Les vacances les plus méritées de ma vie

Nom de Dieu, je suis enfin en vacances. Lundi 24 décembre, 17h, je débranche tout et je souffle enfin. C’est terminé pour 2018. Et putain, je crois vraiment que ce sont les vacances les plus méritées depuis que je travaille. Je suis vi-dée.

Quand les vacances te sauvent de ton burnout

Alors pas de bilan aujourd’hui, je vous réserve ça pour mercredi. Ici et sur mes petits carnets, je vais séparer les sujets. Oui, je vais écrire deux articles bilans et deux articles bonnes résolutions parce que… ben j’adore ça, en vérité. Donc pas de bilan aujourd’hui, je vais vous parler des vacances de Noël parce que je crois que cette année, je les ai attendues comme jamais ou à peu près…

Le sapin de Noël de la Canopée à Paris

Pourtant, je n’aime pas tellement les vacances de Noël en général et ce pour quelques raisons pas franchement originales : trop de bouffe, trop d’alcool, pas assez de temps. En général, je repars aussi fatiguée qu’en arrivant. Mais cette année, mon agence ferme donc je vais avoir une vraie semaine de vacances, je vais avoir le temps et je vais pouvoir bidouiller que des trucs pour moi. Je suis tellement contente d’échapper aux dramas de mon monde du travail et toutes ces manigances, arrêter de passer mes journées à remplir des excels (je vous jure, je crois que je n’ai jamais connu un poste de consultante où on ne travaille quasi que sur excel). Et d’avoir du temps pour écrire, me reposer, profiter de ma famille, notamment Saturnin et Pivoine (même si, aux dernières nouvelles, la jeune demoiselle est devenue assez reloue, ceux qui ont des enfants de trois ans savent que c’est un âge un peu chiants)(moi, je le sais parce que super tatie, donc).

Pivoine à la piscine, petite fille apprend à nager

La monstresse dans ses oeuvres cet été

Surtout, les vacances de Noël, malgré la furie où l’on court partout pour faire les ultimes cadeaux et tout (cette année non, je descends pile pour les festivités donc tout sera géré en amont, moins de stress), ce sont celles garanties 100% stressless. Voyez, quand je pars en vacances, il y a toujours cette petite inquiétude de ce qu’il pourrait se passer pendant que je suis pas là, dans quel état je vais retrouver mes dossiers, quelle merde je n’avais pas anticipée, qu’est-ce que j’ai pu oublier… Mais à Noël vu que tout s’arrête, tout est fermé, il n’y aura pas de crise, de document mal rangé qu’on n’arrive pas à retrouver… Oui, on a de putains de dramas dans mon milieu.

Comment ne rien oublier au travail avant de partir en vacances ?

Pendant ces quelques jours, c’est la parenthèse, tu as le droit de relâcher la pression. Bon après, moi, j’ai la chance de ne pas avoir une famille problématique, les congés sont un vrai signe de repos… plus mental que physique. Non parce qu’avec Saturnin et surtout Pivoine, au sommet de sa forme, ça va être du sport. Mais ce n’est pas grave car ces quelques jours vont être ma parenthèse, ma bulle d’oxygène pour me ressourcer car la rentrée, ça va être intense, aussi.

Se reposer en vacances, ça s'apprend

Noël 2018, je t’ai attendu comme jamais.  

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Le mythe de l’entrepreneuriat

Ca m’agace tellement que je sais même pas l’écrire correctement, entrepreneuriat, je m’y reprends toujours à plusieurs fois.

les joyeux entrepreneurs

Si vous avez ouvert un journal récemment, vous aurez noté qu’on n’est pas vraiment dans une florissante période de plein emploi. Enfin, je dis “récemment” mais ça n’a rien d’une nouveauté, hein ! Je me souviens de mes jeunes années, quand j’ai végété un an au chômage sans comprendre ce qui m’arrivait parce que j’avais des diplômes, c’était pas normal… Alors que je manquais d’air, des gens bien intentionnés venaient gentiment me prodiguer des conseils parfois un peu à côté de la plaque notamment celui de voler de mes propres ailes : n’attends pas qu’un patron t’appelle, deviens ton propre patron !

patronne

Ah, la fable d’être son propre patron. Baladez vous un peu sur Internet et découvrez tous ces blogs qui vous donnent des astuces pour devenir riche et bosser tranquille au bord d’une piscine à l’autre bout du monde. Ah oui, je m’imagine bien ! Prendre l’avion d’Auckland à Tokyo, ouvrir mon petit laptop le soir à l’hôtel pour gérer mon petit taf, écrire un article, animer une page ou deux sur les réseaux sociaux, booster vite fait mon SEO pour mes blogs où j’ai mis un peu de pub et bim, jackpot ! Bien, ça, c’est fait, je vais prendre une douche et partir à l’assaut de la ville, yeah ! Alors, oui, certains arrivent sans doute à vivre ainsi mais combien, sérieusement ?

Moi, je mets toujours mon plus beau maillot pour travailler avec mon laptop en bord de piscine

Etre son propre patron fait évidemment rêver. Parfois, je me pique d’imaginer ma vie à vivre à mon propre compte, en étant pigiste : je pourrais bosser le matin, faire du sport l’après-midi quand je sais que je bosse naturellement au ralenti, m’y remettre un peu le soir. Un colis qui doit arriver chez moi, un plombier doit passer pour réparer une fuite ? Pas de soucis, pas besoin de prendre un RTT : je bosse de chez moi, ahah ! Bon, évidemment, chaque vacance peut me coûter de l’argent mais quel léger inconvénient pour tant d’avantages. Et si un jour, je daigne me reproduire, pas de soucis : le petit passe la journée chez la nounou ou à la crèche, je peux l’amener et le récupérer sans soucis sans partir en courant de mon bureau ou m’angoisser car cette foutue réunion n’en finit pas et que je vais arriver en retard pour récupérer la prunelle de mes yeux. Et puis, en étant mon propre patron, pas d’angoisse de me faire virer, ahah !

Je suis mon propre patron donc je jette mes dossiers en l'air et je le vis bien

Mais tout ça est un mythe. D’abord, on va désamorcer très vite cette histoire de “pas de licenciement ahah” car ok, je vais pas m’auto licencier mais si le client n’est pas content, lui, par contre, il va se tourner vers un autre free et tant pis pour moi… Ce qui rend d’ailleurs l’histoire du travailleur-voyageur un peu bancale sur mon métier : quand tu es enfermé 12h dans un avion, difficile de répondre aux commentaires sur une page, prie pour qu’il n’y ait pas de crise. Je ne vais parler que pour mon cas mais sachez que les freelances dans le community management, ça pullule et faut se battre pour choper un client, voire deux. Et souvent, ça se termine “finalement, on a pris un alternant qui va le faire” ou “notre chargé de comm va s’en occuper aussi”. Légitime mais du coup, faut se battre encore et encore pour choper un client de plus. Reste les cours à donner, un bon moyen de gagner quelques sous mais là encore, les places sont chères.

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Si vous vous ennuyez un peu, jouez à corriger les fautes !

Vous avez vos clients ? Cool, penchons nous maintenant sur l’épineuse question de votre statut. Ben oui, vous gagnez de l’argent, il faut le déclarer. Ok, solution 1 : l’auto entreprise. C’est facile, ça se crée en trois clics et me voici parti sur l’autoroute de l’emploi ! Oui… mais non en fait. C’est très facile à créer mais : il y a beaucoup de frais dont certains qui sortent un peu de nulle part, pas de TVA qui peut vous éliminer par rapport à une société dans un business B to B et je ne vous parle même pas de l’histoire de radiation. En gros : imaginons que vous avez une opportunité de freelance ou autre et que vous créez votre auto entreprise pour être dans la légalité. Imaginons que cette mission soit ponctuelle et que vous ne génériez plus de revenus, vous finissez par être radié. Bonne nouvelle, vous pouvez re créer une auto entreprise. Mauvaise nouvelle, vous devez attendre deux ans (enfin, vous ne pouvez la recréer ni l’année de la radiation ni la suivante). Tout à fait adapté à des gens qui s’en servent en complément de revenus, donc. Il existe tout un tas d’autres statuts si vous avez de plus grandes ambitions…  D’ailleurs, si vous voulez vraiment vous lancer, optez plutôt pour une entreprise individuelle.

L'enfer de toute entrepreneur : la paperasse

Raison n°1 pour pas me mettre à mon compte : la paperasse.

Mais surtout ce qui me dérange vraiment dans le mythe de l’entrepreneur, c’est la démission de l’Etat. Y a pas d’emploi, créez le, merci ! Alors dans l’absolu, pourquoi pas, il y a même des secteurs où tu es appelé à travailler très rapidement à ton compte mais ça me gêne que ce soit la seule solution proposée. Pour ma part, je n’ai pas envie de devenir entrepreneuse, j’aime l’idée d’avoir un salaire fixe à la fin du mois, de ne pas passer mes soirées et mes nuits au boulot parce que si je me chie sur un truc, c’est punition directe sans espoir de rattrapage, je n’ai pas envie de me rendre malade pour éventuellement choper un client à droite, à gauche. Quand je vois la dégringolade d’une amie s’étant lancée à son propre compte et qui a eu quelques pépins de santé, non, je dis non. Je n’ai pas envie de ça et c’est mon droit le plus absolu, le droit à la sécurité de l’emploi me paraît fondamental. Que ceux qui ont envie de se lancer le fassent en toute sérénité mais que ceux qui préfèrent confort et sécurité parce que le boulot, c’est pas toute leur vie puissent espérer un CDI…

Ci gît le CDI

Cette photo date de 2006… C’est « drôle », non ? (non, en fait)

Etat, c’est à toi de créer de l’emploi. Et éventuellement de simplifier tout le bousin administratif puisque tu comptes sur nous pour devenir notre propre patron, ne nous dégoûte pas dès les premières démarches.

Allégorie des démarches pour devenir entrepreneur

Et pour finir sur une note positive, la jolie histoire d’un entrepreneur qui a bien regretté son choix, ça changera des articles feel good sur le sujet qui ressemblent toujours tellement à une tentative de méthode Coué (ou arnaque pour vous vendre les secrets de la réussite)…

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Ode aux parents d’enfants jeunes

 

Des fois, j’ai des idées à la con. Je n’en ai pas parlé ici (car je ne vous parle pas de tout) mais dans 10-15 jours, ma soeur donnera la vie, à nouveau. Une petite fille cette fois-ci, encore un nouvel amour dans ma vie. Du coup, comme elle était seule ce week-end, son mari étant à l’enterrement de vie de garçon du mariage auquel il ne pourra pas aller pour cause de “ma femme accouche”, je débarque chez ma sista, tel un chevalier blanc armé des meilleures intentions et d’une patience à toute épreuve pour la soulager quelques heures de Saturnin. Mais je ne savais pas à quoi je m’attaquais.

saturnin

Saturnin, je l’avais pas vu depuis mi juin. En cause, des vacances qui s’accordaient mal, je descendais quand ils remontaient, on s’est loupés, quoi. Ma mère qui a eu la tribu en pointillé pendant un mois me disait régulièrement par téléphone “ohlala, Saturnin, il est à l’âge chiant, il n’écoute rien, il ne fait que de bêtises”. Même son de cloche chez ma soeur. Anne m’expliqua que sa fille, vers les deux ans et demi, trois ans, était devenue super relou aussi. Mais bon, la bonne cause avant tout : ma soeur doit se reposer, je vais gérer le petit. Oh misère !

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Je vous raconterai pas par le détail. Depuis quelques temps, il est passé en phase “oui”, il dit oui à tout ce que tu lui dis. Mais croire qu’il va le faire est une grave erreur ! Point d’orgue de ce fol après-midi : la sieste. Le monstrou a décidé que non, il n’en ferait plus. Et il a un lit de grand maintenant vu que a/ il escaladait son lit à barreau et b/ le lit à barreau a été retransformé en lit de bébé pour la petite. Du coup, tu le couches, il se relève, il sort de la chambre, il court, saute sur le lit de ses parents. Tu as beau jouer la psychologie, essayer de le calmer, menacer, crier, rien n’y fait. Plus tu t’énerves, plus ça l’amuse. Et puis, il est malin : quand tu le mets au coin, il réclame à aller pisser. Et comme il vient de verrouiller la compétence “je fais pipi aux wc” (juste avant sa première rentrée, bonne nouvelle), on peut pas le brimer là dessus. Autre carte chiaaaaaaaaaaante, l’astuce de “je suis une chiffe molle”. Quand il veut pas qu’on le mette au lit, il s’étale par terre et fait le mou. Quand on sait qu’il fait environ 1 mètre pour 15-20 kg, je vous dis pas le cauchemar. Oui, cet enfant est grand mais il n’a bien que deux ans et demi. Bref, après avoir échoué à lui faire faire la sieste, je l’ai trimballé au parc où il a fait plein de tours en poussant sa poussette (pourquoi pas), lancé du sable, cassé tous les châteaux qu’un gamin chelou qui voulait que je lui enlève le sable des cheveux construisait, poursuivait le même gamin pour lui jeter des feuilles en rigolant (il avait commis l’erreur de lui dire “non arrête!”). Puis je l’ai un peu baladé dans le quartier pour permettre à ma soeur de se reposer au maximum.

saturnin-poussette

19h, je suis sur un banc en face de chez ma soeur à siroter un truc frais, complètement défaite. Et là, je me dis deux choses. La première “je ne ferai jamais d’enfants” (sa copine qui a eu un enfant 3 mois plus tard doit actuellement gérer la crise de “mon fils mord et crache sur les autres”) et la deuxième “mais bordel comment fait ma soeur ?”. Non parce que si elle n’a pas pris tant de poids pour sa deuxième grossesse, ma soeur fait des enfants de type “poulets fermiers”, bien lourds avec de charmantes cuisses. Donc notre demoiselle devrait approcher voir égaler les mensurations de son frère (4,4 kg pour 54 cm), ce qui fait que ma soeur doit gérer un baby bump de compète.

[USA ONLY] Barcelona, Spain - Shakira posed for a photo shoot of her bare pregnant belly, where the singer smiled and held her baby bump while wearing just a gold skirt and matching bikini top. The 35-year-old pop star awaits the arrival of her baby with footballer Gerard Pique. The couple recently launched the "World Baby Shower" movement, highlighting children around the world who suffer from illnesses. AKM-GSI          January 16, 2013 [USA ONLY] To License These Photos, Please Contact : Steve Ginsburg (310) 505-8447 (323) 4239397 steve@ginsburgspalyinc.com sales@ginsburgspalyinc.com or Keith Stockwell (310) 261-8649 (323) 325-8055  keith@ginsburgspalyinc.com ginsburgspalyinc@gmail.com

Mais la vraie question c’est “pourquoi faites-vous un 2e enfant quand le premier est aussi relou ?”. Alors il est vrai que quand ma soeur est tombée enceinte de la petite, Saturnin était dans une phase mignonne. Il disait certes non tout le temps mais restait plutôt de bonne composition. Mais les gens qui font mettons 3 enfants, comment ils font ? Je veux dire entre la phase du non, la phase du “je jette”, la phase du “je tape”, puis l’adolescence dans sa globalité et d’autres phases que je ne connais pas, pourquoi on s’inflige ça, sérieux ? Je suis à la fois admirative et terrifiée. Admirative devant ceux qui arrivent à gérer et terrifiée à l’idée d’être un jour concernée. Heureusement, je viens de changer Güdrun, son successeur est aux aguets. Quant à Victor, ma douce moitié, il a trouvé la solution “pourquoi faire un gosse quand on pourrait adopter un autre chat?”. Ma foi…

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Bref, je vous admire, parents de jeunes enfants… parce que je pense que je serai pas capable d’en faire autant !

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Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

bilan-2012

Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

tigresse

Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

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Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

mon-neveu

Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

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Ah non, j’ai perdu mon horloge biologique

(et mon badge pour la cantine aussi mais ce dernier, j’aimerais vraiment le retrouver)

Ces derniers temps, ma vie tourne autour des grossesses et naissances de gens plus ou moins proches de toi. C’est pas compliqué, entre novembre et mai 2012, 9 enfants ont ou vont débarquer dans mon entourage proche. 9 ! 3 sont déjà nés dont le même jour. C’est à dire que dimanche 13, 100% de mes cousines ont accouché (j’en ai que 2, le 3e enfant est celui de Ioulia). Et sur mon Facebook fleurissent les photos de nourrissons fraîchement démoulés, de “bienvenu dans la vie petit(e)”. Bref, le taux de natalité autour de moi fait des bonds. Effet crise ou pas, j’en sais rien mais du coup, ça me renvoie à ma propre fertilité.


J’ai 31 ans et, oui, j’ai un désir d’enfant. Mais un désir d’enfant dans mon entourage, pas un à moi. Hé non, 31 ans et pas envie d’être maman, c’est comme ça et je peux très bien l’expliquer. D’ailleurs, je le fais.
– Dans ma tête, j’ai toujours 25 ans.


– Comme je dis souvent (enfin, j’ai mis cette phrase au point y a 3 semaines mais je la ressors tous les jours) “c’est pas que je veux pas devenir mère, c’est qu’aucun enfant ne voudrait de moi comme mère”. Ben oui, je pense qu’à l’heure actuelle, je serais une mère calamiteuse, du moins loin de ce que j’ai envie d’être comme maman. De un, je ne suis pas disponible en terme de temps (et un enfant, ça en prend un peu quand même). De 2, j’ai plein de choses à faire avant de me reproduire et si je les fais pas, je serai frustrée, je ferai malgré moi subir le poids de cette frustration à mon enfant et nous finirons tous deux en analyse.


– J’ai pas de mec. Et un stérilet. Alors oui, le premier n’est pas nécessaire, un géniteur suffit si je ne voulais n’avoir qu’un enfant et pas une famille. Mais bon, si tu veux, j’ai un peu envie de savoir avec qui je fais un gosse et le temps que je le séduise, que je l’amadoue, que je le VIH-teste… Ben voilà, si demain je veux un gosse, ça n’arrivera pas de suite. Et je te parle même pas du fait qu’il faille rarement tirer un seul coup pour que ça arrive (ça ne marche que quand t’as pas envie d’un gosse en général). Bref, rien que de l’écrire, ça me fatigue. Et oui, pour le stérilet, ça, ça s’enlève facilement.


– Un enfant, c’est un investissement. Tu vois, j’ai eu le choix : faire un enfant ou partir en Thaïlande. Bon ben je décolle le 23 février (hiiiiiiiii !). Et je dis ça mais un enfant, surtout le premier, ça coûte bien plus cher qu’un séjour en Thaïlande. Rien qu’entre le berceau, la poussette, la poche kangourou, le parc, le babycook, les jouets, les fringues… En plus, je me connais, je suis une foutue acheteuse compulsive donc lâche-moi dans un magasin de fringues pour bébés et tu vas voir le massacre. De 1, je vais pousser des cris suraigus à la limite des ultrasons devant des tenues “krokro mignonnes hiiiiiiiii” et je vais tout acheter. Déjà, là, je dois aller jouer un peu avec le feu et aller acheter un petit truc pour ma nouvelle petite cousine, je te dis pas… Je suis folle.


– Je suis en fait très loin de l’image d’une mère correcte à mes yeux. Je reviens au deuxième point, oui, cette argumentation part à vau-l-eau mais on s’en fout, c’est pas une dissertation non plus. Bref, je disais, je suis pas une bonne mère potentielle à mes yeux. C’est à dire que moi, comme je l’ai déjà dit, j’ai eu une enfance très heureuse avec des parents à qui je n’ai pas grand chose à reprocher in fine. Mon principal problème dans la vie, c’est que ma famille est trop parfaite, hé oui. Du coup, j’estime que ma future progéniture doit avoir la chance de bénéficier d’un environnement aussi douillet et heureux que fut le mien. Enfin, je suis pas responsable des aléas de la vie, ok, il se peut que le papa et moi ne restions pas ensemble pour toujours sans que ça soit un drame mais j’ai envie qu’au départ, les conditions soient favorables à l’épanouissement d’un enfant. Oui, j’ose le dire, pour moi, faut deux parents pour élever bien un enfant essentiellement car il me faut quelqu’un pour canaliser mes angoisses et mon gêne « potentielle mère étouffante ». C’est à dire que seule, mon enfant n’aura même pas le droit de se mettre debout, il pourrait tomber et se faire mal, quoi ! Et là, j’y suis juste pas du tout. Je le vis très bien au demeurant, l’image de la maman que j’ai ne coïncide juste pas avec ce que je suis aujourd’hui, ce sera une moi de dans quelques années ou une moi qui n’existera jamais, peu importe.

– je suis curieuse, oui, j’ai parfois la curiosité de connaître les joies de la grossesse (beaucoup moins celles de l’enfantement) pour savoir ce que ça fait. Mais ma curiosité est de courte durée en général, elle ne durera jamais neuf mois. Et puis expérimenter la grossesse, je veux bien mais on se retrouve quand même avec un bébé ensuite et faut le gérer. Et même si je suis curieuse de certains trucs de la maternité, j’en prends à minima pour 20 ans (oui, je suis très optimiste) et euh… Ben non, merci.

Alors continuez à faire des enfants, je serai ravie de jouer avec et pouponner un peu. Mais ça me suffira, merci.

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Philosophe ou inconsciente ?

Les gens admirent souvent ma capacité à illustrer l’adage “faire contre mauvaise fortune bon coeur”. J’ai beau être une râleuse sur les petites conneries du quotidien, l’éternelle loi de Murphy qui me taquine en permanence, globalement, je suis plutôt de bonne composition comme me l’avait fait remarquer un marin en Martinique “il pleut et tu ne te plains pas”. “Bah, je pourrais être sous la pluie à Paris alors tu sais…”. Philosophe.

 

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Mais parfois, mon optimisme n’est pas dû à une philosophie de vie mais juste à une mauvaise conscience de la situation. Je me souviens de ce lundi soir de janvier où j’étais sortie avec la gang TGGP. J’aime bien dire la gang, à la québécoise, c’est mignon. Passablement éméchée, je rentrais chez moi ivre de confiance : la crise que je venais de provoquer avec l’Amoureux allait trouver une issue positive, on allait s’en sortir. Deux jours plus tard, c’était fini. Raté… Mais j’ai l’alcool beaucoup trop euphorique, je trouve, j’ai beaucoup trop confiance en la vie et je finis par monter sur les bars et me péter le genou. Sur du Lady Gaga. So sad face.

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Le cas qui m’intéresse actuellement est celui de mes réactions vis à vis de ma jambe. Parce que j’ai pas bien compris la gravité de la situation, je crois. Petits morceaux choisis “c’est rien, c’est une entorse”. “Bon, je vais me faire opérer mais le docteur a dit que je pourrai reprendre le boulot dans 15 jours”, “non mais je vais rentrer sur Paris avant ton mariage, je vais pas avoir un arrêt maladie pendant 107ans”, “je reprends le 18 juillet”, “je reprends le 24 juillet”, “hors de question que je reprenne fin août, c’est trop loin !”. Oui, je n’avais pas compris la gravité de la fracture, rappelée d’un air grave à chaque fois par le chirurgien : “dans 15 ans, vous risquez de souffrir d’arthrite, quand même”. Oui, ok mais je retiens aussi qu’à 2 cm près, je m’arrachais aussi le péroné et les ligaments et cette phrase clé d’Isa 4e du nom parce qu’il n’y a que des Isa dans mes histoires de plongée : “Mais en fait, tu aurais pu te tuer!”. Oui alors forcément, je suis toujours en vie et je n’ai “que” le plateau tibial fracturé et en plus, les dernières radios sont très bonnes donc comment tu veux que je m’angoisse. Philosophons : j’ai échappé à bien pire. Alors oui, mon été est foutu, je ne peux pas jouer avec mes crushes pour voir si c’est réciproque ou si je fais un peu mon érotomane (si mes rêves sont prémonitoires, y a quand même de la réciprocité… ou alors je suis juste frustrée), j’ai pas pu danser au mariage de ma soeur, je ne peux plus aller en Martinique. Mais là encore, relativisons. Mes crushes, si réciprocité il y avait (s’il n’y a pas, il n’y en aura pas plus à mon retour donc c’est même pas la peine d’en parler), soit y aura toujours réciprocité à mon retour, soit ça ne devait pas se faire et puis c’est pas grave, des crushes, j’en ai tout le temps. Pour le mariage de ma soeur, je me suis quand même dandiné sur ma chaise et je me suis pas ennuyée au final, observant les gens, activité que j’adore par dessus tout. Pour la Martinique, j’y suis déjà allée et l’argent que je ne dépense pas là, je vais le garder pour cet hiver pour aller ailleurs (et je sens que dès que j’ai fini de payer mes dents, je tente une économie à mort pour me payer les Philippines, j’en crève vraiment d’envie et y a des semaines à 2500/ 2600 € à l’UCPA). Puis je peux digérer tranquillement les séquelles du Marasme comme déjà dit et tourner définitivement la page, j’ai du temps pour écrire, je travaille quand même un peu et je profite de ma famille. Et de toute façon, il fait dégueulasse donc je perds pas beaucoup de terrasses et de pique-niques.

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Cependant reste ce côté un peu inconscient du problème. Je pensais pouvoir remarcher vite, j’en ai pour 2 mois post-op (j’en suis à peine à un mois), je dois renoncer au voyage en Egypte avec le club de plongée car d’ici à ce que je sache si en novembre, je pourrai replonger ou pas, les places seront prises. Philosophons : ce qui ne se fait ne devait pas se faire. Puis l’Egypte, c’est un peu comme Rome, ce sont mes destinations un peu maudites. L’Egypte, je devais y aller en 98, la fameuse année de l’attentat de Louxor. Je me souviens, la veille de l’attentat, mon père a dit “ahah, si tout se passe bien dans 2 mois, on est en Egypte!”. Et ben non, à la place, on est allés au ski, ma mère s’est arraché les ligaments croisés dès le troisième jour. Idem pour Rome, j’y suis allée en 96, j’ai eu la gastro de ma vie au Vatican (une vraie crise de foi(e)…krr krr krr), je n’ai vu ni la Chapelle Sixtine ni le Colysée car on avait perdu la fille d’une prof. Je devais y retourner en 2003 avec mes parents et ma soeur mais 4 jours avant le départ, celle-ci a appris qu’un concours qu’elle avait passé était annulé et reprogrammé… le week-end où on devait partir. Mais pour Rome, je crois avoir une compagne de voyage toute désignée…

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Bref, les gens sont souvent admiratifs de mon optimisme mais en fait, je crois qu’ils se leurrent. Je suis pas optimiste, juste totalement à côté de la réalité.

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C’est historique

Depuis quelques temps, mes rares plages lecture (je vais au boulot à pied) sont consacrés au Nouvel Obs. Tout ce bain d’actualités, ça me fait réfléchir : les guerres, les catastrophes, la crise, les maladies… On a comme la sensation d’une charnière, d’une histoire qui change, d’un avant et d’un après. Mais mesure-t-on réellement la portée de ce que l’on vit ?

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Ce qui m’a toujours fascinée en histoire, c’est le phénomène de feu au poudre ou encore l’effet domino. En découvrant l’assassinat d’un archiduc à Sarajevo en 1914, a-t-on pressenti que le premier domino s’écroulait et allait déterminer toute l’histoire du XXe siècle ? A contrario, certains événements n’ont-ils pas été surinterprété ? Considérés comme une date que personne n’oubliera alors que dans 50 ans, ça restera du domaine de l’anecdote ? Quelles dates restent inscrites finalement dans l’histoire ? A brûle pourpoint, je dirais 476, la fin de l’Empire Romain d’Occident, 1492, 1789, 14-18, 40-45 et 1989. Bien sûr, ma réponse est pas mal conditionnée par ma nationalité et je choisis un peu les dates fixées par les historiens pour marquer la fin des grands périodes historiques (Antiquité (476)/Moyen Age (1492 ou 1515, ça se chamaille)/Epoque moderne (1789 ou 1815, là aussi, c’est pas clair)/Contemporaine). Et le reste ? Tout est historique, rien ne l’est ?

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Prenons un exemple concret : le 11 septembre. En Histoire, les siècles ne commencent pas un 1er janvier XX00 pour se terminer un 31 décembre XX99 (je me souviens plus très bien si les siècles commencent les années 00 ou les années01). Non, on choisit un événement clé. Exemple : le XXe siècle est débutant en 1914. Donc le XXIe siècle débute le 11 septembre 2001 ? Pas si sûr. En 2002, l’historien René Rémond était venu faire une conférence au Mirail et estimait que le 11 septembre n’était pas une date charnière de notre histoire et je suis pas loin de le suivre. Il me semble, sans recul aucun, que les révolutions arabes pourraient être bien plus importantes en fin de compte. Evidemment, faut attendre la suite, je sais pas encore si on a assisté à l’étincelle de la mèche de la dynamite ou à un pétard mouillé. 

Et pourtant, ça bouge, ça craque, ça s’agite. L’Europe est submergée par le mécontentement de ses classes les moins aisées (y compris la classe moyenne) qui en ont marre de payer quand les plus hautes sphères paradent accrochées à leurs parachutes dorés. Que l’insécurité est partout et je ne parle pas de violence mais de vie en général : le monde s’effrite visiblement, notre nourriture nous empoisonne, nous sommes tous menacés par un capitalisme qui a perdu la tête. Où va-t-on ? C’est là que je suis intriguée car on sent un ras-le-bol, une envie d’autre chose mais une envie de quoi ? L’heure des révolutions va-t-elle ouvrir la porte à des fronts de gauche basés sur une égalité, un rééquilibre ou, au contraire, à des partis populistes qui cachent leurs élans xénophobes en expliquant qu’au fond, si on est dans la merde, c’est bien la faute des étrangers qui nous prennent tous nos sous. Et surtout les étrangers colorés, c’est qu’ils sont plus faciles à reconnaître et donc à montrer du doigt. Le dossier du Nouvel Obs sur la montée de l’extrême droite en Europe fait peur. La nouvelle image assez glamour du FN grâce à sa blonde Marine (entre nous soit dit, son relooking est effectivement une réussite, c’est pas pour autant que je voterai pour elle) me fait froid dans le dos vu qu’elle capte pas mal de déçus du sarkozysme, trop ancrés à droite pour choisir une alternative de gauche. 

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Où va-t-on ? Peut-être nulle part, l’année 2011 ne restera peut-être pas dans les mémoires en fin de compte. Si on prend 1956, par exemple, avec l’insurrection de Budapest et les émeutes de Poznan, on aurait pu croire au début de la fin du communisme. Cette année là aussi, il y avait eu la guerre de Suez. In fine, qui se souvient vraiment de 1956 ? Le monde s’emballe mais peut-être va-t-il se calmer, que nous continuerons notre train train et que rien n’aura vraiment changé. Ou nous sommes à l’aube d’un grand bouleversement. Comment savoir ? Le mieux est de garder les yeux ouverts. Dans 10 ans, on saura (ou pas).

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On se fait une réu ?

Lors de ma vie chez Pubilon, il y avait un truc par dessus tout qui me rendait hystérique, qui me faisait me redresser les poils, frissonner, mes boyaux se tordaient et mon rythme cardiaque s’emballait soudain. Il suffisait d’une phrase, d’une simple phrase et l’écume me montait au bord des lèvres “On se fait une réu ?”.

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Je hais les réunions. Je les hais viscéralement et surtout depuis cette triste expérience chez Pubilon. Pourquoi ? Parce qu’au-delà de 15 mn de concertation, je considère qu’on perd du temps. Chez Pubilon, elle durait deux heures, deux putain d’heures, durant laquelle notre manager nous racontait sa vie. Je vous promets, c’était du genre :

“Oui sur le dossier machin, on en est là.

– Ben moi, dans mon ancien travail, on procédait comme ci et comme ça et puis quand j’étais petite…”.

Je vous jure que j’exagère à peine. J’ai donc logiquement beaucoup progressé en dessin, n’osant amener mon smartphone en réunion (on était entre 4 et 6). Et je n’étais pas la seule à trépigner, ces longues discussions stériles, mélange de reproches injustifiés (nombre de conversations se déroulaient comme suit “Non mais ça, t’as traîné à l’envoyer!” “Non, je ne crois pas non” “Si, je te le dis!” “Tu peux me ressortir le mail pour voir ?” “On verra ça après”. Et on ne voyait jamais rien), de confidences pour se faire mousser dont on se moquait, de questions sans intérêt masquant mal une maîtrise inexistante du projet. Sur 2h, si on avait 10 mn de productives, c’était bien le bout du monde.

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Dans mon nouveau taf, on n’est pas trop réunion. On fait des brainstormings pour le lancement d’un nouveau projet, quelques points projet de ci de là, rien n’excédant les 20 mn parce qu’au delà, je suis formelle, on perd du temps. Et je vais aller plus loin : on ne fait pas plus parce qu’on a franchement autre chose à faire. Donc dois-je conclure que la réunionite aiguë est une bonne façon de masquer sa non activité ? De brasser de l’air pour faire croire qu’on est top utile ? Non parce qu’à l’époque, entre les réunions hebdomadaires, les kick off meetings pour les lancements d’opération, les workshops pour parler de stratégie et co… Ben, il ne restait guère de temps pour être pro actif. Et après, on s’étonnait de finir à pas d’heure et de n’avoir pas eu le temps de tout faire. Perte de temps, perte de temps, perte de temps !


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J’ai la sensation que la réunionite aiguë est la maladie des mauvais managers. Je le répète : si ta réunion dépasse les 20 mn, c’est que tu gères mal. Surtout quand tu ne présentes aucun powerpoint et qu’il s’agit uniquement de réunions pour se dire où on en est, ce qu’on fait, ce qu’on doit faire. Ces petits points sont importants pour un bon suivi, je ne
le conteste pas du tout.  Sauf qu’à un moment, faire des réunions trop longues et trop souvent me fait douter : tu ne sais pas lire tes mails ? Tu préfères que je te répète ce que j’ai déjà écrit de ma voix suave ? Et ce plusieurs fois ? Tu crois que de me faire répéter les mêmes choses te donne du pouvoir sur mon travail ? Tu crois qu’en cas de crise, je vais attendre la réunion 
pour en parler ? Tu crois pas que si tu lisais mes mails, tu verrais si c’est la merde ou pas sur un dossier ? Moi, je dis ça, je dis rien…


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Mais non, malgré la perte de temps flagrante et la relative inefficacité du procédé, on se réunit, encore et encore, histoire de brasser de l’air en soupirant car on est débordés. On dit qu’on va faire ceci ou cela mais pendant qu’on le dit, on ne le fait pas puisque hé, on est en réunion. Le dossier urgent attendra, le téléphone sonnera en vain, les mails s’accumuleront dans nos boîtes. Do no disturb, on est en réunion, steuplé. Réunion qui n’aboutira à rien de contructif puisque ce n’est qu’une incessante litanie de no to do list, sans même de solutions en cas de problèmes les trois quarts du temps. Et je n’évoquerai même pas les “je t’envoie ci” que l’on te promet pendant ces instants de joyeuses communions, des fichiers que tu réclames inlassablement mais qui ne viennent jamais. Et puis parlons de cette tendance jouissive du manager à t’épingler en collectivité “quoi, t’as pas fait ça ?” “J’ai comme qui dirait pas eu le temps” “Mais c’est un scandaaaale!”. Ca t’excite, hein, manager pervers ? Sauf qu’une fois, et ce fut assez drôle, une collègue a pris ma défense alors que je m’en foutais un peu (arrive un moment où on fait la part des choses) “Non mais t’as vu tout ce qu’on a à faire aussi ?”. Ouais et c’est encore 15 minutes de perdues en parlote inutile.

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Bref, je sais pas trop si ça se ressent dans mon article mais je vomis les réunions, dans le sens lourd et protocolaire du terme. Je trouve ça profondément contre-productif. Et si mon manager ne sait pas quoi faire de son temps, je peux lui filer une liste de blogs à lire. Ou des vidéos à mater… Mais qu’il ne me fasse pas perdre une demi-journée en “réu”. Merci.

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La bonne gestion de la rupture

(Article que j’avais prévu d’écrire il y a deux ou trois ans déjà, je précise)
Connaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais connu de rupture ? Moi non. Hé oui, ça fait sans doute partie de l’aventure de la vie, on se rencontre, on s’aime, on finit parfois par se quitter parce que c’est la vie. Donc on vit tous à un moment ou à un autre cette triste aventure de la séparation, que l’on en soit l’instigateur ou la victime. Quelle que soit la place, ça fait en général mal. Donc pour gérer cette crise, il faut de la méthode, un planning. Laissez-moi vous expliquer.

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Je décortiquerai la rupture en trois temps :

– Temps 1 : le choc, la douleur. C’est le temps immédiat de la rupture, celui où l’on pleure recroquevillés dans notre lit, sur le sol de la salle de bain, sous la douche, dans les toilettes, dans la rue et peu importe où. On prend la mesure de la capacité de notre corps à expulser de l’eau par nos canaux lacrymaux. Quand on croit que c’est fini, on repense à cet autre désormais “ex” et c’est reparti pour un tour.

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– Temps 2 : la rémission. On arrête de pleurer tout le temps, ça peut nous reprendre de temps en temps mais ça va quand même mieux, on commence à ré envisager la vie sans l’Autre.

– Temps 3 : L’Autre a enfin cessé de squatter nos pensées et notre coeur, nous sommes repartis à la conquête d’un nouvel Autre (ou plusieurs, faites comme bon vous semble).

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Je ne parlerai pas du temps 3 aujourd’hui, je vais plutôt me pencher sur les temps 1 et 2. Donc comment gérer intelligemment une rupture selon Nina. Voici comment je procède. D’abord, je me laisse le temps de digérer la première phase. C’est à dire que selon l’intensité et la durée de la relation, je me dis que j’ai le “droit” à deux jours, une semaine, un mois de total laisser-aller. Manger un pot de nutella en un week-end ? Si tu veux. User 4 paquets de Kleenex par heure ? Vas-y ma fille, faut que ça sorte. Traîner en pyjama tout le week-end sans mettre le nez dehors ? Je le fais hors période de rupture alors autant en profiter pour ne même pas culpabiliser. On peut même dire aux gens “écoute, en ce moment, je suis pas la fille la plus joyeuse du monde, je préfère rester chez moi à pleurer et à manger du nutella en pyjama” ou au contraire “écoute, je viens de rompre, j’ai besoin de boire pour oublier, let’s go to the party !”.

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Sauf que le laisser-aller ne doit durer qu’un temps pour une raison très précise : il ne renvoie pas une image très valorisante de notre personne. Et puis le temps 1 présente de grands risques de cercles vicieux : plus on se lamente, plus on voit la vie en noir, plus on se lamente… C’est sans fin. Sans sous estimer notre peine, arrive un moment où pleurer toute la journée ne changera rien à la donne. Qu’il soit parti ou que vous l’ayez quitté, c’est fini. La vie continue et il va falloir en faire quelque chose. Comme dirait le poète “the show must go on”.  Donc en gros, quand rupture il y a, mesurons l’ampleur des dégâts et disons nous quelque chose comme “Ok, je me donne jusqu’à telle date pour être une larve et après, je me bouge !”. Alors attention, quand je dis je me bouge, je ne parle pas de dégainer sa carte bleue pour s’offrir un abonnement sur meetic ou remplir gratuitement son panier sur adopteunmec, tut tut tut. Non, faut pas se précipiter non plus, y a le temps 2 avant. Et le temps 2, c’est celui des projets. Je ne parle pas forcément du projet de toute une vie, ne nous surestimons pas non plus, nous ne sommes pas vraiment en état de gérer un échec. Par exemple, quand ça s’est terminé avec Guillaume 1er, j’avais la “chance” d’être en plein partiels. Bon, en plein, il ne m’en restait qu’un mais ça m’a un peu occupé la tête. Après les exams, j’ai encore un peu pleuré puis j’ai dit stop la larve ! J’ai pris mon ordinateur et j’ai cherché tous les journaux et médias existant sur Toulouse puis j’ai pris des feuilles et un stylo et j’ai écrit une dizaine de lettres de motivation à la main, j’y ai joint mon CV. Et j’ai décroché un stage. J’ai aussi fait pas mal de bagues en perles à ce moment là. Ca peut paraître quelque peu futile mais ça m’a occupée.

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En fait, l’idée est simple. Le temps 2 est, si on le considère sous le bon angle, une période douce dont il faut profiter. C’est un temps de recentrage sur soi, de chouchoutage et de repos. Mine de rien, si on ne retient que le positif, une rupture est aussi synonyme de plus de soirées libres donc plus de temps pour faire ce dont on a envie sans chercher à faire coincider les agendas de l’un et de l’autre. Tiens, si je sortais (enfin) la machine à coudre qui prend la poussière à la cave pour m’en servir ? Tiens, si je me lançais dans tous ces loisirs créatifs qui me font de l’oeil depuis une éternité et demi ? En somme, puisque le nous ne vient plus soutenir le je, je pars à sa reconquête, je me reconstruis.

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Evidemment, tout est toujours plus facile à dire qu’à faire. Et le fait que je me supporte pas au fond du trou m’aide à rebondir plus vite. Et mon agenda est encore plus rempli depuis que je suis célibataire, les gens craignant qu’en fait, je sois malheureuse sans le dire et qu’il faut donc me divertir (ce qui est adorable). Donc ma machine à coudre reste pour le moment dans la cave mais promis, dès que j’ai des sous (en mars), je me lance !
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Je t’entends rire derrière ton écran, tu sais…
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Oh mais bosser jusqu’à 65 ans, c’est rien !

Deux ans plus tard, je réagis un peu à la question des retraites, j’aurai un jour la prime de la réactivité, je vous promets. Evidemment, on peut se demander si la question des retraites a une réelle légitimité sur un blog s’appelant les vingtenaires mais je pense que oui car le problème nous touche au premier plan. 


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Principe de base : va falloir travailler plus longtemps pour payer les retraites de tout le monde, solidarité, tout ça. Moi, je dis pourquoi pas. Après tout, les 30 glorieuses, c’est fini et la solidarité, ça me plaît, tous la main à la pâte (et au porte-monnaie). Ouais, je suis le genre de meuf à payer les impôts sans trop s’indigner, essentiellement parce qu’on me prélève un peu tous les mois et que ça me fait pas trop mal au cul. Sauf la redevance télé, ça me saoule de payer pour une télé regardée par les + 70 ans… Mais j’écoute la radio publique alors je dis trop rien (et y a des trucs bien sur France 4 et 5 aussi). Alors ok, cotisons ce qu’il faut. 42,5 ans pour partir avec la retraite à taux plein. Oui alors si on considère que j’ai eu mon premier CDI à 27 ans et que j’ai pas mal bossé à droite à gauche avant, on va dire 26 ans, 26+42,5 ans = 68, 5 ans. Youpi les amis, pas de panique, il me reste quasi 15 ans de retraite si je suis conforme à l’espérance de vie moyenne, youhou !

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Sauf que. Mon calcul (simpliste) est bien joli mais je vois un souci en amont et en aval qu’on appelle communément le chômage. Prenons le problème sous un autre angle : les gens vivent plus vieux donc faut cotiser plus longtemps pour permettre aux vieux de ne pas crouler sous la misère. Ce qui reste assez relatif, ma grand-mère avait environ 300 € de
retraite… Léger mais bon, soit. Moi, je veux bien cotiser longtemps mais d’abord, mon métier, faut des bac++ pour l’exercer donc par souci de calcul, on se retrouve diplômés à 25 ans. Mais là, drame, même pas on a du boulot à la sortie et notre diplôme marron douteux sert juste à orner les toilettes (c’est marrant comme la couleur du diplôme va parfaitement dans ce lieu magique, c’est pour en illustrer la couleur). Selon les statistiques, un jeune diplômé met un an et demi à trouver son premier emploi donc 26,5 ans + 42,5 = 69. Certains verront dans ce chiffre hautement érotique une allégorie de la baise monumentale que nous inflige le système mais je ne suis pas là pour dénoncer, moi, je calcule. Ok donc on va bosser jusqu’à 69 ans. Question : quelle entreprise voudra de nous à 69 ans ?

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Je vois la vie professionnelle ainsi, vision toute personnelle certes mais je pense que la plupart sera d’accord : début de carrière, on se défonce puis plus on avance, plus nos priorités changent. Surtout que l’ingratitude de certains patrons n’aide pas à se défoncer soirs et week-ends en sus.   Au début, on avance, on apprend, on progresse. Puis un jour, on trouve que notre vie privée en a pâti et on rééquilibre. On laisse tomber les dossiers à ramener à la maison. De toute façon, je trouve ça assez stupide avec le recul, arrive un moment où 12h de boulot dans la journée ne peut pas être synonyme d’efficacité, le cerveau fait pshhhttt ! Peu importe, la vie et l’âge font qu’on baisse en performance et en ambition. Or imaginons que par un drame épouvantable, on se retrouve au chômage à 55 ans. Selon mon calcul, il nous reste 14 ans à cotiser, le tiers ! On fait quoi ? On postule bien sûr mais qui voudra de quelqu’un plus proche de la retraite que du début de son activité et qui n’a plus grand-chose à apprendre de la vie professionnelle. Car là est tout le drame de ma démonstration. Travailler plus longtemps, ok, mais au vu de la précarité de nos emplois, qui pourra vraiment cotiser à taux plein ? Plus j’avance dans ma vie professionnelle et plus je vois des employés jetés à la poubelle à la première crise. La rupture conventionnelle, c’est sympa mais pas que pour les employés, en fait… Si je prends mon cas, il y a 6 mois, je bossais dans une boîte ayant 11 employés à temps plein sur Paris. Aujourd’hui, ils sont 3 et nous n’avons été que 3 à partir volontairement… Oui, si tu comptes, 5 ont sauté du jour au lendemain à cause de la crise… Bon, par la magie de
l’interchangeabilité des employés, 2 d’entre eux sont à nouveau en poste, 1 en pleine création d’entreprise et les 2 autres, je sais pas. Dans ma nouvelle boîte, ça rentre et ça sort dans tous les sens, je ne comprends pas bien. Mais en somme, si t’es pas content, tu pars, on ne te retient pas. Nul n’est irremplaçable. Alors quand on arrivera à l’âge de la baisse de régime, qui va nous garder, franchement ? 

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Mais ça, personne n’en parle, on préfère se dire que les gens sont juste paresseux et ne rêvent que d’une vie oisive. Mais bien sûr…

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