Pourquoi j’ai renoncé aux sites de rencontre

[Article qui aurait dû être écrit en novembre, quand j’étais célibataire, pour que ça ait plus de sens mais tant pis]

Un soir de novembre, je me connecte en plein ennui sur OkCupid, je fais mollement défiler les profils. Mpfff, non, non, bof, ah pas mal… Ah non, profil vide, laisse tomber. Non, non… Ah lui, regardons… Profil sympa. Bon, je lui dis quoi ? Bon, je suis pas inspirée, je le favorise et je lui parlerai plus tard. De toute façon, en ce moment, j’ai pas le temps.

Woman peering at her laptop

Et puis je prends conscience : en ce moment, j’ai pas le temps. Je fais défiler des photos de ces hommes et femmes qui vivent leur vie, près de moi, qui aiment la littérature italienne, Moriarty ou la photographie. Qui sont informaticien-ne-s, étudiant-e-s étranger-e-s de passage sur Paris, artistes, photographes ou mythos. Ils sont peut-être là, ce soir, devant leur écran, harassés par l’ennui, ils font défiler les profils. Peut-être que l’un-e d’entre eux cliquera sur ma photo, me jugera jolie et ira fureter sur ma fiche. Peut-être qu’il se dira que j’ai de bons goûts en matière de musique même s’il ne comprend pas ce que vient faire Lady Gaga dans cette liste follement hétéroclite. Peut-être certains s’arrêteront à ma description physique. 1m56, c’est pas grand… Curvy*, ça veut dire grosse, non ? Ah non, elle est bélier, j’aime pas les béliers. Puis elle a un chat et j’y suis allergique. Bref, on fouille, on trouve quelques raisons de se contacter ou non. Plus on traîne sur ces sites, moins on y met les formes. Deux, trois phrases tapées négligemment pour montrer que quand même, on peut être intéressant mais on n’est pas dupe. Ca finira au mieux en plan cul.

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Et puis j’en ai eu marre. Marre de voir que je consultais avant tout ces sites par ennui. Marre de jouer toujours un peu le même scénario, on va boire un verre, peut-être qu’on dînera et puis on s’enverra en l’air, on est là pour ça, non. La flemme. La Flemme. La flemme de consacrer des potentielles soirées à ça, de sortir boire un verre et de constater que, tiens, ça le fait pas. Ce moment un peu gênant de flottement où tu espères que cette absence de désir est réciproque pour en finir au plus vite, se faire la bise devant la bouche de métro en se disant qu’on se rappelle alors qu’on sait très bien que non. La flemme de rencontrer quelqu’un de vraiment chouette mais de me casser les dents car lui est dans une autre phase, celle de l’éclate sexuelle incroyable qu’offrent ces sites. En même temps, comment les blâmer, j’ai fait la même à une époque. Et je suis certainement passée à côté de mecs bien, du coup.

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Et puis, j’ai tendance à croire que la foudre ne frappe pas 2 fois au même endroit : j’ai eu du bol une fois, voire 2, il serait peut-être temps de découvrir de nouveaux horizons. Laisser un peu faire la vie, le hasard. Je ne renie pas ce que j’ai vécu sur les sites de dating, les rencontres que j’ai pu faire, les choses que j’y ai apprises au détour de conversations avec des personnes d’horizons différents. Des personnes que je n’aurais sans doute jamais croisées autrement. Au fond, les sites de rencontre, ce sont ni plus ni moins que les bals populaires d’antan, on rencontre les gens là où ils sont.

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Je clos cette série sur les sites de rencontre, je n’ai sans doute pas abordé tous les sujets mais pour ma part, le tour est fini.

Dès la semaine prochaine, je débuterai ma nouvelle série “guide du savoir être avec son plan cul” (suite presque logique).

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* Pour moi non vu que quand je tape curvy dans Google images, ça me sort Beyonce donc bon…

Moi, je veux bien être "curvy" comme ça !

Moi, je veux bien être « curvy » comme ça !

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Que faire de ses ex ?

Parce que le gaspillage, c’est mal !

Si je devais résumer mon mois de septembre, ce serait boulot, boulot et Greek. La série pour (grands ?) ados qui se passe dans l’univers étrange et, in fine, légèrement flippant des sororites et fraternités américaines. Dans cette série, l’héroïne assez fatigante (comme la plupart des héroïnes) navigue en permanence entre 2 de ses ex en soupirant. Et c’est là que je me suis demandé : garder contact avec ses ex : pourquoi faire ?

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On arrive à des âges où on a tous quelques ex dans notre chapeau magique. Selon la définition étroite ou large de « ex », le chapeau risque même d’être un peu petit. Donc les ex. On s’est envoyés en l’air, on s’est aimés, on s’est quittés. Et maintenant, on fait quoi ?

on recycle en plan cul : non. Non, non, non. Si ça avait dû être un plan cul, ça l’aurait été dès le départ. Des fois, des sentiments restent là, prêts à vous sauter dessus, vous coller un spleen d’enfer et vous triturer la blessure au cœur jusqu’à la gangrène. Donc non.

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on file aux copines : ça dépend. Moi je voulais le faire pour un ex qui me paraît aller à la perfection à une copine (je l’ai rencontré lui, avant de la connaître elle sinon j’y aurais pas touché, pensez bien). Mais elle veut pas, elle trouve ça bizarre. Je vais écrire un article sur le sujet, tiens.

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on en fait des amis : idéalement oui mais dans les faits, ça marche une fois sur dix. Bon, déjà, si la rupture à été sale ou s’il ou elle vous a fait souffrir, on sort cette personne de sa vie, y a pas de débats. Mais parfois, la rupture est douce, on admet qu’on ne peut plus continuer et chaque assiette conserve son intégrité. A partir de là, il est normal que l’autre devienne notre ami.

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Sauf que je me demande « pourquoi faire ? ». L’amitié entre ex est-elle pure et désintéressée ? Peut-on être pote avec quelqu’un qui nous a vu nu, a mélangé ses fluides avec les nôtres ? Qui nous a vu jouir, pleurer, rire à une blague nulle, a vu notre tête au réveil, sait que l’on ronfle quand on est enrhumé, qu’on remue furieusement des pieds le matin au réveil l’hiver (oui, je fais ça). Quelqu’un avec qui nous sommes devenus des experts de la conjugaison au futur à la première personne du pluriel. Peut-être quelqu’un qui a inscrit son nom à côté du notre sur une boîte aux lettres. Peut-être même sur un faire-part de mariage. Quelqu’un avec qui on a peut-être même voulu mêler nos gènes pour créer un individu tout neuf. Évidemment, si enfants il y a, la question de garder un contact avec l’ex ne se pose plus : c’est une obligation. Peut-on traiter cet ex comme un simple ancien coloc, un ancien pote d’activités physiques… Et puis pourquoi ?

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Pour répondre à cette question, j ‘ai donc posé la question à moi-même (on n’est jamais mieux servi…) et je me suis rendue compte de l’illusion de l’amitié avec un ex. D’abord, je veux souvent rester amie pour de mauvaises raisons : de 1/ en cas d’éventuel retour de flamme (on ne recouche pas avec des ex, j’ai dit, regardez le bordel que ça fout dans Friends pendant 7 saisons !) et de 2/ pour (me) donner une relative bonne image de ma personne : hey regardez, je suis pas une tarée hystérique, je suis toujours pote avec mes ex. J’ai même envisagé un label « recommandée par ses ex ». Mais c’est limite un peu flippant. Et puis en 3/ y a la peur. Selon la durée de votre relation, votre compagnon ou compagne à pris la place de petit-e ami-e, d’amant-e et de meilleur-e ami-e. La rupture, c’est le vide. Mais si je perds l’amant-e et le/la petit-e ami-e, je peux garder mon/ma meilleur-e ami-e. Ça rend les choses plus faciles…

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Sauf que. Sauf qu’on se rend compte que malgré les années, nos amis respectifs restent nos amis respectifs. Petit à petit, on s’éloigne, on finir par se SMS-er plutôt que de s’appeler, on lâche quelques likes sur nos statuts Facebook respectifs, éventuellement un commentaire. Puis plus rien ou si peu. Parce que c’est la vie. Parce qu’on s’est aimés et que maintenant, on s’apprécie. Voire on s’indiffère. Parce qu’on n’a pas le temps et que le temps qu’on a, on a plus envie de le passer avec notre nouvelle conquête. Parce qu’au fond, maintenant que le temps a passé et qu’on n’a plus trop d’amis communs, on ne sait plus bien quoi se dire.

Parce que c’est fini. Tout simplement.

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Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Je suis une fille paradoxale : si un film ou une série fait l’unanimité, j’ai juste pas envie de le voir alors que si c’est un livre, je cours l’acheter. Enfin, ça dépend, je me précipite pas acheter les best sellers de type Musso, Lévy ou la saga Twilight (même par curiosité, j’ai pas réussi à m’y mettre à celui là).

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J’ai donc piqué « Le mec de la tombe d’à côté » à ma maman qui m’avait prévenue « j’ai pas aimé, j’ai trouvé ça vulgaire ». Bien, bien, bien… Bon, avec maman, on a un peu les mêmes goûts en matière de bouquin mais je me laisse pas influencer. Et bien je vous le donne en mille : elle avait raison. En fait, c’est pas tellement sa vulgarité que son insipidité totale qui m’a ennuyée. J’ai même réussi l’exploit de m’endormir à deux pages de la fin… Je me suis réveillée 4h plus tard.

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L’histoire : une jeune veuve se rend quotidiennement au cimetière rendre visite à la tombe de son mari. À côté, un homme vient entretenir la tombe de sa mère. Au début, ils se méprisent quand soudain, à la faveur d’un quiproquo, ils se mettent à se désirer l’un l’autre. Démarré alors une liaison que nous appellerons « L’amour est dans le pré suédois ». Manque que Karine Lemarchand et James Blunt. Bref, la citadine et le fermier s’envoient en l’air et se rendent compte que c’est tout ce qu’ils ont en commun. D’où ces magnifiques dialogues de type « alors, tu vas m’apprendre à traire les vaches, hihi… » »Ouais, tiens, j’ai un pis rien que pour toi ».

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La vulgarité donc. Le problème n’est pas tant que nos héros s’envoient en l’air, le truc, c’est que les dialogues coquins comme celui reproduit plus hauts me paraissent déplacés. Non que ce soit choquant (il lui a pas dit non plus « viens traire ma bite »), juste que ça sert à rien en fait. Ça fait un peu : tiens, mettons un dialogue pour mettre 4 lignes de plus et dire comprendre qu’ils vont s’envoyer en l’air. Je sais pas, ça sonne faux, ça fait juste vulgaire et pas du tout excitant… Bref. Ce livre donne la sensation d’une histoire de cul mais sans cul assumé, finalement.

Couple

Et que dire des personnages ? Lui m’a paru sympathique, complément dépressif, une vie tellement merdique que tu te demandes comment il est pas encore allé se balancer sous les roues de son tracteur. Mais doté d’une certaine droiture. Elle, par contre… Bon, déjà, c’est terrible mais le côté « une fille fade, maigre, toujours de beige vêtue », j’ai pas pu m’empêcher d’imaginer Audrey Tautou dans le rôle et je ne la supporte pas. Du coup, ça m’a rendue l’héroïne antipathique mais avais-je besoin de ça ? Elle n’aime personne au fond, prend son fermier de haut, fait la gueule pour rien. Une chieuse.

Audrey-Tautou

Bref une histoire d’amour sans amour, une histoire de cul sans cul assumé, une confrontation de deux univers vu et revu et une fin en eau de boudin qui fait un peu « Heu, je… Oh Ben tiens, il me reste 10 pages pour conclure, je te bâcle ça et je pars en vacances ! »

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Mais je suis pas têtue : j’ai acheté un autre livre de Katarina Mazetti et dès que j’ai fini Glacé de Bernard Minier puis le volume 2 de l’intégrale de Game of thrones (j’ai peur qu’on me spoile), je m’y mets.

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T’as pris ta pilule, mon chéri ?

Aujourd’hui, dans le cadre de l’éternel débat sur l’égalité homme-femme, je vous propose une réflexion sur la nouvelle pilule contraceptive masculine en cours de création. Une fois de plus, je suis sidérante de réactivité.

Topo : des scientifiques ont trouvé une molécule qui bloque la fabrication de sperme chez le rat sans que ça n’inhibe la production des hormones mâles. Une fois le traitement arrêté, il retrouve sa fertilité au bout d’une petite poignée de mois. Wahou, me dis-je, la contraception ne sera plus simplement une affaire de femmes.

Naïve moi. Ces messieurs sont un peu gênés parce que bon, ça marche chez les rats, ok, mais est-ce que ça va pas avoir d’autres effets sur l’homme. Du genre quand même nuire à la production de testostérone et donc leur faire perdre poils et voix grave. On attenterait pas un peu à leur virilité ?

Laissez-moi rire. J’ai pris la pilule pendant 4 ans et demi, une micro dosée. Durant cette période, j’étais plus gorgée d’eau qu’une éponge et ma libido en dessous de zéro. Tu veux qu’on s’envoie en l’air ? Oui boah, si tu veux, fais-toi plaiz… Et encore, moi, j’ai pas trop à me plaindre, les effets secondaires étaient plutôt limités. Je suppose que la femme est destinée à souffrir, on se tape bien des crampes de bide tous les mois, on va pas pleurer sur quelques effets secondaires, hein…

Et puis après tout, c’est dans notre ventre que ça se passe, c’est à nous de faire attention. Dans tu invites des gens chez toi, c’est à toi de leur imposer quelques règles pour que tout reste en l’état et si y a de la casse, c’est à toi de gérer. Fallait pas l’inviter comme qui disait…

Oui mais non, c’est trop facile. A la base, un foetus, c’est la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule (les vingtenaires, le blog premier sur les cours de reproduction), y a donc 50% toi, 50% moi. Alors oui, la magie de la vie se déroule dans mon ventre mais ça ne concerne pas que moi, on était deux dans l’histoire, non ? Facile de s’en laver les mains d’un “mais elle disait prendre la pilule!”. Et toi, mon ami, qu’as-tu fait pour empêcher le petit spermato de se lancer dans une chevauchée fantastique ? Hein ? Hein ? Mais bon, tu t’en fous. Pour peu que tu sois un peu connard, il te suffit de ne plus répondre aux mails ou coups de fils et tu es débarrassé de cette histoire.

Bref, les levers de boucliers face à ce contraceptif masculin nous rappellent encore et toujours que la contraception et les douleurs de la reproduction restent typiquement féminines. S’est-on déjà indigné des effets des hormones féminines sur la femme ? Non mais c’est normal, elle avait qu’à pas avoir d’utérus pour commencer…

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Le roi est mort, vive la thune

Saviez-vous que Michael Jackson est mort ? Et bien voilà, The King of pop est décédé à 50 ans, usé jusqu’à la corde. La célébrité est toujours beaucoup moins dorée en vrai que ce qu’on imagine, finalement. Bref, Michael est mort, c’est triste pour sa famille et en particulier pour ses gosses qui vont faire l’objet de moult disputes puisque leur mère biologique a déjà déclaré que Michael n’en était pas le père. Au secours !


Et là, on découvre que beaucoup ont tout compris au système. Parlons d’abord de cette agence de comm qui, à peine le corps refroidi, a organisé un Moonwalk géant à Paris. Qu’on ait envie de rendre hommage au King, à la limite, pourquoi pas, ce n’est pas du tout mon trip mais bon, ça ne tue personne. Mais qu’une agence de comm l’organise en son nom là, déjà, ça me dérange un peu plus. J’imagine tout à fait la réunion du vendredi matin : « oh merde, Michael Jackson est mort !

– Vite, organisons un happening ! Genre un moonwalk géant dans la rue. Vite, Gérald (le créa), prépare nous une maquette avec Greg (le graphiste), faut profiter du buzz ! »

Oh, c’est facile de taper sur cette agence dont je ne retrouve même pas le nom, ce qui tendrait à prouver que le coup de pub a foiré. Ca n’aurait pas été elle, ça aurait été une autre. Et tant que j’y suis, parlons aussi brièvement de cette newsletter reçue sur ma boîte mail de façon intempestive (comme pas mal de newsletter, ça m’énerve un peu…) du magasin de sextoy Dreamstore intitulée « les vraies raisons du crash » (semaine du crash de l’AF447) et quand on ouvre : « la façon la plus sûre de s’envoyer en l’air » avec liste de sextoys. Laissez moi sortir, je vais vomir et je ne suis pas la seule.


Mais revenons à Michael, sa mort est limite un cas d’école du décès business. Déjà, sa famille se cache derrière des mouchoirs pour préparer ses petits calculs et le patriarche Jackson, Joe, qu’on soupçonne de n’avoir pas été le père idéal au vu de l’équilibre de ses enfants (Michael et Latoya, ravagés par la chirurgie esthétique, Janet qui prend/perd 20 kg tous les deux jours et n’a plus son nez d’origine non plus, je crois que Germaine a eu quelques soucis de drogue mais je ne suis point sûre) se place particulièrement en vue. Ca tombe plutôt mal, il semblerait que son fils l’ait déshérité mais bon, de la rumeur à la réalité, on ne sait plus bien. Parce que là, c’est le ballet des fantômes qui démarre : le petit qui déclarait il y a 15 ans que Michael l’avait violé dit qu’en fait, il avait menti (ce qui me surprend en terme de révélation, j’avais déjà lu ça y a une bonne dizaine d’années, comme quoi son père l’avait hypnotisé pour qu’il raconte tout ça), la mère de ses deux aînés déclare que les petits ne sont pas les siens. Puis on enchaîne : on va faire payer les funérailles et puis on va sortir un DVD ultra méga collector que la mort qui tue (c’est bien le cas de le dire) des répétitions de sa dernière tournée qu’il n’a pas faite, puisqu’il est mort, donc.


Et ça continue : M6 donne un supra concert hommage de chai pas quoi, me souffle-t-on dans l’oreille. Ah, apparemment, c’est la rediffusion mondiale de son enterrement. Oui, il est vrai qu’être une superstar interdit toute intimité. Tu as vécu à la lumière, tu mourras tout pareil.


Au fond, Michael, s’il y a quelque chose après la mort et que tu m’entends dans tout ce brouhaha, je te plains. Ca doit être moche à voir ses proches se déchirer notre dépouille pour quelques milliers de dollars de plus. Au fond, voilà le vrai drame de toute ta vie : tu étais entouré de charognards de la pire espèce. On est tous en train de capitaliser sur ta mort, tes CD se vendent comme des petits pains, ton futur DVD sera collector, des petits malins vendent leur place pour ton concert qui n’aura jamais lieu, flairant l’objet collector. Tout le monde te pleure mais finalement, ta mort fera des heureux. Dégueulasse, hein ?


Sur ce, je vais acheter des goodies Johnny, des fois qu’il décède avant son concert du 14 juillet. Ah ouais mais apparemment, c’est un concert gratuit, zuuuuuuuuut, y aura aucun billet collector.

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Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

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Dis, on est ensemble ?

Par Jane

Once upon a time, les choses étaient simples. Très simples. Un garçon séduisait une fille (ou l’inverse), réussissait un rapprochement allant jusqu’à l’horizontale, et hop, on considérait qu’ils étaient ensemble. C’était clair et limpide, personne ne se posait de questions. C’était il y a longtemps, du côté de mes 18 ans. Bon, ok, à 18 ans, les moments les plus torrides de ma vie se bornaient à mélanger ma salive avec un jeune homme. Mais n’empêche. Aujourd’hui, c’est l’article « théorie foireuse ».

Dans un grand moment de nostalgie de Sex and the City, je regarde la saison 1. La rencontre de Carrie avec Big, le début de leur histoire… Et le jour où elle se rend compte qu’un business dinner n’a pas le même sens pour elle que pour lui. En gros, le jour où elle découvre que tant que tu n’as pas parlé d’exclusivité, tu es libre. Enfin il est libre de chercher ailleurs.

Comment est-on passé du stade « on se voit, ça veut dire qu’on est ensemble » au stade « tant qu’on n’a pas mis les choses clairement au point, ça veut dire qu’on est libres comme l’air »?

Il y a quelques temps, cette dernière affirmation m’aurait fait hurler. Et maintenant, beaucoup moins. La preuve, je suis une fervente militante du « t’es célibataire » quand Nina se pose des questions sur le type de relation qu’elle entretient avec Gabriel (là, je pourrais vous exposer mes arguments, mais après on va dire que je cherche à rallier les lecteurs à mon point de vue, ce qui est évidemment faux, étant donné que j’ai raison, je n’ai même pas besoin de tenter de convaincre qui que ce soit) Disons que je m’adapte à la situation.

Petit exemple concret: période de célibat, gentil papillonnage pour passer le temps, et pas forcément envie de se relancer dans quelque chose de sérieux tout de suite (parce que même si pas tous des connards, on peut quand même très bien vivre sans se prendre la tête, si si)

Ca vous rappelle quelqu’un? Moi, j’vois vraiment pas qui…

Le papillonnage permet donc de passer d’agréable moments en charmante compagnie avec un jeune homme qui vous empêchera de devenir l’archétype de la nana mal baisée. Sans pour autant s’enfermer dans une relation « officielle ». Tant que ce n’est qu’un seul, tout se passe bien. Mais quand, éventuellement, sur un malentendu, il y a possibilité de… Que faut-il faire? Comment ne pas commettre un
impair? Comment gérer la crise (si crise il y a)?

S’il existait une solution miracle, ça se saurait. Chaque cas est différent etc etc, oui, on sait, mais ça ne nous aide pas. Faut-il être honnête? Euh, vous vous imaginez, vous, dire à Robert que tiens, au fait, pendant que j’y pense, je vois Marcel de temps en temps, on s’envoie en l’air, rien de bien grave, voilà, c’était juste histoire d’avoir quelque chose à dire, sinon, ça a été ton week-end? D’un autre côté, nier en bloc n’est pas très classe. La femme des années 00 est classe et glamour, assume sa sexualité, donc voilà, on ne ment pas. On change de sujet. Avec classe et
glamour.
Mais parfois, c’est pas mal de savoir ce qu’il se passe de l’autre côté. Juste pour être au courant. Histoire de savoir si tout le monde est sur la même longueur d’onde. Oui, ça aide. Parce que quand on considère que Maurice est un charmant jeune homme avec qui on aime bien passer du temps, point barre, ça serait bête que lui pense de son côté qu’on est la femme de sa vie (même si concrètement, effectivement, on est parfaite, comment pourrait-il ne pas succomber?)
Mais aborder le sujet est périlleux, parce que le flou artistique est parfois préférable. Après, y a plus le choix, faut assumer. Soit tout le monde est d’accord, on se voit sans se poser trop de questions et sans se promettre quoique ce soit, et advienne que pourra. On peut même avoir envie finalement d’officialiser la chose (je rappelle à titre purement informatif qu’un plan cul avec exclusivité ne peut plus être appelé un plan cul, c’est une façon soft de dire « Chéri tu es à moi ») Soit il y a désaccord, et là, c’est plus difficile à négocier pour la suite. Parce qu’Hubert, pour qui nous incarnions la perfection faite femme, il pourrait mal le prendre qu’on lui avoue qu’on voit parfois René et Auguste (oui, Louis, c’est fini, ça demandait trop d’organisation au final tu comprends…)

Finalement, c’était plus simple avant…

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Ca me foot le cafard

On doit en être à peu près à J-15, je crois. Enfin, j’avoue que je n’en sais rien et je m’en tape royalement. Mais voilà, le foot est partout et le mondial de foot commence petit à petit à s’insinuer dans nos vies. Et j’en ai déjà assez.

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Avant de commencer, un petit point : je ne suis pas fan de foot. Ce n’est pas mon sport préféré, je regarde quasiment jamais aucun match mais je peux comprendre que certains aiment, c’est un sport comme un autre. Après tout, moi, j’aime bien le rugby, chacun ses goûts. Je ne conteste pas non plus le fait que le foot soit le sport préféré des Français et je ne m’insurge pas contre. Là ne sera pas le propos de ce billet. Ce qui me saoule, par contre, c’est le gavage médiatique qu’on commence à nous imposer.

 

Déjà, ça commence par la pub. Coca nous a gratifié d’une pub hallucinante où tout le monde s’aime grâce à un but de l’équipe de France, y compris le mari et l’amant caché dans le placard. Trop fort le foot ! Mais la pub hallucinante, c’est celle de je sais plus qui (CanalSat, je crois) où un couple met le match en pause pour s’envoyer en l’air et à peine la brouette consommée, ils rallument aussi sec. Alors, moi, un mec qui part mater un match de foot alors que je récupère de mon orgasme (en espérant que j’en ai eu un, ça me consolera de coucher avec un goujat pareil), il est pas prêt de me retoucher. Non mais ça va, oui ?

 

Donc à partir du 9 juin (selon Omar et Fred), c’est parti. Enfin, je dis ça mais ça commence déjà à truster les premières places au JT. M. Domenech annonce la liste des 23 ? Mais que la Terre s’arrête de tourner, plus rien n’a d’importance ! Il ose faire des déclarations que pour les abonnés SFR ? Mais quel scandale, Clearstream, à côté, c’est du pipi de chat ! Zidane annonce sa retraite ? Mettons les drapeaux en berne. Par contre, Lizarazu, il est mauvais en comm : annoncer sa retraite juste après l’annonce de Zidane, forcément, tout le monde s’en fout. Et pendant les prochaines semaines, les politiques vont pouvoir faire leur beurre dans leur coin, personne ne dira rien. Peu importe ce qu’il se passera, les journaux étaleront en une les exploits des Bleus… Si tant est qu’ils brillent parce qu’au vu de leurs derniers résultats, je suis pas sûre. Mais bon, je suis pas une spécialiste mais Barthez et Zidane, ils commencent à dater quand même et j’avoue que je ne trouve pas ça juste qu’on ne laisse pas la place aux jeunes.

 

D’ailleurs le foot n’est-il pas le reflet de notre société ? On préfère les valeurs descendantes que la fraîcheur de la jeunesse ? Non, là, je plaisante. Mais le foot
reste un phénomène passionnant, qu’on s’y intéresse ou pas. Pendant une poignée de semaines, 36 nations vont s’affronter. C’est étonnant comme le patriotisme aujourd’hui passe par le sport, je crois qu’on n’est jamais aussi fiers d’être français que quand Thierry Henry plante un but. Même moi qui n’aime pas le foot, j’ai regardé un peu la coupe du Monde de 98. D’ailleurs, j’ai une anecdote marrante sur le sujet. Lors d’un match de l’équipe de France qui s’est terminée par des tirs au but (contre l’Italie, je crois, mais je sais plus à quel moment de la compétition nous étions), je regardais le match avec ma sœur et ma grand-mère qui vivait chez nous, à l’époque. Premier tir au but de l’équipe de France, marqué. L’image est repassée au ralenti et là, ma grand-mère se tape dans les mains : « et de deux ! ». Avec ma sœur, on explose de rire avant de lui expliquer : « mais non, mamie, c’est le même ! ». Bref. J’avoue que je ne suis pas une dingue de l’équipe de France, je n’ai pas de favoris donc peut importe qui gagne ou perd. Ce qui m’agace, c’est d’ériger l’équipe de France en modèle de la France black blanc beur et comme un modèle d’intégration. Je m’explique.

 

Quand on parle de Zidane ou d’Anelka, à l’époque, on disait : « ouais, c’est des jeunes de la cité qui ont réussi, comme quoi, c’est possible de s’intégrer quand on est issu de l’immigration », blablabla. Alors voilà, les gamins dans les cités, au lieu de nous emmerder, qu’ils jouent au foot, ils atteindront le sommet. Ils sont tous de potentiels Zidane (et au pire, s’ils sont nuls, ils peuvent tenter de devenir le nouveau Jamel). Non mais comment on peut dire une chose pareille ? Combien de jeunes peuvent utiliser le foot pour s’en sortir ? Combien d’appelés pour peu d’élus ? Est-ce responsable de dire ça aux gamins ? Non, je ne le pense pas. Je ne nie pas le côté sociabilisateur du foot, après tout pourquoi pas ? En jouant au foot, les jeunes intègrent des règles, apprennent à vivre en communauté et évacuent leur agressivité dans un affrontement sain. Oui, pourquoi pas. Mais de là à dire à ces jeunes que le foot est un superbe ascenseur social, faut arrêter les conneries.

 

Et pourtant, on va y avoir droit, je vous le dis. Pour peu que la France gagne (mouahahah !), on va avoir droit pendant une bonne quinzaine de jours à l’hagiographie de M. Zidane, fils d’immigré qui a grandi dans une cité phocéenne et devenu aujourd’hui un héros de la nation, tatatan ! Bon, c’est très bien pour lui mais les politiques n’ont-ils pas honte de mettre cet exemple, carrément exceptionnel, pour montrer que l’intégration, ça existe ? Pour résoudre la crise des banlieues, on offrira aux gamins des ballons et des crampons et la vie sera belle. Mais le foot n’est pas une solution miracle, ce n’est qu’un sport…

 

Dieu merci, j’ai la saison 4 de Six feet under à mater, ça m’aidera à passer ce foutu mois de mondial.

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