Retour à Tokyo pour une balade à Ueno

Le 17 octobre – Quelles sont les raisons qui poussent à se lever avant 6h du matin ? Un voyage, une action politique (on s’est levés à 4h45 pour offrir des petits dejs aux salariés qui commençaient tôt)… ou prendre un bain dans les sources d’eau chaude au soleil levant. Bon, le soleil levant, vu le temps, on l’a pas trop admiré, mais les bains étaient calmes, il n’y avait pas grand monde (et oui, nous n’étions pas les plus matinaux). De jour, les bains sont tout aussi beaux, on serait bien resté un jour de plus.

Ryokan au petit matin

Car oui, il est temps de rentrer à Tokyo pour la fin de notre séjour. Je n’ai pas du tout envie de rentrer, j’aurais bien prolongé le séjour même si je bénéficie de l’habituel effet des vacances : l’envie de faire plein de trucs en rentrant pour une vie plus jolie. Pas que l’origami ou apprendre à faire du thé matcha, non, mais par exemple donner la bonne orientation à ma vie pro*.

Vue du train japonais dans les montagnes

Milk shake matcha au Japon

Mais il nous reste un peu plus de quarante-huit heures avant le retour, profitons-en. Ayant trouvé un appartement proche de Ueno, c’est l’occasion de sillonner un peu le quartier. En commençant par le sublime magasin de jouets énormissime. On va y passer facilement une heure trente à naviguer entre les cinq étages, je m’achète un petit jouet kawai pour mettre sur mon bureau, une casquette fleur de cerisier, Victor craque sur un kit de perles à écraser (lui, il appelle ça du pixel art, ça marche aussi). On découvre des jouets Pokemon, Star Wars, Gundam, Evangelion, des animes qu’on ne connaît absolument pas, des petites choses miniatures, des dioramas partout. Je.veux. ça. en. France. On a aussi des petits jouets que tu peux synchroniser pour faire des chorégraphies, il y a des écrans qui balancent de la techno et des cris dans tous les sens.

Magasin de jouet dans le quartier Ueno de TokyoJouet kawai acheté à Tokyo Diorama japonais dans un magasin de jouets

Après cette excursion pleine de bruits et de couleurs, enchaînons sans transition avec le parc de Ueno, très couru au printemps lors de l’Hanamura, la fameuse floraison des cerisiers. Là, c’est l’automne mais Tokyo restera vert, bien plus que les montagnes en tout cas. Ce n’est pas grave. En passant devant le musée national de Tokyo, on découvre avec stupeur des oeuvres de Rodin et Bourdelle dont on pensait les originaux en France. Pour le penseur, c’est une version élargie mais pour le reste ? On découvre aussi éparpillées, ça et là, des oeuvres contemporaines dont une semi Statue de la liberté un peu étrange (c’était une statue devant un magasin, elle s’était brisée, un artiste en a fait une oeuvre). Mais ça, ce n’est rien, encore. Passons devant le zoo sans s’arrêter, j’ai eu mon quota d’animaux en captivité (je culpabilise toujours un peu après l’aquarium, j’avoue). Juste derrière, on découvre l’adorable jardin de dahlias dont les plus fragiles spécimens sont protégés par de ravissants parapluies.

Herakles de Bourdelle dans le parc Ueno à Tokyo La porte des enfers de Rodin dans le parc Ueno à Tokyo Le penseur de Rodin dans le parc Ueno à Tokyo

Oeuvre contemporaine, parc de Ueno, Tokyo, Japon Oeuvre contemporaine, parc de Ueno, Tokyo, Japon

Jardin de dahlias, parc Ueno, Tokyo, Japon Jardin de dahlias, parc Ueno, Tokyo, Japon Jardin de dahlias, parc Ueno, Tokyo, Japon

Pagode du parc Ueno vue du jardin des dahlias

En sortant, direction le lac voisin et… en fait, on se retrouve face à une marée d’énormes plantes aquatiques offrant des perspectives très étonnantes. D’énormes carpes se pointent dès qu’on approche du bord… Tu sens les bestiaux habitués à être nourris par les humains comme les daims de Miyajima ou Nara mais en moins mignon. On avise un petit stand de brochettes de crabe, on cède à la tentation et c’est juste délicieux. On fait le tour du temple bouddhiste, on fait coucou aux pédalos cygne et c’est reparti pour notre nouvelle destination : Todaï.

Temple bouddhiste sur le lac du parc Ueno Bouddha habillé Promenade autour du lac du Parc Ueno Pédalo cygne à Tokyo Plantes aquatiques du parc Ueno à Tokyo

Qu’est-ce que c’est, Todaï ? C’est l’université japonaise qui est utilisée dans plusieurs mangas à cause de son emblématique tour de l’horloge. C’était surtout un petit clin d’oeil de fans de mangas. Petite anecdote amusante : un papa prenait son enfant endormi sur son siège vélo en photo devant cette fameuse tour. Voulait-il raconter un “toi aussi, tu viendras ici, mon fils !” ou “Hihi, il est comme son papa, il dort à la fac !” ? Un mystère qui restera à jamais irrésolu.

Todai : université de Tokyo Todai : tour de l'Horloge Todai : université de Tokyo Todai : université de Tokyo

La nuit tombe, on retourne donc à Ueno récupérer nos sacs abandonnés dans des casiers (le truc qui nous a embelli les vacances vu qu’ici, tu ne récupères tes AirBnB qu’à 17h mais tu repars à 11h). On prend possession de notre dernier logement (sur six hôtes, nous n’en aurons vu aucun) et on s’effondre. On émerge à 21h, le temps d’une expédition punitive au 7/11 d’en face et fin de journée. Le lendemain, dernier jour complet à Tokyo.

Vue du lac de Ueno à la nuit tombante

* Huit mois plus tard, ça me fait hurler de rire puisque la seule orientation que j’ai trouvée à donner pour survivre, c’est de me barrer et que la situation a commencé à bien dégénérer à mon retour du Japon (à peu près au moment où j’ai ramassé une nouvelle chef. Coïncidence ? NON !)

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Serpenter dans les Alpes japonaises

Le 14 octobre – Petit journée puisqu’on a un peu plus de trois heures de trajet l’après-midi pour rejoindre Takayama. Au programme : musée du manga de Kyoto… après un petit passage à la laverie ! Oui parce que notre AirBnB avait beau être équipé d’une machine à laver, point de sèche linge et faire sécher le linge sur le balcon un jour de pluie, ça marche moyen, moyen… Donc petite pause de 20 mn à la laverie pour faire sécher, le temps qu’une petite mamie nous offre un Fanta Raisin  sans raison (ou on n’a pas compris laquelle).

Borne travaux à Takayama Train à Kyoto

On repart et en chemin, on croise Ibuki Munde (orthographe non contractuelle). Qui donc ? Ibuki Munde. Moi aussi, vingt quatre heures plus tôt, je n’avais aucune idée de l’existence de ce monsieur mais en ce moment, il y a une campagne électorale. Alors comment se passe une campagne électorale au Japon ? Pas de tractage mais mais des voitures sillonnant la ville en hurlant des slogans dans un mégaphone. Donc pendant que nous cherchions un bar la veille, nous avons eu le droit à une dame qui déclamait en japonais “Ibuki Munde ! Ibuki Munde [japonais]. Ibuki Munde. Ibuki Munde…” Il y a aussi les meetings ambulants, on en a également croisé un la veille avec des gens coiffés de chapeaux d’Halloween (?). Ce matin, qui retrouve-t-on devant le Seven Eleven, ses assistants décorant le carrefour de banderoles (je ne comprends que “10%” sur la dite banderole mais de quoi ? Un député acheté, un assistant parlementaire offert ?). Bon, ce doit être la version japonaise de nos marchés, après tout. Par contre, la voiture qui braille les slogans en boucle, priez pour que ça n’arrive jamais chez nous.

Elections législatives au Japon Elections législatives au Japon

Donc le musée du manga. En fait, c’est juste une bibliothèque avec des mangas dans toutes les langues. Je me suis plongée dans le premier volume de Naruto puis je suis passée au n°1 de Monster Hunter mais que j’ai lâché vu que c’était peu ou prou la même histoire (le héros tête brulée, son side kick très sérieux et incroyablement doué, la fille niaise qui ne sert pas à grand chose (le personnage de Sakura dans Naruto crispe légèrement la féministe en moi… enfin, l’écriture du personnage, je veux dire). Bon bref, le musée n’est pas très intéressant en soi, je pique un peu du nez mais j’adorerais avoir la même chose en France (avec mangas, comics et BD, j’entends).

Musée du manga à Kyoto

Et nous revoici dans le train. Après 45 mn de Shinkanzen, nous voici à bord d’un Limited Express et là, je peux vous dire que c’est pas la même histoire. Le train secoue tellement que je galère à écrire, toutes mes tentatives de photo ruinées par les soubresauts. Des photos ? Ou parce que la route est superbe. On circule dans les Alpes japonaises, le long de gorges, l’eau est caressée par une brume basse qui confère au paysage une ambiance quasi surnaturelle. J’avais adoré mon trajet en Renfe pour la beauté des paysages. Là, c’est encore plus grandiose.

Vues sur les Alpes japonaises par la fenêtre du Limited Express Vues sur les Alpes japonaises par la fenêtre du Limited Express Vues sur les Alpes japonaises par la fenêtre du Limited Express

Arrivée enfin à Takayama avec cinq minutes de retard. Il fait nuit mais on sent bien qu’on est en montagne, ça pique un peu. Cette fois-ci, on s’offre deux nuits à l’Hôtel. La chambre est petite, la salle de bain toujours en plastique mais bien assez grande pour ne pas être en contact avec le rideau de douche et le lit, le lit… un bonheur ! Mais surtout, dans cet hôtel, il y a une zone bain au dernier étage avec même une partie extérieure ! L’hôtel nous fournit un pyjama et un petit gilet matelassé, trop chou. Bon, par contre, c’est du modèle unique et ils ont dû prendre pour modèle un Américain Texan, apparemment. Vous avez déjà piqué les fringues de votre papa, enfant ? Et bien, ça donne à peu près la même sensation, je surflotte.

Takayama de nuit

hotel spa Alpina Takayama

Photo non prise par moi 😉

Alors petite histoire de comment qu’on va au bain. Vous prenez votre pyjama, vous allez dans les vestiaires et hop, à poil ! Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Donc après un repas de boeuf Hida cuit à l’étouffée avec plein de plantes sauvages, on se précipite aux bains.

Plat de boeuf Hida

Donc j’avais expliqué un peu crânement à Victor que, si, si, les bains, ça se prend à poil. Sauf qu’en arrivant à l’entrée, je constate qu’il y a plein de chaussons donc plein de gens. Le doute m’assaille… On se baigne bien nus, hein ? Je me rends dans la zone pour me changer, tout le monde est déjà rhabillé… Bon, lançons-nous. Je vire mon pyjama, personne ne moufte. Je rentre dans le bain… Ouf, c’est bon, tout le monde est nu. Je me glisse donc avec délectation dans l’eau chaude, après m’être rincée une première fois. Dès que j’ai trop chaud, je file à la douche. Ici, vous avez le choix entre douche classique debout et douche assise. Face à un miroir. Ok… Je me lève, tranquillou puis je vais profiter des bains dehors. Je plonge dans un bain rond façon grosse bassine, j’admire le ciel (enfin, il fait nuit et nuageux donc l’expérience est un peu limitée). Je suis bien. Je retourne à l’intérieur, petit barbotage, dernière douche puis je file attendre Victor dans la zone repos où l’on peut s’allonger face aux montagnes… qu’on ne voit pas parce que c’est la nuit mais j’imagine. Je me sens bien, j’ai les jambes en coton, je pique un peu du nez mais mon amoureux arrive déjà. La nuit s’annonce paisible.

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Plus c’est con, plus ça détend

La culture de la médiocrité à son paroxysme

Avant de vous raconter mes quelques jours au Canada (spoil : j’ai adoré), j’ai envie de m’énerver un peu sur une excuse que j’entends trop souvent de la part de ceux qui adorent regarder de la merde à la télé : “mais ça prend pas la tête, ça détend”. Et voilà Cyril Hanouna qui explose, la télé-réalité, les Hollywood girls et je ne sais plus quoi. La culture de l’humiliation, du clash et du bashing pour votre plus grand amusement.

Touche pas à mon Poste, émission typique surfant sur la culture de la médiocrité

Alors premier point : si tu veux te détendre, il y a d’autres options : va prendre un bain, va faire du sport, lis un roman, une BD, un blog… Ou mate un film ou une série voire un documentaire, joue à un jeu vidéo il existe des tas d’options pour se détendre… Donc viens pas me dire que tu choisis la médiocrité pour te reposer. Si tu regardes les Anges de la télé-réalité, Hanouna et autres grosses merdes, c’est avant tout… Par méchanceté gratuite.

Les-Anges-de-la-telerealite-7-NRJ-12-Deja-un-premier-clash

Lundi, un chroniqueur de France Inter a signé une chronique sur le fameux Touche pas à mon poste, une émission que je connais peu… Parce que les 3 fois où j’ai regardé, j’ai détesté. Entre un Hanouna prétentieux, agressif et qui écrase son équipe pour se faire valoir et une équipe complice qui joue les clichés (la blonde insupportable qui parle djeunz, le vieux beau, le vieux con) et accepte l’inacceptable pour son chèque de fin de mois… Non mais merde quoi. Qui peut réellement se réjouir de devoir subir des gages humiliants et se faire insulter par son manager dès qu’il ouvre la bouche ? Dans le monde du travail, on appelle ça du harcèlement… Mais bon, qui osera gueuler ? On est à la télé, on a la pression des camarades, on veut pas passer pour le pas drôle, celui qui n’a pas d’humour. Alors on se laisse garnir le slip de nouilles… Ah, l’injonction sociale de l’humour : ris ou sois ostracisé.

L'argument que je déteste le plus au monde

L’argument que je déteste le plus au monde

Et puis c’est de la télé, la célébrité. Tous ces candidats de real TV prêts à vendre leur cul, littéralement, pour gagner leur quelques minutes de gloire et, graal ultime, un passage au zapping. La pseudo vie de rêve où vous passez vos journées à vous clasher pour gagner vos quelques euros. Mais bon, avec de ma chance, vous pourrez finir fiancée au fils d’un ex Président de la République…

nicolas-sarkozy-son-fils-louis-sarkozy

Et vous regardez. Peu importe les Chloé, Sarah, Shirine, Nicolas, David ou Nasser : pas les mêmes gueules mais les mêmes histoires minables qu’on vous sert comme véridiques alors que tout est déjà écrit, qu’on a choisi pour qui vous allez voter. Vous n’êtes pas dupe, vous le savez mais c’est tellement bon de se foutre de la gueule de ces cassos qui valent tellement moins que vous. Peu importent les invités des talk shows : chanteuse pour ado, Miss France, people obscur ou candidat de télé-réalité… Vous avalez cette merde avec délectation parce que « ça prend pas la tête, j’ai le droit ».

Des fois, on sait même pas qui sont les invités

Des fois, on sait même pas qui sont les invités

Oui, vous avez le droit. Après tout, on peut choisir de se taper un McDo tous les soirs parce que cuisiner prend la tête, lire un roman nul et mal écrit parce que ça se lit tout seul, subir les injonctions des magazines féminins parce que c’est moins fatigant que se taper le dernier numéro de Courrier International. Mais arrêtons les mauvaises excuses. J’ai été merdophage aussi, j’en ai eu bien conscience mais la méchanceté, je peux plus. Un exemple : lors de mon séjour au Canada, j’ai maté un épisode de l’amour est dans le pré : candidats beaux et qui s’expriment bien, candidates pas connes avec une carrière. En France, on te collera toujours deux ou trois cassos bien mis en scène pour faire de l’audience et déclencher les commentaires dégueulasses sur les réseaux sociaux. Des émissions entières fonctionnent ainsi et vous vous en régalez.

Oui, j'ai un peu fait exprès de choisir une photo avec des enfants, ça illustre le niveau

Oui, j’ai un peu fait exprès de choisir une photo avec des enfants, ça illustre le niveau

Alors que je ne vous entende pas pleurer sur la qualité des émissions télé, que je ne vous entende pas déplorer le niveau de méchanceté et d’agressivité de vos concitoyens, qu’on nivelle par le bas. Parce que vous avez le choix de ne plus regarder, de ne plus encourager cette médiocrité, cette méchanceté qui permet d’ accéder à une certaine célébrité. Parce que désolée mais vous nourrissez la bête. Et ça vous fait jouir.

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Week-end romantique à Rome – Day 1

Je suis plutôt du genre têtue comme fille. Quand j’ai renoué avec Victor toute fin décembre, je le trouvais un peu fatigué et je l’encourageais à prendre l’air ailleurs. Comme il ne m’écoutait pas, j’ai pris les choses en main : pour son anniversaire, je lui ai offert un week-end à Rome. Ouais, je suis géniale comme petite amie.

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Vendredi 13 mars, nous atterrissons donc à Roma Fiumicino et on démarre de suite par se faire avoir en prenant le taxi : 48 € tarif fixe aéroport/Rome sauf que nous, en fait, on est à 20 mn en voiture de l’aéroport. On note, on le reprendra pas. J’avais dégoté un petit loft romantique sur AirBnB, un petit pied à terre très sympathique en effet avec une salle de bain démente : nichée entre la chambre et la pièce/salon, elle présente une baie vitrée donnant directement sur la chambre, parfaite pour mater son compagnon ou sa compagne sous la douche (oui, ok, cet élément a été décisif dans mon choix) ou pour permettre que l’un prenne un bain tandis que l’autre traîne sur le lit tout en étant ensemble ou à peu près (la vitre rendait la communication difficile).

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Notre petit nid d’amour était proche du Vatican, 10-15 mn à vol d’oiseau donc on décide de débuter par là. Pour l’occasion, Victor avait même renoncé à ses jolis T-shirts à message des fois que… Sauf que 10-15 mn à vol d’avion se transforment rapidement en 30 à 45 mn à pied car, ahah, y a un mur tout autour du Vatican et on doit contourner, encore, encore, encore. Nous voici néanmoins à Saint Pierre. La queue pour la chapelle Sixtine faisant déjà le tour de la place, on se dirige tranquillement devant le Château Saint Ange avant de traverser le Tibre pour se rendre sur la fameuse Piazza Navona. J’explique à Victor l’histoire amusante de l’église et de la fontaine qui représente (soit disant) la rivalité entre les deux artistes qui les ont conçu, Bernini et Borromini. C’était un des seuls trucs dont je me souvenais de mon précédent voyage à Rome (en 1996…) mais j’ai voulu faire un peu ma brillante. J’ai aussi voulu parler italien mais dès que les Italiens nous entendaient parler français entre nous, ils nous parlaient en français ou anglais. Et moi, très con, tu me parles en anglais, je réponds en anglais.

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Après un délicieux déjeuner à côté du Campo dei Fiori (dont un succulent artichaut à la romaine), on repart dans la partie antique de la ville. Et c’est parti : oh le Capitole, oh le Forum, oh le Colysée ! Je mitraille. On n’a pas pris de billets coupe file donc on se décide à continuer de marcher, on pousse jusqu’aux thermes de Caracalla qui, pour le coup, ferment tôt donc on trouve dès 17h les portes closes. C’est pas grave, on veut encore marcher ! Oh, le cirque Maximus délicatement doré par les lumières du couchant. Oh, la bocca della verità découverte par hasard grâce à un troupeau de touristes devant. On finit par se poser en terrasse du Trastevere pour une pause revigorante : délicieux cappucino pour moi, une bière artisanale pour Victor qui n’était pas trop mal.

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Photo floue parce que je l’ai pris à la volée avec mon mobile entre 2 touristes qui postent à côté (le suivant arrive, regardez à droite)

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Oui, photo floue mais je l’aime bien quand même

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Y avait plein de chats !

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Un peu vidés, on se décide à retourner à l’appart, on ressortira pour dîner après. Pensait-on. Car la particularité de notre appart, c’est qu’il est situé dans un quartier résidentiel proche Vatican, donc. On voit une rue qui monte par là donc on décide de la suivre. Mauvaise idée : cette rue nous rapproche certe de notre chez nous… A vol d’oiseau. Parce que, ahah, ça ne communique pas avec notre quartier. On redescend, on finit par repasser par la place St Pierre, on repart. On a quitté le Trastevere à 19h, on arrive à l’appart à 21h, lessivés, à peine a-t-on encore la force de parler (ce qui pour nous est le signe que ça va VRAIMENT plus). Du coup, on prend notre bain peinards, on végète sur le lit à instagramer/ Facebooker notre week-end, se mentionnant mutuellement sur nos statuts Facebook (oooooooooh !). Et on s’endort comme des merdes.

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Demain, je vous raconte un dimanche romain sous la pluie.

Ah et bien sûr

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Reprogramme-toi

Il y a deux versions de moi : celle que je suis réellement et celle que j’aimerais être. Le problème étant que j’aimerais certaines qualités, ou plutôt certaines habitudes, que je n’ai pas. Chassez le naturel, il revient au galop, paraît-il. Et pourtant, tout n’est-il pas question de construction mentale ?

Jeu de contruction Briques

Pendant 27 ans, j’étais la pas sportive de service. Mais alors vraiment pas hors la marche à pieds (et encore…). A 33 ans, si je n’ai pas ma dose de sport, je me sens pas bien, je suis fatiguée, agressive voire même un peu déprimée. On ne peut pas dire qu’à la base, j’ai un naturel sportif, rien n’est moins vrai. C’est juste devenu une habitude, une heure ou deux où j’élimine mes toxines en laissant mon esprit vagabonder. La sueur a un effet bénéfique sur la plupart des problèmes. A défaut de les résoudre, il donne l’énergie de s’y attaquer.

wonder woman

La question est donc : ai-je toujours été sportive sans le savoir et je n’ai découvert que tard mon naturel ou ai-je reprogrammé ma personne pour devenir sportive ? Le terme programmation peut paraître barbare mais nous marchons pas mal comme une machine. Ainsi, si je change certaines données, je pourrais peut-être atteindre cet idéal de moi que j’ai…

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Par exemple : la bouffe. J’ai de mauvais réflexes, je noie mon ennui ou ma baisse de moral dans la bouffe, c’est la nourriture doudou. En gros, j’ai donné la valeur “réconfort” à la nourriture (plutôt la version grasse et/ou sucrée, les épinards n’ont pas du tout la vertu bienfaitrice d’une Haagen Dasz sur mon moral) et donc je fais un peu chier mon monde en pincant le bourrelet parce que mon régime n’est guère efficace. Enfin, non, en vrai, j’embête pas les gens avec ça, je me tripote le gras seule devant ma glace mais je n’en parle pas à mes amis, j’ai des sujets plus intéressants. Donc l’idée serait de remplacer la nourriture par autre chose. Je m’ennuie ? Ben j’ai qu’à lire et dormir plutôt que manger. Pas le moral ? Allez zou, un bain qui sent bon…

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En fait, la clé de la reprogrammation me paraît être un changement d’habitude. Revenons sur mon arrêt de la clope (avec ce que je me la raconte ici, j’ai intérêt à pas reprendre). Ce qui me semblait insurmontable au départ, c’était de me départir de mes habitudes. Or ma vie ayant connu un léger changement (à savoir aller chez l’infirmière tout les matins au lieu d’aller directement au travail), j’en ai profité pour jeter à la poubelle cette méchante habitude. De la même, si je veux donc allier deux de mes objectifs qui sont a) arrêter de mal manger et b) être plus productive, il suffit peut-être juste que je n’allume pas la télé, que je n’aille pas sur le net. Je rentre chez moi, dîner léger, douche et au lit avec ma tablette pour écrire. Par exemple. Ou si j’ai pas envie d’écrire, je peux aussi faire quelques activités manuelles. Car les activités manuelles m’occupent les mains et me donnent moins faim, figurez vous… Enfin, c’est juste que j’y pense pas.

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Et pour mon bordel ? Comment remplacer l’ennui total d’une séance de ménage par un truc moins… plus… Enfin, que je ferais sans faire trop la gueule, quoi… Une sorte de réflexe pavlovien qui me ferait ranger tout ce qui dépasse, briquer tout ce qui n’est pas impeccable et avec le sourire et le plaisir de sentir à la moindre occasion l’odeur du propre.

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La question est finalement : est-ce possible de se reprogrammer ainsi ? De se programmer tout court dirais-je ? Faudrait que je tente en premier sur la bouffe, ça me paraît le plus facile et le plus profitable pour moi. Viendra ensuite ma transformation en Monica Geller. Surtout que si je mincis, faudra bien que j’achète de nouvelles fringues, hein… Et à la fin, on s’attaquera au pire problème de ma vie, ma presque malédiction (j’aime exagérer) : le snoozing.

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A moins que ce soit justement par là que je dois commencer pour que tout me paraisse plus facile ? On verra ça à mon retour d’Egypte. Car oui, je vous ai peut-être pas dit, mais la semaine prochaine, je vais plonger en Egypte. J’essaie de vous préparer des articles mais ma vie actuelle me permet mal d’écrire à ma guise. Mais je vais essayer promis !

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La vertu des petits réveillons

Depuis quelques années, mon réveillon se révèle intimiste. Pas plus de 10 personnes et même, les 3 derniers réveillons ont été vraiment en petit comité : 3 en 2007-2008, 1 en 2008-2009 (merci la grippe). En cette année ? 4 jusqu’à 22h puis 2 (et on a parlé anglais en plus, vu que l’un des convives était australien). L’autre étant naturellement Vicky, on ne change pas un duo gagnant.


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Pourquoi je choisis désormais de petits réveillons ? Oui, choisis, c’est un choix (sauf la grippe de l’an dernier). En premier lieu, je rappelle qu’en hiver, je suis globalement autiste donc les grandes assemblées ne me séduisent guère.Par exemple, je suis rentrée mardi soir tard de ma province aimée suite à 10 jours de vacances où je n’ai vu, hors ma famille (et les gens dans les magasins mais ça ne compte pas), 4 personnes : Anne et son mec, Lucie et son mec. Point. Et j’en étais ravie ! Alors revenir et me retrouver soudain au milieu d’une soirée de vingt personnes, bonjour le traumatisme.

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Et puis les petits réveillons ont de nombreux avantages : d’abord l’organisation. Tu viens ? Oui ? Liste des invités, ok. Pour les courses, pareil, je les ai faites en 1h jeudi soir (il y a des raisons pour lesquelles elles ont été faites à la dernière minute, notamment le fait que mercredi, j’avais un peu la nausée et qu’acheter à manger ne me tentait pas du tout). Pour le repas d’ailleurs, pas la peine de s’emmerder non plus : amuse-gueules pour l’apéro, foie gras et bûche, voilà. Enfin, sauf qu’il n’y avait plus trop de bûche au Picard, juste une au nougat glacé et une abricot-lait d’amande. C’est marrant comme ce genre de fête est un bon indicateur du goût des gens. Par exemple au match Coca Zéro/light vs Pepsi Max, dans mon Monoprix, Coca écrase la concurrence.  Bref, une affaire rondement menée.

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Et la soirée s’est parfaitement bien passée. Le problème des folles soirées à multiples participants, c’est que ça multiplie les risques de voir apparaître le gros lourd bourré qui devient tellement chiant que ça vous pourrit un peu la soirée. C’est soit celui qui a l’alcool triste et qui va se mettre à pleurer sur sa vie merdique (à tort ou à raison), sur le fait que son chat est tout seul à la maison pour le réveillon, sur une rupture qui remonte à trois ans… Ou y a aussi super alcoolo, celui qui te soutient mordicus que le fait qu’il ne marche pas droit ne l’empêche pas du tout de conduire et que si tu lui prends les clés de sa caisse, tu risques de te prendre une baffe ou un poing dans la figure. Y a aussi l’alcoolique agressif, lui, pas besoin de lui prendre quoi que ce soit pour qu’il ait envie de taper. Je ne dis pas que ça arrive systématiquement mais est-ce qu’il y a quelqu’un ici à qui ça n’est jamais arrivé ? Et justement, l’avantage des petits réveillons, outre qu’on est entre gens de très bonne compagnie, c’est qu’on n’a pas besoin de boire pour tromper son ennui et que tout le monde reste dormir à la maison de toute façon donc aucun risque. Bien qu’avec Vicky on a été très sages. On a passé la soirée à papoter (on s’était pas vues depuis presque 3 semaines donc même si on se sms ou on parle sur MSN, y avait de la mise à jour à faire) en étalant notre foie gras sur des toasts avec de la bonne musique derrière. Du genre musique club, j’entends, on avait du Rihanna, du Britney Spears, du Lady Gaga, du Beyonce et leurs copains copines.


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Mais surtout, l’avantage du réveillon mini modèle, c’est le lendemain. Le 1er janvier ne sert clairement à rien, nous sommes d’accord. Avec Vicky, on a regardé un téléfilm catastrophe en petit déjeunant, ce fut le haut fait de la journée. Après, j’ai dû m’habiller pour la raccompagner au parking de mon immeuble pour ouvrir la porte… Si j’avais 2 télécommandes, JAMAIS je ne me serais habillée, rester en pyjama tout le 1er janvier, c’est quand même plus sympa. Du coup, pour me venger, j’ai pris un bain délicieux avec un bon bouquin et un masque en argile sur la tronche. Histoire de commencer 2010 resplendissante. J’avais prévu de me teindre les cheveux aussi (je repasse en brune) mais n’ayant pas eu le temps d’aller au coiffeur la semaine dernière, on va attendre. Parce que le coiffeur donne toujours des choses étranges : soit ça me brunit, soit ça me blondit et même, depuis ma dernière coiffure, j’ondule… C’est joli mais c’est bizarre, j’ai le cheveux plutôt du genre désespérément lisse, moi.


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Mais surtout, surtout : pas de gueule de bois ! Et ça, c’est que du bonheur.

Bonne année 2010 et comme je disais sur mon texto de nouvelle année (envoyée par lot, veuillez m’en excuser) : 2010, année des délices, des vices, des surprises, des pénis, du pastis… veuillez rayer la mention inutile (depuis, il a été rajouté clitoris et fist). Selon mon sondage personnel, les gens ont soit tout pris, soit les délices. Moi, je prendrai bien une bonne lichette de (bonnes) surprises aussi.

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Body shop love etc. (etc.)

Bon, j’ai bien été mignonne de vous raconter mon week-end marseillais mais j’ai quand même oublié le cœur du truc, Body shop et surtout son parfum. Alors en ce jour d’automne pluvieux (du moins dans le sud. J’ai un bol avec la météo, moi…), je vais un peu jouer les beauty queens et revenir sur quelques produits que j’ai acheté lors de mon week-end à Marseille ou qu’on m’a donné, comme le parfum love etc.




On va commencer par lui, tiens, le parfum. A l’intérieur, on y trouve des notes de jasmin, muguet, vanille, bois de santal, musc crémeux avec une pointe de poire. Sur le coup, j’ai tiqué sur vanille (je hais la vanille synthétique, amie de mes nausées), le muguet qui sent mauvais, je trouve et le crémeux de musc. J’imaginais un parfum trop sucré et capiteux. Malgré le jasmin que j’aime.  On nous donne des petites lamelles de papier sur lesquelles on a vaporisé le parfum, je l’approche de mon nez avec une certaine appréhension (je suis très facilement migraineuse) et… oh ben dis donc, ça sent bon cette affaire là. L’odeur est agréable même si ce n’est pas précisément le parfum que je cherche. Je le trouve un peu trop jeune et sucré dans ce qu’il dégage, je l’aurais mis bien plus facilement en début de vingtenariat qu’en fin. Sans pour autant que ça fasse Eau jeune, il ne faut pas exagérer non plus (j’en ai mis pourtant étant jeune, comme toutes les filles).

Bon, vu que nous avions le magasin rien que pour nous, j’ai joué à ouvrir plein de pots pour les renifler. J’aime les odeurs de crème, j’aime les sentir (et encore, je me suis retenue d’en tester la texture). Une demoiselle de chez Body Shop m’explique qu’au vu de la sensibilité de ma peau, il valait mieux que j’évite la vitamine E pour plus me concentrer sur l’aloe vera. Ok mademoiselle mais je vais quand même continuer à renifler. Surtout que pendant mon périple olfactif, une autre employée m’a demandé si j’étais déjà passée à la maquilleuse, je lui réponds que non et elle me complimente sur mon maquillage. A 29 ans, je maîtrise ENFIN l’art du maquillage, yesss !




Bon, comme le magasin n’était qu’à nous, que nous avions 10% à la caisse avec la carte de fidélité et que c’est pure folie de me mettre dans un magasin de cosmétique, j’ai virevolté, remplissant mon panier mais j’ai été relativement sage. Petite liste de mes trouvailles :

– L’indispensable masque chauffant ou refroidissant, l’ennemi redouté des migraines et douleurs musculaires que j’aime d’amour. Le dernier a péri dans mon micro-ondes car ça se chauffe sous un jet d’eau chaude et pas au four. Oups. Mais c’est magique ce truc, j’adore et il fallait que je le remplace (ok, deux ans que j’avais éclaté l’autre mais en ce moment, j’ai besoin de confort).


– Des gants gommage pour le bain. L’hiver, je prends en moyenne un bain par semaine, même si c’est pas écologique donc l’idée de ces petits gants est de mettre le savon dessus, de me laver avec et hop, ça fait gommage en même temps. Génial !




– Un baume à la cerise qui marche aussi bien sur mes lèvres que sur mon coude gauche et qui est tellement divin que j’ai toujours envie de le manger.




– Un masque aux céréales qui fait aussi gommage pour le dimanche soir, histoire de commencer la semaine avec une peau resplendissante.

Alors certains vont me dire que c’est de l’argent jeté par les fenêtres toute cette cosméto mais je rétorquerai en toute bonne foi que la vie est déjà assez chiante comme ça et que si je peux au moins me pomponner et avoir la peau douce, ce sera toujours ça de pris. D’ailleurs, j’ai la peau des joues tellement douce que je passe mon temps à la caresser.

Je vous laisse, je vais me mettre du baume à la cerise.

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Le nous est-il la mort du je ?

Vous avez 3h !
 

Un couple, c’est un toi, un moi, un double je, un nous. Je devrais écrire des chansons tellement c’est beau ce que je dis ! A partir où ces deux « je » deviennent un nous, perd-on une partie de son moi profond ?

 

Avant le couple, je suis « je ». Je fais ce que je veux sans avoir de comptes à personne. Mon emploi du temps, je le gère toute seule comme une grande. Sortir avec la girlie team ? Quand vous voulez les filles ! Rentrer tard du boulot ? Si je veux, mon neveu ! Une soirée rien qu’à moi avec un bain et des mags de filles ? Ce soir ou demain ou les 2 ! Une fois que le « nous » arrive, là, ça change un peu. Sortir avec la girlie team ? Quand je veux mais je vérifie quand même que ça colle avec l’emploi du temps de mon namoureux et je l’informe, qu’il sache où je suis. Et peut-être que je lui enverrai quelques textos dans la soirée. La soirée bain ? Quand il n’est pas là ou alors, je le mets dans mon bain mais j’enlève les boules de bain de filles et je laisse mes magazines à leur place. A moins qu’il ait envie de lire ses magazines mais soyons honnêtes, un homme et une femme dans un même bain, tous nus, dans l’eau chaude… Bon, ça dégénère toujours. Quant à rentrer tard du boulot, si je peux avoir un câlinou à la place… Bé voilà.

Alors soyons claire, je suis pas une fusionnelle : j’avais une vie avant mon mec, je vais pas y renoncer pour ses beaux yeux. Et je ne demande pas qu’il renonce à la sienne, bien au contraire, même. J’aime les mecs passionnés, qui peuvent me parler des heures de ce qui les branche et tout. S’il abandonne tout pour moi, franchement, ça m’emmerdera. Mais le fait est que quand j’ai un mec, j’ai envie de le voir et assez souvent en plus. Et plus je suis in love, plus j’ai envie de passer du temps avec lui, c’est normal. Du coup, j’ai moins de temps pour mes
amis et mes autres activités même si j’essaie de tout gérer au mieux.

 Le vocabulaire change peu à peu. C’est vrai qu’on conjugue de plus en plus les verbe à la 1ère personne du pluriel (ou à la limite, on met un « on » mais c’est

pareil) : « avec mon petit canard, nous sommes allés au ciné… Nous avons parlé de… Nous devons nous voir ce soir, je suis pas dispo, sorryyyyy ! ». On impose assez régulièrement notre moitié dans les soirées si celui-ci est le bienvenu. Parce qu’une soirée girlie team avec nos chéris, c’est plus une soirée girlie team donc là, ils sont priés d’aller boire des bières devant un match de foot de leur côté. Mais non, pas taper, je rigooooooole. Un petit cliché éculé ne fait pas de mal de temps en temps ! Mais c’est vrai que si chéri s’entend bien avec nos potes, il n’y a aucune raison de pas l’intégrer à nos soirées ! Même si ça fait une bouche à nourrir en plus et une chaise et de l’espace vital en moins.

 Puis on a beau ne pas être fusionnels et ne pas renoncer à ses activités extra job, être en couple, ce n’est plus pareil. Certaines choses nous paraissent soudain accessoires. Tous les gens en couple sortent en général moins ou plutôt différemment. Normal, un couple, c’est deux personnes, pas 10. On a besoin d’intimité, de moments à deux. Puis le couple développe son propre

langage, ses propres rituels, ses propres private jokes. Le couple devient une entité à part entière, même si on ne renonce pas à son individualité pour autant et c’est tant mieux. Mais je me pose la question : le couple nous tue-t-il pas un peu ? Ne perd-on pas un peu de soi en passant au nous ? Ca nous enrichit aussi. Si je prends ma relation avec Guillaume 1er, on avait des caractères assez opposés ce qui m’a permis de mettre un peu d’eau dans mon vin, gagner (un tout petit peu) en patience…Donc je suis pas en plein trip aigri « le
couple, c’est mal pour ma personnalité », pas du tout. Je me pose juste cette question : le nous tue-t-il le je ? Pour moi, la réponse est non : il ne le tue pas, il le fait évoluer. Après, selon les couples, c’est en bien ou en mal, bien sûr. Du coup, si c’est en mal, doit-on dire à nos amis « ton mec/ta nana a une mauvaise influence sur toi ! ». Nous y répondrons dans un prochain article (mouahahah, je vous ai bien eus !)

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La carotte et le bâton

(Vieil article retrouvé dans mes archives, un peu obsolète pour certains trucs!)

Je parlais il y a X temps de bonnes résolutions pour mon anniversaire. Les résolutions, on sait tous que ça tient du vœu pieu, qu’on veut tous en faire mais qu’on en tient rarement plus d’une. Moi, comme je m’aime bien, je me mets en place un système de carotte et de bâton. Histoire de rester sur le bon chemin… Enfin, presque. Parce que des fois, pour avoir un truc bien, faut passer par un truc chiant. Par exemple, pour avoir la fesse ferme et le ventre plat ou à peu près, faut se bouger les fesses. Pour trouver un boulot, faut candidater. Pour avoir ses allocs, faut remplir
des papiers. Petite, je me souviens que j’avais une maîtresse qui nous donnait des images panini à chaque A (oui, on était noté de A à D). Et au bout de 10 images panini, on avait un poster pourri. J’aurais bien gardé les images mais on avait des séries (série 1 de 1 à 10 puis 2 de 10 à 20…) et je voulais faire la course en tête, moi. Du coup, ça motivait pour avoir des A.

 

L’autre jour, je parle avec Jane sur MSN, on parle arrêt du tabagisme. Jane, dans l’idéal, elle voudrait arrêter de fumer mais depuis que son mec est devenu son connard de putain d’enfoiré d’ex qu’il mériterait l’ablation des couilles, elle a perdu la motivation. Moi, je tenais. A ma grande surprise, j’avoue car ma dernière, quand je l’ai cramé, j’étais persuadée que je reprendrais vite. Bon, là, ce que je crains, c’est le retour d’une activité professionnelle : si je fume pas, je vais faire des pauses quoi ? Non parce que quand je bosse, c’est réglé : pause café, pause clope, pause pipi (faut évacuer le café), pause clope, pause pipi (je suis une fille), pause déjeuner, café, clope, pipi, clope, pipi, fin de la journée. Là, ça me fait quand même des pauses en moins et c’est chiant. En tant que journaliste qui écrit, il est des fois où je suis plantée comme une conne devant mon écran blanc, les doigts suspendus au dessus du clavier et rien qui sort… J’arrive pas à formuler une phrase. Donc dans ces cas là, je prenais ma cigarette et sortait de devant cet écran qui me narguait et hop, dans ma tête, ça finissait par se dérouler. Mais là, en fait, je suis en train de faire une grosse digression, as usual.

 

Donc j’avais pas repris. L’autre soir, pétée de stress, ça m’a démangée, pourtant. Peut-être que ça me détendrait, vu que j’ai déjà fracassé le verre qui contenait mes bougies et donc la forme me plaisait pas pour faire de la récup…Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, ne cède pas ! T’as pas arrêté pendant quasi 4 mois pour recraquer bêtement. Donc, j’ai mis en place le système « cadeau du 18 ». Tous les 18 du mois, je m’offrirai un petit truc pour fêter un mois supplémentaire sans clope, genre une rose, une jolie chose, un truc qui me fait plaisir. De la même façon, quand je réussis un entretien, je me paie un éclair à la framboise de la boulangerie d’à côté. Parce que je suis fière de moi et que je me félicite. Et le jour où j’ai un boulot ? Là, je craque, j’embarque mes copines et je paie le champagne. Ou je sais pas. Mais un truc énorme mais parce que ça se reproduira pas de si tôt, à priori.

Par contre, des fois, je déconne. Genre je me fais des nuits de 10h. Ok, je suis au chômage mais j’ai des tas de trucs à faire. Genre écrire des articles pour ici mais surtout ailleurs, candidater, candidater, candidater… Traquer les annonces, voir sur viadeo si j’ai pas de nouveaux contacts potentiels, essayer de créer un buzz sur ma personne, écrire, écrire, écrire. Sans parler du ménage, des courses et du tricot parce que BORDEL, je dois aussi me détendre, je me fous une pression de débile en ce moment. Alors quand je déconne, faudrait voir à me bâtonner un coup. Non, je parle pas de sexe, là ! Mais j’ai du mal à me punir. Me coucher une heure plus tard pour finir tout ce que j’ai pas fait, c’est pas top
comme idée, je me lèverai encore plus tard le lendemain. Me punir de télé ? Ils passent plus Nip/Tuck et Six feet under, ils ont foutu Toutaz je sais pas quand, y a plus les 4400, j’ai revu 6 fois tous les épisodes des sitcoms d’AB1 vu qu’ils passent en boucle. En gros, la télé, en ce moment, c’est pas forcément ma potesse. Bon, je me punis d’éclairs à la framboise et de bain et de glande mais bon, c’est pas méga radical comme punition.

L’idée essentielle contenue dans cet article, c’est qu’il faut se donner du courage en se mettant un prix au bout du chemin. Après le ménage, je file
prendre un bain. Comme ça, ma baignoire toute propre aura plein de trace car l’émail rouge, ça pardonne pas et faut toujours que je mette plein de trucs dans l’eau de mon bain. Pendant, j’ai le droit d’écouter mon i pod et de chanter à tue-tête en passant l’aspi. Un article sérieux de fini ? C’est autant à rajouter dans mon pressbook, sans parler de ce sentiment valorisant d’avoir bien fait. Et même que comme j’ai bien bossé, j’ai le droit d’aller tricoter devant une connerie télévisuelle ou de m’endormir devant la télé.

Finalement, ma maîtresse de CE1, elle avait tout compris à la vie.

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La liste de la fille qui a eu une semaine de guedin

– Cette semaine, j’ai totalement losé : cette semaine, c’était l’anniversaire de mamie Parmentier, lundi, et j’ai zappé. En fait, j’y ai pensé toute la journée mais plus le soir en sortant du boulot. Je suis morte de honte.

– Oui, on peut se cramer avec les bandes de cire froide. Celles pour la moustache, là. Ca me rassure, future coloc a vécu la même chose. Je frémis quand je pense à cette coloc, des fois.

– C’est rassurant de voir que quand j’appuie sur le tube de crème dépilatoire et que le quart de son contenu atterrit sur le tapis de ma salle de bain (moi blonde), le tapis survit. C’est pas si agressif que ça.

– Les boules de bain Lush, c’est joli, ça sent bon, ça rend l’eau du bain tout rose. Mais les petits cœurs dedans ont du mal à quitter ma baignoire après. Et pourquoi y a des petits cœurs dedans, d’abord ? Non parce que ça sent la fille, jamais je mettrai un homme dans de l’eau rose qui sent la fille.

– Je suis déçue. Oui déçue. En fait, cette semaine, plusieurs blogueurs m’ont parlé d’une image mystérieuse qui apparaissait sur les blogs. Moi, j’étais déjà partie dans mon polar

genre on est piratés par un hacker facétieux qui s’amuse à faire passer sa signature de blogs en blogs ou un esprit qui apparaît à travers une photo de cailloux (car c’est ce dont il s’agit). Et ben non, c’est juste une image par défaut quand le serveur rame. Bordel, je suis déçue.

– Cette semaine, j’avais une réunion dans le gros bâtiment de notre super opérateur à perpette les oies. N’étant pas motorisée, j’ai été véhiculée par deux collègues en scooter, c’était sympa ! Note pour moi-même : mon prochain mec doit être motorisé à deux roues parce que c’est quand même super cool. Ou alors je m’achète un scooter mais j’aime mieux être passagère et rêvasser moi.

– La piscine nuit à mes projets de lesbianisme abstinent (contrairement au semi Russe qui lui, l’encourage en se foutant bien de moi). Non parce que quand je nage, j’ai beau faire, c’est bien les mecs que je regarde. Surtout le nouveau maître nageur… Et puis l’espèce de demi-Dieu grec assis sur le banc qui n’a pas encore mis bonnet et maillot (du coup, après, on les reconnaît plus, on voit que leurs abdos). Serait-il possible que je sois totalement hétéro ? Ouais, sans doute !

– Cette semaine au boulot, ça a été un peu le bordel genre « on a besoin de ça, ça fait deux mois qu’on le réclame, ça doit être prêt depuis ce matin, ça le sera demain (ou pas) ». Ainsi, j’ai récupéré jeudi la liste des inscrits à notre nouveau jeu, l’élection des membres les plus ci ou ça. 7 catégories, 10 nominés dans chaque. Y a plus de 10 000 inscrits. Moi devoir éplucher la liste pour donner la liste de 70 noms. J’y ai passé quasi la journée de vendredi. Le même jour, un de nos plus éminents membres, un gamin adorable, a fait une fugue mais on l’a retrouvé, ouf. Moi, j’ai suivi ça en direct avec la sœur et la maman du petit puis le petit himself qui m’envoyait des mails. Vendredi soir, j’étais tellement vidée que je me suis endormie 3 bonnes heures devant la télé. Ce fut si bon.

– Les orages me mettent en transe mais c’est mieux quand je regarde ça en direct des bras de mon chéri (quand j’en ai un, cela va de soi) que du boulot. Surtout quand j’ai 3 minutes à pieds entre le bureau et la bouche de métro et qu’il pleut de grosses gouttes.

– Dans la série les blogueurs de la plateforme que je gère sont des abrutis (pas les ados, les autres mais des fois, c’est les mêmes, en fait). Quand ils s’engueulent, c’est du genre « du pue de la gueule et des pieds » « toi plus que moi d’abord et rend moi mes bons points ! ». Y en a qui sont adultes, quand même. Et le mieux, c’est qu’après, ils viennent pleurer dans mes jupes « Y a machin, il m’a traitééééééé ! » (oui, en blogueur illettré, insulter se dit traiter). J’ai beau leur expliquer que je suis pas la surveillante de la cour, c’est pas grave. Sinon, cette semaine, j’ai réussi à calmer madame « et mes bon points alors ? » et dans la série « le mot inconnu des blogueurs de la semaine », nous avons… brouillon. Oui, quand j’ai demandé si elle avait des brouillons de ses articles, elle m’a demandé ce qu’était un « brouillan ». Des fois, j’ai envie de pleurer mais je reste digne.

– A la piscine, un vieux m’a demandé si j’étais enceinte de deux ou trois mois. Je suis partie pleurer dans ma cabine. Au passage, faudrait que je pense à mettre des chaussettes assorties quand j’y vais parce que traverser le hall en chaussette bleue et marron, ça le fait pas. Compte tenu du fait qu’au 1er trimestre, la femme ne grossit pas (j’ai cherché sur le net, j’ai jamais été enceinte), dois-je en conclure que j’ai des seins démesurés ? Du coup, je suis repartie dans mon délire de déni de grossesse mais heureusement, mes coupines de mail m’ont rassurée. N’empêche que quand je nage en rêvassant plutôt qu’en comptant les longueurs, je vois pas passer l’heure.

Julie m’a demandé une vignette de mes yeux, la voici ! La photo est légèrement retouchée (pas par moi) mais j’ai pas mieux comme photo.

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