Pourquoi on s’engage ?

Mercredi, je suis allée au cinéma, fait particulièrement notable, et lors de la (bien trop courte) séance de bandes-annonces, je vois un film français dont j’ai oublié le nom et que je n’irai pas voir (un article hautement sourcé s’annonce) mais qui m’a interpellée. L’histoire : Agnès Jaoui est une bourgeoise qui donne des cours de français aux migrants et y a tout un questionnement sur l’engagement, le personnage ayant l’air accro à la reconnaissance. Mais il n’en reste pas moins que ça me gratte, cette question : pourquoi on s’engage ?

Pourquoi on s'engage, manifestation place de la République

Commençons par une évidence  : et bien, ça dépend des gens ! Merci, bisous. Je vais donc parler de mon cas et de mes observations, n’hésitez pas à enrichir avec vos propres expériences. A mon niveau, je perçois deux militantismes : celui qui parle et celui qui agit. J’ai d’abord été une sorte de militante de la parole, surtout écrite, essayant de diffuser au maximum des concepts, des pensées. J’étais comme un prisme diffusant un savoir. Savoir que j’essayais soit de présenter à travers des articles, soit en narrant une expérience, soit en me contentant de rediffuser une parole, telle une caisse de résonance. Tiens, il faudra que je parle de ce militantisme de parole, ça fera un article intéressant.

Le prisme qui filtre la lumière

Puis 2017, le virage. Cette élection présidentielle qui sonne comme un naufrage, la peste et le choléra. Tout ce dont tu rêves pour la société est menacée, la solidarité, l’entraide. La start-up Nation agit tel un rouleau-compresseur, ultra libéralisant tout au profit des plus riches, des voyous hors-la-loi qui me rendraient PRESQUE Sarkozy sympathique. Et je ne parle même pas de l’écologie, de nos petits accords sales avec un pays qui massacre tranquille un de ses journalistes, de la médiocrité crasse de la plupart des députés de cette majorité abrutie qui fait ce que dit le chef sans discuter sinon attention à la fessée. Bref, ça me rend hystérique qu’on vote depuis trente ans pour le mêmes mecs en mode “y a pas le choix, y a que ça qui marche” alors que force est de constater que non mais qu’on refuse de tenter quoi que ce soit d’autre. Bref, parler ne suffit plus, surtout quand l’ombre devient de plus en plus présente. Oui, je passe souvent pour la Cassandre de service* mais faut pas être un génie pour voir que ça pue vraiment en ce moment et qu’on est en train de préparer tranquillement le lit de la peste brune en libérant plus que jamais une parole sexiste, raciste, homophobe…

Tatouage nazi

Et c’est difficile de laisser faire alors on essaie de s’engager, on essaie d’expliquer que non, ce n’est pas ok de cracher à la gueule de ces individus parce que vous refusez de remettre en question vos privilèges. Ceux que vous appelez avec mépris les décoloniaux, féminazies, LGBT aux cheveux bleus… Evidemment, c’est toujours plus facile d’imaginer que ces gens là inventent leurs oppressions malgré les milliers d’études, statistiques ou d’enquêtes qui prouvent le contraire. Moi, j’ai envie de changer la donne, d’accepter que nous ne devons plus nous crisper sur notre micro-privilège en laissant ceux qui n’ont pas eu notre “chance” au bas de l’échelle en anônnant que qui veut peut et que vous aussi, vous en avez chié. Le problème, c’est que personne ne lâchera rien si ce n’est pas un mouvement global et je peux comprendre : nul n’a envie d’être le dindon de la farce.

Le prêcheur des manifs

Alors, moi, je voulais m’engager pour essayer d’instiller mes petites graines d’espoir, porter un message haut, essayer d’aider à mon niveau. Je ne m’engage pas pour la reconnaissance, mes envies (ou besoin) de reconnaissance sont ailleurs. Je ne m’engage pas en espérant faire carrière, j’ai de plus en plus de mal avec la sphère politique et ses petits arrangements entre amis, quel que soit le côté de l’hémicycle où l’on se trouve. Je m’engage parce que j’ai envie de croire qu’on peut arrêter d’être collectivement con, qu’on peut essayer, au moins, de changer quelque chose.  Non parce que y a des jours, quand je vois où on en est, je me dis que finalement, laissons les extrêmes monter, que tout le monde se foute massivement sur la gueule et c’est peut-être comme ça qu’on arrivera à sauver la planète. Bon, par contre, je ne garantis pas qu’on soit toujours là pour le voir.

Ville abandonnée en Chine

Idéaliste ? Oui, et ? Faut bien tenter des choses à un moment. S’asseoir sur son canapé en soupirant que le monde est moche, c’est un peu court. Maintenant, vouloir changer les choses (je n’irai pas jusqu’à dire le monde), c’est bien, mais y a quand même une question de taille : comment. Point de recherche d’une formule magique, juste trouver un medium permettant de bouger un tant soit peu les choses, avoir un tout petit poids. Et là, je crois que je me suis fourvoyée, va falloir que je trouve autre chose. Et le temps qui va avec accessoirement. Pour changer.

Déprime saisonnière

* N’empêche que Cassandre avait raison, c’est juste qu’on refusait de la croire.

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La politique est le cancer de la société

Pif, allez, c’est gratos. En fait, non, c’est pas gratos, c’est vraiment une pensée de plus en plus prégnante chez moi, je réfléchis beaucoup à ce sujet : comment on abandonne la politique pour passer à une gouvernance purement administrative qui prend en compte l’intérêt général avant le clientélisme. Lourd.

L'intérêt général

En fait, il va falloir que je décortique tout ça, que je me penche bien plus sur l’anarchisme, par exemple, que j’imagine un système qui me paraîtrait plus juste et surtout plus safe au niveau mondial. J’avais commencé à poser ça dans mon utopie de “Fin de l’histoire” qui en est actuellement à la page 4 depuis des mois (mais parce que je dois le recommencer), je me pique à imaginer ce que serait un monde à la démocratie participative poussée à l’extrême, où il n’existerait plus de “politiques”, ces hommes (surtout) et ces femmes (parfois) qui sont prêts à brader l’avenir de leur citoyens pour un titre, qui n’envisage l’avenir que dans un délai court-termiste et décident en fonction de ce qui va leur rapporter le plus. A eux, pas à nous. Je vous invite par exemple à lire La revue dessinée de cet été et notamment la BD sur le nucléaire (ou vous pouvez aussi mater la vidéo du Defakator sur le sujet). En fait, je vous invite à lire la revue dessinée tout le temps, voilà.

La revue dessinée

Alors d’où je sors ça maintenant ? Et bien, la chaleur, les incendies, la colère. Je suis très angoissée par l’avenir de notre planète. Enfin, non. La planète, elle survivra. Nous, par contre… En vrai, je ne serais pas du tout préoccupée de la survie de l’humanité s’il n’y avait pas Pivoine et Saturnin. Ca va paraître très violent ce que je vais dire, et ça l’est, mais depuis le temps que les climatologues tirent la sonnette d’alarme et qu’on ne fait que de vagues promesses en sachant très bien qu’on ne fera rien pour les tenir, désolée mais l’humanité ne mérite pas d’être sauvée. La seule chose qui me fait chier, c’est qu’on aura exterminé très violemment une faune et une flore qui ne méritait pas ça. Bref, je suis atterrée et furieuse que ce problème soit nié, encore et toujours parce que… le résoudre ne rapporte rien ou tout du moins pas assez pour respecter compétitif, bla bla bla, mon cul sur la commode.

La politique française ne veut pas renoncer au nucléaire

Je suis de plus en plus persuadée aujourd’hui que la politique (ou les politiques tout du moins) est le principal problème de notre société. Trop de “je”, pas assez de “nous”. Trop de volonté d’assurer une élection/réélection, pas de volonté de réellement avoir des vues sur un long terme. De toute façon, on peut pas régler tous les problèmes sur un quinquennat, on promettrait quoi pour la prochaine réélection ? Le pire, c’est que j’exagère même pas. Alors bien sûr, dans mon utopie très brouillonne, là, il manque des tas de choses, ça soulève beaucoup de questions dont la première serait “qu’est-ce que l’intérêt général” ? J’aime aussi me poser la question de la modalité. Comment impliquer les citoyens, comment rester une démocratie. Non parce que détacher la politique des intérêts particuliers pour la mener dans une optique d’intérêt général, à un moment, ça peut vite devenir “non mais selon les prédictions, stats et pia pia pia, il vaut mieux choisir ça”. Du coup, met-on la destinée du pays dans les mains des statisticiens et experts dans leurs domaines respectifs. Sauf qu’il est assez rare qu’on obtienne un consensus global sur un sujet donné, les querelles de clocher, comme on dit, sont nombreuses et il est souvent difficile à brûle-pourpoint de prendre partie. Sans parler de l’argument d’autorité dont je reparlerai un jour car c’est un sujet passionnant. Ah et pour le consensus sur le réchauffement climatique, clic clic. Du coup, est-ce qu’in fine, la solution serait de tout confier à des algorithmes prédictifs qui prendraient les meilleures décisions possibles en fonction des paramètres… Alors perso, donner trop de pouvoir à l’IA, c’est…

Terminator

Mais voilà, je glisse peu à peu dans le défaitisme le plus total quant à la politique (sauf locale dans une certaine mesure, j’y reviendrai)… et c’est pas simple à vivre même si ça ouvre des champs d’étude incroyables.

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Parce que l’occasion fait le larron

Des fois, je rêve de changer de vie… Mais je suis un peu trouillarde, comme on dit. Privilégiant la sécurité, je jalouse un peu parfois ceux qui prennent un virage dans un dérapage parfaitement contrôlé. Mais faut dire que parfois, la vie t’offre l’occasion de faire ce grand changement… mais encore faut-il la saisir.

Dream catcher - saisir l'occasion

Janvier 2018. Je rêve. Je rêve d’une autre vie professionnelle. Je suis fatiguée de poster des textes de moins de 100 caractères en moyenne pour vanter tel ou tel produit, répondre aux gens qui ne savent pas lire un mode d’emploi… Moi ce que j’aime, finalement, c’est traiter de la donnée. Je trouve extrêmement reposant de passer une journée à jouer dans les excels. Une nuit, peu de temps avant, j’ai eu une “révélation”. J’ai un cauchemar un peu récurent : je suis au lycée ou à la fac et je dois passer le bac ou rendre un mémoire et je ne suis pas prête du tout. Bonus : je dois passer un examen d’allemand et je ne parle plus un mot de cette langue (j’ai un peu envie de m’y remettre, d’ailleurs). Souvent, dans ces rêves, je me bats un peu puis renonce en mode “non mais j’ai déjà mon bac en fait” ou “je n’y arriverai jamais” et je me réveillais avec un goût de défaite dans la bouche. Parfois, au contraire, je me bats et cette fameuse nuit, j’étais dans la déclinaison extrême du rêve : je réussis… et je sais plus quoi faire après. Et là, dans mon petit cerveau endormi, la solution : data journaliste.

Data journalisme

En vrai, j’aimerais partir vers les études ou, à minima, le planning stratégique. J’ai deux ou trois petites cordes à mon arc qui pourraient tendre vers là mais… ça coince. En 2017, j’ai tenté une mobilité interne, j’avais une place promise dans une équipe de planning stratégique mais… mon salaire. Voilà. En résumé : trop chère pour changer de métier dans ma boîte, CV trop marqué sur le social media dans des boîtes qui ne me connaissent pas. Bref, je suis sur mes rails et je rêve d’une occasion pour prendre le prochain aiguillage. Sauf que… ben des occasions, j’en ai eu. J’en ai eu une magnifique il y a bientôt 4 ans, quand j’avais demandé de faire partie des licenciements économiques de mon ancienne boîte. Au lieu de prendre le cash, j’aurais dû demander le financement d’une formation… même si, à l’époque, je n’avais pas idée de mon appétence pour les stats donc bon…

Data visualisation

Et peut-être que les occasions, ça ne s’attend pas, ça se crée. Je lis souvent de belles histoires (pas sur LinkedIn, les gens y mitonnent bien comme il faut) de gens qui ont consacré du temps à une passion et ont réussi à en faire leur métier. Pour le coup, sur le data journalisme ou quelque chose du genre, on ne s’improvise pas comme ça mais y a peut-être des choses à faire. Non parce que passer mes journées à faire des recherches, des calculs, des synthèses pour en tirer un article et mes soirées à écrire des historiettes… oui, je crois que je serais bien heureuse.

Le bonheur est proche

Girl drawing smiley face on to a wall

Du coup, peut-être qu’il va être temps de bûcher un peu pour préparer le prochain aiguillage… même si là, de suite, je vais rajouter une ligne à mon CV, toujours dans ma branche (oui, j’ai démissionné). Peut-être une nouvelle occasion à venir ?

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Comment se déconstruire ?

Bonne année tout le monde ! On continue 2018 comme j’avais fini 2017 : en étant la reloue qui disserte sur les oppressions et plus spécifiquement sur le féminisme. Seulement, je me rends compte que peu importe comment j’emballe le paquet, c’est souvent ressenti comme une agression, t’as beau écrire en toutes lettres “arrêtez avec vos not all men”, des hommes débarquent à CHAQUE fois m’expliquer que eux ne sont pas comme ça, pia pia pia. On finit même par me dire que je suis extrême… Je pense que vous ne savez pas ce que c’est l’extrême (comme quand vous placez Mélenchon à  l’extrême gauche, par exemple…). Mais j’ai eu moi même ces réticences et je me demande : qu’est-ce qui m’a fait évoluer ? Comment se déconstruire ?

Se déconstruire

L’éducation nous apprend à rentrer dans un cadre, à ne pas faire de vagues parce que “ça sert à rien”. C’est curieusement très ancré ça alors que les preuves du contraire pullulent, des preuves qui ont même parfois eu lieu de notre vivant. Vous vous souvenez le CPE, par exemple. Le souci est que Hollande nous a bien fait le coup de la grenouille dans l’eau qui bout au fur et à mesure : son étiquette “gauche” fièrement brocardé sur sa poitrine, il a commencé à nous faire une politique de droite ni vu ni connu, nous envoyant défiler pour le mariage pour tous. Une jolie cause sans nul doute mais quand on voit comment ils ont dégainé du 49.3 pour éviter tout débat “houleux”, ça fait un peu mal au cul pour nos camarades LGBT de s’être faits insulter pendant quasi un an pour une mesure qui aurait pu passer beaucoup plus vite… Bref, désormais, la mythologie veut que les manifestations ne servent à rien, que la rue n’a jamais rien obtenu. Même les congés payés de 1936, on te raconte que c’est arrivé comme ça mais on oublie la grève générale qui les a précédé pour inciter le Front Populaire à tenir sa promesse…

Grève générale de mai à juin 36 pour les congés payés

Bref, on apprend toute notre vie qu’on n’obtient rien par la force ou la violence, qu’il faut demander poliment. J’aime beaucoup la politesse, vraiment, tout comme le savoir-vivre MAIS ça ne fonctionne pas quand il s’agit de rééquilibrer une balance. Parce que personne ne veut lâcher ses mini privilèges. Un truc qui m’a toujours choquée par exemple, c’est tout ce qui touche les allocs. J’ai remarqué que ceux qui crachaient le plus sur les allocataires sont ceux qui le sont, justement. Je me souviens d’une discussion où une nana nous sortait le discours merdeux classique “non mais les étrangers, ils viennent pour prendre nos allocs alors que nous, on a rien !” et son mec de lui rappeler qu’il était lui-même au RSA alors qu’il bossait au black. C’est fou cette mythologie de “ils ont tout, nous n’avons rien” quand on sait que le RSA s’élève aujourd’hui à 545 €/mois, bon courage pour vivre avec ça. Du coup, comment on renonce à ses petits privilèges acquis soit-disant de haute lutte pour mieux partager le gâteau ?

Gâteau en billet de banque

Le bon goût <3

Ah oui, parce qu’il y a ça, aussi : le mérite et la galère. Je sais pas pourquoi mais dès qu’on parle des difficultés structurelles d’un groupe dominé, t’as toujours un membre du groupe dominant qui va chialer pour dire qu’il en a chié aussi. Tenez, sur mon article sur les privilèges, un petit blanc est venu chialer parce qu’il n’a pas de meuf ni d’amis. On a beau sortir toutes les études, stats et co, le petit Blanc a pas de copine alors tu n’as pas le droit de dire qu’il est privilégié. En tant que femme, tu risques l’agression sexuelle chez toi, dans la rue, au travail mais lui, une fille lui a dit non alors ça va, hein, ce sont les femmes qui mènent le jeu. Sauf que parler de groupes privilégiés vs groupes oppressés, ce n’est pas nier la galère des uns et des autres. J’ai mis un an et demi à trouver un emploi en CDI après mon bac+5 (certes pas acheté dans une école info-comm-marketing) malgré ma blanchité, issue d’un milieu aisé et bourgeois, ma bonne éducation et ma validité. Mais je sais pertinemment que j’ai quand même eu des atouts pour mettre facilement mon premier pied à l’étrier et depuis, je ne galère pas vraiment dans ma carrière. Finalement, mes principaux obstacles ont été dus à de mauvais choix imputables uniquement à ma personne.

Le mauvais choix

Alors ok mais comment je me suis déconstruite, moi ? Si tant est que mon expérience puisse servir, bien sûr. Parce que y a beaucoup de hasards de la vie dans mon histoire : je suis allée dans une fac rouge qui m’a permis de fréquenter des gens très différents, donc des syndicalistes étudiants, les gens de gauche que j’ai fréquentés, des gens de gauche radicale, mon Victor, le “Politburo” (c’est comme ça que j’appelle mon groupe d’action dans mes conversations, personne ne comprend jamais)… et Twitter, plus que n’importe quel réseau social avec tous les threads des concernés que j’ai pu lire, les débats auxquels je ne participais pas… en écoutant les gens. Ecouter… tiens, voilà un élément intéressant, on s’y arrêtera une prochaine fois (parce que cet article est déjà trop long)

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Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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Le recrutement, ça te fait tourner en rond

Fin d’année oblige, les cabinets de recrutement s’agitent dans ma boîte mail “Hé salut, j’ai un poste de social media manager à te proposer, rappelle-moi !”. Je décline poliment par mail (quand j’ai moyen de le faire parce que la meuf que j’ai essayé d’appeler 10 fois et qui est jamais dispo, j’ai laissé tomber). Pourquoi je voudrais un poste de social media manager alors que je le suis déjà ?

canard en plastique pêche

Bon, depuis un mois, j’ai changé d’intitulé vu que justement, je ne suis plus social media manager mais j’ai omis de remettre à jour tous mes CV éparpillés sur la toile (surtout quand tu reçois un mail t’informant que ton CV a été supprimé et qu’un recruteur t’appelle deux mois plus tard car il a vu ton CV sur ledit site… Noeud de cerveau). Donc pour beaucoup de CV sur la toile, je reste social media manager… et donc, on cherche à me débaucher pour me faire faire la même chose ailleurs. Gniiii ?

citation d'albert einstein "la folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent"

En 2014, je suis en recherche très très active : j’ai bien compris que mon horizon était bouché dans ma boîte et le couperet des licenciements économiques se rapprochait. Et puis, je m’ennuyais, surtout : c’est bon, le community management, je maîtrise vraiment trop, le paid, c’est acquis, la stratégie… J’aime ça, peut-on me consacrer à ça ? Non. Ok, bah je me casse. C’est pile à ce moment là que je suis contacté par Oliver, directeur social media d’une big agency qui veut me rencontrer pour me proposer un poste de social media manager, il a eu mon nom par Isadora, mon ex collègue de chez Pubilon (ah que le monde est petit !). Je décline. Non merci, Monsieur, mais ce que tu me proposes, c’est ce que je fais déjà donc bof, quoi. Mais il insiste et ma soeur, qui a bossé dans ladite big agency (ah que le monde est petit !) me pousse à aller passer l’entretien. Entretien top, je passe un 2e entretien avec le directeur de l’entité dont dépend le social et il me dit que je suis trop chère, dommage. Je fais donc une croix sur ce poste et vais de l’avant. 15 jours plus tard, coup de fil d’Oliver qui m’annonce mon embauche. 3 mois plus tard, je débarque là-bas et 2 ans et 2 mois plus tard (record), j’y suis encore et j’ai même pas démissionné. Pourtant, les premiers mois furent ceux de l’ennui, au point que j’ai hésité à faire prolonger ma période d’essai mais grâce au plan d’Oliver, j’ai glissé petit à petit vers le social data et les études, me révélant ainsi à moi-même (et regrettant désormais de ne pas avoir fait des études de maths et surtout stats après le bac). Mais sur le coup, je me suis dit “ouais ok, je suis mieux payée et je fais un peu plus de stratégie mais à ce rythme là, j’avancerai jamais”.

homme de dos écrit sur le mur une stratégie marketing - recrutement réussi

Tiens, c’est « drôle », j’ai pas trouvé de photos similaires avec une femme

Et c’est là que je m’interroge. J’attends d’un poste qu’il me fasse progresser, que j’apprenne, que je sois motivée. A quel moment me proposer de faire ce que je fais déjà, pour un salaire pas forcément beaucoup plus élevé, est censé me donner envie de postuler ? On touche ici au coeur du problème selon moi :

  • le recruteur veut quelqu’un d’immédiatement opérationnel (même pour les stages et alternances, parfois), il ne va pas me recruter sur ce que je pourrais être mais bien sur ce que je suis déjà car un recrutement raté, ça coûte cher.
  • Mais quel candidat quittera son poste actuel pour faire la même chose ailleurs avec à peine 2 ou 3k de plus sur le contrat (je suis experte, les experts, ils gagnent pas des millions non plus) ? Bon, évidemment, il y a les cas où tu en crèves de ta boite actuelle et tu es ravi d’aller voir ailleurs (je l’ai fait, de partir d’une boîte avec quasi le même salaire dans la nouvelle tellement j’en pétais) ou le cas éventuel d’être débauché par une boîte qui nous fait briller les yeux, mais sinon…

dessin manga jeune fille cheveux roses et étoiles dans les yeux

Du coup, quand j’ai reçu une énième proposition pour un poste de social media manager, j’ai hésité à répondre un peu sèchement “c’est déjà ce que je fais, laissez-moi tranquille, je veux évoluer” mais j’ai remis un peu tout ça en perspective. Le recruteur, son métier, c’est pas de prendre des risques. Eventuellement, j’ai déjà été la candidate surprise de certains cabinets, la meuf au parcours un peu différent de ce que peut attendre le client et j’ai bien performé en entretien mais, curieusement, à l’arrivée, entre ma candidature où il manque une ou deux compétences et une autre qui a tous les éléments requis, je n’étais jamais la personne retenue. Parce que pas le temps de niaiser, faut quelqu’un d’opérationnel tout de suite.

sasha-banks-wwe-champion

Mais du coup, comment on progresse ? Evidemment, évoluer en interne est la voie royale : on te connaît, on sait ce que tu vaux. Sauf qu’à un moment, ça bouchonne un peu : si les gens au-dessus de toi ne partent pas, tu vas pas aller t’asseoir sur leurs genoux non plus. Et dans mon cas très spécifique de réorientation professionnelle, c’est encore pire : d’un côté, les recruteurs ne me veulent que pour mes compétences passées (laissez moi, je ne veux pluuuuuuuuus), de l’autre, la marche cassée devant moi dans ma boîte : j’ai tout appris par moi-même sur le social data et les études et personne ne peut me faire progresser là où je suis vu que je suis la seule à maîtriser.

artisanat

Alors entre de potentiels recruteurs qui ne veulent pas de moi car je ne suis pas assez et ma boîte actuelle où je suis déjà trop par rapport à mon poste… L’impasse. Et je parle ici de mon cas mais je pense que nous sommes nombreux à soupirer quand on voit arriver une proposition de poste pour un job identique au nôtre mais juste dans d’autres locaux. Ah oui, bien sûr, on nous promet toujours de belles perspectives d’évolution dans cet ailleurs mais dans les faits…

Tiens, toujours pas de femmes sur ce genre de photos... N'aurions-nous donc aucune ambition ?

Tiens, toujours pas de femmes sur ce genre de photos… N’aurions-nous donc aucune ambition ?

Finalement, c’est peut-être moi qui lis mal les trucs. Peut-être que je suis enfermée dans une voie, comme tant d’autres, et que l’évolution ne se fera que sur un coup de chance, le coup d’être au bon moment au bon endroit. Ce qui vient déjà de m’arriver, in fine. Au fond, le recruteur, il fait juste que son travail : trouver le candidat qui remplit les critères. A moi de lui prouver que je suis celle qui lui faut.

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T’as quoi dans le pipe ?

Je vous sens, avides, derrière votre écran, à guetter une mise à jour par ici (je rêve ma vie, oui, je sais). Et ce titre d’article aurait pu suggérer que j’allais vous parler de sexe, comme au bon vieux temps. Mais point du tout ! Dans notre jargon de pubard qui anglicise tout et surtout n’importe quoi, ce qu’on a dans le pipe (prononcez païpe), c’est juste ce qu’on a dans les tuyaux. Et moi, mes tuyaux ils débordent parce que j’ai :

Dans le pipe

  • du boulot (plein, des trucs qui me motivent à mort, je barbote dans les chiffres et leur analyse)
  • des formations dont une offerte par le boulot (une 2e formation Powerpoint qui m’a été offerte car je donne des cours en interne) et un MOOC sur l’outil de statistiques R et, on va pas se mentir, j’entrave rien. Surtout parce qu’en fait, j’y connais pas grand chose en statistiques. Du genre quand on me dit ça : « Les bornes inférieures et supérieures de la première et dernière classe seront naturellement les valeurs minimale et maximale observées pour la variable age. À l’exception de la première classe dont les deux bornes d’intervalle seront fermées (c’est-à-dire que les bornes seront inclues dans l’intervalle), les bornes inférieures des classes suivantes (2 à 4) seront ouvertes, et les bornes supérieures fermées. Indiquer l’effectif associé à la 3ème classe ainsi constituée », ma première réaction est à peu près : « meeeeeh ? » (mais j’ai découvert les boîtes à moustache et rien que le nom, je veux en faire tout le temps maintenant)
  • des recherches juridiques parce que ça commence à sérieusement dégénérer avec la voisine du dessus (ceux qui me suivent sur Twitter savent. Pour les autres, en résumé : le moindre de nos bruits la rend folle, elle nous engueule parce qu’on ferme les volets trop tard, parce qu’on parle sur le balcon, parce qu’on reçoit une copine le samedi après-midi, parce qu’on perce le samedi après-midi, conformément aux heures de travaux correspondant au règlement de la copropriété affiché dans l’ascenseur. En conséquence, si on ferme trop tard les volets le vendredi, genre 23h30, elle va taper dans les tuyaux et sur son sol de 7 à 10h du matin pour nous faire chier.)
  • du rangement parce que l’appart est en bordel
  • du sport parce que là, j’ai sérieusement besoin d’évacuer rapport à l’histoire de la voisine. Et j’ai découvert la sophrologie, je vous en reparlerai.
  • des projets genre écrire (ahahah, faut que j’arrête de le dire, j’ai plus aucune crédibilité), lancer mon nouveau blog Nina feels good, faire du powerpoint art, etc. etc.
  • aller chez le coiffeur (ok, ça m’a pris qu’1h45 samedi mais quand même… D’ailleurs, contrairement à tout ce que j’ai toujours imaginé, j’ai osé, j’ai les cheveux courts maintenant, c’est… un tout nouveau monde qui s’ouvre à moi, un monde sans élastique déformé à mon poignet, par exemple)

 

Oui bon, je sais, y a encore du progrès à faire, c'est le avant-après du coiffeur

Oui bon, je sais, y a encore du progrès à faire, c’est le avant-après du coiffeur

cheveux garçonne

Sinon ça ressemble plus à ça, en vrai

Plus une vie sociale avec moult pots de départ (dont le mec avec qui j’avais fait mon pot de départ dans ma précédente boîte, histoire de bien imprimer le « bravo, tu as dépassé les 2 ans ici, tu es une Dinosaure maintenant), Joy et Isa qui reviennent du Canada (hiiiiiiiii!), des amis à voir que je néglige que trop, j’ai pris des cours de couture en octobre aussi…

Du coup, ben comme j’ai pas encore pris le coup d’écrire sur le chemin du travail parce que je lis, ce blog fait la gueule alors que j’ai tant à dire. Mais au moins, retenons le positif : mon silence est l’illustration parfaite du « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! »

Bisous les jeunes et les moins jeunes !

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T’écris toujours ? Panne d’écriture

Ah tiens, mon carnet d’écrivaine, voyons voir… Ouhla *keuf keuf* c’est bien poussiéreux, ce truc ! Bon voilà, on ne va pas se mentir : je n’écris toujours rien d’autre que ce blog depuis le début d’année. Une page de ci, de là, de temps en temps mais rien de plus. Je me déclare officiellement en panne d’écriture

Panne d'écriture

Alors j’ai mon éventail de mauvaises excuses :

  • j’ai du travail : bah oui, en journée, j’ai pas le temps d’écrire
  • Je lis dans le métro : je pourrais utiliser mon temps de trajet pour écrire un peu mais à l’aller, j’ai Victor avec moi sur les ⅔ du trajet et au retour, je lis. Et je refuse de sacrifier mon temps de lecture
  • je ne vais plus au sport entre midi et deux : je profitais de mes vingt minutes de vélo pour écrire quelques lignes mais j’ai arrêté pour des raisons de gestion du temps : oui,ça me fait un bien fou de me dépenser à la pause déj mais si on rajoute à l’heure de sport les 20 minutes de trajet et le temps de se doucher, se changer… Bon ben je me retrouvais à 14h à grignoter un sandwich devant mon écran. Et le sandwich, c’est pas top pour la ligne donc je perdais le bénéfice du sport et sur ma silhouette et sur ma zénitude vu que tout était mesuré à la minute près. Faut vraiment que j’arrive à convaincre le CE de nous faire une petite salle de sport…

salle-de-sport

  • j’ai déménagé : vous avez déjà écrit sur une pile de carton ? Moi non plus.
  • je vis en couple : on apprend un peu la vie commune et on a un peu de mal à faire les choses dans notre coin. En fait, on a encore beaucoup à faire pour être bien installés : fixer quelques étagères, déplacer quelques meubles… Bref, les week-ends passent très vite et on se retrouve souvent le dimanche soir sans avoir eu le temps d’écrire pour moi, de mixer pour lui.
  • je suis partie en vacances. Ben oui, ça prend du temps

Coucher de soleil à Budapest

Bref, j’ai un joli carnet d’excuses mais le constat reste sans appel : faut que j’arrête de me la raconter “non mais moi, j’écris dans mon temps libre et je vais essayer de me faire publier”, personne ne publiera des embryons de romans de 3-4 pages.

vieilles_archives

On arrive au point où il faut que je me pose réellement la question : qu’est-ce que je veux ? Me rêver être ou être réellement ? Quelles sont mes priorités ? Oui, j’ai envie de tenter l’aventure éditoriale, voir un peu comment ça marche et ce que je peux en retirer. Sauf qu’écrivain, c’est un métier à plein temps et… moi, mon plein temps, il se passe dans mon agence media à jouer avec les stats pour raconter des histoires. Et ça pose des questions sur mes ambitions, mes envies… En fait, clairement, je ne suis pas en crise professionnelle, c’est même carrément l’inverse : je suis à un mois et demi de souffler ma 2e bougie dans cette boîte (record) et ça évolue dans un sens très intéressant… alors que l’an dernier, j’allais toquer à la porte de l’APEC pour voir comment me reconvertir… Comme quoi.

reconversion professionnelle

Du coup, je laisse tomber en me disant que si je peux pas le faire sérieusement, autant ne pas le faire ? Pas si sûr. A présent que nous sommes installés dans notre appart du bonheur et qu’on va enfin pouvoir avoir une petite routine, y a quelque chose à tenter. Après tout, si on regarde le nombre d’articles ici, ça nous aurait fait une belle collection de romans !

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Apprendre, c’est tellement cool !

Mon cher moi d’avant

Tu dois te demander pourquoi j’écris alors que j’ai même pas fini mes articles sur le Canada, que j’ai même pas encore lancé officiellement ma série sur les plans cul et que l’actualité est tellement brûlante que j’aurais dû écrire 38 articles dessus ? Alors de 1, je manque de temps (et ça me frustre) et de 2, tu sais rien de la vie, viens pas me donner de leçon. D’ailleurs, c’est aujourd’hui en tant que version de toi pleine de sagesse que je viens te parler de la magie de l’étude et du savoir. Et ne lève pas les yeux au ciel, je te vois! *

etudier

Tu es une chanceuse : ta mémoire d’éléphant et on esprit logique te permettent de récolter de bonnes notes sans bosser. Les devoirs ? On fera ça en 2/2 avant le cours parce que le soir, y a Beverly Hills et Melrose Place, c’est bien plus cool que des exos de maths ou revoir sa leçon d’allemand… Ouais, sans doute mais… Tu es en train de passer à côté du truc le plus cool du monde : apprendre.

apprendre

Je n’ai jamais trop aimé la contrainte. Faire mes devoirs me plongeait dans un ennui abyssal, je ne lisais que peu les livres qu’on nous demandait de lire en français (alors qu’évidemment, 20 ans plus tard, je lis du Stendhal en me disant qu’à 16 ans, j’étais vraiment une dinde) et puis après 8h de cours, mon cerveau criait grâce. Alors sur ce point, je vais avoir du mal à contre-argumenter : récemment, j’ai suivi une formation excel -et je me suis éclatée- mais au bout de 7h de cours, j’étais totalement épuisée. Ce qui donne un bon indice de mon implication intellectuelle dans le travail, tiens… Bref, je m’égare mais apprendre, c’est ultra cool.

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Tu en as déjà un peu l’intuition. Dès qu’un sujet te plaît, tu es capable de lire tout ce qui te tombe sous la main sur le sujet. Genre le théâtre romantique où tu as lu les plus connus au lieu de te contenter de Lorenzaccio que ta prof de français avait choisi, tu avais lu pas mal de profils aussi et de livres qui t’avaient permis de pas mal maîtriser le sujet. Sujet qui tomba d’ailleurs au bac… Mais pour les sections ES et S car les L, nous, nous avions droit à une dissert sur Malraux. Tiens, faudra que je re teste Malraux à l’occase, peut-être que ça passera mieux, qui sait ? Bref, quand un sujet te plaît, tu ne comptes plus les heures passées dessus à te documenter, à écrire. Mais pour le reste….

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Et c’est un tort. Reprenons l’allemand parce que figure-toi que tu vas développer un traumatisme par rapport à ça. Oui un traumatisme, je pèse mes mots. Au bac, ta note relativement basse (11, ce qui me paraît pas mal pour une langue que je n’ai au final jamais comprise et surtout pas maîtrisée) te convaincra de ne plus jamais y toucher. A la fac, ce sera anglais, anglais, anglais… Enfin, QCM en première année, questions sur texte et version avec dictionnaire autorisée en deuxième année puis plus rien. C’est quelque part un peu étonnant que j’ai réussi à garder un certain niveau en anglais juste en lisant quelques livres d’histoire (l’avantage de choisir des sujets de maîtrise sur des pays anglophones) et en matant distraitement des films et séries en VO, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il se dit. Ceci étant, sans vouloir me défendre, j’aurais aussi parfois de sous-titres sur des séries/films français car dès que ça n’articule pas, je ne comprends plus rien du tout. Bref allemand remisé au placard et inconscient qui vient me titiller régulièrement avec ce cauchemar “tu passes le bac allemand et tu as tout oublié”.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Et puis en 2015, une pote, Zénobie, te parle d’un site pour réviser son anglais : Duolingo. Tu te lances d’abord sur l’anglais et l’espagnol (langue que tu n’as jamais apprise à part trois mots enseignés par un papa catalan français mais bilingue, pour le coup) puis voilà l’allemand qui apparaît. Alors tu te lances et tu te rends compte qu’en fait, l’allemand est une langue géniale car on dit TOUTES les lettres. Une fois que t’as compris que “ch” s’écrit “sch” et que tu reconnais les sons avec ou sans umlaut, cette langue est facile : il y a des règles, il suffit de les connaître pour les suivre. Excitée, tu te lanceras par la suite à la découverte du russe et du suédois (sur la version anglaise du site, noeud au cerveau)… mais on va en rester au suédois pour l’instant.

apprendre_suedois

Apprendre est si excitant. Ca ouvre tellement de possibilités. Il n’est pas dit qu’apprendre le suédois me fera partir vivre en Suède ou que ça m’ouvrira un poste quelconque mais c’est juste un savoir, une ouverture sur une culture. Et je parle des langues mais en ce moment, je me prends de réelle passion pour les statistiques et ce que ça peut ouvrir comme perspective. En ligne de mire : l’économétrie. Je coche les MOOCs qui me tentent, j’essaie de voir comment devenir cette économètre en me demandant comment j’ai pas compris plus tôt que j’étais faite pour ça. Déjà, dès que je peux jouer un peu avec les datas au boulot, je suis ravie, j’essaie de croiser les données dans tous les sens pour en tirer une histoire valable. Je sais maintenant comment trier intelligemment mes données grâce à des formules excel apprises à ma formation et la gestion de tableaux croisés dynamiques. Prochaine étape : maîtriser R, le logiciel de statistiques.

RStudio1

Alors tu vois, mon moi d’avant, tu chies un peu dans la colle. Ta paresse n’a jamais été un réel handicap mais quand j’y repense, notamment à cette mémoire incroyable, en bossant un minimum, ta moyenne de langue aurait dû être 14-15 facile au lieu du paresseux 11… Ce qui n’aurait peut-être pas changé grand chose à part un élément : cette mythologie que tu t’es construite en te disant que tu n’étais pas douée pour les langues. Si, tu l’es… c’est juste que le poil dans la main que tu as longtemps eu t’as empêché de le remarquer. Et je peux te le dire : à 36 ans (enfin quasi), je m’éclate enfin à apprendre l’espagnol, l’allemand et le suédois. Jag är Nina et… oh ben faut un début à tout !

* Je vire complètement schizo

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Liste de la fille qui est officiellement guérie

« Votre genou est guéri, vous n’avez plus aucune contre-indication, vous pouvez reprendre une activité normale”. Yeaaaaaaaaah !! Une bonne conclusion à deux semaines survoltées, je suis épuisée, je veux dormiiiiiiiir. D’ailleurs l’activité du blog s’en est fortement ressentie.

– Vous aussi, vous avez entamé votre hibernation ?


– Petit jeu statistique : mon voisin de bureau de droite est malade. Mon voisin de bureau de gauche est malade. J’ai passé la nuit avec un mec malade (qui n’est aucun de mes voisins de bureau). A votre avis, j’ai combien de chance de pas choper la crève ?

– Entendu pour de vrai “Hé, t’as vu Afro Samouraï resurection ?”. Je trouve que l’idée même d’avoir créé un truc comme est violente alors penser qu’il y en a eu au moins deux…

– “Ah mais en fait; vous êtes hyperlaxe”. Oui, monsieur le chirurgien, c’est possible, je sais pas ce que ça veut dire. Alors voilà, vendredi, j’ai appris que j’avais une très grande souplesse des articulations, ce qui faisait que j’étais naturellement douée pour la natation, la danse et la contorsion. Bon, pour la danse, j’ai aucune coordination et la contorsion, je me suis jamais lancée dedans. Mais je ne savais pas qu’il n’était pas normal de pouvoir quasi toucher son avant-bras avec son pouce juste en tordant le poignet. Du coup, le chirurgien m’a pliée dans tous les sens pour montrer à ma mère qui a dit “bééééééééééé ! Je vais vomir”. J’en prends pour 10 ans de psychanalyse…

– Dans la série “AAAAAH QUE LE MONDE EST PETIT!” (souvenez-vous, la chanson qui reste dans la tête), encore un fait incroyable. Semaine dernière, je vais dîner avec mes anciens collègues de chez Pubilon et retrouve entre autre Ethan que j’avais pas vu depuis une éternité et demie. Il me demande où je bosse, je lui révèle le nom de ma boîte et là “non mais attends, tu bosses rue Robespierre ?” Heu bé oui… “Ah mais attends, je suis au 17 !” Moi au 19. Bon ben du coup, on va se faire des déjs !

– Le problème quand tu cumules des nuits de 4 à 6h (avec une pointe à 7) pendant 10 jours, ben tu finis par avoir envie de pleurer tellement t’as sommeil.

– La semaine dernière, j’ai expérimenté un truc de dingue : un atterrissage parfait. Aéroport de Marseille, j’étais côté hublot (ouais!) donc je suivais l’atterrissage de près. On s’approche de la piste, on est juste au-dessus, je me recroqueville un peu en attendant le choc et là… Le pilote ouvre les volets des ailes. On avait atterri, je n’ai absolument rien senti. Au retour, ce fut bien plus brutal.

– Leçon de vie sur Twitter hier, il paraît qu’un homme qui vous dit que vous êtes jolie, c’est une agression, un antiféminisme total et que je suis la reine des connes de ne pas voir le mal, que j’ai, je cite “si peu réfléchi à la place d’une femme dans une société d’hommes”. C’est un peu là que j’ai eu envie de m’injecter de la testostérone tellement j’ai eu mal à mes ovaires. Ceci étant, si quelqu’un comprend cette indignation, qu’il parle. Enfin, apparemment, qu’un homme me parle de mon physique, c’est avilissant (parce que nous, les femmes, ne regardons que la beauté intérieure, bien entendu)

– Mercredi soirée haïtienne très sympa au centre de Wallonie rue Quincampoix. C’est jusqu’à ce soir, je vous conseille. Y a trois volets : une expo photo sur Haïti, un spectacle de danse et un concert. Le spectacle de danse est très bon, je vous le conseille chaleureusement.

– Ma mère a laissé les robes de mariée de ma soeur dans ma chambre. Non, elle ne m’envoie pas de message. Mais oui, j’ai terriblement envie de les essayer… Comme ça, hop, je résous le fantasme de porter la belle robe blanche et j’ai encore une raison de moins de me marier.

– J’ai envie de faire du kayak, quelqu’un en fait ici ? (en petite couronne parisienne, ça m’arrangerait bien).

– Ne critiquez jamais flash sur Twitter, vous allez vous faire insulter par des développeurs flash. Par contre la SNCF, vous pouvez, les contrôleurs ne sont pas branchés réseaux sociaux apparemment.

– Rester professionnelle en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé. Du genre lundi, j’ai rendez-vous avec mon big client, une marque de luxe. Je vais aux toilettes (que ma vie est passionnante) et là, le drame. En fait, j’avais mis mon pantalon sans bouton et pour pas que la braguette glisse, faut la remonter d’un coup sec. Evidemment, le chariot m’est resté dans les mains, a plus braguette ! Remercions cependant le ciel de m’avoir donné la bonne idée de porter une tunique ce jour là. Néanmoins, je me suis pas sentie hyper à l’aise jusqu’à ce que je rentre.

– A l’aéroport, on a fouillé mon sac aux portiques à l’aller et au retour… Je crois que j’ai une gueule de terroriste.

– Dans mon boulot, je dois parfois faire preuve de polyvalence. Alors quand j’ai réussi à monter un onglet facebook via la plateforme d’un de nos prestataires en mettant un css nickel, j’étais super fière de moi. Bon ok, j’ai un peu appelé un développeur à l’aide mais à la fin, je lisais le css comme un roman de Guillaume Musso, facilement mais sans plaisir aucun. Surtout que les onglets en question, ils étaient en italien, espagnol et allemand. Va mélanger du css, du html et une langue que tu maîtrises pas, toi.

– Pour finir, mon nouveau fantasme masculin (la beauté intérieure, tout ça) (cette bouche, mmmm, cette bouche) (c’est celui que j’ai mis en photo plus haut, Jon Kortajarena) :

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