J’ai plus 18 ans…

Par Océane
Alors, la semaine qui vient de s’écouler fut relativement intéressante…
 
Tout d’abord, j’ai unilatéralement décidé avec moi-même de me réindexer afin de réaliser un nouveau départ.
 
Ensuite, toujours lundi donc, j’appelle un pote (PD mais est-ce vraiment la peine que je le précise ?) que l’on pourrait qualifier de désespérément toujours sur la même longueur d’onde que moi pour lui raconter mes malheurs post-colocation, notamment les petits tracas bassement pécuniaires tels que le paiement de la caution. Comme il vient également de perdre sa colocataire (partie vivre au Texas), si je peux lui éviter quelques soucis…
Bref, ça va pas très fort pour lui non plus, vu qu’il est tombé dans le piège récurent qui consiste à tomber amoureux de son plan-cul…
 
Je me débrouille ensuite pour faire appel à ma baby-Sitter préférée ( je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas : 45 Fr la nuit) et me libérer le jeudi soir…
J’appèle donc mon pote mercredi pour lui annoncer que jeudi soir on fait la chouille ensemble..
Alors pour bien comprendre, il faut replanter le décor : c’est un garçon qui est ma foi relativement BÔOOOOOOOOOOOOOOO et qui est toujours avec une bande de pote tout aussi BÔOOOOOOOOOO et tout aussi Homo.
Bref, faut pas être en manque!!! En plus comme je le confiais à Nina, par mail, je ne vous parle pas de la shampoïneuse de base, non non, des gens avec qui vous pouvez effectivement discuter économie ou politique internationale sans pour autant devoir leur expliquer que FMI n’est pas Fellation Multiple et Intensive…
Je l’appelle donc mercredi et il m’apprend qu’un de ces potes n’a rien trouvé de mieux que de se suicider dimanche soir (il a sauté d’un pont pour les curieux).
Là le premier mot qui me vient c’est incroyable : pas l’ombre d’un mal-être ni d’un début de dépression… Rien, on a rien vu venir….
 
Bref, l’enterrement était jeudi pendant que ( ne pouvant m’y déplacer) j’assouvissais une série d’achats compulsifs suite à une RTT sauvage ( oui, il paraît que ma nounou était en panne!!! C’est pas bien de mentir!!!)
Une quinzième paire de chaussure, un 130éme haut et trois millions de boucles d’oreilles et autres gloss plus tard, une fois le monstre endormi et la Baby Sauveuse arrivée, j’appèle mon ami afin de savoir le thème de la soirée…
Celui-ci a décidé d’être heureux et de prendre un nouveau départ (ça ne vous rappelle rien? Quand je vous dis moi qu’on est sur la même longueur d’onde!).
Les mots tombent, le thème de la soirée est :
On a 18 ans…
 
OK
Bonne fille, je file dans ma chambre, je choisis :
– Une jupe achetée lors des dernières soldes et tellement courte que les concepteurs se sont sentis obligé de rajouter un short intégré qui est presque plus long que la dite jupe d’ailleurs!!!
– Le haut achat compulsif n°3 de ma journée : blanc avec un lacet en soie devant pour l’attaché façon guêpière, avec des fines brettelles très cracamiaou…
– Dessous je choisis mon Passionata qui est à la base turquoise, mais qui suite à une décoloration accidentelle arbore un magnifique dégradé du violet au turquoise… Somptueux.
– Nouvelles chaussures : noires avec un petit 8 cm de talon fin, à faire devenir fou un fétichiste!
Le temps de mettre mes nouvelles boucles et de me maquiller, il était déjà plus que l’heure de descendre.
 
Comme toujours, je me munis d’une veste en polaire immonde : on sait jamais, il pourrait neiger!!!
Et nous voilà parti vers son appartement…
Arrivés dans le parking, il fallut que je descende pour cause d’espace trop restreint. Comme nous sommes quand même en été, je tombe ma polaire pendant que mon compère recule.
Et tout homosexuel qu’il est, il m’a fait un arrêt sur image avec ouverture de la cavité buccale en trois étapes’ accompagné d’un magnifique WOUAWWW
Bon je vous passe les détails sur l’aller-retour à l’épicerie de nuit ainsi que sur la soirée qui fut une veillée façon les copains d’abord : alcool, alcool, alcool, alcool et un petit d’autre chose pour les adeptes…
Comme on a 18 ans, on décide de laisser tout le monde à l’appart et de partir au grand rassemblement Gay nocturne qui se situe en bas de chez lui…
Evidement un jeudi soir ce fut pas glorieux, voire plutôt pathétique…
Rentrée 05h37, levée 07h17 et c’est parti pour une journée au boulot où pour cause de forte chaleur, je suis dans l’incapacité de dessaouler…
Bilan des courses : on a plus vraiment 18 ans!
 
Vendredi soir : j’arrive dans ma campagne profonde où j’ai décidé de m’enterrer trois Week d’affilés. Je ne sais pas trop pourquoi, ha si de peur de ne rien avoir à faire et de m’ennuyer.
Et là, c’est le drame : trois appels et un texto. J’ai même pas eu le temps de descendre de la voiture!
En traduction ça donne trois super soirées et une teuf ( que j’attends depuis six mois).
Envie de pleurer, de me taper, de repartir en courant ( après tout 80 bornes c’est pas si loin!!!)  Mais bon, je prends le parti d’en rire…
 
Jusqu’à ce que ma mère m’oblige à faire une dictée ( oui j’ai 23 ans je sais) samedi à 22h30. La fin fut dramatique!!!
 
Dimanche : je m’esquive à la piscine, avec le maillot de ma grand-mère.
Je partage un parasol avec des bordelais ( pour ceux qui me connaissent, c’est une preuve que j’suis encore bourrée!!)
Je me mets au bord de la piscine, qui est à –15 °c donc je regarde les grands dadais qui font des bombes quoi!!! Et je peaufine mon bronzage tout en écoutant les derniers commérages de mon village…
Re drame : je tourne la tête et de l’autre côté de la piscine qui je vois avec ma vue bionique?
Mon Ex…
Je plonge, je me torpille jusqu’à l’échelle et je saute jusqu’à ma serviette. Je croise les doigts et j’ouvre les yeux….Oufffffffffffffffff, il ne m’a pas vu….
Le retour en mini jupe fut aussi chaotique que l’aller : tous les camions se sont arrêtés pour savoir si je voulais pas monter…………………………..

Apologie d’une colocation ratée

Par Océane
L’origine
On prend deux copines qui se rencontrent au lycée. Elles accrochent bien ensemble et se disent que quand elles seraient grandes, elles s’envoleraient ensemble du nid familial. 
 
La patience
Pendant les trois années qui s’écoulent, chacune commence à rêver de leur future vie. Elles en parlent souvent… Elles sont toutes les deux à la fac. La première marche plutôt très bien et l’autre passe toutes ces journées en ville et toutes ces nuits en boîte de nuit.
 
Le saut décalé
Puis celles qui toutes les nuits déconnées se retrouve un beau matin de juillet au pied du mur. Elle annonce à ses parents très très stricts qu’elle n’a pas eu pour la deuxième fois sa première année et qu’elle ne reviendra pas à la maison. De toute manière, ses parents ne s’en doutent pas mais elle rentre de Nice et est actuellement à Narbonne. Toujours avec sa copine et pleins d’amis…
Elle emménage alors dans un petit quartier résidentiel de sa ville. Dans une maison magnifique, grande et munie d’une piscine ( chose non négligeable, surtout l’année de la canicule!), le tout au frais de la princesse. Oui, ben pour la première fois de sa vie elle a de la chance! Elle trouve même une solution pour son avenir qui réconforte ces parents : un BTS par alternance = payes + études…
 
Banzaï
Il va bien falloir un jour que cette maison soit vendue et c’est là que les deux compères ou plutôt commères emménagent enfin ensemble… Tout se passe très bien.
 
C’était pas au programme
Pendant un an et demi tout se passe très bien, malgré l’arrivée imprévue d’un enfant. La studieuse continue ces études et la « fofolle » continue son travail, ces études et l’éducation de son enfant… 
 
 Achtung
En juillet, premier avertissement : la studieuse se sent trop oppressé par les demandes de la fofolle et de son enfant…
Petit recadrage et c’est reparti car dans la vie en générale et en communauté particulièrement l’élément le plus important est la communication.
Ainsi tout reprend son cours et tout se passe très bien… Tout le monde a trouvé son équilibre.
 
Mais qui a encore changé le programme?
Au mois de février suivant, l’incompréhensible commence… La studieuse arrête la fac après des partiels qui n’étaient sommes toute pas mauvais bien que pas excellents. Sans en informer personne, même pas son amie, la colocataire. Une fois que celle-ci s’en rend compte, elle n’aura pour seule explication qu’un « ça m’a gavée » qui la laisse encore sur sa faim… Puis elle refuse tout contact avec le père de l’enfant de son ami qui vient juste d’être mis au courant. Elle va jusqu’à, inconsciemment pense-t-on, empêcher son amie de le revoir…
Enfin c’est trois fois d’affilée qu’elle bousille littéralement le week-end de sa colocataire. Et les mères de famille savent à quel point le temps libre pour elles est précieux et à utiliser avec beaucoup d’intelligence sinon, il est perdu et laisse un vilain goût d’amertume.
 
Le plus produit
La fofolle est têtue et après plusieurs tentatives d’explication, une porte cassée, et beaucoup de méchanceté gratuite, elle décide de passer au-dessus car l’air de rien c’est l’heure pour elle réviser son examen final.
Pas de chance, elle devra d’abord s’occuper de son fils, car la nounou a aussi droit à des vacances, puis de l’amie d’enfance de sa « copine » qui s’est enfin payer l’opération de chirurgie esthétique dont elle rêvait depuis si longtemps et au final, pas une seule seconde pour réviser tranquille.
A peine le temps de survoler quelques cours qu’elle a déjà fini ces examens. Seule.
 
 L’ultime coup de poignard ?
Après avoir réfléchi et tourné le problème dans tous les sens, notre future recalée au BTS décide de quand même prendre un appartement plus grand avec son amie de toujours. Après tout, elle n’est pas comme ça normalement et elle se dit que tout le monde a besoin à un moment donné de faire un bilan sur sa vie, d’explorer d’autres voies avant de s’engager quelques part…de prendre soin de soi quoi!! Même si c’est au détriment des autres, elle comprend. Enfin elle essaye… Sauf que quand à quinze jours du déménagement, l’autre n’a toujours pas fourni le moindre garant alors que c’est elle qui a insisté sur le choix de l’appartement et c’est encore elle qui a signé les chèques de la caution et des frais d’agence, seule, dans son coin, on commence forcement à s’inquiéter. 
On prend des nouvelles et comme toutes les phrases que j’ai prononcées depuis quatre mois, je la commence par « ne te vexe pas » et je la termine par « ce n’est pas un reproche » La réponse fut à la hauteur des appréhensions : aucune réponse.
Un démerden ti sich géant.
 
Morale ?
Il n’y en a pas. La vie est comme ça. Dans certains cas, il faut être assez lucide pour partir, tourner le dos à tout un pan de sa vie et ne jamais se retourner. Surtout il faut laisser toute la rancœur et les regrets à la porte que l’on franchit et ne jamais plus y repenser.
La volonté et la colère sont souvent de bons moteurs mais il existe certaines exceptions où il faut abandonner sans haine ni reproche…
Il suffit juste de retenir que la communication est à la base de tous les rapports.