Dynastie : le soap que j’aurais adoré écrire

Nous sommes dimanche et à l’heure où vous lisez cet article, il est possible que je sois en train de me vautrer dans mon plaisir coupable : taper mes articles devant Dynastie (et Riverdale, j’en parlerai peut-être un jour si j’ai quelque chose à en dire). Oui, on sait, j’aime les soap operas, les télénovelas et ces trucs nuls. Sauf que là, Dynastie atteint une nouvelle dimension, celle du “on n’en a plus rien à foutre, YOLO”.

Dynastie, casting 2017

En fait, j’ai un peu regardé par curiosité au départ, un jour de rien, certainement, pour m’occuper. Première impression : c’est vulgaire. C’est atrocement vulgaire. On recouvre les personnages féminins de strass et de bling bling (mais le bling bling Pimkie de ma jeunesse avec des chemises en satin fluo et de la fausse dentelle), Fallon et Crystal alignent les punchlines de vannes de façon aléatoire, Blake est mi doux gentil, mi homme d’affaires méchant ohlala, tout le monde se ment, y a du secret partout… Mais des secrets découverts en cinq minutes, des mystères résolus en 3 épisodes, des personnages qui ne servent un peu à rien mais qui serviront peut-être plus tard… Bref, j’étais peu convaincue. J’allais lâcher l’affaire jusqu’à ce que je réalise… ils se foutent clairement du truc et font strictement n’importe quoi. Et c’est ça qui est bon.

Dynastie 2017 : Fallon et Monica

J’ai l’impression qu’à la base, sur les quelques premiers épisodes avec direct un accident mortel et un meurtre, ça se prenait grave au sérieux, tout semblait grave… Et puis y a un basculement. Notamment autour du personnage de Fallon. Pour ceux qui n’auraient pas regardé, je vous raconte rapidement : on suit l’histoire de la famille Carrington avec papa Blake, fille Fallon et fils Steven. Fallon pense devenir la directrice de la comm de Carrington Industrie parce que même si elle est jeune, elle est une excellente négociatrice mais elle se fait coiffer au poteau par Crystal… qui devient au passage sa belle-mère. Autour de la famille Carrington, on a le majordome qui se mêle de tout (mais qui est assez sympa comme personnage, je trouve), Sammy-Jo, le neveu de Crystal (point rigolo : dans la version originale de Dynastie, Sammy-Jo était une femme… et était interprétée par Heather Locklear), Culhane le chauffeur qui culbute régulièrement Fallon sur le siège arrière de la Limo, Jeff qui récupère la petite Fallon blessée dans son orgueil pour monter une entreprise concurrente de Carrington Entreprise… mais qui finit par la culbuter sur le bureau tandis que la soeur de ce dernier, Monica, va récupérer Culhane qui a rompu avec Fallon. Oui, ça fait plein de sacs de noeud.

Dynastie, Fallon, Blake et Crystal

Quand j’étais plus jeune (et plus désoeuvrée), j’avais pour ambition d’écrire mon propre soap parce que c’est rigolo, ce côté “tous pourris, tous manipulateurs mais aussi manipulés, machin sort avec l’ex de truc parce que tout le monde est l’ex de quelqu’un, de toute façon”. J’avais même une feuille de route avec qui sortait avec qui et qui devait sortir avec qui, qui était sorti avec qui… Avec quelques kidnappings, chantages et trahisons au passage. Depuis quelques temps (années), je me dis que ce serait drôle d’en écrire un à nouveau et de le publier sous forme d’épisodes sur un blog maiiiiis… bah j’ai moyen le temps. Et voici que Dynastie new generation réalise ce soap qui germait dans ma tête depuis des années. Fallon, c’était ma Kirsten à moi (oui, ma femme ambitieuse et manipulatrice s’appelait Kirsten parce que j’aime bien la sonorité). Avec quelques punchlines parfois bien trouvées comme ma préférée : épisode de Noël, ça vire à la bagarre entre Crystal et sa soeur dont j’ai oublié le prénom (Iris ? Ines ?) et elles terminent à tomber dans le sapin, patatras, tout par terre et Fallon de crier “Joyeux anniversaire Jesus !”. Je vais me faire un gif de ce passage.

Fallon punchline Dynastie

Ah bah suffisait de chercher… Y a un tumblr entier dédié à Fallon, lien en cliquant sur le gif

Bref, un soap qui reprend tous les codes du genre sans se prendre au sérieux, c’est absolument délicieux… Bon, j’ai toujours un souci avec le côté marbre en plastique et femmes habillées en Missguided qui se la jouent femmes distinguées (non) mais pour le reste, si le schéma de l’histoire est un éternel copier/coller, j’avoue avoir une certaine affection pour Fallon, femme indépendante qui n’a besoin de personne pour réussir et surtout pas des hommes… et Crystal qui, même si elle accède à son poste de directrice par le biais du mariage, est loin d’être une jolie potiche.

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Non mais moi, je suis pas féministe

Entre deux dossiers, j’ai l’habitude de fureter sur Twitter histoire de me mettre un ou deux articles sous la dent avant de reprendre mes activités professionnelles. Je vois défiler du tout à et du n’importe quoi. Parmi les divers sujets qui agitent ma timeline : le féminisme. Sans doute ai-je dessiné un pool de comptes Twitter à suivre particulièrement au fait sur le sujet. Quoi qu’il en soit, je vois passer pas mal de propos sur le harcèlement de rue, la lutte féministe mais aussi les « non féministes ».
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Récemment, je suis tombée sur le tumblr « Je n’ai pas besoin du féminisme (quoique…) » que j’ai trouvé intéressant car plein de dérision. Ce que je n’avais pas capté de suite, c’est qu’il s’agissait d’un pastiche d’un tumblr américain où des femmes expliquent qu’elles considèrent qu’elles n’ont pas besoin du féminisme. Ah ? Oui parce que tu comprends, elles aiment bien cuisiner des petits plats pour leurs amoureux. Heu ? Pardon ? Je vous laisse découvrir la bien jolie critique de Muriel Douru sur le sujet.
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Tout ça m’interpelle un peu. Passons sur l’histoire du dîner concocté pour son amoureux, je n’ai jamais vu de lutte féministe imposant à la femme de quitter ses fourneaux. Si tu aimes cuisiner, fais toi plaisir. Mais comprends que tu ne dois pas cuisiner d’abord parce que tu es une femme. La nécessité d’équilibrer les tâches ménagères n’interdit pas de préparer un bon repas « pour faire plaisir », simplement qu’il est préoccupant de constater qu’en 2014, les femmes passent nettement plus de temps à réaliser des tâches ménagères que les autres.
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Parfois, j’ai la sensation que la phrase « je ne suis pas féministe » permet de se donner une certaine légitimité dans un débat ou plutôt éviter qu’on utilise cet « argument » pour nous rabaisser le clapet. Si je m’indigne de l’inégalité des salaires, de la perpétuelle objectivation de la femme, de son enfermement dans le rôle de la potiche, de la nécessité d’être une parfaite mère, femme au foyer… Sans parler bien sûr de la soumission totale de la femme dans certains pays, l’impossibilité d’accéder à l’éducation, l’excision… Mais bon, si je m’énerve sur ces sujets, c’est bien parce que je suis féministe. Donc mon avis ne compte pas, je suis intoxiquée par cette propagande hystérique. Ah ben, en voilà un contre argument imparable. Oui parce que nous, les femmes, on reste quand même très connes donc on répète bêêetement ce qu’on nous a dit de dire, hein. Bien sûr.
blonde
Pourtant, pour moi, être féministe, c’est juste faire preuve de bon sens. Et se préoccuper de la question ne signifie pas que l’on dit amen à tout. Etre féministe, c’est comme être de droite ou de gauche, ça ne veut pas dire grand chose dans l’absolu. Les combats sont pluriels, les causes diverses et les oppositions entre les différents groupes féministes régulières. Parfois, ça permet un réel débat intéressant, d’autres fois, ce sont des querelles un peu ridicules. Les féministes ne sont pas un bloc monolithe que tu prends intégralement ou que tu rejettes. Pour ma part, je suis agacée par les Femen dont je ne comprends jamais bien les actions, je suis parfois lassée par les débats trop houleux sur la prostitution où on se jette à la figure les témoignages des prostituées comme arguments ou certaines querelles de clocher qui peuvent effrayer, je le comprends. Mais peut-on réellement ne pas être féministe ? Peut-on réellement trouver normal les inégalités hommes-femmes, le harcèlement de rue, le jugement porté sur nous dès qu’on ne se comporte pas comme la société l’impose, les discussions sur notre utérus comme s’il ne nous appartenait pas ?
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Alors sache que tu as le droit d’être féministe sans pour autant être fan des Femen, d’Isabelle Alonso, d’apprécier OLF la plupart du temps mais ne pas être d’accord sur tout. Tu as le droit d’être féministe et de porter les fringues que tu veux. Tu as le droit d’être féministe et de cuisiner un petit plat plein d’amour à ton mec parce que ça te fait plaisir. Tu as le droit d’être féministe sans penser que c’est un gros mot. Incroyable, non ?

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Coucou, tu veux voir mon gros capital ?

L’inscription sur un site de rencontre, cette longue soirée perdue à répondre à des tas de questions pour se définir. Ton pseudo, tes photos, tes lubies, tout est disséqué. Jusqu’à ta profession… Et ton salaire. D’où cette question cruciale : doit-on sortir sa feuille d’impôts et afficher son capital pour choper ?

feuille-d-impots-capital

Quand je me présente à quelqu’un, il est vrai que mon métier est l’une des premières infos que je donne : « salut, je suis Nina, j’ai 33 ans et je suis social media manager, salut ! »; Bon, je schématise un peu mais vous voyez l’idée. D’ailleurs, quand je surfe sur les profils de mâles que j’aurais bien envie de grignoter, je me laisse aller à jeter un oeil sur leur profession. Non qu’il y ait des professions éliminatoires mais c’est une information toujours intéressante pour esquisser l’univers d’une personne. Après, les infos restent basiques, on a une foule de personnes bossant dans l’informatique mais en creusant, ça regroupe le développeur lambda, l’ingénieur, le concepteur de site…

Numeric Computer

Cependant sous cette information, on vous en demande une seconde : niveau salaire, tu en es où ? Heu pardon, tu es DRH, site de rencontre ? Non, je ne crois pas ! La plupart du temps, les personnes ne répondent pas (moi même… Parce que bon, avec tous les k€ que je gagne, il est évident que je pourrais attirer les coureurs de dots qui survivent au RSA…) mais certaines indiquent honnêtement leur salaire et je me pose la question : pourquoi ?

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Réponse A : ils répondent docilement à toutes les questions sans discuter
Réponse B : ils sont pauvres et préfèrent l’afficher pour éviter de décevoir une éventuelle croqueuse de diamant
Réponse C : ils pensent que leur capital est leur meilleur atout séduction.

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L’existence même de cette question me paraît lourdement significative. L’argent fait-il partie de la séduction ? Manifestement, oui. Oh je vous entends hurler « parle pour toi, sale pétasse ! ». Non, je ne parle pas pour moi, justement, les 9/10e des mecs que j’ai rencontrés par ces biais n’ont pas indiqué leur salaire et en général, quand je vois un gros chiffre crânement affiché, ça me fait limite un peu peur. Si tu cherches une jolie potiche qui ne rêve que de se faire entretenir, hé salut, c’est pas moi. Mais il n’en reste pas moins que si la question est posée, c’est que des gens sont intéressés par ce détail. De la même façon, sur l’un des sites les moins classieux de la planète (Adopteunmec pour ceux qui n’auraient pas reconnu), les hommes sont priés de faire la liste de leur « équipement » (non, je parle pas de la taille de leur sexe) : télé ou pas télé ? Voiture ? Lit King Size ? Ah oui, moi, je refuse de rencontrer un mec qui n’a pas un lit King Size. Hors de question de limiter mes galipettes à un minuscule périmètre… L’avantage avec Adopteunmec, site soit disant fait pour les femmes, c’est qu’on voit bien les gros clichés sur les genres : femmes vouloir mec avec money, hommes vouloir femmes cochonnes (oui, pourquoi les mecs ne détaillent pas leurs pratiques sexuelles, hein ? Hein ?).

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Alors, à présent que tu es face à la case « salaire », tu te demandes : dois-je y répondre ou non ? Je te répondrai par une question : quelle seule bonne raison te forcerait à le faire ? A moins que tu adores l’idée d’entretenir une autre personne, ça n’a aucun intérêt. Si tu veux choper des coureurs de dots, va plutôt dans un bar un peu chic et attend que le poisson morde, arrose le de champagne et l’affaire est dans le sac. Tu gagneras du temps.

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Bref, la semaine prochaine, nous répondrons à cette essentielle question : doit-on renseigner son signe astrologique ? Je sais, tu frétilles déjà d’impatience.

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La beaufitude gouvernera le monde

Y a un truc qui m’interroge quand je regarde le Zapping, blindé d’images de gros beaufs s’exposant sans complexe et avec même grande fierté dans les jeux TF1. Encore des madeleines pulvérisées et ça fait toujours un peu mal.

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J’ai des souvenirs diffus des jeux de TF1 quand j’étais petite. Tournez manège qu’on regardait chez ma nounou, la roue de la fortune où je voulais toujours prendre la télé dans la vitrine, la famille en or et surtout le Juste Prix.  Ça, c’est une madeleine particulière. Quand nous étions petites, mon père nous amenait les dimanches midis où ma mère bossait à la cafétéria du Leclerc. Nous avalions notre steack hâché frites devant une petite télé qui diffusait le Juste Prix. Je ne le regardais jamais un autre jour mais ces dimanches là, on était fidèles au poste, même si je préférais Patrick Roy à Philippe Risoli. A l’époque, les potiches distribuaient des sourires cruches en tapotant tous les boutons du four micro ondes qu’elles présentaient mais elles étaient assez élégantes, à l’image d’une Annie Pujol ou d’une Evelyne Leclercq.

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Est-ce le temps et la naïveté de l’enfance qui me laisse un souvenir bon enfant de ces émissions où les candidats étaient cocasses, parfois un peu foufous mais tout ça restait globalement familial.

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Et là, quand une bribe de ces jeux dans leur version XXIe siècle arrive sur ma télé (ou sur mon pc), j’ai envie de hurler. Les élégantes potiches se sont muées en bimbos vulgaires fort peu vêtues, Cauet, Dechavanne et Lagaf sont souvent méprisants avec des candidats on ne peut plus beauf. C’est le triomphe de cette partie de la population que j’appelle la « France confessions intimes » : on s’asseoit sur sa dignité pour passer à la télé et on en est fiers. Ça m’échappe et ça me déprime. Un peu comme tous les mecs qui écrivent en sms (quoi qu’on n’écrit plus en sms, il y a un nouveau dialecte où toutes les voyelles sont multipliées comme dans la phrase : » jen et mar des gens quii le criitiique en diisant ke je suiis une s. parseque iil diise quii cOnnése ma viie au contiient pence qua juger ne savent criitiiquer maii cOnbiien peuvent diir au fOn se que j’aii dans le cOeur !!. » Vrai phrase trouvée sur Zéro sociaux) et qui t’envoient chier quand tu leur fais remarquer que leur orthographe laisse à désirer. Comme s’il y avait une quelconque gloire à tirer de son massacre perpétuel du français. Etre officiellement quasi illettré et vulgaire, c’est à la mode.

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Alors évidemment, j’ai une explication on ne peut plus simple au phénomène : la télé est un miroir. Qui regarde TF1 à cette heure-là ? La France confessions intimes, celle qui parle le nouveau français où un objet n’est plus celui de mais celui à, qui est prête à faire le guignol pour quelques nano secondes de “gloire”. Il y a 15 ans, le public devait être plus familial, plus désireux de passer un moment bon enfant en famille… Maintenant, avant de passer à table, on se gave de vide, de candidats cons et prêts à en faire la démonstration, de gens creux évoluant dans un décor en carton-pâte, d’animateurs bien moqueurs qui fixent la caméra d’un air entendu genre “au secours, ils sont cons”. Je ne sais pas si on peut regarder ces émissions au second degré, je ne suis pas chez moi quand elles passent et j’ai mieux à faire de ma convalescence que de mater le Juste Prix ou je ne sais quoi, je ne suis pas très aufait de la programmation. Mais il y a dans tout ça un cynisme qui me dépasse, ces candidats exhibés en permanence pour faire rêver ceux qui n’ont rien et faire gausser ceux qui les trouvent crétins et partagent la vidéo de l’illettré de service en train de se ridiculiser, le tout bien appuyé par les commentaires gras d’un Cauet-Dechavanne-Lagaf-Castaldi.

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Peut-être ne suis-je pas le bon public. Je n’ai jamais aimé les clowns de par leur cruauté : pour faire rire, il y a toujours le clown idiot qui se fait tourner systématiquement en bourrique par le clown (un peu) plus malin qui en fait un vrai souffre-douleur. Finalement, ces jeux sont devenus un numéro de clown qui ne semble ne jamais en finir. Sauf que là, le clown martyre repart avec une voiture ou un écran plat de la mort.

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La dignité est donc à ce prix.

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Trop canon la meuf !

Non, aujourd’hui, je ne parlerai pas d’un éventuel revirement de cuti de ma part, je suis toujours hétéro. Mais je veux te parler de beauté féminine ou plutôt celle de nos amies
les célébrités parce que, des fois, y a des trucs qui m’interpellent.

Cette semaine est sorti au cinéma le film « Le concile de Pierre », avec Monica Bellucci dans le rôle principal. D’ailleurs, sur l’affiche, on ne voit qu’elle. Et là, quel est l’argument marketing de ce film ? « Ouais, Monica a accepté de s’enlaidir ». Donc, s’enlaidir, c’est se couper les cheveux et se mettre de la boue sur la joue ? Bon, pour le coup des cheveux, je pourrais me vexer mais bon, y a plein de belles filles avec des cheveux courts comme Carole Bouquet et Cécile de France ou Miranda dans Sex and the city. Enfin, bref, c’est pas un article capillaire, reste lecteur ! Donc moi, je n’ai pas vu ce film mais j’ai vu la bande annonce en allant voir Prête moi ta main avec Gauthier l’autre jour. La bande annonce se termine sur un gros plan du visage pensif de Monica qui regarde par le hublot d’un avion. Non mais vous croyez vraiment qu’on aurait intégré un gros plan comme ça d’une fille moche ? Non mais rien que pour ça, j’ai pas envie de voir le film.

 

Dans l’industrie du cinéma, ils aiment ça l’argument « elle s’est enlaidie, quel courage ! ». On nous a fait le coup avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Natalie
Portman et j’en oublie certainement. Donc, si je résume être une actrice belle et accepter de s’enlaidir, c’est une preuve de courage ? Elles ne font que leur travail ! Tous les rôles ne demandent pas aux actrices d’être juste belle, faut composer parfois un peu ! Va-t-on applaudir une infirmière qui nettoie un malade qui s’est fait dessus ? Non ! Alors pourquoi applaudir une comédienne qui ne fait que son boulot ? Ces actrices sont effectivement très belles (quoi que Charlize Theron, je la trouve un peu banale par rapport aux autres) et c’est sûr que quand on est belle, c’est pas toujours facile de s’enlaidir. Non mais c’est vrai mesdemoiselles, laquelle d’entre nous serait ravie de sortir de chez elle enlaidie ? Perso, moi, même pour aller au supermarché, je reste pas en jogging ! Bon, je me maquille pas, quand même, faut pas déconner (surtout que les beaux caissiers, c’est au McDo qu’ils sont) mais c’est vrai que je suis incapable de sortir chez moi avec les cheveux sales ou un t-shirt souillé, par exemple.

 

Mais il n’y a pas que ça. Avez-vous remarqué comme on a tendance à dire « elle a accepté de s’enlaidir, c’est une vraie actrice ». Sous-entendrait-on qu’en fait, l’actrice en question ne doit son métier et sa renommée qu’à sa beauté ? Bon, pour Monica ou Charlize, c’est vrai que leur carrière n’est pas particulièrement marquée par de grands rôles de composition, c’est plus « Sois belle et tais-toi ». Mais bon Nicole Kidman, elle a quand même su montrer qu’elle déchirait, belle ou pas ! Parce que si je comprends bien, une belle actrice ne peut être bonne (donc une bonne actrice est forcément laide ?). C’est la jalousie qui parle ou pas ? C’est intéressant de voir qu’une femme belle est toujours suspecte. Genre sans son physique, elle n’aurait pas réussi. Faut être honnête, pour faire actrice, faut quand même un physique. Pas forcément être une bonnasse intégrale à la Pamela Anderson (qui n’a pas un très joli visage et qui n’est pas une excellente actrice puisqu’elle joue plus avec ses seins qu’avec le reste de son corps), il y a des actrices qui ont un charme fou. Je parlais de Prête moi ta main plus haut : ben, moi, Charlotte Gainsbourg, je la trouve bourrée de charme. J’avoue que ses premières prestations cinématographiques ne m’ont pas vraiment convaincue mais là, on sent la femme sereine et sûre d’elle. Mais revenons-en à la beauté. Ne peut-on pas être belle ET douée ? Il est évident que certains films ne jouent que sur la plastique de la comédienne donc on s’en fout qu’elle soit douée, on lui demande juste d’être belle, de prendre des pauses interminables, des tenues sexy et tout ça. Bon, là, effectivement, on peut remettre en doute ses qualités d’actrice. C’est vrai que Monica n’a pas eu des rôles vraiment réfléchis, surtout dans Matrix où elle a un rôle de potiche intégrale. Peut-être ne lui propose-t-on pas d’autres rôles, j’en sais rien (j’avoue que je m’en fous un peu, en plus). Mais c’est hallucinant comme on attend toujours les belles actrices au tournant : « ah, là, elle va pas pouvoir jouer sur sa plastique, on va vraiment voir si elle vaut le coup ou pas ! ». Bon, en l’occurrence, je suis pas sûre que le Concile de Pierre soit un rôle totalement novateur pour miss Monica mais pourquoi on ne fait pas de même avec des actrices à la plastique moins irréprochable mais qui s’enferment toujours dans le même rôle ? Par exemple, Mimi Mathy, pourquoi personne ne l’attendrait au tournant si elle jouait un rôle dramatique ? Non parce que sorti des films comiques et de Joséphine, l’ange gardien, on sait pas de quoi elle est capable, Mimi.

 

En somme, je ne comprends pas pourquoi la beauté et le talent seraient forcément antinomiques. Certaines actrices sublimissimes sont capables de tout jouer, comme leur métier le leur demande. Alors ne nous enthousiasmons pas parce qu’elles ont accepté de s’enlaidir. Et arrêtons de guetter le faux pas ! Oui, on peut être belle et talentueuse, heureusement, d’ailleurs !

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Nina la bachelorette

L’autre soir, je somnolais tranquillement avant de m’endormir quand m’est venu cette idée d’article totalement débile. Et comme je suis joueuse, je me lance.

 

Et si je me retrouvais bachelorette ? C’est-à-dire candidate dans ce jeu de téléréalité où vingt mâles (enfin, je crois que c’est vingt mais c’est peut-être plus) se battent pour m’épouser (et s’ils peuvent me tripoter avant, c’est bien aussi). En France, on n’a jamais eu de fille bachelorette sauf Marjolaine mais ça compte pas, on lui a fait croire que ses prétendants étaient riches et quand elle a vu que c’était pas vrai, elle a jeté le vilain menteur. Comme quoi, on sait où se situe le cœur de Marjolaine : dans son portefeuille.

 Bon, moi, le Bachelor, j’ai vu que le dernier, Karl, très mignon mais quelle voix pourrie ! Ah, mais cette voix, ça cassait vraiment tout, pffffff ! Bon, je sais pas où en sont les couples crées par les Bachelors successifs, sans doute parce que je m’en tape un peu. Perso, je ne pourrais jamais participer à ce genre d’émission côté « celle qui sera peut-être choisie… ou pas. » Bordel mais vous imaginez comme c’est mauvais pour l’ego ? On est quand même en concurrence avec 20 nanas ! Si vous êtes éliminée dès le premier tour, c’est clair : vous êtes pas belle, aux yeux du beau gosse de service. Super flatteur. Et pour la suite, c’est très gai aussi. Si vous arrivez loin dans le jeu, ça veut dire que le Bachelor a pu mettre sa langue dans votre bouche sinon, il vous choisit pas. Peut-être a-t-il même visité votre culotte, ça, ils le montrent pas à la télé. Bref, vous voyagez à travers le monde avec M. Bachelor, c’est très romantique et tout ça, il vous regarde avec ses grands yeux bleus (oui, ils ont tous les yeux bleus), il vous embrasse et vous dit que vous êtes super trop merveilleuse de la mort qui tue. Alors même si vous savez dans quoi vous vous êtes fourrés, l’ambiance contribue quand même à ce que vous croyiez ses promesses d’amour toujours. Pour dire, vous l’avez même présenté à vos parents ! J’imagine trop la gueule de mes parents si je leur imposais ça, tiens, eux qui ne supportent pas la télé réalité… « Tiens, maman, je te présente Karl, tu sais, le mec qui mélange sa langue avec toutes les filles. Ben, peut-être que je vais me marier avec lui… Ou pas ! ». Oui, non, ça, c’est pas possible. Bon, bref, c’est la cérémonie de la rose, vous avez mis votre plus beau sourire et une robe cache-téton-cache-sexe et là, il offre une première rose à une autre nana. Salaud, va ! Deuxième rose, c’est Jennifer la garce vulgaire qui la reçoit. Non mais quel goujat ! Il en reste qu’une. S’il me l’offre pas, je le massacre !
 

Autre cas : Karl, il vous plaît pas, sa voix de Pokemon vous exaspère et vous le trouvez vraiment très con. Oui, l’argent, c’est pas un argument de séduction et sa coiffure laisse à désirer. Bon, bref, ça le fait pas, quoi. Bon, faut être honnête, si vous faites le bachelor, c’est pour passer à la télé et présenter la météo de la 6 après. Peut-être que vous pourrez même faire la coui-couille pour faire gagner une voiture avec une question tellement conne que c’est une honte de la poser. Bref, l’amour, c’est un peu secondaire dans l’histoire. Donc voilà, le Karl, il vous plaît pas mais lui, il vous aime bien, il vous trouve « mystérieuse ». Du coup, il vous sélectionne. Et là, voici l’heure du rendez-vous en tête à tête. Il reste encore un certain nombre de candidates en liste et si vous êtes éliminée maintenant, vous pourrez pas faire la potiche sur la petite chaîne qui monte. Donc le Karl, il commence à vous bisouiller dans le cou et tout mais vous savez que son but, c’est de glisser sa langue dans votre bouche et sa main sous votre jupe (et donc dans votre culotte, c’est pas un puceau, Karl !). Vous vous laissez faire ou pas ? Non, mais c’est vrai, ça, si le bachelor nous plaît pas, on est censé faire quoi ?

Bref, je veux pas être candidate au bachelor, je veux être la bachelorette. Bon, je suis pas riche moi mais on s’en fout, les hommes aiment gagner mieux leur vie que leur compagne donc pas de soucis. A moi les voyages partout au frais de la production ! Mais surtout, ce qui est fantastique, c’est que je peux me taper tous les candidats, je passerai pour la princesse romantique à la recherche de l’amour. Non mais Karl, là, il a dû embrasser une demi-douzaine de candidates, au moins, et c’était un gentleman, un prince charmant… Donc, moi, pareil, je les embrasse tous et à aucun moment, on ne pensera que je suis une salope. Je pourrai faire de la gondole à Venise avec Steeve (et lui rouler des pelles), du cheval au Maroc avec Brandon (et lui rouler des pelles), du shopping à Londres avec Marco (lui faire porter mes sacs et lui rouler des pelles), tripoter Philippe dans le jacuzzi (et lui rouler des pelles)… Et tout le monde trouvera ça normal.

Arrivera la cérémonie de la rose. Bon, moi, je suis pas une méchante mais je suis pas une naïve non plus : un mec, il tombera pas amoureux de moi en trois jours, surtout qu’on a passé 4 heures ensemble en tout et pour tout. Alors ciao Brandon, tiens. En plus, c’est bien parce qu’une fois que je l’ai jeté, j’ai pas à jouer le service après-vente. Brandon, tu te casses et tu m’oublies, sauf si je te glisse mon numéro perso, on sait jamais. Et puis tu as eu ton quart d’heure de gloire, tu vas pas me casser les couilles non plus !

Bref, le Bachelor, c’est avoir le droit de jouer les garces en étant adulée par un tas d’hommes. Mais faut être honnête, ça sert à rien d’espérer de trouver l’amour. Parce que quand on quitte Venise pour Plume sur Berges et qu’on passe le samedi matin au Franprix plutôt qu’à Venise, curieusement, la magie des premiers instants est moins présente… Mais bon, au moins, j’aurais été désirée pendant quelques jours par 20 mâles débordant de testostérone… Elle est pas belle la vie ?

PS : en vrai, je veux pas être bachelorette mais c’est un article du dimanche, donc j’écris n’importe quoi et ça me fait marrer. Bon week-end les loulous !

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Mon anniversaire avant l’’heure

La vie est une chose curieuse. En fait, cette semaine est proprement hallucinante, avec de très bons et de très mauvais moments mais en ce jeudi soir où je rédige cet article je suis heureuse, tout simplement. Bon, comme vous m’adorez et que vous aimez lire ma vie, je vous la raconte (oui, je suis mégalo).

 Noel 2012 217

Ce week-end fut plutôt sympa, j’ai eu plein de cadeaux d’anniversaire en avance. Oui, ma maman ayant eu son anniversaire dans la semaine (oui, dans ma famille, on marche par deux pour les anniversaires, c’est plus marrant), Alice et moi sommes descendues ce week-end pour fêter tout ça. Première très bonne nouvelle de la semaine mardi. J’étais chez mes parents, dans le bureau, ma mère dans le salon en bas. Comme la porte était ouverte, j’entendais ma mère au téléphone en bas (j’entendais, j’écoutais pas !) à discuter avec ma sœur. Elle raccroche. Cinq minutes après, le téléphone sonne et ça donne :

« Allo ? Non, c’est pas vrai ! C’EST PAS VRAI !!! Mais c’est sûr au moins ? »

Comme elle est passée en mode hystérique heureuse, je bondis hors de ma tanière pour aller aux nouvelles mais je sais très bien ce que c’est, j’ai compris. Hé oui, lecteur, Anthony, le copain de ma sœur, a été reçu au concours des pompiers de Paris. Qui va se retrouver belle sœur d’un pompier de Paris et va pouvoir draguer les collègues de celui-ci. Moi ! Voilà, vous pouvez me détester, surtout toi, moumour. Plus sérieusement, je suis ravie pour lui, c’est un concours très difficile à avoir mais, curieusement, je me faisais pas de soucis pour lui. D’abord mes cartes l’avaient dit qu’il l’aurait mais surtout, Anthony, c’est la force tranquille, le mec qui fait ce qu’il a à faire. Il se disait prêt pour son concours, je savais que c’était vrai. En fait, pour l’anecdote, il avait compris que le concours se terminait mercredi soir donc quand ma sœur l’a retrouvé à la maison un jour plus tôt, elle était au bord de la crise cardiaque persuadé qu’il avait été recalé, mais non ! Il a même fait 13 tractions au lieu des 10 réglementaires, trop fort !

Suite à cette bonne nouvelle, ma mère décide de ne pas du tout me foutre la pression : « ah ben entre ta sœur qui a eu une prime, ta cousine et Anthony qui trouvent du boulot, manque plus que toi ! ». Merci maman ! Et pourtant, une piste se dessinait : vendredi, en arrivant au domicile familial, je me connecte à Internet et je trouve un mail d’une dénommée Frédérique qui me propose un stage. Mais c’est qui ? D’où elle sort ? Pourquoi elle me parle ? Je regarde les références de l’entreprise, je fouille rapidement dans ma boîte mais non, je n’ai jamais postulé chez eux, je savais même pas que leur boîte existait. Bon, comme il est 19h, je rappellerai lundi. Le dit lundi (lire ce bout de phrase à haute voix, j’aime bien), j’appelle donc, la bonne femme voit de suite qui je suis puisqu’elle me précise que l’entreprise est pas loin de chez moi. En effet, elle est dans la ville où vivait Arnaud, que de souvenirs…. C’est aussi là que travaillent Alice et Clara. Ahlala, je sens que les pauses déjeuner vont être vivantes ! On se fixe un rendez-vous le jeudi car même si je rentre le mercredi

en tout début d’après-midi sur Paris, je sens que la SNCF va me jouer des tours. Et j’avais raison. J’avais prévu d’arriver à 13h50, je suis arrivée à 18h20… Merci les cheminots !

Jeudi, donc. Je me lève, je m’habille, me prépare, je sors mon press book qu’il ne faut pas oublier, tout va bien. Je me rends à ma gare et là, le train n’arrive pas. Mais ils ont décidé de me pourrir à la SNCF ou quoi ? Ah non, il arrive, ouf. Oui, c’est pas que je sois stressée mais si quand même. Arrivée sur Paris, je prends le métro et là, il n’arrive pas… Mais c’est pas possible ! Je vois mon quart d’heure d’avance fondre comme la graisse lors d’une liposuccion. Mais bon, mon métro arrive enfin. Sortie de la station, je ne peux pas me perdre : le bâtiment qui abrite l’entreprise est ENORME. Je rentre, me présente à l’accueil où trois potiches me donnent un badge à mon nom. Ohlala, la classe. Je m’installe dans un fauteuil en cuir un peu trop grand à mon goût. Je regarde les locaux, me marre en douce quand je vois qu’une des potiches se regarde dans le plafond en miroir mais le Seigneur me rend de suite cette mesquinerie. Une femme arrive et dit bonjour, je me lève et dit « bonjour » en tendant la main… Sauf qu’elle venait chercher un gars qui était là, pas moi… Je me sens soudain très conne. Bon, deux minutes après, une fille blonde arrive pour moi, cette fois, c’est Anaïs, la collaboratrice de Frédérique. J’avoue que j’adore ce prénom mais les personnes qui le portent en général, on ne s’entend guère. Mais elle, elle me plaît bien. Elle m’explique que deux ascenseurs sur les trois sont en panne, c’est pourquoi on attend longtemps un de ses foutus engins. Comme la porte peine à s’ouvrir, elle commence à paniquer : « oh non, j’aime pas ça, j’espère que ça va pas tomber en panne. » On arrive au 4e et elle me propose une boisson. Je me dis : « bon, la dénommée Frédérique peut pas me prendre de suite donc prenons un café ». Donc elle me donne un café mais pas de chance, elle m’amène directement vers le bureau de Frédérique oups ! Là, devant le bureau, deux personnes : la dénommée Frédérique, donc et un mec trop choupinou : Pierre-Cecil, le DRH qui doit avoir une trentaine d’années à tout casser. Bon, ce stage, je le veux, c’est définitif.
 

L’entretien se passe idéalement, Frédérique et Pierre-Cécil sont très agréable et je suis très à l’aise, ils me présentent le projet un peu puis ils me disent : « bon,
avant d’aller plus loin, on veut savoir si on peut vous prendre ou pas. » Je leur parle de mon soucis de convention et Pierre-Cecil grimace. Non, choupinou, ne me brise pas le cœur, pas déjà, pas si vite. En fait, il m’explique que le problème porte sur la rémunération : sans convention, ils ne peuvent me payer que 25% du SMIC et 100% de la carte orange. Bon alors entre un 
chômage et un stage un peu rémunéré, je n’hésite pas une seule seconde, c’est oui. Donc on discute du projet, les idées fusent, je suis proprement emballée. Résultat : je commence

lundi ! Et là, je me dis que la vie est dingue : y a une semaine, je n’avais rien de rien et là, lundi, je commence un stage de deux mois. En plus, Pierre-Cecil choupinou va essayer de voir s’il peut pas trouver un système de prime ou quelque chose pour augmenter un peu ma rémunération. Oh, il est merveilleux lui, même s’il a trop serré le col de sa chemise et même s’il a un gamin, ce qui semble indiquer son non-célibat (même s’il a pas d’alliance, na !).

 

Résultat des courses : me voilà stagiaire pour deux mois. Une expérience inédite puisque je n’ai jamais fait de journalisme d’entreprise. Ma mission : préparer la
prochaine newsletter du groupe. En effet, une partie du personnel doit déménager dans une autre ville donc je devrai faire découvrir cette ville à travers la newsletter et le site Internet qui va 
avec. Je vais écrire pour un public de 500 à 700 personnes. En plus, pendant deux mois, je vais pouvoir me lever tous les matins avec une bonne raison de le faire, gagner quelques sous et comme
je vais partager pendant deux mois le bureau de Pierre-Cécil, je vais pouvoir bénéficier des conseils d’un DRH : que du bonheur pour la suite. En plus, c’est excellent pour mon ego de voir 
qu’une entreprise (et même deux, d’ailleurs) a vu mon CV et a été intéressée par mon cas alors que je n’avais même pas postulé chez eux.

Décidément, mes 26 ans commencent bien… Qu’est-ce que ça va être quand je les aurai vraiment!
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Toutouyoutour !

En ce moment, je suis au chômage donc je regarde la télé donc je me farcis je ne sais combien de pubs et donc, j’ai de quoi vous faire un nouvel article sur les pubs qui m’énervent  ! Et y a du dossier.
 
Oh, cacao ! Cho-chocolat !
Au cas où vous n’auriez pas remarqué, Noël arrive. Et à Noël, certaines pubs passent en boucle et sont particulièrement gonflantes… Hé oui, vous les avez reconnues, je parle des pubs pour les chocolats : la marque Ferrero investit la place. Ferrero c’est Kinder, Ferrero Rocher et Mon chéri. Ses pubs ont toujours été nulles avec des post-synchro proprement
caastrophiques, des acteurs qui n’auraient pas fait tâche dans les pires navets d’AB Production… et un scénario haletant. Souvenez-vous des soirées de l’ambassadeur, avec sa pyramide de Ferrero Rocher et son suspense insoutenable : la couillasse qui prend un chocolat bien au milieu de pile va-t-elle la faire s’effondrer ? Et surtout, cette question dont on n’a jamais eu la réponse : comment se faisait-il que la pile était toujours entière alors que tout le monde s’était servi ? Je sais pas si vous avez remarqué mais au moins trois personnes ont pris le rocher du dessus…
Et que dire des Mon chéri avec cette scène hautement érotique :
« Oh non, y a plus de mon chéri, j’en avais tellement envie !
– Ah bon ? Envie d’un chocolat croquant qui cache une délicate cerise qui fond dans la bouche (ou je sais plus quoi ?)
– Oh, tu es un monstre ? [il lui donne un mon chéri] Mmmmmm, tu es un amour ! »
Mais les plus forts, les plus beaux, les plus dramatiquement nuls, ce sont les Kinder, qu’ils soient délice, bueno, surprise ou les œufs, les kinder pingoui et tout ça. Ce qui est fantastique, dans ces pubs, c’est l’accent mis sur la grande quantité de lait qu’il y a dedans : donner du Kinder à vos enfants, y a rien de mieux pour eux. Bon, on oublie un peu de dire
qu’il n’y a pas plus gras. C’est comme le Nutella : super, ça donne de l’énergie aux enfants mais aussi de la surcharge pondérale. La seule pub Kinder qui est sympa, c’est celle « nous sommes tous de grands enfants » surtout lors de la première version où ils avaient mis une musique d’Emilie Simon que j’adore. Par contre, la dernière est nase : c’est une parodie ratée de Toy Story (film d’animation génial). N’empêche que si je devais consommer en fonction des pubs, je ne mangerais jamais de Kinder… et ça ne serait pas plus mal !
 
Filez-nous vos sous, on les utilise pour faire de la pub
Sinon, pubs qui m’énervent et Gauthier vous dira que je ne suis pas la seule : les pubs CIC, vous savez, celle où le directeur du CIC débarque chez ses voisins avec ses dents blanches et son air de débile profond dans la « banque d’en face » et se fout systématiquement de leur gueule. Je trouve ça vraiment odieux et ça ne me donne pas envie, mais alors pas envie du tout d’aller au CIC, genre : on prend les gens pour des abrutis. En plus, la petite musique produite par un saxo bontempi, et bien, elle me crispe. Et que dire des pubs MAAF qui sacrifient sur l’autel du capitalisme l’émission qui a bercé notre jeunesse et nous fait encore mourir de rire : Palace. D’une part, les pubs sont nulles, l’humour est absent, d’autre part, ça m’énerve quand ils hurlent « c’est la MAAF !! » Ça va, je ne suis pas sourde, merci. Et que dire des pubs MMA avec des pseudos célébrités entassées dans une mini… Ca fait très bourgeoise salope (cf Axelle Laffont, pour ceux qui n’ont pas compris la référence). Bon, par exemple, nous avons Mme de Fontenay et une Miss France, la seule qui n’a jamais fait de télé. Ben oui, les autres, elles ont fait actrices, mannequins, présentatrices d’une émission de foot et Mme de Fontenay a dit que c’était vulgaire. Donc la dame au chapeau a pris la seule qui n’a pas transformé l’essai pour faire cette pub, celle qui disait : « moi, je suis une avocate, je me rabaisserai pas à faire la potiche ». Tout ça mis bout à bout, on en conclue donc que jouer dans un pub MMA n’est pas vulgaire et qu’on n’y a pas un rôle de potiche… Donc ces dames sont de sacrées hypocrites ! Quoi qu’il en soit, on retrouve un peu le même principe que la MAAF : des petites scénettes à deux personnages qui sont censées nous faire rire… Mais je dois avoir un humour très particulier parce que ça ne me fait même pas sourire. Par contre, ça me crispe.
 
Pour en revenir aux banques, la palme, actuellement, c’est le Crédit Agricole avec les gens qui chantent de vieilles chansons « ça s’en va et ça revient ! » ou « faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins… ». Bon, il faudrait dire au Crédit Agricole que « conseiller financier » n’est pas synonyme de « moche, puceau et mal habillé ». Dire qu’avant,on avait droit à Francis Huster et Virginie Lemoine qui jouaient un couple que tout le monde veut avoir dans son entourage. Moi, c’est vrai qu’un couple qui me répond « placement » ou « assurance invalidité » quand je leur raconte que je suis allée chez le coiffeur, franchement, ça me fait trop plaisir de les inviter ! Non parce qu’ils ne vivaient vraiment que pour ça, on les voyait à un moment chez eux, Francis Huster lisant tranquillement son journal pendant que sa femme faisait la cuisine (et elles ont rien dit les chiennes de garde, là ?), ils ne parlaient pas, ils écoutaient leur répondeur où leurs potes les remercient pour le super placement de la mort qui tue. Ils se couchent et enfin, ils parlent… du placement de la mort qui tue. Je suis sûre que quand ils baisent, au moment de l’orgasme, ils doivent hurler : « oh oui, placement à 4, 25% !! ». Finalement, je sais pas ce qui est le pire. Sinon, le crédit Lyonnais fait fort, aussi, avec sa dépressive qui essaie de faire une voix sexy et marrante : « Julie est en train de se ruiner parce qu’elle ne le sait pas mais elle va réussir son examen ». Bon, là encore, cette pub fait fort : je me demande comment cette étudiante peut avoir son bac, vu ce qu’elle a l’air idiote, surtout quand elle répond : « oui, je suis passée au Crédit Lyonnais » quand le monsieur demande : « vous avez pensé à tout ? » où je ne sais quoi. L’examinateur a une tronche épouvantable, on sent le mec en pleine dépression avec son pull à col roulé jaune moutarde. Mais le pire, le pire : c’est qu’ils passent leur bac au milieu d’un garage souterrain ! Si, regardez bien : ces gros tuyaux gris, ses parpaings de la même couleur : ils sont dans un garage, c’est limite si on ne perçoit pas l’odeur d’essence. Quant au Crédit Mutuel avec son « la !!!!! » beuglé par un 3 de QI, no comment. Quand on sait qu’on leur paie nos agios à ces gens-là, ça fait plaisir.
 
Allo ? Allo ?
Mais le pire du pire en matière de pub, c’est tout ce qui concerne le téléphone. Avant, il y avait déjà les gonflants : « 6 16 17 ! » ou « 8 12 12 ! ». Vous savez, ces petits jingle à la con qui nous restent en tête toute la journée. Vous savez, ces numéros surtaxés où vous devez envoyer 30 SMS pour savoir si Pedro et vous avez des chances de sortir ensemble ou si vous êtes trop grosse (ou trop maigre). Sauf que pour ça, il existe des façons gratuites de le calculer, je vous les donnerai si vous êtes sages (5 euros le conseil). Puis y a les chats « hot ». Y a une pub qui passe tard sur AB1 qui me fait rire : « Salut, moi, c’est Nicki. Tu veux me parler ? Moi, j’en ai très envie, envoie Nicki au 6 16 17 (suis pas sûre du numéro, testez pas !)… » Bon, alors, si y a un crétin qui envoie un SMS en pensant vraiment tomber sur une Nicki, veuillez le pendre.
 
Ces pubs-là se sont un peu calmées mais elles ont été remplacées par les ignobles « 118… ». Alors, là, on atteint des sommets de nullité, et ceci 20 fois par jour ! Bon, il y a le 118 008 qui a fait une pub marrante avec un monsieur tout nu. Leur jingle est quand même agaçant. Mais le comble, la pub qui me donne envie de jeter ma télé par la fenêtre et
dont le jingle me reste dans la tête, c’est le « 118 218, touyoutouyoutouyoutoutoutouyoutour ! ». Mais quel est l’abruti qui a eu cette idée ? C’est énervant au possible ! Cette pub est totalement nulle, les deux pauvres gars qui courent sur leur bus ont vraiment une gueule de con…. Y en a un, on dirait l’enfant qu’aurait eu Akhenaton (le rappeur, pas le Pharaon) avec un caniche ! Non et puis c’est quoi ces mouvements qu’ils font ? Même moi qui ne suis pas précisément la reine de la gym, je fais mieux ! Il faudra aussi qu’on m’explique pourquoi ils ont mis une Suédoise décérébrée pour dire dans sa langue : « Ah, c’est carrément fastoche ! ». Je ne veux pas présumer mais je crois pas qu’en Suède,
le 118 218 marche. Et que foutent Véronique et Davina au milieu de la foule ? Ok, c’est leur musique et elles n’ont plus grand chose à faire de leur journée mais quand même ! Et puis leur Arc de Triomphe, il est un peu bizarrement placé, à la fin, entre deux immeubles comme ça… Enfin, je le jure, je n’appellerai jamais le 118 218. De toute façon, quand je veux une adresse ou un numéro, je vais voir sur le net. Pour l’histoire, l’autre soir, je sors du métro à la Défense et devant la station, il y avait les monsieurs 118-218 et, je vous jure que c’est vrai, des mecs en costard cravate faisaient la queue pour récupérer leur marcel 118-218. Mais quelle bande de nases !
 
Tant qu’on est dans le téléphone, parlons d’une pub totalement hallucinante quand on y pense : Alice. Je vous invite à lire la planche de Ced sur le sujet, un bon fou rire en perspective. Bon, déjà, y a un effort par rapport à la première pub : une musique totalement pourrie, un jeune homme à l’air de gagnant, encore, voit plein de femmes dans sa vie car ce sont les femmes qui changent nos vies, dont Alice. Ils  nous ont pris une blondasse à robe rouge, j’ai pas bien compris pourquoi mais peu importe. Retour à aujourd’hui avec « Alice », toujours notre blonde en rouge qui rend tout transparent sur la musique géniale de KT Tunstall. Sauf que si on écoute les paroles : « But I said no (no, no, no, no) you’re not the one for me », ce qui peut se traduire par : « Mais j’ai dit non (non, non, non, non) tu n’es pas celui (ou celle) qu’il me faut. » Alors, certes, cette chanson est très entraînante mais ils sont cons ou quoi chez Alice ? Illustrer leur pub par « tu n’es pas celui qu’il me faut », c’est quand même merveilleux ! Et que dire de la dernière version ? La nana, elle monte dans sa voiture avec sa copine qui examine sa facture : « je suis sûre qu’il y a un truc ! » Donc elle étudie ça de près et Alice arrive et efface la facture. Officiellement : « avec Alice, tout est transparent », mais pour moi, ça fait plus le serpent dans le livre de la jungle : « ayez confiance… ». Paye et regarde pas le détail de ta facture, s’il te plaît !
 
Par contre, je suis déçue : depuis quelques années, la loi française autorise la comparaison dans les pubs et, jusqu’à présent, seuls les opérateurs téléphoniques se sont permis de le faire. Je me souviens d’une pub américaine pour un shampoing, monstrueuse : la nana, avec ses beaux cheveux disaient : « Vous savez pourquoi j’ai de beaux
cheveux ? Ce n’est pas parce que je me lave avec le shampoing, A, B, C ou D. Non, moi, j’utilise le shampoing E ! ». Et on voyait les bouteilles des shampoings A, B, C et D quand elle disait ça, superbe ! En France, on reste conventionnel, on n’attaque pas le concurrent (même si on en pense pas moins) donc on subit des pubs tristes et nulles qui donnent envie de ne surtout pas consommer. Et puis je sais pas comment ils se démerdent les publicitaires français, ils trouvent toujours des musiques bien agaçantes qui vous restent en tête toute la journée. Car : « efficace et pas chère, c’est la MAAF que je préfère, c’est la MAAF !! »

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