Le délice d’un bon narrateur rigolo

C’est dimanche et vous savez ce que j’aime faire le dimanche : écrire en mettant en fond des séries un peu légères, idéalement drôles même si je suis un peu chiante en matière d’humour. Du coup, je me dis “tiens, si je vous gratifiais d’un article léger sur un truc que j’aime bien : le narrateur rigolo”.

Le narrateur rigolo

Je vais parler ici de deux séries, n’hésitez pas à m’en balancer d’autres dans le genre si vous en avez : Arrested Development et Jane the Virgin. Alors certains ne verront pas le rapport à priori, rapides présentations : à ma gauche, Arrested Development, l’histoire d’une famille riche complètement dysfonctionnelle qui se retrouve sans le sous du jour au lendemain. On a donc une galerie de freaks assez drôles et attachants et si vous ne connaissez pas cette série, vous en connaissez néanmoins quelques gifs :

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A ma droite, Jane the virgin, série que j’aime d’amour et dont je reparlerai une autre fois, je sais pas trop quand. Jane est, comme son nom l’indique, une vierge mais elle se retrouve inséminée accidentellement avec le sperme du beau Rafael. En gros : on a le pitch classique de la telenovela avec un triangle amoureux, une pauvresse qui flirte avec un homme très riche car l’amour transcende les classes sociales… et, ce qui est merveilleux, c’est qu’ils ont rajouté en guise de paillettes au chocolat sur le tout une sorte de parodie de télénovela. Donc j’adore.

Le triangle amoureux de Jane the virgin

Le point commun entre les deux : le narrateur qui sort un peu de son rôle de narrateur, justement. Et c’est précisément ce qui rend ces séries délicieuses. On pourrait avoir affaire d’un côté à une série familiale à sketches, pas loin d’un Fête à la maison ou Notre belle famille mais en plus féroce, de l’autre une série romantique. Je pense qu’on doit pas être loin d’Ugly Betty mais je dois avouer que je n’ai vu qu’un épisode donc je vais avoir du mal à poursuivre le parallèle. Il n’y a pas une écriture identique, Arrested Development ressemble plus à une sorte de documentaire, le narrateur décrit la situation… de façon assez sarcastique. Alors que dans Jane, il brise les règles du jeu en s’adressant aux personnages (“non, ne fais pas ça”) ou démolit le quatrième mur en s’adressant à nous, je me souviens, à propos d’un plot twist “oh wouah… je ne sais pas quoi dire, je suis aussi surpris que vous” voir nous spoile un petit peu du genre “à propos de pétrin, voici Petra” (ok, j’adore la sonorité de cette phrase) ou le sublime « regardez comme ils sont mignons mais comme nous sommes dans une telenovela, je suis inquiet, ça va pas durer ». D’ailleurs juste après, vient le rebondissement.

Jane the virgin : Xiomara et Rogelio

Et en fait, ça change tout. Et je me demande comment adapter ça dans mon écriture. Sur les quatre romans que j’ai actuellement en chantier (enfin, on pourrait presque dire cinq, je reprends en sous-marin mon projet d’Audrey, là, mais je veux écrire une vingtaine d’articles avant de lancer quoi que ce soit surtout que j’aimerais trouver un style d’illustration un peu sympa), j’en ai un (en fait deux du coup) écrit sous forme de journal à la première personne et ces personnes n’ont pas forcément un sens de la dérision ultime, vu qu’elles sont impliquées. Mais je trouve qu’il y a quelque chose d’intéressant ici, un sens du détail qui fait basculer une histoire banale à un bon moment de rire et je veux capturer ça… Peut-être que je devrais envisager un Audrey bis raconté par une autre personne, ça pourrait être amusant…

Jane et Rafael - Jane the virgin

En fait, il n’est pas toujours facile d’écrire un personnage dont on peut se moquer sans déraper. C’est tout le problème que j’ai avec certains personnages, surtout féminins, loseuses éternelles à la Bridget Jones, du genre à ne pas pouvoir descendre un escalier sans chuter si l’objet de leur attention est dans la pièce, qui envoie des SMS par erreur, qui transpire le “hihi, je suis maladroite, je suis une fille comme les autres” (non). Parce que vous savez qui est quand même assez maladroite ? Jane. Et vous savez qui n’est pas agaçante ? Jane.

Jane et Mateo - Jane the virgin

Va vraiment falloir qu’on reparle d’elle.  

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Islanova : un roman au cœur de la ZAD

Souvent, je m’agace, je vitupère, j’égratigne ces films ou ces romans qui m’ont raconté un joli synopsis mais derrière, c’est tout moisi. Je me suis répandue sur des articles sur le roman horribilus, je reste avec un goût amer après la lecture d’Un monde après l’autre de Jodi Taylor. Sans doute parce que j’en attendais quelque chose qui me transporte, qui me capte… pas des pages qui le donnent envie de gifler des êtres d’encre et de papier. Alors quand je tombe sur un roman qui me plaît fort, je jubile. Aujourd’hui, on va donc parler d’Isla Nova de Nathalie Hug et Jérôme Camut.

islanova couverture

L’histoire en bref : la famille recomposée Macare-Stark coule des jours heureux dans les Vosges… jusqu’à ce que le père, Julian découvre sa fille, Charlie, dans le même lit que Leni, fils de sa compagne Wanda. Un malheur n’arrivant jamais seul, un terrible incendie ravage la vallée, allumé par des extrémistes écologistes décidés à accélérer la 6e extinction de masse (donc faire disparaître l’humanité). Pendant que Julian essaie de sauver sa maison et son chien, Leni et Charlie prennent la poudre d’escampette et le train pour une ZAD installée sur l’île d’Oléron. On va donc assister à l’installation de nos tourtereaux dans la zone, les affrontements avec la police et la prise d’un espèce de Center Park construit par la Chine qui sera proclamé territoire indépendant nommé Islanova. Mais tout n’est pas rose à la ZAD, Leni le découvre à ses dépends tandis que Charlie devient un des éléments forts de la nouvelle contrée.

Une maison dans les arbres

En gros. C’est assez compliqué à résumer car il se passe plein de choses donc je vais m’arrêter là pour l’histoire et vous dire pourquoi j’ai aimé ce roman et pourquoi il m’a bien inspirée. Non parce que je dis toujours “ah non, ce livre est nul, faut pas faire ça, ça et ça” mais faut aussi étudier ces romans qui nous séduisent. On va commencer par ce qui m’a un peu dérangé dans le roman : les personnages masculins. Je n’ai aucune idée de comment travaillent notre couple d’auteurs (oui, c’est un couple, je trouve ça chou) mais j’ai trouvé trouvé les personnages masculins principaux très faibles, un peu beaucoup bourrin, surtout Julian et Leni (Vertigo et Aguir sont mieux balancés). Julian, c’est un peu un prototype Vin Diesel-Jason Statham, tout en force, malgré la grosse faille qu’on lui a collée (et que je trouve assez mal exploitée, globalement). Leni subit. Durant tout le roman, il suit des femmes en chouinant, grosso modo. Du coup, les scènes les concernant m’intéressaient moins. A l’inverse des personnages féminins que je trouve bien mieux gérés, notamment Charlie. On parle d’une ado de 16 ans un peu naïve, follement passionnée, parfois trop gentille mais qui n’a pas froid aux yeux et j’ai bien aimé ce personnage qui nous fait découvrir la ZAD dans toute sa réalité.

Nathalie Hug et Jérôme Camut

Autre point : les auteurs sont audacieux à un niveau… En fait, vers le milieu du roman, il se passe un truc que je ne dévoilerais pas et j’étais là “Non… Nooooon ? Non mais je suis sûre y a arnaque, ils ont pas pu faire ça… Ah mais si putain !”. Ce qui m’agace dans pas mal d’oeuvres de fiction, c’est une sorte de volonté de ne pas choquer, entre guillemets, qui fait que tu ne sens pas tellement de tension, pas d’enjeu. Typiquement sur la survie en bonne santé des personnages. On peut penser ce que l’on veut de The walking dead ou Game of thrones par exemple mais il faut du courage pour tuer ou mutiler des personnages (dans les versions écrites, les deux mâles alpha que sont Jaime et Rick perdent leur main, par exemple) et tu lis avec inquiétude car tu n’as aucune garantie que tout le monde va s’en sortir sans trop de casse. Idem sur le manichéisme de très nombreuses oeuvres où les gentils gagnent et les méchants perdent. Si tu sais que la cause d’un personnage est bonne, peu importe les circonvolutions de l’intrigue, tu sais qu’à la fin, il triomphera… Alors que là, tu n’as aucune idée de l’issue, tu ne sais même plus qui a de nobles intentions et qui n’en a pas. 

The walking dead, morts

Et justement, on touche là LE point qui m’a fait aimer ce roman : il n’y a pas de bien ou de mal en soit. Déjà, selon qui tu suis, le point de vue sur la ZAD peut énormément évoluer, il y a pas mal de violence et nous-mêmes, en tant que lecteurs, on est un peu ballotés. Il y a d’un côté la cause. Belle, forte, elle est unanimement reconnue par tous les personnages mais certains sont rebutés par la violence d’Islanova (dans la défense de son territoire) et par la méthode de lutte (prise d’autorité d’un centre aquatique pas encore ouvert). Et ça touche ici le sujet qui me fascine depuis des années : la lutte, comment. C’était un peu tout le propos du roman de Maja (que j’ai toujours pas commencé à relire malgré ma semaine d’intercontrat… Je suis une loseuse) et c’est hyper bien amené car il n’y a, dans son roman, aucune vérité. Oui, la cause est juste mais est-ce qu’on peut agir ainsi ? Oui pour les soutiens de la ZAD (dont Charlie), non pour ses opposants (Julian en tête), ça dépend pour les dirigeants même de la ZAD car même dans un même camp, il y a des différends.

Croquis du futur centre aquatique à Lormont par Stark

J’avoue que j’ai acheté le roman avec un peu de crainte : je ne pouvais résister puisque le sujet me branchait mais j’avais peur d’un traitement un peu réac de la ZAD. Il n’en est rien, on n’est pas non plus dans une admiration béate. Les personnages féminins sont bons, les masculins moins mais je me demande limite si ce n’est pas fait exprès, notamment Leni qui ne fait que suivre différentes femmes dans le roman sans vraiment servir à grand chose. Bref, je l’ai lu en vacances (dans un centre thalasso, la mise en abyme était un peu troublante) et je l’ai dévoré. Donc puisqu’on est pile dans la saison où l’on passe beaucoup de temps à lire… foncez.

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Hiiii, j’ai couché avec un people

Par Pink Lady

Et me revoici, pour ceux à qui j’avais manqué. Comme je me décide toujours pas à rouvrir mon blog (j’ai le choix entre écrire sur un blog mort depuis plus de 6 mois et un toujours actif, vous choisiriez quoi, vous ?), j’ai envie de squatter ici et de lancer un petit concept. Comme certains savent, je travaille dans un milieu féminin donc en bonne veilleuse que je suis, je suis abonnée à moult newsletter. Souvent, les titres sont racoleurs et j’ai décidé de rigoler un peu : prenons une question ou un sujet évoqué dans la newsletter et développons.

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Pour info, le vendredi, ce sont souvent les newsletter sexe. Pour nous inspirer le week-end ? Non parce que n’oublions pas que la femme est creuse et incapable de gérer sa sexualité sans être guidée par ces chers magazines, online ou offline. Non mais heureusement qu’ils sont là, je saurais toujours pas si je dois coucher le premier soir ou pas. Quoi que vu qu’ils reposent la question tous les 2 mois, la réponse n’est toujours pas claire, mmmm… De toute façon, là, c’est l’été, faut que je baise ou je suis une grosse loseuse, c’est comme ça. A moi les mycoses et le sable qui gratte dans la culotte, youpi ! Mais aujourd’hui, le titre qui m’a interpellé est celui-ci : « témoignage : elles ont passé la nuit avec un people ». Pour info, c’est Elle.fr qui me propose ça mais je ne vais pas lire l’article.

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Bien, reprenons. Ecartons tout d’abord une certaine propension de mythomanes, il y en a toujours sur le sujet dont la plus célèbre, Alexandra Paressant, celle qui prétendit coucher avec Tony Parker. Un peu comme Barbara Morel, la miss France cheap de Mme de Fontenay. Mmmm… Est-ce que quelqu’un peu m’expliquer pourquoi on s’invente des idylles avec Tony Parker ? Moi, il ne me fait guère rêver… Mais peu importe. Imaginons que ce soit vrai, je me glisse dans le personnage de celle qui va copuler avec l’homme connu. Mettons avec Bruno Debrandt, tiens, parce que je viens de revoir la saison 3 d’Engrenages et que j’aurais pas été contre une culbute dans son bureau, moi aussi…

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Et puis il n’est pas mondialement connu, ça donne la sensation d’être encore accessible. Oui, j’ai beau rêver un peu ma vie, là, je le fais en un peu réaliste quand même. Donc imaginons qu’en soirée, je croise le beau Bruno et qu’il se dise « Mmmm, cette pomme-là, j’ai bien envie de la croquer ». Moi, je veux bien, il est mignon sauf que faudrait pas qu’il croit que sa célébrité va suffire. Déjà, faut la jouer serrée parce que forcément, un mec qui passe à la télé, t’as toujours une idiote ou deux pour lui tourner autour en faisant « hiiiiiiiii », de la fille qu’il serait facile de ramasser pour tirer son coup tranquille. Sauf que bon, se taper pour une célébrité pour une célébrité, je m’en fous un peu. Sinon j’irais traîner dans les boîtes où ils trainent et je me ramasserais un candidat de téléréalité déprimé car son heure est déjà passée. Donc déjà, s’il me la joue « je passe à la télé », je le laisserai aux « hiiiiiiiiii »euses.

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Admettons que Nono, il soit plus classe que ça et que nous passions la nuit dans les bras l’un de l’autre. Bon, voilà, j’ai couché avec un people (quoi que people, ça veut dire qui passe dans les journaux du même nom ? Je me suis un peu trompée de mec alors ?). And so what ? J’ai toujours été amusée par ces bimbos décérébrées fières d’avoir été tirées par un people. Genre la meuf de Secret Story X qui s’est faite sauter par Ronaldo. Comme, au doigt mouillé, une bonne centaine de meufs comme elle. Et c’est là toute la tristesse de cette aventure : quand toi, tu passeras ta vie à te vanter d’avoir couché avec une star, l’autre t’auras oublié quelques instants plus tard. « Oh, j’ai passé la nuit avec une fille, comment elle s’appelle déjà… Heu… Granny Smith ». Et puis, le people n’est pas un homme comme les autres ? Si la célébrité rendait les amants meilleurs que les autres, ça se saurait. Ce qui est pour toi extraordinaire reste pour lui quelque chose de très normal, de déjà vu, d’oubliable. Et tu vas en plus t’en vanter ? Bonjour tristesse.

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De toute façon, je me serais tapée une star, je n’oserais pas le raconter de peur qu’on ne me croit pas (ou qu’on me range dans le même sac que les demoiselles précitées). Non mais imaginez « oh ben dis, je me suis tapée George Clooney hier soir, si tu savais… » « Mais oui c’est ça et vous avez été interrompus par John Malkovich qui voulait du café, c’est ça ? ». De toute façon, peu importe, j’ai autre chose dans la vie pour faire mon intéressante.

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N’empêche que moi, pour de vrai, je me suis tapé le frère d’un acteur qui monte, qui monte (mais à l’époque il était pas connu) (et ça pue bien comme fait d’arme, quand je vous dis qu’on ne retire rien à se vanter de coucheries avec des people ou leur entourage)

 

PS perso : Bruno, si tu me lis, mon mail c’est pomme.acidulee@gmail.com Non parce que c’est pas parce que je trouve ridicule et un peu pathétique de se vanter d’avoir couché avec un people (si tant est que ce soit vrai) que j’ai pas les hormones en ébullition devant Engrenages, hein… Puis moi, je m’en vanterai pas.

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Femme des années 2010, femme jusqu’au bout du clitoris

 (Vanne aperçue sur Twitter mais je ne me souviens pas de l’auteur, désolée !)

Ces derniers temps,je ne sais pas pourquoi mais l’envie d’aller cramer mon soutien-gorge me démange. Peut-être parce que j’ai plus ou moins arrêté de fumer (j’ai une technique particulière, je vous dirai ça dans un prochain article) et que je ne sais plus quoi faire de mon briquet. Ou peut-être parce qu’en ses temps troublés où notre prochain est forcément un délinquant en puissance, surtout s’il a la peau noire, qu’on fait du mauvais communautarisme à outrance, qu’on nous répète à l’envi que c’est la crise, qu’on va tous crever, que la
guerre n’est plus très loin, le féminisme en prend aussi un sacré coup. Force est de constater que nous sommes dans une phase de repli réactionnaire. Elles sont loin les années 80 « working girl ». On a tué Angela Bower, là… D’ailleurs, pour découvrir l’étendue des dégâts, n’hésitez pas à aller faire un tour sur Vie de Meuf, édifiant.


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Mais revenons en au coeur de l’article, ce que je voulais dénoncer haut et fort, montrer du doigt et lapider virtuellement avec des mots. La version 2010 d’Etre une femme de Sardou. Alors avant d’aller plus loin dans l’article, mon honnêteté intellectuelle (ahem) me force à préciser que je déteste Michel Sardou et son réactionnisme puant. La première version d’Etre une femme me débectait (et dire que mon ex, Guillaume 1er, la chantait toujours en karaoké…), la seconde est encore pire. Je vous propose une petite analyse de texte et de clip. Oui, je vais regarder le clip une nouvelle fois pour toi, lecteur. Mon abnégation m’auto émeus.

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Bon, je vous passe l’intro façon Johnny d’un Sardou qui n’a plus 20 ans qui explique qu’il s’imagine être une femme, le tout en montant un escalier bordé de bonnasses nues. Okay… Donc là, il dit « le drame d’être une femme », gros plan sur une nana qui met du gloss. Alors déjà, je tiens à préciser que le maquillage est précisément un truc génial. J’adore me maquiller, ce sont mes 5 minutes totalement égoïstes de la journée. Puis si je réussis bien mon coup, je me trouve bien jolie, ça fait plaisir de bon matin. Bref, M. Sardou ne semble
pas aimer le gloss, passons. Là, on a droit à un chorus chiant sur musique techno où les nanas semblent littéralement jouir de leur féminité et Sardou fait d’étranges gestes avec les mains qui ne sont pas sans rappeler un bon pelotage de fesses en règle.

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Sardou se positionne comme un homme de son temps donc pour bien le souligner, on a droit à une image quasi subliminale d’iPad. Je ne vois pas bien pourquoi. Cependant, j’en veux un donc si à tout hasard, tu ne sais pas quoi faire de quelques centaines d’euros et que tu as envie de me faire plaisir, tu sais ce qu’il te reste à faire. Bref, ça commence fort avec une nana à moitié à poil qui s’habille, on apprend qu’on a plus besoin de ne rien revendiquer vu qu’on a tout obtenu. J’ai envie de dire HIN HIN HIN. Michel n’a pas l’air de connaître vie de meuf. Notre héroïne enfile tailleur et chaussures à talons, c’est une femme dominatrice, sûre d’elle. On apprend que la demoiselle est chef d’entreprise, qu’elle n’a pas besoin d’hommes. Elle mène sa boîte avec toute l’hystérie dont elle est capable en semblant insulter ses collaborateurs, une patronne dont on rêve tous… Mais elle n’en reste pas moins féminine puisqu’elle passe
chez le coiffeur et se maquille dans l’ascenseur. Débordée mais pas négligée, nous voici rassurés. Mais pas pour longtemps car cette (triste) vie est épuisante, elle ne regarde même plus la télé et se gave d’aspirine. Alors, juste, je m’interroge un peu sur cette histoire de télé, ça semble un peu dramatique que nous, femme des années 2010, ne regardions plus la télé. Il est sponsorisé par TF1 ? Bref, on continue. Refrain, orgasmes des choristes nues dans une ambiance à la limite du saphisme qu laisse Sardou globalement indifférent. Il n’a pas pris son viagra pépé ? A moins qu’il ne prenne des forces pour la « meilleure » partie de la chanson, celle qui parle d’amour. Accrochez vous à vos slips et vos culottes, c’est parti !

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Les femmes 2010 ne baisent plus. Voilà, c’est le drame. Elles essaient de choper du mâle jetable comme des salopes qu’elles sont mais le travail les rappelle à l’ordre et le monsieur dormira sur la béquille. Bref, la femme est débordée, tellemet qu’elle est toujours habillée pareil avec son chignon strict mais déjà, la faille pointe chez Superwoman, Michel le dit : on n’a pas le temps d’être nostalgiques mais dès que le premier cheveu blanc pointera, on va changer. D’ailleurs, notre demoiselle commence à tirer la gueule et paraît fatiguée.
D’ailleurs, Sardou nous explique que depuis les années 80, on a tout perdu et même pas gagné de salaire (il disait précisément l’inverse en début de chanson puisqu’on était censées avoir tout cequ’on revendiquait. Souffrerait-il d’Alzheimer ?). Il n’est pas content de cette évolution, Michel, il regarde en l’air d’un air exaspéré : ce qu’elles peuvent être connes, les femmes !

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Là, on sent que ça va basculer, l’héroïne prend une longue douche pour se détendre, on l’a vue tracassée dans la salle de bain. Non pas à cause d’un test de grossesse positif mais parce qu’elle se rend compte que sa vie, c’est de la merde. Même quand elle chante « Etre une femme », elle ne jouit plus. Heureusement, Michel nous comprends, il sait que « beaucoup en ont marre » et va nous donner la clé du bonheur. J’en frétille d’impatience. Là, je vous copie colle les paroles, c’est beau comme du Baudelaire : « il suffit de retrouver l’adresse du type gâché de leur jeunesse, un homme gentil qu’elles ont laissé au port des occasions manquées, refaire sa vie et pourquoi pas être une femme et belle à la fois. L’amour d’automne c’est encore mieux, laisser un homme faire ce qu’il veut et puis s’endormir contre lui et jeter les dossiers aux orties ». Notons que l’héroïne a les cheveux désormais détachés. Bon, là, j’ai envie de hurler. PUTAIN BORDEL DE MERDE ! Ca veut dire quoi ? Qu’une femme qui s’accomplit par elle-même est forcément dans le faux ? Elle doit forcément se trouver un mec et plaquer sa vie professionnelle pour être heureuse ? Vraiment ? Bon, fin du clip, les 4 demoiselles chantent nues les unes contre les autres, Sardou s’en va. Moi, je pleure de désespoir. On en est encore là.

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Alors, okayyy, Sardou, c’est Sardou, c’est normal. Mais ça me rend dingue ! Ca paraît vraiment à ce point inconcevable d’imaginer une femme qui a une vie professionnelle intense et satisfaisante et une vie privée tout aussi chouette ? On est soit mère au foyer sans ambition soit malheureuse ? Vraiment ? Je ne vous referai pas le laïus sur la maternité, il n’en parle pas, ceci dit. Et ce qui me déprime le plus, c’est que des femmes, oui, des femmes, se reconnaissent parfaitement dans cette chanson. Moi pas. Je bosse la journée sans aboyer sur mes collaborateurs (bon, faut dire que je suis pas la chef non plus), je sors le soir et si je ramène un homme chez moi, c’est pas un coup de fil qui va m’empêcher de conclure (mais je la soupçonne d’avoir fait la vieille technique du coup de fil urgent pour se débarrasser de l’importun), oh que non. Et je ne change pas de mec tous les soirs non plus, il m’arrive d’avoir des relations suivies. Au passage, j’aimerais savoir comment la fille de la chanson peut se trouver tant de coups d’un soir vu qu’elle est débordée. Chez le coiffeur ou elle couche avec ses employés ? Et bah bravo ! Personnellement, je ne me reconnais pas dans cette loseuse qui ne
cherche finalement qu’un mari pour apprendre à respirer. Supeeeer.

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Et puis les choristes au bord de l’orgasme et nues, faudra m’expliquer quand même. Pour ceux qui n’ont pas vu le clip, je les invite à le trouver tout seul, j’ai pas envie de le diffuser ici.

PS : Oui, je suis très fière d’avoir fait tout un article sans poster une seule fois la photo de Sardou.

 

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Où trouver l’homme ? Episode spécial : mais où se cache Nina ?

A la recherche du prince charmant
Recommandé par des Influenceurs

La semaine dernière, j’ai reçu un mail d’un fidèle lecteur sur Facebook qui me demandait quelle était la part de fiction et de réalité dans Où trouver l’homme, notamment sur le fait que dans ces articles, je ne faisais jamais le premier pas. Amusant, avant qu’on me le dise, je n’avais jamais remarqué.


Quand Nina drague dans où trouver l’homme, c’est souvent : « je me redresse, seins en avant, cheveux au vent, sourire ultrabright et j’attends qu’il me remarque ». Pas du tout femme indépendante des années 2000, tout ça. Au départ de la série, j’envisageais plus de décortiquer les lieux de drague sans qu’il ne se passe rien puis à force, je me suis dit qu’il serait sympa d’égayer un peu l’histoire en y intégrant des personnages comme Fabien, Tatiana… Histoire de rendre le tout plus réaliste, que ça fasse vraie histoire de la nana qui cherche l’Homme.  Tout en étant globalement une belle loseuse.

Mais pourquoi est-elle aussi passive ? Parce que dans ma vraie vie, je ne drague pas, en fait. Non, je séduis comme on dit et ça prend un peu plus que trois longueurs de piscine, une descente au ski ou un cycle de machine à laver. Oui, je mets plein de liens pour que les
nouveaux arrivants lisent les anciens épisodes, je suis diabolique, hin hin hin ! Ce n’est pas par timidité, je l’ai perdue en même temps que mes dents de sagesse, à peu près. En fait, c’est un faisceau de plusieurs choses.


En premier lieu, quand je suis à l’extérieur, peu importe où, je ne suis pas très attentive aux individus. D’abord par myopie, ensuite pas distraction et rêverie. Quand je prends le métro, je suis soit en train de lire, soit perdue dans mes pensées. Quand je fais des longueurs de piscine, je suis en train de réfléchir à plein de trucs…et à mater les mecs, ok, mais je n’ai aucune chance au vu de ma propre tenue et il est hors de question que je m’arrête pour draguer, je dois nager tant et si je m’arrête, je perds le rythme. Parfois, il m’arrive de repérer un beau garçon mais c’est une considération esthétique plus qu’un désir qui naît. Il est séduisant, j’enregistre mentalement son visage et ça en reste là. Mais pourquoi ? Parce que je suis une jouisseuse cérébrale.

C’est un fait, un mec qui ne me fait pas rêver sur le plan intellectuel (au sens très large du terme) ne m’intéresse pas. J’y peux rien mais j’ai besoin de sentir que le mec qui me parle est brillant, intelligent et cultivé pour avoir envie de le mettre dans mon lit et que nous ayons certaines connexions intellectuelles. Il m’est déjà arrivé de coucher,avec des mecs avec qui j’avais très peu échangés, ça a toujours été un fiasco sexuel. En général, une fois partis, j’avais plus du tout envie de les revoir. Des fois, ça le fait même avant le
premier baiser, j’ai envie de disparaître tellement je ne me sens pas à l’aise avec le monsieur. Alors avoir envie de me mettre toute nue devant lui pour qu’il remplisse mon vase de son tuyau,,non, non, sans façon.



Donc le bel inconnu ne me séduit pas par son simple physique, j’ai besoin de plus. Or que sais-je du bel inconnu en dehors de son esthétisme qui me plaît. Est-il disponible pour commencer ? Est-il même Français ? Ce n’est pas que je ne veuille pas coucher avec des étrangers mais là, mon personnage cherche une relation durable et si Bel Inconnu n’est là qu’en touriste, ça va être compromis. Même pas dit qu’on trouve une langue pour communiquer. Ce qui peut être excitant pour le coup. Oui, l’exotisme, ça agite ma jouissance intellectuelle.



Au delà de sa disponibilité et du pays dans lequel se trouve sa résidence principale, reste donc l’énorme problème de la compatibilité de personnalité. Avons-nous quelques points communs ? Des centres d’intérêt à partager ? Tout simplement quelque chose à se dire ? Parce qu’en toute honnêteté, je peux trouver un beau mec tout à coup plus du tout attirant juste parce que je n’aime pas sa personnalité. Et l’inverse est vrai, parfois. Il faut un équilibre entre les deux. Oui, je vais pas mentir en disant que le physique ne compte pas mais il n’est pas essentiel.

Alors forcément, comme je ne drague pas et que je vois rarement un mec qui me plaît de prime abord car je suis difficile (en plus) et craque souvent sur un physique particulier où on retrouve un visage mal rasé, un profil magnifique et un regard intense, il est vrai que j’en rajoute un peu. Je pars de situation que j’ai vécues, en général, comme la laverie ou le cybercafé récemment mais dans ces deux lieues, je n’ai vu personne qui me plaisait. Je dirais même : je n’ai réellement vu personne car je n’ai pas vraiment fait attention.

Maintenant, il arrive que j’utilise des éléments réels de ma vie pour les mettre dans ces histoires. L’histoire Fabien est un mix entre une histoire arrivée à une amie et une des miennes. J’ai fait un article sur la laverie car j’ai eu l’occasion d’y aller tout comme au cybercafé aux petites heures de la journée (et ce fut dur). Mais globalement, mon seul but est de raconter la quête effrénée de l’Homme par une nana qui n’a pas de chance et s’y prend de plus comme un manche en utilisant des lieux que nous connaissons tous.

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Es-tu une woo girl ?

Comme je suis une fille qui n’est pas du tout à la page, j’ai découvert très récemment la série How I met your mother que tout le monde adore. Bon, ok, j’avoue, moi aussi, j’adore, j’ai légèrement honte. Oui, faudra un jour que je comprenne pourquoi je déteste à ce point tout ce qui est médiatique et pourquoi aimer un truc populaire me donne la sensation d’être un mouton. Bref, dans un épisode de la saison 4, les deux personnages féminins se rendent dans un bar pour fêter l’anniversaire d’une autre fille, une woo girl.

Qu’est-ce que la woo girl ? C’est la nana qui, en soirée, se sent obligée de montrer qu’elle existe, qui crie « woooo » en levant les bras dès qu’un truc se passe. En très gros. Et vers la fin de l’épisode, une de nos héroïnes explique à son amie mariée qui n’est pas woo du tout ce qui se cache derrière le woo : le mal être.

Alors, j’ai réfléchi. Dès le début de l’épisode, je me dis qu’il n’y a rien de plus pathétique qu’une woo girl et je dis ça essentiellement parce que j’en fus une. Et j’en fus une quand ? Précisément au moment où ça n’allait pas dans ma vie, quand j’étais au chômage, loseuse, déprimée et globalement alcoolique. Je voulais néanmoins prouver au monde entier (qui n’en avait rien à battre) que j’étais une fille trop heureuse de vivre qui sait faire la fête et qui se dit qu’en levant les bras et en criant woo ! on va tromper notre monde. Et
bien bonne nouvelle, on arrive à tromper le monde car le monde n’en a rien à faire des dindes décérébrées (et des dindons, ça marche pour les mecs aussi) qui crient en levant les bras. Au pire, on ressentira un peu de pitié pour elles en se disant qu’elles pensent être les reines du monde alors qu’elles sont juste reines des bouffonnes. Je sais, je l’ai été.

Au-delà du phénomène woo girl, ce qui est intéressant de voir, c’est à quel point notre société exècre ce qui ne va pas et qu’il faut toujours être prêt à faire la fête, à l’éclate, même si on a vaguement envie de prendre un tube de somnifère et de dormir les quelques prochains mois histoire que les choses se décantent. Oui, quand je déprime, moi, je veux juste dormir longtemps, longtemps parce que quand je dors, je ne pense pas. Mais ça, ça ne se dit pas, il faut vivre la vie comme James Dean, à fond la caisse. Ou t’es fêtard ou tu es le plus sinistre individu du monde et interdit de dire que tu n’as pas envie de sortir, la fête règlera tous tes problèmes.


Alors on sort et on fait semblant car la plupart des gens se contentent des apparences : elle fait la fête donc elle va bien, elle attend d’être seule chez elle pour pleurer malgré tous les woo qu’elle a proféré durant la soirée en levant les bras et en buvant ce qu’on lui offrait. Ses amis ne s’inquiètent donc pas pour elle, elle donne le change, tout va bien, merci bien. Je me souviens de l’impression de vide à l’époque : plus je faisais la fête, plus je me sentais seule et désemparée et le cercle ne semblait jamais se briser. Une fille fêtarde doit toujours avoir envie de sortir, ne jamais dire non parce qu’elle déprime parce que déprimer n’est pas woo. On croit tromper son monde mais finalement, on ne trompe que ceux qui veulent être trompés et qui ont besoin de nous pour supporter leur propre détresse.


Bref, plus quelqu’un fait la fête de façon ostentatoire, plus ça me déprime, au fond. Je me demande si finalement, être bien dans sa peau, ce n’est pas, tout simplement, vouloir ne pas se faire remarquer dans la mesure du possible. On peut s’amuser sans gesticuler pour que tout le monde le constate. Parce que tout est là : quand on est bien dans sa peau, on n’a strictement rien à prouver à personne.

NB : Cet article est nase mais je l’avais en réserve et j’ai pas eu le courage d’écrire hier soir donc vala.

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Adopte un Mec

Par Lucas

Bon je vous rappelle que Louka est en pleine recherche du grand tamour, avec un grand A et non un gros tas, si possible.Si possible…

Or, il y a 15 jours-3semaines, Louka s’est fait larguer est allé passer la soirée dans la rue des crêperies à Edgar Quinet, chez un copain. Il s’y est bourré la gueule, joliment, au champagne car il n’est pas à une incohérence près. Toutefois sa mémoire en vrac et son portable aidant il a noté, sous forme de brouillon de textos, des infos éparses. Et notamment ce site. Soufflé par une copine du copain qui les invitait mais en fait il le faisait uniquement pour qu’on finance son voyage à New York, avoue Hugo, t’es pas crédible.

Donc une semaine plus tard, Louka va virevolter sur ledit site : Adopte un Mec.com. Bon a priori ça fait un peu SPA humaniste, cœur sur la main, mignon tout plein.

Bon OK, après fouille en règle et sourires multiples, c’est pas si mal ! Les nanas ont la main sur tout et on est vraiment des produits puisqu’on ne peut pas envoyer de mails aux demoiselles qui nous paraissent intéressantes.
On est une promo en vitrine…
Eh oui on doit attendre que ce soit elles qui fassent le premier pas !

Le truc me-ga-frus-trant.
Je n’imagine même pas les trésors d’ingénuité  ou les stratagèmes balouuuurds que mes compagnons d’aventouuuure doivent déployer sur leurs fiches…

Mais ya quand même des trucs qui demeurent et que j’avais déjà vu sur PointsCommuns.com.
Et sincèrement, pour ça les filles, vous êtes pa-thé-ti-ques.

La vulgarité

Quand une fille écrit en toutes lettres qu’elle n’aime pas la vulgarité il faut la fuir comme la peste. Parce que dans 99% des cas c’est justement une nana carrément vulgaire, à tous les sens du mot.
Insignifiante d’une part,
Sans culture d’autre part.
Sans style bien entendu,
Sans classe cela va sans dire…

Ça me fait toujours marrer de voir l’album photo des filles qui disent ne pas aimer la vulgarité car en général leurs fringues sont insignifiantes (vulgaire au sens premier du mot) et cheum, leur maquillage est fait à la truelle, leur regard est vide et toute leur apparence relève un manque de style et d’élégance frappant, voire même carrément « nauséa bon »
(bon pour donner la nausée, oui toi aussi prend des mots dans le Lucabulaire).

Et le dernier 1% me direz-vous ? (oui y en a qui suivent)
Bah le dernier 1% c’est tout bêtement les nanas snobs. Donc middle class qui ont conscience de leur valeur au vu du compte en banque de Papa et de leurs études mais qui sont maintenant indépendantes et qui aspirent à la upper class. CQFD.

La connerie

« J’aime pas la connerie ».
Clap, clap, clap.
Alors là je suis stu-pé-fait ! Sans voix. Interdit.
Qu’une nana dise ça, encore une fois en toute lettre, je trouve ça grandiooooose. Et laisse-moi deviner… Tu n’aimes pas l’odeur de merde, la pluie froide et faire la vaisselle… Ouhai je suis le Père Spicace. Ah bah justement quand on parle du loup…

L’humour

« …un mec qui soit drôle. » Attendez les filles, vous nous prenez pour Bozo le clown ? Il faut que le soir venu on vous fasse oublier votre journée de loseuse avec des réparties pleines d’humour et de subtilité ? Bon c’est vrai que je ferais mieux de fermer ma gueule car après tout, « femme qui rit à moitié dans ton… » Mais tout de même.

Je ne sais pas trop pourquoi je me suis inscrite

Ouhai c’est çaaaaaa. Et moi j’sais pas trop si t’es débile ou si t’es teubé. Faudrait arrêter de nous prendre pour des cons, les filles. Vous cherchez un peu de tendresse, un peu d’amuuuuuuur, une romance, une belle histoire. Comme tout le monde. Cherchez pas à vous / nous leurrer. Cherchez pas à être prudente, dites clairement ce que vous êtes et le fonds de votre pensée… On ne va pas vous manger.

Je pourrais continuer la liste toute la nuit mais j’ai un boulot à chercher. Ouhai désolé les filles.
Tout cela me fait rigoler mais ça n’énerve profondément aussi.
Ah les femmes, vous êtes teeeeeeellement prévisibles mais tellement indispensables… (non pas frapper)

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Où trouver l’homme : explication de texte

Petite pause dans mes aventures imaginaires de la recherche de l’homme car apparemment, certains n’ont toujours pas compris le principe. Avant de poursuivre, quelques définitions du petit Larousse illustré :

Fiction : n.f. Création, invention de choses imaginaires, irréelles ; œuvres ainsi créées

Humour : n.m. Forme d’esprit qui cherche à mettre en valeur avec drôlerie le caractère ridicule, insolite ou absurde de certains aspects de la réalité, qui dissimule sous un air sérieux une raillerie caustique.

Après quelques mois de cette saga, alors que je précise toutes les semaines que ceci n’est qu’une fiction, certains trouvent logiques de régler leurs comptes avec la gent féminine par le biais de ces textes là et j’avoue que ça me fatigue mais à un point… Que vous ayez des problèmes relationnels avec des femmes, soit, mais quel est le rapport avec moi ? Comment osez-vous sérieusement me juger, me balancer à la figure que je suis frustrée et aigrie à partir d’un épisode imaginaire ? Je sais que la logique humaine n’est pas la même pour tout le monde mais tout de même, je me demande ce que je dois faire désormais pour que le disclaimer soit suffisamment clair.

Alors pour info, j’aime les hommes, je n’ai même rien contre eux, actuellement. Il m’arrive même de les défendre. Et j’ai même une vie sexuelle très satisfaisante donc, non, je ne suis ni aigrie ni frustrée ni mal baisée. Peut-être ai-je tendance à surestimer l’intelligence de l’internaute moyen qui n’arrive pas à lire tous les mots avant de s’énerver, sans doute en proie à une grande haine contre les femmes car récemment, il leur est arrivé une déconvenue avec l’une d’elles. Mais en quoi suis-je fautive ? C’est quand même dramatique de me
prendre des volées d’insultes régulièrement pour un texte qui ne se veut qu’humoristique et qui me fait quand même passer pour une loseuse les trois quarts du temps. Pour une fille qui pète plus haut que son cul, soit disant, je trouve quand même que je me la joue pas très glorieuse.

Alors concernant l’épisode de la semaine dernière qui a beaucoup échauffé les esprits sans que je comprenne même pourquoi, je vais expliquer le but du truc, histoire que même ceux qui ont du mal avec la notion d’humour et de second degré puissent comprendre (si tant est que ce soit possible) : cette série d’article est une saga, il y a moult épisodes et j’en ai encore pas mal en stock (désolée pour ceux qui se sentent visés dès que j’utilise un personnage masculin). Or, tant que la saga n’est pas terminée, je peux pas trouver un homme car je suis un peu monogame de naissance et si je trouve un homme, je vais pas en chercher un autre. Donc il était impossible
que la balade romantique se passe bien. Je sais, l’immense majorité d’entre vous avait compris car nous sommes ici entre gens de bonne compagnie pour la plupart.

Et puis soyons claires : je sais pas vous mais moi, il n’y a pas que le physique qui compte, c’est une question d’alchimie. Si je m’ennuie au bout d’une heure avec un mec, je ne passerai pas ma vie avec et non, je ne ferai pas l’effort parce que je ne pense pas que ces messieurs qui me reprochent de pas avoir de pitié (oui, j’appelle ça de la pitié) pour un mec avec qui ça ne passe pas se taperait n’importe quelle fille par charité chrétienne. Maintenant, mon gars, si tu t’es pris un râteau avec une fille qui n’a pas compris que tu étais du style taiseux, va t’expliquer avec elle et fous moi la paix. Parce qu’il est illusoire de penser que n’importe quel homme convient à n’importe quelle femme, nous avons chacun nos critères. Et j’ai beau être sympa comme fille, je ne passerai pas ma vie avec un mec qui m’ennuie.

Bref, je sais que ce genre d’article fait chier tout le monde mais là, j’en ai un peu assez des abrutis incapables de lire entre les lignes et de prendre ces articles pour ce qu’ils sont : une fiction gentillette qui n’a pour seul but que de faire rire. Et là, franchement, ça me gâche mon plaisir. Me faire traiter de pouffiasse mal baisée par un mec qui n’a rien compris à l’affaire (enfin, vu qu’il ne sait pas écrire en français, j’ai pas bien compris son commentaire), désolée, ça ne me fait pas super marrer. Bien que les insultes soit l’arme des faibles, j’en conviens. On a le droit de trouver que l’épisode est raté et même de me le dire, je suis même preneuse de tout conseil, suggestion et critique. Mais me faire un procès pour un fait qui n’a jamais eu lieu, là, c’est vraiment ridicule.

Au passage, si tu veux m’insulter, aies au moins les couilles de mettre une adresse mail valide, c’est un peu trop facile de se planquer derrière un écran pour jouer les justiciers. Oui, je sais, là, ça devient beaucoup moins drôle. Mais sache que les comms des personnes non clairement identifiées visant à m’agresser sont systématiquement effacés. Tu n’as pas la politesse de te présenter, je n’ai pas celle de te laisser parler.

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Reste digne, ma fille

Dans la vie, on a tous nos limites. Selon notre vécu, nos croyances, notre éducation et que sais-je encore, elles sont plus ou moins loin mais restent rarement figées. Si à 20 ans, on m’avait expliqué que je pratiquerais un jour le plan cul, je ne l’aurais pas cru. Elle est pourrie mon intro, non ?

Donc des fois, on fait des choses qu’on ne pensait pas faire un jour. Je vais pas vous détailler mon cas perso parce qu’on s’en fout de savoir ce que j’ai fait, ce que j’aimerais faire, ce que je me refuse à faire… Mais l’idée générale est la suivante : mes limites sont celles de ma dignité. En gros, m’amuser, ok. Mais encore faut-il que je puisse me regarder dans la glace le lendemain matin sans rougir. Bah oui, tu vois, être wild, péter les plombs, se lâcher, c’est bon. Par exemple ma soirée des vœux de la boîte où j’étais bien déchirée (et où j’ai même demandé à un mec que je ne connaissais pas du tout s’il était pédé) mais je n’ai pas regretté parce que je me suis beaucoup amusée.

Tout est question de contexte bien sûr. Plus on est bien dans ses baskets, plus il est facile de rester digne. Par exemple, en ce moment, je me sens légère comme une bulle donc j’ai pas besoin de péter les plombs tous les samedis soirs, de me bourrer la gueule pour oublier pendant 2 heures que je suis une loseuse et que je suis malheureuse avant de vomir les tripes. Histoire de cercle vicieux et de cercle vertueux, je vais pas développer. Et pourtant, à y réfléchir, je ne vois pas ce qui mérite que je m’assois sur ma dignité.

Prenons la question du sexe. Je parlais avec Vicky d’histoires de fesses et elle me dit « oh, c’est glauque ! Je crois que je deviens prude ». Et bien non. L’histoire en question (qui n’implique ni l’auteur de cet article ni Vicky) est totalement glauque et c’est pas tellement une
histoire de pudibonderie, à mon avis. En gros, cette histoire me fait penser à un accident de voiture : une femme se détruit en faisant n’importe quoi avec n’importe qui dans le mépris total de sa propre personne et quand on me raconte cette histoire, j’ai la sensation de voir son corps démantibulé sur la chaussée. C’est gore. N’allez pas croire que l’on juge cette personne. Je dirais que chacun fait ce qu’il veut de son cul mais tant que ça se fait dans le respect des uns et des autres et à commencer par le sien propre. Dans ma grande période de n’importe quoi, Lucie aka la copine qui n’a pas sa langue dans sa poche m’avait dit : « mais bordel, arrête ces conneries, t’es un fille bien ! ». Ben, elle avait raison. Evidemment, c’est plus facile d’être une fille bien quand on est bien dans ses baskets.

Mais voilà, il y a des choses qui ne méritent pas que je m’assois sur mes principes. Accepter de se rabaisser pour une partie de jambes en l’air ou pour oublier pendant une paire d’heures que ça va pas, ça n’en vaut pas le coup. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut de ses fesses ou de son foie, bien sûr. On peut tendre la main vers quelqu’un qui ne va pas bien, lui faire remarquer que oui, super, il a repoussé ses limites mais le jeu en valait-il la chandelle ? Non. La trashitude, ce n’est pas si drôle si on fait les choses en dépit du
bon sens et que le lendemain matin, on a envie de vomir quand on se voit dans la glace.

Dans ma vie, j’ai fait des conneries et avec le recul, je les assume complètement. Pas de regrets, ça ne servirait à rien de toute façon. Sans doute qu’il aurait été mieux que je découvre ce que j’acceptais ou refusais de faire sans faire mes conneries mais je suppose que c’est aussi une question de maturité et de connaissance de soi.

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Liste de la fille qui passe le week-end dans le sud

(y a intérêt à ce qu’il fasse beau)

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– La semaine dernière, on m’a proposé un poste à Toulouse ! J’ai refusé vu que je suis sur Paris et que j’ai un CDI (mais ça en était un aussi et pour un site orienté féminin. Je sens que dès que j’ai vérifié si je peux rapport à mon contrat, je vais essayer de piger chez eux). Ma voyante aurait-elle eu raison du coup? Parce qu’on en est à 4 mois de la consultation, 2 propositions d’emploi, on y est. Par contre, y a toujours pas de voyages donc je sais pas. Puis il reste quand même que ma relation amoureuse de février, elle a complètement
foiré. Alors ouais, elle m’avait dit que ça durerait pas longtemps et que j’aurai d’autreS relationS ensuite mais elle m’avait expliqué que j’allais gagner en confiance en moi grâce à cette relation. Ouais, super, un mec qui me fait le coup du silence radio, ça me redonne trop confiance !

– J’ai définitivement une bonne tête, plein de gens inconnus me parlent tout le temps. Genre, je fume une clope devant l’agence, une nana me parle de son arthrite, y en a toujours un ou deux pour me demander leur chemin (les inconscients). Dans le métro, aussi, une dame me parle pendant deux minutes parce que mon manteau a effleuré sa jambe et elle a cru que c’était un chien. Heu…

– Jeudi à la piscine, je me suis retrouvée dans le même couloir que le mec super bien gaulé, j’enlevais de temps en temps mes lunettes pour faire voir mes splendides yeux bleus mais c’est un acharné des longueurs. Par contre, il a l’air d’avoir un visage pas super top. Par contre, le toucheur de fesses a récidivé. Mais bon, je pense que ce sont des accidents parce qu’avec des lunettes de plongée qui cachent mes yeux, un sourire absent et un maillot sport, je vois pas trop comment je pourrais séduire qui que ce soit.

– C’est fou cette capacité que j’ai à me perdre tout le temps. Au moins, ça me fait visiter Paris mais y a des jours où c’est lourd.

– Des fois, j’aimerais ne pas avoir de soucis de transports. Non parce que ça devient impossible d’être à l’heure à Paris et je supporte pas d’être en retard. Jeudi matin, réunion au siège de notre client en banlieue. Mappy me dit que je mettrai ¾ d’heures donc je pars une heure à l’avance. Quand j’arrive à Montparnasse, il me reste 25 minutes pour faire 5 stations de métro et 3 de bus, je suis confiante. Je suis naïve que ça fait peur des fois. Au bout de 15 minutes, j’arrive enfin à la bonne station de métro (au lieu de 6 mn normalement mais vu qu’on s’arrêtait trois plombes à chaque station ET dans les tunnels…). Là, je trouve le bon bus, je monte dedans. Et le chauffeur se casse. 10 minutes plus tard, on repart enfin. Comment arriver avec 25 mn de retard par Nina Bartoldi. La prochaine fois, je fais le trajet du métro au siège à pied, j’ai repéré. Ca va plus vite. 

– Cette semaine, j’ai fait un rêve du type érotico-romantique avec un choupinou de mon entourage, j’adore. Avec plein de câlins et de complicité. Bon, remarquez, tant mieux vu que dans mon rêve, la brouette a été interrompue peu après son début par un mec qui nous engueulait parce qu’on n’avait pas le droit de copuler et nous « mais non, on faisait rien, voyoooooooooooons ! ». Mes névroses vont bien, merci.

– Au boulot, la big boss est revenue, je la connaissais pas. Oui, elle était en congé maternité mais elle a fini d’accoucher et de récupérer donc mardi, je vois une frêle jeune femme arriver, dire bonjour à tout le monde. Elle s’approche de moi et me tend la main « Nina ». Ah ouais, c’est donc elle la boss. Oui, elle s’appelle Nina aussi, c’est très rigolo comme ça, on est deux à répondre en même temps, des fois. Je sais pas pourquoi mais je l’imaginais pas cool du tout genre chiante, pas drôle. Mais non, en fait, elle a l’air plutôt cool, genre je me promène pieds nus dans le bureau (vu l’état de la moquette, elle a pas peur), souriante, tout ça. Me voilà rassurée ! Du coup, on a tous rangé nos bureaux, c’était un peu nécessaire !

– Conséquence du paragraphe précédent : vends lot assez fourni de Matin + et de 20 Minutes Vintage. Retrouvez l’actualité et les analyses d’il y a un mois, voire deux !

– J’ai initié mes coupines (Vicky, SoLong et Summer) à la belote, je suis trop contente. Par contre, j’aimerais savoir pourquoi j’ai toujours que des jeux de merde.

– Je pense que la fin du monde est proche, mon proprio m’a filé de la tune pour trop plein de charges perçu. J’ai peur, j’ai très très peur.

– Je suis une loseuse, c’est pas une nouveauté. Mardi, je décide d’aller à la piscine nocturne : 2h de piscine par semaine, j’augmente la dose. Je prends mon sac puis le métro et je me plonge dans 20 minutes ou Matin +. Arrivée à ma station je descends et argh ! Mon sac de piscine, je l’ai laissé dans la rame, j’ai juste le temps de resauter dedans mais pas de redescendre. C’est pas grave, la suivante n’est pas si loin, ça me rallonge juste le trajet de 5 minutes. Le soir avant de partir du boulot, je regarde les horaires. C’est ouvert tous les
jours jusqu’à 23h45… Sauf le mardi où ça ferme de 19 à 20h15. Vu l’heure à laquelle je m’en rends compte, c’est mort.

– Petite musique de la semaine, j’ai pas la version radioblog mais j’aime très beaucoup. Des paroles qui me parlent très beaucoup, parfois.

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