Prends ta pilule et tais toi

Oui en ce moment, je suis un peu branchée contraception.

Petite discussion sur Twitter l’autre jour autour du stérilet, solution de plus en plus prisée par la femme du XXIe siècle. Moi, franchement, passé les 3 premiers mois un peu douloureux, je suis ravie. Pas de risque de mini moi et pas de gavage aux hormones, que demander de plus ? Ah oui : que les gynecos arrêtent de nous prendre pour des connes.

Le stérilet a certes quelques contre indications. Ceci étant, on devrait éviter de filer la pilule aux fumeuses mais ça, ça ne dérange pas trop les gynecos peu consciencieux. Mais les contre indications sont très peu nombreuses, ça me paraît même moins violent pour le corps que la pilule. Ce n’est qu’un bout de cuivre dans l’utérus, j’ai bien 2 vis dans le genou et c’est pas dérangeant… Alors comme je l’ai déjà dit, Gygy veut surtout pas mettre un stérilet sur une nullipare, des fois qu’une grossesse extra-utérine accidentelle nuise à notre fertilité. Oui enfin, c’est un risque minime, je le connais et je le prends, merci.

Le pire, c’est que la demande d’un stérilet semble passer chez certains gynecos pour un caprice. Oui, je réclame souvent à un thérapeute de m’implementer des bouts de cuivre par pure flemme d’avaler quotidiennement une pilule, je fais ma princesse. Car il semble que les effets secondaires de la pilule ne soient rien d’autre que psychosomatisation de notre part, exagération et mauvaise foi. À les entendre, les filles qui ne supportent pas la pilule n’existent pas et si je m’en plains, c’est donc que je mens.

Une négation de la douleur des femmes à grande échelle et tout ça pour quoi ? Intérêts pharmaceutiques ou duree de la consultation, je ne sais… Mais comment peut-on traiter de malade imaginaire ces femmes qui se plaignent de douleurs réelles ? Ça m’échappe… Et ça m’énerve. Non, nous ne sommes pas des chochottes capricieuses qui cherchons le confort à la première crampe utérine. Nous demandons juste à bénéficier de ce droit qui est notre de choisir un moyen de contraception qui nous convient et ne nous rend pas malade. Je comprends même pas que ça puisse être sujet de débat.

Le verre de tous les dangers

(ok, j’exagère mais l’emphase et l’exageration sont mes marottes)

Suite au film que vous êtes allé voir avec votre potentielle future moitié, vous vous dites que tant qu’à battre le fer, autant qu’il soit chaud. Autrement dit « manger du pop corn à tes côtés dans une salle obscure me paraît un peu léger par rapport à ce que j’espérais donc poursuivons l’aventure en dégustant un coca tout en se caressant des yeux.


Normalement, quand deux personnes que nous qualifierons de pré conquises vont boire un verre ensemble, ce n’est qu’un doux prélude à la relation qui va naître entre eux. Sauf que si nos deux protagonistes ne se connaissent pas plus que ça, l’un d’eux peut avoir une révélation face au verbiage de l’autre « oh merde, il/elle est trop con en fait ».


Normalement, lors d’un verre post cinéma, que se passe-t-il ? On parle en premier lieu du film qu’on a vu. Oui j’ai une thèse de logique. Or nous l’avons déjà dit, les goûts et les couleurs en matière de cinéma… Pire, il peut arriver qu’on ait des lectures différentes du film et là, drame potentiel à base de « mais t’as rien compris… Mais non, c’toi qu’a rien compris ». Malaise.

Mais la conversation ne peut rester sur le même terrain car si vous n’avez rien à vous dire des le premier rendez-vous en dehors de vos avis sur le film que vous venez de voir, je doute de la pérennité de votre relation… Donc la conversation va glisser naturellement vers d’autres univers. Les autres film du même acteur ou réalisateur, le dernier livre lu, la musique chouchoute du moment, l’actualité, la météo, les voyages faits et ceux qu’on aimerait faire, voire la politique mais c’est un peu risqué…


Lors de cette première vraie conversation, en tant que potentielle future moitié, vous brûlez d’envie de bien paraître, c’est follement légitime. Regarde comme j’ai de la culture, de l’humour, de la patience, de l’ouverture d’esprit. Tel un paon, on parade à n’en plus pouvoir, on dresse nos plumes avec fierté et envie. Comme dit l’expression consacrée, on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre. J’ai toujours trouvé cette expression un peu conne : moi, les mouches, je veux pas les attraper, je veux au pire les éclater quand elles bzzzzbzzztent la nuit mais sinon, je m’en tape (ette à mouche évidemment). Je suppose que c’est pour les pêcheurs.

Bref, je disais avant cette digression de compétition : on tente de paraître au mieux. Quitte à légèrement tricher et ça, je te le dis : c’est mal. De 1, tu peux te faire attraper et votre pré histoire explosera en plein vol, comme l’avion de Lost. Bon, il est vrai que si l’autre est sous le charme, ça passera quoi qu’il arrive. Le problème, c’est qu’en jouant un rôle, tu commets le pire péché marketing : un produit qui est bien en deçà des qualités que tu lui prêtes. À l’usage, ça va créer une déception et ta nouvelle moitié te plaquera bien rapidement. Sauf si tu es très doué en manipulation tendance pervers narcissique et que tu as bien ferré ta cible…


Revenons à nos deux protagonistes car leur verre post cinéma se passe à merveille, ça rit aux éclats aux vannes de l’autre, les yeux sont plein d’étoiles et les silences qui s’instaurent ne sont pas gênés mais plein de promesse. Ils en sont sûrs, ils sont attirés l’un par l’autre. Le premier baiser semble imminent.

Un premier baiser ? Ça méritera un article tout entier !