J’aime pas me lever le matin

Tous les matins, le même rituel. Le réveil sonne, je grogne, lance le snooze et me tourne pour grapiller quelques minutes de sommeil. Faux, erreur ! allez vous hurler, il ne faut surtout pas faire ça ! Parce que sinon, tu te rendors, tu réenclenches un cycle de sommeil et après, tu es défoncée. Je le sais mais… je m’en fous en fait. Si je devais prendre la liste des trucs mauvais pour la santé que je fais et bien celui là n’arrive pas vraiment en tête de liste…

Dormir - Stresser le matin rend moins créatif

Je n’aime pas me lever le matin. N’y voyez pas une déclaration de dépressive en mode “j’aime pas mon taf, j’aime pas ma vie, laissez moi au fond de mon lit” parce que pour le coup, ça n’a rien à voir. Non, si je devais expliquer ce pourquoi de manque d’entrain le matin, c’est assez facile : je suis une grosse flemmarde. Voilà. Enfin oui et non. J’ai beau m’en défendre depuis des années, me dire qu’en changeant un peu, je pourrais devenir du matin, un fait persiste : le soir, je tiens jusqu’à très tard alors que le matin, me lever très tôt est un calvaire.

Mal dormir

J’ai essayé, vraiment, en me disant que ce serait quand même sympa de trafiquer deux ou trois trucs pour moi avant d’aller au boulot, siroter mon petit café en pondant un petit article. Voire aller faire du sport pour démarrer la journée du bon pied. Mais ça ne fonctionne pas. Anecdote : un matin, j’avais mis mon réveil à 6h suivant un article qui disait que se lever à 5h30, c’était cool. Ah ben oui, me dis-je, ça va me permettre de faire du yoga et d’écrire un article, au moins. Donc le réveil sonne et là, je me dis “heu… je veux faire quoi ? Bah rien.” Réveil remis à 7h45.

Lever de Soleil aux Philippines

Alors qu’en vacances, je peux me lever sans soucis à 6h pour prendre des photos de lever de soleil

Puis j’ai eu une ambition : décaler mes horaires de travail, m’offrir des 9h-18h30 voire 8h30-18h. Sauf que dans mon métier, les choses ne démarrent vraiment qu’à 10h donc autant vous dire que vous carapater à 18h, ça arrive une fois l’an et encore. Surtout qu’au vu de mes what milliards de réunions, 18h, c’est à peu près l’heure à laquelle je commence vraiment à travailler (même quand je suis là depuis 8h10, véridique, je l’ai fait l’autre jour). Alors du coup, je me dis que quitte à commencer à 10h, je pourrais faire un crochet par la salle de sport… Ah mais oui mais l’antenne près de mon bureau, je peux pas y aller avant 9h parce que j’ai pas la bonne carte et je dois attendre qu’il y ait un mec derrière le guichet… Ou alors à la piscine. Ah ouais mais quand je vais m’installer avec Victor, si nos plans réussissent (ce dont je doute de plus en plus à dire vrai), je vais être loin, faudrait partir au max à 7h30 pour faire toute ça avant le boulot et no way, quoi !

Un café pour tenter de se réveiller

Tous les soirs, je me motive, je me dis que demain, oui, demain, je me lèverai tôt, je snoozerai peu voire pas parce que c’est mauvais pour moi puis je me lèverai tôt parce que quand je le fais, je suis assez fière de moi et j’aime cette sensation. Oui mais comme j’aime la sensation d’avoir été raisonnable après une journée diète ou l’afflux d’endorphines après une séance de sport… J’aime ça mais c’est pas pour autant que je ne tombe dans le premier paquet de Shokobons qui passe, ruinant ainsi ma journée soupe et yaourt de la veille ou que je sèche la séance sport parce que “j’ai pas le temps, je suis claquée”. Même si j’ai un réel problème de temps, on y reviendra dans mon bilan de l’année ou dans mes résolutions, je sais pas encore.

Manque de motivation, dormir au bureau

Mais la vérité, mes amis, c’est qu’en fait… j’aime ça traîner au lit. J’aime me rendormir et être assaillie de rêves débiles dont je vais me souvenir, j’aime m’étirer à n’en plus finir, j’aime faire un câlin à mon chat, Victor ou les deux, j’aime prendre mon temps… et finalement, puisqu’à mon boulot, tout le monde s’en fout que j’arrive tard, pourquoi ne pas en profiter tant que je peux ? Après tout, vu ma liste possible de résolutions, décidons que celle de se lever plus tôt pour faire des milliers de trucs n’en fera pas partie.

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Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

bilan-2012

Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

tigresse

Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

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Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

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Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

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La carte de visite, le Graal ultime

Dans le joyeux monde du marketing digital, on joue beaucoup aux chaises musicales et les employés embarquent et débarquent à toute vitesse. Trop vite pour que l’on suive en tout cas. Ainsi, il arrive régulièrement qu’en rendez-vous client ou presta, une personne rougisse légèrement à l’heure des changements de cartes de visite « je viens d’arriver, j’en ai pas encore… »

Pour ma part, j’ai un léger problème relationnel avec les cartes de visite, j’oublie toujours de les donner mais passons. J’aime cependant bien ce petit rituel de la carte de visite car aujourd’hui, en obtenir de le part de son entreprise est fort en symbole. On a quand même investi quelques dizaines d’euros pour écrire sur un bout de carton mes coordonnées et le fait que j’appartenais à la maison. Obtenir ses cartes de visite, c’est un peu comme passer le test HIV dans une relation amoureuse, c’est un signe d’engagement. Ma boîte et moi, on est suffisamment engagés pour avoir nos deux noms sur une même carte…

Du coup, ne pas avoir sa propre carte peut avoir quelque chose d’humiliant. Même si on est en pleine lune de miel (les premiers mois sont toujours idylliques… Comme dans une relation amoureuse), on sent tout de même poindre la possibilité d’une porte de sortie, un « oui, on est bien tous les 2 mais je suis pas encore sûr… ». Professionnellement parlant, ça s’appelle une période d’essai : 1, 3, 6, parfois 12 mois où on s’aime mais on reste un peu sur la réserve. On ne sait jamais, un amour récent est si fragile.

Et puis un jour, elles arrivent. Dans leur petite boîte transparente, elles trônent sur votre bureau. Oh, on sait bien qu’on ne les distribuera pas toutes (surtout quand on n’est pas commercial et que, comme moi, on oublie d’en donner) mais voilà, c’est la petite tape sur l’épaule de ton entreprise qui te dit « je crois en toi, je crois en nous ». La carte de visite, c’est la matérialisation de la relation, une sorte d’alliance en papier glacé ou papier recyclé. D’ailleurs, si vous voulez mon avis, je préfère ces dernières. Petite boîte chérie, inscrivons notre amour au panthéon pro en respectant l’environnement, s’il te plaît. Vous avez désormais votre Graal entre les mains, un petit rectangle qui signifie que oui, vous en êtes. Et que vous distribuerez négligemment lors des rendez-vous clients en adressant un sourire mi-consolateur mi-condescendant à celui avouant qu’il n’en a pas encore…

Pourquoi personne ne pense jamais à fêter ça, tiens ? Ça changerait des pots de départ toujours un peu déprimants…

Et puis, cerise sur le gâteau, ça nous fournit plein de marques pages.

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2012 en haute résolution

Savez quoi ? Comme chaque année, je vous gratifie d’un article sur mes résolutions, résolutions que je ne tiendrai sans doute jamais mais j’ai besoin de ce rituel, surtout à l’heure où s’égrènent les dernières heures de ce que l’on peut désormais considérer sans exagérer comme la pire année de ma vie. Tout a été détruit ou presque dans tous les domaines : amoureux, amical, professionnel et même sanitaire puisque pour la première fois de ma vie, je me suis cassée quelque chose. En 2011, j’ai découvert que, non, je ne pouvais pas toujours me sortir bien de toutes les situations. En 2011, mon bisounoursisme en a pris un sacré coup. Alors à l’heure où mon cynisme explose, je dois faire des projets, je dois avoir un phare dans la nuit. Mes résolutions.

Reprenons celles que j’avais formulées l’an dernier à la même date, histoire de constater que je n’ai tenu aucune de mes résolutions, certainement. C’est parti :
– développer ma fibre artistique. Si on considère que tricoter est un art, j’ai un peu tenu cette résolution et j’ai entamé la chorale donc c’est pas un échec total. Par contre, pour la photo, j’ai pas plus développé que ça, mon flickr est pour ainsi dire mort et j’ai toujours pas dessiné.

– devenir égoïste. Clairement pas assez encore, je me suis laissée polluer par des problèmes de personnes ne méritant pas que je me préoccupe d’eux. Ceux qui me parlent de notre amitié des étoiles plein les yeux quand ils ont besoin de moi mais omettent de prendre de mes nouvelles quand je suis hospitalisée. Ou ceux à qui tu dois faire des révélations pénibles mais tu sais que même preuves à l’appui, tu n’auras pas gain de cause. Alors laisse tomber. Désormais, les gens pour qui je répondrai présente au moindre pépin seront sur une liste réduite, la plupart sera d’ailleurs au réveillon de samedi, na ! Bon, par contre, niveau sommeil, gros échec prévisible, mes nuits de 7h sont exceptionnelles et le snoozing n’a jamais quitté ma vie. Quant au rituel du matin, il se résume à ça : « encore 5 minutes, encore 5 minutes… Putain, je suis à la bourre! » et hop, brosse à dent en bouche, savonnage, tartinage, habillage, coiffage, maquillage, faire le lit, croquettes au chat, ouverture volets, salut à ce soir !

– écrire et lire. Echec total ou presque. Ecrire, ma production littéraire, tout cumulé, doit atteindre les 50 pages. Mais pas sur le même roman et grosso merdo, j’avance pas. Reste le blog mais la qualité littéraire n’y est que rarement, c’est de la chronique plus que de la prose soignée. J’aime ce style mais il n’y a somme toute que peu de choses à récupérer. Quant à lire, j’abandonne la plupart de mes abonnements sauf Management car j’aime vraiment et j’ai décidé de m’acheter Philosophie magazine de temps en temps en kiosque. J’abandonne Grazia et Pour la science, je me résouds à ne pas tenter de lire le Nouvel Obs en entier. Et je renoue avec mes amours romanesques. Et je m’investis dans le livre électronique, pour voir.

Bon, alors, en 2012, concrètement, je fais quoi. En 1, je reprends sérieusement le sport, je fais du gras en ce moment. A la plongée, on fait du secourisme donc on ne nage plus donc à part mes 30mn à 1h de marche quotidienne (selon si je rentre du boulot ou non), je fais pas de sport. J’ai envie de formuler une petite résolution que je ne tiendrai jamais : me mettre au jogging. Comprenez que je déteste courir, que ça va me tuer les articulations et que je vais me prendre les seins dans les dents mais c’est la meilleure façon pour moi de vraiment régler mon problème de respiration qui m’handicape un peu en plongée et en chant. Idéalement (vous pouvez rire à la fin de cette phrase), faudrait que quand je rentre chez moi à pied, à mi chemin, je me mette à courir, ça me ferait une course d’une quinzaine de minutes, tranquille.

Je ne le ferai jamais, je le sais.

Sinon, je me suis offert une Wii donc exercices tous les jours (j’ai que des just dance pour le moment).


Sinon, j’ai des projets de travaux manuels, des trucs qui m’emballent vraiment. J’en parlerai un peu plus tard quand je me serai lancée. Déjà, j’ai bien progressé en tricot, je dois débuter la couture. J’oublie pas mon ambition de devenir super tatie puis Anne, ma meilleure amie d’enfance, étant enceinte, je dois préparer quelques petites choses pour son petit bout.

Côté sommeil, je vais essayer de trouver des techniques pour être super en forme avec moins de 7h de sommeil (il y en a). Dormir moins, dormir mieux pour faire tout ce que j’ai envie de faire, sans frustration.

Côté boulot, m’activer sérieusement sur un projet « perso » pour progresser dans ma boîte et attraper une promotion même si les choses vont déjà bouger avec certitude dans ce domaine (mais en bien normalement).

Côté appart, faire du vide pour refaire le plein (il paraît que j’ai trop de fringues, tsssss !)

Côté mec, arrêter les ringards et autres pauvres types ou les mecs qui seraient géniaux si seulement le timing était bon.

Et une grande résolution, la plus importante, la seule à tenir je crois : trouver un contrat freelance annexe pour gagner des sous pour me payer des voyages et un nouvel appareil photo. Et du matos pour mes projets créatifs. Et des fringues. Parce que même si je vais toucher des sous suite au décès de ma mamie, j’ai envie de mériter certaines choses. Cette année, voyages programmés : Thaïlande, Corse, Provence pour sûr. Voyages souhaités : plongée en Méditerranée cet été (Croatie ou Egypte), Rome, Amsterdam. En attendant 2013 pour la Russie et/ou l’Islande mais je vais avoir un petit souci de jours de congés à un moment donné, aussi.

Bref, en 2012 je REVIS.

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Je suis résolue !

Comme j’ai quand même une formation journaliste (même si elle est loin), je ne peux m’empêcher de me vautrer gaiement dans les marronniers donc après le bilan 2010, je vous présente les résolutions 2011, tataaaaaaaaaan ! Je sais, c’est insupportable ce manque de surprise mais j’ai besoin de mes petits rituels. Et celui des résolutions (que je ne tiens jamais), ça me permet de me motiver un peu pour l’année qui s’en vient. Année qui commence, comme les autres, par 3 mois d’hiver. Youhou !

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Reprenons un peu ma liste des résolutions 2010. J’avais dit « vie privée en avant », j’ai moyen réussi. Oui, j’ai trouvé un super amoureux, je fais de la plongée et je sors pas mal mais j’ai été super rongée par le boulot (mais j’ai pas repris de lexomil, soulignons-le). J’ai voulu apprendre à dessiner, échec. J’ai voulu progresser sous photoshop, échec. J’avais dit que je lancerais mon auto entreprise, échec mais c’est pas plus mal car le loup est sorti du bois depuis. J’ai aussi dit que je serais plus rigoureuse et méthodique, semi échec (je le fais bien au travail mais pas du tout dans ma vie privée). Faire plus de sport, réussite, chanter une demi-heure par jour, échec, trouver un mec bien, réussite, ne plus jouer à yahoo ! jeux échec total. Mouais donc c’est pratique, je vais pouvoir reprendre les mêmes pour 2011. Mais détaillons un peu.

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J’aurais voulu être une artiste

Faut vraiment que je bosse là-dessus. Avec Chloé, on est résolues à trouver un cours de photo pour commencer parce que j’ai quand même eu un top objectif pour Noël pour mon appareil (Gwouigwoui, si tu passes par ici, tu avais raison pour le Tamron, merci bien) et que j’en ai envie, pour l’essentiel. Non que je pense avoir un talent incroyable en photo mais comme je l’ai déjà expliqué, ça me pousse à fouiller les coins et recoins pour trouver un angle de vue qui me plaît, un moment insolite et c’est pas si mal. D’ailleurs, maintenant, j’ai un flickr (pas très bien rangé, faut que je réorganise tout ça sérieusement). Et le dessin, faut que je fasse quelque chose. Non parce que quand je vois ce que ma mère dessine au bout de 3 mois de cours à raison d’un cours par semaine, je suppute qu’il y a une hérédité quelque part.

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2011, année égoïste

Ma vraie résolution cette année, c’est celle-ci, je deviens égoïste. Enfin, relativement, je ne vais pas laisser les gens que j’aime dans le marasme si ma main peut les aider à en sortir, bien entendu. Mais je me concentre aussi sur moi et sur mon bien-être. Parce que je suis épuisée, à fleur de peau et que ça ne peut pas continuer. Ceci implique donc plus de sport et aussi des massages en institut (mais tu peux m’en faire aussi chéri, les tiens sont encore mieux). Il suffit que j’économise 70 à 80 € par mois et à moi le massage d’une heure. J’en ai besoin. Et ne crachons pas sur les saunas/hammam. Et tout ça passe aussi par la réorganisation de mon appart, victime n°1 de ma fatigue 2010. Je vais le réaménager, hop là ! Parce que mine de rien, actuellement, je suis dans une période chiante où j’ai toute légitimité à revendiquer un « moi d’abord ». Je l’ai conseillé à une copine aussi qui est encore plus près du bout du rouleau que moi. Elle m’a expliqué qu’elle comptait un peu faire le ménage dans sa vie et éloigner ceux qui ne sont là qu’en parole et encore. Pas faux. Bon, pour ma part, j’ai pas de « faux amis » à sortir de ma vie (ou je ne les ai pas identifiés mais pas dans mon cercle premier, ça, j’en suis sûre) mais je vais apprendre à plus dire « moi aussi, j’ai besoin de soutien, là » plutôt que de jouer les « hé, tu vas pas bien ? Pas de soucis, je suis là pour toi ! ». Ignorer les problèmes ne les a jamais résolus. Et puis en 2011, je travaille mon sommeil, par la même occasion. Une amie de l’Amoureux m’a expliqué qu’elle avait aussi des problèmes de sommeil et son docteur lui a conseillé ceci : se coucher tous les soirs à 1h pour se lever tous les matins à 8h, semaine comme week-end et surtout, SURTOUT, ne pas jouer avec le snooze. Vous savez, ce truc qui refait sonner le réveil toutes les 9 minutes et dont j’abuse depuis 15 ans au bas mot. Lui, lui, il me crève ! Et le lit, c’est juste pour dormir, on lit sur le canapé. Ok. Je vais donc faire ça. Et tenter de m’organiser un petit rituel du matin. Du genre je me lève, je me prépare et je me laisse 30 mn pour boire un café, lire ou écrire. Il le faut !

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Ecrire et lire

Et donc, je termine là-dessus. En 2010, ma production littéraire est allée décroissant. J’ai écrit deux romans de 4 pages (enfin, je me suis arrêtée en page 4) et je n’écris même plus régulièrement pour le blog. Donc mon style s’en ressent et, drame ultime, je commence à faire de vilaines fautes. Stop ! Donc en 2010, j’abandonne le rythme quotidien (tout est relatif ces derniers temps) de ce blog pour passer à un article tous les 2 jours, en moyenne. Ca va me dégager du temps pour soit vivre soit écrire autre chose. Ensuite, parallèlement à ça, j’ai décidé en mon for intérieur de m’abonner à des magazines. Parce que le marchand de journaux, je n’y vais jamais. Sont élus : Management, Stratégies, Pour la science (même si je comprends pas toujours tout) et un féminin mais j’ai pas décidé lequel. Je suis tentée par Grazia. Je sais, ça manque cruellement de newsmag mais j’ai pas le temps de les lire en hebdo. Peut-être le mensuel de rue89 mais je l’ai jamais trouvé en kiosque.  Non parce que le problème, c’est que si je lis un newsmag hebdo, je ne lis plus que ça et j’ai aussi envie de lire des romans. Un féminin, c’est beaucoup plus vite lu (surtout que dans les pages mode, y a pas de texte).

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Vœux pieux ? Sans doute, surtout pour le côté « je me lève dès la sonnerie du réveil ». Mais si je peux appliquer déjà quelques trucs, ce sera pas si mal.

PS : Oui, c’est ma maman qui a dessiné la dame toute nue. Tant de talent, ça m’émeut aux larmes (sinon ma dépression va bien merci)

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J’ai pas de SMS, j’ai pas d’amis !

Cette semaine, pour ceux qui ne suivraient pas, on est passé en 2008 et comme je le disais, la soirée du 31 décembre au 1er janvier est cruciale car elle nous situe dans l’univers : populaire ou petite merde insignifiante ? C’est le moment de le découvrir.

 

Cette année, ce fut donc un réveillon girlie, très en phase avec 2007 finalement. A ma droite, Vicky, à ma gauche, sa Bestfriend et moi, donc. La soirée commence piano, on toaste du pain, on mange nos toasts, on chouine qu’on a trop mangé au secours, on fume, on boit (mais en fait, très modérément et même pas que du vin). Puis arrive minuit, on se fait des bisous en  criant « bonne année ! » et c’est là que ça se complique. Les regards se tournent vers les mobiles : qui va nous textoter ? En général, je n’appelle personne sauf mes
parents et ma sœur, déjà. 0h10, Alice la warrior parvient à me joindre (alors que de mon côté, mon téléphone refusait de passer le moindre coup de fil). 0h30, ce sont mes parents. Bon maintenant, que j’ai reçu les coups de fil que j’attendais, que font les SMS ?

Bon, cette année, il faut avouer que j’ai reçu le premier bonne année à 22h. Bien vu, au moins, c’était avant l’embouteillage virtuel. Puis à 23h55, mon dernier vent de l’année : je reçois un texto de 06blablabla, un numéro que je n’ai pas dans mon répertoire, donc. Or je sais pas si vous avez remarqué mais depuis qu’on a des mobiles, on ne retient plus aucun numéro, ce qui est très embêtant quand on oublie son téléphone à la maison parce que j’aimerais savoir qui se promène avec tous ses numéros sur lui ? Pas moi, en tout cas. Donc je suis du genre polie mais cash : « merci, bonne année à toi aussi mais je ne sais pas qui tu es ». Je pressentais le mec genre one shot qui avait gardé mon numéro par accident (alors que moi, pas) et qui avait envoyé un message type à tout le monde. Ah, on me répond « C’est Enzo ! ». Ok, là, je suis morte de honte… Mais bon, des fois, j’oublie d’appuyer sur enregistrer et du coup, les numéros, je crois les avoir mais non. Donc je colle des vents.

Pour les SMS de nouvel an, il y a deux écoles : ceux qui les envoient et ceux qui ne répondront qu’à ceux qui en ont envoyés. Au départ, j’aurais tendance à faire partie du 2e camp mais je me dis qu’envoyer un petit SMS gentil aux gens que j’aime bien, c’est très sympa dans l’esprit. Donc j’envoie. Comme une maline que je suis, je ne laisse pas les accusés de réception parce qu’envoyer 20 sms, c’est recevoir 20 accusés un peu n’importe quand parce que la nuit du 1er, c’est un peu un cauchemar pour les livraisons de nos messages numériques. Du coup, certains se sont perdus. Par exemple, j’en ai envoyé un qui n’est jamais arrivé, heureusement que son destinataire m’a appelé le lendemain. Mais du coup, y a certaines personnes, je ne sais pas si elles m’ont répondu ou si elles m’ont envoyé un texto spontanément. Dois-je alors resouhaiter une bonne année au cas où, pour éviter de passer pour une bêcheuse ? Ou alors je passe pour une Alzheimérique précoce qui envoie deux fois un texto de bonne année ? Dois-je me fâcher de ne recevoir aucune réponse d’un texto qui, finalement, ne fut jamais reçu ? Finalement, les textos, ça va vite mais ça permet de psychoter plus vite du genre « mais pourquoi il me répond pas ce bâtard ? ». Alors que M. Le bâtard :

– il a répondu mais on n’a pas (encore ?) reçu son texto

– il n’a pas répondu pour la bonne raison qu’il n’a rien reçu

Quoi qu’il en soit, ça fait quelques années que j’observe ce jeu autour des textos, cette espèce de réjouissance quand on reçoit un message genre « je suis aimée, des gens me souhaitent la bonne année ». Les jours suivants, en plus des textos qui continuent d’arriver, voici qu’on reçoit les mails de bonne année. Parfois, on a de bonnes surprises, des gens qui nous souhaitent la bonne année alors qu’on ne s’y attendait pas forcément et les mauvaises, ceux qui sont définitivement sortis de nos vies au point de ne pas nous inclure dans la liste des gens à qui ils souhaitent la bonne année. Bien que certains ne voient pas l’intérêt de ce rituel. Pour ma part, après le 1er janvier, j’oublie déjà le coup de la bonne année et je colle des vents à pas mal de gens. D’un autre côté, ça évite l’hypocrisie de souhaiter la bonne année aux gens qu’on n’aime pas !

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Se pomponner pour un entretien

Voici un article qui paraîtra superficiel de prime abord mais je suis sûre que je vais vous convaincre. Le but d’un envoi massif de candidatures est d’obtenir un entretien. Mais quand celui-ci survient, il faut s’y préparer.

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Il y a donc 9 mois, j’ai deux entretiens pour la même boîte. Mercredi, 15h, je commence à me préparer. Quelle tenue ? Un tailleur, of course. J’avoue que j’aime bien les pantalons tailleurs déjà, à la base, là, suffit juste d’y adjoindre la veste et c’est parti. Alors devant ma penderie, je prends mon tailleur-pantalon fétiche noir à rayures blanches. Fétiche parce que j’y suis bien dedans, je peux bouger sans soucis. Avec ceci, que mettre ? Mon haut rose fuschia avec un peu de dentelle au col. Suicidaire ? Non, stratégique. Sans décolleté (pour pas qu’on croit que je joue sur mes atouts physiques pour réussir), il réhausse la sobriété de ma tenue tout en y mettant une touche de féminité. J’avoue que j’aime le rose et les hauts colorés, ça égaie et en plus, ça donne bonne mine. Ça montre que je ne suis pas du genre à me cacher, à être tellement discrète qu’on ne me voit même pas. Non, ce n’est pas le genre de la maison.


De toute façon, en entretien, je suis 100% naturelle : enthousiaste, souriante et dynamique. Et puis je postule à un poste de journaliste/rédactrice, pas pour être hôtesse d’accueil dans une entreprise de pompes funèbres. Un journaliste, c’est tout de même quelqu’un qui ose : ose interpeller des gens dans la rue pour des micro-trottoirs, ose décrocher son téléphone pour solliciter des entretiens, ose mobiliser son réseau pour trouver le bon interlocuteur… Quelqu’un qui ose mettre du rose fuschia, même quand elle ne passe pas d’entretien.

Je prends soin de choisir mes dessous aussi. Il faut être à l’aise des pieds à la tête. Des jolis dessous pour que je me sente bien. Idem pour les bas : il faut qu’ils soient entier, aucune maille filée ne sera acceptée. Enfin, les chaussures. Bon, là, je suis obligée de renoncer à mes chaussures si confortables (baskets ou bottes) pour mes chaussures à talons certes très jolies mais comme je les mets jamais, je souffre un peu. D’un autre côté, j’aime bien marcher avec pour le bruit que ça fait, un bruit de femme déterminée.

A présent que je suis vêtue, il est temps de se maquiller. Bon, je ne change rien à mon habitude : n’étant pas une star de la chanson pour ado, je ne me tartine pas la figure de trois kilos de maquillages. Un peu d’or dans mes cheveux, un peu de noir sous mes yeux… Je plaisante. Je me maquille les yeux avec soin, comme d’hab, un fond de teint qui me flatte les narines car il sent bon la poudre, un peu de gloss. Je me coiffe les cheveux avec soin mais ayant une coupe carrée, je ne les attache pas. Pour quoi faire ? Mes ongles sont parfaitement coupés, un petit pshit de parfum pour sentir bon.

 Bref, je me prépare pour un entretien comme pour un rendez-vous galant. Futile ? Non. Oui, bien sûr, ce n’est pas mon physique que je vais vendre mais mes compétences. Après tout, on peut être un(e) bon(ne) journaliste et avoir le cheveu gras et le méchant look qui tue. C’est vrai, mais le débat n’est pas là, à mon sens. Pomponnée comme je suis, je me sens belle et conquérante, je dégaine mon sourire d’autant plus facilement. Je soigne ma démarche, déterminée, je me tiens droite, je vais attention à pas tripatouiller n’importe quoi. A partir du moment où je me sens jolie et avenante, la machine à confiance en moi se met en route. Je m’adresse à mon interlocuteur de façon polie et souriante. Je suis bien, je suis moi.
 

Certains vont me dire : « mais si tu tombes sur une femme, tu vas être mal ». Et bé non ! Je suis souvent tombée sur des recruteuses et ça s’est tout aussi bien
passé. A mon avant-dernier entretien, je suis tombée sur deux femmes. Je n’ai pas eu le job vu qu’elles ont préféré quelqu’un de plus expérimenté (je comprends), j’ai reçu un mail d’une des eux me félicitant de mon « excellente prestation ». Oui excellente ! C’est juste une question de confiance. Je me sens bien quand je sais que tout est parfait dans les moindres détails, j’ai ma petite chaîne en or avec mon ankh rapporté d’Egypte par mes parents, j’ai ma jolie écharpe verte, mes lunettes rouges (que je mets ou non), mon sac avec un livre sérieux dedans (alors que j’avoue que je lisais Cosmo dans le train pour y aller mais j’avais besoin de me détendre). Bien sûr, ce qui compte le plus, ce sont mes compétences et mon press book. Mais la phase de préparation, l’habillage et le maquillage sont des rituels qui me rassurent.

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La liste de la fille qui ne tient jamais ses résolutions

(sous-titre : liste de la fille qui devrait vérifier que ses e mails sont bien arrivés, ça m’amuse pas d’écrire la liste deux fois par semaine)
 

Je me demande pourquoi je persiste à en prendre vu que je les tiens jamais. Alors finalement je vais voir à prendre des résolutions exprès pour ne pas les tenir pour voir si ça
marche. Alors ma nouvelle résolution, c’est de ne pas rencontrer de mec génial et de pas sortir avec. Et aussi, je suis résolue à ne pas gagner au loto. Ah mais merde, je joue pas.

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– J’ai un nouveau rituel rigolo au boulot : le matin, j’arrive, je dis bonjour, je jette mon manteau sur ma chaise et là ping ! Je me prends systématiquement une pigne.
Putain d’électricité statique et d’accoudoir en plastique (c’est pas toujours fantastique). Alors, je ruse, j’essaie de pas toucher les accoudoirs mais je me prends une pigne avec le manteau 
aussi. Pfffff. Sinon, j’ai trouvé mon nouveau rôle ; j’éteins les lumières des toilettes. Parce que tout le monde les laisse allumées et la planète bordel ! En tout cas, je suis plus la maîtresse des vents, j’ai reconnu Lénaïg et j’ai même fait ma fayote en lui donnant mon certificat de la médecine du travail comme quoi, je suis apte au travail.

 – Soirée romantique avec Gabriel lundi soir, il me parle de sa reprise d’études. A un moment, il me parle de ses exos de maths à base d’intégrales, dérivées et tout ça. Les

dérivées, j’en ai fait plein mais je sais plus trop comment ça marche. Ni un, ni deux, il me sort ses cours de maths…de terminale pour me montrer ! Je te rappelle, cher lecteur passionné par ma vie que Gabriel a le même âge que moi et donc n’a pas eu son bac hier. Enfin, c’est la première fois qu’un mec me fait le coup des dérivées !

 

– Visite médicale mardi genre « ultra light ». En gros, je donne les infos que je veux sur ma personne, limite j’aurais pu dire que je faisais 1m65, huhuhu. Pipi dans le gobelet, test de la vision (putain, c’est la cata mais on m’a strictement rien dit) et je passe dans le cabinet du docteur. Jeune, blond et à mon avis gay. Mais bon, c’est pas une raison pour pas
gentiment flirtouiller. « Ah ben heureusement que je sais où vous travaillez parce que responsable de communauté, c’est bizarre comme nom de métier », hihihi, « j’ai un an de plus que vous, j’ai eu ma piqûre de tétanos l’an dernier », ooooooh. Bon, je reste habillée pour les tests tension et cœur, tout va bien. Retour à mon dossier. « Vous avez mangé ?
– Non, j’y vais. – Ah, c’est pour ça que vous avez un peu de truc (pas retenu le nom) dans les urines. – Vous avez déjà les résultats ?? – Ben oui . – Oh putain ! » Je suis
définitivement glam. Et j’ai flirtouillé avec un mec qui a vu mes urines. Je suis traumatisée.

– Nina et Gabriel, suite. Après des baisers chocolatés sur le canapé (le milka au caramel coulant est une tuerie), on prend possession du lit pour avoir plus de place et on passe à
la vitesse supérieure.

Moi : Han han ! (je suis la reine des onomatopées)

Lui : Ah au fait, il faut que je te dise. La dernière fois…

Donc là, je vous rappelle qu’on est en train de sexer donc je m’attends au pire. C’est pas le moment de me faire des révélations… Heureusement que c’est moi la fille, sinon,
j’aurais attendu un « la dernière fois, la capote a craqué et j’attends un enfant de toi ».

Lui : Le voisin s’est plaint du bruit alors heu…
C’est pas non plus le moment de me faire marrer.
 

– Le médecin, il a dit que j’étais apte mais parce qu’il a pas fait un test psy parce que là, je l’aurais loupé. Y a qu’à voir mon rêve de mardi. Je vous la fais courte : c’était mon mariage. Avec qui ? Avec Julien Doré, comme si je craquais sur les mecs à barrettes ! Mais surtout dans mon rêve, le papa de Julien, mon beau-père donc, c’était Sarkozy et j’étais stressée à l’idée de danser une valse avec le président de la république…Non mais là, ça fait deux fois que je rêve de Sarko, je m’inquiète. Je me prends pour Laurence Ferrari ou quoi (mouarfff).

 – Ce qui est drôle avec facebook, c’est quand tu fais pas gaffe à qui tu envoies des invitations et qu’un ex classé dans la catégorie « connard 2007 » accepte la requête.

Du coup, j’en viens même à me demander s’il me remet…

 – Le graphiste aux yeux bleus laser fait des émules, Ioulia et Joy, l’assistante de direction l’ont repéré aussi. Du coup, conversation écrite sur mon cahier jeudi en Ioulia et moi

(parce que j’ai toujours pas de mail pro)

Nina : Y a le graphiste à casquette juste derrière toi !

Ioulia : Je pense pas qu’il soit homosexuel [non parce que Joy pense que si]

Nina : Moi non plus, marre des mecs mignons pédés.

Notez quand même comme je suis classe, je partage le matage.

 
Chanson que j’avais dans la tête hier.

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Clichés en folie, neurones en sourdine?

Par Summer

Je suis une fille et j’aime les trucs de filles. Jetez moi la pierre pour ça, ça changera rien. Je vois pas pourquoi il faudrait à tout prix combattre le
cliché de la femme « jolie ». Je comprends pas d’ailleurs pourquoi il faudrait à tout prix combattre les clichés du seul fait que ce sont des clichés .

 

 J’aime avoir de jolis cheveux longs et soyeux comme dans la pub Dove ou Elsève .

 

 J’aime sentir bon Paco Rabanne plutôt que le parfum prisunic.

 

J’aime que mon maquillage ne ressemble pas à celui de la bombasse du coin avec son trait de crayon à lèvres plus foncé que son rouge à lèvres.

 

 J’aime quand mes lèvres brillent et coller quand je fais des bisous à mon namoureux à cause du gloss.

 

 J’aime que mes yeux ne ressemblent pas à ceux de mon panda préféré et je serais pour cela prête à damner un saint pour acheter ma touche
éclat YSL.

 

 J’aime que mes sous-vêtements soient jolis et assortis même si personne d’autre que moi ne les voit.

 

 J’aime avoir la peau douce à coup de tartinage de crème et d’huile en tout genre.

 

 J’aime avoir de belles chaussures et entendre le clac clac clac quand je marche dans la rue.

 

 J’aime encore plus en avoir toute une collection et ressentir le besoin d’en avoir une nouvelle paire, et je raffole de pouvoir les assortir à mon sac.

 

 J’aime parler du nouveau Cosmo ou Glamour et du nouveau gommage Lush qui fait la peau toute douce avec mes copines.

 

 J’aime avoir plein d’échantillons à essayer à la maison dans les réunions très girly.

 

 J’aime croire que tous ces efforts paieront un jour quand je ne verrais apparaître mes premières rides qu’à 40 ans.

 

 Et même si je suis un panneau publicitaire à moi toute seule, la confiance en moi que tout ce rituel si ridicule pour certains, me procure
est irremplaçable.

 

Alors oui c’est futile, oui c’est ridicule mais pas plus ridicule que de vouloir continuer sa crise d’ado rebelle à 25 ans et des brouettes. J’ai passé l’age de
m’insurger contre des règles ou des stéréotypes juste pour m’insurger contre quelque chose de standardiser. J’ai aussi passé l’age de mettre des tshirt sans forme et des bas de jogging en éponge.

 

Je me sens deux fois mieux dans ma petite vie de fille futile qu’à l’époque de mes années grunges rebelles.

 

J’aime les clichés du moins certains et je ne vois pas en quoi ça fait de moi une personne dépourvu de personnalité.

 

Oui j’aime les coucher de soleil sur une belle plage comme des milliers d’autres personnes et alors ?

 

J’aime pleurer de joies à chaque mariage comme une petite fille devant un conte de fée et alors ?

 

 J’aime les fleurs que m’offre mon amoureux même si ce sont des roses rouges et que manifestement c’est trop cliché, et alors ?

 

 J’aime qu’il pense à notre anniversaire à minuit et une seconde et alors ?

 

Est ce que ça fait de moi une fille qui n’a aucune personnalité ? Est ce que ça fait de moi une midinette dépourvu d’une once de culture voire même
d’intelligence ?

 

 Faut croire, quelques fois, à entendre certaines personnes. C’est dingue le nombre d’a priori que l’on peut avoir et l’étroitesse d’esprit
de ces personnes qui appuient moult et fracas que c’est MAAAALLLL d’être conformiste !!! Mais moi qui adore les clichés y’en a un autre qui me plait bien, celui de penser que ce sont ceux
qui aiment à dire haut et fort à qui veut l’entendre qu’ils les détestent que ce sont eux justement qui ont besoin d’être rassuré sur l’existence de leur propre personnalité. Après tout, ne pas
aimer les clichés juste par peur de ressembler à monsieur tout le monde me semble bien plus futile que de vouloir être jolie. Je dois être très opportuniste d’aimer les clichés qui me procurent
du plaisir c’est un fait mais je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais changer. Jusqu’à présent personne ne m’a convaincu de changer, même pas mon amoureux qui pourtant a des arguments de
chocs mais je pense que tout simplement on ne change pas sinon par choix. Le plus dur est d’accepter la différence de goût et ça c’est valable pour tout, surtout en amour. La tolérance n’a pas de
prix, alors open your mind !

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Dies irae

Par Lucas
C’était il y a quelques années, à Paris X Nanterre. J’étais alors étudiant en Droit et chaque matin je garais la Lucasmobile devant le bâtiment F. S’en suivait alors un petit rituel, nonchalant. J’attendais mon ami Walter et nous allions nous chercher un p’tit café avant de nous poser sur les marches, devant le hall. Walter s’installait à ma gauche pour rouler sa clope avant que le vent me balance toutes les volutes de fumée dans la tête. A vrai dire, je ne m’en plaignais pas : j’adorais ce mélange matinal ; ces odeurs de café, de poussière et d’Amsterdamer. Pour rien au monde je n’aurais changé de place.
 

Mais un matin, Walter n’est pas venu et j’ai donc pris mon café à l’intérieur, en solo, à la cafète. Normalement, je n’aurais jamais dû me trouver là.

 

A une table mitoyenne, il y avait une chargée de TD que je connaissais de vue. Une femme discrète, un brin timide, presque transparente : de celle qu’on croise dans les couloirs sans trop prêter attention. Pour autant, la rumeur disait d’elle qu’elle était très bien comme prof. La rumeur… A cet instant précis c’est tout ce que je savais d’elle.

 
Et puis Monsieur Donadini est arrivé.
Furieux.
Dès le matin.

Monsieur le Professeur Donadini, un homme connu pour ses coups de sang et son orgueil. Maître de conférence, responsable d’un DEA, d’un département de recherche et, donc, accessoirement, des thesardes chargées de TD égarées à la cafete le matin.

 
La scène a duré moins d’une minute.
 

Violent, âpre, véhément, Donadini a commencé à s’acharner sur la demoiselle en accumulant les reproches. En un rien de temps, tout le monde les regardait. La jeune femme était bouleversée, elle ne savait plus où se mettre, ni comment arrêter le feu roulant. Cherchant une échappatoire, ses yeux ne tombaient que sur des étudiants. Voire même ses étudiants, qui baissaient les yeux en croisant son regard. Debout dans la tempête, face à Donadini, elle restait seule.

Elle avait honte.
 
Et moi j’ai continué à touiller mon café.
Au lieu d’aller voir Donadini et lui dire
 

Monsieur, votre comportement est inacceptable! Mademoiselle Salengro est peut-être fautive, mais à vrai dire je ne suis pas là pour en juger. Et tous les gens autour de vous non plus. Par contre, ce qui est ignoble, c’est que vous vous permettiez de l’humilier en public, de la dégrader devant tout le monde au lieu de faire ça en privé. Votre attitude est odieuse, détestable, abjecte. Je ne vous salue pas, Monsieur.

 
Mais je n’ai rien dit.
Lâchement, je suis resté à ma place.
Et j’avais honte.
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