Faut-il draguer au cours de danse ?

Tant qu’on est à faire du sport en intérieur, pourquoi ne pas tenter quelques cours de danse ? Le bénéfice peut être double : d’une part, vous cesserez de vous sentir empotée lors des soirées dansantes à gigoter comme un asticot et ensuite, vous allez peut-être virevolter dans les bras puissants d’un beau Cubain, doré comme un pain d’épice.

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Et puis si Francis Lalanne arrive à ressembler à quelque chose en remuant du popotin en rythme, moi aussi, je peux le faire. Tiens, la salsa, tout le monde en parle comme le bon plan chope… Un, dos, tres, pas de 2, me voilà inscrite.

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J’ai beau faire de la musique (enfin, de la chorale), force est de constater que je pêche souvent dans le rythme et la coordination. « 1,2,3 et 5,6,7 et 1,2,3 et… euh, pardon ton pied”. Je sais compter jusqu’à 8 mais si on rajoute le mouvement, la tentative d’être un minimum gracieuse et souple, ça donne quelque chose de pas très… Définissable en fait. Une vague évocation de Bambi évoluant sur la glace. Touchant à regarder de loin mais le partenaires aux orteils broyés, lui, il n’est pas super fan.

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Mais la bonne nouvelle, c’est que nous sommes justement là pour apprendre, il est normal d’être mauvais au départ. Donc on va travailler dur pour écrabouiller de moins en moins d’orteils, pour virevolter de plus en plus gracieusement, de planter son talon au sol avec une confiance à tout épreuve, sans même penser qu’on pourrait éventuellement se tordre la cheville. Là, nouvelle épreuve : trouver un partenaire de danse qui évolue aussi vite (ou lentement…) que vous. Parce que si vous avez honteusement piétiné quelques appendices podaliques, votre partenaire n’est pas en reste et votre pédicure a pleuré des larmes de sang la dernière fois qu’elle vous a vue. Donc le but est que chacun laisse les pieds de l’autre tranquille et qu’on évolue en même temps sur la pente ascendante de l’apprentissage. Parce que si vous le dépassez, vous n’allez pas évoluer. Mais pire : s’il vous dépasse, ça veut peut-être simplement dire que vous êtes extrêmement mauvaise en la matière.

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Personne ne meurt de ne pas savoir danser et d’avoir un sens du rythme alternatif. Sauf que pour draguer, ça n’aide pas, à moins de tomber sur un prof particulièrement zêlé qui, préoccupé par votre cas, vous proposera quelques cours particuliers. Eventuellement à l’horizontale. Mais ne rêvez pas du grand amour : pensez-vous que vous pouvez construire une relation avec une personne passionnée par quelque chose qu’il ne pourra jamais partager avec vous ?

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Conclusion : la drague au cours de danse, c’est réservé à ceux qui maîtrisent un minimum le rythme et le virevoltage en talons hauts. Pour les autres, pas de désespoir, vous pourrez toujours séduire un homme en boîte de nuit. Les stroboscopes, ça transforme n’importe quel gigotage frénétique en danse à peu près potable.

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Peut-etre qu’on n’est pas là où il faut

Vendredi 22 juin, théâtre de Pontoise, je sirote un Schweppes agrumes face à Anais. Quasi 15 jours qu’on s’était pas vues, on avait du papotage en retard. Après une remise à jour des derniers potins, on aborde notre sujet préféré : les mecs. Ou plus précisément : on les trouve où, bordel de merde ?


Le sujet me passionne, j’en ai fait une série d’article (je vous prépare un reload d’ailleurs). Comme on change de club de plongée l’an prochain (enfin surtout moi, elle va s’inscrire aux deux), on espère qu’il va y avoir du plongeur sexy parce que mine de rien, ce serait pratique. J’ai plusieurs fois suggéré le cours de danse mais les mecs y sont très très caliente, paraît-il. Alors moi un mec caliente, je dis oui à partir du moment où j’ai pas à vérifier tous les mois que j’ai pas chopé des chlamydiae… Et accessoirement, sans être trop prétentieuse ou orgueilleuse, ça me ferait un peu plaisir de savoir que s’il me dit oui, c’est pas juste parce que je suis open mais bien parce que je lui plais. Au moins, un prof de danse, je suis sûre que je le séduirai pas par mon sens du rythme et ma coordination.


Bref, quand Anais me demande où sont les hommes, je réponds en toute honnêteté : partout. Sauf que bon, faut entrer en interaction, qu’il soit célibataire, disponible (les célibataires encore amoureux de leur ex sont ingérables), hétéro et relativement équilibré. Pas de mytho ou de pervers narcissique, de complexe d’Electre mal résolu, ça va hein. Oui ça devient compliqué mais messieurs, avouez que vous avez les mêmes exigences pour nous ! Ah et j’oubliais : à notre goût, intéressant, cultivé… Drôle aussi. On frôle la quadrature du cercle.


Et là, elle m’assène une drôle de vérité : « on n’est peut-être pas là où il faut ». Oui, je le confesse, je pense pas qu’on trouve un homme dans ce théâtre de Pontoise, les individus mâles de la pièce se promenant avec une alliance à la main gauche et une épouse accrochée au bras droit. Ah, la constatation est plus générale « non mais tu comprends, je suis sûre que c’est plus facile de faire des rencontres en province ». Mmmm, force est de constater que j’ai peu d’amies trentenaires provinciales célibataires. J’ai peu d’amies en province tout court, okay, dur d’en tirer une vérité scientifique et sociologique. Déformation ou réalité ?


On parle plus souvent de la solitude des célibataires dans les grandes villes. Hormis l’amour est dans le pré, je veux dire. En même temps, les médias zooment toujours plus facilement sur les grandes villes et je suis sure qu’un Sex and the city qui se passerait dans une petite ville n’aurait pas eu la même gueule. La preuve, ça existe et ça s’appelle desperate housewives.


En fait, chaque cas a ses inconvénients. Plus facile de faire des rencontres en province ? De fait, le terrain de chasse est moins grand donc les célibataires moins dispersés MAIS il y a moins de gibier, si j’ose dire. Mais est-ce que le très grand choix parisien n’entraîne pas une surconsommation sexuelle ? En somme, ce n’est pas grave si je couche avec Ludovic sans le rappeler ensuite, il reste tout un gros paquet de mecs célibataires, je ne grille pas une chance de me caser. Non parce que même les plus grands chasseurs ont envie de ranger leur fusil à un moment (ma métaphore est en train de déraper)… Sans parler d’une question de norme : en province, il est normal de s’installer en couple dans une maison et de faire un premier enfant à l’aube de ses 30 ans. Dans les grandes villes, c’est un peu moins le cas. Faut dire que se payer une maison dans les mégapoles, c’est pas à la portée de toutes les bourses.


Bref, sommes-nous vraiment au mauvais endroit ? Pas forcément car à Paris, comme en province, les rencontres se font surtout là où on ne s’y attend pas. Comme dirait la pub Meetic que je trouve assez chiante « les rencontres, elles se font partout et surtout ailleurs ». Ceci étant, merci Meetic de rechanger ta comm pour démontrer comme je le disais que les femmes amazones sexuellement agressives, ça marchait pas pour ton business.

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Comment trouver l’homme ?

Oui, comment ? Pendant longtemps, j’ai cherché où (je vais tout réécrire en fait pour lui donner la forme que je lui voulais au départ) mais finalement, le où est une mauvaise question, limite une question de micro trottoir pour mag féminin. Parce que tu peux fréquenter les hauts lieux de la drague, si ça matche pas… Ben ça matche pas. Je pense présenter ma candidature pour écrire les slogans iPhone, je suis sur le bon chemin, je crois.

Dimanche, je suis en train des discuter avec Anaïs chez elle après une soirée chez Isa Rousse où tout le monde a gardé son pantalon. Une de nos conversations favorites : comment faire des rencontres intéressantes. Au club de plongée ? Les mecs intéressants sont soit en couple, soit gays, soit mon ex. A la chorale ? Le seul mec est verrouillé par une hystérique et l’autre, le guitariste, je sais pas mais y a pas de communication en fait, on va au cours, on chante et on part. Puis j’ai un peu envie de l’imaginer en couple avec la prof, ils seraient mignons tous les deux. Au boulot ? Je me rends compte que j’arrive pas du tout à être dans un contexte de séduction. Y a des mecs hyper comestibles mais non, je bloque. Dans mon immeuble ? Je compte pas passer mes soirées dans l’ascenseur. Dans le métro ? Je ne le prends plus vraiment et je ne croise des mecs sexys que quand je suis en mode démaquillée mal sapée limite cheveux mouillés pour peu que je rentre de la piscine. Mmmm, je sens que tu es sous l’emprise de mon incroyable sex appeal !

Bref, à un moment, je lui explique qu’il faut qu’on aille prendre des cours de danse, c’est un bon plan. Mais rien n’est garanti. Parce que l’amour, ça se trouve potentiellement au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. Dans mon entourage, y a celle qui a trouvé son mec au Chili, celle qui a trouvé sa copine au boulot, celui qui a rencontré sa tendre moitié au lycée et est toujours avec (cette option là est finie pour moi), celle qui a trouvé son mec sur Meetic, celle qui a piqué le mec de sa meilleure amie… Non, je rigole pour cet exemple là, je ne crois connaitre personne ayant rencontré sa moitié ainsi. En fait, il n’y a pas de recette magique parce que tout n’est pas question de lieu mais bien de personne. Peut-être que demain, en allant au boulot, je vais rencontrer un mec qui va me bouleverser et je vais me dire « ouah, je veux aller plus loin avec lui » ou peut-être pas. Peut-être que si je m’inscris en cours de danse, je vais juste progresser en coordination (ce qui ne sera pas dur) mais ne rencontrer aucun mec qui me fait envie.

J’ai déjà dit que l’amour était une question de timing mais c’est aussi une question d’alchimie entre deux personnes. Cet alchimie peut naitre en tous lieux et toutes occasions, il suffit juste d’être prête à craquer et croiser celui ou celle qui vous fera chavirer. Ce n’est pas forcément immédiat ceci étant dit, on ne se rend pas toujours compte qu’un personne nous plaît au premier regard, c’est en découvrant sa personnalité que des fois, on craque. Et inversement d’ailleurs, certains plumages se rapportent à de biens tristes ramages.


J’essaie toujours d’alléger ce débat en soulignant que, bon, ok, on est célibataire mais le célibat est aussi question de chance ou de malchance. Par exemple, ce mec en couple qui nous fait craquer, on l’aurait rencontré plus tôt, ça aurait pu le faire (ça reste à prouver, c’est un peu un raisonnement par l’absurde), on aurait été heureux patati patata mais non, on est arrivées APRES. Maudit timing, comme toujours. Et puis c’est un peu comme dans HIMYM, on l’a peut-être déjà croisé sans le savoir. Par exemple, quand j’ai commencé à sortir avec l’Ex, on a découvert qu’on avait été présents à la même soirée (mais je ne l’avais point vu). Bon, cette info n’a aucun intérêt après mais juste qu’au moment de cette soirée, j’étais célibataire et j’aurais pu le connaître au lieu de chouiner sur mon célibat. Bien que je ne me souvienne pas trop dans quel état d’esprit j’étais à ce moment là de l’histoire.

Finalement, tout ça nous amène à la conclusion que le où et le quand n’ont d’intérêt que lorsque tu as conclu et que tu racontes l’histoire de ta rencontre à tes potes ou à qui veut l’entendre. Seul compte le qui. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas sortis de l’auberge.

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Avons-nous une date de péremption ?

Par Laurent

[Aujourd’hui, nous accueillons un nouveau vingtenaire alors tu es gentil avec lui, merci bien !]

Pour changer mes habitudes du samedi soir, j’ai décidé de tenter une soirée différente du pub + boite coutumier. Prenant des cours de danse depuis un an, je me suis dit qu’il était temps de mettre en pratique et de me trouver une soirée rock, pour guincher et pourquoi pas, l’espoir faisant vivre, trouver ma promise.

Après une petite recherche sur mon ami google, me voici donc quelques heures plus tard à l’entrée du dancefloor, motivé pour toutes les faire tourner dans tous les sens. Mais en entrant, une vision d’horreur me glaça le sang : un véritable.. .défilé de quadragénaire, quinquagénaire voir même sexagénaire, la femme la plus jeune de la soirée devait avoir 35 ans…. aaaaaaahhhhhhhhhhh.

Ayant abandonné 10 de mes euros à l’entrée, je ne me voyais pas tourner talons pour me mettre à l’abri de ce spectacle, je suis donc resté et j’ai observé.

Après avoir repris ma respiration, je me suis posé 2 questions : 1- qu’est ce que je fais là ? 2- sommes-nous tous condamnés à vieillir ?

Sommes nous, nous les hommes, destinés à prendre une bedaine dégoûtante, voir tous nos cheveux nous abandonner lâchement les uns après les autres, être essoufflés et dégoulinants de sueur après 3 minutes d’efforts.

Serez vous, vous les femmes, obligées de mettre du maquillage afin de boucher les tranchées entre vos rides, ne plus rentrer dans du 42, devenir disgracieuses sur vos talons, se fringuer comme des petites lolitas vulgaires pour vous prouver que non, vous n’avez pas vieillies.

Idée encore plus dérangeante, à quoi ressembleront nos soirées dans 15 ans. Est-ce que David Guetta, Bob Sinclar et Martin Solveig feront la tournée des idoles? Devront nous nous saouler à mort avant d’aller draguer pour ne plus voir qu’une femme de 40 ans, ben ca fait débander?

Je ne sais plus qui a dit : l’âge critique de l’homme, c’est celui de sa femme…… mais la voila la solution! Suivons l’exemple de Hugh Hefner et Claire Chazal. Nous irons cueillir sur l’arbre les demoiselles et damoiseaux portants encore des couches à l’heure actuelle, quand ceux et celles-ci seront mûrs.

Ouf me voila rassuré, je sais que si je gagne suffisamment d’argent j’aurais toujours une jeunette dans les bras (c’est pas comme ca que ca marche ?).

Mais profitons de notre jeunesse car ma petite visite au musée m’a filée les chocottes, et je peux vous l’affirmer : l’antiride marche à 25 ans, mais nettement moins à 50 ! Je pense qu’effectivement nous avons aux yeux de la société une date de péremption, et mesdemoiselles sans chercher à vous blesser, la vôtre arrivera bien avant la nôtre :).

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Le dernier qui part a gagné !

Situation type d’un open space : journée de travail, chacun travaille dans son coin, certains surfent en toute discrétion (ou pas), c’est le jeu. Puis arrive l’heure du départ et là, ça se zieute en coin : qui aura l’audace de partir en premier ?

Sur mon contrat, il est écrit que je suis censée faire les horaires suivantes : 9h30 – 18h30. Bon, en vrai, c’est plus du 10-19h, c’est vrai. Parfois, je peux faire des journées plus longues au besoin mais il arrive parfois que je ne parte pas alors que j’ai fini mes tâches journalières. Quand j’étais dans le grand open space, Lena était un jour partie en 18h30 en se justifiant : « ce sont les horaires et moi, je veux aller à mon cours de danse! ». Et là, je me suis dit qu’elle avait bien raison.



Je fais partie de la partie nullipare et célibataire de l’open space. Quand Lucie part à 17h30 récupérer sa fille, personne ne sourcille (mais elle arrive à 8h30, aussi). Pour ma part, la seule excuse que je peux sortir, c’est un rendez-vous ou un cours de sport puisque je n’ai ni homme ni enfants qui m’attend avec impatience à la maison. Pratique quand la pile de dossiers du jour n’est pas descendu mais quand on a fini à l’heure, regarder tomber les mouches n’est pas des plus fascinants.


De plus, à force de rester plus de temps que prévu par jour peut envoyer deux messages :

– je suis une acharnée de boulot parce que je n’ai que ça dans ma vie, n’hésite pas à m’en donner plus, chef adoré !

– je suis gourde, j’arrive pas à faire en temps et en heure ce qui me revient, je suis un boulet.

Si le premier cas me semble moins grave que le second, je ne suis quand même pas favorable à des masses de boulot en plus juste parce que j’ose pas partir dans les premiers.

Dernier argument et le plus essentiel pour moi : l’équilibre vie professionnelle et vie privée. Il est donc vrai que pour l’heure, je n’ai pas vraiment d’hommes et je n’ai pas du tout d’enfants. Sauf si on compte mon chat mais je trouverais ça assez flippant. Ceci étant, ça ne veut pas dire que je n’ai pas de vie privée. J’ai des amis à voir, du sport à faire pour évacuer la pression et des hommes à honorer. A moins que ce ne soit l’inverse. Et j’ai aussi des articles à écrire. Bref, ma journée faisant à peu près 18h, vu que je dors peu (et même pas assez), consacrer 9h d’entre elles, soit la moitié, au boulot (pause déj devant l’écran), ça me paraît déjà pas mal et encore, je ne compte pas les pensées sur le sujet que j’ai pendant mes longueurs à la piscine ou avant de m’endormir.



Mais j’ai pris le parti que, sauf urgence, je pars à peu près à l’heure. Quitte parfois à finir des trucs à la maison. Parce que je ne veux pas passer pour une longue à la comprenette ou une no privacy qu’on peut charger sans qu’elle le réclame.

Depuis que j’ai intégré cette donnée, j’ai finalement plus de temps utile pour moi et je travaille mieux au boulot vu que je traîne moins, histoire de finir tard. Quand j’étais stagiaire dans mon canard local en 2004, je me moquais un peu des journalistes qui faisaient du 10h à très tard en glandant une partie de la journée alors que je faisais un 9h-17h en étant en avance sur mon planning du lendemain. Aujourd’hui, je comprends mieux le principe du « je traîne pour avoir l’air débordé ». Mauvaise stratégie.

A partir de maintenant, je vais tenter le 9h30-18h30… Bon, ok, commençons par un 9h45-18H45.

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T’es que tonique ?

Par Bobby
 

Forcément, la tecktonik, comment ne pas en parler ? Elle a envahi les rues virtuelles d’internet, puis le monde réel. Les TCK (tecktonik killers) sont partout, et à moins que vous
ne soyez des extraterrestres, vous en avez obligatoirement entendu parler.

Puisque je suis le benjamin de la bande des Vingtenaires, je me dévoue pour parler de cet intéressant phénomène de mode, à travers mon propre vécu. Attention lecteurs, dans la
phrase qui vient, je vais me la péter grave. Il se trouve en effet que je suis un véritable dieu de la danse quand j’arrive dans une boîte de nuit. [c’est bon, le mode péteux est passé].
Sans blague, j’ai jamais pris de cours de danse mais je me débrouille franchement bien. Ok, ça reste de la danse « de boîte », me direz-vous. Ce à quoi je répondrai : certes.

Mais il n’empêche que petit à petit, et ce sans avoir jamais entendu dire que ça portait un nom à Paris, j’ai commencé à bouger mes bras dans tous les sens sur les dance-floors.
D’abord, ça restait très anarchique. Puis, Rudolphe, une amie, m’a dit : « ah mais tu sais y a une danse comme ça, ça s’appelle la tectonique ». Alors, moi, direct, je vais sur google
en rentrant chez moi, je cherche « danse tectonique », je ne trouve rien. Forcément. Ca s’écrit « tecktonik ». Haha. La feinte.

Et je découvre les vidéos de Jey-Jey, Cali, Spoke, etc. Des petits minets de banlieue parisienne se filmant chez eux (chambre, garage et autres lieux non moins glamours) en train d’exécuter des mouvements bizarre sur de la techno. Ok, bon. Pas fute-futes les mecs, a priori. Un look un peu bizarre, m’enfin, guère pire que les autres modes lycéennes. Avec ma meilleue amie, Léa, toujours en province, on décide de s’y mettre. On va en boîte, on attaque avec maints moulinets brachiaux, et là, hallucinant, un mec se ramène et commence à frapper Léa en criant : « arrête de danser comme ça, ça me saoule trop ». Ok. Le mec, on le connait ni d’Eve ni d’Adam, mais on laisse couler. Bizarre, quand même, la réaction des gens.

Finalement, j’arrive à Paris en octobre dernier. Le soir de mon emménagement, un type me contacte, il veut faire un reportage et il cherche un scénariste. Vu que je suis inscrit
sur pas mal de forums et autres sites de cinéma, je suppose que c’est là-bas qu’il a trouvé mes coordonnées. Le sujet de son reportage ? La tecktonik, bien sûr.

Me voilà donc à retrouver les stars du mouvement, qui ont impulsé cette vague au Metropolis lors de soirées éponymes. Je fais la connaissance « en réel » de Jey-Jey et
Cali, entre autre, afin de mieux cerner leur façon d’être pour m’aider dans l’écriture du scénario (il se trouve au passage que Cali me rappelle Joàn, mon amoureux de Cuba, dont je te parlerai, cher lecteur, très prochainement…). Vous imaginez mon état, tout émoustillé le petit Bobby. A la fin de l’entrevue, dans un élan de sociabilité inouïe, plein d’espoir, je lance au dit
‘Cali’ :

« Bon ben, puisqu’on va bosser ensemble sur ce film, tu pourras m’apprendre les mouvements, haha. » [le « haha » permets de me préparer à un éventuel refus, genre « mais non de toute façon je disais ça pour rire]

Ce à quoi il me répond :

« Ben pour ça, vous regarderez nos vidéos sur internet. »

Connard. Déjà j’ai qu’un an de plus que toi, alors pas la peine de me vouvoyer, et puisque c’est ça, je hais ta danse pourrie. Voilà, en gros, mon expérience avec la chose.

D’un côté, on a les addicts de la tecktonik, tranche d’âge 12-15 ans (voire plus jeune encore). De l’autre, une vague écrasante anti-tecktonik. Alors certes, ces jeunes ‘rebelles’
renvoient une image hautement superficielle et gélifiée de toute une génération. Certes, les mouvements de bras, ça fait bizarre. M’enfin, je me demande, pourquoi une telle animosité à leur égard ? En quoi sont-ils plus ridicules que les danseurs de hip-hop, par exemple ?

Il faudrait alors distinguer deux choses radicalement différentes, que l’on amalgamme sans doute un peu :

–       la tecktonik elle-même, qui est à la fois un titre de soirées ayant
lieu au Metropolis, une marque de vêtement et de boisson énergétique, qui renvoie à un code vestimentaire, une façon de se coiffer, de se comporter, bref, une MODE

         la danse electro, qui est un prolongement corporel de la
musique electro, et peut s’exécuter sans slim, sans crête, ou sans avoir des joues de minet imberbe, bref, une simple DANSE

Pour ma part, quand il m’arrive de sortir le soir, je n’obéis en rien au cliché ‘tecktonik’, pourtant je fais à peu près la même chose qu’eux avec mon corps, sans mettre le même
nom dessus. On a pas forcément besoin, même si on a vingt ans, d’être rangé dans une case, genre « cool », « rockeur », « clubbeur », « gothique », ou que sais-je encore. Même au lycée, je n’avais pas l’impression de faire partie de ces cercles bien délimités. Un jour j’aime le rock, un jour j’aime la pop, un jour je vais en boîte, un jour j’écoute de grands classiques. Forcément, pour être intégré parmi les autres, ça n’aide pas.

A moins de ne fréquenter que des schizoïdes pluri-fonctionnels.

Et en exclu, la vidéo tecktonic fait par Nina que vous êtes cordialement invités à regarder parce que j’ai passé 5h à la monter, bordel !

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Où trouver l’homme. Etape 3 : le cours de danse

 (Je rappelle à mon lectorat que cet article est purement fictionnel. En vrai, je ne cherche pas de mec. Et en vrai, je n’ai jamais pris de cours de danse, d’ailleurs. Enfin, si, quand j’étais en maternelle mais je m’en souviens plus trop.)

Après ma prospection en piscine et en salle de sport, je continue à explorer les milieux qui bougent mon corps. Alors, c’est naturellement que je vais tester le cours de danse et plus précisément de tango car comme dirait Julio Iglesias qui est quand même l’archétype du latin lover : « C’est une danse verticale qui évoque un plaisir à l’horizontale ». Enfin, il dit à peu près ça mais on ne trouve pas tout sur google, en fait. Le tango, c’est sensuel, sexy, torride. Idéal pour ma quête, en somme.

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Me voici en cours et déjà, j’ai comme un doute : il faut danser en talon. Je sais à peine marcher avec… Là, je sens que ça ne va pas être facile mais d’un autre côté, je serai
peut-être possédée par le démon de la danse. Oui, à mon âge, je crois encore des fois au père Noël. Voilà le prof. Hum, caliente ! En voilà un latin lover tel que je les aime, brun au regard incandescent qui vous met le feu tout partout. Enfin, je vous fais pas un dessin, bien sûr. Oh mon Dieu, je veux danser, là de suite, absolument. Ah voici sa collègue prof, il nous montre des mouvements. Trop facile… Bon, je dois me trouver un partenaire qui n’est pas le prof, je vais prendre le gars là, il a l’air craca miaou. Et c’est parti, un, deux, trois, quatre, un, deux, trois… oh pardon, c’était ton pied. Bon alors en fait, le tango, ça a l’air plus simple quand on regarde que quand on pratique. Oh et puis on est proche, proche quand même. Faudrait voir à pas trop s’agiter, mon déo n’est pas non plus tout terrain. Et j’ai mangé quoi à midi ? Note pour moi-même : ne jamais prendre un sandwich au camembert le midi les jours de tango. Et toujours me laver les dents juste avant. Non parce que je sais pas comment elles font les princesses comme la belle au bois dormant : elle dort 100 ans et là, y a un mec qui arrive et qui l’embrasse alors que j’ose pas imaginer l’haleine après une nuit de 100 ans.

Bon, en attendant, moi, je dors pas, je danse. Enfin, pardon, j’essaie. Ok, je débute mais j’ai un défaut : je ne supporte pas de débuter, en fait. Oui, je crois toujours que
tout est facile et quand je n’y arrive pas du premier coup, j’ai tendance à considérer que je suis nulle et je laisse tomber. Un peu comme le dessin. Bon ok, mes BD faisaient peur mais ai-je fait l’effort d’aller au-delà de la simple constatation « je suis nulle ». Là, je dois m’accrocher parce que je suis présentement collée serrée à un mâle et même si j’ai payé 18 euros pour le faire, c’est pas une raison ! Je peux y arriver, c’est quand même pas sorcier, il suffit d’être concentrée. D’ailleurs, je me concentre très fort sur mes pas et sur la stabilité de mes chevilles parce qu’écraser le pied de mon partenaire, c’est déjà pas top mais alors si je me casse la figure en plus, je crois que mon
pauvre compagnon, il ira danser avec une autre la prochaine fois. En plus, elles m’énervent les autres greluches, là, elles ont l’air de mieux s’en tirer que moi. Pffff, je suis sûre que  c’est pas leur premier cours, aussi, c’est vraiment pas juste. Ah, tiens, le prof vient me voir pour m’aider un peu. Alors, là, deux options : où je me réjouis de l’aubaine d’avoir été remarquée par le bellâtre, soit je pleure parce que s’il vient m’aider, c’est que je m’en sors vraiment pas. Bon, après tout, je veux trouver un mec, moi, pas faire danseuse professionnelle donc on va prendre le parti de se réjouir. Tiens, je vais lui planter mon regard bleu azur dans les siens pour le faire fondre. Mmmmm, ses bras musclés qui me serrent fermement contre lui, je suis au paradis. Hé mais c’est que j’arrive même à faire quelques pas sans me planter. Je suis douée, je suis gracieuse, je suis amoureuse, épouse moi Pedro ou peu importe ton nom. Pour toi, je suis prête à apprendre l’espagnol. Ouais, moi, j’ai fait allemand en LV1 au collège et ça se faisait pas espagnol en LV3 dans mon lycée…

Mais… mais Pedro, pourquoi tu me lâches ? Mais tu vas danser avec une autre qui te dévore du regard, la tête bien droite. Merdeuse va, tu crois que tu es douée ? Et toi
salaud, comment oses-tu te compromettre dans d’autres bras quelques secondes après avoir quitté les miens. Ah, mon partenaire veut me récupérer. De suite, ça va moins bien, c’est lui qui est nul alors. Et par rapport à Pedro cœur d’artichaut, il est carrément pas choupinou.

Fin du cours, c’est l’heure du bilan : j’ai mal au pied à cause de ces talons et j’ai de la corne sous les pieds. Sans parler de mon cœur brisé et des 18 euros que j’ai payés.
Bon, la semaine prochaine, je me mets aux rollers.

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Où trouver un homme ? Etape 2 : la salle de sport

(Rappelons avant tout chose que cet article est une vaste blague, second degré inside)

La semaine dernière, après avoir barboté gaiement à la piscine à mater des Adonis masqués, ce qui pourrait être un fantasme s’il n’y avait pas le bonnet en prime, je décide de changer de terrain de chasse. Jetons un peu un œil sur les salles de sport. Evidemment, dans ce monde fantasmagorique où je chercherais activement un fiancé, j’aurais plein de sous et je m’abonnerais à une salle de sport tendance limite lounge comme il en existe tant sur Paris.

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La salle de sport me parle avec des mots ésotériques excitants car globalement incompréhensibles. Aqua suspension ? Non l’aquatique, déjà testé. Tai Chi Chuan ? C’est pour se moquer des gens qui ont un cheveu sur la langue qu’ils ont inventé ça ? Cycling, high low aerobic ? Ah non, y a plein de sports avec du body dedans genre body balance, ça sonne bien ça, tiens. Parce que body attack ou body combat, c’est un peu violent. Je veux un fiancé qui tombe sous mon charme, pas sous mes coups. Enfin, je dis ça, vu la force naturelle que j’ai, c’est moi qui vais me retrouver au tapis.

Mais bon, pour ne pas m’enfermer dans un cours où il n’y aurait potentiellement que des femmes, on va plutôt miser sur la salle de muscu. L’appareil qui permet de se muscler les pectoraux dont je connais pas le nom va me permettre de mettre mes seins en avant, en voilà un bon plan. Oui, ok, le fait que je connaisse pas le nom de l’appareil montre mon niveau en matière de muscu mais faut bien s’y mettre un jour. Et c’est là que la néophyte que je suis va réaliser son mauvais choix stratégique en terme de lieu de drague.

Commençons par la tenue. Il n’y a que dans les clips pour puceaux n’ayant jamais foutu les pieds en salle de gym que les nanas ont des maillots en lycra hypra sex. Moi en vrai, j’ai un t-shirt en coton de préférence XL pour pas qu’il me colle trop et un bas de jogging. De suite, mon potentiel de séduction se gamelle. Sans parler de la coiffure assez primaire ayant pour fonction d’empêcher mes cheveux de trop rester près de mon visage et de mon cou car sinon, quand je vais transpirer, ils vont s’y coller.

La transpiration, tiens. Alors les déo anti transpirants, tout ça, c’est de la connerie. En vrai à la fin d’une vraie séance de sport, on a de la sueur tout partout. Et même si c’est de la sueur fraîchement produite, ça sent pas très bon quoi qu’on en dise. Le seul moment où la sueur est acceptée dans la relation homme/femme, c’est pendant une brouette endiablée. Sinon, elle est priée de se cacher, même si tout le monde transpire mais chut, ce n’est pas un élément séduction. Donc en faisant du sport, je transpire et en plus, je suis rouge. Pour peu que j’ai oublié de me démaquiller, je ressemble vaguement à un panda. Alors on va m’objecter que le maquillage un peu coulé, ça fait très sexe genre je sors du lit après avoir pris mon pied comme une garce mais en vrai, je suis pas hyper fan du concept. Même si j’avoue qu’à titre totalement personnel et prétentieux, ça me va plutôt bien le smocky eyes (comme je maîtrise le vocabulaire girlie au passage) parce que mes yeux sont quand même ce que j’ai de plus joli sur ma figure. Mais le smocky eyes, c’est maîtrisé, le mascara qui coule parce que je transpire, moins.

Donc voilà, je suis pas au top de ma glamouritude mais en plus, il y a un dernier élément essentiel à maîtriser : le choix de la salle. Bah oui, je cherche un fiancé, pas une maman de substitution parce que la mienne est restée dans le sud donc pas de salle à destination de la ménagère de moins de 50 ans. Ou plus, d’ailleurs. On va éviter aussi les salles pleine de machos plein de testostérone qui ne cherchent pas une femme pour la vie mais juste un nom à rajouter sur leur liste. Mais surtout, surtout, il faut se montrer attentive : le jeune homme beau comme un Dieu, finement musclé (non, je ne veux pas le petit frère de Schwarzenegger, Diesel ou Van Damme parce que eurk !) qui vous sourit, vous explique le fonctionnement des engins sans qu’il soit payé pour et qui vous propose même un verre post remuage de graisse, celui que vous voulez épouser dès demain… il est gay. Hé oui, des gay en salle de sport, il y en a et même pas
qu’un seul. Il y a même des salles qui sont assez réputées pour ça.

Bon, finalement, se dégoter un mec à la salle de sport, c’est pénible, même si les endorphines que je produis pendant l’effort me rendent de bonne humeur. La semaine prochaine, je vais prendre des cours de danse plutôt.

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