Game of thrones : une saga bavarde

Quand j’écris, je me pose parfois la question : est-ce que je suis pas en train de trop parler ? Est-ce que cette scène où mes personnages font la révolution en sirotant un café ou débattent des limites de leur activisme, est-ce que vraiment c’est nécessaire ? Oui, ok, c’est le coeur du sujet mais n’est-ce pas too much, là ? Ne serait-je pas victime du syndrome Game of thrones, cette saga bavarde ?

Meera, bran et Benjen Stark dans la saison 6 de Game of thrones

Alors j’ai lu toute la saga, les 5 intégrales et j’attends la 6e de pied ferme, prête à la lire en anglais. Même si ok, j’ai vu la saison 6 donc j’ai été pas mal spoilée mais j’avais déjà deviné pour les deux gros rebondissements de la saison (enfin, ceux sur Jon Snow, pas celui à King’s Landing de l’épisode 9). Mais je dois avouer que la lecture était souvent looooooooongue, presque pénible. Bon, déjà, la version française est agaçante, j’avoue, très ampoulée. Mais surtout, Game of thrones, c’est quoi ? Des gens qui boivent du vin et caressent des putes en parlant de la guerre juste là dehors, de leurs complots et de l’amour. Oui, oui, vous allez me dire que j’exagère, qu’il y a quelques scènes d’action quand même, il se passe des trucs. Oui… entre deux bavardages. Non mais la preuve : qui est le héros de la saga ? Bon ok, y en a plusieurs, je vous parle de Tyrion. Le mec, il fait quoi ? Il parle. C’est tout. Oui, des fois, il baise mais sinon, il parle. On a aussi Arya qui passe son temps à réciter une infinie liste et Daenerys qui a 35 noms qu’elle balance à chaque rencontre. Pia pia pia.

Daenerys et Tyrion, héros d'une saga bavarde

Seulement, faire parler les personnages, ça permet deux choses : balancer tranquillou mémère quelques petites idées et vues sur la société, nos petites opinions l’air de rien (surtout quand tu écris un roman qui a pour base l’activisme) mais aussi donner quelques infos supplémentaires sur ce qu’il se passe, raconter de façon plus dynamique un point de récit, une connaissance qu’un personnage apporte à un autre. Les dialogues ne sont pas nécessairement inutiles mais ils donnent parfois le sentiment de remplissage. Surtout dans Game of thrones où les mecs sont tranquilles à picoler sous une tente pendant leur armée se fait étriller trois mètres plus loin (à peu près).

Activité n°1 de Tyrion : parler en buvant du vin

Et surtout les dialogues cassent parfois le rythme, terriblement. Alors qu’on veut savoir ce qu’il va se passer, que l’action monte et va atteindre son paroxysme… retrouvons Tyrion qui parle de baiser des prostituées en buvant du vin, une scène qui ne servira à rien, jamais. Et c’est peut-être là la clé : pour jauger l’intérêt d’un dialogue, je crois qu’il faut voir si le récit pourrait progresser tout aussi bien sans lui. Est-ce que cette petite brique que tu viens de poser, elle va un jour être utile ou c’est juste parce que tu veux que ta maison soit plus colossale ?

Art work de King's Landing par Charles Lee

Alors vous allez me demander pourquoi je continue à lire si je trouve ça chiant ? Parce que Georges R.R. Martin a été scénariste par le passé et ça se sent dans la construction de son récit et nous entraîne dans une relation quasi perverse : je te donne ce que tu veux, je te le reprends, je te donne, je te reprends… Mais en semant suffisamment d’éléments intéressants pour que tu aies envie d’aller plus loin. On pourrait presque comparer ça à un soap opera où tu as un cliffhanger à chaque fin d’épisode et tu es obligé de revenir le lendemain pour connaître la suite. Si je compare à la saga de l’Epée de Vérité, par exemple, la fin est la fin, on a une histoire majeure par roman et assez peu de “revenez pour la suite, c’est pas fini” (sauf entre le 4 et le 5, pour le coup). G.R.R Martin, c’est le mec qui t’assomme pendant les ¾ du roman pour réveiller ton intérêt à la fin et tu ne veux plus qu’une chose… Lire la suite. En anglais parce que la traduction française arrivera trop tard. Enfin, si l’intégrale 6 vient un jour…

Georges R. R. Martin et la sortie du prochain Game of thrones

Oui bah quitte à être à la bourre, autant en faire un meme

Mais j’en ai pas fini avec Game Of thrones car je trouve cette oeuvre extrêmement intéressante à étudier en tant que “écrivaine”. Même si ma saga à moi en est toujours à la page 2.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Independence Day : Resurgence ou le gros soucis des reboots/suites

Situation : me voici dans un avion enfermée pendant 8h, le temps de traverser l’Atlantique et de piquer un peu au sud. J’ai des munitions : 2 Society, 2 Néons, un Philosophie magazine, un mag sur le Japon, et une solide propension à m’endormir dans les transports. Mais au bout de 2h, alors qu’on nous sert notre pitance, je cède : allumons l’écran et regardons un film. Et comme il s’agit de passer le temps, prenons un bon blockbuster des familles : Independence Day : Resurgence

Independence day : resurgence, affiche française, tour eiffel

Non mais sérieux l’affiche… je serais capable de faire la même sous Photoshop… et je suis pas particulièrement douée en la matière

Alors je vous raconterais bien le film mais ça ne sert à rien car c’est quasi le même que le premier, sauf qu’ils ont remplacé Will Smith (qui n’avait sans doute pas envie de se ridiculiser là-dedans alors que le mec a quand même joué dans le très critiqué Suicide Squad) par Jessie Usher que vous avez pu voir dans… hmmm… rien de très connu, je crois. Mais comme notre bon Jessie n’est pas trop charismatique, on lui adjoint le mec de Miley Cyrus dans la vraie vie (Liam Hemsworth), un sidekick rigolo que tu as envie de frapper comme tous les sidekicks rigolos, en fait (parce que je sais pas dans quel univers vivent les scénaristes mais ils confondent beaucoup “drôle” avec “t’es tellement lourd, mec, tu veux pas fermer ta gueule 2 mn”. De vraies sulfateuses à punchlines en espérant qu’une ou deux fasse effet. Là, non), une Chinoise pour faciliter l’exportation du film et la fille de l’ex Président, chiante de perfection (et d’une voix française assez agaçante). Ah oui parce que même si l’histoire est peu ou prou la même avec la reprise limite plan par plan de certaines scènes du 1er et un côté “oh, les méchants sont encore plus méchants”, on est surtout là pour “tuer le père”

avant première du film Independence day : resurgence, casting du 1er qui ont rempilé

La team « vieux »

On retrouve peu ou prou 2 générations dans ce film : les anciens qui se sont illustrés durant la 1ère guerre des extraterrestres et leur progéniture et associés. Du côté des “vieux”, certains passent pour un caméo : Vivica A. Fox (la copine de Will Smith dans le 1er opus) doit apparaître environ 5 mn dans le film pour un rôle globalement (totalement) inutile, Bill Pullman va se sacrifier pour éviter à sa fille de le faire, le scientifique dont j’avais totalement oublié l’existence sort du coma pour finalement crever, et Connie… ah non, en fait, c’est pas elle mais bordel, comment suis-je censée les différencier, sérieusement ?

Margareth Colin est Connie dans Independence Day

Sela Ward, président des Etats-Unis dans Independence Day

(déjà que je viens de découvrir que Connie n’était pas jouée par Mary-Louise Parker alors que j’en étais persuadée, Mary-Louise Parker que je confonds très régulièrement avec Sally Field quand je ne suis pas sûre de la date du film que je suis en train de mater. En fait, Connie était jouée par Margaret Colin, connue pour son rôle de maman de Blair Waldorf dans Gossip Girl (j’étais persuadée que c’était Sally Field, bordel) et c’est une pro-vie. Voilà)

Mary_Louise Parker

C’est marrant, je la croyais plus vieille, elle, j’ai dû me planter

Sally Field

Non mais vraiment, je me perds là

Bref, il n’y a guère que Jeff Goldblum qui survit avec son père, aidé par Charlotte Gainsbourg… Wait ! What ? Oui, Charlotte Gainsbourg joue dans Independance Day : resurgence (alors qu’elle avait refusé Terminator 4 parce qu’elle trouvait le film trop mauvais. Je pense qu’elle commence à salement galérer dans sa carrière US) mais bon, elle joue juste l’intérêt amoureux vite fait de Jeff Godblum, elle parle de cercles régulièrement et voilà. Les vieux meurent pour laisser symboliquement la place aux jeunes qui se font tous des bisous dans le désert à la fin. Comme le 1er.

la fin de independence day

Et on arrive à ce qui commence à me crisper un peu dans cette mode des suites/reboots (parce que je suis désolée mais j’y vois plus un reboot qu’une suite, cf Star Wars 7, Terminator Genisys ou Jurassic World pour ceux que j’ai vu) : on reprend des fondamentaux, on copie/colle les scènes icôniques et “tatan”, on te dit que c’est un nouveau film. Sauf que non.

Les raptors de Jurassic World et Chris Pratt

J’ai détesté Independence Day : resurgence, idem pour Jurassic World que j’ai pas fini car mon avion a atterri avant la fin (voyage à Montréal, j’ai pas cherché à rattraper mon retard), je me suis endormie devant Star Wars 7 et Terminator Genisys… Je suis tellement navrée du casting, sérieusement. Non mais juste, je mets ça là, vous allez comprendre :

Ok, il est possible qu'à une époque, j'ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Ok, il est possible qu’à une époque, j’ai eu un petit crush pour Kyle Reese version Michael Biehn

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu'on dirait qu'il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Curieusement, je crushe pas du tout à la version Jai Courtney, sans doute parce qu’on dirait qu’il va me taper (et elle, elle est trop forever 16 pour être crédible)

Cheeeeeeeeeeee

Ce qui me saoule dans ces films, c’est que je ne peux pas être embarquée dans l’histoire vu que je sais parfaitement où on va : aux mêmes scènes que la version d’origine. Pour Star Wars, c’est systématique : le 1er opus d’une trilogie tue le mentor du héros d’une nouvelle ère trouvé dans un désert. Et encore là, dans le 7, la notion de mentor est très relative vu que je ne suis même pas sûre que notre héroïne du désert et son mentor de service se soit même adressés la parole. Dans Terminator Genisys, on assume le truc à mort en rejouant carrément la première scène du un mais en gros : poursuite, poursuite, on casse un gros building (une prison, un immeuble de bureau, un hopital), poursuite, poursuite, un accident de transport tue le gros méchant mais en fait non, fin dans une usine ou endroit assimilé, la menace est annihilée… ou peut-être pas. Tatatantatan.

terminator_ill_be_back

Du coup, pourquoi regarder ces films ? Pour les acteurs ? Alors dans les 4 cas, non : soit la jeunesse est mal identifiée par le public, soit ce sont des “sous acteurs” (Bryce Dallas Howard n’est pas Jessica Chastain mais en vrai, moi, elle me fait plus penser à Christina Applegate mais en rousse), soit des vieux acteurs qu’on a aimé dans le film d’origine et qui viennent faire un coucou… même si je mets pas mal d’espoir en Carrie Fisher sur la suite de Star Wars, j’espère qu’elle va botter des culs (j’aime bien Carrie Fisher, cette femme a l’air très drôle). Eventuellement pour les effets spéciaux, on peut mesurer les progrès faits entre la version 1 et la “suite/reboot” (mais j’ai pas trouvé ça très impressionnant) mais… je n’aime pas voir un film dont je devine la fin sans même réfléchir, j’aime être surprise, bousculée, regarder une histoire pour son intérêt propre et pas juste chercher les clins d’oeils, caméos et repompages. Je ne suis pas opposée à la reprise d’une histoire ou d’une franchise mais il faut que ça apporte quelque chose de plus. Et là, c’était pas le cas.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Routine de séduction

Sur les sites de rencontre*, plus tu les fréquentes, plus tu développes une technique pour toucher au but et rentabiliser ta présence en ces lieux. Rentabiliser ? C’est pas un peu pragmatique comme adjectif ? Si mais à force de fréquenter ces temples de consumérisme amoureux, on finit par virer capitaliste de l’amour.

Comment-reperer-un-serial-dragueur

Connaissez-vous la mini série “Ma pire angoisse”, diffusée sur le Before de Canal plus ? J’ai découvert ça y a pas longtemps (depuis que je n’ai plus de télés, je fais péter les stats Youtube) et y a un épisode que je trouve intéressant, celui où le personnage explique sa technique sur les sites de rencontre : tel un stakhanoviste de la cyberdrague, il envoie des flashs, charmes** ou autres winks à toutes les femmes du site, expliquant ainsi multiplier les chances qu’au moins une réponde. Une fois une proie ferrée, il se lance dans un chat de plus en plus épicé pour finalement conclure. Bien joué champion.

stats-sites-de-rencontre

Si vous voulez mon avis, on sent que cette technique a bien été testée (et approuvée) par un des scénaristes de ce sketch car j’avoue que ça me paraît plutôt bien vu. Je ne garantis pas le succès à 100%, ça ne fonctionnera que si votre proie est motivée quoi qu’il en soit. Mais du coup, j’ai un peu réfléchi à ces semi professionnels de la drague online : faut-il avoir une routine de séduction pour choper à coup sûr ? Et surtout que faire face à une personne qui semble un peu trop maîtriser les règles du jeu.

conseils-pour-mieux-sed

Les raisons pour se rendre sur un site de rencontre sont multiples : certains cherchent sincèrement l’amour, d’autres ne veulent que du cul et entre les deux, tout un tas de nuances de gris (pof), de ceux qui ont envie de fun mais n’auraient rien contre l’idée de tomber amoureux, ceux qui ont envie d’une vraie histoire mais n’osent se l’avouer, ceux qui ne veulent que du sexe mais n’osent se l’avouer, ceux qui ont juste envie de jouer un peu voire ceux qui se cherchent de nouveaux potes (si). En arrivant sur ces sites la première fois, nous avons tous un point commun : une certaine naïveté. Pour illustrer un peu mieux mes propos, let me introduce Coralie. Coralie est une jeune femme qui, un soir de désoeuvrement, se rendit sur un site de rencontre, avide de mettre une peu de nouveauté et de piment dans le ronron de sa vie. Alors qu’elle remplit encore sa fiche, elle reçoit des premiers mails auxquels elle ne prête pas attention : sérieux les mecs, pour le moment, Coralie n’est que “Odecoco”***, une personne dont la photo de profil est une vague silhouette grise et qui, si elle vit à Paris et a 35 ans, n’a encore ni taille, poids, profession, passions ni même son signe astro. Taper avant les autres, c’est bien mais allez-y piano, là, vous faites désespérés.

deux-dragueurs-se-disputant-une-conquête

Donc Odecoco a sa fiche toute propre, il est désormais temps de commencer son petit shopping. Oh, tiens un flash/charme/wink/mail, allons voir. Un garçon un peu mignon tente de communiquer avec vous. Bon, voyons voir. Là, la personne vous adresse une prose impeccable, un juste équilibre entre humour et raffinement, légèrement coquin mais tout en restant subtil. Il ne ressemble pas vraiment à Jon Kortajarena ou Gael Garcia Bernal mais son entrée en matière vous convainc de répondre. Et sans savoir comment, en quelques instants, il vous retourne comme une crêpe et vous acceptez de le voir là, maintenant, de suite. Félicitations, vous êtes tombée sur un pick up artist, version web.

Ca faisait longtemps que j'en avais pas mis tiens

Ca faisait longtemps que j’en avais pas mis tiens

Alors voilà, à présent qu’on a compris le fonctionnement d’un cyber PUA, faut-il leur céder ? Et bien, ça, c’est à vous de voir. Si vous avez la culotte qui vous démange et que vous êtes prêtes à céder à la tentation pour calmer vos hormones, faites vous plaisir. Par contre, si vous en attendez un peu plus, cessez tout chat avec cette personne et reprenez une activité normale.

___________________

* Oui, je sais, ça fait 10 fois que je vous dis que la série est finie mais laissez moi vivre ma vie !

** J’ai un doute les mecs : si vous ne payez pas sur Adopte un mec, vous n’avez qu’une poignée de charmes par jour, non ?

*** Je vire légèrement obsessionnelle avec l’eau de coco…

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

The Amazing Spider-Man de Marc Webb

Des fois dans la vie, t’es un peu claquée mentalement parlant et quand on te propose d’aller mater un bon blockbuster bien crétin, tu dis « ouiiiiiiii ! ». Nous voici donc posés devant the Amazing Spider-man, numéro 2 d’une trilogie dont je n’avais pas vu le 1 mais c’est pas grave, j’avais vu que le 1er de la trilogie avec Tobey McGuire donc l’un dans l’autre, je devrais m’en sortir. Victor m’ayant prévenu de la relative qualité du premier et le charisme d’huître d’Andrew Garfield, j’étais prête… enfin, le croyais-je. Du coup, je vous spoile le barda, histoire de vous faire gagner 1h30 de votre vie.

The-Amazing-Spider-Man-2
On commence par une scène en avion. Je vous préviens de suite, les scénaristes de ce film ne sont pas aussi calés que moi en Mayday dangers dans le ciel donc ça donne de suite n’importe quoi. Papa et Maman Parker ont abandonné leur rejeton pour fuir la méchante grosse corporation, Oscorp,  qui veut leur peau car ils ont fait de grandes découvertes scientifiques dangereuses. Ils sont dans l’avion en disant « ohlala, on risque de mourir à tout moment. » Avion, on parle de mort imminente, ça pue. Prise d’une envie subite, Maman Parker va faire un petit pipi alors que le copilote sort du cockpit et fait des ronds de jambe à Papa Parker mais quand le copilote va se laver les mains, papa Parker voit du sang dessus. Ohlala non, c’est un tueur. Pourquoi le copilote s’est lavé les mains entre deux meurtres, l’histoire ne le dira pas. Bref, bagarre, quand soudain, le corps mort du pilote s’effondre sur les commandes, tu sais pas bien pourquoi. Donc l’avion commence à avoir un plan de vol direction le sol, le copilote tire, touche Maman Parker au bide puis un hublot, celui-ci pète et on sait tous qu’un avion qui a un trou, c’est un avion en dépressurisation et apparemment, quand ça dépressurise, ça arrache la porte (ah ?) qui va péter direct dans le moteur. Ca prend feu, le copilote est tué, la maman va pas super bien mais c’est pas grave vu que l’avion finit logiquement par se crasher. Woké.

the-amazing-spider-man-2-teaser-trailer-plane-crash

Quelques années plus tard, c’est le jour des diplômes ! Tandis que Gwen Stacy, major de promo fait son discours, Peter Parker, aka Spider-man, s’occupe gentiment de terroristes qui ont piqué un blindé avec des trucs super explosifs dedans. Ouais, maintenant, y a plus une scène d’ouverture qui pète mais deux. Spider-Man bondit dans tous les sens en donnant dans la vanne facile (mais ok, il est tout jeunot) tandis que Gwen parle d’avenir mais tout va bien ! Spider-Man arrête les méchants en sauvant un pauvre type noir planté en plein milieu qui a failli se faire renverser parce que manifestement, baliser les rues de Manhattan pour pas se faire renverser, c’est pas très clair pour notre ami black. Spider-man le sauve et fait « hey, c’est quoi ton nom ? Max ? Ouais, Max, t’es mon pote, surveille la ville pour moi, je continue de poursuivre le méchant Russe, salut! ». Notons au passage qu’on baigne dans le non-sens. Ok, on a bieeeeeen compris que Spider-man était facétieux mais à quel moment tu t’arrêtes taper la causette à un quadra-quinqua en lui parlant comme à un débile profond ? Breeeef. Spider-man accidente le camion mais rien n’explose et hop, les méchants sont arrêtés et Peter arrive pile à temps pour récupérer son diplôme sur l’oeil humide de sa tante et de Gwen, sa petite copine.

206445-the-amazing-spider-man-2-andrew-garfield-emma-stone
Mais voilà, y a un os. Dans le premier opus, le papa de Gwen est mort en se mettant en danger à cause de Spider-man (à peu près, je l’ai pas vu, je rappelle) et du coup, Peter ne veut pas que sa belle blonde subisse le même sort donc il décide de rompre, merci, au revoir. Mais il est tellement tout triste et, du coup, il se préoccupe soudain d’une sacoche ayant appartenu à ses parents et essaie de comprendre le merdier qu’il y a dedans. On s’occupe comme on peut. Mais il perd pas trop Gwen des yeux quand même. Ou comment foirer sa rupture en beauté. Dans tout ce micmac, on découvre que Max, le Noir qui a pas trop noté qu’il y avait des terroristes en ville, est un énorme loser qui se croit trop pote avec Spidey et c’est son anniversaire alors il s’invente une soirée démentielle. Il travaille dans la grosse grosse entreprise qui a fait tuer Papa et Maman Parker et comme de par hasard, qui croise-t-il dans l’ascenseur ? Gwen qui entame un boulot d’été par là. C’est trop unbelievable le hasard. Pendant ce temps, le meilleur ami de Peter, Harry Osborn, revient en ville pour assister à la mort de son père, victime d’une terrible maladie qui l’a rendu un peu vert. Pas de bol, c’est une maladie génétique et pas de bol encore, ça a commencé pile à l’âge qu’a Harry. Toutes ces coïncidences me donnent le vertige. Bref, Harry et Peter se retrouvent et vont parler de tout et surtout de rien en jetant des cailloux dans la rivière. Je vous épargnerai le récit des scènes de vie quotidienne de Peter chez sa tante même si le dialogue de nos deux joyeux drilles autour des slips à laver de Peter est fascinante. Imaginez le prix de la scène, faire jouer deux acteurs pour un truc de 2 mn qui parle de slip. Même pas une vanne sur une substance blanche qui colle dans les vieux slibards cracras de Spider-Man. Mais bon, ça va, on a BIEN compris que Tantine, elle captait pas que Peter, c’était Spider-Man.
sally-field-spider-man
Bon, c’est pas tout ça mais il est temps de sortir les méchants de l’histoire. Retournons à Max le loseur. On se doutait bien qu’il allait servir un peu vu que 1/ il a parlé à Gwen et que 2/ il est joué par Jamie Foxx. Un peu comme dans les New York police machin, quand tu vois un acteur un peu connu dedans, tu sais que c’est lui le méchant. Notre ami Max est consigné au boulot le soir de son anniversaire alors qu’il avait bien parlé de sa fête imaginaire. En voulant aller resserrer une vis ou à peu près au dessus d’un énorme aquarium plein de gigantesques anguilles électriques, il se viande et crzzzzzz crzzzzz Max, merci au revoir.
The-Amazing-Spider-Man-2-Max-Dillon
Pendant ce temps, toujours, Harry se dit que du sang de Spider-Man, ça l’empêcherait de virer vert comme son père et demande à Peter de le contacter car vu les photos trop incroyables que Peter prend de l’homme araignée, c’est trop grillé qu’il le connaît.
The-Amazing-Spider-Man-2-Osborn-and-Parker
Mais Peter a mieux à faire qu’un don du sang car il a rendez-vous entre potes (ahah) avec Gwen qui lui annonce qu’elle va peut-être partir vivre en Angleterre donc ils se roulent des pelles sous les arbres. Rester trop pote avec son ex, ça marche jamais, depuis le temps que je le dis… Mais alors qu’il tâtouille gentiment les amygdales de Gwen, sa super ouïe capte du bruit et il plante sa meuf pour aller voir car sa super intuition lui dit que ça chie en centre ville. Nous voici effectivement à Times Square où on retrouve notre ami Max qui n’est finalement pas mort mais qui va pas super bien non plus vu qu’il est devenu un bonhomme électrique et qu’il est un peu paumé. Hop, la police a déjà placé des barrière de sécurité derrière lesquelles s’agglutinent des tas de badauds. Alors passons sur la promptitude des forces de police à ériger un périmètre de sécurité mais pardon mais moi, on me dit qu’il y a un mec pas net et qu’il faut pas s’approcher, je reste pas connement derrière une petite barrière. Je dois avoir un instinct de survie surdéveloppé, allez savoir. Bref, Spidey débarque avec Gwen sur ses talons (elle doit aussi avoir des super pouvoirs vu qu’elle a pu se déplacer aussi vite que son super héros mais passons). Là, Max est tout perdu et elle capte de suite qui il est (alors qu’il est un peu passé de Noir à bleu luminescent mais un mec qu’on croise dans un ascenseur, ça s’oublie pas, apparemment). Spidey finit par remettre quand il l’a croisé aussi et tente de l’amadouer mais un flic décide de tirer (ils feraient mieux de gérer leurs barrières) et ça énerve Max qui devient alors super méchant avec une maîtrise impeccable de ses pouvoirs, il absorbe l’électricité et malmène un peu Spider-Man. Parenthèse : j’ai pas mal aimé le thème d’Electro, puisque tel est désormais son nom. Sauf que qu’est-ce qui fait mauvais ménage avec l’électricité ? L’eau. Ni un ni deux, les pompiers débarquent et t’arrosent tout ça (avec de l’eau alors que la mousse aurait été plus indiquée, je dis ça, je dis rien). Electro est embarqué, merci, au revoir.
The-Amazing-Spider-Man-2-Electro-Times-Square-Sequence
Fin de l’histoire ? Que nenni ! Harry n’est pas revenu en ville juste pour nous offrir une scène avec son père vert mourant, nan nan ! Il découvre avec horreur que lui aussi est atteint de maladie, il a une grosse tache verte dans le cou apparue spontanément. Mmmm, sa maladie semble bien plus fulgurante que celle de son père mais passons. Il reçoit alors la visite de Spider-Man qui lui dit que non, il ne lui donnera pas son sang parce que ça peut être dangereux, ça énerve un peu notre ami Harry qui va dans la grosse grosse entreprise qu’il a hérité de son père. Sa secrétaire lui file deux, trois tuyaux sur les recherches de son père, il commence à s’exciter sur la table ordinateur et ouvre au hasard trois fichiers dans la multitude mais il a un bol de malade : trois trucs qui vont lui servir par la suite. Juste avant d’être expulsé du bureau par un des membres du comité directeur qui a réussi à prendre le pouvoir pour dégager le gamin, il découvre où est stoqué le sang d’araignée. Comme sa maladie doit inclure un trouble de l’attention, il ne se souvient pas de l’avertissement de Spider-Man et s’injecte du venin d’araignée et commence à un peu mourir mais heureusement, parmi les trois fiches consultées, il y avait celle de la super armure placée juste derrière. Hop, il fonce dedans et paf, devient le Bouffon Vert. Oui, j’avoue que j’ai pas tout saisi l’enchaînement des faits mais voilà.
The-Amazing-Spider-Man-2-birth-of-the-green-goblin
Pour se venger de Spider-Man, Harry va donc délivrer Electro. Electro qui a un joli corps électrique qu’il peut donc dissoudre et reformer à volonté pour naviguer dans le réseau électrique qu’il connaît par coeur puisqu’il l’a conçu. Mais ce qui est fascinant, c’est qu’en se rematérialisant, Electro se replace automatiquement les électrodes que lui avaient mises les scientifiques et un petit boxer du plus bel effet. Oui bon, pourquoi pas, on peut avoir un corps électrique et rester pudique.
312949-the-amazing-spider-man-2-dans-la-diapo-1
Pendant ce temps, Gwen et Peter trafiquent des trucs. Lui découvre le secret de son père (il avait découvert un vaccin à la maladie du papa Osborn à base de venin d’araignée mais je ne me souviens pas pourquoi il l’a finalement détruit, je devais être occupée à autre chose) mais en fait, ce n’est pas particulièrement intéressant. Il revoit Gwen, ils se roulent des pelles mais elle est finalement prise en Angleterre et va partir. Alors qu’elle est dans le taxi, il la rattrape mais ohlala, il se passe d’étranges choses à la centrale électrique donc Peter veut aller voir et Gwen veut le rejoindre mais il lui dit « Nan, c’est trop dangereux, tu pourrais mourir, souviens-toi la promesse que j’ai fait à ton père mourant, jamais je ne mettrai ta vie en danger ». Quelle insistance… Comme elle est têtue, il te lui gicle une toile d’araignée pour l’attacher au coffre du taxi et part sauver le monde. Enfin, à minima New York. C’est la panique dans toute la ville, y a plus d’électricité nulle part et surtout pas aux aéroports. Manque de bol, une contrôleuse à la mémoire remarquable a noté que deux avions allaient se percuter si on leur disait pas de changer de trajectoire mais comment faire sans électricité ? Je répète ma réflexion sur la méconnaissance de Mayday dangers dans le ciel parce que les avions sont équipés d’alarmes de proximité mais faisons comme si.
gwen-stacy
Gwen étant vraiment une chieuse, elle saisit un ciseau à ongles qu’elle avait opportunément à portée et se défait de la toile d’araignée. Alors pardon mais avec sa toile, Peter il peut choper des véhicules, attacher des méchants vraiment méchants mais l’autre, elle te découpe ça au ciseau à ongles. Je. Bon, ni un ni deux, elle se téléporte et se retrouve à la centrale électrique où Spidey se bat avec Electro qui se gave de l’énergie environnante pour mettre sa race à notre pauvre héros. Mais tout va bien, Gwen va agir, elle fonce dans la centrale et va appuyer sur le gros bouton rouge qui coupe tout. Oui, la centrale électrique s’éteint en appuyant sur un gros bouton rouge. Je ne commenterai même pas. Spider-Man fait court-circuiter Electro, fin du méchant méchant. Les contrôleurs aériens reprennent la main juste à temps, les avions font un super looping pour s’éviter et tout le monde applaudit. Oui parce qu’apparemment, les passagers avaient compris la situation et apparemment, les avions de ligne, ça se pilote comme des avions de chasse, easy. Super, on va pouvoir rentrer.
electro-spider-man
Ah non, y a le Bouffon Vert, du coup. A peine Electro a-t-il émis sa dernière étincelle que le voilà qui débarque et commence à tenir un grand discours à Spider-Man comme quoi, c’est vraiment trop un connard de pas l’avoir aidé. Apparemment, son trouble de l’attention lui a fait oublier que quand il s’est injecté du venin d’araignée, ça s’est pas super bien passé. Gwen débarque sur ces entrefaites et là, le Bouffon Vert capte donc que Spidey n’est autre que son copain Peter et ça le rend encore plus énervé car c’est son ami qui lui a refusé son aide. Ni un ni deux, il enlève Gwen qui restait sagement plantée là, il la balance deux ou trois fois de sa super armure qui vole mais Spider-Man récupère deux ou trois fois sa copine et finit par la déposer dans une horloge de la centrale électrique (pourquoi pas) sur d’immenses rouages pour la petite scène steampunk. Baston entre le Bouffon et Spider-Man, Gwen est balancée par dessus bord mais un petit coup de toile et hop, la voilà suspendue par le vide. Mais le bouffon vert parvient à prendre la toile dans un rouage et elle finit coupée. Spidey re balance un coup de toile pour la rattraper mais la chute est vertigineuse et la belle meurt. Alors point interprétation : avec Victor, on n’est pas sûrs : lui dit qu’elle a touché le sol, moi j’ai pas l’impression. Selon le comics, sa nuque est brisée dans la péripétie. Bref, elle meurt, un léger filet de sang s’échappe de son nez pour qu’on pige bien. Un jour, on fera une thèse sur ce sang nasal qui symbolise la mort (non parce que sinon, je meurs 10 fois chaque été, moi)(quoi que souvent, ça sort par la bouche).

the-amazing-spider-man-2-s-huge-moment-let-s-talk-about-it-gwen-stacy-falls-to-her-death
Peter, ayant trahi la promesse faite à un mourant (et ça, ça craint), range donc son costume. Mais voilà-t-il pas qu’un jour, le méchant russe du tout début refait des siennes. En effet, Harry Bouffon, qui avait été interné mais libéré par un mystérieux mec à chapeau, a eu la bonne idée de lui filer une armure histoire de mettre un peu d’animation en ville. Hop les barrières mais un gosse de 6 ans déguisé en Spider-Man passe les dites barrières pour affronter le gros méchant en armure. Point éducation : j’espère que l’enfant a été retiré à sa mère par la suite car je vois pas trop l’intérêt pédagogique d’amener son gosse là où on sait que ça va saigner. Bref. Le petit fait « ah, je vais t’arrêter gros méchant », le gros méchant qui est quand même un peu bonne pâte rentre dans le jeu, la mère crie « oh non mon fils, mon bébéééééé ! » (fallait y penser légèrement avant…). Et hop, Spider-Man re débarque miraculeusement, tape la discute 5 mn avec le petit pendant que le gros méchant a dû aller se griller une clope, je suppose. Non parce que le mec est quand même super fair : alors qu’il va tenter de tuer l’homme araignée deux minutes plus tard et que c’est quand même un vil méchant, il lui tire pas dessus quand l’autre est inattentif. Classe. Bref, bagarre à coup de missiles (mais les gens restent à regarder : « oh la belle [voiture de flics] bleue [qui vient d’exploser à 2 mètres de nous, ça gère !]). Spidey lui règle son compte mais désormais, on le sait : Harry va pas se laisser faire. Et c’est pas tout car à la toute fin, le mystérieux mec au chapeau retourne dans le labo secret et va voir le corps cryogénisé de papa Osborn pour le réveiller. Ohlolo, vivement le 3…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tuons la téléréalité

Depuis plus d’un an maintenant, j’ai une sale manie : je compulse les réseaux sociaux pendant mes trajets en métro au lieu de lire. Triste habitude qui m’empêche de nourrir mon esprit mais exaspère mon désespoir envers l’humain social et sa propension moutonnière. Comme par exemple sa volonté à live tweeter la moindre émission racoleuse de télé réalité ou associée (genre émissions de reportages merdiques où l’on fait croire aux gens qu’on leur donne la parole alors qu’on veut juste se moquer d’eux). Et là, je dis “mais éteignez votre télé bordel ! ».

Petite parenthèse sémantique pour que le reste de l’article soit clair pour ceux qui n’utilisent pas Twitter : en gros, ce sont des gens qui commentent en direct une émission de télé. Or si tu reprends mon paragraphe précédent, je consulte surtout Twitter dans les transports donc quand tu te retrouves à un tweet genre “Oh quelle pute la blonde #emissiondemerde”, tu comprends pas trop de quoi il s’agit et quel est l’intérêt de la déclaration, mais voilà, tu sais que quelque part dans le poste de télé, y a une blonde qui est assimilée à une pute. Mais sutout, tu découvres un phénomène pervers : la téléréalité et consort sont regardés par des kikoolol mais aussi par des amis que tu pensais intelligents et cultivés mais qui ont envie de leur dose de lol et de cracher sur le prolo inculte qui rêve de ses 5 mn de gloire.

J’ai moi même regardé ces émissions. Essentiellement Secret Story 3 (les autres ne m’ont pas accrochée), le Bachelor 3 (parce que j’aime l’histoire de cet homme qui dit je t’aime en toute sincérité toutes les 2 minutes et ce dès le premier rencard et passe pour un prince. Alors qu’un mec qui fait pareil hors caméra passe sutout pour un connard), Pékin Express 1, un peu l’Ile de la tentation (saison 4, 5 ou 6, j’en sais fichtre rien). Et je me suis moquée de leur français plus qu’approximatif et de leur bêtise profondément incrustée. J’ai tenté quelques Confessions intimes mais j’ai un peu de mal, ça me rend terriblement mal à l’aise. Quand aux On a échangé nos mamans et Super Nanny, j’en avais parlé tantôt.

Pourtant, même si on en rit au premier abord, ça finit par créer un malaise. D’abord parce que ces gens qui passent à la télé n’ont pas toujours conscience du traquenard dans lequel ils se sont fourrés. Ils pensent pouvoir trouver une solution à leurs problèmes, faire parler de leurs particularités, de leur passion ou devenir enfin des stars. Touchant sauf que la télé saloparde se fout des bons sentiments, on n’est pas chez les Enfoirés ici. Le montage pervertit les images, ne ressort que les “perles” des brèves participants. Si tu prends Secret Story par exemple, faut pas se leurrer, on prendra toujours le moment où Sandy dit une énormité de type “oh bah je m’a trompée hihihi!” mais si elle se mettait à parler physique quantique (on ne sait jamais), jamais vous n’auriez accès à cette scène. Les abrutis parlent aux abrutis ou aux snobs imbus se moquant de ces losers en quête de leur 15 minutes de gloire. Et ça finit par me faire de la peine, tous ces jeunes paumés prêts à montrer leurs fesses H24 pour “devenir des stars”, seul avenir un peu clinquant qui leur est promis. Mais au bout de 2 mois, tout le monde les aura oublié.

Et c’est là que je dis stop, faut arrêter de nourrir le système. On ne peut pas s’indigner du racolage de ces émissions et les raconter limite minute par minute sur un réseau social, accroissant le succès de la dite émission. Ca fait 10 ans qu’on se moque des débilos exhibos qui parlent pas français, ça va aller maintenant. Si vous voulez de la merdophagie, regardez des séries télé, y en a plein de pourries (je vous en parle suffisamment souvent). Au moins, les acteurs et scénaristes sont payés et non pas exploités avec une vague promesse de célébrité. Et après, on se retrouve avec une ancienne “star” de la téléréalité dépressive qui s’enchaîne les tentatives de suicide.

Alors, on arrête ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le mystère Josh Radnor

Que tout ceux qui ont lu le titre en s’exclamant “qui ?” lèvent la main. Pour ma convalescence, je me suis prévue quelques petites séries à mater comme la saison 6 d’How I met your mother (HIMYM). J’ai d’ailleurs regardé le premier épisode en anglais non sous-titré, j’ai pas ri. Mais en fait, je suis rassurée : de l’avis général, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris, c’est que ce n’est pas drôle. Ouf.

 

How-I-Met-Your-Mother-Subway-Wars-5.jpg

 

Cette série recèle quand même un sacré mystère, le mystère Josh Radnor, l’interprète de Ted dans la série. Pour vous expliquer pour ceux qui n’ont jamais vu HIMYM, Ted est le héros, celui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, se perdant dans foule d’anecdotes qui font autant d’épisodes. Autour de lui deux hommes, Marshall et Barney, et deux femmes, Lili et Robin. Evidemment, de suite, on retient Lili vu qu’elle est interprétée par Alison Hannigan, la Willow de Buffy. Mais comment expliquer que le héros d’une série est l’acteur masculin le moins connu de celle-ci, justement ? Le vice va même plus loin puisque les premières et deuxièmes saisons tournent autour de l’amour que se portent Ted et Robin, actrice dont je n’ai pas non plus retenu le nom (Cobie Smulders me dit Wikipedia…). Mais comment est-ce possible ? Je crois que nous assistons au fameux phénomène : les faire valoir valent mieux que le(s) personnage(s) principal(aux).

 

Barney-Stinson.jpg

On peut observer ce phénomène dans Friends dans une moindre mesure. La série tourne essentiellement autour du couple Rachel-Ross, les autres ayant pendant les premières saisons des relations plus ou moins éphémères, à l’exception de Richard et Janice. Or au fur et à mesure des saisons, le couple Ross-Rachel s’est effacé au profit de Chandler et Monica. Or au tout début de la série, Chandler, au même titre que Phoebe, ne devait être qu’un personnage limite secondaire. Le public préfère-t-il les faire-valoir, plus riches en répliques cultes ? Il faut dire ce qui est, Ted n’est pas funky, Ross l’est déjà plus et il reste le père des deux poingts frappés l’un contre l’autre pour dire “je t’emmerde”. Ted, il ne dit rien de mémorable, il se contente de tomber amoureux et de réaliser quelques belles preuves d’amour mais après, son personnage n’a pas la folie d’un Barney ou d’un Marshall. En fait, il est un peu chiant. Mais l’acteur est mignon (j’adore
les mecs aux longs cils), ça excuse le truc.

Josh-Radnor.jpg

Le problème, c’est que les scénaristes ont accentué le trait jusqu’à perdre de vue le principe de la série : how I met your mother, comment j’ai rencontré votre mère (I am bilingue, t’as vu ?). Les premières saisons concernaient bel et bien les amours de Ted mais on le perd de plus en plus de vue et, pire, on s’en fout. On veut voir les dingueries de Barney, le couple improbable Marshall-Lili mais Ted, il est chiant, compliqué et on sait qu’il ne rencontrera la mère de ses mioches que lorsque l’on nous annoncera la dernière saison. En espérant que la série puisse avoir une fin, je commence à frémir. Faudra un jour que je vous parle de comment j’envisage le monde des séries télé (monde auquel j’appartiens pas, c’est pour ça que j’envisage ce que je veux). Bref, plus le temps passe, plus on s’en fout de comment il a rencontré cette fille, on veut des fulgurances de Barney, des pétages de plomb entre Lili et Marshall, on veut qu’il se passe des trucs. Et plus ça va, moins c’est le cas. La série aurait-elle perdu son âme au passage ?

HIMYM.jpg

 

Parce qu’il faut dire ce qui est, on ne se marre plus. Barney a été tué par sa relation avec Robin, demoiselle qui est assez chiante à toujours vivre les mêmes choses (mon travail, les hommes, mon travail, les hommes…), Lili et Marshall deviennent chiants comme la pluie et Ted rêve d’amour sans toutefois réellement faire grand chose pour le trouver. De toute façon, ça ne nous intéresse plus vraiment, on serait ses enfants, on se serait déjà pendus dans le salon tellement son histoire n’en finit pas et que les 9/10e des anecdotes qu’il raconte n’a rien à voir avec le schmiblick. Pauvres petits, votre père est un tocard.

HIMYM-children.jpg

Alors, doit-on en conclure qu’HIMYM est une série ratée ? En un sens. Je plains quelque part ce pauvre Josh qui pensait décrocher le rôle de sa vie et qui végète finalement dans l’ombre de ses partenaires de série. Mais tu sais, Josh, tu seras peut-être celui qui t’en sortira le mieux. Neil Patrick Harris risque d’être à jamais Barney comme Matt Le Blanc sera à jamais Joey et la suite est bien difficile. D’ailleurs la dernière photo recensée de Matt Leblanc :

matt-leblanc-grey-hair1.jpg

AAAAAAAAAAH !

Oui, Josh, je crois qu’une fois qu’HIMYM sera terminé (bientôt, sans doute), ton physique passe partout se vendra très bien dans les comédies romantiques. D’ailleurs, j’ai appris que tu étais aussi scénariste et réalisateur. Je te vois bien dans le rôle du good boy qui séduit la jeune fille romantique genre Anne Hathaway, oui. Puis tout n’est pas de ta faute. Si on ne retient pas Ted, c’est tout simplement parce que les scénaristes l’ont oublié.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Deviens l’héroïne du roman de ta vie

Ma chère moi d’avant,

Cela faisait longtemps que je ne t’avais pas écrit parce que ma vie, tu sais, elle est un peu folle. Justement. Là, tu as 13 ou 14 ans, tu es en 4e et la prof de français vous a demandé de rédiger un roman. Carrément oui. Quand elle vous a proposé l’exercice, elle a suggéré la possibilité d’ecrire une autobiographie. Tu as attendu un peu : si tu embrassais un garçon, tu l’écrirais cette autobiographie. Finalement, tu as rendu un roman policier façon club des 5 (sauf qu’ils étaient 8). Je me souviens, y avait même des dessins représentant les 8 personnages toujours les uns derrière les autres. Ce qui est terrifiant, c’est que 16 ou 17 ans après, je dessine exactement pareil (je vous scannerai ça lors de mes prochaines vacances).

dessiner-tete-09

Et bien rassure-toi ma chérie, 16 ou 17 ans plus tard (je vais arrêter d’ecrire cette phrase), tadam, ta vie vaut bien un roman. Non que tu aies un destin à la Natacha Rostov (tu comprendras plus tard de qui je parle) mais quand même, il va t’en arriver des choses. Même que des milliers de gens viendront lire tes péripéties sur ton blog. Niveau boulot, déjà, ça va pas mal tanguer mais t’inquiète pas : dans Titanic, l’héroïne survit (oh le méchant spoil que je viens de faire, le film n’existe pas à ton époque !). Bref, tu te raccroches aux branches et à chaque fois, tu t’en sortiras comme une reine.

titanic

Niveau sentimental, c’est pareil, c’est romanesque. Depuis tes 13 ans, tu en as embrassé des hommes et quelques femmes aussi (ne dis pas beurk, tu ne sais pas de quoi tu parles). Et tu as vu un certain nombre d’entre eux tout nus histoire de… Rappelle-moi, à 13 ans, tu sais ce que c’est le sexe ? Ah oui ! Ben voilà, ma fille, tu ne seras pas Belle au Bois Dormant qui ne connait qu’un seul prince mais plus. Tu seras plus…euh… Tiens, Amanda Woodward. Enfin en moins garce, carriériste, maigre et pour l’heure, tu n’as pas de draps imprimes
léopard. J’ai espoir que tu n’en aies jamais mais petite leçon de vie : ne jamais dire jamais. Par exemple, j’avais dit jamais d’iPhone et finalement… C’est pas que tu es devenue une croqueuse d’hommes à la Amanda. Déjà, la preuve, à 30 ans, tu ne t’es pas mariée une seule fois encore, Amanda devait déjà en être à 3 (dont un qu’elle a essayé de tuer). Non, c’est juste que tu te laisses porter par la vague, ce qui est très bien aussi. Déjà, vu que tu fais un peu l’effort de ne plus te planquer derrière de grand t-shirts informes, c’est de suite plus facile de choper du mâle. Je dis ça, je dis rien mais note. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, comme on dit, même si je ne vois pas bien l’intérêt d’attraper des mouches.

amanda-woodward

Sauf que par une logique mathématique, qui dit multiplicité d’hommes dit profils psychologiques différents (les uns par rapports aux autres, je veux dire, pas différents par rapport à une norme, je ne sors pas forcément qu’avec des inadaptés même si on peut débattre de l’état psychologique de certains, effectivement. Mais petite leçon de vie : certains cachent très bien leurs déséquilibres). Et forcément, tout ne rentre pas en adéquation avec toi, ton vécu ne te sert parfois à rien vu que Stéphane ne réagit pas comme Pierre et que les hommes ne sont pas livrés avec le mode d’emploi. Ce qui, entre nous soit dit, est un vrai calvaire. Parce que certains, tu saurais de suite sur quel bouton appuyer pour les garder (ou pour te rendre compte que ça va pas être possible), ce serait plus simple. Moins drôle mais plus simple. 

homme femme

Et puis ce qui est fascinant avec la vie, c’est qu’elle te taquine toujours un peu genre « mais où sont tes limites, petit scarabée. Ah, là, tu viens de les repousser un peu, t’as vu? ». Tu testes, tu découvres, les « jamais » de ta prime jeunesse sont limite ton quotidien de jeunesse tout court. Parce que finalement, tu te rends compte que les contes de fées n’existent pas (entre nous, tant mieux, tu mérites mieux que de transformer en mère pondeuse), qu’une histoire est avant tout une affaire de compromis, qu’il faut savoir dire oui mais
aussi non. Que parfois, tu te précipites dans des situations impossibles en te demandant à quelle drogue peuvent bien carburer les scénaristes de ta vie. Pour te dire, ces derniers temps, je suis persuadée que ceux qui écrivent ma vie ont taffé avant pour Des jours et des vies. De fait, j’attends la découverte d’un frère caché dans les prochains jours. Oui, un frère, comme tu le voulais, tu te souviens ? Non parce que ta meilleure amie du lycée, Cécile (oui, en 4e, tu l’apprécies sans plus mais tu verras), elle a 2 grands frères et tu trouves ça génial car qui dit grand frère dit potes du grand frère dit mecs potentiels. Je me demande si ça marche encore à 30 ans. Et si oui combien d’amis de mon nouveau frère j’aurais le droit d’essayer avant qu’il ne se dispute avec eux car ils pensent qu’ils vont tous pouvoir me sauter (alors que non, c’est moi qui choisis) ? Mais bon, les scénaristes drogués de ma vie vont m’arranger, ça, hein !

a-soap

Bref, tu auras noté que je ne rentre pas dans les détails et je te jure que ce que tu imagines du haut de 13 ans est sérieusement en deça de ma réalité. Ce qui n’est pas difficile vu qu’à 13 ans, on est franchement neuneu. Je ne t’en dirai pas trop pour ne pas déflorer le suspense mais je pense que si, là, je me décidais à écrire mes mémoires, y aurait de quoi dire. D’un autre côté, écrire ce que l’on a déjà vécu, je ne trouve pas ça très intéressant. C’est pas mon passé qui m’intéresse, c’est mon avenir. Bof, j’écrirai ça à 80 balais, quand je
serai célèbre et que ça intéressera éventuellement quelqu’un. Tiens, à propos de célèbre, faudra qu’on en reparle.

FAMOUS

Allez bisous, entraîne toi à rouler des pelles en attendant. Même si rassure-toi, à 30 ans, tu assures grave sur ce point, paraît-il. 

Ton toi de dans 16 ou 17 ans (rah!)

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’univers infini des possibles professionnels

Ma chère moi d’avant,

Mon article d’hier ayant des relents d’adolescence, j’ai eu envie de t’écrire . Pas de sexe, du coup, je ferais dans le redondant mais parlons plutôt avenir professionnel. Que je suis sérieuse tout à coup, je sais mais t’inquiète, je vais pas te faire la morale. Je ne devrais pas te dire ça mais ta manie de ne pas faire tes devoirs ne t’a pas nui. Mais peut-être qu’un peu plus de sérieux t’aurait permis de…  je sais pas.

martineenthese.jpg

Bref, parlons de ton avenir, fillette. Depuis tes 15 ans, tu as décidé, tu seras journaliste. Et bien sache que tu as relativement manqué ton objectif mais t’inquiète, hein, tu vas devenir community manager, un métier qui n’existe pas encore à l’âge des rêves de carrière mais pas de panique, ça ne fait pas mal. Mais ce qui est un peu triste à mon âge, c’est que mon univers des possibles s’est considérablement rétréci. Ben oui, au collège-lycée, les possibilités sont nombreuses. Avant de vouloir être journaliste, tu as pensé à être prof, archéologue, architecte, opticienne, coiffeuse, assistante sociale, photographe, écrivain… Bref, ça changeait un peu tous les jours mais tu avais le temps. Après, tu t’es rendue compte en grandissant que : tu étais atrocement nulle en géométrie et incapable de faire un rectangle parfait… TU te souviens, en CM2, toutes ces récréations que tu as passé à refaire ton rectangle car il faisait 9.8 cm de côté et pas 10 tout rond ? Ouais, j’avais une instit super pointilleuse. Même en seconde, en cours de dessin, quand tu as dû faire une nature morte, tu étais la seule à avoir un cadre totalement foiré (mais j’ai eu 12 malgré tout, j’étais pas si nulle). Donc l’architecture, c’était mort. Tu t’es aussi rendue compte que les sciences et toi, au-delà du niveau C’est pas sorcier, tu étais nulle (excepté pour les cours concernant la génétique et la reproduction, tiens). Et c’est après un terrible babysitting de 15 jours en Pays Basque que tu as
compris que tu n’aimais pas vraiment les enfants, sauf exceptions et que ta patience était somme toute très relative. Mais malgré ce manque de talents dans certaines filières, tu pouvais rêver.

reveuse.jpg

Aujourd’hui, j’ai 30 ans et l’univers des possibles est plus que limité. D’abord parce que j’ai fait des études : je suis partie en littéraire, j’ai eu une maîtrise d’histoire, de science politique puis un master professionnel de journalisme. A partir de là, ça paraît compliqué de devenir architecte (outre le fait que je ne sais pas faire des rectangles parfaits au millimètre). Pourtant, il m’arrive encore d’avoir des lubies professionnelles. Quand je vais dans une expo bien foutue, je me rêve scénographe. Quand je regarde les photos des magazines (pas celles de mode, celles qui illustrent des articles généraux), je rêve de faire de la photo kitsch. Ouais, je sais, ça peut paraître bizarre mais j’adorerais mettre en scène des photos illustrant un premier rendez-vous amoureux ou le stress au boulot, c’est limite de la BD. Sauf que je sais pas dessiner, malgré mon épique 12 en nature morte. Et puis des fois, je me dis que tiens, je pourrais devenir fleuriste (malgré mon allergie au pollen) ou scénariste. Sur ce dernier point, après tout, rien n’est perdu, ma carrière (enfin, au bout de 3 ans à temps plein, ça fait un peu prétentieux de parler de carrière) restant toujours connectée à l’écriture mais bon, je me connais. Ecrire des conneries, ça va m’éclater 5 mn, mettre en scène la perversion de personnages naturellement vicieux et mauvais mais au bout d’un moment, stop.

mr-gigard.jpg

Alors tu dois trouver ce que je te raconte bien triste mais ma fille, c’est la vie. Puis t’inquiète pas, tu vois, à 30 ans, j’ai encore des lubies professionnelles, comme toi. Juste qu’après, les lubies ne payant pas le loyer, j’ai un vrai métier qui me rapporte de vrais sous à la fin du mois. Et je vais te dire, je crois que pour certains jobs, vaut mieux que ça reste du domaine de l’imagination, la réalité est toujours beaucoup moins drôle.

secretaire.jpg

Bon, allez, c’est pas tout ça, file faire tes devoirs. On ne sait jamais, ça peut servir.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Quand je serai grande, je serai Jean-Luc Azoulay

J’ai des tas de choses à dire en ce moment mais peu voire pas du tout le temps de les écrire (ma vie est folle, je pardon, enfin, relisez mes 15 derniers articles, j’arrête pas de répéter que je suis débordéeeeeee) mais ce matin, j’ai comme une envie de manque de sérieux donc je vais faire un article n’importe quoi. Et donc vous parler de Jean-Luc Azoulay.

jean-luc_azoulay.jpg

Alors pour ceux qui ne connaissent pas, je vous raconte qui est ce monsieur : c’est le papa des sitcoms AB : concepteur, scénariste, compositeur (il écrit aussi les chansons d’Hélène, de Dorothée et de tous ceux qui ont l’idée de se lancer dans la chanson soit la moitié des acteurs de ses sitcoms, avec plus ou moins de bonheur)… Un homme à multiples casquettes. Evidemment, on pourrait débattre de la qualité de sa production mais tel n’est pas mon sujet, on s’en fout. C’est la success story qui m’intéresse.

ab_prod.jpg

Parce que mine de rien, Jean-Luc, il est fortiche. Comment réussir à écrire une dizaine de sitcoms dont certaines comptent plus d’une centaine d’épisodes ? Facile : on recycle. Des fois même au sein de la même série. Un exemple au hasard : dans Hélène et les Garçons, à un moment, Nathalie la méchante alternative (des fois, elle est gentille un peu) qui traîne beaucoup en boîte se fait violer par plusieurs garçons et arrive en larme au garage, décoiffée et débraillée. Alors là, déjà, subtilité scénaristique, les violeurs sont des « fils à papa » que la bande méprise parce que eux, ils ne le sont certainement pas, ils vivent en cité U. Bon ils ont des instruments de musique qui coûtent un bras et vont à la cafèt toute la sainte journée pour se sustenter sans jamais bosser mais c’est pas pareil. Donc la bande organise une expédition punitive et tend un piège aux vilains fils à papa. Les filles servent d’appât, amènent les mecs dans le garage, les font déshabiller et quand ils sont tous nus, les garçons surgissent de cartons dans lesquels ils étaient planqués et les prennent en photo
tous nus et font promettre aux vilains garçons de ne pas recommencer.

 helene-et-les-garcons-violence.jpg

Dans le Miracle de l’amour, cette fois-ci, Adeline devenue Manuela devient un peu une petite salope (petite car elle allume mais pas touche !) et commence à fréquenter des garçons mauvais genre. Soit des fils à papa. Ses copines lui disent que c’est mal parce qu’elle est pas comme ça et puis « qu’est-ce que tu cherches avec eux, hein ? ». Là, Adeline/Manuela répond la réponse universelle dans l’univers AB quand un personnage glisse dans l’univers underground : « je fais ce que je veux, c’est MA vie ! ». Evidemment, Adeline/Manuela finit par se faire violer en gang par les fils à papa mais dans le garage, cette fois-ci. Là, attention, le scénario est un peu différent : les garçons vont d’abord péter la gueule des fils à papa parce que Nathalie qu’est gentille les connaît (elle a été un peu bitchasse, avant, souvenons nous) et ils se retrouvent en garde à vue et tout le monde dit « non, c’est pas possible alors ils vont s’en tirer comme ça ? » parce qu’Adeline/Manuela a un peu omis de porter plainte et a refusé les prélèvements vaginaux à l’hôpital. Mais là, Laly a une idée, elle sert d’appât aux vilains garçons avec Adeline/Manuela et finit par menacer les garçons avec un revolver pour leur faire comprendre que violer les filles, c’est mal. Voilà, limite du copier/coller même pas assumé puisque Nathalie ne va pas voir Adeline Machine en lui disant « je sais ce que c’est, tu sais », non, Nathalie a manifestement occulté son viol.

helene-et-les-garcons-manuela.jpg

Bref, dans ces conditions, on comprend qu’il écrive des épisodes au km, à l’instar de son avatar M. Girard, scénariste pour Amour toujours. D’ailleurs, on sent qu’il n’a pas d’illusions sur son métier, la moitié des personnages de la dite série se moquent ouvertement d’Amour toujours à part les trois niaises de service qui adoooooorent. D’ailleurs, le viol réussi ou non revient régulièrement et souvent sur le schéma de l’homme plus âgé et charismatique qui essaie de violer la jeune niaise. On a Virginie qui manque de se faire violer dans Premiers Baisers et les Années fac par un photographe puis un producteur bidon de ciné, la chaudasse de la Philo selon Philippe qui manque de se faire violer par un prof remplaçant puis par un photographe. Hmmm, un homme de pouvoir qui viole une jeune première, tu sens limite le fantasme malsain. D’un autre côté, on a aussi toujours des personnages très jeunes qui fantasment sur un homme plus âgé (prof, photographe ou scénariste de sitcom)

philo-philippe.jpg

Bref, quand on considère qu’un épisode compte 20 mn dont 10 bonnes minutes de bisous bisous trop mignons, que les scénarii sont copiés/collés et assez incohérents et d’une mièvrerie totale, le fait que ce mec ait réussi à se faire des millions ben, moi, ça me fascine un peu. Sérieusement, être payée des millions à écrire des conneries, c’est un peu le pied… Par contre, je crois qu’en plus, j’aurais créé une branche « érotique » parce qu’écrire des mièvreries du genre toute la journée, ça doit finir par peser un peu…

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

De l’art du nanard : le secret du vol 353

J’ai une passion dans la vie : le nanard. Le vrai, celui qui est mal joué, mal écrit, mal filmé. J’aime les regarder pour ensuite souligner tout ce qui est navrant en eux. Ouais, je sais, moquer, c’est facile et c’est mal mais des fois, c’est mérité quand même. Alors voici ma critique acerbe du téléfilm Le secret du vol 353. Dès le départ, j’envoie du rêve.


L’histoire en très gros : un homme perd sa femme et sa fille dans un crash qui n’aurait laissé aucun survivant mais il apprend qu’une femme aurait peut-être survécu donc il va partir la chercher. Mais là, des gros gros méchants se mettent à sa poursuite. Mais que s’est-il passé dans cet avion et qui sont les très très méchants ? Pour jouer cette sublime histoire, nous avons droit à un casting prestigieux :  Billy Zane qui a joué entre autre le fiancé pas super gentil de Kate Winslet dans Titanic, Gloria Reuben qui jouait Jeanie Boulet dans Urgences mais surtout John McGinley que les fans de Scrubs connaissent mieux sous le nom de Perry Cox. Ben si vous êtes fan du ronchon Dr Cox, surtout, ne regardez jamais ce téléfilm. Donc on se dit qu’avec un casting aussi prestigieux, on va avoir droit à un bon téléfilm. Naïfs !

Bon, alors ce qui m’a fait mourir de rire dans l’histoire, outre le côté « les scénaristes prennent de la coke », ce sont les méchants et en l’occurrence, notre ami Dr Cox. Là, il joue un un peu le même rôle mais sans aucun second degré, c’est un méchant juste méchant, cruel et franchement débile. Parce qu’en fait, y a le gouvernement qui veut empêcher le mec qui a perdu sa femme et sa fille, que nous appellerons Billy car c’est Billy Zane qui joue ce rôle et je ne me souviens absolument pas du prénom du personnage. Oui, au fur et à
mesure de son enquête, on découvre que le crash est dû à une histoire de manipulation génétique alors forcément, le gouvernement américain envoie le fleuron de ses services secrets, le très vilain Cox qui a la gâchette très facile. Par exemple, à un moment, Billy enquête dans une ferme et Cox arrive, la mâchoire serrée et le regard mauvais et part interroger le fermier. Il arrive et
fait, en gros : « Oh bonjour. Tiens, un cheval. Vous savez qu’ils ont les yeux fragiles ? » et paf, il crève l’œil du cheval puis il l’abat. « Bon maintenant, dites moi où il est ! ». Je pense que s’il avait posé la question avant de buter le cheval, le fermier aurait été bien plus coopératif. Bref, comme tout méchant du gouvernement, Cox est un vilain sadique qui aime le sang, tue des animaux (degré ultime de la vacherie dans les films américains) et découpe les doigts des dames qui répondent pas à ses questions. Le problème, c’est qu’il
arrive en faisant déjà son gros gros méchant, super crédible pour une opération secrète.


Mais revenons en à notre histoire du complot. Donc Billy retrouve la survivante du crash, Rose (Gloria Reuben) et il croit que sa fille a survécu mais en fait, non, ce n’est pas elle, c’est un enfant génétiquement modifié. Ahem. En fait, Rose travaille pour un organisme secret qui travaille avec l’armée d’où la violence de ceux qui sont censé faire taire Billy (mais qui butent en fait tout le monde sauf lui, même un cheval). Bon, là, on touche à la génétique donc on commence à avoir peur. Donc nos enfants ont des supers pouvoirs, y a le gosse qui peut prendre possession des gens mais qui est psychopathe donc ne fait que des conneries et la jolie petite fille kro kro mignonne qui est toute vertueuse. Et en fait, la petite fille vertueuse peut guérir les gens, c’est elle qui a survécu au crash et non la fille de Billy et elle a sauvé Rose une première fois du crash. Mais Rose, elle meurt quand même après, tuée par les méchants méchants. A la fin, le garçon psychopathe essaie de tuer la petite fille kro kro mignonne (c’est lui qui a provoqué le crash), il a bien sûr une voix métallique. Mais évidemment, la petite fille a plus de pouvoirs que lui et grâce à la force de son amour, elle parvient à sauver Billy et elle tue le garçon psychopathe.

On résume : des gentils très gentils, des méchants très méchants, des enfants retenus dans un centre secret (on se croirait dans le Caméléon) et à la fin, le bien triomphe sur le mal. C’est donc un film odieusement républicain. Et chiant.

PS : Si ce genre d’articles vous amuse, j’en fais plus souvent où vous avez violemment envie de pleurer, là ?

Rendez-vous sur Hellocoton !