Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Routine d’écriture

En 2016, j’écris. En voilà une bien belle résolution et force est de constater que 23 jours après le nouvel an, j’ai écrit environ une demi page… Je suis donc très loin des 3 pages par jour que j’ambitionnais. Des mauvaises excuses, j’en ai plein mon sac et on y reviendra mais pour s’y mettre pas le choix : je dois me créer une routine d’écriture.

Routine d'écriture

Les jours se suivent et se ressemblent. Enfin, pas vraiment mais on a une idée principale : je ne dégage pas de temps pour écrire. Je pars du boulot un peu tard (je ne me plains pas de ça, j’avance à 2 à l’heure en ce moment, pénible) et là, trois scénarii possibles : je sors (au resto ou à la salle de sport avec Anaïs), je rejoins Victor chez lui ou chez moi ou je retourne chez moi. Clairement, les deux premiers cas nuisent à l’écriture : c’est difficile d’écrire en société et quand je suis avec Victor, on essaie de faire des choses à deux : papoter, regarder un film (on a quasi fini tous les Wes Anderson)… ou jouer à la Nintendo 3DS côte à côte (j’ai salement replongé dedans, mon addiction est en pleine forme). Reste donc le troisième cas qui paraît idéal pour l’écriture : les soirées chez moi seule.

Cocooning version chapka culotte... Parce que pourquoi pas ?

Cocooning version chapka culotte… Parce que pourquoi pas ?

Sauf que ça se passe toujours de la même façon. Pendant le trajet du boulot à la maison, comme je marche, je suis en forme, stimulée, motivée : ce soir, je vais manger sain, faire un brin de rangement, faire quelques papiers, écrire. En général, les choses se passent comme suit : je mange sain (enfin, depuis quelques temps, ce ne fut pas toujours le cas), je lance un escape game et quelques vidéos Youtube pendant que je dîne… mais attends, je fais une dernière partie. Ah non, celui là n’était pas top, j’en fais un autre… Encore un autre… Oh ben il est déjà 0h 0h30 1h 1h30… Bon une douche et dodo, j’écrirai demain. Je vous jure que c’est systématique. J’ai même voulu bloquer le dit site d’escape game (je suis une fille pleine de volonté) mais apparemment, je n’ai pas le droit de bloquer un domaine sur mon pc perso…

escape_game

 

Alors puisque les habitudes, ça se change, c’est là que je dois attaquer et me créer une routine d’écriture. Tout simplement. J’ai envisagé plusieurs possibilités :

  • arriver plus tôt au boulot pour écrire avant de commencer ma journée de boulot. Bon, on a bien compris que j’étais pas du matin et que j’aimais pas bien me lever donc on va abandonner cette idée.
  • J’avais lu un article expliquant que le rythme idéal de travail, c’est 52 mn d’activité, 17 mn de repos. Donc je mettais un timer sur mon pc pour bosser 52 mn puis 17 mn de pause pendant laquelle j’écrirais… Sauf que dans les faits, c’est un peu chaud de se couper en plein élan, que tu sois en train de bosser ou en train d’écrire.
  • Ecrire le soir, dans mon lit avec ma tablette et mon clavier bluetooth
Obstacle majeur à l'écriture au lit : le chat

Obstacle majeur à l’écriture au lit : le chat

Voilà donc sur trois options, il n’y en a qu’une de réaliste : écrire le soir. Donc arrêter de procrastiner méchamment sur des jeux à la con (j’ai 94% sur ma tablette aussi) et écrire. Sauf que voilà, je glande, je laisse filer la soirée, je me couche trop tard et je me lève en bad, m’autoflagellant sur cette soirée encore perdue. Pour écrire, il me faut donc une routine, un réflexe d’écriture comme j’ai un réflexe de jeu à la con. Ca me paraît pas si compliqué : je rentre, je glande en mangeant PUIS je coupe ça et je vais me poser dans mon lit écouter de la musique et écrire avant de lire un bout. Je peux même m’offrir une heure de matage de série/tricot (j’ai envie de me remettre au tricot). Tout est question d’organisation…

Je tricote un peu serré

Je tricote un peu serré

Mais c’est un peu comme tout, le plus dur, c’est de s’y mettre. Je m’accroche toujours à l’exemple de ma pratique sportive. Je n’ai jamais été très sportive, à part quelques crises (une à 15 ans, une à 24 ans post rupture et là, depuis mes 27 ans) mais globalement, j’ai toujours été plus “affalée sur mon lit à imaginer aller faire du sport” (en gros). Puis ça m’est un peu tombé sur le coin du nez et depuis, j’en fais régulièrement, on peut même dire que je suis… sportive oui (quelque part dans le passé, mon moi ado est très surprise de l’apprendre). Et pour m’aider à être sportive, je mets en place des habitudes. Donc pour écrire, prenons l’habitude de le faire…

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La petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils

Week-end de mai : ma boîte m’ayant gentiment filée tous les ponts (en me piquant quelques RTT au passage), me voici rentrée dans mes pénates parentales avec une furieuse envie de lire. Un tour dans la bibliothèque maternelle qui déborde et je m’embarque 2 romans qui semblent être des polars. Le 1er, « la petite fêlée aux allumettes », le titre et la couverture m’attirent. Sans doute un vague rappel du tome 2 de Millenium, allez savoir. Il n’empêche que je devrais arrêter de choisir des livres ainsi. Parce que paie ta mauvaise pioche.
la-felee-aux-allumettes
Je vous raconte en gros : dans la ville de Pandore, située peut-être quelque part en Belgique mais rien n’est moins sûr, il y a un  vilain meurtrier qui tue des jeunes filles et met leur corps en scène façon contes de fées. Sur l’enquête, un vieux flic usé et son jeune assistant gay, travesti durant ses heures libres. Autour d’eux gravite une fille paumée tatouée d’une pieuvre sur l’épaule qui a des visions des meurtres dès qu’elle craque une allumette héritée de sa grand-mère morte dans les premières pages du roman qui se retrouve avec un drôle de locataire dans sa mansarde. Et une vieille azimutée amoureuse de Jean-Claude Vandamme qui tue tout le monde parce que… je sais pas.
Jean-Claude Van Damme
Déjà vous sentez à mon résumé que c’est le bordel ? Bon ben en fait, c’est pire. Tu lis le truc, c’est déjà mal écrit. Enfin, non, c’est un style, un peu gouaille, super vulgaire à mon goût avec des « bourre-pif » et « keuf », « il va me jeter en cabane pour des plombes », « un ptit coup dans le lampion », ce genre d’expressions que je n’aime pas lire. Chacun ses goûts mais cette façon d’écrire m’a profondément gonflée. Ne nous attardons pas sur la forme, passons sur le fond parce que… c’est pire.
splash-encre
Désossons dans un premier temps Pandore. Qui n’est pas une planète bleue, non. C’est une ville avec un maire mystérieux qui ne s’exprime que par énigmes, 21 bois tous nommés en fonction des cartes de tarots. Il y a du fantastique là bas sauf que… sauf que ça sert à rien. L’intrigue aurait pu se passer à Bruxelles ou à Boulogne (pour le côté forêt), ça n’aurait strictement rien changé. A part la fameuse énigme du maire qui devait donner la solution du meurtre… sauf que dans les faits, sa résolution n’a pas le moindre sens. C’était un peu du genre « L’inspecteur se coucha avec une envie de fruit. De pomme… Comme Blanche-Neige, mais bien sûr, c’était la source de tout ! ». A peu près. A Pandore aussi, on est super fans de Magritte et les anciens meurtriers se promènent dans la rue la nuit, vêtus d’un grand manteau et d’un chapeau rond sur la tête en attendant que des gens glissent des voeux, réalisables, dans leur poche pour qu’ils rachètent leur péché. En fait, c’est limite ça qui est agaçant : y a deux, trois bonnes idées pas mal mais ça ne sert pas à grand chose, ce n’est pas poussé. Ok, la fille voit les meurtres mais à la fin, on ne voit pas bien l’intérêt de ce ressort. Ni de tous les autres liés à l’ésotérisme en toc de Pandore. La fille paumée a des visions grâce à une boîte d’allumettes, la mémé azimutée lit l’avenir dans le tricot… Mais ces visions n’aident pas à résoudre l’énigme, juste à annoncer un mort de plus. Trouvé par la police trois pages plus loin.
mort-foret
Passons aux personnages, tous tellement caricaturaux que je ne sais même pas par quel bout commencer. Déjà, ce roman est tellement bien écrit et pensé que la fille paumée est posée au départ comme la dealeuse officielle du gay-travesti… qui devient en fin de compte le dealer de la paumée et de quelques autres. Oui, voilà, on a qu’à intervertir les rôles ni vu ni connu j’t’embrouille, ça passe. Le gay, tout en cliché, reste pourtant le personnage le plus crédible. En début de roman, la fille paumée va chez un mec croisé en bar et il la cogne. Du coup, elle finit par le tuer pour se défendre. Elle a un doute sur ses intentions « oh mais peut-être qu’il voulait pas me tuer/violer finalement. Bon, tant pis, fait c’est fait, je rentre chez moi ». Et voilà, elle n’y repense plus du roman et quand le flic gay-travelo lui en parle, elle hausse les épaules « oui bah j’ai cru qu’il voulait me violer » « ah ok, tout va bien alors! Tu veux de la coke ? ».
cocaine
Autre personnage très mauvais : le vieil inspecteur. Le mec le moins crédible du monde. Ce personnage marche pas mal en duo avec la catastrophe littéraire de ce livre : mémé Cornemuse. La vieille amoureuse de JCVD (élément narratif qui ne sert globalement à rien mais pourquoi pas) qui commence le roman par buter une meuf par accident et une voisine qui l’enquiquine. Comme ça, sans réelles raisons mais on va  dire que ça passe. Après, elle va squatter la maison du flic et lui, quand il la découvre, qu’est-ce qu’il fait ? Rien. Elle siffle sa cave, planque un cadavre dans son puits, fait brûler sa baraque mais il dit rien car elle sait qu’il collectionne les canards en caoutchouc et si elle le dit, ce sera trop la honte. Et puis on pourrait penser que c’est lui qui a tué la voisine chiante planquée dans son puits. C’est vrai, le mec est flic, il se laisse pourrir la vie par une vieille tueuse alors qu’il pourrait l’incarcérer en 5 minutes mais non, tu comprends… Donc le vieux flic est un Bourvil version Corniaud totalement foiré et la vieille, un prétexte à vulgarité puisque, totalement obsédée, elle passe son temps à vouloir baiser et l’exprime crûment. Non mais je cite (à propos d’un flic qu’elle était en train de sucer): »Je terminerai la prochaine fois parce que là, j’ai mon dentier qui m’remonte dans les amygdales ». Tant de poésie…
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Bref, vulgaire, une histoire mal ficelée, un style horripilant, des personnages sans queue ni tête. Il paraît que c’est une sorte de roman dans la droite ligne de l’Absurde belge. Je me contenterai de Magritte.

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Cette incroyable boule de bonheur

19 mars 2012. Comme tous les lundis, ma soeur me prend à la sortie du boulot pour qu’on aille jouer les Britney ou les Adele à la chorale. « Ça va ? Me demande-t-elle.
– Ouais, ouais, super et toi ?
– Ouais, j’étais en week-end chez les parents. D’ailleurs, j’ai décidé de lire de nouveaux trucs. Tiens, regarde dans la boîte à gants ! »


Je m’exécute et vois un magazine à la couverture rouge et une première syllabe : « Ma. » Premier réflexe : penser qu’il s’agit de Management et vouloir répondre « ah moi aussi, je suis abonnée ! » mais je regarde mieux et la deuxième syllabe apparaît : »…Man. » Oh mon Dieu ! « Tu… Tu es enceinte ??? » « Oui ». À partir de là, ce fut larmes et ultrasons. Et dans mon corps, une boule, une véritable boule de bonheur qui se gonfle et éclate, inondant mes tripes d’une douce euphorie. Orgasme du cœur. Je suis TELLEMENT heureuse, l’ai-je déjà été autant ? Ma sœur, ce petit bébé que je baignais dans ma prime jeunesse, cette adorable bambine à la bouille et aux yeux ronds et sa petite coupe champignon, ce petit bout là va donner la vie. Je vais repleurer un coup.

Petite anecdote : le 20 février, je me rends chez une voyante en compagnie d’Anaïs, Anna et Isa brune. Au milieu de pas mal de conneries (je ne savais pas à l’époque mais y a un sujet sur lequel elle s’est violemment vautrée), soudain, elle me parle de ma sœur et s’écrit : elle est enceinte ! Déjà, j’avais eu ma petite boule de bonheur à ce moment-là mais j’étais vite retombée, me rappelant que la dame était voyante et non la gynécologue de ma sœur. Résultat : ma sœur est tombée enceinte le 24 février… Bien vu. Dommage que t’aies pas vu d’autres trucs un peu importants et assez immédiats parce que bon, tu m’as dit sur j’allais rencontrer l’Amouuuur et peut-être même avec un mec qui bosse dans la restauration (?? C’est pas du tout un univers qui me parle) et pour le moment, peau d’zob… Enfin non, justement. Mais je m’égare.


Du coup, je traquais ma sœur. J’avais bien entendu raconté cette folle histoire de voyante à ma mère, avec interdiction d’en parler à ma sœur qui n’aime pas les marabouteries en tout genre. La semaine précédant la fameuse révélation, elle m’avait glissé « non mais les règles arrivent, je suis de mauvais poil ! ». Du coup, le lendemain, coup de fil à ma maman « Bon, Alice doit avoir ses règles depuis mardi, tu surveilles ce week-end hein ! » Ok, ça fait psychopathe dis comme ça mais pendant mes vacances en Thaïlande, j’avais rencontré une maman qui avait eu du mal à tomber enceinte et vivait très mal l’inquisition des autres « alooooors, t’es enceinte ? ». Du coup, je préférais guetter les signes que de demander directement, histoire de pas mettre la pression à ma pauvre sœur.

Et voilà, je vais officiellement être tatie. Après le marasme 2011, rien ne peut me rendre plus heureuse. Maintenant, il va falloir attendre un mois et demi avant de connaître le sexe puis c’est parti pour la phase cousette et tricot pour que mon futur neveu ou la future nièce soit le plus beau ou la plus belle. J’ai de grands projets pour cet enfant, faudra juste que j’en touche deux mots à ma sœur (si tu me lis sœurette, je voudrais bien l’inscrire aux bébés nageurs et l’y amener, dis ouiiiiii !). Je suis euphorico-hystérique, j’ai le sourire éclatant dès qu’on en parle, je pousse des hiiiii! à tort et à travers, j’attrape tous les bébés qu’on me tend histoire d’être bien prête à bichonner ce futur petit bout.

Tatie M-5.5. J’ai haaaaaate !

(en tant que tatie en devenir, je me réserve le droit d’abuser des voyelles).

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2012 en haute résolution

Savez quoi ? Comme chaque année, je vous gratifie d’un article sur mes résolutions, résolutions que je ne tiendrai sans doute jamais mais j’ai besoin de ce rituel, surtout à l’heure où s’égrènent les dernières heures de ce que l’on peut désormais considérer sans exagérer comme la pire année de ma vie. Tout a été détruit ou presque dans tous les domaines : amoureux, amical, professionnel et même sanitaire puisque pour la première fois de ma vie, je me suis cassée quelque chose. En 2011, j’ai découvert que, non, je ne pouvais pas toujours me sortir bien de toutes les situations. En 2011, mon bisounoursisme en a pris un sacré coup. Alors à l’heure où mon cynisme explose, je dois faire des projets, je dois avoir un phare dans la nuit. Mes résolutions.

Reprenons celles que j’avais formulées l’an dernier à la même date, histoire de constater que je n’ai tenu aucune de mes résolutions, certainement. C’est parti :
– développer ma fibre artistique. Si on considère que tricoter est un art, j’ai un peu tenu cette résolution et j’ai entamé la chorale donc c’est pas un échec total. Par contre, pour la photo, j’ai pas plus développé que ça, mon flickr est pour ainsi dire mort et j’ai toujours pas dessiné.

– devenir égoïste. Clairement pas assez encore, je me suis laissée polluer par des problèmes de personnes ne méritant pas que je me préoccupe d’eux. Ceux qui me parlent de notre amitié des étoiles plein les yeux quand ils ont besoin de moi mais omettent de prendre de mes nouvelles quand je suis hospitalisée. Ou ceux à qui tu dois faire des révélations pénibles mais tu sais que même preuves à l’appui, tu n’auras pas gain de cause. Alors laisse tomber. Désormais, les gens pour qui je répondrai présente au moindre pépin seront sur une liste réduite, la plupart sera d’ailleurs au réveillon de samedi, na ! Bon, par contre, niveau sommeil, gros échec prévisible, mes nuits de 7h sont exceptionnelles et le snoozing n’a jamais quitté ma vie. Quant au rituel du matin, il se résume à ça : « encore 5 minutes, encore 5 minutes… Putain, je suis à la bourre! » et hop, brosse à dent en bouche, savonnage, tartinage, habillage, coiffage, maquillage, faire le lit, croquettes au chat, ouverture volets, salut à ce soir !

– écrire et lire. Echec total ou presque. Ecrire, ma production littéraire, tout cumulé, doit atteindre les 50 pages. Mais pas sur le même roman et grosso merdo, j’avance pas. Reste le blog mais la qualité littéraire n’y est que rarement, c’est de la chronique plus que de la prose soignée. J’aime ce style mais il n’y a somme toute que peu de choses à récupérer. Quant à lire, j’abandonne la plupart de mes abonnements sauf Management car j’aime vraiment et j’ai décidé de m’acheter Philosophie magazine de temps en temps en kiosque. J’abandonne Grazia et Pour la science, je me résouds à ne pas tenter de lire le Nouvel Obs en entier. Et je renoue avec mes amours romanesques. Et je m’investis dans le livre électronique, pour voir.

Bon, alors, en 2012, concrètement, je fais quoi. En 1, je reprends sérieusement le sport, je fais du gras en ce moment. A la plongée, on fait du secourisme donc on ne nage plus donc à part mes 30mn à 1h de marche quotidienne (selon si je rentre du boulot ou non), je fais pas de sport. J’ai envie de formuler une petite résolution que je ne tiendrai jamais : me mettre au jogging. Comprenez que je déteste courir, que ça va me tuer les articulations et que je vais me prendre les seins dans les dents mais c’est la meilleure façon pour moi de vraiment régler mon problème de respiration qui m’handicape un peu en plongée et en chant. Idéalement (vous pouvez rire à la fin de cette phrase), faudrait que quand je rentre chez moi à pied, à mi chemin, je me mette à courir, ça me ferait une course d’une quinzaine de minutes, tranquille.

Je ne le ferai jamais, je le sais.

Sinon, je me suis offert une Wii donc exercices tous les jours (j’ai que des just dance pour le moment).


Sinon, j’ai des projets de travaux manuels, des trucs qui m’emballent vraiment. J’en parlerai un peu plus tard quand je me serai lancée. Déjà, j’ai bien progressé en tricot, je dois débuter la couture. J’oublie pas mon ambition de devenir super tatie puis Anne, ma meilleure amie d’enfance, étant enceinte, je dois préparer quelques petites choses pour son petit bout.

Côté sommeil, je vais essayer de trouver des techniques pour être super en forme avec moins de 7h de sommeil (il y en a). Dormir moins, dormir mieux pour faire tout ce que j’ai envie de faire, sans frustration.

Côté boulot, m’activer sérieusement sur un projet « perso » pour progresser dans ma boîte et attraper une promotion même si les choses vont déjà bouger avec certitude dans ce domaine (mais en bien normalement).

Côté appart, faire du vide pour refaire le plein (il paraît que j’ai trop de fringues, tsssss !)

Côté mec, arrêter les ringards et autres pauvres types ou les mecs qui seraient géniaux si seulement le timing était bon.

Et une grande résolution, la plus importante, la seule à tenir je crois : trouver un contrat freelance annexe pour gagner des sous pour me payer des voyages et un nouvel appareil photo. Et du matos pour mes projets créatifs. Et des fringues. Parce que même si je vais toucher des sous suite au décès de ma mamie, j’ai envie de mériter certaines choses. Cette année, voyages programmés : Thaïlande, Corse, Provence pour sûr. Voyages souhaités : plongée en Méditerranée cet été (Croatie ou Egypte), Rome, Amsterdam. En attendant 2013 pour la Russie et/ou l’Islande mais je vais avoir un petit souci de jours de congés à un moment donné, aussi.

Bref, en 2012 je REVIS.

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This is a bad, bad timing

Faut que j’arrête les titres pourris, je suis sûre que ça nuit à mon karma.

L’amour, aaaaah, l’amour, que ne lit-on pas sur lui. L’amour, voyez-vous, c’est une question de feeling. Un jour, vous êtes là, sereins, et il vient vous percuter, tel une révélation divine que vous n’attendiez pas ou plus. Braoum l’amour, c’est comme l’éclair, tu sais pas où ça va tomber, c’est pas pour rien qu’on parle de coup de foudre. Et ben pardon mais tout ça, ce sont des conneries.


Perso, je ne crois pas au coup de foudre mais passons, c’est pas le sujet de l’article. Non, moi, je veux parler de timing. Parce que oui, l’amour est une question de timing selon moi et autant vous dire que j’ai la palme de la lose en la matière.


Déjà je souhaite atomiser le concept d’âme soeur. Âme soeur au singulier, je crois plutôt à des âmes soeurs. Et je ne crois pas que l’âme soeur corresponde uniquement au domaine amoureux, on peut aussi parler d’âme soeur en terme d’amitié ou de création artistique, par exemple. Deux individus complémentaires qui se rencontrent et partagent une affinité particulière. En terme d’amour, je pense donc qu’il n’y a pas qu’une seule personne qui puisse me correspondre à la perfection mais une multitude. Déjà je ne pense pas que mon âme soeur d’il y a dix ans soit la même qu’aujourd’hui car j’ai changé et pas dit que mon âme soeur ait suivi le même chemin. Puis pardon mais sur 7 milliards d’individus, ça vous déprime pas de penser qu’il y en a qu’une pour vous ? Et si on passe à côté, on sera passés à côté de sa vie privée ? Youhou, il est où le pont le plus proche que j’aille direct m’y jeter ? Bref, le concept d’âme soeur au singulier pue, fin de la démonstration.


Donc il y a plusieurs personnes qui nous correspondent et même que certaines sont célibataires. Mais ça ne veut pas forcement dire qu’elles sont disponibles. En gros, si t’as pas le timing, t’es mort et moi, je l’avoue, je l’ai jamais. Par exemple, j’ai rencontré un gars fort chouette avec moult qualités tant physiques que morales, une personnalité un peu originale… Bref, ça aurait pu être le coup de foudre mais j’ai vite freiné des 4 fers car je ne peux ignorer l’énorme obstacle dans cette relation : SON EX. En majuscule, oui. Parce qu’en gros, ils ont passé 5 ans ensemble, ont acheté un appart ensemble et après la rupture, ont tenté une colocation. Or vu toutes les affaires de la jeune fille qui traîne dans l’appart, tu sens la rupture plus que fraîche. Ça plus d’autres histoires assez difficiles qui font passer ma propre année 2011 pour une petite promenade de santé. Donc autant dire que je n’ai pas de place dans sa vie (et son global manque de réactivité à mes invitations me le confirment).


Et parlons de cette sublime âme soeur que l’on croise un beau matin d’été (ou un pluvieux matin froid d’automne), c’est lui ou elle, c’est toi, c’est nous, love at the first sight comme on dit sauf que, voilà, l’amour, il te frappe toi mais trop pas de chance, il l’a frappé(e) la semaine dernière avec une autre âme soeur. Donc il est en pleine lune de miel métaphorique et même si vous êtes faits l’un pour l’autre, là, de suite, il/elle est fait pour quelqu’un d’autre. Alors, oui, on peut mettre son mal en patience mais rien ne dit qu’il/elle reviendra sur le marché des célibataires. Lose ultime.


Mais de l’autre côté, un homme pourrait-il en avoir une dans la mienne actuellement ? Si on considère que le lundi, c’est chorale, mardi plongée, jeudi sport avec les coupines, re plongée le vendredi même si j’arrive pas à me motiver (c’est plus loin et l’eau est froide). Le week-end, je ménage du temps pour mes cercles d’amis hors plongée, je dois faire le ménage, avancer dans mon tricot… Et encore, j’ai plus de contrats annexes. Ajouté à ça la folie furieuse qu’est mon boulot actuellement (tête dans le guidon jusqu’en 2012), je le mets où le mec de l’histoire ? Non, pas là… (enfin, je dis pas non de façon absolue hein mais c’est pas le sujet !). Oui je chouine sur le timing mais je l’ai pas non plus. De toute façon, 2011 m’a épuisée, je vais finir l’année tout doux et on reprendra un rythme plus serein en 2012.

Tout ça pour dire qu’avoir le feeling, c’est bien mais si t’as pas le timing, tu pourras rien faire. Et là, tu pourras soupirer comme moi et dire que, de toute façon, la vie est une pute.

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Liste de la fille qui aimerait souder sa tête sur ses épaules

Alors que s’est-il passé dans ma semaine ? Des trucs de dingue, comme d’habitude. Enfin, pas tant que ça mais vous me connaissez, j’aime rien tant que l’emphase.

– Cette semaine, j’ai retrouvé le mauvais stress grâce à un contrat freelance que j’ai vite dû abandonner tant la charge de travail ne correspondait pas aux termes du contrat. Lundi nuit, j’ai dormi de 0h à 4h puis j’ai tourné, viré, me demandant si je ne devais pas démissionner. A 5h30, n’en pouvant plus, je me suis levée. Et j’ai bossé. Et j’ai démissionné. 4 jours plus tard, je n’ai toujours aucune réponse à mon mail de démission. Bien.



– Fatigue physique et ma jambe gauche n’est pas contente du tout, j’ai régressé par rapport à la semaine dernière, mon quadriceps a refaibli malgré ma demi-heure de marche minimale par jour (c’est à dire que si je sors pas, je rentre à nouveau à pied et ça me fait une heure). Je ne m’en sortirai donc jamais ?

– Mon chat, ce monstre de caprice qui me fait une scène pour avoir un bout d’ananas. Je lui en donne, elle snobe le bout mais continue de piouter pour réclamer. Mais bon, faut savoir que mon chat a une passion dans la vie : se frotter aux fruits et légumes qui sentent fort. Le must ? Le céleri

– J’ai entamé le tricot. Le premier soir, j’y ai consacré deux heures dont une heure trente de montage de mailles, mon énorme point faible. Je n’y arrive pas. Mais alors paaaaaaas. Après, j’étais bien partie mais j’ai foiré le rabattage des mailles et j’ai dû recommencer. Je crois que je vais finir par les acheter des put***s de chaussons.

– Je déteste mes voisins d’open space, je vous raconterai en détails mais ça va être la guerre dans pas si longtemps. Trop de bruits tue la cohabitation

– Mardi, je suis allée au hammam avec Amy et Loxy_More. J’ai préparé mon petit sac, toute fière de ne pas avoir oublié mon savon noir et mon gant de crin. Par contre, le maillot, lui, je l’ai puissamment zappé. Quand on est arrivées dans le vestiaire avec de vieilles anglaises à poil, je me suis sentie plus à l’aise. Puis j’ai erré enroulée dans ma serviette. Jusqu’à l’heure de bien se savonner. Merde, on est entre filles, il y a de la buée et je suis épilée alors allons y gaiement… Mais je ne l’oublierai plus, je me suis pas super sentie à ma place sur le coup.

– Soirée de vendredi : loisirs créatifs, tricot et cuisine. Je me fais peur.

– OPA changeons d’ordinateur de bureau. Je n’en peux plus, je le hais, je dois des fois le redémarrer en pleine journée car mon navigateur ne fonctionne plus (légèrement ennuyeux quand on bosse sur le web), je n’ai plus accès au serveur sur lequel est stoqué un doc dont j’ai besoin… Bref, je peux pas bosser correctement, sans parler du temps infini qu’il peut prendre parfois et qui est devenu un running gag. Sauf que l’humour de répétition, j’ai jamais été fan.

– Réunion de production cette semaine, pitch d’intro de super manager : “ouais alors le séminaire, c’est toujours le week-end du 24 septembre mais en fait, on va plus en Sicile mais à Marseille”. Tu la sens mon énorme déception ?

– Lundi, lever à 6h30. Mardi, lever à 5h30. Autant vous dire que le reste de la semaine, j’ai totalement planté mon projet de me lever plus tôt pour écrire des articles. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il n’y en a pas trop eu cette semaine.



– Cette semaine, j’ai été la reine des étourdies. Du coup, j’ai fait des coquilles au boulot, rien de grave mais j’aime pas qu’on me reprenne parce que j’ai manqué d’attention. Que je fais même de grosses fautes du genre “j’ai accès ma réponse sur…”. Bravo, clap clap. Mais là où j’ai excellé, c’est quand même jeudi. Le gars qui avait pris mes affaires que j’avais amenées dans le Var m’attendait au pied de mon immeuble pour me les rendre. Sauf que moi, je trouvais plus mes clés. Qui étaient sur la porte. Côté extérieur… Ca vaut presque ma carte bleue perdue y a 3 semaines… En fait, elle était juste sur mon bureau.

– Pour finir en beauté, une vidéo qui me fout des frissons. J’ai beau être mal à l’aise avec l’idée de nationalisme, la ferveur du public néo-Zélandais, elle me fout la chair de poule.

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Une histoire d’amour

C’est l’été. Oui, je le précise parce que c’est pas si évident que ça, du moins au moment où j’écris l’article (le vendredi 22 juillet à 22h24) et où je suis ravie de voir que le premier travail de tricot que mon kit me propose sont des chaussettes parce que ce serait bien utile, oui, merci.

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Qui dit été dit amours tumultueuses, passionnées, chabada bada sur la plage, nos coeurs y croient, c’est pour la vie, etc. Alors que je faisais tranquille ma grille de sudoku aux toilettes, je me suis dit : voilà une série sympa à lancer sur le blog, une histoire d’amour ! Attention, pas une histoire d’amour où Daniel et Héloïse se rencontreraient, s’aimeraient et peut-être même finiraient par vivre ensemble et/ou se reproduire. Non je ne sais pas écrire de belles histoires d’amour, je n’ai pas le goût des fins heureuses. Par contre, ce que j’ai envie de faire, c’est de vous proposer des chroniques sur une histoire d’amour, les différentes étapes. Une sorte de suite à “où trouver l’homme”. A noter que je devrais profiter de ma relative inactivité pour écrire la ,nouvelle version d’où trouver l’homme mais en fait, entre le boulot (parce que je télétravaille), la rééducation, le déménagement du blog qui n’avance pas et que je devrais me décider à terminer (quand même !), mon nouveau roman qui a déjà une quinzaine de pages écrites (les dernières tentatives s’arrêtaient à 3 pages), des projets à la pelle, ma tentative de tricot pour devenir super tatie… Bon bref, cet article n’a pas pour but de vous partager ma to do list.

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Donc je vais disséquer chaque étape d’une histoire d’amour à ma sauce, c’est à dire de façon humoristique, sarcastique mais au fond, tendre. Parce que ça fait 6 ans que je parle d’amour sur ce blog mais de façon désorganisée, des bribes de ci de là, quand je vis/lis/vois/entends quelque chose qui m’inspire sur le sujet. Là, je pars de A pour aller jusqu’à Z (enfin, peut-être m’arrêterai-je avant si je me lasse, vous savez que je suis un peu versatile, parfois) prendre les éléments, les ingrédients qui font une histoire d’amour pour les analyser un à un. Je n’ai pas encore décidé de la forme que prendrait cette chronique, si je parlerai à la première personne du singulier où si je créérai cette fameuse histoire d’Héloïse et Daniel… Quoi que cette dernière option donnerait la sensation d’une vraie histoire d’amour.

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Mmmmm, on verra. Bon, je vous laisse, j’ai un déménagement de blog à poursuivre (en vrai, selon l’heure où vous me lisez, comme tous les week-ends de ma convalescence, ou je dors, ou je lis le Nouvel Obs. Ou je lis le Nouvel Obs en m’endormant).
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Et toi, c’est quoi tes loisirs ?

L’autre jour, je lisais négligemment un magazine féminin (je ne sais plus lequel c’était, il me semble que c’était Glamour dans le métro mais c’est peut-être Biba dans mon lit) quand un mini paragraphe dans la rubrique travail attire mon attention : « attention à ce que vous mettez dans la rubrique loisirs ». Et là, catastrophe : tout ce que je mets n’est pas bon.

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Je vous explique un peu le concept : en gros le magazine explique qu’il ne faut pas mettre des choses trop génériques comme lecture. Ce que moi, j’ai mis parce que oui, dans mon temps libre, je lis et beaucoup et de tout. Alors je mets quoi puisque c’est une réalité ? Je remplace lecture par tricot ? Bon, je peux éventuellement détailler ce que je lis mais mon CV fait déjà deux pages (ok, une page et demi), je crois qu’on s’en fout un peu que je détaille mes loisirs. Non ?

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Je me souviens, il y a 5 ans, à l’époque où je fréquentais Arnaud (ouhlà, ça remonte à loin, hein !), on papotait CV puisqu’à l’époque, je débutais ma recherche d’emploi et il m’expliquait qu’il fallait toujours mettre un sport collectif en loisirs genre « j’ai l’esprit d’équipe ». Sauf que je ne pratique aucun sport collectif. Je peux éventuellement dire que je fais de la plongée, c’est un club, il faut savoir faire confiance aux autres et agir avec intelligence pour ne pas mettre les autres en danger…  Mais après, c’est vrai que natation ou sport en salle, ça fait un peu autiste. Sauf que je suis suffisamment sociale dans ma vie pour avoir de temps en temps besoin de me retrouver seule avec moi-même et mes muscles pour réfléchir un peu. Rêvasser beaucoup. Parce que mine de rien, l’heure de natation passe beaucoup plus vite quand je rêvasse, c’est un fait.

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C’est vrai qu’en lisant mes loisirs, ça peut donner l’impression d’une fille curieuse et touche à tout mais solitaire. La lecture et l’écriture impliquent une activité solitaire, la photographie aussi. D’ailleurs, à y repenser, la photographie, c’est un peu abusé, je n’en fais pas beaucoup. Quand je voyage, je mitraille comme une folle (limite, je suis un vrai boulet à base de : « haaaaaan, attends, je veux prendre une photo ! ») mais en dehors de ça, je n’en fais quasi pas. Des fois, je me dis que le week-end, au lieu de végéter en pyjama, je pourrais et même devrais prendre mon appareil photo et me promener dans Paris histoire de prendre des clichés mais la flemme. De toute façon, mon objectif est pourri mais promis si je gagne au loto, je m’en achète plein ! Ah, on me murmure à l’oreille que je ne joue pas au loto. Je suis maudite.

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Autre élément très risible de mes loisirs : « musique (pratique du violoncelle pendant 1 an) ». Si ça, c’est pas un foutage de gueule… Déjà, dire qu’on aime la musique, c’est un peu ne rien dire, tout le monde aime la musique. Oui, j’en écoute très souvent mais je ne suis pas pointue en la matière. Quant au violoncelle, j’en ai fait d’octobre 2003 à juin 2004… Bon, je vais le virer, faudrait pas qu’on me pose des questions dessus, ce serait gênant.


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De façon générale, on peut se demander la pertinence de cette rubrique loisirs. Est-elle lue ? Oui, on m’a déjà posé des questions dessus, elles sont un petit bonus. Je me dis qu’à priori, le mien pue la fille un peu solitaire, certes autonome mais solitaire. Mais je ne vais pas rajouter « sortie entre amis », pourquoi pas « cuitage institutionnel et langue de putage », tant qu’on y est ? Au pire, je joins une photocopie de mon agenda. Par exemple, la semaine qui vient : lundi, verre entre filles, mardi, plongée, jeudi, verre entre filles, mercredi ou vendredi verre avec un pote. Et la semaine dernière ? Mardi, plongée, mercredi, verre entre copines (mais  annulé), jeudi, dîner entre collègues et ce week-end, déménagement de Vicky (ce fut épique). Heu… Non, là, ça fait la fille trop fêtarde du coup…

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Finalement, après réflexion, je déclenche la sonnette d’alarme : la rubrique loisirs est de loin la plus casse-gueule.

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La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

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