Choisir un prénom pour ses héros

En tant que nullipare, je n’ai jamais eu à choisir un prénom pour un autre être humain. J’en ai trouvé un pour mon chat, grosse responsabilité, déjà, et il m’arrive d’en donner de façon autoritaire aux gens dans ma tête du type « lui, il a une tête à s’appeler Guillaume, elle Tamara… ». Ce qui est un peu lourd car parfois, je suis amenée à travailler avec ces gens et je n’arrive plus à savoir s’ils s’appellent vraiment Guillaume ou Tamara ou si c’est moi qui ai décrété ça. Gênant.

Badge prénom

Alors que bon,on aurait des badges prénoms, ce serait plus simple… (lien de la boutique en cliquant sur l’image)

J’ai donc décidé d’écrire une fiction basée sur les fantasmes autour de Melania Trump mais pour commencer, je dois lui trouver un nouveau nom. A Donald aussi accessoirement (Mickey, ça passe ou j’abuse ? Quoi que non, ça va trop me rappeler le roman horribilus…). Pour choisir un prénom de héros ou héroïne, nous avons plusieurs façon de procéder. Je pourrais par exemple regarder what milliards de photos de Melania et faire ma bonne vieille technique du « elle a une tête de Veronica ». Par exemple. Je pourrais également prendre un dictionnaire des prénoms et faire défiler les pages. Flora ? Non, pas assez First Lady (même si j’aime bien). Svetlana ? Non, ça fait trop prénom typique des meufs de l’est, on n’est pas dans Premiers baisers non plus…

Svetlana Premiers Baisers

Je pourrais également donner du sens à ce prénom. Pour Ofelia, c’était clairement le côté dramatique du prénom qui m’avait séduite. Et j’aime bien la sonorité. Pour Oceany… J’aimais juste bien la sonorité de ce mot et la sensation d’évasion qui en émane (et ça fait plus prénom que Polynésie, par exemple). Et il semble que j’ai une petite passion pour les prénoms en O. Par exemple, dans la liste des prénoms de notre future progéniture qui ne verra sans doute jamais le jour, y a un petit paquet de prénoms en O… bref, je pourrais ouvrir le Grand livre d’histoire des femmes de pouvoir (qui n’existe pas à ma connaissance mais il faudrait y songer…)(tiens, une nouvelle idée projet) et l’appeler Victoria, Catherine (Katy ou Cathie), Alienor, Cleo ou Olympe (encore un prénom en O)… Ou encore me la jouer pas super subtile et prendre un prénom proche genre Martina. Ou Mélanie, la first lady pourrait être française après tout. Mais les Mélanie que je connais sont toutes si douces, ça colle pas.

Mélanie Laurent

Quoi que, quoi que… Elle serait pas mal en ma Melania, elle

Ici, je n’ai pas trop le souci de trouver un prénom « local » : ma Melania, je peux la faire venir d’où je veux. Ce n’était pas le cas dans le roman de Maja que je situais en Suède ou Ofelia en Italie. Encore, l’Italie, ça va, j’en connais quelques un des Italiens mais la Suède… non parce que dans un souci de réalisme, je voulais éviter de prendre des prénoms désuets. Non parce qu’imaginez un roman se passant en France écrit par un auteur étranger qui nous narre les aventures de Eudes et Cunegonde… Comment dire… du coup, j’ai ma technique ! Au début, je cherchais les participants de The Voice ou Big brother mais je galérais à trouver le nom des participants et surtout, c’est pas tellement une garantie de tomber sur des prénoms typiques de la jeunesse, quand je vois les prénoms de nos candidats français. Alors je puise dans le cinéma. Je consulte les synopsis et les fiches casting et quand je croise plusieurs fois le même prénom, je prends. Et les noms de famille ? Je prends celui d’un ministre ou d’un journaliste dans le canard local.

Shanelle

Genre avec ma technique de candidats de téléréalité, j’aurais pu appeler un personnage Shanelle (alors qu’elle s’appelle Julie)

Mais souvent, le choix est au coup de cœur, un prénom qui me plaît bien vu que je vais l’écrire des centaines de fois. Je dois en aimer la sonorité, avoir comme un sentiment positif en entendant ce prénom.

Choisir un prénom

Du coup, pour Melania, j’hésite : Martina, Cleo, Cathy (ou Katy ?), Olympe ou Victoria. Si vous avez un avis…

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Va falloir que je dézingue ma charge mentale

A l’heure où vous lisez cet article, je serai peut-être encore en congés à faire des bulles chez mes parents. Ces vacances, je les ai voulues, je les ai désirées, je les ai attendues parce que depuis que je suis rentrée du Japon, je souffre. De 9h à 19h, à peu près. Et j’ai réalisé : ma charge mentale explose.

Charge mentale, quand le travail tue

Depuis mon retour du Japon, tout est “meeh”. Je suis fatiguée de tout et motivée par rien. Je n’ai pas entamé la relecture du roman de Maja, j’ai calé sur Ofelia, j’ai quasi pas écrit une ligne de fiction depuis la fin octobre. Je voulais m’inscrire à la batucada, je ne l’ai pas fait, je voulais adhérer à une association qui travaille avec les tout petits, je ne l’ai pas fait, je voulais m’inscrire au monopalme dans mon ancien club de plongée, je ne l’ai pas fait . Je ne vais plus au yoga depuis un mois, j’ai troqué mon heure de lecture dans le métro par une heure de candy crush. Je me traîne, je soupire, je dors, aussi. Pour chaque pas en avant, je dois me faire violence. Alors oui, c’est vrai que les mois de novembre et surtout décembre sont ceux qui ne me réussissent pas mais là, je suis empoisonnée… par ma charge mentale.

Déprime saisonnière

Mais c’est quoi la charge mentale, allez vous me demander. J’ai découvert ce terme chez Emma, artiste BD de talent qui l’évoquait chez les femmes qui enchaînent les doubles journées : le travail en journée, tout gérer à la maison le soir. Sauf qu’allons plus loin, c’est pas de ça dont je veux me plaindre, Victor m’ayant au contraire beaucoup aidée ses derniers mois, ne serait-ce que par sa présence. J’ai recroisé la charge mentale dans les Utopies réalistes de Rutger Bregman dont j’ai omis de vous parler, je vais réparer ça vite parce que ce livre est génial. Ici, Bregman l’évoquait par rapport aux personnes précaires, expliquant que le manque d’argent pouvait devenir une obsession qui empêche d’obtenir de bonnes performances. Pour preuve une expérience qui annonçait à des personnes qu’elles devaient payer une somme dérisoire pour une réparation puis leur faisait faire des équations simples : résultats satisfaisants. Mais dès que la somme des réparations s’élevait, la personne devenait stressée par le besoin de trouver l’argent et échouait car obnubilé par son problème matériel. Voilà, moi, j’en suis là mais remplacez “problème d’argent” par “problème de travail” et voilà.

Mon travail me tue, enquête sur le burn out

Tiens, faut que je me l’achète celui-là

Je n’avais pas réalisé jusqu’à ce samedi 16 au matin où je devais tracter avec des camarades et où j’ai débarqué à l’arrache. Et là, j’ai senti la colère monter en moi. La bonne colère, celle qui me sauve les miches à chaque fois. Ca suffit. Ma vie vaut mieux que ça. Alors on fait quoi ? Dire stop, c’est bien mais ça ne résout pas le problème. Je vais donc tout mettre en branle pour me sortir du guêpier dans lequel je me suis retrouvée, actionner les bons leviers, frapper aux bonnes portes. Me souvenir que je suis forte, me souvenir que la vie, c’est pas mon taf, réinvestir mes projets, me battre pour reprendre le dessus car faudrait pas oublier que j’ai des armes. Le début 2018 va être intense. Mais il faudra en passer par là pour se débarrasser de cette foutue charge mentale.

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Sense8 : ôde funéraire

J’avais prévu de vous parler de cette série aujourd’hui depuis quelques semaines, après avoir fini la saison 2, en fait, mais du coup, c’est d’autant plus d’actualité que Netflix a décidé d’annuler la série, ce qui fait que je vais résilier mon abonnement. Parce que j’aimais Sense8 et que j’ai envie de vous dire pourquoi. Pas pour vous convaincre (j’hésite à vous encourager à regarder du coup), juste pour le plaisir.

Sense8

De quoi ça parle pour ceux qui n’auraient pas vu : huit personnes dans le monde se retrouvent reliées entre elles à la mort d’une neuvième et vont apprendre à dompter leur “”sensibilité” pour s’aider les uns les autres à surmonter les différentes épreuves de la vie. Parce qu’outre leur vie compliquée (on a dans le lot un gangster à la petite semaine et une prisonnière coréenne), ils doivent faire face à une organisation secrète qui veut leur peau. Alors je sais : pouvoirs spécifiques, organisation secrète, ça fait carrément John Doe (qui était cool aussi comme série et pas juste parce qu’on voyait le cul de Dominic Purcell au générique), Le Caméléon, un peu Heroes, je crois, un peu les X-Men aussi, non ? Bref, on pète pas plus l’originalité que ça sur ce point.

Sense8 l'anniversaire

Alors pourquoi c’est cool ? Pour plusieurs raisons.

L’interaction entre les personnages

Alors qu’au début, les huit se croisent sans trop comprendre ce qu’il se passe, ils développent peu à peu leur pouvoir et se substituent les uns aux autres pour s’apporter leurs compétences et s’aider. Will, Wolfgang et Sun interviennent quand y a de la bagarre, Lito quand il s’agit de jouer la comédie, Capheus de conduire, Kala pour la chimie et la médecine, Nomi pour tout ce qui est piratage informatique et Riley… bon, elle, ok, j’avoue qu’elle m’intéresse moyen, elle est avant tout le love interest de Will et les scènes où elle mixe (elle est DJ) sont les pires moments de musique de la série. Particulièrement le remix pourri de What’s up des 4 non Blondes qui m’a fait saigner des oreilles. Alors que j’ai quand même du Riri sur ma playlist Spotify donc ça vous situe mon niveau. Bref, plus on avance dans la série, plus les interactions sont fluides et naturelles.

Sense8, le cluster derrière Wolfgang

La photographie

Beaucoup reprochent son rythme à la série et je comprends, on a pas mal de passages contemplatifs qui ne font pas avancer la série… mais bordel, c’est beau. La photographie est hyper travaillée, il y a vraiment des plans inspirés et magnifiques, des plans de pure poésie. Mes moments préférés : la scène où ils nagent tous avec Kala en Méditerranée et la scène de baise dans la piscine, entre bleu et rouge (je dirai pas qui est impliqué pour pas spoiler).

Sense8, le cluster autour de Sun

Les scènes de sexe

Alors les scènes de sexe dans les séries, ça peut vite me gonfler, surtout si je sens le côté hyper gratuit du truc, coucou HBO pour pas mal de tes oeuvres ou encore le navrant Spartacus où il devait y avoir plus de scènes de cul que de scènes de combat. C’est toujours super touchy le cul dans les fictions parce que mal dosé, mal écrit ou réalisé, trop gratuit, ça agace direct le récepteur de ton oeuvre. Ici, du fait de la connexion entre les personnages, une gentille partie de jambe en l’air se transforme rapidement en orgie… mais je les trouve assez belles, en fait. Surtout la scène de sexe citée dans le paragraphe ci-dessus. Dans l’épisode de Noël, l’ultime orgie est assez bien faite… et en totale mixité. Finalement, la seule scène de sexe qui m’a un peu saoulée, c’est la toute première entre Nomi et Aminata que je trouvais un peu gratuite, un peu “hé, on vous met direct deux meufs qui baisent à grand coup de gode ceinture, ahah” mais tu comprends vite que ce n’est pas si gratuit que ça.

Sense 8, orgie de Noël

Les couples gays et lesbiens

Parmi nos huit, nous avons un gay et une trans, tous les deux en couple. On a, de mon point de vue hétéro, toujours un léger souci de représentation des couples gays dans les séries qui sont un peu trop traités comme tel. Dans Six feet under, par exemple, le couple Keith et David est intéressant mais tout tourne autour du fait qu’ils sont gays. Alors oui, avec la problématique de l’adoption par exemple, ou des relations libres (bah oui, les gays, ils forniquent tout le temps avec n’importe qui, tu sais bien… Et pus HBO, faut du cul, du cul, du cul), je veux bien admettre sans soucis que ça touche certains couples homos, pas de soucis. Mais leur relation ne peut pas tourner qu’autour de ça. Dans Sense 8, l’homosexualité de Lito et la transexualité de Nomi (jouée par une actrice trans) sont des ressorts importants de l’histoire mais leurs personnages n’ont pas que ça comme histoire, on a aussi des scènes où ils sont avec leur partenaire et ils se comportent comme n’importe quel couple, avec tendresse et amour sans que leur identité sexuelle n’arrive sur le tapis. Et ça, rien que ça, ça mériterait qu’on jette un oeil à la série.

Sense8 Nomi et Amanita

En fait, j’ai la sensation que les Wachowski réussissaient avec Sense8 ce qu’ils ont échoué avec Cloud Atlas : raconter une histoire par delà l’espace (dans Cloud Atlas le temps) avec des liens particuliers entre les gens. Et je suis dévastée qu’il n’y ait pas de saison 3… Pas tellement pour l’histoire contre l’organisation secrète parce que ça, en fait, je m’en fous, mais plus pour leurs histoires individuelles, les voir grandir avec leur pouvoir, les voir s’épanouir avec ça. Mais je ne désespère pas, ils trouveront bien un moyen de nous faire une fin.

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Am Stram Gram, ce thriller que tu ne reposes pas

Saison des ponts oblige, je voulais vous filer quelques joyeux conseils de lecture car j’ai quelques petits titres dans ma besace. Et en premier lieu : Am Stram Gram de M.J. Arlidge. En premier lieu parce que je l’ai vraiment bien aimé, que je ne l’ai pas lâché avant la fin et que j’avais pas trouvé le coupable en milieu d’histoire.

Am Stram Gram de M.J. Arlidge

L’histoire : l’inspectrice Helen Grace se retrouve en prise avec une serial killer qui kidnappe deux personnes et les enferme avec une arme entre elles : pour survivre, il faut tuer l’autre. Alors que les morts s’accumulent, Helen commence à comprendre que les victimes ne sont pas choisies au hasard…

Serial killer

Alors pourquoi j’ai aimé. En un, l’héroïne. J’en avais déjà parlé pour Disparue de Lisa Gardner mais je confirme : les héroïnes peuvent être certes bad ass (Helen fait de la moto, est assez dominatrice, adore se faire fouetter et ceci n’est pas une métaphore) mais elles ont des failles. Elles ne sont pas omniscientes, elles peuvent se planter. Quand on connaît mon aversion pour les héros qui savent tout, réussissent tout, même l’impossible, forcément, j’apprécie. Surtout que pour une fois qu’un mec écrit un polar sans se donner le rôle du super héros

Costume de super héros

Autre point appréciable : l’écriture des personnages. Franchement, à froid, c’est une vraie galerie de clichés : la cheffe de police froide et dure, son second tombé dans l’alcoolisme suite à un divorce difficile, l’autre fliquette pimpante qui a un grand coeur sous sa poitrine volumineuse, la journaliste arriviste… Sérieusement, vu comme ça, tu as l’impression que tu vas lire le scénar des fictions de l’après-midi sur TF1 ou M6 (si ça existe toujours…) mais M. J. Alridge s’en sort franchement bien avec ce matériel de base. Oui, parfois, c’est un peu facile mais ce n’est pas agaçant.

La menteuse, téléfilm

Mais surtout, le principe même du roman est cool. Les victimes sont choisies par paire, on commence par un jeune couple par exemple (je vous dis pas les autres). Imaginez que vous ête enfermés avec celui ou celle que vous aimez sans possibilité de vous échapper, sans eau ni nourriture et que la seule façon de survivre, c’est de tuer l’autre. Il n’y a qu’une balle dans le revolver donc un seul mourra. Le génie du truc, justement, c’est qu’Alridge s’offre des scènes de tergiversation, de marchandage avec soi-même : tuer l’autre ou non ? Et je crois que ce sont les meilleurs passages de tout le livre.

Negan Am Stram Gram

Un autre Am Stram Gram bien flippant

Donc pour votre prochaine escapade, vous l’achetez ou vous vous le faites prêter, il est sorti en poche. Par contre, attention, il est un petit peu prenant.

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Pourquoi se lever le matin ?

Ceci n’est pas un article sur la dépression. Au contraire, j’ai une bonne pêche cette semaine malgré le froid et cette sensation de nuit sans fin. En fait, cet article aurait été parfait pour mon blog Nina feels good mais vu que je l’ai toujours pas créé… Donc c’est ici même que nous allons nous poser la question : pourquoi se lever le matin ?

pourquoi se lever le matin

Un début d’année, c’est une motivation, un nouvel élan. On laisse les échecs de l’année passée derrière nous, on se promet d’essayer de faire mieux. Et si vous me lisez depuis quelques années, vous savez à quel point j’aime ces dates symboliques (nouvel An, mon anniversaire, la rentrée), que j’adore faire des voeux pieux pour une vie meilleure… même si mon taux de réussite de mise en application est dramatiquement bas. Mais je ne renonce pas (sinon, là, je serais en dépression, les lendemains qui chantent sont mon moteur) et de temps en temps, je me pique à lire quelques ouvrages de développement personnel. C’est ainsi que suite aux conseils de ma bonne amie Amy, je me suis penchée sur “The morning miracle” de Hal Elrod dont je vous reparlerai sans doute en détail. Parmi les tas de choses évoquées dans le bouquin, cette question “c’est quoi qui vous fait lever le matin ?”. Ah ben, oui, tiens, c’est quoi.

Réveil difficile

Je ne suis pas du matin. Je pratique ardemment le snoozing (moins depuis que je vis avec Victor, cet homme est merveilleux), j’ai jamais trop envie de quitter la couette, surtout en ce moment. Mais ce n’est pas une vérité générale et immuable, il peut m’arriver de me lever sans trembler très tôt si j’ai une carotte : je peux me lever à 6h pour prendre un train, un avion, ou shooter un sublime lever de soleil aux Philippines. Je peux me lever dès potron-minet parce que j’ai décidé de réaménager mon appart et que j’ai pas envie d’attendre une minute de plus. J’ai même pu me lever tôt pour préparer un concours de journalisme… certes aidée par l’horrible accordéoniste qui squattait le carrefour juste en bas de chez moi et qui attaquait dès 7h30. Idem quand je faisais mon stage dans un journal local où je me levais fraîche et dispose à 7h30, la fleur au fusil. Donc oui, la motivation, ça joue. Et il me semble un peu difficile d’être à fond tout le temps. Mon boulot me plaît mais y a des jours, bof. Pire, comme je disais à Victor récemment, “c’est pas que j’ai pas envie de travailler, c’est juste que j’ai pas envie d’aller travailler”.

s'habiller pour le froid

Bon, par contre, la fourrure, c’est nul…

Alors j’ai réfléchi. C’est pas le quotidien et la routine qui va me donner envie de chanter dès le matin, je dois trouver ce que j’aime, ce qui me fait lever d’un bond, le sourire aux lèvres… Comme cette semaine, tiens. Et que fais-je cette semaine ? J’apprends, j’expérimente. Oui, je suis actuellement en formation et je me régale. Tiens et qu’est-ce que j’aime dans mon travail au quotidien ? Quand j’apprends des trucs ou que je teste quelque chose Et c’est ça un peu la magie de mon poste de… nom pas encore trouvé mais en gros, j’analyse de la data pour en tirer des histoires et j’apprends toujours des trucs, c’est hyper intéressant. Oui, en fait, c’est ça mon moteur : apprendre, découvrir, expérimenter, m’enrichir. J’aime voyager parce que j’aime accumuler des images sur ma destination, apprendre des nouveaux us et coutumes, me remplir de la petite anecdote sur tel lieu, remarquer les habitudes, goûter, sentir… J’aime lire parce que même dans la fiction la plus niaise,il y a quelque chose à trouver. Par exemple, j’ai découvert le violent placement de produits dans les fictions romantico-perverses de type After… Bah oui, la meuf qui passe sa vie à dire que les fringues Karl Marc John, c’est trop de la balle, je croyais que c’était une métaphore pour des marques types Zara mais NON, ça existe. Ah oui, l’apprentissage, c’est pas toujours pour un truc cool mais du coup, je sais que ça existe.

Boutique Karl Marc John

C’est un peu comme si la vie était une immense collection de perles de rocailles que je recueille précieusement pour m’en faire des colliers. Je tisse mon savoir de ces petits riens que je raconte ensuite quand l’occasion se présente. Sans pédance (j’espère), juste pour le plaisir de partager. En septembre, par exemple, quand notre stagiaire est parti, elle a mis à propos de moi sur son mail de départ “merci pour toutes tes petites histoires et anecdotes pendant les pauses”. Ca m’a fait la journée, vraiment, j’étais super touchée. Parce que bon, avoir du savoir, c’est bien mais faut le partager (et savoir le recevoir aussi).

broche chat en perle miyuki

Petite photo piquée à ma copine Nelly (qui doit m’apprendre à faire ça d’ailleurs), clic sur la photo pour aller voir l’article (pattern inclus)

Du coup, j’entrevois une nouvelle vie. Je veux changer des choses et laisser plus de place à l’apprentissage, que ce soit de la culture gé, du bidouillage informatique, du loisir créatif… Parce que ça fait partie de mon fameux voyage intérieur dont je parlais dans mes résolutions mais surtout, on ne sait jamais de quoi demain est fait. Et si ma carrière m’a bien appris un truc, c’est qu’on ne sait pas quel savoir ou compétence va t’ouvrir des portes.

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Totalement inédit, jamais écrit avant !

Devant mon clavier, mes doigts virevoltent et tapent en cadence sur des lettres, tissant avec rapidité une histoire folle, une histoire née de mon imagination, un récit totalement inédit. Sauf que… en es-tu bien sûre ? Parce que finalement, l’histoire que l’on écrit n’est-elle pas la somme de nos inspirations ?

Plafonnier avec beaucoup d'ampoule dont une allumée totalement inédit

J’ai déjà raconté comment l’inspiration venait me rendre soudain visite par des rêves ou un idée fugace et que tout à coup, j’avais un réel besoin d’écrire. Je tape, je tape, je tape, je ne suis plus qu’excitation, les idées se lient les unes aux autres avec une facilité déconcertante quand soudain… attends… relis ça pour voir… Ah super, je suis juste en train de réécrire une histoire vue/lue/entendue. A la poubelle, on connaît déjà. A la poubelle ? Pas si sûr, attends.

poubelle de bureau corbeille à papier design noire

Elle me plaît bien cette poubelle au passage

Faisons un tour du côté du cinéma. Combien de remakes sortent par an ? Je n’aime pas beaucoup les remakes, essentiellement parce que je les trouve assez feignants : on prend un truc qui a bien marché, on refait pareil et on te remet ça au cinéma avec quelques acteurs qui font vendre. Marche aussi avec les suites/reboots dont j’ai déjà parlé. Cependant, tout n’est pas à jeter, je pense que certains remakes sont aussi bons voire meilleurs que les originaux. J’avoue ressentir une grande curiosité pour le Blade Runner de Dennis Villeneuve et si je réfléchissais un peu, je suis sûre que je vous sortirais quelques remakes bien meilleurs que les originaux mais là de suite, j’ai un peu la flemme.

Jeff Goldblum nu dans La Mouche

J’avoue ne pas avoir vu la version originale mais je me suis dit que mettre Jeff Goldblum nu, ça fait plaisir

Alors pourquoi ne pas réécrire l’histoire ? Pas 100% la même évidemment, mais il arrive parfois qu’en regardant/lisant une fiction, je brûle du désir de réécrire à ma façon. J’en avais parlé pour Lost par exemple : déçue par la fin, je voulus écrire ma propre version, trouvant le matériel super intéressant (mais évidemment, je ne l’ai pas fait). Plus jeune, j’avais également l’ambition de réécrire Final Fantasy VII, dans le but de sauver Aeris, on va pas se mentir. D’ailleurs, même si je n’en lis pas, je trouve très positif l’élan des fanfics en tout genre, essentiellement parce qu’ils amènent un public, souvent jeune, à s’exprimer à travers les mots. Même si le peu qui parvient jusqu’à moi semble déborder d’un érotisme pas toujours subtil (connaissez-vous la fan fic avec la fille qui s’imagine être la demi soeur de Justin Bieber et qui passe son temps à se faire saillir par ce dernier ?) mais après tout, chacun ses catalyseurs à fantasme, moi-même…

Final Fantasy VII version Playstation vs version PS4 Clad

Final Fantasy VII qui existe en version remake pour PS4 (il est sorti ?) et que je vais finir par acheter, comme une grosse victime du marketing que je suis

Finalement, si on assumait nos inspirations ? L’aventure humaine ne propose pas tant de variété que ça : on s’aime ou on se hait, on découvre, on explore, on se bat… Je schématise mais est-ce réellement possible de créer quelque chose de 100% inédit, finalement ? On a tous forcément des influences. Je parlais y a quelques temps d’un roman écrit y a bien 12 ans (plof) qui était directement inspiré d’Angel Sanctuary de Yuki Kaori (que j’ai en même temps super envie de relire mais peur aussi comme pas mal de choses dont j’ai un bon souvenir), autant assumer ses influences. Clairement, pour Technopolis, y avait cette idée de cité bulle déjà présente dans Globalia de Jean-Christophe Ruffin, il y avait la fin qui reprenait l’image que j’imaginais en lisant la fin de Farenheit 451… Nos écrits ne sont-ils que la somme de nos influences ? Pourquoi pas. Après tout, prenons ce sujet qui nous tient tant à coeur et écrivons ce qu’on a envie de raconter, même si c’est un sujet ultra galvaudé, même s’il n’y aura rien de révolutionnaire. Du moment qu’on arrive à prendre le lecteur par la main pour lui raconter une belle histoire, le pari sera réussi.

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Ecrire pour soi ou écrire pour vendre

Samedi soir, nous sommes posés sur le canapé, un petit verre de whisky sur la table, mes doigts faisant virevolter des aiguilles pour tricoter un snood pour le fils d’une collègue. Après avoir maté un épisode de Daredevil parce qu’on est furieusement à la bourre, on va traînasser sur Youtube pour mater quelques vidéos dont ce Séance infuse de Baf qui sort cette petite phrase sur Fifty Shades of grey “cette fanfic de Twilight avec juste du cul en plus vendu à des millions alors que ma compagne n’arrive pas à faire éditer son roman fantasy”. Hop, je bloque et je pars en réflexion : faut-il écrire pour soi ou écrire pour vendre ?

couverture du roman fifty shades of grey de E.L James en librairie - écrire pour vendre

Comme je l’ai dit tantôt, j’ai décidé de vivre l’aventure éditoriale et pour le moment, je planche sur un seul sujet, l’histoire de Maja de Suède et les activistes écolo (Maja et les activistes, votre nouvelle sitcom !). Grâce à ma technique d’écrire dans le métro, j’avoue que j’avance bien et c’est super de retrouver le plaisir d’écrire. Là, j’en suis à 13 pages word retapées mais sachant que je suis très à la bourre niveau recopiage, je dois en être au double. Sachant qu’un manuscrit correct doit faire 75 pages word en moyenne, j’ai dépassé le tiers et je ne me lasse pas ! Bref, j’écris donc mon histoire de Maja, délaissant, je l’admets, mes autres projets parce que j’ai pas le temps, surtout ces derniers temps où j’ai vraiment eu énormément de travail (là, de suite, j’écris cet article un dimanche, mon premier week-end depuis un mois où je ne bosse pas). Et puis parce que je crois que les échecs de mes précédentes tentatives ont été dû, justement, à cette grande dispersion. Bref, j’avance et quand j’aurai fini mon manuscrit et relu pour une ultime révision, je l’enverrai, très peu sûre de mon coup.

Pile de manuscrits prêts à être envoyé

Parce que moi, j’ai envie d’écrire cette histoire là mais les gens auront-ils envie de la lire ? Déjà, le fait même d’avoir choisi de dérouler l’action en Suède est-ce une erreur ? Je veux dire, imaginons que ce livre naisse, il serait distribué, à priori, en France et peut-être dans quelques pays ou régions francophones (je ne connais rien en politique de distribution de livres donc si je dis une grosse bêtise, n’hésitez pas à me corriger dans les comms). Est-ce que les personnes seraient intéressées par une histoire qui se passe en Suède, est-ce que ça casserait pas un peu l’identification ? Surtout que c’est écrit par une Française qui n’a jamais vécu là-bas (faudra que je fasse un article sur “pourquoi j’aime bien placer mes romans ailleurs”, tiens). Je n’en sais rien et…

vue de Stockholm, capitale de la Suède

En même temps, on va tous admettre sans trop de mal qu’il y a pire comme décor

En fait, je m’en fous un peu. La Suède est un choix cohérent au vu de leur politique nucléaire et de mon histoire, la Norvège aurait aussi été intéressante en changeant quelques trucs mais j’y suis jamais allée et ça me parle moins, tout simplement. Est-ce que l’activisme écologiste intéresse ? Très certainement non mais en même temps, c’est pas le coeur de l’histoire, j’aurais pu changer pour de l’activisme anti banque (d’ailleurs, maintenant que j’y pense, ce serait peut-être pas plus con…mais ça ferait très Mister Robot, du coup… Faut que je repense à ça, tiens…). En fait, le coeur de l’histoire, c’est vraiment “j’y vais, j’y vais pas, jusqu’où je vais, quelles sont mes motivations ?”. Mais peut-être que tout le monde s’en fout et que je pourrai mettre n’importe quelle cause au centre que ça ne fonctionnerait pas mieux.

Des activistes écologistes dénoncent la pollution au charbon en Allemagne

Ah tiens, j’aurais pu prendre l’Allemagne comme lieu de l’action, j’y avais pensé au début d’ailleurs mais pas sur le nucléaire

Et là, je réalise que je n’écris pas ce livre pour vendre mais pour coller dans une fiction mes propres interrogations, qui pointent sur ce blog épisodiquement depuis quelques années. Est-ce une perte de temps ? Pour moi, dans l’absolu, non, mais pour mon envie d’aventure éditoriale, peut-être. Et si j’accordais une heure de mon temps à écrire une bluette, une comédie romantique un peu neuneu, un peu coquine quand même, qui marcherait sans doute mieux ? Oui, j’éprouverais sans doute moins de plaisir à l’écrire mais ça marcherait mieux… Sauf que moi, mon vrai métier, c’est pas écrivaine, c’est… je sais plus trop quoi, mon intitulé de poste est très flou (je crois que ça va être social data manager ou social media analyst ou social data analyst alors que moi, je voulais responsable social data and insights mais je crois que le “responsable”, ma chef n’a pas aimé). Donc je perds rien à tenter mon histoire de green terroristes, là… Même si je vais peut-être changer mon histoire d’écologie, peut-être, je vais y réfléchir…

forêt mystérieuse, nuit

Ou alors, je tente l’aventure éditoriale sur les deux fronts, avec deux pseudos, et on verra ce que ça donne (j’aime bien me trouver des pseudos)…

 

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Le guide du plan cul

Chose promise il y a presque un an, chose due, voici un petit guide pour bien vivre son plan cul. Parce que quand on le pratique assidûment, on s rend compte que certaines questions restent un peu en suspens, que personne ne vous a expliqué s’il y avait une bonne façon de faire ou réagir à une situation donnée envers cette personne que vous butinez ponctuellement.

une abeille butine

Depuis un an, je suis rangée des voitures et j’ai décidé de vous offrir mon petit carnet de route pour vous aider à bien vivre votre plan cul. Bien sûr, chaque histoire est unique et votre relation plancuesque (néologisme) peut être radicalement différente de ce que je vais vous conter ici mais… hé, faut pas trop prendre ce que je vais dire au sérieux, d’accord ?

Les choses de la vie de Sautet avec Romy Schneider et Michel Piccoli

Parce que le plan cul, faut pas lui donner trop d’importance, pour commencer. Les médias adorent nous en parler, on a eu droit à quelques films et c’est vrai que ça brouille bien les cartes : est-on amants ou amoureux ? A partir de quand on bascule de l’un à l’autre et le basculement de l’un à l’autre n’est-il pas qu’un mythe in fine bien moralisateur pour nous expliquer que le sexe, c’est bien mais qu’au fond, on cherche tous l’amour, hein… D’ailleurs, est-ce que vous pouvez me dire une seule histoire de plan cul dans les fictions qui ne se terminent pas par des tourments amoureux ? Même dans Bref, à la fin, il veut retrouver son plan cul parce qu’il se rend compte que peut-être, c’était elle, la femme de sa vie, plutôt que la sublime Brune à tomber par terre mais peut-être moins drôle, moins folle… Ou alors c’était une resucée du Bachelor où à la fin, entre la bombe et la girl next door, il choisit cette dernière parce que ça permet aux téléspectatrices de s’identifier et donc de vivre la belle histoire par procuration… Mais je m’égare.

Un bachelor se promène à Toulouse

Toulouse ! <3

Bref, le plan cul, c’est cette relation étrange, encensée par les médias mais assez peu valorisée, qui se situe entre le one-shot et l’histoire d’amour, cette relation où l’on s’aime pas mais on aime mélanger nos corps parce que le sexe, ça fait toujours du bien et c’est “moins prise de tête” que de partir en chasse dans les bars ou en boîte.

drague - Gossip Girl

Penchons nous ensemble sur le plan cul : qu’est-ce, comment bien le vivre, que faire ou non ? Et n’hésitez pas à commenter, à me donner des pistes de réflexion : si j’ai eu pas mal de plan culs, je n’ai pas le monopole de la connaissance sur le sujet.

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Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

Cette année, il m’est arrivé un truc incroyable (je sais, on est le 2 février mais 2014 s’annonce déjà pleine de promesses, espérons qu’elles soient tenues): je suis allée au cinéma de moi-même et j’ai même tanné mes collègues pour y aller. Même si j’ai fait la gueule en payant mes 11,50 la place, me voici le cul posé dans une salle de cinéma pour découvrir Yves Saint Laurent.
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Pour resituer dans le contexte, je suis une fan de l’univers Saint Laurent, de sa délicatesse, de son élégance, de son audace, de sa curiosité qui l’a mené à tester tous les styles, toutes les extravagances. Si j’avais du fric, je serais une femme Saint Laurent. Mais bon, pour le moment, je reste une femme H&M… Donc des attentes, j’en avais mais pas qu’un peu. Moteur, action !
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Balayons le sujet des acteurs : ils sont bons. Pierre Niney reprend à la perfection le phrasé particulier de Saint Laurent, Guillaume Gallienne est irréprochable, Charlotte Le Bon surprenante (j’en étais restée à la fille rigolote mais assez lourde à l’accent québécois improbable de Canal, ça aide à être surprise). Bémol sur Marie de Villepin qui ne sert pas à grand chose dans le film et qui doit avoir 4 répliques en tout et pour tout donc difficile de mesurer son talent. Bref, les acteurs, c’est dit, Niney « ouahou, super, on dirait Saint Laurent », c’est dit, passons à la suite.
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Il faut savoir que j’ai une grande méfiance dans les biopics ou plutôt les hagiographies. D’abord parce que c’est souvent chiant, long et que je ne peux jamais m’empêcher de me demander où s’arrête la vraie histoire et où commence la fiction. Par exemple, dans ce film, Saint-Laurent est déclaré maniaco-dépressif, j’ai pas trouvé d’éléments là dessus. Pareil, quelques scènes se passent dans le dos de Saint Laurent, on se demande ce qui est vrai ou non. Genre : Bergé s’est-il vraiment sauté Victoire, l’égérie de Saint Laurent ? Donc y a toujours ce petit souci et là, c’est assez violent car si ce film s’appelle « Yves Saint Laurent », le vrai titre devrait être « Yves Saint Laurent vu par Pierre Bergé qui a contrôlé la moindre virgule du scénario voire l’a écrit lui-même ». Car dans les faits, c’est ça. D’abord, Bergé est le narrateur de l’histoire, ça vous pose de suite le truc. Alors évidemment, on se pose la question de ce qui est réel et de ce qui est « arrangé » : Bergé était-il cet homme dévoué pour son artiste maudit ou était-il d’une telle jalousie maladive qu’il l’empêchait de vivre ? Alors comme il nous est impossible de savoir, prenons de la hauteur et examinons cette histoire comme s’il s’agissait de l’histoire d’amour entre deux hommes dont un est un couturier célèbre et l’autre son pygmalion.
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Il est vrai que l’histoire est belle, que l’on envie parfois Saint Laurent, l’angoissé chronique, soutenu par son cher et tendre, on se dit qu’on aimerait bien un tel amour pour nous épauler dans les moments les plus intenses, ceux où on joue nos vies ou à peu près. Et puis surgit l’infect Saint Laurent, le drogué fouteur de merde et infidèle qui ne peut s’empêcher de se détruire, de se livrer à la débauche, encouragé par ses amies Betty et Loulou de La Falaise. Là, j’avoue m’être parfois ennuyée. Les parties à Marrakech sont longues et ne servent in fine pas à grand chose. Le personnage de Betty Catroux ne sert strictement à rien, elle est juste un indice pour nous dire que ça va dégénérer, on la voit rouler des pelles à des femmes histoire de… de je ne sais pas quoi, en fait. Karl Lagerfeld nous fait aussi pas mal d’apparition comme le bouffon teuton, le semi raté de la bande. A la limite, ça sert de référence pour comprendre où en était la mode « Lagerfeld, il préfère le prêt à porter, il pense que la haute couture est morte ». Tout ça nous rend Bergé immensément sympathique, le pauvre, qu’est-ce qu’il souffre par amour, ohlala. Et une petite voix dans la tête revient : où est la vérité ?
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Bref, ce qui est un peu troublant dans ce film, c’est son inégalité. Entre scènes poignantes, les sublimes scènes de défilé et les ennuyeuses scènes de débauche qui ne servent qu’à démontrer que Saint Laurent n’était pas un saint et que Bergé a beaucoup souffert. La mode passe trop souvent au second plan et le film s’arrête à la fin des années 70 en zappant des moments essentiels et les futures égéries de Saint Laurent. J’aurais aimé que l’on voit la fin de son dernier défilé, quand Deneuve lui chante « ma plus belle histoire d’amour » et qu’il est au bord des larmes, ça me fout la chair de poule à chaque fois. Une sensation de demi déception qui ne donne qu’une envie : voir l’autre film sur Saint Laurent de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel qui sortira en octobre histoire de comparer les points de vue.

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Le projet Audrey

Veux-tu jouer avec moi ?

Reprenons l’histoire : il y a presque 9 ans, quelque part en mai 2005. En plein stage, je vais me griller une petite clopinette sur un balcon du 9e arrondissement. Alors que j’observe nonchalamment les passants en bas, une idée me frappe. Les idées me frappent souvent et j’aime ça. Et si je créais un blog un peu à la Sex and the city avec à la place des personnages, mes amis et moi. Même que ça s’appelerait les Vingtenaires parce que y’en a marre des galères amoureuses des trentenaires ! Nous aussi, on en chie parfois. Souvent. Ca tombe bien, en plus : nouvelle dans la grande ville, je découvre les joies de Meetic et l’incroyable univers du plan cul. Oui, moi, je fais les choses à l’envers : je me suis mise en couple toute jeune pour m’éclater à 25 ans.
rihanna
Puis comme je le disais, ça a évolué. En bien, en mal, à chacun de voir. Ma vie sentimentale est passé d’essentielle à accessoire. Les hommes qui étaient le coeur de mes histoires, de nos histoires, ne sont aujourd’hui que des personnages secondaires qui passent et n’ont même plus droit à des prénoms. Je ne m’en étais pas rendue compte avant d’écrire cette phrase mais je suppose que c’est assez symptomatique. Mais peu importe, on n’est pas là pour me psychanalyser, hop ! Des fois, ça me plairait bien de raconter des petites anecdotes mais j’avoue avoir fermé ces chapitres à force de me faire traiter de sale pute et compagnie par les trolls. Oui, c’est triste mais y a des choses qu’on n’a pas envie de se prendre dans les dents, même si ce n’est pas forcément justifié. Non non, pas d’énième chapitre sur les trolls, j’en ai assez parlé par le passé.

troll_ego01Maintenant, le problème se pose autrement : mon blog est (relativement) connu par mes collègues certes adorés à qui je sors de la vanne de cul à la moindre occasion mais on ne sait jamais qui peut obtenir le lien et je n’ai pas forcément envie que tous mes collègues curieux soient au courant de mes folles nuits. Alors que faire si je me censure ? Quelle est ma porte de sortie ?

venezia
La fiction. Semi fiction, on dira. Un bougli bougla d’histoires qui me sont arrivées, qui sont arrivées à  mes potes ou aux potes des potes… On reprend la base : 4 personnages (au moins) mais une seule voix qui parle, celle d’Audrey, 27 ans ? Pourquoi Audrey ? Parce que j’aime bien ce prénom. Pourquoi 27 ? Parce qu’il fut un temps où j’avais la (vague) idée d’écrire un one woman show qui se serait appelée 27 ans, célibataire, vit seule avec son chat, sa mère pense qu’elle est lesbienne. Mais bon, c’est bien joli d’avoir de folles idées mais je sais pas jouer la comédie et je sais pas écrire pour la scène quoi qu’il en soit. Mais du coup, en remixant un peu tout ça, hop, voici Audrey. J’espère que vous l’adorerez. J’espère que je réussirai l’exercice. Ou je m’en lasserai aussi vite que mon projet One day one pic.

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