Idiocracy : la dystopie version comique

Comme je suis une originale, j’ai maté Idiocracy la semaine dernière comme tous mes petits camarades qui en parlaient sur Twitter (magie des réseaux sociaux)…bon pas le même jour certes. Un petit film marrant avec Luke -oh ouiiiii- Wilson et Maya Rudolph que je ne connaissais pas.

Affiche du film idiocracy de Luke Wilson

Pour ceux qui seraient passé à côté, je vous refais le pitch. Joe, un militaire moyen, remarquablement moyen, est choisi pour participer à une expérience avec Rita, une prostituée moyenne. Tous les deux vont être endormis pendant un an. Sauf que suite à quelques péripéties, ils se sont pas réveillés en 2006 comme prévu mais  cinq siècles plus tard. Les hommes sont devenus d’une stupidité crasse et Joe devient l’homme le plus intelligent du monde. Le film part en effet du postulat que les moins bien dotés niveau QI sont les plus prompts à se reproduire et que leur majorité numérique entraîne peu à peu le QI vers le bas.

Un Detroit futuriste et en ruine dans Idiocracy

Ce n’est pas la première dystopie à prendre comme point de départ un monde rendu plus bête, il y a aussi… Captain Harlock aka Albator. Oui, Albator est une dystopie si on considère que l’univers prend soin de décrire la société humaine telle que l’auteur l’imagine en 2977, à savoir se baignant dans l’opulence et asservie par “l’abrutisseur mondio-visuel” (qu’on appelle par chez nous la télé). Les hommes sont devenus idiots et couards et le gouvernement se retrouve incapable de réagir face à une nouvelle menace. Il y a évidemment Farenheit 451. Mais la différence majeure entre Idiocracy et mes deux autres exemples, c’est que dans ces deux derniers, le traitement est sombre et il y a surtout une volonté d’un gouvernement d’abrutir les populations en leur coupant la possibilité de réfléchir, de remettre en cause. Dans Idiocracy, c’est le peuple même qui a choisi de s’abrutir, d’après ce que l’on comprend, bien aidé en cela par les médias (l’émission phare s’appelle “Oh ! my balls” et on voit un mec se faire réduire les parties tout du long… alors que nous, en France, l’émission phare fout des nouilles dans le slip d’un chroniqueur, c’est beaucoup mieux…) et le marketing. L’eau a en effet été remplacée par une sorte de boisson énergétique enrichie en électrolyte, le truc que personne ne sait définir. Alors que nous, on boit de l’Actimel enrichi en  “L Casei Defensis” (un ferment lactique utilisé comme probiotique, en fait), une révolution… ou pas. D’ailleurs, ça a bien perdu la côte les alicaments, non ?

alicaments au rayon frais

En même temps, je critique mais j’ai toujours bien aimé ça, les Actimels

Idiocracy pose deux questions. La première, commune à toute dystopie : est-ce que c’est crédible ? Oui et non, de mon point de vue.Il est évident que la langue va considérablement évoluer en 5 siècles (cf cette excellente vidéo de Linguisticae qui vous expliquera toujours mieux que moi) et ce ne sera pas forcément un signe d’abrutissement sinon, hey, nous sommes déjà tellement plus con que nos ancêtres ! Pour le reste, le côté “y a que les cons qui se reproduisent” reste bien sûr à relativiser et je pense que, contrairement à ce qu’on nous répète à longueur de temps, les jeunes générations ne sont pas plus incultes et débiles que nous, elles ont souvent des savoirs différents, une maîtrise bien plus innée que nous de la technologie, par exemple. L’être humain est un animal qui s’adapte et prend donc en main ce qui l’aide de façon immédiate. Les jeunes générations ne sauront jamais utiliser un téléphone à cadran mais je ne sais pas faire de circuit électrique, moi (oui, j’avais pas techno au collège, j’avais “EMT”, j’apprenais à coudre et à faire des boîtes en carton). De même, grâce à la VOD avec possibilité ou non de regarder un film en VO, je pense que la génération qui arrive sera bien plus douée en anglais que nous, en moyenne.

Parler anglais

Je relativise donc cette donnée de l’idiotie congénitale qui envahit le monde… mais quand même, ça laisse songeur. Comme je n’ai plus la télé, je n’en ai désormais qu’une image floue constituée à partir de ce que je vois passer sur mes réseaux sociaux… Réseaux qui me ressemblent donc quand même assez à gauche, genre bobo-écolo. Donc je n’entends parler télé que pour des choses positives (le doc de France 5 sur la transsexualité, Devenir « il » ou « elle »,  par exemple) ou des films/séries que tout le monde regarde (genre les Harry Potter ou récemment Gone girl mais j’avais déjà vu, pour une fois). Mais je vois surtout beaucoup le négatif avec la dénonciation de la télé racoleuse et basse de plafond avec en tête… Cyril Hanouna. Ah ça, mes communautés le vomissent… et j’aurais du mal à ne pas partager leur avis vu le peu que j’en sais. Et je ne parle pas des cas de harcèlement, humiliation ou agression sexuelle mais du malaise que j’ai moi même en regardant l’émission quand j’avais la télé.Il ne s’est certes rien passé d’aussi grave que les exemples pré cités dans mes souvenirs (pas très nets vu que je laissais ça en faisant autre chose et que je ne suis pas sûre d’avoir vu une émission en entier) mais bon sang, c’était navrant de bêtise… Déjà, un mec qui rit de ses propres blagues, c’est non direct  mais c’était juste de la vanne, c’était confus et surtout, j’ai toujours pas compris ce que c’était censé apporter. Et des millions de gens regardent ça… Tu me diras que jeune, j’ai bien écouté Cauet à la radio et maté Coucou c’est nous, ce ne devait pas être mieux…

Coucou c'est nous, Christophe Dechavanne et Patrick Carmouze

Peut-être que finalement, la plus grande menace qui pèse sur l’humanité, ce n’est pas une idiotie congénitale mais une idiotie que l’on attrape en se marrant grassement devant un spectacle humiliant et oppressif…

 

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Quand une bimbo défend les animaux, c’est la foire de la vanne

Ce qui est formidable avec nos hommes politiques, c’est qu’ils ne nous déçoivent jamais, surtout quand on attend le pire d’eux. Mardi, lorsque Pamela Anderson est venue défendre la cause animale, on a donc plus eu droit aux commentaires grivois sur la plastique de la star que sur ses propos. Plus t’es siliconée, moins t’es considérée ? Pour nos mâles dirigeants, manifestement, oui.

pamela-anderson

Il est vrai que la carrière de Pamela Anderson ne la fait pas figurer parmi les actrices les plus intellectuelles : on la connaît surtout pour Alerte à Malibu ou Barb Wire, des rôles adaptés à sa plastique affriolante. Une fille idiote, peu sérieuse, donc. J’ai certainement raté le théorème qui dit que le QI est inversement proportionnel à la taille du bonnet mais passons. Les députés mâles débarquent, grivois, écouter la jolie poupée en espérant pouvoir placer quelques bons mots démontrant leur finesse d’esprit… ou leur machisme, j’ai un peu de mal à faire la différence, là, de suite.

deputes-machistes

En plus, Pam’ vient défendre une cause dont on aime se moquer : la cause animale. Non mais passez une journée sur Twitter et observez : dès qu’on parle cause animale, ça ricane sec. Les végétariens sont les cibles favorites des “anti hipsters”, on se moque, on vous envoie des photos de steacks saignants et co… En fait, c’est pas compliqué : sur Twitter, il vaut mieux ne pas être roux, végétarien, hipster ou habillé en Desigual sinon vous allez vous prendre quelques stormshits gratuits. De façon générale, j’ai l’impression qu’il est socialement plus admis de consommer de la drogue que de ne pas manger de viande ou de poisson. Sous prétexte de s’inquiéter de votre santé (mais les carences, t’y penses aux carences?), on vous fait comprendre que votre choix de vie est malsain. Alors j’ai envie de dire : qu’est-ce que ça peut vous faire ? Une de mes meilleures amies est végétarienne, je fais attention à choisir des restaurants où il y aura des plats végétariens quand on sort, je prévois du grignotage sans viande ou poisson si on se fait un apéro dînatoire et ça ne me pose pas le moindre problème. Je ne sers pas de porc à mes amis juifs ou musulmans, je ne sers pas de viande ou de poisson à mes amis végétariens et je le vis très bien. Mieux, la cuisine végétarienne vous permet de découvrir des saveurs intéressantes et vous apprend pas mal de choses sur la nutrition.

Steack végétarien aux lentilles corail par Liv and cook, j'ai très envie d'essayer (clic sur l'image pour la découvrir)

Steack végétarien aux lentilles corail par Liv and cook, j’ai très envie d’essayer (clic sur l’image pour la découvrir)

Mais voilà, Pamela, elle cumule : gros sein et cause animale, ça va juste faire rigoler dans l’Assemblée. Et là, j’ose poser la question: pourquoi ? Des actrices qui défendent des causes, on en a des pelletées. Angelina Jolie, Emma Watson, Salma Hayek… Elles s’en sortent mieux car elles portent soit un sujet dont il est difficile de se gausser, soit elles ne sont pas vulgaires. Enfin, tout est relatif : Angelina Jolie, elle a quand même joué dans Lara Croft et était ultra vulgos dans 60 secondes chrono. Mais ça va, elle est devenue glamour depuis. Quant à Pamela… Et bien, si on veut critiquer ses choix de rôle et son image, faisons le, pourquoi pas, mais pourquoi corréler ça à son discours contre le gavage des oies ? L’actrice est engagée depuis longtemps sur le sujet, c’est une égérie régulière de la PETA et son métier n’en fait pas moins une interlocutrice valable. Parce qu’elle a joué les sauveteuses de choc, elle est forcément conne comme une planche de surf ? A ce niveau là, si notre métier nous définit totalement, je dois être une capitaliste ultra libérale et manipulatrice, hein… Si le même discours avait été tenu par… mettons Jim Carrey, aurait-on eu droit à des commentaires aussi violents ? Parce qu’ici, ne nous mentons pas, le problème n’est pas le discours qui met en cause notre tradition du foie gras mais bien le porte parole : une femme qui a capitalisé sa carrière sur son physique… Un peu comme toutes les actrices, en fait.

PamelaAnderson

Hier, j’ai eu une nouvelle fois honte de mon pays, honte de ces sexa mâles incapables de se tenir un minimum correctement et qui ont multiplié les piques sexistes et mal placées. J’en viens presque à me réjouir que le mec pour qui j’ai voté aux législatives n’ait pas été élu, histoire d’être un peu moins associée à cette mascarade… Car le problème dans cette histoire, ce n’est pas d’être ou non favorable à la tradition du foie gras (dit la fille du sud ouest) mais bien qu’en 2016, nos chers députés n’ont toujours pas intégré que les femmes méritaient un minimum de respect, quelles que soient leurs causes, leur physique, leur carrière.

pamela anderson assemblee

2016, l’année où le machisme n’est toujours pas mort… pas même un peu faiblard.

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QI : l’ovni télévisuel

Je ne suis pas une téléspectatrice très appliquée, plutôt du genre à tomber par hasard sur certaines programmes en tapant au hasard sur les touches de ma télécommande. Un soir, je découvre ainsi QI, une petite série sans prétention : l’histoire d’une actrice porno, Candice Doll (Alysson Paradis), qui décide de reprendre ses études pour passer une licence de philo. Au début, tu crois que tu vas tomber sur une série classique sur la confrontation de deux univers que rien ne destinait à se rencontrer. Mais en fait non, tu tombes sur une série en dent de scie qui alterne comédie et vannes parfois un peu faciles et réflexions troublantes.

QI-candice-doll

La première saison ne prétend pas grand chose, on joue sur un retournement de situation assez facile : Candice/Karine décide de reprendre ses études et l’annonce à son mec (plus ou moins réalisateur porno, incarné par le très drôle Jérôme Daran) et ses parents (gros libertins légèrement relou sur le sujet, la mère est jouée par Jeanne Savary qui était dans Caméra Café) qui le prennent pas très bien. Donc Karine suit ses études en cachette mais commence à négliger son travail, oubliant ses tests HIV. Finalement, Karine fait son coming out philosophique et son mec décide de tourner un film basé sur la philo. Choc total des culture, facile et prévisible. Mais Karine a une petite particularité : elle est frigide. Jusqu’au jour où en lisant du Descartes, elle pige le cogito ergo sum et se paie un orgasme : la compréhension la fait donc jouir. Fin de la saison 1 : après un accident lors du tournage du porno philo, Karine se prend un petit studio seule et continue de jouir de la compréhension. Bref, petite série sympa, rien de transcendant même si la relation entre la mère de Karine et la fille pue légèrement le malsain, la mère mouillant à l’idée de faire une apparition dans l’un des films de sa fille et veut utiliser l’image de cette dernière pour le club échangiste qu’elle veut ouvrir avec son mari.

QI

Saison 2 et là, on entre dans l’étrange. La philo ne faisant plus à jouir Karine, elle est à la recherche de nouvelles drogues spirituelles. Elle a terminé sa licence et envisage de se tourner vers la religion, elle rencontre une bonne sœur qui va la guider sur la voie. Parallèlement, elle rencontre un thésard en physique (ou maths, j’ai un doute) et va entamer une relation avec lui. On suit plusieurs histoires : la quête de soi de Karine, les doutes sexuels de son ex réalisateur qui fait désormais des films gays et commence à faire des rêves homo érotiques, l’ex prof de philo de Karine qui redécouvre la séduction, coaché par le réalisateur et se tape des nanas au kilos et enfin les parents de Karine et leur bar échangiste. L’histoire du réalisateur et du prof de philo assurent l’élément comique alors que côté Karine et ses parents, ça vire au glauque : la fille fait des strip teases tandis que sa mère se fait tringler sous son nez par un banquier. Alors que le couple des parents plonge dans le sordide, Karine se penche sur la religion, suit une psychothérapie, fait même une retraite silencieuse.

qi-carine

Et c’est là que j’ai été attrapée par la série. Karine cherche à tout prix qui elle est, pourquoi elle ressent certaines choses (ou ne les ressent pas). Au départ, elle se laisse un peu ballotter jusqu’à ce qu’elle reprenne les choses en main, quitte sa psychothérapie car elle en a marre et part faire sa retraie silencieuse. Elle découvre alors des choses sur elle, sur son passé, se rapproche de sa mère. Je découvre des axes de réflexion sur la personnalité et la découverte de soi dans une série légère et qui paraissait un peu concon, un peu facile. Et je cherche pour savoir s’il y aura une saison 3. Parce que même si cette série reste bricolée, que certaines quêtes des personnages (le mec thésard qui veut prouver la véracité de son travail ou le prof de philo qui baise à tout va) ne me paraissent pas indispensables à l’intrigue, la quête de Karine me trouble, m’interroge. Me donne envie de peut-être réaliser la mienne car on est tous à la recherche de sa propre vérité… Non ?

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Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

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Le tampon rend con

Il y a un mois ou deux, avec LilVirgo, on a lancé le concept d’un one woman show. Comme c’est ferié aujourd’hui, en cadeau bonus, voici le premier sketch : le tampon rend con

(regarde son agenda)
tampon

26, 27, 28… Bon, ben, mercredi, j’ai mes règles. Ca tombe mal, j’ai une réunion super importante où je dois démontrer que je mérite mon salaire et que je ne passe pas mes journées à devenir une championne au solitaire. Non parce que je sais pas si vous avez remarqué mais, souvent, les règles, ça nous rend con.

Est-ce dû au fait que notre sang se concentre là ? Ca veut dire que notre cerveau n’est plus irrigué ? Regardez toutes les pubs pour les tampons et les serviettes hygiéniques. Les nanas, elles se retrouvent tout à coup avec 2 de QI. Ca m’étonne que les publicitaires nous aient pas encore fait le film mettant en scène une executive woman. Imaginez, la nana en tailleur strict, chignons et petites lunettes sur le nez. Cartable à la main, elle avance d’un pas sûr, on sent qu’elle pourrait écrabouiller n’importe qui avec ses hauts talons. On la voit aller dans les toilettes et là, drame ultime : les anglais ont débarqué. Et la voici devenue toute niaise avec une voie ridicule et une espèce de gêne dans son attitude.

« Et Josiane, tu viens prendre un café ?
– J’peux pas, j’ai mes règles. »

Ce que je trouve fascinant dans le traitement des règles dans les pubs, c’est qu’on sent que c’est fait par des mecs. Outre le fait que ça nous rend totalement niaise, ça nous empêche de tout faire. La phrase à placer dans ces pubs c’est « je peux pas, j’ai mes règles », à prononcer d’une voix la plus niaise et empruntée possible, tout en rougissant. « Han, je peux pas, j’ai mes règles. » Petite mise en pratique.

« Julie, tu viens te baigner ?
– J’peux pas, j’ai mes règles
– Julie, tu viens regarder la télé ?
– J’peux pas, j’ai mes règles
– Julie, tu ranges ta chambre ?
– J’peux pas, j’ai mes règles
– Julie, tu…
– J’peux pas, j’ai mes règles »

Le problème, c’est que dans la vie, ça marche pas. Moi, si on me dit : « Nina, y a un dossier urgent à boucler, là, je vous le confie !

– J’peux pas, j’ai mes règles.
– Et alors, ça vous empêche pas de bosser ! »

De toute façon, la phrase « j’peux pas, j’ai mes règles » est toujours suivi d’une autre de type « mais enfin Julie, tu connais pas topitampon ? C’est top, ça absorbe trop bien le flux ! Bon, nous sommes toujours aussi niaises et empruntées mais au moins, on peut aller se baigner, woohoo ! ». Et là, je rêve de voir mon boss me filer un topitampon en m’en vantant ses vertus et comme ça, je pourrai finir mon dossier. Bon, c’est pas aussi glamour que draguer les mecs au bord de la plage mais bon, au moins, je suis sauvée.

C’est marrant comme les règles, ça a vraiment un côté sale et on sent les mecs pas à l’aise du tout pour parler de ça… Du flux et de l’odeur. Y a toujours un côté très poétique pour en parler. Le mieux, c’est que depuis quelques temps, on nous refile des tampons « capteurs d’odeurs » ou qui sentent bon. Bon alors, déjà, en tant que femme, je refuse que mon sexe sente le déodorant pour toilettes. Bon, le parfumé, ça n’a pas marché donc on capte les odeurs. Bon, c’est bien… Sauf que moi, le tampon, je le change suffisamment régulièrement pour pas que ça sente.

Non, vraiment, les publicistes, arrêtez de croire que les règles, c’est la fin du monde pour nous. Ca fait presque 15 ans que je les ai tous les mois et regardez, je ne suis pas morte. Je crois qu’il faut traiter le problème autrement, avec plus de fun. Virez moi ces nanas coincées qui osent à peine prononcer le mot de tampon et allons-y gaiement ! Par exemple : ambiance boîte de nuit, Jennifer et Kevin se roulent des patins d’enfer, Kevin a bien envie d’aller visiter le dessous de la micro robe de Jennifer, la jeune fille l’entraîne dans les toilettes… Ouais, je sais, baiser dans des toilettes avec les pieds qui pataugent dans une espèce de mixture à base de pâte de PQ, ça n’excite pas tout le monde mais passons…Donc Jennifer l’entraîne dans les toilettes pour filles, elle prend une pièce et la tend vers le distributeur de capotes mais au dernier moment, elle la met dans le distributeur de tampons et prend le petit objet en haussant les épaules genre « désolé Kévin, c’est pas ce soir que tu visiteras mon intimité ». Mais ça, c’est du concept ! Autre idée. Prenons notre copine Julie, celle de la plage. Bon, cette cruche a enfin compris qu’avec un tampon, on pouvait aller se baigner, on avance. Donc Julie se la joue Pamela Anderson, on la voit avancer sur la plage avec un déhanché limite interdit au moins de 16 ans et là, la caméra centre sur ses fesses et que voit-on sortir de son maillot ? La ficelle du tampon. Slogan : « Topitampon, on n’a pas non plus toutes les solutions ».

Alors, c’est pas du concept ça ? Hé ouais, j’ai peut-être mes règles tous les mois mais ça n’empêche pas que ça cogite, là-haut (tapote le front).

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J’ai le melon

Par Gauthier
Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, je ne suis pas un modèle de modestie, ni d’humilité, et encore moins de compassion. Bref mes amis les plus proches peuvent vous le dire, je suis plutôt puant comme mec quand je m’y mets. Alors forcément comme je suis bien élevé, je fais des efforts pour « bien passer » en société. Je ne peux pas décemment cracher mon fiel ou me mettre en avant 24/24h 7/7j, sinon je serais bien seul.
 
Oui parce que comme tout spécimen d’homo insupportabilus (Mister Big, si tu nous regardes, des fleurs…), je suis aussi hyper sociable, j’ai besoin d’avoir un milliard d’amis, d’être complètement overbooké, bref ça me permet de me sentir encore plus important.
 
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que j’ai atteint des sommets ces derniers temps. Oui j’ai une chance insolente, tout me réussit, ça en devient indécent. Par où commencer ?
 
Vous le savez sûrement, mais je suis encore étudiant, et je passe beaucoup de temps à sortir, à baiser, bref à m’amuser. Mais j’ai quand même validé mon semestre avec brio (j’ai loupé la mention, mais comme la moitié de la promo s’est fait recaler, ben ça donne de la valeur à mes notes). En plus, pour la petite histoire, quand je me suis retrouvé devant ma feuille d’examen j’ai été super déçu par les sujets. Je suis en bac + 5, le minimum c’est, à mon avis, de vérifier si l’on sait réfléchir, analyser, synthétiser, bref si on a un cerveau suffisamment développé pour devenir des cadres supérieurs. Perso j’attache très peu d’importance et de crédit aux gens qui sont capables d’apprendre par cœur et de le recracher pendant un examens. Ça va, on est plus au lycée. Ben nos profs nous ont simplement demandé de recracher le cours, du par cœur, à la virgule près. Le truc bête et méchant, n’importe quel couillon avec un QI suffisamment élevé pour pouvoir nouer ses lacets tout seul est capable d’apprendre par cœur et de réciter. Donc au lieu de passer 3h dans la salle pour chaque examen, j’y suis resté entre 1h30 et 1h45, juste le temps de remplir deux copies doubles, c’est quand même très scolaire tout ça… Donc le fait que tous ceux qui sont recalés sont resté les 3h à se prendre la tête sur des sujets niveau bac (pour moi) ben ça me regonfle encore plus le melon démesuré qui me sert de boite à cerveau ces temps-ci.
 
Parlons du reste. Je suis dans un master professionnel, il me faut donc un stage pour valider mon année. Je suis quelqu’un de très pragmatique quand il le faut. Donc ma recherche de stage, ça donnait à peu près ça : « bon ça c’est bien, mais tu seras jamais pris ! ça aussi c’est génial, mais tu n’as pas le niveau ! oh là ! alors celui-là il est parfait, mais il y a 700 candidatures, comment peux-tu être pris ? tient, je vais postuler là, c’est nul, je devrais y arriver ! ». Donc j’envoie mes dossiers de candidature, je fais un beau CV, de belles lettres, je mets une belle photo de moi, bref je fais les choses bien. Et puis je me dis « et merde, après tout, ça te coûte qu’un timbre, postule pour le stage parfait où il y a 700 candidats pour un poste, on sait jamais ». Eheheheheh, donc je peux officiellement l’annoncer, j’ai un stage, et lequel à votre avis ? Ben oui mesdames z’et messieurs, j’ai écrasé 700 personnes pour l’avoir : JE SUIS TROP FORT ! Bon par contre j’en ai presque pleuré, et j’ai pas encore tout à fait réaliser, mais bon le fait est que je vais faire un stage de la mort qui tue. J’aimerais bien vous expliquer, mais sous couvert de préserver un semblant de vie privée et d’anonymat, je ne peux pas. Et en plus j’ai pas le droit de parler de ce que je vais faire (les plus perspicaces aurons sûrement une piste avec ce que je viens de dire). Donc on refout une couche au melon, là c’est officiel, je passe plus les portes…
 
À cela s’ajoute ma vie sexuelle, tout le monde a pu lire mon précédent article, mais si… Celui où j’explique que j’ai enculé un futur mannequin américain, qui m’a hurlé du « Djisseus Kraïste » toute la nuit !!!!! Donc oui j’avoue, je me tape des bombes, des mecs à vous faire vous dévisser la tête quand vous les croisez dans la rue. Le genre de mec qu’on voit dans un magazine, et on se dit « mais ça n’existe pas des mecs comme ça, regarde-le, il est trop beau !!! ». Ben si mesdames z’et messieurs, ça existe, et je dois même avouer quelque chose, il est très gentil, et il me fait des compliments par rafales. Moi là c’est officiel, j’en peux plus, c’est plus un melon que j’ai, c’est une mongolfière. Je suis tellement gonflé que je touche plus terre…
 
Donc pour revenir au problème de base, je suis puant. Je dénigre et je critique. Je me sens largement supérieur. En même temps, c’est pas ma faute, les gens sont médiocres, et ils se complaisent dans leur médiocrité. C’est affligeant. Vous aussi je suis sûr que vous savez de quoi je parle. Je suis en plus de tout, mais en fait ça va ensemble, complètement élitiste. Regardez derrière vous, et repensez à vos camarades de collège ou de lycée. Je suis sûr que vous ne voyez plus 95% des gens que vous fréquentiez à l’époque. Là vous en recroisez un/une par hasard dans une soirée. Ça fait super plaisir ce genre de truc, perso suis toujours super content de les recroiser, bref. Donc vous commencez à papoter, et ça donne quelque chose comme ça :
– Alors tu fais quoi de ta vie ?
– Je suis en Science po, je vis à Paris, et je suis gay et toi ?
_ J’ai arrêté en première, je me suis marié avec Marc, on a deux gosses, je suis caissière à Ecomarché, et je fais construire ma maison à côté de celle de mes parents.
– …
Comment peut-on ???? Cet exemple est tiré d’une histoire vraie, et la fille a rajouté « putain je suis bien contente de te revoir, c’est tous des ploucs au village, je les supporte plus, il faut trop que tu viennes boire le café » Et toi t’es quoi ? T’es pas la reine des ploucs peut-être ??? Je rêve… Ma meilleure amie au lycée, enfin mes trois meilleurs amis au lycée sont dans cette situation : bac – 2, marié, presque des enfants, travaillant pour le smic, et super heureux ! Moi je ne comprends pas… Alors je ne choisis pas mes fréquentations selon leurs diplômes, ni leur culture, mais il faut bien avouer que s’ils sont incapables de tenir une conversation je ne vais pas les voir souvent et ils ne deviendront jamais des amis. J’ai essayé de passer outre ça, et ça donne des situations super compliquées, où à la fin on se dispute façon « j’ai 12 ans, t’es plus ma copine, je vais te pourrir ta vie, bouh vilaine ». Perso je trouve ça fatigant à mon âge d’avoir encore ce genre de relations humaines.
 
Donc oui je suis puant, élitiste, et j’ai un melon inimaginable. Et alors ??? Je n’oblige personne à me supporter. Et le plus fort c’est qu’apparemment c’est ce qui me rend si attractif quand on me rencontre. Parce que je suis la personne avec qui tu vas pouvoir t’isoler dans un cocktail pour dire du mal de l’ensemble de la salle. Et ça, c’est pas complètement jouissif ? Pour une plus ample compréhension du phénomène « langue de pute », reportez vous à l’article de Nina. Bref j’assume complètement mes défauts, j’en fais même des qualités. C’est normal, je suis tellement intelligent !!!!
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