plus difficile d’apprécier les lieux mais on n’aurait pas pu faire le tour de ces îles pour moins cher, de toute façon.

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Puis la croisière a quand même un immense avantage : on a plein de temps entre deux escales. Et quand on est un jeune couple plein de vie et de désir, ça se rentabilise bien, ce temps libre… Je comprends mieux pourquoi pas mal de couples choisissent la croisière pour leur voyage de noces…

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2014, année où tu oses

Un an pour la trouver celle-là, je suis une merde.

Voici, comme chaque année, mon petit exercice teinté d’autoflagellation préféré : le bilan de l’année. Aaaaaah, alors, 2014, assieds-toi, prends un verre d’eau, voyons un peu ce que tu as donné. De prime abord, autant te le dire de suite : tu as cartonné.

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2014 a été une année assez intense, je dois l’avouer, mon corps a pas mal morflé entre coups de stress et nuits grises (semi nuits blanches), vie privée un peu régulièrement mise entre parenthèse, abandon de toute activité extraprofessionnelle régulière. Heureusement, sur le côté sport, j’ai été pas mal régulière jusque vers octobre, idem pour la nourriture, j’ai eu de grandes phases de bien manger (mais aussi des phases malbouffe terribles, avouons le). Ma santé physique a été légèrement sacrifiée sur le temple de ma vie professionnelle j’avoue. Mais ça paye, pour le moment.

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Car 2014 sera l’année de la réussite professionnelle. Surtout sur la fin. En fait, pour vous raconter un peu, dans mon dernier taf, y a eu une partie “Nina se défonce et tout le monde applaudit” puis la phase “Nina se défonce mais elle est l’enfant mal aimée enfermée dans son placard et seuls les clients et commerciaux applaudissent mais c’est pas eux qui la managent”. Donc comme toute enfant mal aimée, j’ai planifié ma fugue (métaphore bien boîteuse mais laissez-moi vivre ma vie). D’abord, j’ai agi sous couvert, préparant méticuleusement mon baluchon. Rajout de contacts sur LinkedIn, lancement de réseaux sociaux pro où je montrais que j’étais informée, préparation d’un blog marketing (mort né… enfin, à ce niveau, c’est même mort foetus)… Entretiens. D’abord discrètement puis au fur et à mesure de ma placardisation, de plus en plus assumé. Jusqu’à ce que je prenne des pauses déj de 3h sans rien justifier. Et sans que ça ne semble déranger qui que ce soit, d’ailleurs. De toute façon, la boîte allait mal, un licenciement économique se dessinait, je voulais en être, fallait prouver ma motivation… à me barrer. Puis j’ai rencontré cet homme. Au début, je lui ai dit non mais il a insisté alors on s’est vus, on s’est parlés, on s’est compris. Il m’a présenté son chef qui m’a vue, qui m’a parlée, qui m’a comprise. Hélas, j’étais trop chère. Sauf que son meilleur ami était mon DG qui venait lui-même de démissionner (ma boîte, c’était le Titanic mais le moment précis de la scène de panique où tout le monde veut monter dans le bateau de sauvetage, voyez ?). Et celui-ci me fit un joli cadeau “Nina ? Tu la prends sans négocier ce qu’elle a demandé, elle les vaut.”. A l’arrivée, j’ai réussi à partir avec un joli chèque, sans période de préavis tout en ayant déja signé ailleurs pour le salaire que je voulais. 2014, l’année où j’ai réussi à la jouer très fine.

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Depuis, je suis une Autre. Après un mois à m’ennuyer un peu, je suis devenue la Reine de la “social intelligence”, poste gentiment inventé par mon chef, un peu, dont je n’avais pas forcément bien pigé le contenu car je croyais être boss des études sur le social (mon rêve), je suis surtout boss de la stratégie sociale (un peu mon rêve finalement). Alors parfois, j’en chie, oui, mais pour le moment, tout le monde me trouve super, j’en ai définitivement terminé avec mon syndrome de l’Imposteur. Level professionnel : I won.

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Ensuite, 2014 a été l’année des voyages et ça, c’était un gros point positif aussi : Maldives, Barcelone, Oman, Lacanau, Tunisie, Belfast, Lisbonne. De super voyages qui m’ont quand même coûté un peu chers en conneries diverses et variées : appareil photo Canon volé à Barcelone, combinaison de plongée cassée à Oman (pas très grave, suffit que je remplace la fermeture, ça me coûtera une cinquantaine d’euros), ordinateur de plongée cassé en Tunisie, écharpe semée à Lisbonne (mais j’en ai rachetée une autre depuis). 2014, année de la découverte mais un peu année du boulet aussi. Pour 2015, j’ai déjà de nombreux projets de voyage, va juste falloir que je règle ce côté casse-tout et poissarde, ça commence à me fatiguer.

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Côté relations personnelles, il faut que je m’investisse plus dans mes relations amicales, que je sois plus disponible (et donc moins au boulot) et que je sois plus à l’origine des pots entre potes, je laisse trop l’initiative aux autres. Côté amour, j’ai quand même eu une jolie histoire cette année même si c’était plus celle de 2 potes qui jouent au couple mais on a bien rigolé et notre petit périple en Tunisie (UCPA, on a certes fait plus romantique) reste un excellent souvenir pour moi. D’autres petites histoires, aussi, celles qui me font me rendre compte que je plais plus que je ne crois. Par contre, je plais de plus en plus aux mecs maqués, ça devient légèrement redondant cette histoire…

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Bref, si je résume, l’année 2014 fut quand même bien sympa. Quelques déconvenues et déconfitures, certes, mais quand on fait le bilan, je m’en sors très haut la main. Je m’en suis presque sortie sans une égratignure (me suis bien vautrée dans l’escalator l’autre jour mais à part un pied bleu, pas de  mal). En 2015, on remet ça (la recherche d’un nouveau job en moins, bien sûr) en une chouille moins intense ?

 

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Trip au coeur du Titanic et petite mousse

Contrairement à ce que peut laisser penser ce titre, nous allons parler musée.

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Pendant ma petite balade en Irlande, je n’ai pas fait un mais deux musées. Enfin, musées, ce sont plus des visites ludo-pédagogiques mais bon… Alors voici l’histoire folle de mes visites au Musée Titanic de Belfast puis à la fabrique Guinness de Dublin.

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Le musée Titanic

Si vous ne le saviez pas, le Titanic a été construit à Belfast et a démarré son funeste voyage de là donc forcément, la ville s’est dotée d’un musée très moderne expliquant non seulement la construction du géant des mers mais aussi toute l’histoire autour de la construction navale de Belfast, notamment avec la société Harland & Wolff et son côté patron paternaliste, tout ça, tout ça. L’histoire se construit petit à petit : d’abord la superbe de l’entreprise qui construit les bateaux, la White Star Line qui gère les voyages… Sortent de là l’Olympic, l’Oceanic ou le célèbre Titanic. On apprend en lisant que le Titanic n’est pas le premier naufrage notable, il y a eu l’Atlantic, disparu en 1873 mais aussi l’Olympic, le sister ship du Titanic. Quelques passagers clés nous sont également présentés.

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Une fois le contexte socio-culturel intégré, on grimpe via un ascenseur jusqu’à des nacelles qui nous font (très rapidement) voyager au coeur de la machinerie du Titanic, nous faisant passer à travers un safran reconstitué pour nous montrer à quel point il était immense. Puis on visite les cabines reconstituées, on nous explique la tonne de bouffe embarquée pour un tel voyage. Et on en vient au drame à grand renfort de vidéo (sans Céline Dion ni Leonardo di Caprio), les messages de détresse envoyés, les premiers articles de presse, revus et corrigés au fur et à mesure que les infos parvenaient à New York… Oui, déjà, à l’époque, on écrivait vite à défaut de bien et on relayait pas mal de conneries.

Ceci est un message SOS

Ceci est un message SOS

 

Puis on passe par la partie dédiée aux films sur la catastrophe (et là, on a droit à Céline, bien sûr, des fois qu’on aurait oublié…) et enfin la partie un peu scientifique sur les recherches en cours sur l’épave, des images sous marines, etc. Assez impressionnant. Au dehors nous attend le dernier bateau de la H&W encore en service, le Nomadic.

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Ce musée, assez ludique et pédagogique s’il en est, nous rappelle que si le Titanic fut le naufrage le plus connu, il était loin d’être le seul et nous fait un peu réfléchir sur le gigantisme des paquebots d’aujourd’hui (pas loin de 3500 passagers sur un Costa Croisières ou 5400 sur le plus gros paquebot du monde vs 2400 sur leTitanic). Evidemment, il reste compliqué de comparer l’incomparable (des bateaux à plus d’un siècle d’écart) mais quand même…

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La fabrique Guinness à Dublin

 

Aucun rapport. Dans la mesure où il nous était un peu compliqué de reprendre l’avion le dimanche soir, quitte à prendre notre lundi, autant profiter pour errer un peu dans Dublin. Et comme nous n’avions pas eu le temps la dernière fois de visiter les deux célèbres fabriques locales, on s’est dit qu’on allait se rattraper avec la fabrique Guinness. Avant de pousuivre, je rappelle que je déteste la bière. On débute par une mise en scène des ingrédients avec une bien jolie chute d’eau puis, au fur et à mesure des étages, on progresse dans la fabrication de la boisson. Ecrans pour nous expliquer le mélange, la fabrication d’un fût… Notre audioguide (gratuit) à l’oreille, on se balade à travers les 6 étages de l’installation. Passage vers le bar sensoriel, on renifle des vapeurs parfumées aux ingrédients de la Guinness. Ah oui, je déteste à peu près autant l’odeur que le goût de la bière en fait. Petit passage dégustation, je tente de me forcer parce qu’on ne sait jamais (j’ai goûté toues les bières prises par mes copines durant le week-end et même les plus douces m’ont faite grimacer mais j’ai une sorte d’étrange foi dans l’évolution de mes goûts)… et j’abandonne discretos mon mini gobelet dans un coin.

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Après la fabrication, on a droit à un étage consacré aux pubs Guinness puis un autre sur le côté hyper international, des fans à travers le monde, youpi. Des écrans interactifs nous permettent de partager notre visite sur les réseaux sociaux ou tester notre connaissance de l’alcool (pas fait car écrans super squattés). Clou de la visite : la Guinness Academy où vous apprenez à tirer votre propre Guinness et tu peux la boire après. J’ai donc passé mon tour et pris des photos d’Anaïs en train de s’appliquer (elle a réussi à tout bien faire).

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Fin de la visite, on monte au dernier étage pour admirer la vision panoramique sur Dublin avec quelques petites explications. Bref, même si j’aime pas la bière, j’ai trouvé la visite super intéressante et je suis repartie en prime avec un chouette sweat. Oui, je suis parfois victime de mon esprit touriste, que voulez-vous…

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dublin-panorama-guinnessFin du périple irlandais, je reprends l’avion, cafardeuse : c’était mon dernier voyage de l’année… pensai-je. Car début décembre, direction Lisbonne ! J’aime quand la vie me réserve quelques surprises.

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Plouf en Mer Rouge

Une semaine en Egypte pour plonger, faut bien que je raconte cette part du voyage. Mais rassurez-vous, j’ai une belle lose pour vous. Je suis une championne, je vous dis.

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Tout plongeur vous le dira : la mer Rouge est un lieu fabuleux pour plonger. Donc forcément, je frétillais d’impatience à l’idée de me balader dans les eaux claires égyptiennes, surtout qu’on m’avais parlé de requins. Ca me faisait un peu peur mais vous le savez, j’aime me confronter à mes peurs (parfois). Pour la petite histoire, on plongeait sur des Zodiacs sur lesquels il fallait grimper après la plongée… sans échelle. Ben je me suis lamentablement fait aider par les Egyptiens et mes petits camarades à chaque fois. Même qu’une fois, en roulant sur le boudin, le haut de mon maillot a fini en ceinture… Heu oups !

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Alors en fait, sachez-le, début mai, c’est pas la meilleure saison pour plonger : l’eau remonte doucement en température et c’est pas la saison des requins. D’ailleurs, commençons par une petite lose : shark point ou la plongée requin. Une plongée à 40m où on a pédalé à contre courant, on est passé dans une petite faille et… évidemment, on n’a pas vus de requins. A noter qu’on n’a pas eu trop de chance avec Dolphin Creek non plus puisque les dauphins, on les a vus mais ils ont pas voulu rester donc bon… Alors qu’Anaïs qui faisait un voyage au même endroit mais avec un autre club, elle a vu plein de requins et les dauphins étaient gentils. Pffff

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En fait, de façon générale, j’ai une lose assez remarquable en plongée puisque je suis toujours dans la palanquée qui voit rien. Que moi, je ne vois rien, ok, mais personnes… Certains ont croisé des tortues, ben pas moi. Mais j’ai vu un bien gros Napoléon et un petit requin sur une autre plongée que Shark Point… Et tellement de raies pastenagues (des petites) que j’en avais limite un peu marre à la fin… Mais bon, bien que ce ne soit pas la saison, j’avoue avoir quand même vu de très belles choses, des épaves, des paysages incroyables, des coraux en veux-tu en voilà (même si abîmé, merci la pêche à la dynamite), des centaines de petites poissons colorés jouant dans les coraux et anémones. Magique.

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Concernant la pratique, j’ai beaucoup progressé sur ma conso, passant de la boulette qui consomme plus que les autres à la fille « qui consomme rien ». J’ai même réussi à remonter d’une plongée d’une heure avec un beau 100 bars (19.6 profondeur max). Phrase opaque pour les non plongeurs mais en gros, j’ai juste têté la moitié de la bouteille alors qu’en début de séjour, sur un même profil, il ne me restait qu’une quarantaine de bars (la réserve est à 50…). Par contre, j’avais oublié mon collant qui rend l’enfilage de combi pus facile et je me suis arrachée la peau des doigts avec le néoprène. Je hais cette matière mais d’une force.

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Sinon, j’ai fait ma première plongée de nuit et j’ai tellement aimé que je m’en suis offerte une deuxième. C’est une ambiance très particulière. Vous êtes dans une certaine obscurité, trouée simplement par la lampe des plongeurs. Sur la 2e, mon binôme et moi étions assez isolés, c’est incroyable cette pénombre dont émergent poissons et tombants dans le faisceau de notre lampe. Les espèces sont différentes la nuit, vous croisez des poissons que vous n’avez pas l’occasion de voir en journée. Mais ce que j’aime le plus, c’est quand la plongée est finie, qu’on sort de l’eau et qu’on se retrouve dans la mer sous un ciel étoilé, sans aucune lumière parasite, avec quelques lampes qui balayent la surface. Comme a dit mon binôme « ambiance Titanic en perdition ! »

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Mais un voyage de Nina ne serait pas un voyage sans une belle lose. J’avais acheté juste avant de partir un appareil photo étanche qui va jusqu’à 40m, hyper pratique, hyper agréable, génial. Première plongée, je le prends pas, le temps de me réadapter. Deuxième plongée, je le prends, bascule arrière et… Tiens, mon appareil tout neuf tout étanche a un peu d’eau dans l’écran LCD… On va dire que c’est pas grave. A la fin de la plongée, j’avais de la buée sur la lentille donc impossible de prendre la moindre photo. Il ne s’est plus jamais rallumé. Evidemment, Anaïs qui avait acheté le même n’a eu AUCUN problème. Bon, j’ai demandé un échange au magasin où je l’ai commandé car je n’ai lu que des bons avis. Y a que Nina la lose pour noyer un appareil photo étanche dès 2 m d’eau… C’est déjà mieux qu’en Thaïlande où j’ai cassé le caisson avant la première plongée

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Bref, en conclusion, je dirais que je vais peut-être y retourner dès octobre-novembre !

PS : Oui, les photos sont de moi : comme l’appareil n’a pas pris l’eau au niveau des piles et de la carte SD, endroit pourtant le plus fragile niveau étanchéité, j’ai pu sauver les photos de la seule plongée que j’ai faite. La dernière est celle avec la buée.

PPS : Si y a des photographes plongeurs qui ont des scripts photoshop cools pour les retouches, partagez. Celui que j’utilise est pas si mal mais ne fonctionne pas sur toutes les photos.

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Réjouissez-vous UMPistes !

Certains vont me soupçonner de mesquinerie mais promis, je n’en ferai rien. Parce que moi aussi, j’ai mal vécu les déchirements du parti qui recueille mes voix et que si les gens ont tendance à oublier, moi pas. Je suis une Hégélienne dans l’âme, l’histoire se répète. Et le principal parti de l’opposition qui se la joue Titanic, c’est pas nouveau.

Tout d’abord, je vous invite cordialement à dédramatiser. Les militants fuient ? Woké mais quel est le pourcentage des militants dans votre électorat ? Pas tant que ça. Puis dans un pays bipartite (si, si), les gens peu politisés votent à droite ou à gauche, pas UMP ou PS. Voire ils votent opposition parce qu’ils attendent des gouvernements des miracles humainement impossibles. Perso quand j’ai appuyé sur le bouton François Hollande en mai (je vote électronique je rappelle), je ne pensais pas mettre fin à la crise en 3 jours. Je divague un peu pardon. Alors oui, vous êtes débordés à l’extrême par Marine et au centre par Borloo. Et je vous avoue que si le prochain Président devait être de droite, je préfèrerais 100 000 fois un Borloo à un Fillon voire, pire, à un Copé mais nous en sommes si loin.

Ensuite, vous avez perdu un leader charismatique qui a longtemps fait l’unité du parti. Après lui le déluge. Le PS n’était pas mieux après le départ de Mitterrand puis Jospin, le RPR avec Chirac élu président qui laissait son parti végéter sans lui. Inévitable, je vous dis. Tout comme la bagarre acharnée des « jeunes » pousses aux dents longues qui tueraient père et mère pour s’asseoir sur le trône laissé vacant. Vous n’avez pas le monopole des intrigues de palais, non, non, non. Vos votes suspicieux sont Niçois, ils étaient Lillois pour le PS. Qui s’en est quand même mieux sorti à l’arrivée. Certains me diront que les femmes sont peut-être plus souples et moins narcissiques que les hommes mais ça, mes amis, j’en doute.

Amis UMPistes, vous avez la chance de faire du ménage dans votre parti, en finir avec cette lutte fratricide et repartir sur de bonnes bases. De toute façon, vous avez 4 ans et demi pour remettre de l’ordre dans tout ça, vous êtes larges. En sport, j ‘ai tendance à dire que certaines défaites font du bien, ça fait dégonfler les melons et ça apprend l’humilité. Votre nouveau chef, qui qu’il soit, sera mal élu. Mais il tiendra le parti en attendant qu’un leader plus naturel émerge. Peut-être que dans leur folle ambition, ils ont oublié que c’est le peuple qui choisit (ou du moins le peuple militant UMP). Et ça, même la multiplication des bulletins ne peut le changer. Apparemment.

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Faut-il prendre ses capotes en séminaire ?

Oui, je sais, je sais, no zob in job mais avouez quand même qu’une centaine de personnes entre 25 et 35 ans dans un hôtel loin de chez eux avec piscine et alcool, ça peut déraper.


Il y a donc un mois, nous avons appris que nous allions tous voguer gaiement vers la Sicile pour un séminaire permettant de mieux nous connaitre les uns les autres et de pas nous entretuer dans l’open space. Parce que le travail bien fait nait du sentiment d’appartenance à la boite, de la sensation que nous sommes tous sur le même bateau et que celui-ci ne s’appelle pas le Titanic. Premier accroc dans notre fol enthousiasme : en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille. Oueeeeee…


Mais peu importe le lieu, on se retrouve pendant 2 jours et demi loin de chez nous, occupés à resserrer les liens à coup de jeux d’équipe et d’alcool. Techniquement les risques de rapprochement très intimes ne sont pas nuls, c’est un fait. Sauf que ramener ses capotes, est-ce que c’est pas légèrement présomptueux ? Surtout si à priori on n’a pas envie de quelqu’un du bureau à la base. Mais bon, comme on dit avec Anaïs (copine de plongée qui n’est pas impliquée dans le voyage) : on sait jamais. Mais on a une private joke sur le sujet. Oui on ne sait jamais.


Et puis c’est pas forcement pour moi en plus. Je veux dire que peut-etre que ma compagne de chambre ou un bon camarade ait moyen de conclure et voilà-t-il pas qu’ils n’ont pas de protection ? Heureusement la fée capote (moi quoi) arrive telle la providence et leur offre deux petits capuchons (bon, peut-être 3, ça dépendra de mes stocks et s’ils doivent passer la nuit ensemble). Non parce que quitte à glisser dans un de ses collègues à la faveur d’une soirée arrosée, autant ne pas aggraver la situation en évitant de mettre un préservatif. La grossesse accidentelle entre collègues bourrés n’est valable que dans Melrose Place (ça arrive d’ailleurs ou pas ?). Et je ne parle pas des MST mais le cœur y est.

Cependant revenons en à la boite en temps qu’objet. Une boite = 12 préservatifs et le séminaire = 2 nuits. Prévoir 6 capotes par soir, c’est le risque de passer pour une grosse affamée facile à embarquer dans son pieu et ça fait de vous la cible idéale de tous les quolibets. Or je sais pas vous mais moi, j’ai pas envie de devenir jusqu’à la fin de mon contrat « 12-pack » ou « la dalleuse du SM » (toujours social media). Et je n’envisage pas de démissionner de suite (oui, ça change mais vu que je viens de le dire sur mon blog, la vie va forcement me contrarier dans 15 jours sur le sujet).


Alors en fin de compte, la solution est simple : je me contente d’avoir toujours des capotes sur moi et pas spécialement pour le séminaire. Après tout, j’ai bien du déo et des tampons dans mon sac, pourquoi pas des capotes ?

Une prochaine fois, nous répondrons à la question subsidiaire soulevée par Tobias mon collègue : faut-il prévoir toutes les tailles dans son stock ?

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Deviens l’héroïne du roman de ta vie

Ma chère moi d’avant,

Cela faisait longtemps que je ne t’avais pas écrit parce que ma vie, tu sais, elle est un peu folle. Justement. Là, tu as 13 ou 14 ans, tu es en 4e et la prof de français vous a demandé de rédiger un roman. Carrément oui. Quand elle vous a proposé l’exercice, elle a suggéré la possibilité d’ecrire une autobiographie. Tu as attendu un peu : si tu embrassais un garçon, tu l’écrirais cette autobiographie. Finalement, tu as rendu un roman policier façon club des 5 (sauf qu’ils étaient 8). Je me souviens, y avait même des dessins représentant les 8 personnages toujours les uns derrière les autres. Ce qui est terrifiant, c’est que 16 ou 17 ans après, je dessine exactement pareil (je vous scannerai ça lors de mes prochaines vacances).

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Et bien rassure-toi ma chérie, 16 ou 17 ans plus tard (je vais arrêter d’ecrire cette phrase), tadam, ta vie vaut bien un roman. Non que tu aies un destin à la Natacha Rostov (tu comprendras plus tard de qui je parle) mais quand même, il va t’en arriver des choses. Même que des milliers de gens viendront lire tes péripéties sur ton blog. Niveau boulot, déjà, ça va pas mal tanguer mais t’inquiète pas : dans Titanic, l’héroïne survit (oh le méchant spoil que je viens de faire, le film n’existe pas à ton époque !). Bref, tu te raccroches aux branches et à chaque fois, tu t’en sortiras comme une reine.

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Niveau sentimental, c’est pareil, c’est romanesque. Depuis tes 13 ans, tu en as embrassé des hommes et quelques femmes aussi (ne dis pas beurk, tu ne sais pas de quoi tu parles). Et tu as vu un certain nombre d’entre eux tout nus histoire de… Rappelle-moi, à 13 ans, tu sais ce que c’est le sexe ? Ah oui ! Ben voilà, ma fille, tu ne seras pas Belle au Bois Dormant qui ne connait qu’un seul prince mais plus. Tu seras plus…euh… Tiens, Amanda Woodward. Enfin en moins garce, carriériste, maigre et pour l’heure, tu n’as pas de draps imprimes
léopard. J’ai espoir que tu n’en aies jamais mais petite leçon de vie : ne jamais dire jamais. Par exemple, j’avais dit jamais d’iPhone et finalement… C’est pas que tu es devenue une croqueuse d’hommes à la Amanda. Déjà, la preuve, à 30 ans, tu ne t’es pas mariée une seule fois encore, Amanda devait déjà en être à 3 (dont un qu’elle a essayé de tuer). Non, c’est juste que tu te laisses porter par la vague, ce qui est très bien aussi. Déjà, vu que tu fais un peu l’effort de ne plus te planquer derrière de grand t-shirts informes, c’est de suite plus facile de choper du mâle. Je dis ça, je dis rien mais note. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, comme on dit, même si je ne vois pas bien l’intérêt d’attraper des mouches.

amanda-woodward

Sauf que par une logique mathématique, qui dit multiplicité d’hommes dit profils psychologiques différents (les uns par rapports aux autres, je veux dire, pas différents par rapport à une norme, je ne sors pas forcément qu’avec des inadaptés même si on peut débattre de l’état psychologique de certains, effectivement. Mais petite leçon de vie : certains cachent très bien leurs déséquilibres). Et forcément, tout ne rentre pas en adéquation avec toi, ton vécu ne te sert parfois à rien vu que Stéphane ne réagit pas comme Pierre et que les hommes ne sont pas livrés avec le mode d’emploi. Ce qui, entre nous soit dit, est un vrai calvaire. Parce que certains, tu saurais de suite sur quel bouton appuyer pour les garder (ou pour te rendre compte que ça va pas être possible), ce serait plus simple. Moins drôle mais plus simple. 

homme femme

Et puis ce qui est fascinant avec la vie, c’est qu’elle te taquine toujours un peu genre « mais où sont tes limites, petit scarabée. Ah, là, tu viens de les repousser un peu, t’as vu? ». Tu testes, tu découvres, les « jamais » de ta prime jeunesse sont limite ton quotidien de jeunesse tout court. Parce que finalement, tu te rends compte que les contes de fées n’existent pas (entre nous, tant mieux, tu mérites mieux que de transformer en mère pondeuse), qu’une histoire est avant tout une affaire de compromis, qu’il faut savoir dire oui mais
aussi non. Que parfois, tu te précipites dans des situations impossibles en te demandant à quelle drogue peuvent bien carburer les scénaristes de ta vie. Pour te dire, ces derniers temps, je suis persuadée que ceux qui écrivent ma vie ont taffé avant pour Des jours et des vies. De fait, j’attends la découverte d’un frère caché dans les prochains jours. Oui, un frère, comme tu le voulais, tu te souviens ? Non parce que ta meilleure amie du lycée, Cécile (oui, en 4e, tu l’apprécies sans plus mais tu verras), elle a 2 grands frères et tu trouves ça génial car qui dit grand frère dit potes du grand frère dit mecs potentiels. Je me demande si ça marche encore à 30 ans. Et si oui combien d’amis de mon nouveau frère j’aurais le droit d’essayer avant qu’il ne se dispute avec eux car ils pensent qu’ils vont tous pouvoir me sauter (alors que non, c’est moi qui choisis) ? Mais bon, les scénaristes drogués de ma vie vont m’arranger, ça, hein !

a-soap

Bref, tu auras noté que je ne rentre pas dans les détails et je te jure que ce que tu imagines du haut de 13 ans est sérieusement en deça de ma réalité. Ce qui n’est pas difficile vu qu’à 13 ans, on est franchement neuneu. Je ne t’en dirai pas trop pour ne pas déflorer le suspense mais je pense que si, là, je me décidais à écrire mes mémoires, y aurait de quoi dire. D’un autre côté, écrire ce que l’on a déjà vécu, je ne trouve pas ça très intéressant. C’est pas mon passé qui m’intéresse, c’est mon avenir. Bof, j’écrirai ça à 80 balais, quand je
serai célèbre et que ça intéressera éventuellement quelqu’un. Tiens, à propos de célèbre, faudra qu’on en reparle.

FAMOUS

Allez bisous, entraîne toi à rouler des pelles en attendant. Même si rassure-toi, à 30 ans, tu assures grave sur ce point, paraît-il. 

Ton toi de dans 16 ou 17 ans (rah!)

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Comment je me suis faite attraper par Avatar

Ce week-end, mes parents sont dans la capitale et au vu du magnifique soleil qui nous fait l’honneur de sa présence, nous sommes allés au cinéma. Il faut préciser que la seule qui va au cinéma plus d’une fois par an, c’est Alice avec son Anthony vu qu’ils ont des tarifs hyper préférentiels, pompier oblige.  Je n’étais pas allée au cinéma avec mes parents depuis le visionnage du film Les visiteurs (premier du nom). A l’époque où Clavier ne me faisait pas furieusement penser à Sarkozy vu qu’à l’époque, Sarkozy, on ne savait pas trop qui c’était. Une autre vie, en somme.

christian clavier et nicolas sarkozy

Nous voici donc au cinéma, on arrive à trouver les 5 dernières places côte à côte, quasi devant. En arrivant dans la salle, je me fous intérieurement de la gueule d’une nana qui a des lunettes de soleil sur la tête mais je découvre ensuite que ce sont les lunettes 3d. Moi, de la 3d, j’en ai plus vu depuis 1992 au Futuroscope et les lunettes ne ressemblaient pas à ça. Bref, des gens se prennent en photo dans la salle avec leurs lunettes. Je repense à l’article de Keira : il y aura un avant et un après. Sans doute même si Avatar n’est pas le premier film 3D à passer au cinéma.

 la-haut.jpg

Etant de relative bonne humeur, je n’avais pas envie de ne pas aimer pour ne pas aimer. J’avais un peu peur de l’aspect neuneu de l’histoire, je n’aime pas les histoires d’amour linéaires ou presque mais j’avais décidé d’en faire abstraction. Car je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais j’ai une fascination pour les univers virtuels, la 3D animée, ces paysages oniriques… A une époque, j’avais même ambitionné d’apprendre (seule évidemment, moi warrior, moi pas peur) à utiliser 3d studio max, j’ai plein de livres dans ma bibliothèque sur le sujet. Après m’être procuré le logiciel, je l’ai installé, j’ai crée un petit cochon (enfin, il était petit cochon que d’un angle de vue. Si on le tournait, il devenait un étrange amas de formes) et je ne m’en suis plus jamais resservi. Dans ma prochaine vie, je maîtriserai la 3d (ou je serai fleuriste).

 3dstudiomax.png

Donc ma passion certaine pour ce genre de création artistique ne pouvait qu’être un gros point positif. Et ce le fut. J’ai été emballée par les décors, par l’univers de Pandora. Je n’aurais pas eu quelques soucis de digestion grâce à un tartare du pêcheur particulièrement chargé en échalotes, je crois que j’en serais restée bouche bée. L’effet 3d nous projette dans cet univers. Oui, je me suis faite attraper par l’histoire même s’il était facile d’en deviner la suite et la fin. Même si le personnage du méchant général m’a gonflée dans sa caricature « ouais, bonne journée, j’ai tué plein de Na-vis, rentrons à la base bouffer un bon steack ! » et surtout à la fin, quand il survit à 150 trucs et qu’il ne crève jamais. Ca m’a aussi légèrement fatiguée de voir Michelle Rodriguez dans son propre rôle, la GI-Jane un poil virile. Cette fille peut-elle jouer un autre rôle ? J’ai la sensation que non.

 michelle-rodriguez-avatar.jpg

Bref, même si j’ai légèrement grincé les dents sur ça, pour le reste, j’ai été à fond. Lors de la bataille finale, j’avais même un peu envie de pleurer (signe indéniable que j’ai déjà besoin de vacances et que je n’en ai plus). Et des fois, ça fait un peu de bien d’être juste prise dans une histoire, alors même qu’on en voit les grosses ficelles, alors même qu’on sait ce qu’il va se passer et qu’on pense parfois à Titanic quand on voit la construction du film. Sans doute qu’hier, j’étais dans le bon contexte. Et surtout, je me dis qu’on assistait là à la naissance d’un nouveau genre. Sans doute que dans quelques années, quand le genre sera établi, on rigolera un peu des effets scéniques un peu trop abondants, des perspectives à la japonaise (détail au premier plan pour créer la profondeur de champ) mais faut bien que quelqu’un se lance.

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En tout cas, chapeau Cameron. En attendant, je vais consulter des catalogues de vacances, ça va me détendre.

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Ch…ch…ch…ch…Changes !

Par Keira

 Tout d’abord : Bonne année !

Voilà, ça c’est fait.

Ensuite. Je disais hier à Nina que j’allais faire un petit article mignon en partie sur le réveillon et la famille mais comme tout le monde le fait… bah non.

Donc pour changer un peu j’ai décidé de revenir à ce que je faisais avant. Une critique ciné.

Bon, là j’ai été inspirée par Nina et sa critique d’Indiana Jones. Mon cerveau étant au point mort jusqu’à demain (la rentrée des classes, youpi !) je m’autorise une critique pas très constructive visant seulement à avoir des réponses de gens intelligents. Oui, je suppose que mes lecteurs sont intelligents.

Vous me l’avez prouvé un certain nombre de fois, donc je veux en avoir la certitude absolue.

Je vais vous parler du film… *roulements de tambours*… Avatar !

Et tout ça avec trois semaines de retard sur tout le monde.

Parce que j’aime ça.

J’aime bien James Cameron, autant vous le dire tout de suite. Pas toujours pour les raisons que tout le monde penserait évidentes. Je ne suis par exemple, pas une fan de ses personnages qui sont toujours très… stéréotypés. Ni de ses dialogues. Qui sont souvent assez creux. Je ne suis pas non plus une fan de ses élans sentimentaux. En fait ce que j’aime profondément chez Cameron c’est sa capacité à titiller mon imaginaire. A me faire rêver.

Il avait réussi à me faire rêver avec Abyss et Titanic (ouais, quand même, une croisière comme ça… c’est pas mal, non?) et là il vient de m’achever avec Avatar.

Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu c’est un mix entre Pocahontas et un film bourrin à la Schwarzy avec un méchant ayant le niveau intellectuel d’une huître et des grosses cicatrices. MAIS ! On s’en fout.

Pourquoi ? Parce que bordel… c’est d’une beauté ! Et en plus le monsieur Cameron, il ne fait pas que s’amuser avec un univers dingue, il le sublime avec la 3D.

Je ne sais pas si comme moi, vous en aviez marre de cet abus des effets 3D dans les animations qui finissaient par vous coller une migraine atroce… si c’est le cas, Avatar va vour réconcilier avec la 3D.

Parce que même si elle est très souvent présente, contrairement à d’habitude, ce n’est pas pour qu’on ait l’impression de se faire bouffer par tout ce qui bouge, mais simplement là pour apporter une profondeur de champs hyper réaliste, créer une ambiance avec des insectes qui volent autour de nous. Nous plonger finalement, dans cet univers magnifique de la planète Pandora.

L’autre bonus du film en plus de cet univers dingue c’est le soin apporté à la création d’une mythologie, d’une culture complète de ce peuple Naavis (vous savez, les schtroumpfs-félins). Mister Cameron a prit le soin de demander à un super prof d’université de créer tout un langage et tout le tralala pour que ce peuple soit crédible. De même, on sent l’intervention d’ethnologues dans le soin apporté aux rituels montrés, que ce soit les rites chamaniques, la communion avec la nature, le respect de la nature. Tout ceci n’est pas sans rappeler certaines des tribus qu’on peut croiser dans nos documentaires.

Donc voilà, même si le scenario n’est pas vraiment à la hauteur, on s’en prend plein la figure visuellement. Surtout en 3D d’ailleurs.

C’est un film qui nous dit clairement « Il y aura un avant et un après Avatar », un peu à la façon de Tron à son époque. C’est aussi un film qui nous emmène dans un autre univers cool, qui nous rappelle que nous aussi, à une époque éloignée, nous étions un peu ces Naavis. C’est un film écolo à fond. Un film humaniste à fond.

Bref, c’est plein de bonne intentions et alors que ça dure près de 3h, on ne s’ennuie pas une seule seconde.

Comme quoi. James Cameron. Est. Super. Fort.

Ouais !

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C’est bien de retenir la leçon… Mais pas à ce point !

Je voulais vous parler de mon week-end car j’en étais satisfaite, l’heure de plus m’a permis de faire foule de choses (je suis allée jusqu’à ranger sous mon lit, vous savez, ce lieu un peu légendaire qui sert de cimetière aux chaussettes…) mais finalement, je vais m’abstenir parce qu’on est déjà mercredi et qu’on est limite plus près du prochain week-end que du précédent. Alors on va parler couple et rupture. Et rémission. Enfin, on va parler amour quoi.


Il était une fois un garçon que nous nommerons Romain. Pendant quasi une demi décennie (5 ans quoi), Romain fut en couple avec Charlotte mais comme il arrive parfois, peut-être même souvent, ils finirent par se séparer. Charlotte m’expliqua qu’elle ne supportait plus son manque de concession, le fait qu’il ne veuille jamais sortir, qu’elle devait se battre pour le faire bouger… Bref, Charlotte et Romain se séparèrent.

Puis Romain rencontra Sandy et se dépêcha de se mettre en couple avec elle, l’amour n’attend pas, paraît-il. On peut aussi penser qu’il ne se supporte pas célibataire et s’est agrippé à cette fille comme Rose à son bout de bois lors du naufrage du Titanic. Référence ! Mais Romain n’étant pas idiot, il a noté que les femmes n’aimaient pas les hommes un peu mous qui  ne veulent pas sortir donc il se plie à la volonté de Sandy. Une sortie par ci, par là, et jamais il ne dit non. Charlotte est certes chafouine de voir que l’autre a réussi en 15 jours ce qu’elle n’a pas réussi en moult années. Ca m’avait fait un peu la même chose avec Guillaume 1er, j’ai lutté pendant quasi 5 ans pour qu’il
balance ses slibards sloggi gris (il devait en avoir une vingtaine) et ses pulls camionneurs 15 ans d’âge et ses chaussettes de tennis. Mais il avait des qualités aussi, faut pas croire, hein.
Deux ou trois mois après la rupture, il sort avec une jeune femme qui le relooke des pieds à la tête.  Alors évidemment, question : sommes-nous à ce point nulles ? Non, c’est le cas typique du « j’ai échoué, je change de vie, je prends le total contrepied de ce que j’étais ».

C’est bien de retenir les leçons de ses échecs passés, je ne dis pas. Seulement, j’ai toujours du mal à croire qu’on peut réellement changer du tout au tout. Sortons le bon vieil adage : « chassez le naturel, il revient au galop ». Qui d’entre nous n’a pas plusieurs fois dans sa vie pris la résolution de changer sur tel ou tel point et échoué plus ou moins lamentablement. Moi, par exemple, ça doit faire 10 ans que j’essaie désespérément de me lever plus tôt et j’ai beau faire, j’ai beau être motivée le soir en me couchant, quand le réveil sonne une demi-heure plus tôt, je grommelle, le fracasse et me rendors. Et le pire, c’est que je ne renonce toujours pas. Un jour, je me lèverai tôt pour pouvoir faire quelque chose le matin avant le boulot. Quelque chose d’autre que de me traîner sous la douche, me laver (tant qu’à faire couler l’eau, que ça serve), m’étaler mes crèmes partout, m’habiller, me maquiller et partir. Quelque chose d’utile, quoi.

De toute façon, il n’y a qu’une façon d’intégrer un réel changement, c’est d’y aller piano. Romain, en changeant du tout au tout, risque d’aller dans le mur. Parce que c’est trop brutal et que ça ne tiendra pas. Un peu comme quand on commence un régime radical et qu’on craque au bout de quelques jours pour se jeter sur la première chose hyper calorique qui passe  à notre portée.

Alors quoi ? C’est ça le message ? On ne peut pas changer ? Et bien non, je ne le pense pas. Enfin, si, mais petit à petit, on ne peut pas devenir un autre en quelques jours, c’est juste une question de logique. Et puis mieux que le changement, je vous propose : l’adaptabilité et le compromis . Ne pas toujours dire oui ou toujours dire non, faites des concessions mais gardez vos cojones dans le slip plutôt que de les offrir en cadeau à votre nouvelle copine pour qu’elle s’en fasse des boucles d’oreille.

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