La liste de la victime de la mode (couic)

– Mercredi, séance shopping, j’ai besoin de fringues tendance. La mode est au gris, j’ai envie d’un pantalon tailleur gris avec la veste assortie et un top coloré histoire de
pas passer pour la dépressive de service. Etape 1 : Mango. Mango, c’est concept, ils ont décidé que le gris ne passerait pas par eux. Naf-Naf ? Ils taillent leurs fringues comment
eux ? Je teste un chemisier, je nage dedans sauf au niveau de la poitrine où la boutonnière baille outrageusement. Sac à patate powaaaaa ! Une robe sinequanone ? Ah ben tiens,
c’est donc à ça que je ressemble avec la poitrine hyper comprimée et le teint bleu. Je tourne, je vire. Au bout d’une heure et demi, je n’ai rien acheté. Match retour le soir, je vais chez
H&M, je trouve un tailleur gris super sympa avec un pantacourt très court (ou un short long, chuis pas sûre). J’essaie un chemisier en satin aubergine. Bon, ben, si je le mets, va falloir que 
j’évite de respirer, je risque d’éborgner mon interlocuteur avec le bouton qui menace de sauter. Je prends mon tailleur puis direction Promod pour trouver le haut coloré que je veux. Finalement, je repars avec une robe chasuble, un chemisier, un petit haut marron et taupe et un sautoir vert. Sautoir qui une fois mis est horrible. Mais j’ai pas trouvé de chaussures. En tout cas, je n’ai qu’une chose à dire : la mode automne-hiver est atroce et déprimante. C’est déjà moche, l’hiver, si en plus, on s’habille en gris, faudra pas s’étonner d’être dépressifs.

 robe-chasuble

– Après vérification, le coca light et le coca zéro, c’est pas tout à fait pareil, le zéro est plus calorique (1.3 ka par verre contre 1.2 pour un coca light, faut le savoir). 

– « T’as la peau douce, c’est super agréable ». Avec tout le mixa bébé que je m’étale consciencieusement tous les soirs avant dodo, j’espère bien. Mais après réflexion, je suis plus sûre si cette phrase a été prononcée ou si je l’ai rêvée, faut pas me parler dans un demi sommeil.

– Article très drôle que m’a fait suivre un collègue, je vous laisse découvrir, c’est sur le rugby qu’est mieux que le foot (http://fr.sports.yahoo.com/07092007/52/15-raisons-de-preferer-le-rugby-au-foot.html). D’ailleurs, je tiens à dire que la chanson basée sur le haka qu’ils viennent de sortir est carrément atroce, je milite contre. Le haka, c’est pas français, laissons le aux Néo Zélandais et admirons.

– Lundi, j’arrive au boulot, un gars que je connais pas est installé sur le canapé. Je salue et ne fais pas trop gaffe, sans doute un candidat pour un des postes à pourvoir. A un moment, je vois un nom inconnu se connecter à notre messagerie instantanée donc je demande à Claude qui c’est « Ben, le mec qui était sur le canapé, tout à l’heure, c’est un nouveau ! ». Pourquoi dès que je prends des congés, l’agence en profite pour recruter quelqu’un, hein ?

 – Cette semaine, je suis pas sortie, nananère. Bon, ok, j’ai fait des folies de mon corps lundi nuit mais chez moi donc je suis pas sortie. Mais c’est fou comme dormir moins

de 3h le lundi vous ruine toute une semaine. Mais ce week-end va être hyper girlie.

 – D’ailleurs, hier soir, j’ai passé la soirée chez ma chérichounette en convalescence et elle n’a rien trouvé de mieux pour me remonter le moral que de me faire jouer à Sing

Star. Effectivement, le moral est remonté mais la prochaine fois, je prends mes lunettes, ça m’aidera à gagner.

 – Entendu au boulot : « Y a un peu une drôle d’odeur, ici, ça sent un peu le rat mort – Ouais, heureusement qu’il y a Nina qui parfume un peu. – Ouais, ça sent le rat mort à la fraise ». Ce qui est faux, mon parfum n’est pas à la fraise.

– Entendu au boulot (bis) : « Ouais, Nina et Claude, vous vous absentez des fois, y a un hôtel dans le coin ? », « Nina, tu veux déjeuner avec Farid ? Moi, je dis, y a anguille sous roche ! », « Moi, je dis, entre Nina et Guillaume, il se passe quelque chose, suis sûr que vous couchez ensemble ». Donc moi : « Super, avec toutes ces histoires, je me suis déjà tapé toute la boîte ! » « Bah, il te reste ceux de Prague encore ». Dur d’être la seule fille. D’ailleurs dialogue de mardi : « Ouais, t’as passé la nuit avec une fille ou un mec ? – Un mec. – Bah, je suis sûr que t’es lesbienne ! –Heu… Ben non. – La fille avant toi, on la charriait comme ça et la pauvre un jour, elle a dit « ah ben non, j’aime trop la bite ! » -… – Ben tu dis rien ? ». Non mais j’ai pas l’air comme ça mais je les adore mes collègues.

 – C’est la rentrée, y a du monde tout partout dans le métro et les trains reprennent leurs retards de 20 minutes. Ca pue.
 
– Je crois que mes cervicales cherchent douloureusement à communiquer avec moi mais je comprends pas ce qu’elles me veulent. Du coup, j’ai voulu faire chauffer mon masque

pour la figure qui est censé aller au micro ondes, il a explosé au bout de 10 secondes. Je me sens très con, là…

 – La France a perdu contre l’Argentine… Bordel de merde, ça commence bien ! Bon, en l’honneur de la coupe du monde de rugby qui est un peu mon sport à moi, que je suis

née au pays de l’Ovalie et que j’aimais le rugby avant que ce ne soit la mode, un petit haka.

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Bluesy

Bon, j’avais pas forcément prévu de chouiner aujourd’hui mais tant pis, je le fais. Ou plutôt, je vous fais part de mes doutes existentiels. Mais je vais le faire de façon marrante, pars pas, lecteur ! Bon, voilà, la semaine dernière, j’avais reçu un coup de fil d’un journal Internet pas mal connu quand même, je leur avais écrit un article sur l’équipe Sarko (ô joie). Lundi, coup de fil « non, on a pris quelqu’un d’autre, au revoir ». Un peu sec. Et encore raté. Donc lundi, j’ai fait ma complainte de la loseuse. Etre ou ne pas être une merde.

Ce qui est bien quand je suis pas bien, c’est que mon entourage se mobilise pour me remonter le moral (et/ou me donner des coups de pieds bien placés). Genre Summer qui me traîne au resto. Genre ma sœur qui me dit que c’est pas le moment de lâcher parce que là, c’est une bonne dynamique. Genre Tatiana qui me propose un samedi entre filles. Genre LilVirgo qui me propose un après-midi crumble-chocolat chaud. Que des trucs bons pour ma ligne, quoi !

De façon toute objective, je pense ne pas avoir grand-chose à me reprocher. J’écris un maximum d’articles (pas pour le blog, hein !), j’envoie des CV tout partout, je reçois quelques refus (je remercie Que choisir, Arte, Canal +, Tendances Médias et surtout FHM car le monsieur a été très humain avec moi), quelques réponses intéressantes mais point de contrat de type CDD ou CDI. Soit, soit. Je continue à répondre aux annonces. Je cherche des idées pour accroître au max ma visibilité sur le net, faire de moi la candidate à ne pas rater. Je bosse mon relationnel et tout. Alors que faire de plus ? Que celui qui a été tenté de répondre « coucher » s’auto flagelle avec des orties (parce que je suis sûre que vous l’avez pensé, si, si, si). Bref, j’essaie de faire mon possible et encore, je culpabilise parce que je suis sûre qu’il y a des trucs auxquels je pense pas.

Alors que j’étais en pleine déprime, j’accrois moi-même mon mal. Je suis totalement maso, c’est un fait. En fait, lundi, j’ai également reçu un mail d’un gars qui est tombé sur ma fiche sur un site et a parlé de moi à un mec spécialiste de l’emploi des cadres. En gros : « le journalisme est un métier difficile, il faut se spécialiser et travailler très dur, sinon, c’est mort ». Me spécialiser ? Bon, c’est vrai, je suis carrément multicasquette : sur mon CV, j’ai du sportif, du féminin, de l’international, du culturel, du bloguesque… Bref, je suis un peu touche à tout mais c’est un peu un reflet de ma personnalité, je m’intéresse à tout un tas de trucs. Le monsieur me dit de me spécialiser dans un domaine très demandeur. Alors qu’est-ce qui est demandeur ? L’économie et le marketing. Alors voyons voir dans mon CV ce que j’ai sur le sujet : j’ai eu un cours d’économie historique en DEUG (4 h/semaine pendant un semestre) et une initiation à la micro-économie et à la démographie en licence (2h/semaine donc éco une semaine sur deux). Pour le marketing, on l’a un tout piti peu étudié en comm politique. Ok, c’est mort. Bon, ça m’empêche pas de postuler quand même pour des postes de journaliste économique mais je comprends pas, je suis jamais prise…

Bref, grosse remise en cause : faudrait peut-être que je fasse un nouveau master pro pour me spécialiser un peu… Mais bon, là, on est mars, la rentrée, c’est en septembre, impossible d’attendre si longtemps (et les inscriptions sont closes, maintenant). A exploiter si en septembre, j’ai pas de poste fixe mais en attendant, je peux pas me reposer sur ça, c’est trop loin. Mais c’est vrai que je commence à me dire qu’il faudrait peut-être que j’envisage une réorientation, gardant le journalisme pour des piges (rémunérées ou pas). Mais me réorienter vers quoi ? La comm, ouais, ça me plairait bien mais pas le niveau (ça m’empêche pas de postuler dans les agences comms, des fois que…). La pub… Ouais, ok, marrant mais j’ai aucune formation et que des idées débiles donc pas sûr. Prof ? Heu, prof de quoi ? C’est un métier, faut passer des concours tout ça.

Pour en rajouter (je vous l’ai dit que j’étais maso ?), j’ai fait un tour sur le forum de categorynet pour lire le forum « la black list des journalistes ». Je résume les 27 pages de débat : « métier de merde, je me suis cassé ». Y avait aussi un débat sur le nucléaire au milieu mais j’ai pas compris ce que ça foutait là. Ce qui me rassure, ce sont les réponses « je suis tout(e) déprimé(e) », je suis pas la seule. Je sais que c’est un métier de merde difficile mais heu… Y a pas des gens heureux ? Juste histoire de me remettre du baume au cœur.

En plus, je viens de voir que j’ai raté (encore) le casting de La nouvelle star, c’est pas encore cette année que je serai une star du TOP 50. Monde de merde ! « J’aurais voulu être journaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiste, pour pouvoir avoir un bon bouloooooooooooooooot, et pas seulement être pigiiiiiiiiiiiiiiiiste, mais avoir un vrai bureauuuuuuuuuuuuuuu » (quel talent !)

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Tout ceci n’’était qu’’un rêve

Lecteur, je dois t’avouer un truc. Ce que je t’ai raconté hier, ma rencontre avec le beau Thomas et le baiser sur le quai de la gare, tout ça n’était pas vrai. Un canular, en somme. Là, tu te dis que j’ai pété un plomb, mais pourquoi, oh pourquoi, j’ai fait ça ? Pas pour me foutre de ta gueule, non, mais juste pour remonter le moral des troupes et le mien en particulier.

 

Mercredi soir. Je fais la gueule, j’ai pas le moral. Il fait froid, je suis fatiguée, j’ai passé la journée dans les transports et ce foutu RER C qui est moche tout en transitant par la ligne 14 qui pue. Dans mon premier RER C, face à moi, il y avait un mec très beau, un vrai ange à la lèvre fendue, habillé comme un syndicaliste étudiant du Mirail. Mais je lui ai pas parlé en vrai, je l’ai pas suivi alors qu’en fait, j’aurais dû, ça m’aurait évité de partir sur la mauvaise branche. Jeune homme, si tu me lis (tu es descendu à Choisy, je suis en train de me faire mon dilelui à moi), sache que je t’ai trouvé très beau et que j’ai eu du mal à lire tant que tu étais là et que j’ai même enlevé mon chapeau… Bon, t’as pas vraiment une tête à lire un blog comme le mien mais on sait jamais, des gens très bien lisent ce blog. Et des gens très bien l’écrivent, d’ailleurs. Donc oui, techniquement, il existe le jeune homme mais je lui ai pas parlé et je pense sincèrement qu’il avait moins de 24 ans.

 

Donc hier soir, j’étais minée, bad trip à base de « je ne suis qu’une merde, la lie de la race humaine ». Curieusement, quand je vais pas bien, les gens viennent me parler sur MSN juste pour discuter, alors qu’ils ne sont pas censés savoir que j’allais pas bien. Donc hier soir, je chouinais auprès de Lucie, Drusilla, Tatiana et Vicky, me disant que la vie était moche et que l’hiver ça pue. Tout à coup, avec Vicky, on part dans un délire : et si je faisais un canular sur mon blog, un poisson d’avril en février. Non parce qu’honnêtement, avoue lecteur que l’article d’hier posté le 1er avril, tu n’y aurais pas cru. Mais pourquoi je t’ai fait ce tour de passe-passe. Bon, je pourrais faire ma prof la morale genre « tu vois, faut pas croire tout ce qu’on te dit sur les blogs (surtout quand c’est du mal de moi) ». Mais non, c’est pas ça.

 

En fait, mercredi soir, j’avais pas envie de finir l’article que j’avais commencé et prévu initialement pour hier. Parce que j’avais le blues, comme ça arrive des fois en hiver. Donc j’allais partir sur un article « ma vie est nulle, il se passe rien, j’en ai marre ». Comme ça, j’aurais foutu la déprime à tout le monde et voilà. Alors que là, je vous ai offert un petit moment de bonheur, certes fictif, mais les premiers comms (et les suivants, aussi) m’ont confortée dans mon choix : même si cette histoire n’est pas vraie, elle vous a mis de bonne humeur, elle vous a fait rêver un peu. Et ça a eu le même effet sur moi. Honnêtement, mercredi soir en allant me coucher, j’avais le cœur un peu plus léger. Je n’ai embrassé personne hier (sauf Kenya mais c’est un chat, ça compte pas), je n’ai pas parlé au jeune homme beau comme un ange à la lèvre blessée et ce n’est pas bien grave. Mais il était vraiment beau et j’avais mes lunettes ! Au départ, avec Vicky, on cherchait une idée, genre « coup de foudre, je l’aime, je vous dis adieu » ou « j’ai trouvé un boulot qui déchire sa mère ». Mais pour le deuxième, c’était trop cruel pour moi donc non.

 

Hier soir, j’ai dîné avec un blogueur qui m’a conseillé de ne pas révéler la blague, m’expliquant que vous risquiez de vous sentir trahis et que vous n’alliez plus croire ce que je racontais. Peut-être. Mais j’ai pas envie de continuer le canular plus longtemps pour faire dégager Thomas rapidement genre « je l’ai plaqué ». Déjà, moi qui plaque un mec, on le sent que c’est pas vrai mon histoire ! Mais bon, c’était juste un truc pour éviter de vous emmerder avec mes états d’âme, surtout que ce n’était que passager. Mais bon, vu qu’il m’arrive rien, j’ai fait semblant. Et du coup, hier, c’est con mais je me sentais mieux dans ma peau, belle et rebelle et tout ça, tout ça.

 

Alors maintenant, peut-être que vous m’en voudrez mais je pense pas. Je pense surtout que vous me serez reconnaissants de pas vous avoir emmerdé avec mes états d’âme à deux balles. J’aime bien l’intox, genre « tu as des nouvelles de machine ? » « Ouais, elle est enceinte ! » « C’est vrai ?? » « Mais non ! ». Mais comme les blagues les plus courtes sont les meilleures, on va en rester là. C’était mon premier canular bloguesque, sans doute le dernier mais au moins, il aura réchauffé plein de cœurs ! Et vu le temps pourri au dehors, avouez que ça a quand même fait du bien.

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Le collectif « tous des connards »

L’autre jour, Mister Big a dit dans son article : « vu la propension de murs qui affleurent en ce moment, vous êtes en droit de vous dire qu’en automne, saison déjà propice à la déprime, les Vingtenaires vont tous passer du côté sombre… Genre « je crois plus à la vie, j’en ai marre… tous des connards, etc etc… ». ». Je profite de l’occasion pour présenter notre collectif « tous des connards. »

connards

Bon, vous lisez un peu notre vie, quand même et vous avez pu remarquer qu’on a pris quelques murs (oui, on est monomaniaques, et alors !). Et y a des fois où le nez pété sur le mur, on le prend mal et là, le collectif entre en jeu. De quoi s’agit-il ? On se réunit en groupe, le blessé énumère un peu ses malheurs et les autres répondent : « TOUS DES CONNARDS ! ». Petite mise en situation :

« Putain, il m’a pas rappelé alors qu’il devait le faire

– TOUS DES CONNARDS !
– Il a couché avec un(e) autre
– TOUS DES CONNARDS !

– Il a pas voulu me payer la super robe de mes rêves pour la modique somme de 249 euros

– TOUS DES CONNARDS ! »
 

Bon, ok, le dernier exemple, c’était pour rigoler. Je te vois venir lecteur, surtout si tu es pénissalement équipé : c’est stérile, gratuit et débile. Oui et alors ? Quand on a le cœur en miettes, on s’en fout de la finesse. Quand on est malheureux, ça soulage un peu de voir qu’on est pas les seuls à souffrir ou à avoir souffert à cause d’un homme. Et de se sentir soutenu, surtout. Non parce que dans l’optique de « tous des connards », ça prouve que c’est pas moi, spécialement, qui les attire, on tombe tous sur des connards à un moment ou à un autre. Et puis d’abord, tous des connards ! Oui parce que quand on est triste, on a tendance à mettre tous les mecs dans le même panier. Même si au fond, on ne le pense pas. Mais, franchement, lecteur, quand tu te prends un mur, tu débordes d’amour pour la terre entière, toi ? Ben nous non plus !

Bref, on en revient un peu au principe de solidarité féminine (mais ça marche aussi avec les pédés vu qu’ils sortent avec des hommes aussi). Par exemple, lors du dernier vent que j’ai pris, j’ai retrouvé Tatiana au Cour St Emilion et devant mon browniccino (faut que j’arrête de manger des trucs pareils sinon je vais augmenter les risques de me prendre des vents) et là, quelques uns ont été rhabillés pour l’hiver. D’abord, il l’a dit lui-même dans son mail « oui, je sais, tous des connards  » (ah ben si tu le dis tout seul, il sert à quoi le collectif??). Bon, j’ai quand même eu la classe de faire preuve de discernement mais c’est con comme ça fait du bien de cracher son fiel, un peu, de se dire « non mais tous les mêmes, ils font les quéqués mais ils ont des tous petits zizis, ils assument pas après ! ». Là, on comprend qu’on a été trop naïve de le croire, ce bâtard de sa mère (on est énervées, on vous dit !). Quelle lucidité tout à coup, on lit soudain en les hommes comme dans un livre ouvert. Eux, ce qui leur plaît, c’est le jeu de séduction et une fois qu’ils ont eu ce qu’ils voulaient, ciao ! Et puis d’abord, forcément qu’il y avait anguille sous roche, tous des connards on vous dit ! On s’improvise psy pour hétéros dotés d’un pénis, on cherches les pourquoi des comment puis on soupire : merde quoi, on est des filles biens, pourquoi on est célibataire ? Non parce que Pauline qu’est conne, vulgaire et même pas belle, elle a un mec, elle… Ah oui, il faut savoir que quand on est en phase « tous des connards », on se défoule tellement qu’il peut y avoir des dommages collatéraux. Bref, même s’ils sont pas tous comme ça, ça fait rire d’être bêtement misandre, comme ça, de sortir des considérations générales à la con sur le mal(e), de se dire qu’on est trop bien pour eux, de toute façon. De déclarer qu’on ferait mieux de devenir lesbienne ou nonne avant de dire : « Ouais, mais non… J’aime pas les filles et je crois pas en Dieu. ».
 

Parce qu’on a beau dire, les mecs, c’est comme une drogue : on a beau dire qu’on arrête, on le fait jamais, il suffit qu’un beau brun passe et hop, on disait quoi, déjà ? Tous des connards… Et tu crois qu’il est célibataire ? Après tout, c’est pas parce que le précédent était un connard que le suivant va l’être… Si ? Non ? Bah, de toute façon, au pire, on retrouvera notre collectif préféré pour nous remonter le moral !

 

Bon, la prochaine fois, dans un souci d’équité et pour ménager la susceptibilité de mes lecteurs pénissalement équipés que j’adore (surtout s’ils sont bruns, entre 1m70 et 80, mal rasés, célibataires, avec un beau petit cul, intelligents, raffinés, peut-être avec des lunettes, des beaux yeux, un beau sourire et s’ils m’envoient un mail pour me proposer de m’aimer au minimum toute une nuit), je vous parlerai du collectif toutes des salopes.


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Nina qui rit, Nina qui pleure

C’est la fin de l’hiver, la période que j’aime le moins dans l’année. Chaque année, en mars, je serre les fesses et je croise les doigts : cette année, ça ira. Je me souviens, l’an dernier : un vendredi, fin février. Toujours aucune nouvelle de mon stage, panique à bord. Je prends mon téléphone et j’appelle mon peut-être futur tuteur de stage : il est en ligne, il peut pas me prendre au téléphone. Je vais donc boire un verre avec une copine mais je suis guère optimiste. 16h30, on quitte le bar et je me rends compte que j’ai un message. Tiens. J’écoute : « Bonjour, Guillaume Dulac, je vous appelle pour confirmer le stage ». Ivre de joie, je saute partout, au bord des larmes. Mars 2005 fut plutôt un bon mois : j’ai trouvé un appart en deux jours en RP, j’ai commencé mon stage, une expérience agréable qui m’a permis de rencontrer une amie proche, aujourd’hui, Zoé.
 
Un an plus tard, mars arrive et j’ai peur. Pas de boulot et pas d’entretiens de prévu, je me décide à refaire un tour des rédactions, on ne sait jamais. Mais en ce moment, ce n’est pas le pied. Concrètement, ma vie est au point mort depuis le début de l’année. Pas de raison de déprimer, pas de raison de se réjouir. Les jours se suivent, tranquillement, sans que rien ne vienne perturber l’ordre des choses. Moins de lose, certes, il ne m’est rien arrivé de négatif depuis une semaine, mais après… Pas de raison de déprimer, pas de raison de se réjouir.
 
Comme tous les gens dans mon cas, je me sens lunatique : un après-midi en bonne compagnie et je me sens bien. Une discussion houleuse et je suis au fond du trou. Des fois, j’ai l’impression que personne ne se rend compte que je vais pas bien, sans doute parce que je fais des efforts pour prétendre le contraire. Je suis pas du genre à me plaindre et quand je le fais, on me jette donc autant continuer sur ma lancée. Sauf que des fois, la coupe est pleine et j’aimerais qu’on comprenne qu’il y a des jours où ça va pas et j’ai pas envie de faire semblant. Marre des gens bien pensants qui me disent : « mais arrête de te plaindre, tu vas voir que ça va aller. » Mais je m’en fous, ça ira forcément mieux un jour mais ça fait trois mois qu’on me sort le même refrain et trois mois que ça va pas mieux donc les discours positifs à deux balles, j’en peux plus. Merde, ça va pas, j’ai le droit de le dire et si les personnes ne m’aiment pas comme ça, qu’elles ne me parlent plus. Je n’y peux rien si j’ai du mal à voir la vie en rose par moment.
 
Hier, j’ai appelé ma mère, je venais de pleurer à cause d’une dispute, je faisais semblant que tout allait bien et là, ma mère se met à pleurer parce qu’elle sait que je ne vais pas bien, parce qu’elle sait que ma sœur ne va pas bien non plus et elle en peut plus de ne pas pouvoir nous aider. Elle en peut plus de savoir que quand on pleure, elle n’est pas là. Des fois, j’aimerais retourner en enfance, à l’époque où les chagrins sont si vite oubliés qu’une heure plus tard, on ne se souvient même pas d’avoir pleuré. Mais bon, à l’époque, tout était plus simple, nos grands chagrins étaient liés à un genou écorché ou un jouet cassé… De vrais drames en soit pour des enfants de moins de dix ans mais ça se réglait vite. Adulte, rien n’est moins simple.
 
Hier, j’ai parlé à ma sœur sur Internet, elle savait que ça allait pas à cause de mon pseudo MSN plus que clair. Elle aussi ne va pas bien, son boulot ne lui plaît pas mais elle culpabilise de se plaindre : elle a du boulot, moi pas. Elle recommence à chercher et se rend compte que rien n’est moins simple mais comment peut-elle oser s’en plaindre à moi ? Alors que je suis la personne la plus apte à la comprendre, justement. C’est toujours le problème, on ne sait jamais à qui se confier, à qui faire partager notre mal être. Parce qu’oser dire que ça ne va pas, c’est passer pour une emmerdeuse de la pire espèce. C’est se prendre : « te plains pas, y a pire que toi ». Oui, y a pire que moi, je n’ai jamais dit le contraire mais ce n’est pas pour autant qu’il faut m’envoyer promener les jours où j’ai pas envie de faire semblant.
 
Je suis une fille qui se veut forte, qui fait semblant de l’être. Je ne pleure jamais devant les gens ou rarement, j’essaie toujours de me retenir. Pleurer, c’est être faible. Mais je crois qu’en ce moment, je bats mon record de larmes. Je pleure devant un film, je pleure quand on comprend pas pourquoi je vais pas bien, je pleure parce que ma mère pleure, je pleure parce que j’arrive pas à étendre mon linge. Mais ça, je ne le fais que quand je suis seule. En public, quand on me demande si ça va, je réponds toujours avec un grand sourire que oui. Il n’est pas forcément hypocrite, ce sourire, ça me fait plaisir de sortir, de voir des gens, d’arrêter de passer mes journées à constater qu’il n’y a aucune annonce me correspondant (j’ai jamais fait d’économie ou de science, désolée), surfant en pyjama devant mon écran. Mais y a des jours où ça va pas et je donne l’illusion du contraire. A tort. Après tout, si les gens ne m’aiment pas quand je vais pas bien, c’est que ce ne sont pas mes amis.
 
Aujourd’hui, je passe la journée avec Lucie qui est venue sur Paris pour deux jours. J’espère que ça m’aidera à me remonter le moral et à me faire repartir. J’espère que comme a dit M. marc de café, « les larmes, c’est fini ». J’espère que je pourrai bientôt appeler ma mère pour lui donner une bonne nouvelle. J’espère que le printemps qui arrive va me ramener ma bonne humeur permanente et de bonnes nouvelles aussi. On verra. En attendant, j’en ai marre de m’en prendre plein la gueule pour pas un rond parce que je fais semblant d’aller bien et que je suis censée tout supporter.
 
Ca ira mieux demain, sans doute. Peut-être que pour une fois, le mois de mars sera le meilleur de l’année. Un jour, je n’aurai plus besoin de mon masque de Nina qui rit parce que je serai heureuse et que je sourirai sans faire semblant et quand je dirai que « ça va », ça ne sera pas par pure politesse. J’espère que ce sera bientôt mais y a des jours où j’y crois plus. Parce que pour la première fois de ma vie, rien ne va comme je l’entends. Vie professionnelle, vie privée, rien de neuf, rien d’exaltant, rien qui ne me donne envie de me lever le matin. Même la santé commence à me lâcher, je ne mange plus, tant j’ai une boule dans la gorge à peu près tout le temps. J’ai intérêt à récupérer un ou deux kilos avant de retourner dans la famiglia sinon ma mère va encore croire que je mange pas comme il faut (oui, bon, elle a raison mais on va pas l’inquiéter plus que ça).
 
Demain, on repartira sur des articles plus joyeux. Mais la vie, c’est ça aussi, des moments moins drôles que d’autres…
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Et si je faisais quelque chose de ma vie

Jeudi, 3h ou 4h du matin, je sais plus. Allongée à côté de Jean (mon amant dont j’ai pas encore parlé, cherchez pas l’article qui lui correspond, il viendra), nous discutons de nos vies respectives, j’essaie tant bien que mal (et plutôt mal, j’ai eu l’impression) de lui remonter le moral. A un moment, il me demande si je vais bien et je lui réponds :
« Ben oui, j’ai pas de raison de déprimer.
Je pourrais t’en trouver plein.
Non, ça ira. »
Je m’accroche à la certitude que tout va bien mais je suis autant à l’abri de la déprime que d’une tempête sur un radeau (j’espère que vous avez compris cette phrase obscure).
 
Techniquement, ma vie est au point mort : pas de raison d’être heureuse ni malheureuse. Rien ne vient illuminer ma journée à tel point que j’ai la banane pendant une semaine. Rien ne vient ternir mon humeur égale. De toute façon, au point où j’en suis, seul un décès m’affecterait profondément et j’espère très fort que ça n’arrivera pas. Même ma lose actuelle ne nuit que modérément à mon moral. Cependant, il est temps de réagir et de trouver des raisons de me réjouir.
 
Trouvons du travail !
En ce moment, je m’emmerde donc je lis. Saine activité. Donc après avoir dévoré Harry Potter, j’ai entamé et terminé le drôlissime « Blog de Max », l’histoire d’un mec qui raconte son boulot et son talent certain à brasser de l’air. A peine terminé, je me jette sur « Le diable s’habille en Prada », actuellement en cours de lecture et férocement hilarant. Dans le premier comme dans le second, les auteurs croquent avec cynisme et méchanceté subtile leur environnement de travail… Et curieusement, moi, ça me donne envie de bosser.
 
Objectivement, j’en ai marre de rien faire chez moi et je préfère que l’argent qui tombe sur mon compte soit versé par Cosmo que par ASSEDIC. Juste une question de fierté, j’ai pas envie d’être un poids pour la société (ni pour mes parents qui paient des impôts dont une partie-infime- revient à leur fi-fille). Et puis j’ai une vie passionnante en ce moment : lever 14 heures, un petit tour dans une pièce intime de ma maison, allumage de l’ordi et de la télé et ABRUTISSAGE. J’écris pour mon blog, je visite et commente ceux des autres. Parfois, je me dis que ce serait bien que je mange donc je le fais. D’autre fois, je me dis que ce serait bien d’arrêter de manger si je veux un jour pouvoir à nouveau quitter mon canapé. Bref, je ne fais pas grand-chose de constructif si ce n’est bosser sur ce blog pour votre plus grand bonheur.
 
Ceci étant, je viens d’intégrer, grâce au blog, justement, la rédaction de ce site, mes premiers articles bientôt. Hé oui, j’ai reçu ce mail, un jour : « votre blog est sympa, je dirige un site pour les demoiselles de 15 à 30 ans, ça vous intéresse une collaboration ? » Un peu, mon neveu ! Certes, c’est du bénévolat mais ça rajoute une corde à mon arc : du journalisme féminin, j’ai jamais fait. Ceci étant, j’aimerais aussi bosser dans un journal qui rémunère, ce serait bien. Ne serait-ce que pour me lever à 7h30, prendre les transports en commun tous les jours et rentabiliser ma carte orange (sur laquelle j’ai enfin mis une photo), faire semblant de bosser toute la journée en écrivant mon blog, en lisant ceux des autres, en buvant du café en faisant la revue des derniers ragots de la boîte. Bosser, quoi…Et puis gagner des sous pour me payer plein de choses (des fringues, un abonnement en salle de sport, les SIMS2…)
 
Tombons amoureuse !
Non, en fait, ça, j’en ai pas envie. Mais trouver une nouvelle cible à séduire, ça me plairait bien.
 
Actuellement, ma vie amou…heu…senti…heu… sexuelle est plutôt sympathique, j’ai rencontré en octobre deux garçons que j’apprécie énormément, Guillaume et Jean, donc. Ce sont un peu plus que de simples plans brouette puisqu’on passe autant (voire plus, beaucoup plus) de temps à discuter qu’à brouetter. Je qualifierais plus facilement ses relations « d’amitié ambiguë », surtout avec Guillaume, et  j’avoue que ça me plaît bien, ça m’apporte beaucoup sur le plan humain. Vais-je tomber amoureuse ? Ce n’est pas à l’ordre du jour, ni pour eux, ni pour moi, de toute façon.
 
Le truc, c’est que ça fait longtemps que je n’ai pas eu à séduire. Depuis Arnaud, mes relations « sentimentales » se limitent à deux anciens plans cul en manque et deux lecteurs de mon blog, charmés par ma personnalité et mon style unique (et certainement ainsi par ma folle modestie). Tous les deux m’ayant charmée pour différentes raisons… je vous laisse deviner la suite. C’est très flatteur pour mon ego mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. « M’attaquer » à des hommes déjà pris dans mes filets, c’est un peu facile. Bon, rien ne me garantissait ce succès, surtout avec Jean mais tout de même.
 
Repérer un homme, essayer de le séduire (et me manger un râteau), voilà qui m’occuperait… Et ça ferait des articles marrants pour toi, lecteur. Mais où rencontrer cette perle rare ? Dans le meilleur endroit pour draguer : au boulot. Je dois donc en trouver un.
 
Faisons du sport !
Bon, je fais du gras, là, ça va pas. Mais je ne fais rien de mes journées à part regarder la télé, papoter sur MSN et me dire que la journée passe vite et que j’ai rien foutu. Donc résolution à mon retour sur Paris : se lever plus tôt et ne plus allumer Internet avant au moins 17h, pareil pour la télé. Ca ira de suite mieux et ça m’encouragera à sortir. Sauf que la meilleure façon de faire du sport est encore d’aller en salle donc de payer un abonnement donc d’avoir des sous donc d’avoir du boulot.
 
Donc, à partir de maintenant, ma priorité, c’est de trouver du boulot puisque manifestement, c’est ce qui fera changer ma vie et me fera passer de l’état de larve dans lequel je suis actuellement à celui de merveilleux papillon épanoui et irrésistible. Je vous tiens au courant de l’évolution de la situation.
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Virée au sex shop

Cela fait maintenant une semaine que Gauthier vit sur Paris et, franchement, ça me rend heureuse. Il y aura vraiment une vie parisienne avant et une vie parisienne après son arrivée. Il faut avouer qu’il est arrivé pile au bon moment, pour me remonter le moral après une rupture. Du coup, tous les jours, mon téléphone sonne : « Dis, je sors de cours, je suis en ville dans une heure, tu me rejoins ? ».
 
Gauthier, je l’adore mais il me coûte cher car resto ou verre tous les jours, les sous partent vite… Hier, on se retrouve à notre traditionnel lieu de rendez-vous (hé oui, déjà), on s’installe à la terrasse pour boire un verre, on en profite pour papoter au téléphone avec Lucie. Après un petit tour à la FNAC, nous voilà posés au Bistro Romain en s’explosant le bide à coup de carpaccio. Après le vide intersidéral de notre week-end, nous avons fait fort, nous voilà partis à parler politique internationale, mondialisation… On confronte nos idées sur le Japon, la Chine, les Etats-Unis, l’Europe, l’ONU etc. C’est bon de se sentir intelligent, parfois ! Pendant que je mange mon carpaccio, il me lit un article du Monde, quelle classe.
 
Et si on allait au sex shop ?
Cependant, le naturel revenant au galop, on finit par reparler galipettes, je ne sais même plus comment. Il me dit qu’il aimerait bien aller dans un sex shop à Paris. Oh, ça tombe bien, notre restaurant est situé rue Saint Denis ! Donc après le dîner, virée coquine ! En attendant, il me raconte la fois où Anne et lui sont allés m’acheter Ernest, mon petit gode. A Toulouse, récemment ils ont ouvert un sexy center dans la banlieue industrielle. Les voilà partis en voiture, ils trouvent de suite et ils entrent. Un peu intimidés, ils se dérident au fur et à mesure des gadgets les plus hallucinants et à la fin, ils se promènent sans gêne dans les rayons, mon Ernest à la main. A un moment, la caissière s’avance vers eux et leur donne un sachet noir, opaque : « ce sera plus discret ». Et les deux autres rigolent comme des bossus.
 
Bref, c’est parti pour l’assaut de la Rue Saint-Denis ! Premier sex shop, il est écrit en gros : « grand choix de K7 vidéos ! Palm- Secam- NTSC »… Bon, on a préféré ne pas choisir celui-là, les godes devaient être recouverts de poussière, depuis le temps ! On continue. Le suivant, les annonces nous font rire : « Massage « body to body », jusqu’au plaisir »… Tous les massages sont assurés « jusqu’au plaisir ». Mais le mieux : « tarif préférentiel pour les militaires » ! Bon, on se demande où s’arrête le massage et où commence la prostitution. Déjà, quand Gauthier était venu sur Paris le mois dernier, il s’était cherché un salon de massage pour ses lombaires… Et bien, ce n’est pas du tout ce qu’il a trouvé ! C’est fou tout ces massages « jusqu’au plaisir » disponibles sur Paris !
 
Bon, on continue, on ne croise que des DVD shop puis on tombe devant une petite vitrine pleine d’accessoires, le magasin a l’air particulièrement clean, on voit l’intérieur quand des gens entrent. On se croirait presque au rayon DVD de la FNAC ! Gauthier hésite un peu, je lui dis que je veux y aller et c’est parti !
 
Dans un magasin aux vitres teintées…
C’est un très grand sex shop, il y a un nombre incroyable de DVD, la plupart sont en anglais. Je me demande s’ils sont sous-titrés, ce qui fait rire Gauthier. « Qu’est-ce que tu veux qu’il sous-titrent ? Ah oui, ah oui, ah oui ? » Non mais des fois, y a des dialogues dans les pornos. Bon, à l’étage, il y a un théâtre érotique avec « des couples hétéros et lesbiens en représentation », une pauvre fille qui a l’air de s’ennuyer interpelle les hommes pour leur proposer de faire un tour à ce théâtre. Nous, personne ne nous demande rien, on doit nous prendre pour un couple ou des touristes ou les deux. Bref, il y a aussi des salons vidéos et des salons de massage.
 
On trouve le coin des accessoires et là, forcément, on rigole. Déjà, on arrive, Gauthier fait : « on devrait en acheter un pour Lucie » et là, tous les deux on repère un gode énorme, une statue en fait, hyper réaliste, il y en a un rose et un noir. On se marre mais on se dit qu’on peut pas lui offrir ça.
 
On regarde, on s’extasie, il y a le frère d’Ernest, des godes énormes, des tout petits, des bizarres (y en a un qui ressemble au micro de mon PC). On en trouve un particulièrement joli : « oh, il est beau celui-là ! », il est en silicone avec des fils de couleur dedans. Il y en a un double, c’est pas très joli, un pénis devant se ranger dans le sexe, l’autre exciter le clito j’imagine car vu la configuration, je ne pense pas que ce soit pour une double pénétration. Enfin, il y en a de toutes les tailles, toutes les couleurs et toutes les formes pour votre plus grand plaisir. Certains sont trop sophistiqués, je trouve, ça fait plus Game Boy que gode. Sinon, il y a des trucs amusants comme des vagins où ce qui nous a le plus amusé, une sorte de bouche en matière gélatineuse. Il y avait un endroit où on pouvait toucher donc, forcément, avec Gauthier, on se lance… Beurk, c’était dégoûtant comme contact !
 
Par contre, j’ai été déçue : pas de menotte, pas de boule de geisha et pas de canard en plastique (je voulais en prendre un pour Lucie). Du coup, on va pour partir mais Gauthier s’arrête juste avant la sortie pour voir les tarifs massage. Moi, je me plante en plein milieu de la sortie et, là, je me prends les portes automatiques dans la figure : les gens ne sont pas censés rester en plein milieu, ils se dépêchent de rentrer ou sortir.
 
Bon, on finit par sortir, je reste un peu sur ma faim, tout de même. Je pensais trouver plus d’accessoires funs mais comme m’a fait remarquer mon compagnon d’aventure, c’était plus une DVDthèque qu’un véritable sex shop. En tout cas, une fois, il faudra que je me fasse le théâtre érotique !
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