Sense8 : ôde funéraire

J’avais prévu de vous parler de cette série aujourd’hui depuis quelques semaines, après avoir fini la saison 2, en fait, mais du coup, c’est d’autant plus d’actualité que Netflix a décidé d’annuler la série, ce qui fait que je vais résilier mon abonnement. Parce que j’aimais Sense8 et que j’ai envie de vous dire pourquoi. Pas pour vous convaincre (j’hésite à vous encourager à regarder du coup), juste pour le plaisir.

Sense8

De quoi ça parle pour ceux qui n’auraient pas vu : huit personnes dans le monde se retrouvent reliées entre elles à la mort d’une neuvième et vont apprendre à dompter leur “”sensibilité” pour s’aider les uns les autres à surmonter les différentes épreuves de la vie. Parce qu’outre leur vie compliquée (on a dans le lot un gangster à la petite semaine et une prisonnière coréenne), ils doivent faire face à une organisation secrète qui veut leur peau. Alors je sais : pouvoirs spécifiques, organisation secrète, ça fait carrément John Doe (qui était cool aussi comme série et pas juste parce qu’on voyait le cul de Dominic Purcell au générique), Le Caméléon, un peu Heroes, je crois, un peu les X-Men aussi, non ? Bref, on pète pas plus l’originalité que ça sur ce point.

Sense8 l'anniversaire

Alors pourquoi c’est cool ? Pour plusieurs raisons.

L’interaction entre les personnages

Alors qu’au début, les huit se croisent sans trop comprendre ce qu’il se passe, ils développent peu à peu leur pouvoir et se substituent les uns aux autres pour s’apporter leurs compétences et s’aider. Will, Wolfgang et Sun interviennent quand y a de la bagarre, Lito quand il s’agit de jouer la comédie, Capheus de conduire, Kala pour la chimie et la médecine, Nomi pour tout ce qui est piratage informatique et Riley… bon, elle, ok, j’avoue qu’elle m’intéresse moyen, elle est avant tout le love interest de Will et les scènes où elle mixe (elle est DJ) sont les pires moments de musique de la série. Particulièrement le remix pourri de What’s up des 4 non Blondes qui m’a fait saigner des oreilles. Alors que j’ai quand même du Riri sur ma playlist Spotify donc ça vous situe mon niveau. Bref, plus on avance dans la série, plus les interactions sont fluides et naturelles.

Sense8, le cluster derrière Wolfgang

La photographie

Beaucoup reprochent son rythme à la série et je comprends, on a pas mal de passages contemplatifs qui ne font pas avancer la série… mais bordel, c’est beau. La photographie est hyper travaillée, il y a vraiment des plans inspirés et magnifiques, des plans de pure poésie. Mes moments préférés : la scène où ils nagent tous avec Kala en Méditerranée et la scène de baise dans la piscine, entre bleu et rouge (je dirai pas qui est impliqué pour pas spoiler).

Sense8, le cluster autour de Sun

Les scènes de sexe

Alors les scènes de sexe dans les séries, ça peut vite me gonfler, surtout si je sens le côté hyper gratuit du truc, coucou HBO pour pas mal de tes oeuvres ou encore le navrant Spartacus où il devait y avoir plus de scènes de cul que de scènes de combat. C’est toujours super touchy le cul dans les fictions parce que mal dosé, mal écrit ou réalisé, trop gratuit, ça agace direct le récepteur de ton oeuvre. Ici, du fait de la connexion entre les personnages, une gentille partie de jambe en l’air se transforme rapidement en orgie… mais je les trouve assez belles, en fait. Surtout la scène de sexe citée dans le paragraphe ci-dessus. Dans l’épisode de Noël, l’ultime orgie est assez bien faite… et en totale mixité. Finalement, la seule scène de sexe qui m’a un peu saoulée, c’est la toute première entre Nomi et Aminata que je trouvais un peu gratuite, un peu “hé, on vous met direct deux meufs qui baisent à grand coup de gode ceinture, ahah” mais tu comprends vite que ce n’est pas si gratuit que ça.

Sense 8, orgie de Noël

Les couples gays et lesbiens

Parmi nos huit, nous avons un gay et une trans, tous les deux en couple. On a, de mon point de vue hétéro, toujours un léger souci de représentation des couples gays dans les séries qui sont un peu trop traités comme tel. Dans Six feet under, par exemple, le couple Keith et David est intéressant mais tout tourne autour du fait qu’ils sont gays. Alors oui, avec la problématique de l’adoption par exemple, ou des relations libres (bah oui, les gays, ils forniquent tout le temps avec n’importe qui, tu sais bien… Et pus HBO, faut du cul, du cul, du cul), je veux bien admettre sans soucis que ça touche certains couples homos, pas de soucis. Mais leur relation ne peut pas tourner qu’autour de ça. Dans Sense 8, l’homosexualité de Lito et la transexualité de Nomi (jouée par une actrice trans) sont des ressorts importants de l’histoire mais leurs personnages n’ont pas que ça comme histoire, on a aussi des scènes où ils sont avec leur partenaire et ils se comportent comme n’importe quel couple, avec tendresse et amour sans que leur identité sexuelle n’arrive sur le tapis. Et ça, rien que ça, ça mériterait qu’on jette un oeil à la série.

Sense8 Nomi et Amanita

En fait, j’ai la sensation que les Wachowski réussissaient avec Sense8 ce qu’ils ont échoué avec Cloud Atlas : raconter une histoire par delà l’espace (dans Cloud Atlas le temps) avec des liens particuliers entre les gens. Et je suis dévastée qu’il n’y ait pas de saison 3… Pas tellement pour l’histoire contre l’organisation secrète parce que ça, en fait, je m’en fous, mais plus pour leurs histoires individuelles, les voir grandir avec leur pouvoir, les voir s’épanouir avec ça. Mais je ne désespère pas, ils trouveront bien un moyen de nous faire une fin.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tom à la ferme de Xavier Dolan

Ou comment le cinéma québécois, c’est vraiment trop fort.

tom-a-la-ferme

Et oui, pour la 3e fois de l’année, je suis allée au cinéma. Encore deux séances et je bats mon score 2013, c’est fou ! Et pour le coup, j’ai choisi un film un peu atypique, un peu t’es pas sûr de pouvoir le rentrer dans une case… et c’est plutôt une bonne nouvelle.
tom_a_la_ferme

Donc l’histoire : Tom part à l’enterrement de son compagnon dans le fin fond de la campagne québécoise, dans une ferme très moderne. Il rencontre la mère de son défunt compagnon et comprend vite qu’elle n’est pas au courant de l’homosexualité de son fils. Puis y a le frère, cette lointaine silhouette massive menaçante. Tom va vite comprendre que tout ne tourne pas rond dans la tête de ce frère qui s’exprime par la violence et à qui personne n’adresse la parole, excepté sa mère. Mais plus ou moins prisonnier de la ferme, il va développer une relation sado masochiste avec ce fameux frère.
tom-francis-tom-a-la-ferme
Je n’ai vu que peu de films québécois : les invasions barbares (bien trop bavard à mon goût) et La grande séduction (bien marrant pour le coup) donc je ne sais pas si c’est typique du cinéma québécois ou si c’est le style de Dolan mais ce film est un ovni. Un coup, tu commences à hyperventiler tellement tu es mal à l’aise dans cette ambiance pesante, un coup tu t’esclaffes devant une scène surréaliste. Tu n’as aucun repère, tu n’arrives pas à savoir où tu vas, tu crois voir se dessiner quelque chose mais le virage suivant va dans l’autre sens. le cinéma de Dolan secoue. Vraiment. Tu commences à te détendre, à ta dire que les choses s’apaisent quand soudain, les coups pleuvent. T’as envie de prendre le héros par les épaules et de le secouer violemment pour qu’il réagisse comme toi, tu aimerais qu’il le fasse. Mais contrairement à certains héros qui me fatiguent par manque de réaction logique (la fille dans le Diable s’habille en Prada, Sansa Stark pour l’ensemble de son oeuvre), Tom, on l’aime, on compatit.
Tom-a-la-Ferme-VF
Niveau réalisation, les plans ne ressemblent pas toujours à ce que l’on connaît, ça dépayse pas mal. De l’intro où une voiture file sur une route droite entourée de champs sur une version a capella des « Moulins de mon coeur » jusqu’à des plans très très serrés, des jeux de lumière, le jeu sur la menace du frère au départ sans visage… Ca change des réalisations sans imagination des blockbusters.
tom-ferme
Bref, si tu dois aller voir un film ce mois-ci, c’est celui-ci. Pour ma part, je vais tenter d’aller profiter de la diffusion de ses 3 autres films au MK2 d’Hautefeuille pour me mettre à la page, en attendant son nouveau film présenté à Cannes. Franchement, moi qui ne vais quasi jamais au ciné car je suis trop souvent déçue, ça fait du bien de se prendre une bonne petite claque.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La jouissance est un féminisme

Ouh que je suis en forme en ce moment ! Des truismes en veux-tu en voilà, c’est open bar. Mais ne rigolons pas trop car je veux parler d’un sujet grave ! Oui, mesdames et messieurs, il n’est pas l’heure de rire car dans l’Hémicycle, là où des gens décident de notre législation, la Femme Conservatrice rôde. Et parfois, elle parle. Après « le préservatif ce n’est pas drôle », Christine Boutin présente « on oublie trop souvent la procréation au profit du plaisir dans le sexe ». Oh-mon-Dieu.

29201a-christine_boutin.jpg

Premier volet : la procréation. Alors tu vois Christine, moi, je trouve que l’État devrait plutôt me remercier de ne pas trop penser à la reproduction. Imaginons que là, je décide de procréer parce qu’en tant que femme, forcément, j’ai envie d’être mère. Déjà, je ne suis pas sûre de trouver plus qu’un géniteur, la paternité est aussi un engagement. Donc me voilà mère célibataire, ça me donne droit à des allocs ça non ? Et encore, Dieu merci, ma fertilité a toujours été sous contrôle car depuis que je suis sexuellement active, j’aurais eu le temps d’en faire une tripotée…

blanche-neige.jpg

Autre point important. Imaginons que je sois dans une relation stable et que nous envisagions de faire un mini nous. Hop, je consulte mon petit calendrier de la fertilité que j’ai sur mon Iphone (P tracker pour ceux que ça intéresse). Bon, il me met en fertile quasi tout le temps mais peu importe. Donc chéri et moi baisons pour procréer. Comme c’est mon objectif premier, il se peut que je sois tendue comme un string, que je ne prenne aucun plaisir. Or la psychologie joue énormément dans la conception, c’est un fait, et je ne suis pas sûre que trop penser à cette fameuse conception ne soit pas un frein.

infertilite


Mais enfin et surtout : Christine, tu es la honte du féminisme. Oui, du féminisme. Tu vois, en tant que femme des années 2010, j’ai la chance incroyable de maitriser mon corps tant dans sa fertilité que dans mon plaisir et ça, vois-tu, c’est quand même assez récent. Faisons ensemble un rapide cours sur l’histoire de la sexualité féminine. En 1805, on a découvert le mécanisme de l’ovulation et là, c’est le drame : jusqu’à présent, on estimait qu’une femme devait jouir pour tomber enceinte. Avec l’ovulation, on décrète que l’orgasme, c’est mal car ça disperse le sperme. Or comme dans les sphères bourgeoises, le sexe n’était envisagé que sous l’angle procréatif, ces pauvres femmes n’avaient simplement pas droit au plaisir. Du moins avec leurs maris car beaucoup avaient des relations saphiques avec leurs camarades du couvent.

balancoire-saphisme.jpg

Forcément, quand on lit le calvaire de ces femmes, condamnées à ne pas jouir pour tomber enceinte alors qu’en plus, l’orgasme, de par les contractions qu’il provoque, favorise le déplacement du sperme, on se sent toute légitimité à prendre notre part du gâteau en terme de plaisir. Et puis surtout, Christine, des femmes se sont battues pour que je dispose de mon corps comme je veux, si j’ai envie de n’en jouir sans assurer ma descendance, qu’est-ce que ça peut te faire ? Et puis tu sais, faut arrêter de croire que le sexe « sans but », si ce n’est celui de la jouissance, est une dépravation. Je peux te dire que certaines de mes galipettes infertiles furent (et, je l’espère, seront) d’une beauté et d’une intensité incroyables, limite j’en pleurerais tellement c’est beau. Et je ne parle de prouesse physique là mais d’un ressenti. Le sexe, c’est aussi un don et un abandon de soi… Excuse-moi, je vais chercher un mouchoir, je m’auto-émeus.

sexe-amour.jpg

Je t’épargnerai un paragraphe entier sur les couples infertiles, homosexuels compris. Pour eux, que préconises-tu puisqu’ils n’ont justement que le sexe sans possibilité de procréation ? Mmmm ? Allez Christine, détends-toi du string car comme je le disais récemment, le sexe, c’est pas sale ! Tu devrais essayer plus souvent, tu verrais.

dan_witz_orgie_prd.jpg

En attendant, je vais préparer un article sur ta prochaine déclaration, j’hésite entre « être homosexuel, c’est quand même pas très très normal » (gaypride oblige) et « oui, les viols, c’est moche mais faut pas s’habiller aussi provocant, elle le cherche un peu… ». Quoique tu serais capable de pire…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ca, c’est contre nature

(Avertissement : si j’ai passé un bac L, c’est pas pour rien, je ne suis pas très scientifique comme fille)

L’autre jour, je discutais avec une amie des relations amoureuses car elle était dans une situation compliquée. Pour la faire courte : elle avait rencontré un mec génial avec qui tout allait bien sauf un point : le monsieur était libertin. Or ma pote a bien voulu fermer les yeux sur ce point jusqu’à ce que la vérité éclate : elle, elle est exclusive, c’est sa nature. Du coup, je me suis mise à réfléchir un peu : sommes-nous, en tant qu’humains naturellement monogames ou polygames ? Et bien j’ai pas trouvé la réponse.

polygamie.jpg

De façon générale, on aime tout justifier par notre nature animale. C’est vrai, on a beau avoir un cerveau et intellectualiser ce que l’on peut, on reste en prise avec des besoins fondamentaux : manger, boire, dormir, déféquer, baiser. La nature nous ayant donné des orgasmes et du plaisir, on ne baise pas que dans un but purement procréatif mais hé, on n’est pas les seuls, pour commencer. Je vous jure que la fois où j’ai vu mon chat se masturber sur le sac d’une copine que j’hébergeais, je vous jure qu’on n’est pas les seuls (et ce fut très gênant quand même). Bref, finalement, est-ce que le contre-nature existe ? Je doute.

masturbation.jpg

Prenons le cas de la polygamie pour commencer. Argument : « les animaux ne sont pas fidèles ». Et bien je dirais que ça dépend. Certains animaux se choisissent un partenaire pour la vie (non mais regardez la marche de l’Empereur, c’est super en plus. Je l’ai vu avec mes parents, on a vécu très intensément le truc du genre « oh non, le bébé va se faire manger par le gros oiseau tout moche ! »). Donc pas de généralité, les animaux peuvent avoir un ou plusieurs partenaires, vivre dans une tribu ou en solitaire… En poussant la réflexion, je me suis demandée quand était née cette histoire de couple. Si je me souviens bien de mes cours d’histoire, on avait déjà des couples dans la Grèce Antique par exemple mais « l’infidélité » était parfaitement institutionnalisée mais « l’infidélité » était essentiellement homosexuelle. Mais pourquoi à un moment, le mâle et la femelle humain ont décidé de se mettre par deux au moins pour créer une mini tribu de lien de sang. Sommes-nous alors programmés pour vivre en famille avec un nombre de partenaires reproducteurs réduits, quitte à prendre son plaisir ailleurs ?

famille.jpg

Autre exemple que je trouve encore plus intéressant : l’homosexualité. Argument type : l’homosexualité, c’est contre-nature, les animaux ne sont pas pédés, eux. Hiiiiiiin ! Mauvaise réponse. L’homosexualité animale existe. Je ne vous raconterai pas ce que faisaient les deux chiennes de mes tantes entre elles, par exemple mais j’ai vu de mes yeux vu… Non, les animaux de ma famille ne sont pas déviants ! Mais une fois de plus, force est de constater que les animaux nous donnent des arguments dans les deux sens et que quoi
qu’il en soit, rien ne paraît ici contre nature puisque les animaux s’adonnent à des plaisirs homosexuels.

homosexualite-animale.jpg

Donc… Donc la conclusion est simple : la nature ne nous apporte aucune réponse. Nous arrivons après des millénaires de mélange savant entre inné et acquis, entre besoin et envie. J’ai envie d’aller un peu loin, là, attention, ça va faire mal. Considérant que pendant longtemps, la femme a eu besoin d’un mâle protecteur pour lui permettre, à sa progéniture et à elle de survivre. Mélange d’inné et d’acquis, aujourd’hui, une femme et un homme ont besoin l’un de l’autre dans l’inconscient collectif. Sauuuuf qu’aujourd’hui, en tant que faible femme, je peux survivre seule et en toute sécurité, je pourvois à mes propres besoins, sauf bien sûr le volet reproducteur. Sauf que nous avons le choix…

comment-mettre-les-hommes-a-ses-pieds.jpg

Et si finalement, l’évolution du mix inné/acquis donnait ENFIN le pouvoir aux femmes ?

Je vous ai dit que j’avais pas eu de vacances depuis Noël et que je flirte avec le burn out ? Non parce que là, j’ai totalement conscience que cet article est parti sur un grand n’importe quoi . Mais allez, je l’assume.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Ode au fessier masculin

La semaine dernière, en papotant sur Twitter, j’ai découvert une terrible vérité, délivrée par Happy loser (oui, c’est son pseudo) : beaucoup de femmes ont tendance à négliger le fessier masculin dans les caresses. Choquée par cette déclaration, j’ai décidé de défendre cette noble cause comme j’ai par le passé défendu le cunnilingus (d’ailleurs, c’est pas pour autant qu’il faut oublier ce combat
, merci).

 
fessier-male.jpg

De prime abord, je n’ai pas compris. S’il y a une partie que j’aime chez l’homme, ce sont bien ses fesses (ainsi que ses épaules et son cou, sans parler de son sourire et de son regard, miam miam !). Qu’y a-t-il de plus charmant, franchement ? J’aime les tripoter, les caresser, les prendre à pleine main pour contrôler le rythme de ses coups de reins… Non mais les fesses masculines, c’est la vie ! Pourquoi ne pas leur accorder toute l’attention qu’elles méritent ?

 homme_nu.jpg

C’est vrai qu’en temps que fille, mes fesses sont toujours honorées avec délice. Non, je ne suis pas en train de parler de sodomie ! Mais les mecs aiment les fesses féminines, du moins les miennes. Faut dire que je lésine pas : je les chouchoute. Enfin, pas particulièrement, je les soigne tout comme le reste de mon corps : crèmes hydratantes, huile d’argan, gommage au savon noir… Résultat : c’est doux comme de la soie. J’avoue que quand je lis dans mon lit, nue (c’est-à-dire pas en ce moment, il fait hélas trop froid), j’ai tendance à me caresser nonchalamment la peau des fesses parce que c’est douuuuuuuuuux !

fesses-a-caresses.jpg 

Mais pourquoi les filles ne tripotent pas les fesses des mecs pareil ? Il est vrai que, proportionnellement, il me semble que les mecs utilisent moins de crème hydratante que nous (mais ont-ils la peau aussi sèche ?) et que si je prends comme référence mes fesses, la peau des fesses masculines est moins douce mais… ce n’est pas ce qui me freine. Alors je me suis demandé si certaines filles ne le tripotaient pas uniquement pour ne pas passer pour une grosse cochonne, au sens péjoratif du terme. Pour ma part, il me semble que malaxer des fesses fait quand même nettement moins salope qu’avaler ou se faire retapisser la face, par exemple mais bon, chacun ses tabous.

caresses-fesses

Puis je me suis demandée s’il n’y avait pas une autre explication qui impliquait cette fois ci nos amis les hommes eux-mêmes. Non, je ne vais pas leur reprocher de ne pas utiliser de crème hydratante corporelle. Mais voilà, il semblerait que chez certains hommes, une virilité mal placée sacralise les fesses. Et qu’y toucher évoquerait trop une certaine homosexualité. Ce que j’ai toujours eu du mal à comprendre. Qu’un mec n’aime pas qu’on explore son anus, ça, je dis pas, chacun son truc. Mais qu’il assimile ça à de l’homosexualité alors que c’est moi dans le lit, heu pardon ! On peut difficilement me confondre avec un mec. Du coup, si on tombe sur des mecs qui refusent le tripotage de la fesse, n’a-t-on pas tendance à renoncer à le faire ensuite ? Du coup, je me demande si c’est pas un peu la même chose pour le cunnilingus.

jaime-pas-le-cunni.jpg

Alors de là me vient une question : faut-il fournir à nos partenaires sexuels un espèce de mode d’emploi sexuel précisant que ça, on aime alors merci de pratiquer dans la mesure du possible ? (ou inversement, j’aime pas, laisse tomber) C’est d’un triste ! Je préfère préconiser l’audace. Tenter un cunni ou un malaxage voluptueux des fesses n’ayant tué personne, peu importe de quel côté on se trouve, rien ne vaut la tentative. Au pire, on nous indiquera gentiment que non, c’est pas trop apprécié, merci.

 savoir-dire-non.jpg

En attendant, mesdemoiselles, ne négligez pas les fessiers masculins, ils sont si adorables !

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’homo/bi sexualité est-elle devenue ringarde ?

Cet été, comme chaque année, TF1 nous a sorti du programme fort, intellectuel, permettant de réfléchir à notre condition d’humain… Non, je déconne, TF1 nous a sorti de la merde racoleuse. Je veux parler ici de deux programmes en particulier : Secret Story, que j’avais déjà évoqué, et Mon incroyable fiancé 2. Et cette  année, on joue sur les tableaux de l’homo et bi sexualité, ouah ! Que de tolérance chez TF1… Ou pas.

Commençons par Mon incroyable fiancé 2, le plus homo des deux programmes… et le plus ouvertement homophobe. Voici un peu le topo : Christopher pense assister à une émission type Bachelor mais non, il doit faire croire à toute sa famille qu’il est tombé amoureux de l’autre candidat masculin, Emeric, un gros lourdaud(pas physiquement, cette fois-ci, on va pas se moquer des gros à chaque fois non plus). Emeric est bien sûr un acteur qui en rajoute des masses dans l’homophobie, refusant de jouer le jeu car ça touche à sa virilité, se demandant s’il doit jouer les Zaza Napoli. Pour en rajouter une lichette, on leur met dans les pattes deux ex Queer, vous savez, l’émission ou des gays option grandes folles têtes à claques reprenaient en main un hétéro beauf. Et évidemment, ils ont choisi Benjamin, le plus insupportable de tous. Et voilà qu’on organise une gay party avec des clones des Village people, des travestis et trans… En gros une gay pride à domicile sans aides ni act up qui lancent des capotes. D’ailleurs à ce sujet, pourquoi j’ai pas eu de capotes à la gaypride cette année ? Le seul à ne pas plonger la tête la première dans l’homophobie, c’est finalement le vrai candidat qui prend ça plutôt tranquillement même si dans les extraits, on voit ses parents effondrés par la nouvelle.

Autre cas d’études, Secret Story qui joue là clairement sur la bisexualité, réelle ou supposée, j’en sais rien, de certains candidats. Ainsi, nous avons eu droit à FX (le Vincent McDoom famélique de service) qui, après avoir roulé de grosses pelles baveuses à Cindy serait amoureux de Didier, le mari d’Elise qui ne serait pas tout à fait indifférent au charme de FX. Ca fait des nœuds dans vos neurones, c’est normal. On lance aussi l’idée que peut-être que Vanessa est amoureuse d’Emilie et on confie à Jonathan, l’Einstein de la maison (ahahah !) de faire croire à FX qu’il est attiré par lui. Et y a Cindy dont le secret est qu’elle est bisexuelle, sans oublier les rumeurs sur la transexualité d’Angie. Mais, ça, c’est chaque année pareil, la cagole pleine de nichons et de lèvres se fait toujours buzzer sur ça. De prime abord, on pourrait se dire que ces joyeuses sexualités peuvent plutôt être encourageantes, qu’on comprend enfin que l’hétérosexualité n’est pas une fatalité… Ouais, enfin, on est sur TF1. Parce que ses amours supposées homosexuelles (dans les faits, il n’y a rien du tout) sont commentées par le grivois Benjamin Castaldi donc de suite, ça fleure bon la moquerie et, au fond l’homophobie.

Parce qu’au fond, le seul but de ces émissions est de montrer des bêtes de foire, dans tout ce qu’il y a de méprisant dans cette expression. On se moque du manque de vocabulaire des candidats, du QI de moule desséchée sur un rocher de Vanessa et Kevin, de l’épaisseur du maquillage posé sur la tronche d’Emilie, de la vulgarité de Cindy, du languedeputage de FX…et des manières efféminées de Nicolas. Bref, rien dans ces programmes n’encourage à l’acceptation et à la tolérance puisqu’au contraire, on caricature la sexualité de ces personnes pour en faire des éléments de spectacle. Un peu comme les reportages sur les nudistes où le but n’est pas de faire connaître la cause mais bien de montrer des culs et des seins.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je plaide coupable

La semaine dernière, j’ai regardé la télé sur une grande chaîne, ce qui devient de plus en plus rare. Du coup, je rate pas mal de publicités, ce qui n’est pas vraiment un mal en soi au vu de la qualité de ces dernières. Or l’autre soir, je suis tombée sur celle-ci de la société générale : « Cette année, Samia a déménagé 8 fois, obtenu 4 BTS… ». Bref, mise en scène d’une conseillère financière appelée Samia et là, j’ai eu cette pensée atroce : « Samia ? Ben bonjour le politiquement correct ». J’ai honte.



Entendons nous bien, je sais qu’il y a des Samia à la Société Générale, je le sais parce que j’en connais, ce n’est pas là que je situais le politiquement correct mais dans le fait de mettre une conseillère financière arabe dans une pub. J’ai lu il y a quelques temps Dieu seul sait où que la pub française restait beaucoup trop plus blanche que blanche. Faut dire que dès qu’ils intègrent des minorités, ça fait frémir. Vous vous souvenez des deux homos à l’accent marseillais (jamais compris pourquoi) pour la marque de lessive Omo ? Je suppose que les créas avaient pris quelque chose de très fort avant de faire cette association foireuse, passant directement des singes aux homos précieux et ridicules à l’accent improbable (mais pourquoi ?).  Pauvres minorités, qu’est-ce qu’on vous fait !


Et voici donc Samia, notre conseillère financière. Dans la série, il y en a d’autres genre Jérémy et Martine. Mais après m’être dit « bonjour le politiquement correct », j’ai eu honte. Parce que même si on peut se douter que chaque conseiller financier représente une identité en particulier (le jeune, l’arabe, la femme de 40-50 ans…), faut bien commencer quelque part. La pub nous présente trop de blancs bon teint hétérosexuels, si personne ni apporte une touche de couleurs, ce n’est pas prêt de changer. Or ici, notre Samia n’est que le cliché du conseiller financier sympa (ouais et bien ça dépend lesquels…) qui travaille dur (même remarque) mais en aucun cas le cliché d’une Arabe qui aurait réussi. On connaît son prénom mais de son « arabité », si j’ose dire, rien de plus. Alors oui, c’est certainement une part de politiquement correct mais au lieu de râler, je ferais mieux de m’en réjouir.



C’est là qu’on constate qu’en France, on a un souci avec nos minorités. Pas un souci genre « les minorités visibles, elles cassent tout, elles servent à rien, c’est que des délinquantes », non, non. Comme je dis toujours, si les cons étaient d’une couleur particulière, ça se saurait. Mais voilà, on ne sait pas comment en parler, finalement, on craint toujours de tomber dans le racisme . Prenons par exemple une blague intégrant un Arabe, si celui qui raconte la blague n’est pas Arabe lui-même, ça va tiquer. Alors que si elle est drôle,
autant partager. C’est un peu pareil avec l’homosexualité mais dans un degré drôlement moindre, l’homophobie découlant souvent d’un machisme est mieux acceptée que le racisme un peu latent. Même si parfois, on voit du racisme où il n’y en a pas mais le sujet est délicat, il est facile de sortir les sirènes du racisme à tort et à travers comme l’histoire de  l’agression dans le bus où certains y entendirent du racisme « anti blanc » (j’aime bien la précision, genre ce serait pas le même que l’anti noir… Soupirs).

Et pourtant, je suis la première à m’énerver quand on voit le mal où il n’est pas, à soupirer quand on souligne qu’Obama est noir et que grâce à ça, sa victoire est trop la plus belle chose au monde, c’est aussi bien que la chute du mur de Berlin (oui, je l’ai lu). On s’en fout qu’il soit noir, à l’arrivée, j’ai pas vu la face du monde changer depuis qu’il est là sauf que les Etats-Unis redécouvrent la joie d’avoir un Président populaire.  Et pourtant, j’ai beau m’énerver sur ce genre de choses, grincer des dents quand on me dit que la nomination des Rachida Dati, Rama Yade est avant tout politiquement correcte, finalement, je ne suis pas mieux que les autres. Et j’ai honte.

Merci la Société Générale de m’avoir ouvert les yeux. Ca me fait penser que je dois changer de banque, moi, tiens.

PS : Au fait, PinkLady m’a playmobilisé sur son blog aujourd’hui !


 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Adolescence, âge ingrat

Vous lisez mon article et, intelligents comme vous l’êtes, vous vous dites : « ah, enfiiiiiiin l’article sur ses ados qu’elle nous promet depuis X temps ». Et ben non ! En fait, ce ne sont pas de mes ados (putain, j’ai la fibre maternelle qui pousse quand je dis ça) mais des ados MTV. C’est-à-dire que je vais vous parler de Next et Dismissed, deux émissions de téléréalité de la chaîne musicale américaine.


machine.jpg

En général, les émissions de télé réalité américaines me rassurent. Pourquoi ? Parce que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus con ailleurs. Ce qui est totalement hypocrite puisque quand leurs shows de télé réalité arrivent en France, on se rend compte qu’on n’est pas mieux du tout mais laissez moi rêver que les Français sont des gens plus intelligents que l’Américain d’en bas. Donc quel est le but commun de Next ou Dismissed ? Des ados qui se rencontrent et à la fin, on obtient un couple ou pas. Dans Dismissed, un ado a rendez-vous avec deux prétendants, choisi selon ses préférences sexuelles. Oui parce qu’à MTV, ils sont super open, ils montrent aussi des ados homos mais bon, les garçons sont tellement folles qu’on a l’impression que c’est une blague et les filles tellement bonnasses qu’on a l’impression de regarder un film porno, la scène de cul en moins. Donc dismissed, l’ado a deux prétendants, ils passent la journée à trois, chacun des deux candidats a droit à un « temps mort » qu’il donne à l’autre pour rester 20 mn en tête à tête avec celui que l’on doit séduire. A la fin des deux temps morts, le candidat doit choisir lequel il veut garder. En général, le suspense est assez limité : celui qui a accepté de mélanger sa langue est pris, l’autre dégage. Sauf qu’en fait, le seul truc marrant dans Dissmissed, c’est quand les 3 sont ensemble et que les deux prétendants s’envoient des vannes pour discréditer l’autre.

 

Ensuite, Next. Dans un bus, 5 prétendant(e)s rencontrent à tour de rôle un ado qui les vire s’il n’est pas séduit d’un merveilleux « Next ! ». Chaque minute passée avec le ou la convoité(e) rapporte un dollar. Donc les très moches qui se font jeter dès la descente du bus gagnent quand même un dollar. Ce qui est merveilleux, ce sont les petites descriptions des candidats genre « Ashanti, 20 ans, pète quand elle nage à la piscine, est amoureuse de Justin Timberlake et a vomi sur une montagne russe ». Que des trucs essentiels, quoi. Il faut savoir que cette émission est une vraie collection de pétasse pure style genre « je crois que les fringues Jennifer, c’est le top de la classe » et elles se tapent toujours le cul quand elles sortent du bus genre « mon cul, c’est pas du poulet ! ». Quand aux mecs, on dirait que le terme de blaireau ont été inventés pour eux. Bref, Next, c’est du lourd, du décérébré, de la connerie en barre. Et de la pure,
pas de la coupée. Genre Elysha « Elysha, ça commence par un E et je serai pas jetée car y a pas de E dans Next… Heu… ». Alors dans le bus, ça parle. Les mecs se chambrent, les filles fayotent. Genre « oh mais on est toutes trop canon ». Sauf celle qui sort du bus, elle est pas partie que ça commence « tu crois qu’elle a une chance ? » « ouais, s’il aime les gros culs ». Quand un éliminé revient les mecs font des gros « ooooooooohohohoh ! » et les filles des « hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » et le perdant explique ce qu’il s’est passé en cassant celui ou celle qu’ils devaient séduire « elle est moche et elle a un gros cul » ou « il est moche et il pue ». Une fois que le séduit choisit un des candidats, il lui propose la tune ou un deuxième rendez-vous. Et quand le séduit est très très con, c’est jubilatoire que l’autre se casse avec le cash.

 

Après dans Next, celui qu’il faut séduire prépare des activités. Des trucs de débile genre « goûter d’anniversaire pour mes 5 ans ». C’est selon les délires de chacun. Par exemple, une nana cherchait le prince charmant, elle s’est déguisée en princesse et les mecs devaient lui trouver des chaussures, tout ça… Mais le pire, c’est que ça rend méchant. Genre au tout début, celui ou celle qui doit être séduit(e) explique ce qui est rhédibitoire pour lui genre « si la nana doit mettre des avertisseurs comme les camions quand elle recule, ce sera next direct » (y en a un qui a vraiment dit ça) et là, on voit les 5 candidates et, évidemment, y en a une qui dépasse les 70 kg facile (ce qui ne l’empêche pas d’avoir réussi à glisser ses fesses dans une mini jupe en 38, fascinant) donc on attend que les nanas avant elles soit dégagé pour qu’elle passe et qu’elle se prenne un violent « next ! ». Oui, je suis méchante. Quoi que des fois, on se plante. Dans
une session lesbienne, y a une candidate fantastique qui s’appelait Machine. Oui, c’était son nom. Un diadème dans les cheveux, un espèce de cape en renard bizarre de la même couleur que ses cheveux et une robe rouge mais surtout des poils sous les aisselles et sur les jambes (le reste on a pas vu) des santiags aux pieds. Je m’attendais à un Next direct mais finalement, elle est restée deux heures avec la fille et a gagné 120 dollars alors que l’autre s’est pris un râteau.

 

Bref, c’est bête, c’est nul, c’est méchant. Et c’est horrible mais j’adore.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La bisexualité, c’’est le pied !

Imaginez que vous vivez dans un monde où vous aimez les hommes et les femmes, quel que soit votre sexe. Imaginez que vous avez deux fois plus de chance de tomber amoureux. Imaginez que vous pouvez trouver votre âme sœur avec une personne quel que soit son sexe… En général, les monosexuels (on va dire ça pour les hétéros et les homos, ça m’évitera de préciser à chaque fois)
ont une vision assez idyllique de la chose. Pourtant, si la bisexualité était simple, ça se saurait.

Quelque part au printemps 2004, Douschka et moi sortons du cours de comm po et on se tape une bonne marche de dix minutes pour aller poser nos fessiers dans un amphi surchauffés pour faire semblant de suivre un cours de systèmes comparés avec une prof en toge dépressive (la prof, pas la toge, hein !). Je sais pas si vous avez remarqué mais au printemps, quand dardent les premiers rayons du soleil post hivernal, tout le monde est beau. On respire tous l’épanouissement, les fringues colorées sont toutes ressorties du placards, nos cœurs sont légers comme des plumes. Et là, je dis à Douschka : « Des fois, je me dis que c’est le pied d’être bisexuelle. Tu imagines, je peux potentiellement tomber amoureuse de tout le monde. » O vision naïve ! Non parce que je me connais : vu comme je suis assez difficile avec les mecs, je ne serai guère plus conciliante avec les filles, déjà. Et je ne suis pas sûre que la multiplication des amant(e)s potentiel(le)s soit vraiment pour me simplifier la vie.

L’autre jour, je regardais une série à la télé et une fille disait à une autre qui affichait clairement sa bisexualité : « ouais mais être bisexuelle, c’est risquer qu’on nous brise deux fois plus le cœur ». Oui, ce n’est pas faux. L’amour n’est jamais simple, ni avec un sexe ni avec l’autre. Et puis être bisexuel ne signifie pas aimer deux personnes de sexe différent en même temps. Si je suis avec un mec et que je vis une rupture douloureuse, je vais pas forcément avoir une demoiselle sous le coude pour me consoler.

C’est marrant comme les monosexuels ont souvent une vision idyllique de la bisexualité. Oui, c’est formidable d’être attiré potentiellement par tout le monde mais en vrai, ce n’est pas si simple que ça, les quelques bisexuels que je connais me l’ont bien montré. Ce que je trouve amusant, c’est l’idée qu’on a qu’on a une période mec, une période fille… A y réfléchir trente secondes, c’est un peu curieux comme théorie. En tant qu’hétéro, j’ai pas une période blond, une période brun, par exemple. On ne choisit pas une période en fonction du sexe qu’on préfère, je suis même pas sûre qu’il y ait une préférence. C’est plus une question d’affinités.

Pour autant, je ne suis pas bisexuelle. L’autre jour, à la gay pride, j’ai vu des tas de femmes qui aimaient les femmes… Et je ne me suis pas du tout sentie attirée par l’une d’entre elles. De toute façon, comme dit si justement Gauthier : « non mais toi, t’aimes trop la queue ». Heu…oui. Ceci étant dit, ce n’est pas pour autant que je refuse l’idée d’être un jour attirée par une femme. Mais pour l’heure, même si je reconnais qu’une femme est belle, je n’ai pour les femmes qu’une attirance intellectuelle. J’en parlais l’autre jour avec une amie bisexuelle, je lui expliquais que je ne pouvais ni ne voulais envisager une relation homosexuelle « juste pour voir ». Je pense que je ne retirerai aucun plaisir de cette expérience et ça pourrait même vexer la fille en face. Puis de façon totalement sexuelle, autant je suis assez clitoridienne, autant j’adore la pénétration. Oui, il y a des artifices pour compenser mais je sais pas si ce sera pareil. De toute façon, comme j’expliquais à Gauthier :

« Moi, si je dois coucher avec une fille, je fais ma passive ! Je la touche pas, on fait dans le noir, elle a des cheveux courts et pas de seins…

– Et des poils et une bite. Un mec, quoi.
– Heu… »
 

Il y a quelques années, je fréquentai un temps Pierre le pervers qui m’expliquait avoir eu des aventures homosexuelles. La première pour voir, la seconde parce qu’à un moment, il s’est senti bien avec un homme. Pour ma part, je ne peux envisager une expérience homosexuelle que comme ça. Parce qu’une fille, tout à coup, m’apportera ce dont j’ai besoin, sans que ce soit prémédité. Même si, dans l’absolu, j’aimerais savoir ce que ça fait de coucher avec une fille, je refuse de le faire juste par expérience. Je ne coucherai pas avec un mec qui ne m’attire pas « pour l’expérience », pourquoi je le ferais avec une fille ? Ce serait lui manquer de respect, en plus. Enfin bref.

Mais revenons à la bisexualité de façon générale. Pour ma part, je pense que la bisexualité « pure », du 50/50 n’existe pas dans les faits, on est forcément plus attirés par un sexe que par l’autre. Des études américaines menées dans les années 70 abondaient dans ce sens, révélant que l’hétérosexualité ou l’homosexualité « pure » n’existait pas non plus. Il y a toujours un peu de nuance et je pense qu’on devrait resservir cette étude à pas mal d’homophobes forcenés. Enfin, pour la bisexualité, il est intéressant de constater qu’on la
retrouve surtout chez les jeunes qui n’osent pas encore se déclarer franchement homo. Il fut un temps (lointain) où Gauthier se définissait comme bi. Bon, même si techniquement, il a déjà couché avec une femme, c’est un peu abusé, cette appellation… D’ailleurs, il est le premier à le reconnaître aujourd’hui. Ceci étant, je ne dis pas que tous les bi sont des homos refoulés, certains sont
effectivement attirés par des personnes du même sexe parfois mais sont globalement plus hétéros. D’ailleurs, si un jour je devais avoir une expérience lesbienne, je ne pense pas que c’est ce qui me ferait devenir automatiquement lesbienne. Ça me plaira sans doute, je prendrai mon pied, j’espère. Mais c’est pas pour autant que je vais renoncer aux hommes. En 26 ans, je n’ai été attirée
que par des individus à pénis, je vois pas comment, du jour au lendemain, je pourrais ne plus m’intéresser à eux.

 

Rêver de pouvoir être attiré par tout le monde, c’est beau. Mais dans la réalité, c’est vraiment plus compliqué que ça. Comme toujours.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Il n’’y a pas tromperie sur la marchandise

Qui suis-je ? Il y a pas mal de temps, j’avais écrit un article sur les blogs où je posais l’hypothèse suivante : qui te prouve que je suis bien une jeune femme de 25 ans ? Les lecteurs ont répondu qu’ils avaient peu de doutes sur la question. Pour autant, Nina est-elle moi ou un personnage qui ne me ressemble pas ? Nina, c’est moi, ou plutôt une partie de moi puisque je parle peu ici de mes orientations professionnelles, de mes études, de nombre de mes passions… Ici apparaît surtout ma vie amoureuse, comme pour la plupart des vingtenaires.
 
La semaine dernière, j’expliquais en réponse à un commentaire que j’avais attribué le prix du « plus connard » à Raphaël car je ne comprenais pas son soudain silence radio et pourquoi il avait décidé de m’ignorer. Si j’étais allée lire son blog, j’aurais eu une explication… Et quelle explication ! Au départ, j’ai cru que son soudain silence était dû à une fille, une de ses lectrices (ou plutôt adoratrice) à qui il fallait cacher qu’on avait couché ensemble car elle était très jalouse de moi et pensait (à juste titre) que si Raphaël et moi nous nous rencontrions, il y aurait brouette. La demoiselle a lu l’article que j’ai écrit sur lui, elle l’a reconnu mais il a réussi à l’embobiner, je me demande bien comment. Mais là, j’aurais compris : je trouvais ça con de me reprocher d’avoir couché avec lui (d’autant que c’est lui qui est venu vers moi) mais bon, si c’est pour une fille, ça se comprend.
 
Et bien non, ça n’a rien à voir : le monsieur se plaint, il y a eu tromperie sur la marchandise : je ne suis pas la bimbo blonde que je prétends être (et je suis une gamine, aussi, super). Déjà, me reprocher ma « non-blondeur » indique un haut niveau de maturité. De plus, je n’ai jamais prétendu être une bimbo, bien au contraire ! Je déteste ce mot et ce qu’il représente. Mais ce cher Raphaël s’est arrêté à ce qui l’arrangeait : j’ai expliqué plusieurs fois que j’étais en réalité châtain clair et pas blonde. Cet adjectif, « blonde », est plus une private joke avec Gauthier qu’autre chose, ça fait 7 ans qu’il me répète que : « si, tu es blonde ! ». Par ailleurs, si j’ai un côté amazone, j’ai dévoilé ma fragilité à plusieurs reprise dans ce blog, et ceci dès le départ. S’il avait lu « la femme conquérante des années 2000 », un de mes tous premiers articles, il aurait vu que je n’étais pas une bimbo, loin de là. Je peux paraître dure et sans cœur mais les lecteurs assidus de mon blog et, surtout, mes amis, savent bien que ma carapace cache un cœur énorme. A peine ce blog entamé, je tombais sur le charme du fragile Julien et aujourd’hui, je ne parle que d’Arnaud. Ce n’est pas parce que je suis en couple et monogame que ma vie sexuelle est moins passionnante, loin de là. La différence, c’est qu’au lieu de réaliser des fantasmes avec des inconnus ou peu connus, je le fais avec Arnaud. Le sexe en couple ne se résume pas à un simple missionnaire le jeudi soir à 22h38…
 
Très classe, il n’a pas précisé qui j’étais… C’est sûr, une « blonde » qui tient un blog dont il a enlevé le lien et qui ne vient plus poster sur son blog, personne n’a compris qu’il s’agissait de moi, il a su dissimuler mon identité avec élégance…
 
Je pense surtout qu’il n’a pas apprécié de voir que je ne l’adulais pas puisqu’il a commencé à me critiquer le jour où je lui ai dit : « gare à tes fesses, mon blog va dépasser le tien ! ». Il a l’humour sélectif : il a le droit de casser les autres mais nous, nous devons le vénérer et fermer notre gueule.
 
Car Raphaël est fort : en trois rencontres (dont la dernière qui était une pure brouette), il a réussi là où mes amis ont échoués : lui a compris que je n’étais pas celle que je prétends être. Tous les jours, Gauthier ou Anne (qui me connaît depuis toujours) lisent ce blog et jamais ils ne m’ont dit : il y a trop d’écarts entre celle que tu es et celle que tu prétends être. Les articles que j’écris ici, c’est souvent le condensé de mes conversations avec mes amis. J’aime le sexe, ce n’est pas pour autant que j’ai couché avec la terre entière. Je n’ai pas eu beaucoup d’amants dans ma vie, j’ai quand même passé plus de quatre ans avec la même personne donc forcément… Depuis que je suis à Paris, je n’ai eu que 6 amants sur bientôt 6 mois, c’est franchement pas exceptionnel. Ceci étant, le nombre d’amants ne permet pas d’évaluer la qualité « sexuelle » d’une personne, si j’ose dire : mon premier amant m’a initié à énormément de choses, par exemple. Parallèlement, on peut avoir couché avec 50 mecs et être « nulle » au lit. Je ne suis pas une tombeuse (je ne l’ai jamais prétendu), je suis une charmeuse. J’aime plaire même si ça ne va pas au-delà du simple jeu. Parfois, je me retrouve prise à mon propre piège et je me retrouve face à des hommes qui attendent plus de moi qu’une simple soirée à discuter. Instant délicat à négocier : dire au revoir de façon ferme et définitive en évitant toute tentative de baiser de la part du jeune homme.
 
 
Mes amis mâles sont pour la plupart homosexuels et nous jouons à un vrai jeu de séduction ensemble, nous nous faisons souvent des « mmmmmm, toi ! », on parle de sexe crûment et sans détour, on se touche, on s’embrasse. J’agis de la même façon avec mes camarades hétérosexuels et même avec les filles, quand ce sont de bonnes amies. J’ai récemment joué ce jeu avec Banana (« viens, on va se prendre en photo nues ! »)  et je pense qu’elle a compris qu’il s’agissait d’un jeu. Je joue le même jeu avec nombre de lecteurs du blog de Nicolin comme Archi, Cédric, Nono ou Loui, parfois Zak, mais je sais bien qu’ils ne prennent pas mes propos au premier degré, c’est plus une marque d’affection envers des garçons que je trouve sympathique qu’autre chose. De la même façon, j’ai vanté la beauté de Sab ou de Ush en faisant mon « dragueur relou » sans qu’elles le prennent de travers. Quelque part, c’est sincère : elles sont belles, je vais pas le nier par jalousie ou par hétérosexualisme (« non, non, je suis pas lesbienne, je ne trouve aucune femme belle ! »).
 
J’ai d’ailleurs rencontré de nombreux lecteurs de ce blog : Sab, Agnès, Papaiya, Laxigue, Tink, Ush, Aurélie, Reno et Nicolin himself, j’ai des contacts privilégiés avec Nico et je dois rencontrer Ced bientôt. Personne ne m’a dit que j’étais « décevante » ou « surprenante » par rapport à l’image que je renvoie de moi sur le net, beaucoup ont réussi à me cerner sans difficulté, notamment Agnès et Sab ou plus hallucinant encore, Banana (on ne s’est encore jamais vues). Oui, j’aime jouer et j’aime le sexe : quand je suis célibataire, je pars en chasse, et si il y a alchimie avec un gars, je fonce. De l’autre côté, je ne suis pas non plus un « trou », je ne couche pas avec tous les mecs qui se présentent : je n’y peux rien si je n’ai pas envie de tout le monde. En juin, je suis allée au restaurant avec Aurélien, un jeune copain de Louis et Arnaud (que je ne connaissais pas à l’époque). On a beaucoup parlé sur le net et je l’ai trouvé charmant mais pas attirant : il me faisait beaucoup penser à mon jeune cousin avec qui je parlais beaucoup sur MSN il y a quelques temps. La rencontre a eu lieu, nous avons passé une très bonne soirée au restaurant mais il ne s’est absolument rien passé. Un mois plus tard, je rencontrais Arnaud et là, je me suis dit que j’avais vraiment bien fait.
 
C’est facile de retenir d’une personne que ce qui nous arrange et de les façonner à leur image. Croire que j’ai effacé son lien de mon blog juste par « vengeance », c’est plus aisé, ça évite de se remettre en question. Ce ne fut pas par vengeance mais sa soudaine façon de m’ignorer sans explication m’a déplu, je me suis dit que ce garçon n’en valait pas la peine, je l’ai remplacé par un blog qui paraît plus intéressant et fait par un garçon bien moins égocentrique. D’ailleurs, s’il était moins nombriliste, il aurait remarqué que je ne commentais plus d’autres blogs où j’allais très régulièrement autrefois. Je suis Nina mais pas que ça, effectivement, ma vie ne se limite pas à mes histoires de cœur.  Je suis peste, impatiente, parfois orgueilleuse, têtue, rigolote et rigoleuse, passionnée, curieuse, gaffeuse, enflammée, étourdie, tendre, parfois naïve, joueuse, aventurière « du bout du monde », fidèle (autant en amour qu’en amitié), loyale, exigeante, exaspérante…
 
Mais ça me paraissait clair, non ?
Rendez-vous sur Hellocoton !