Pourquoi la drague de rue fait chier

Et que vous seriez fort aimables d’arrêter de nous faire subir ça, bordel à queue. J’en ai déjà parlé sur mon blog quelques fois par le passé mais c’était y a longtemps et j’aime à me répéter parfois car comme disait une ancienne collègue commerciale “répéter, c’est convaincre”. Donc on note : la drague de rue, c’est chiant. Et non, ça ne fait pas plaisir, désolée de vous l’apprendre.

Drague de rue

En 37 ans d’existence donc 25 avec des seins, j’ai réalisé un truc, mmmm, intéressant. Je ne me fais draguer que quand je dégage une certaine vulnérabilité. C’est quand je suis en jogging, quand je suis rêveuse et que j’ai baissé mes défenses. Et du coup, maintenant, quand un mec m’adresse la parole pour me draguer, je flippe “merde, j’ai l’air vulnérable”. Alors ouverture des épaules, technique de sophrologie du tigre et on repart. Car la drague de rue se caractérise par son manque de sincérité neuf fois sur dix.

Un homme importune une femme dans la rue pour la draguer

Reprenons. Je suis dans la rue et un mec vient m’aborder. Que sait-il de moi ? Je suis dans cette rue à ce moment donné et à priori, il doit me trouver un peu jolie (ou cherche juste à me rappeler à qui appartient la rue). Point. Et je trouve ça insultant autant pour moi que pour lui. Moi parce que manifestement, l’emballage est suffisant, on s’en fout du reste. Lui parce qu’il ne s’intéresse qu’à l’emballage. Si j’inverse les rôles, pourquoi j’irais draguer un inconnu. Il y a cet homme, bien joli, avec sa petite barbe, ses lunettes, son joli nez, tout ce que j’aime. Mais après ? D’abord, il peut être en couple donc soit il est fidèle et je l’ai juste dérangé pour rien, soit il a une meuf mais j’ai pas forcément prévu d’être sa maîtresse (dans l’hypothèse où il serait réceptif à ma demande). Mais ça, ce n’est qu’une donnée parmi tant d’autres. Peut-être que je vais lui parler à un moment où il est anxieux car il va à un entretien et se le répète dans sa tête. Peut-être est-il en colère. Peut-être est-il en train de tisser une jolie histoire dans sa tête dans laquelle je n’ai rien à faire, peut-être qu’il est triste car il a appris une mauvaise nouvelle… Je ne connais pas son état psychique et peut-être que je vais tomber au pire moment et qu’il n’a juste pas envie de subir ça juste parce qu’il est sorti de chez lui et que je l’ai trouvé fort appétissant. Mais ce n’est pas tout. Peut-être qu’il est raciste et/ou homophobe, peut-être qu’il est violent, peut-être qu’il est macho, peut-être qu’il a des passions dans la vie qui ne me parlent pas du tout, peut-être qu’il adore Hanouna et les anges de la téléréalité, peut-être qu’il écoute Jul en boucle chez lui, peut-être qu’il ne boit pas d’alcool… (c’est pas un défaut ça mais on risque d’avoir un léger souci de compatibilité). Ce que j’aime chez un homme, c’est pas juste sa jolie frimousse et son petit cul frétillant, non. C’est un tout. Alors ce joli garçon, au pire, je le prends en photo mentale et je m’en servirai pour l’un ou l’autre de mes romans. Ou je l’oublierai parce que ce n’est pas très important.

Hernano Fuentes Sense 8 Alfonso Herrera

Ensuite, la drague dans la rue, ça me rappelle ma vulnérabilité, comme je disais. Ça me rappelle ma période de journaliste en plein micro-trottoir. Lors de mon premier micro-trottoir, je me jetais à la tête de tout le monde avec un taux de réussite très bas. Alors j’ai changé mon fusil d’épaule et j’ai pris des gens immobiles : ceux qui attendent, ceux qui rêvent, ceux qui traînent… Bref, ceux qui sont peu attentifs et n’oseront me dire non car ils ne sont pas en action. Une femme l’avait souligné lors de la vidéo indigne de Guillaume Pley en mode PUA “abuser de la confiance des femmes pour les embrasser de force”, vous savez, le “je peux te poser trois questions ?”, cette femme avait relevé que les femmes abordées étaient soient assises soit au distributeur automatique donc pas en position de s’enfuir… donc en position de vulnérabilité.

Draguer dans la rue

Et puis, ça me rappelle assez méchamment que dans la rue, je suis pas dans mon espace, j’en ai déjà parlé. En gros, je pénètre un univers masculin, je suis priée d’être disponible, souriante et polie sinon, j’aurai droit à ma petite insulte.

Des hommes matent une femme qui passe

Mais surtout, le point chiant de la drague de rue, c’est le non. Jean-Michel dragueur décide de m’aborder, je lui indique que je suis pas intéressée (quand j’entends, je suis devenue une ninja du j’entends pas…) mais pas de bol, je suis tombée sur la version lourde qui veut savoir pourquoi je ne veux pas aller boire un café avec lui. T’as déjà un mec ? Pas grave, je suis pas jaloux, mouarfffff ! Tu vas bosser ? Ben donne ton numéro, je t’appelle et on se voit après ! Je vous jure, c’est insupportable. Parce que le coup du petit copain, ça m’est arrivé de le sortir en période de célibat par politesse. Parce que oui, j’ai pas forcément envie de dire cash au mec que sa gueule me revient pas et que j’ai pas envie de prolonger cette conversation, merci, au revoir. C’est quand même pas dur à piger, il me semble. “Oui mais si le mec était beau, tu dirais pas ça…”. Non, un mec qui me colle et me saoule, je vois pas trop comment je pourrais le trouver autrement que flippant, en fait…

Krysten Ritter - Jessica Jones

Bref, vous trouvez une femme bien mignonne dans la rue et vous pensez que c’est la mère de vos futurs enfants ? C’est votre droit. Elle vous envoie quelques regards invitant à la conversation ? Vous pouvez lui répondre. Sinon, foutez-nous la paix. Parce que si vous avez le droit de nous trouver jolie, nous avons le droit de ne pas être intéressées et de ne pas prendre d’insultes pour ça ou de devoir se justifier pendant dix bonnes minutes alors qu’on a franchement autre chose à faire. Même si on n’a rien à faire, d’ailleurs, ce sera quoi qu’il en soit plus sympa que de commencer à flipper parce qu’un mec nous colle et qu’on ne sait pas s’il va pas finir par nous agresser parce qu’on n’a pas envie de lui.

Femme agressée dans la rue

Et pour les chouineurs qui comprennent pas la différence entre jeu de séduction et harcèlement, le projet crocodile vous expliquera ça très bien, hop !

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Et si pour le 08 mars, on laissait les femmes parler ?

Ceux qui me suivent sur Twitter (et un peu ici aussi) le savent : je suis certainement ce qu’on appelle péjorativement une Social Justice Warrior, à savoir que j’ai l’air de me mêler de toutes les causes. Alors oui mais non, mes intentions sont toujours les mêmes, la même je dirais même : peu importe quel est ton sexe (de naissance ou non), ton âge, ta couleur, ton orientation sexuelle ou ton histoire, tu dois avoir les mêmes chances que ton voisin. Et rien que ça, ça te donne matière à t’énerver 2 à 3 fois par jour minimum. Et notamment sur le féminisme, la cause ennemie de beaucoup de gens qui ne savent jamais de quoi ils parlent. Et en ce 08 mars, on va vous demandez une chose, une petite chose à vous les hommes : fermez-là.

Le 08 mars : Homme baillonné pour laisser parler la femme

“Et mais attends, dit l’homme, moi aussi, je suis féministe, moi aussi, j’ai des trucs à dire”. Non, tu te tais. Déjà, tu ne peux pas être féministe, tu peux être allié. Parce que tu auras beau nous écouter (déjà, ça n’arrive pas souvent tellement les hommes sont toujours pressés de prendre la parole pour donner LEUR avis), tu ne sauras jamais ce que c’est que d’être une femme, réellement. Tu pourras lire des tumblr qui te mettent sous le nez ce qu’on vit au quotidien (paye ta shnek, paye ta blouse, paye ta robe, paye ta bulle, paye ta fac, paye ton taf, paye ton couple, chaire collaboratrice, conseil aux féministes, je connais un violeur… et d’autres qui ne sont pas arrivés jusqu’à moi), tu ne le vis pas, tu peux au mieux imaginer. Et vu ta propension à nous dire qu’on exagère, j’ai la sensation que tu as l’imagination défaillante, mon cher ami. En tant que femme, j’essaie de ne pas croiser le regard de mecs qui me matent avec insistance en espérant que ça va les décourager. En tant que femme, j’ai toujours le réflexe de regretter ma tenue si je me fais reluquer de trop près alors que *bordel* j’ai encore le droit de m’habiller comme je veux, je dois subir des tentatives de drague bien lourdes dans le milieu professionnel et si tu te rebiffes, c’est toi la conne sans humour. En tant que femme, je scrute toujours les gens derrière moi si dans des lieux de foules, je sens quelque chose contre mes fesses. En tant que femme, je me prends des réflexions si j’ose mettre un orteil sur un domaine soit-disant masculin. En tant que femme, tout ce qui se passe ou non dans mon utérus semble être soumis à libre discussion. En tant que femme, même si je serai naturellement moins bien payée qu’un homme, on hésitera à me faire progresser dans la hiérarchie rapport à mon utérus, toujours. En tant que femme, si je suis battue ou violée, on remettra ma parole en cause, on se dira que je l’ai sans doute bien cherchée, peut-être même que je mens. Je serai traitée de salope dès que j’ouvrirai la bouche, menacée de viol si j’insiste. Mon corps devra correspondre à certains canons sinon je ne vaudrait rien. Et encore, là, c’est juste une petite liste, y en aurait encore tant et plus.

Nicky Minaj, élégante pour la Fashion Week

Si un jour je me lance dans un show type effeuillage, ce sera trop ma tenue

Ca, voilà, c’est un peu notre quotidien. Nos souffrances, sans cesse niées d’ailleurs sous prétexte qu’on exagérerait quand même voire que “hihi, c’est agréable de se faire draguer quand même”. Franchement, non. Et c’est la même pour toute lutte d’une minorité « contre » une majorité. Je ne suis pas militante anti raciste ou pro LGBT, je suis une alliée de ces causes. Je ne prends pas la parole dessus, je la relaie. Parce que j’ai beau avoir l’imagination fertile, je ne sais pas. Parce que je tombe encore des nues quand je découvre qu’un mec s’est fait défoncer la gueule juste parce qu’il avait tenu la main de son petit ami dans la rue, qu’une jeune lesbienne a été violée par son père qui voulait lui prouver que c’était meilleur avec les hommes, que j’apprends que la discrimination à l’embauche des personnes racisées continue encore et toujours, qu’on continue les Blackfaces en 2017 et on envisage d’appeler un bar “le bal nègre” sans bien voir le problème. Que je ne saurai jamais ce que c’est d’entendre des gens commenter ta coupe de cheveux et que si tu les laisses naturels, on va te dire que ça fait négligé… Je ne connais pas les vexations quotidiennes, les petites réflexions tellement routinières qu’on ne prend plus le temps de les dénoncer, on fait avec en se disant qu’il y en a marre. Je sais que tout cela, je ne le saurai jamais, je ne peux que comprendre et faire preuve d’empathie. Donc je n’ai pas à imposer ma vision des choses, de la lutte, des priorités, je n’ai pas à dicter un agenda des actions à mener à ces personnes là.

Affiche black feminism

ET POURTANT ! Les non minoritaires ont, pour la majorité, un besoin viscéral de s’en mêler. Les mecs, on n’a juste pas besoin de vous. On a besoin d’alliés, pas de guides ou de prophètes. C’est hallucinant comme les majorités veulent toujours se mêler des combats en prenant la parole, surtout quand on leur demande de ne pas le faire. Si vous saviez comment les féministes ont été alpaguées sur le sujet depuis une semaine… Regardez : dès qu’une réunion non mixte ou sans blancs est organisée, c’est l”indignation… Alors que les mecs, tu ne leur aurais pas dit de ne pas venir, ils ne l’auraient juste pas fait d’eux-mêmes. Et je sais que certains sont animés des meilleures intentions mais quand on est élevé dans une société où on vous apprend que seul l’Homme blanc peut diriger, que seule sa voix porte et est légitime, ça donne des manterruptions toutes les deux minutes et des mecs qui se posent en leaders de mouvements qui ne les regardent même pas.

Féminisme : ne me libère pas, je m'en charge

Alors s’il vous plaît, demain, pendant juste une journée, taisez-vous et laissez-nous parler.

Merci

 

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Le débat a-t-il pour réel objectif de faire changer d’avis l’autre ?

De temps en temps, je me lance dans un débat sur Twitter : des échanges d’arguments ponctués d’attaques sur mon ouverture d’esprit et quelques noms d’oiseaux en prime. J’en ressors parfois lessivée et certains me disent “non mais tu ne le feras pas changer d’avis, laisse tomber”. Non. Parce que c’est pas forcément elle ou lui que je vise mais ceux qui lisent l’échange en silence et pourraient être touchés par certains arguments.

chatrier-loges-vides-tennis

Un soir de 2012, deux hommes engoncés dans un costume débattent sous l’oeil torve d’un homme et d’une femme qui balancent aléatoirement des timings. A droite, Nicolas Sarkozy, à “gauche”, François Hollande. Les deux se balancent chiffres, promesses et punchlines sur des sujets lancés par les deux arbitres qui ne servent pas qu’à donner l’heure. Nous voici au coeur du débat d’idées de la Ve République, le fameux débat présidentiel d’entre deux tours qu’on regarde pour… se laisser convaincre ? J’aimerais avoir une étude précise sur la réelle influence du débat d’entre deux tours sur le résultat final… J’en étais restée à environ 10% de l’électorat qui est indécis et qui peut être conquis lors de cette grande cérémonie mais est-ce toujours le cas ? Bref, ça échange, ça débat, ça s’indigne et à la fin, chacun reste campé sur ses positions… Ca vous étonne ? Bien sûr que non, imaginez la scène “Mais… mais vous avez raison en fait. Mais oui, vous venez de m’ouvrir les yeux ! Bah écoutez, vu que vous êtes dans le vrai, j’invite tout le monde à voter pour vous.” Non, non, soyons sérieux deux minutes. Mais alors du coup, pourquoi débattre vu que personne ne lâchera le morceau ?

le débat télévisé de la présidentielle

Parce qu’on ne cherche pas à convaincre son contradicteur direct mais bien l’audience passive. Déjà, admettons assez facilement qu’il est difficile de faire admettre à quelqu’un ses torts en public. Je pense pouvoir plaider coupable, ce moment où tu sais que l’autre a raison mais ça t’arrache la gueule de l’admettre. Mais il y a aussi les autres, ceux qui te répètent en boucle les trois mêmes arguments foireux que tu entreprends de démonter à grand coup d’articles (écrits par d’autres) ou de vidéos qui expliquent en long, large et travers les quelques notions que tu balances de ci de là genre, au hasard, l’humour oppressif (humour oppressif, humour oppressif, humour oppressif, voici mes références habituelles, n’hésitez pas à m’en balancer d’autres au besoin). T’as beau expliquer, gentiment ou plus “énergiquement” le pourquoi de ta colère, tu butes systématiquement sur un mur de “mais je dis ce que je veux”, “j’ai encore le droit d’avoir mon opinion”, “mais moi, je connais quelqu’un qui prouve le contraire de ce que tu dis” (selon la grande loi qui dit qu’une seule exception dans ton entourage nique l’ensemble du travail des statisticiens et sociologues, t’séééé), “moi ça me fait rire, donc c’est drôle”, “ah Coluche et Desproges seraient bien malheureux aujourd’hui”, “on ne peut plus rire de rien” “oh, ça va les minorités, hein !”, “t’es qui pour me juger d’abord ?”, « c’est la liberté d’expression ! » « t’es pas Charlie, toi ! ». Bref, vous avez beau tenter différentes techniques, c’est le bide.

Hé oui, des fois, ça démange un peu de choper l'adresse du crétin qui s'entête pour aller lui en donner une

Hé oui, des fois, ça démange un peu de choper l’adresse du crétin qui s’entête pour aller lui en donner une

Et ce n’est pas grave. Parce que pendant que vous croisez fermement le fer avec Jean Connard (ou Jeanne Connasse), il y a Jean Naïf (Jeanne Naïve) ou Jean-ne “je n’avais pas d’opinion sur le sujet mais à présent que je te lis, j’ouvre les yeux” qui suit l’échange en silence. Et si vous avez bien argumenté, c’est celui là que vous allez convaincre. Si j’en reviens à mon cas personnel, j’ai appris énormément de choses en suivant des débats dans lesquels je n’étais pas impliquée, parfois par manque d’opinion, parfois parce que j’arrivais deux heures après la bataille. Prenons, au hasard, le débat sur le “mademoiselle” que les féministes ont souhaité supprimer des formulaires. Ma première réaction fut à peu près : “mouiiiiiiii ?”. Soit “heu ben appelez moi madame ou mademoiselle, peut me chaut”. Puis j’ai lu des échanges, parfois acerbes, entre celleux qui défendaient cette proposition et ceux qui s’indignaient parce que… ben, c’était soit par coquetterie (“hihi, j’aime qu’on m’appelle mademoiselle, c’est une façon subtile de me draguer, hihi”) et les “mais y a plus important comme combat, putain !” J’ai donc aussi réalisé à quel point les gens qui se foutaient des combats féministes étaient par contre très préoccupé par leur liste des priorités… Parce que c’est bien connu que les féministes sont un bloc monolithe qui ne peut prendre les problèmes que les uns à la suite des autres. Bref, d’un sujet sur lequel je n’avais pas grand avis, je me suis mise à défendre la suppression du “mademoiselle” dans les formulaires car j’ai compris en lisant des argumentaires qui ne m’étaient pas adressés en quoi, effectivement, c’était problématique. Je prends cet exemple mais je pense que ma conscience féministo-gauchiste (et surtout le fait que j’assume l’être, nous en reparlerons) s’est construite grâce à ses débats qui fleurissaient sur ma timeline, sur Twitter ou Facebook.

jeune fille lit sur un écran portable

Alors échange avec Jean-Connard, balance des arguments et tes liens et une fois que tu as bien tout étayé, pars la tête haute, un petit coup pour balancer tes cheveux avec classe par dessus l’épaule (comme c’est virtuel, tu peux le faire même si tu n’as pas de cheveux) et adresse un clin d’oeil complice à celui ou celle qui te lit sans savoir et qui sera convaincu. Limite, sois un troll et quitte Jean-Connard en le remerciant de t’avoir permis d’argumenter et de gagner de nouvelles personnes à ta cause.

Rihanna double doigt d'honneur clip we found love

PO PO PO !!!

Ah oui, je vais faire ça la prochaine fois. Délicieux !

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Dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu es

Depuis 2 ans et demi, je fréquente twitter de façon plus ou moins assidue. En fait, pas tant que ça, je n’ai qu’un petit compte, je poste 4 ou 5 messages par jour. Et pourtant le média est fascinant d’un point de vue sociologique et sans doute psychologique.

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Pour les non pratiquants, j’explique : Twitter est un système de micro blogging en 140 caractères. Juste 140 caractères, un sms en fait 160 pour comparer. C’est court, bref, percutant, un véritable exercice de style. Et c’est là que c’est fascinant : voir quelle image les gens donnent d’eux. Veulent-ils passer pour des cultivés ? Ils donneront brièvement leur avis sur un livre, un film, un disque du genre « le livre de Mona Ozouf est époustouflant, je vous le conseille à tous ! » ou un « Avatar, techniquement réussi mais scénaristiquement raté ». De la même façon, on peut mettre en avant des choses plus prosaïques : sa vie sexuelle (« J’ai baisé toute la nuit, j’ai la
chatte en feu »), son côté allumeuse-ingénue (« Oups, je suis en jupe et j’ai oublié ma culotte ! »), sa vie de teufeur (« en direct du Showcase, je suis bourré ! ») ou sa vie absolument passionnante (« je mange des sushis krokro bons »). Bref, dis moi ce que tu twittes, je te dirai qui tu veux être (car ça peut grave se la raconter, comme partout).

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J’exagère ? Voyons voir : 140 caractères, faut faire bref, percutant, concis, légèrement provocateur en espérant générer du RT ou retweet (une reprise de votre message par des membres de vos réseaux pour une diffusion plus étendue). Ca ne vous rappelle rien ? Moi, je suis obligée de voir une analogie avec un slogan publicitaire. Et que vend un slogan ? Un produit. Sur twitter, nous sommes des produits marketings définis par une série de slogan mettant en avant une ou plusieurs de nos qualités.

 
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Petite analyse des tweets des copines :

Badhairdays (Vicky) : Look « premier rencard/je descends les poubelles » selon Grazia, 3364,50€ http://bit.ly/6YEwPA. Sous entendu, je ne suis pas une fashion victim, j’ai un regard critique et moquons nous ensemble de ce look. Elle a raison, au passage, ce look est atroce, on dirait que la fille a un vieux sac sur la tête. Mais quelque part, je suis rassurée : en ce moment, je me fringue totalement n’importe comment et finalement, je suis pile à la mode.

So Long : oh no ! ma petite sieste d’une heure a finalement duré 3h…. suis à la bourre dans mon boulot maintenant #fail . Sous entendu
je suis épuisée par mes révisions, mes études, c’est pas aussi facile qu’on ne le croit mais malgré tout, je reste studieuse puisque malgré mon retard, je ne baisse pas les bras.

Shesapinklady (Pink Lady) : Bon, je pourrais lever mes fesses et faire quelques courses quand même… Sous entendu je suis une fille comme les autres, quand il pleut, je n’ai pas envie de sortir. Peut aussi s’interpréter par je n’ai rien à dire mais comme je m’ennuie, je traîne quand même ici.

Miss Blabla ( Tatiana) : va acheter ses billets pour le bresil #selapetegrave . Sous entendu, je suis tellement contente de partir au Brésil que j’en parle et je fais passer ça sur le compte de la prétention alors que j’en peux juste plus d’attendre le départ.

Virgo blog ( Lil Virgo) : L’avantage du China bus: quand on le rate on peut se faire manucurer pour patienter… Sous entendu en attendant mon bus et pendant que je me fais manucurer, je vous fais partager ma vie américaine parce que je sais que vous aimez ça.

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Bon, comme j’analyse celui de mes copines, forcément, ils sont gentils et mes commentaires aussi mais certains sont gratinés. Mes préférés ? Les faux subversifs, ceux qui diffusent du contenu hautement discutable juste pour faire office de poil à gratter. C’est au début rigolo, à la fin assez navrant. A une époque, il y avait une fille qui tweetait dès qu’elle se faisait draguer (pas toutes les 2 mn non plus), on finissait par se dire : si elle se sent obligée de signaler à tout le monde que oui, elle se fait draguer, c’est qu’elle doit n’avoir aucune confiance en elle sur le plan de la séduction.


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Hé oui, à force de trop insister sur un point, ça finit par faire douter. Si une lessive avait comme slogan « la lessive la plus meilleure du monde et de l’univers, élue 4 fois meilleur produit de l’année dans 15 pays et qui  la ve plus blanc que blanc, plus noir que noir et que ton linge sent encore meilleur que l’air pur des Alpes », on va dire que c’est lourd, très lourd. Et que tant de qualités dans une même lessive, ça finit par être suspect.

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Du coup, Twitter nous aide à mettre le doigt direct sur certaines névroses. Pratique, non ?

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Beauté froide vs beauté chaude

Partons du principe qu’ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d’entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l’article.


Pendant longtemps, j’ai rêvé d’être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l’univers mais n’ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l’idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à … à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l’inverse : je suis une beauté chaude.

Qu’entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l’effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j’étais légèrement à la bourre (j’ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d’un certain âge m’arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais… ».  Ca, c’est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler… Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C’est un fait.


Alors quelque part, c’est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j’ai l’air sympa et que j’ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m’intègre facilement dans n’importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j’ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l’amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n’osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l’excuse bidon) et un mec qui m’a dit que j’étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu’il se foutait de ma gueule (c’est lourd toutes ces parenthèses (mais j’aime bien)))), les gens viennent spontanément m’adresser la parole… y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.


Je n’ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n’est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu’être une beauté froide, c’est pas si drôle quand on n’est pas actrice, que les gens nous prennent d’abord en grippe en pensant qu’on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu’un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j’ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j’apprenne par cœur un plan de Paris, ça m’évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j’ai confondu des rues.

NB préventif : le SIDA, c’est mal, tu sais que c’est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.

NB : Non, plus rien, j’ai fini.

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Mes fesses ne sont pas un espace public

Hier, je vous avais promis un article sur le train aujourd’hui, le voici. Mais pas celui que j’avais prévu qui était la suite du cahier de vacances. Pas non plus un où je raconterais que le train est arrivé en retard parce que, curieusement, je n’ai eu aucun problème. Enfin, aucun problème avec le train.

Le voyage commence plutôt bien : train à l’heure et relativement désert pour un dimanche soir. A côté de la place qui m’est réservée dort une nana avachie qui déborde un peu de mon côté. C’est pas grave, en face, il y a une banquette de vide, je vais m’y installer. Je jette joyeusement mes affaires partout, fais coucou à papa-maman jusqu’à ce que le train parte. Il faudra que je fasse un jour un article sur ce moment un peu ridicule où tout le monde se fait coucou et que je me sens très gourdasse. A peine le train parti, un  gars de
type altermondialiste qui revient d’un festival (il y en a plein dans mon sud ouest en été) arrive et me signale qu’il est assis à côté de moi. Je le salue poliment et pousse tout mon barda en m’excusant puis je me plonge dans la lecture de mon roman tout en regardant dehors ce qu’il se passe.

A un moment, j’ai comme une sensation bizarre juste en dessous de la fesse droite, sur le haut de la cuisse, comme si j’étais assise sur quelque chose. Je réfléchis à ce que j’ai pu mettre dans ma poche, pensant de suite à mon portable mais non, il est dans mon sac. Bon, peu importe. Je retourne à ma lecture et là, j’entrevois quelque chose dans mon champ de vision : la main de mon voisin est légèrement glissée sous ma cuisse, c’est ça le truc. En fait, il est assis de biais, tourné vers moi, son pouce glissé dans l’espace entre nos deux sièges et ses doigts sous ma cuisse, donc. Sur le coup, je pense qu’il dort donc je ne dis rien, ne sachant trop depuis quand ça dure. J’essaie de reprendre ma lecture en chassant deux insectes qui m’attaquent. Super, je suis légèrement entomophobique, il va être long le voyage.

Mon voisin bouge. Il ne dort pas, en fait. Là, y a problème. Je serre un peu les fesses, je me débarrasse pas de sa main. Bon, je reste dans mon bouquin, ça va le décourager. Sa main reste en place. Quand on arrive en gare suivante, ses doigts bougent et me caressent la cuisse. Là, je me sens oppressée, je vais hurler. Heureusement, deux vieilles filles arrivent et nous réclament les places : moi, je savais ne pas être à la mienne mais manifestement, lui non plus. Je retourne à la mienne et quelques instants après, la nana avachie est dégagée par un mec de type militaire (et il l’était, d’ailleurs, il avait une carte quand il a été contrôlé). Au moins, avec lui, j’étais plus tranquille.

Là, j’étais furax. Contre le tripoteur bien sûr, contre les contrôleurs qui ne passent jamais, contre la vache verte mollasse qui prenait deux banquettes alors qu’elle n’était pas à sa place. Puis finalement, j’étais surtout en colère contre moi. Non pas que j’aurais pu avoir quoi que ce soit qui attire ce genre de comportement : t-shirt et pantalon, on a connu plus sexy. Quand bien même j’aurais été en mini robe parce qu’on est quand même en été, personne n’a à me toucher sans mon autorisation. Mais j’aurais dû lui dire d’arrêter, me rebeller. Le mec m’a touché la fesse pendant 30 bonnes minutes et je me suis contentée de l’ignorer. Evidemment, je me voyais mal faire un esclandre dans un espace aussi confiné et calme qu’un wagon de train (y avait pas un bruit) mais j’aurais dû faire quelque chose, lui dire d’arrêter. Je suis en colère contre ma lâcheté.

Alors c’est sûr, il n’y a pas mort d’homme, il existe des dizaines et des dizaines d’agressions plus graves. On m’a déjà touché les fesses dans la rue, parfois dans le métro mais là, on ne sait jamais si c’est volontaire ou accidentel aux heures d’affluence. Le problème, c’est de voir qu’une nana ne peut pas voyager tranquille sans subir ce genre de choses. Se faire draguer est une chose, ça m’arrive parfois dans le train sans que je comprenne pourquoi puisqu’en général, pour les 5 à 6 heures de train que je dois me taper, je ne me maquille pas, m’habille n’importe comment et vu que je dors les trois quarts du trajet, je ne parle même pas de la coiffure expérimentale. Mais je ferme poliment la porte. Là, le mec a franchi les limites.

Et je n’ai rien dit. Pour ceux qui me suggèreraient de poser une main courante, je sais pas si c’est possible : je ne sais pas où il est monté ni descendu. J’ai vu un mec à l’arrivée de Paris, je n’étais pas sûr que c’était lui : j’étais persuadé qu’il était blond avec un pantalon jaune mais là, il y en avait un coiffé pareil, châtain clair avec un pantalon vert… Impossible de savoir si c’était lui ou pas…Je suis nulle comme témoin.

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La liste de la fille qui snirfe

Glamour un jour, glamour toujours.
 

– Mardi, à moitié mourante (au moins), je vais à la pharmacie pour m’acheter quelques médocs. Le mec devant moi confond avec la boulangerie, je sais pas « alors, il me faudrait du doliprane. Merci. Tiens, je vais prendre de l’efferalgan aussi. Ah, vous avez le truc pour nettoyer le nez aussi ? ». Un café et l’addition ? Bon, si dans 5 minutes, il a pas fini son shopping, moi, je tombe dans les pommes. Enfin à mon tour, je demande un ibuprofène et un sirop pour la gorge. « Vous toussez ? – Non. – Alors pas de sirop, vous pouvez
prendre des pastilles ou des collutoires. – Des collutoires ? – Des pshitt-pshitt. – Non, je veux des pastilles. – Ok, avec ou sans sucre ? – Heu, ça m’est égal. – A la menthe, aux fruits des bois ? Heu, ça m’est égal ! ». J’achetais quoi, déjà ? Des médocs ou des chewings gums ?

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– Lundi, réunion à Big Entreprise. Donc Nina et Guillaume prennent le RER pour y aller, un itinéraire un peu inédit pour eux. Sauf que Guillaume n’est venu que 2 fois là-bas et que Nina n’a pas le sens de l’orientation. On n’est arrivés qu’avec 10 minutes de retard. Mais même le nez bouché, je suis trop forte en réunion.

– J’adore le concept du « je t’efface de facebook parce que t’es même pas ma copine d’abord et même si j’ai tort, je m’excuserai pas ! »

– Y a des jours où je suis un boulet : semaine dernière, j’achète une bougie dans un verre. Verre atomisé au bout de 3 minutes. Jeudi, je pète une cuillère en porcelaine. Raaaaaaaaaah, j’aime pas être maladroite !

– Mercredi matin, 9h55. C’est la sonnerie pour la famille, ça ! Ma maman. Ciiiiiiiiiiel que se passe-t-il ? Bah, rien, ma mère m’appelait pour une broutille. Parano, moi ? Mais non.

 – Je rallume le chauffage ou pas ? Snirf !
 

– Pourquoi j’ai pas droit de péter la gueule à certains bloggeurs de la plateforme où je bosse ? Non mais y en a, ils méritent, quoi.

 – Mercredi soir, resto entre collègues, Philippe part devant en scooter « c’est juste à côté ». Farid (qui est Marocain mais pas musulman car en ce moment, il mange aussi le midi et il a même mangé du pâté de je sais pas quelle bête et du boudin), Benjamin et 2 Tchèques qui étaient en France pour la semaine. Resto très sympa, buffet à volonté dans une espèce de cave à vin. Moi malade et vite bourrée, je parle plus. Ah, faudra que je fasse une présentation en anglais lors de mon séjour à Prague. Heu… au secours ?

– Au resto, même jour, même endroit. A la table voisine, une dame parade. Si j’ai bien compris, elle dîne avec son père ou sa mère (j’ai pas vu la personne comme il faut et je m’ensouviens pas en plus) et se fait dragouiller par les mecs de la table d’à côté. Et une femme qui drague, c’est subtil « AH MAIS MOI, J’AI FAIT 5 ANS DE DROIT, JE M’Y CONNAIS. MEDECINE ? J’AI FAIT DEUX ANS AUSSI ! ». Ouais.

– Les bloggeurs sont des rebelles. Avec Asia, on a trouvé un nouveau concept de soirée : en tout début, on fait une dictée et celui qui fait le plus de fautes paie sa tournée. Comme ça, on s’amuse en révisant son orthographe, ouais !

– En ce moment, je me sens un peu asociale, arrivée de l’hiver oblige (quoi, on vient juste d’arriver en automne ???). En fait, j’ai juste envie de voir mes amis proches. Vendredi soir, donc, soirée en petit comité pour fêter la fin des exams de So Long, avec Vicky et Van. Ben, j’ai passé une super soirée, j’étais toute guillerette (et même rayonnante, il paraît).

– Tiens, j’ai fumé 3 cigarettes cette semaines (1 taxée à So Long et 2 à Vicky), à cause de ma crève. Et si j’arrêtais ?

– Things are gettin’ desperate when all the boys can’t be men… Toriiiiiiiiii !

 

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Après une folle nuit…

Il y a X temps, je discutais avec Lambchop sur le forum et on s’accordait sur le fait qu’après une folle nuit de sexe, ça se sent. Je parle pas de réaction physiologique, non, je parle de la façon dont les gens nous regardent. En gros, quand je repars de chez un amant ou de chez mon namoureux, j’ai l’impression que j’ai tatoué sur mon front « elle a fait des folies de son corps toute la nuit et même qu’elle a eu un orgasme (ou même plusieurs) ».

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Il y a quelques temps, j’ai passé une nuit purement divine avec un jeune homme. Le lendemain, j’avais une banane monstre, j’étais toute guillerette et les vendeurs ont
apprécié mon nouvel enthousiasme, me dragouillant gentiment. Bon, forcément, quand ils voient une nana tout sourire qui déclame un joyeux « bonjour ! », ça doit les changer un peu.


Mais je remarque que de façon générale, après une nuit orgasmique, ça se voit, ça se sent. Non, je ne parle pas d’odeur, c’est dégueu, là ! Je me souviens d’une fois où je rentrais d’une 
nuit torride avec Laurent, tous les gens me regardaient. Etait-ce parce que j’avais le mascara au milieu des joues ou parce que j’avais la tête d’une fille qui avait sexé ? Je ne sais pas. A moins que je n’ai remarqué ces regards que parce que je me sentais « coupable ».

Bien sûr que dans une rame de métro, y a peu de chance que je sois la seule à avoir forniqué la nuit précédente mais alors pourquoi tout le monde me regarde ? Il est vrai que si ma sexualité n’est pas un tabou, j’évite cependant de la crier sur tous les toits, je ne suis pas sûre que tout le monde soit ravi de savoir que j’ai brouetté la nuit précédente (et
plusieurs fois en plus). Autant ça ne me gêne pas de le raconter aux copines, autant mes voisins, mes collègues ou la personne assise en face de moi dans le métro n’a pas besoin de le savoir. Rien à cacher mais rien à déclarer non plus, en somme. Pourtant, on dirait que les mecs n’ont pas forcément la même logique que moi, au vu des nombreux suçons qui ont orné ma personne. Sans déconner, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi les mecs se sentent toujours obligés de me marquer, surtout ceux avec qui je ne sors pas. Je veux bien croire que mon cou est absolument irrésistible (j’avoue que j’aime bien les cous, moi aussi) mais arriver au boulot avec une trace rouge indiquant que je suis une personne sexuée, bof. Et devoir expliquer à mes parents que j’ai un mec, tout ça pour que ce connard me plante 15 jours après, bof aussi.

Dans les faits, je pense que personne ne voit qu’on a eu du sexe, sauf traces visibles. Alors pourquoi on a l’impression que tout le monde nous regarde ? Outre la « gêne » qu’un élément de notre vie intime nous paraisse à ce point visible, il y a un autre fait, autrement plus agréable : faire l’amour nous rend beau. Enfin, moi, en tout cas. Comme on dit souvent, pour plaire aux autres, faut se plaire à soi. Or après une séance de sexe, je me sens belle et désirable, c’est un fait. Pas plus tard que mardi : j’arrive chez Gabriel, j’ai passé la journée à tirer sur mon t-shirt des fois que mon énooooooooooooorme bidou dépasse. Une fois arrivée chez le monsieur et après deux verres de champagne et un pét,
forcément,mon bidou adipeux et blanc, je l’ai un peu oublié. Si bien qu’une fois la brouette consommée, je me promène toute nue dans son appart, ranafout. Et le lendemain, je me sentais carrément plus jolie. Bon, les plus scientifiques d’entre vous m’expliqueront que c’est une question d’endorphines ou chais pas quoi mais j’adore me balader dans la rue avec la sensation que je suis une jolie demoiselle, planquée derrière ses grandes lunettes de soleil. Parce que le soleil, ça fait bobo les noeils, sinon.

Mais en fait, la vraie question est « est-ce que les gens me regardent plus que d’habitude ou c’est moi qui le remarque aujourd’hui ? ». Non parce que la plupart du temps, je suis dans ma bulle mais ces jours là, comme j’ai l’impression que c’est tatoué sur ma tronche que j’ai sexé, j’ai l’impression que tout le monde. Mais en fait, s’il le faut, rien ne change par rapport aux autres jours. Juste que là, je le remarque.

NB : Ma freebox étant décédée, la publication des articles et réponses aux comms se feront quand je pourrai ! 🙂

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I’m bringing sexy list

– Cette semaine, au boulot, j’ai décidé d’écouter de la musique, je me suis mise sur technikart radio, histoire de me la péter à donf à être au top de la hypitude bobo parisienne de mes fesses. Au moment où j’écris ces lignes, y a la chanson de Blanche Neige, « hého, on rentre du boulot ». Sens-tu la hypitude monter en toi?? Parce que moi pas trop (surtout qu’ils enchaînent avec un Moustaki, je veux mourir).

– Question que je pose à un de mes ados : « ben tu kiffes quoi, toi? » Réponse : »les filles et le foot ». Ca envoie du rêve, là.

– Mercredi soir, j’ai réussi à casser deux paires de lunettes de soleil en 3 mn 30. Je m’impressionne toute seule, là. Par contre, aucune ampoule n’est encore décédée chez moi depuis presque un mois.

– Ma vie est pourrie : mercredi midi, je cours à Mango acheter ma belle robe rouge. Elle n’y est plus. Dépitée, j’en essaie deux autres, ça va pas du tout. Oui, l’inconvénient quand on est une fille à forte poitrine, c’est que parfois, en haut, ça passe pas, en bas, ça fait beaucoup trop large… Genre la jolie robe sur le cintre, sur moi, on dirait que j’ai fait trois trous dans un sac de jute et que j’ai dit que c’était une robe. Du coup, j’en ai acheté une bleue marine et blanche chez Promod, ach’ment moins chère, avec un splendide bandeau qui fait que je
suis de suite moins traumatisée par ma coiffure. Mais jeudi, en revenant de la piscine, j’ai croisé une fille qui avait la même robe à moins de 10 Mn de mon taf. Déjà que toutes les nanas ont la même veste que moi.


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– Cette semaine, j’ai tenu une résolution prise il y a un an et demi, mieux vaut tard que jamais. Je suis donc allée à la piscine jeudi nager à peu 3/4 d’h soit 1,5 km. Bon, j’aurais pu faire plus mais vu que j’y vais pendant ma pause déj, je fais ce que je peux parce que 10 à 15 mn de marche pour y aller, le temps de se mettre en tenue, la nage en elle-même, ressortir, se laver, se sécher, s’habiller, se sécher les cheveux, se remaquiller. Ben voilà. Et le plus dingue, c’est que je me suis faite draguer. Bon, ok, j’étais en train de repartir donc habillée et sans le bonnet mais je m’étais pas remaquillée. Dingue !

– J’ai retrouvé mon mojo, c’est le pouvoir du bandeau

– Cette semaine, j’ai eu une expérience sexuelle très intéressante…

– Pourquoi quand je passe à Montparnasse, j’ai toujours « j’veux un mec » d’Adrienne Pauly dans la tête ? Du coup, je marche comme une vraie pétasse en dandinant du fessier comme une folle, j’ai l’impression d’être dans un clip, je m’éclate !

– Sinon, hier, j’ai fait pareil avec Sexy Back.

– Comme je fume plus (bon, si, 2 clopes, cette semaine mais j’étais tellement desséchée le lendemain matin que j’ai pas eu envie de recommencer), je mange du chewing gum. Sauf que je peux pas m’empêcher de faire des bulles avec. Ca fait très pétasse quand même.

– J’assume totalement ma pétasserie.

– Cette semaine, on a eu un chat avec Abd Al Malik (si tu sais pas qui c’est, google est ton ami), c’était très cool. Je l’ai trouvé plutôt brillant comme mec.

– Au boulot, le logiciel pour mettre mes articles en ligne me cherche. J’ai mis 3h à rentrer le transcript du chat d’Abd Al Malik, grrrrrrrrrrrr !! Mais aucun pc n’est décédé durant la manœuvre (et pourtant, c’est pas faute d’avoir eu très envie).

– Je commence à maîtriser le SMS. Ex : je métriz le SMS. J’kif tro la rass a sa reum, c tro ouf ton truc mon frR. Bon, là, j’ai rien à dire mais je vous ferai tout un article en SMS (avec traduction) un jour.

– Je me demande à quoi ça sert de bosser qu’avec des mecs s’ils parlent pas de nanas ou presque (ou alors quand je suis pas dans le coin).Merdum, comment je peux apprendre sur les hommes s’ils disent rien, hein ? Va falloir que je les décoince un peu les petits !

– Heureusement, demain, les Ra7orboys répondent à ma question sur leur blog. Ouais, c’est un teasing.


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I list, you list, we list

J’adore la conjugaison anglaise, y a pas à dire. Enfin, juste les verbes de base, pas ceux qui font exception et j’ai toujours pas compris le present perfect. Mais un jour, je comprendrai, promis.



– C’est quoi ce temps de merde ? Ma nuit de lundi à mardi. Je me douche tout ça puis dodo. Nue comme quasi tout le temps, je me glisse sous mon drap et dessus de lit. J’ai tellement froid que mes têtons ne supportent même pas le frottement avec le tissu. Vous savez, quand ils sont tellement dressés que tout ce qu’ils touchent ressemble à du papier de verre ? Ben vala. Donc je récupère ma chemise de nuit de célib, informe, marron, avec des nounours mais qui est chaude. Mais je me pèle toujours donc je récupère ma couette que j’avais eu la bonne idée de garder au pied du lit. Je suis toute recroquevillée et j’ai toujours aussi froid… Un 20 mars, ça fait chier.

– A la supérette du coin, quand ils te disent « ouvert jusqu’à 20h30 », ça veut dire 20h15, en fait.

– Un téléphone sans fil, si tu le remets pas sur son socle, ça marche plus.

– Pourquoi tout ce qui touche de près ou de loin à l’informatique me vaut une haine si farouche ? J’ai décidé de me lancer dans le podcast audio, il me faut donc un logiciel audio. J’ai déjà adobe première mais ça reste un logiciel vidéo et c’est chiant de bosser sur le son. Audacity ? Non, c’est merdique, j’ai besoin de quelque chose de plus précis. Je travaillais sur Protools pendant mes cours de radio donc je mobilise mes P2P pour télécharger le logiciel. Bon, la mule marche plus, je suis toujours en low ID malgré mes manipulations. Donc bittorrent et bear share prennent le relais. Je télécharge une dizaine de versions différentes et à chaque fois que je le lance, l’ordi plante. Mais plante vraiment genre écran bleu « erreur fatale ». Donc je lance un SOS sur le forum et Odd me conseille Cubase. J’en télécharge deux versions sur bear : virus. Un 3? Un fake. Bordel de merde ! En fait, aucun ne marche, me demande si y a pas un souci avec mon pc, faudra que j’essaie avec le portable.

– Dans Technik’art, y a un petit tableau récapitulant les propositions des principaux candidats des Présidentielles (y a pas Nihous et Schivardi). Le candidat dont le programme me plaît le plus… Bordel José Bové !! Il faut savoir que je ne supporte pas José Bové, espèce d’arriviste et d’opportuniste de première qui, si je ne m’abuse, devrait être en prison à l’heure actuelle. Mais bon, c’est définitif, Ségo aura ma voix dans un mois.

– Ma mamie perd un peu la boule suite à son accident cérébral. Du coup, elle mélange un peu tout : elle a dit que mon papi était cardio à Ploum-Ploum les Oies (ma ville natale) alors que ça, c’est mon père, elle a expliqué à ma mère que j’avais du mal à percer dans le théâtre (je n’ai jamais fait de théâtre de ma vie). Puis elle prend les aides soignantes pour des femmes de ménage et comprend pas où est passée la sienne et elle a peur que cette dernière prenne mal le fait qu’elle ait de nouvelles femmes de ménage. Et puis elle veut défaire les cartons de Perpignan… Alors que ça fait 20 ans qu’elle vit à Toulouse. Mais des fois, on peut pas s’empêcher de rigoler quand elle mélange les pinceaux comme ça, même si c’est pas drôle, au fond. Mais c’est le côté surréaliste de ce qu’elle dit. Au moins, elle aura dit une fois à ma mère qu’elle était une bonne belle-fille. Depuis 30 ans que mes parents se sont mariés, il était temps. Je suis allée la voir hier (oui, suis rentrée chez mes parents ce week-end), elle va mieux mais des fois elle bugge, genre elle s’éteint et écoute plus rien et revient deux minutes après. Elle est devenue toute gentille, aussi.

– Pourquoi il pleut TOUJOURS quand je passe un entretien, c’est dingue ça ? Surtout que mes chaussures à talons ne sont pas équipés d’antidérapants, ce qui fait que j’ai failli a) me casser la gueule ; b) réaliser un beau grand écart mais sans échauffement, j’aurais pleuré ma maman. Mais je commence à m’habituer aux talons, j’aime bien quand ça fait clac clac clac quand je marche, j’ai l’impression d’empaler l’adversité avec mes talons de 3 mm et demi ! En fait, j’ai découvert le lendemain en tuant ma cheville droite au passage que le talon de ma chaussure droite est pétée, je marche donc sur un moignon de talon tout rond. Forcément que je me pétais la gueule.

– Quand la RATP écrit sur ses affiches de bus « nous nous engageons à ce que vous n’attendiez pas plus de 5 mn par rapport aux horaires affichées », c’est pas vrai. Parce que le bus de 12h30 n’est jamais passé, on est passé direct à celui de 12h40.

– Dans mon appart : une ampoule sur deux est décédée dans ma cuisine, 1/1 dans l’entrée, celle de la salle de bain survit, l’hallogène a été changée et jeudi, ma lampe de bureau a rendu l’âme. Bordel, je fais quoi pour faire péter toutes ces ampoules ??

– Quand je prends le train sans maquillage, après une nuit courte et de grosses crises de larmes la veille… Ben je me fais draguer. Je comprendrai jamais rien aux hommes. Surtout que j’ai dormi la moitié du trajet (option bouche ouverte qui bave) et j’ai fait du tricot sur la fin !

– Je veux définitivement la coupe de Victoria Beckham, je vous la montrerai demain ou chais pas quand, j’ai pas eu le temps, là, et je vais au dodo.

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