Moi, Audrey, 27 ans, vit seule avec mon chat

(Intro de Nina : Audrey est donc un personnage fictionnel, une sorte de Carrie Bradshaw sauf que je vais faire en sorte que vous n’ayiez pas envie de lui coller des tartes. Comme je débute l’expérience, n’hésitez pas à me donner votre avis, même négatif. Mais on me le dit gentiment quand même, hein. Puis sinon, j’avais la flemme de vous écrire un article de Noël et je vous saoulerai de mes bilans et bonnes résolutions un peu plus tard. De rien)

J’ai longtemps cru que la vie était d’une linéarité à toute épreuve. La route est belle et dégagée et dès que tu es sur une ligne droite, t’appuies sur le champignon en laissant tes cheveux se balader au vent. Mais, alors que j’étais sur ma belle lancée, sans que je comprenne rien, un arbre a surgi sur la route et je m’y suis plantée avec force.
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Cet arbre, c’est Benoît. Mon ex. J’ai mis 4 mois à l’appeler ex et non plus « mon copain ». Ca s’est passé un soir fin avril, c’était un mardi, on revenait d’une semaine de vacances au Pays Basque qui ne s’était pas très bien passées. Benoît s’était montré particulièrement taciturne mais j’ai cru que c’était lié au mauvais temps qui nous avait cloué dans l’appart qu’on avait loué une bonne partie du séjour, à mater tous les DVD qu’on avait pu louer à la borne voisine. J’avais suggéré une autre activité à réaliser en duo, plutôt sans vêtements mais il n’était curieusement pas très motivé. Ce mardi soir là, il arriva, la mine déconfite et me dit « Audrey, faut qu’on parle ». Comme une grosse truffe, je n’ai pas vu le coup venir, j’étais toujours sur ma route dégagée. « Je crois qu’il faudrait qu’on se sépare ». Voiture écrabouillée contre l’arbre, moteur fumant, enjoliveurs qui vivent désormais leur propre vie sur cette belle route qui n’est désormais plus mienne. Voilà, il voulait qu’on se sépare. Ce n’était pas de ma faute et je ne méritais pas ça. Mon cher, si je  le méritais pas, suffisait de pas me larguer, c’était pas bien compliqué ! Non mais ça m’énerve, ces ruptures en caresses dans le sens du poil. Je m’en fous de tes fadaises sur le fait que je suis incroyable et que je mérite le meilleur et autres merdes prémâchées par tous les films ou séries comprenant une scène de rupture. De toute façon, mon cerveau a buggé suite au mot « sépare » donc pour le reste, ça te donne bonne conscience à toi mais moi, j’ai toujours autant envie de vomir. J’entends au loin tes vagues explications sur le fait que tu ne le sens plus, que tu ne sais plus, que tu es perdu mais que tu as trouvé que c’était la meilleur issue. Je t’entends comme si j’étais sous l’eau, j’essaie de comprendre et, de façon étrange, je suis envahie de pensées pragmatiques. Comment va-t-on faire pour l’appart ? Notre nid d’amour dont le bail est paraphé de nos deux signatures ? Oui, je suis sous le choc, mon cerveau s’accroche aux menus détails pour ne pas voir ma vie en train de s’effondrer. 4 ans d’amour qui se stoppent en une phrase, la violence.

Quarrel between men and women

Et puis le mensonge. Si Benoît me quittait, ce n’était pas simplement car il ne m’aimait plus, c’est surtout qu’il en aimait une autre. Enfin, aimer… Comme dirait ma copine Souria, il l’aimait surtout avec sa bite. L’autre, la rivale, finit par avoir un prénom. Aurélie. Il m’avait trompée (car oui, il avait d’abord testé la marchandise pendant quelques mois avant de la choisir) avec une fille avec un prénom si banal que ça me donnait envie de pleurer. Je l’avais repérée dans ses amis Facebook, toujours à liker toutes les inepties qu’il postait, ses photos de kéké absolu, d’abruti notoire, de « mais comment j’ai pu être amoureuse de ce type là. Ah ben quand on dit que l’amour est aveugle. Mais c’est qui cette sale pétasse qui n’arrête pas de liker et commenter ses statuts ? Elle est moche et trop conne en plus ». Il faut savoir que si l’amour rend aveugle, le désamour rend particulièrement hargneux.

hargne
Bref, mon ancienne vie s’est arrêtée il y a 9 mois et un jour, j’ai dû accoucher d’une nouvelle moi et ça s’est pas vraiment fait dans la joie et la bonne humeur. Parce que le deuil d’une rupture unilatérale, c’est une belle saloperie. Heureusement, j’ai mes copines. Et de gros besoins en sommeil. Je suis Audrey, j’ai 27 ans et depuis 9 mois, je vis seule avec un chat, symbole de ma nouvelle vie.

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Coucou, tu veux voir mon gros capital ?

L’inscription sur un site de rencontre, cette longue soirée perdue à répondre à des tas de questions pour se définir. Ton pseudo, tes photos, tes lubies, tout est disséqué. Jusqu’à ta profession… Et ton salaire. D’où cette question cruciale : doit-on sortir sa feuille d’impôts et afficher son capital pour choper ?

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Quand je me présente à quelqu’un, il est vrai que mon métier est l’une des premières infos que je donne : « salut, je suis Nina, j’ai 33 ans et je suis social media manager, salut ! »; Bon, je schématise un peu mais vous voyez l’idée. D’ailleurs, quand je surfe sur les profils de mâles que j’aurais bien envie de grignoter, je me laisse aller à jeter un oeil sur leur profession. Non qu’il y ait des professions éliminatoires mais c’est une information toujours intéressante pour esquisser l’univers d’une personne. Après, les infos restent basiques, on a une foule de personnes bossant dans l’informatique mais en creusant, ça regroupe le développeur lambda, l’ingénieur, le concepteur de site…

Numeric Computer

Cependant sous cette information, on vous en demande une seconde : niveau salaire, tu en es où ? Heu pardon, tu es DRH, site de rencontre ? Non, je ne crois pas ! La plupart du temps, les personnes ne répondent pas (moi même… Parce que bon, avec tous les k€ que je gagne, il est évident que je pourrais attirer les coureurs de dots qui survivent au RSA…) mais certaines indiquent honnêtement leur salaire et je me pose la question : pourquoi ?

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Réponse A : ils répondent docilement à toutes les questions sans discuter
Réponse B : ils sont pauvres et préfèrent l’afficher pour éviter de décevoir une éventuelle croqueuse de diamant
Réponse C : ils pensent que leur capital est leur meilleur atout séduction.

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L’existence même de cette question me paraît lourdement significative. L’argent fait-il partie de la séduction ? Manifestement, oui. Oh je vous entends hurler « parle pour toi, sale pétasse ! ». Non, je ne parle pas pour moi, justement, les 9/10e des mecs que j’ai rencontrés par ces biais n’ont pas indiqué leur salaire et en général, quand je vois un gros chiffre crânement affiché, ça me fait limite un peu peur. Si tu cherches une jolie potiche qui ne rêve que de se faire entretenir, hé salut, c’est pas moi. Mais il n’en reste pas moins que si la question est posée, c’est que des gens sont intéressés par ce détail. De la même façon, sur l’un des sites les moins classieux de la planète (Adopteunmec pour ceux qui n’auraient pas reconnu), les hommes sont priés de faire la liste de leur « équipement » (non, je parle pas de la taille de leur sexe) : télé ou pas télé ? Voiture ? Lit King Size ? Ah oui, moi, je refuse de rencontrer un mec qui n’a pas un lit King Size. Hors de question de limiter mes galipettes à un minuscule périmètre… L’avantage avec Adopteunmec, site soit disant fait pour les femmes, c’est qu’on voit bien les gros clichés sur les genres : femmes vouloir mec avec money, hommes vouloir femmes cochonnes (oui, pourquoi les mecs ne détaillent pas leurs pratiques sexuelles, hein ? Hein ?).

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Alors, à présent que tu es face à la case « salaire », tu te demandes : dois-je y répondre ou non ? Je te répondrai par une question : quelle seule bonne raison te forcerait à le faire ? A moins que tu adores l’idée d’entretenir une autre personne, ça n’a aucun intérêt. Si tu veux choper des coureurs de dots, va plutôt dans un bar un peu chic et attend que le poisson morde, arrose le de champagne et l’affaire est dans le sac. Tu gagneras du temps.

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Bref, la semaine prochaine, nous répondrons à cette essentielle question : doit-on renseigner son signe astrologique ? Je sais, tu frétilles déjà d’impatience.

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Un long dimanche de merde

Ca faisait longtemps que le petit lutin farceur qui rend ma vie si drôle ne s’était pas manifesté. En fait, depuis le mois de novembre, il ne m’était rien arrivé de négatif. Tous les trains que j’ai pris pour aller en province (oui, bon, soit l’aller-retour pour Noël quoi) ont été à l’heure, mes colis de Noël arrivés à temps, mon neveu est le plus beau du monde et il est particulièrement éveillé (dit la fille qui a une connaissance des bambins de 0 à 7 semaines à peu près équivalente à zéro). Bref, on peut le dire, ces derniers temps, ça allait bien.

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Alors le lutin, il s’est dit que ça suffisait, qu’il fallait pas que j’oublie que ma vie était marqué du sceau de la lose. Déjà, le jeudi, ça a commencé à sentir un peu le pâté. Désirant rentrer chez moi après une soirée avec Anaïs, j’avais le choix : le train, le bus ou la marche pour 25 mn. Au vu de la douceur tropicale de ce mois de janvier et de mes doigts qui menaçaient de tomber, j’ai été courageuse : le train. J’arrive sur le quai : 10 mn d’attente. Bon… Au bout de 10 mn “oui, en fait, le train a 17 mn de retard…” Putain mais ils pouvaient pas l’annoncer plus tôt ? Je cours vers le bus et le rate de peu (merci donc l’annonce tardive). Prochain bus ? 25 mn. Bon ben je vais rentrer à pied. Je me suis juste gelée le cul 10 mn pour rien. Et jeudi dernier, il faisait vraiment mais alors vraiment froid…

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Revenons à dimanche. Je me lève fiévreuse, merde, merde. Je me traîne un peu et décide de rentabiliser la journée en lançant une machine. Je vaque à mes occupations quand on sonne à ma porte. Tiens ? Vu que j’entretiens des relations de politesse cordiale mais sans plus avec mes voisins, je suis un peu étonnée. Ah tiens, mon voisin du dessous “heu oui ça coule…”. Heu ? Je tends l’oreille et entends comme un bruit de cascade dans ma salle de bain. Cascade, salle de bain, ça sonne pas très bon. Je coupe aussi sec ma machine et effectivement, c’est la cata : j’ai 3 cm d’eau derrière la machine et ça se répand vite cette saloperie. Je sauve ce que je peux (4 magazines Closer ont rendu l’âme), commence à écoper. Je vous rappelle que je suis fiévreuse… Je finis par brancher mon aspirateur (au fil court donc j’ai prié pour pas faire une Claude François) et j’aspire l’eau. Vive les aspirateurs sans sac. Au bout de 20 mn, j’ai sauvé les meubles, ne reste qu’un peu d’eau. Et j’ai une furieuse envie de pleurer. Oui, quand je suis malade, j’ai tout le temps envie de pleurer. Résultat des courses : 4 magazines morts, des fringues qui n’ont pas essoré mais qu’on va étendre quand même en espérant qu’elles puent pas trop l’humidité, une prière pour ne pas avoir déclenché un réel dégât des eaux chez le voisin (ça ne serait que la deuxième et déjà à cause de la machine, oui).

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Donc à l’heure actuelle, je n’ai plus la possibilité d’utiliser ma machine et le lavabo que de façon parcimonieuse (pour se laver les dents, en gros). Amis, je vous expose le problème, des fois que certains touchent un peu leur bille en plomberie et souhaitent me filer un coup de main. J’ai fait changer le bidet par la machine à laver (au black). Le lavabo et la machine à laver ont la même sortie d’eau (pas les toilettes et la baignoire). J’ai toujours eu un léger problème de refoulement l’eau de la machine étant régulièrement rejetée mais j’avais réglé le problème en rajoutant un coude au tuyau histoire de pousser l’eau vers le bas et mis une petite bassine sous l’arrivée d’eau pour recueillir le surplus. La semaine dernière, j’ai effectivement noté que l’eau du lavabo tombait parfois dans le récipient sous l’arrivée d’eau. Pensant à un bouchon, j’ai hier soir mis du desktop puis ai fait couler de l’eau dans le lavabo. Tout est parti aussi sec dans le récipient avec l’odeur d’ammoniac du déboucheur. Donc l’eau circule bien dans le tuyau entre le lavabo et la machine mais ne s’évacue plus. Si quelqu’un a une idée… (autre que faire atterrir le tuyau d’arrivée de la machine dans la baignoire, il est pas assez long).

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2013 me salue bien bas. Pétasse !

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Les rivales

C’est un matin du mois de mai que vous avez croisé le regard de braise du beau Jerome qui vous a crucifié d’un sourire des plus séducteurs. Oh mon Dieu, je le veux ! Vous êtes sous le charme et vous êtes bien décidée à le conquérir. Sauf que, pas de chance, Jerome et vous ne vivez pas sur une ile déserte et autour de vous il y a d’autres femmes… Les rivales.

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Autant je ne suis pas jalouse une fois en couple, autant quand j’ai un mec dans le viseur, je peux démolir toute greluche qui oserait s’en approcher. Aaaaaah, elle lui a effleurée le bras ! Aaaaaah, elle glousse en se caressant la gorge ! Mais quelle sale pétasse, c’est MA proie. De fait, je suis parfois (souvent?) victime de paranoïa. Peut-etre une sorte de prétention qui me pousse à penser que j’ai tellement bon goût que tout le monde a les mêmes que moi. En même temps, depuis que j’ai des lunettes à ma vue, mon moi bien voyant est drôlement
fier des choix de mon moi myope. Enfin bref, Jerome le bellâtre, je le veux comme 100% des filles célibataires (et des mecs aussi). Et ça me gonfle.

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Je me souviens, quand j’ai eu mon crush pour l’Ex, avant qu’on ne sorte ensemble, il y avait une fille qui lui parlait tout le temps, nous empêchant d’être seuls pour que je puisse user de mon rire de gorge tout en me tortillant les cheveux. Non mais sérieux, comment envoyer mes signaux « moi vouloir toi » si une autre femelle me parasite hein ? De 1, il pourrait penser que toutes les femmes sont comme ça et ne pas comprendre le message sous tendu et de 2, comment lui prouver que je suis la fille qu’il lui faut si je peux pas lui causer peinard ? Les rapprochements en groupe, ça complique vraiment la donne.

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Le problème, c’est que certaines rivales n’en sont pas. Dans le cas de l’Ex, l’autre fille n’était pas attirée par lui et d’ailleurs aujourd’hui, ils ne se parlent plus. De mon côté, c’est devenu une bonne amie. Parce que les rivales en temps de crush, une fois que je suis parvenue à mes fins (quand j’y parviens), je ne ressens plus une once de jalousie vu que je fais confiance. C’est juste que pendant la parade nuptiale, j’aime avoir ma marge de manœuvre.

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Et arrêeeeeeete de lui toucher le bras ou je te pète une dent !

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Tous érotomanes ?

J’ai un don dans la vie : celui de trouver les pathologies psys de mes entourants (j’ose pas dire proches car en général, ces gens là, je les maintiens loin). Oh, un mytho ! Oh, un pervers narcissique ! Oh, un futur serial killer ! Non, je déconne pour celui là… Enfin, j’espère. Et récemment, j’en ai trouvé un nouveau : l’érotomane.
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Situation : une personne de mon entourage confond politesse et signe évident de désir de l’autre pour elle, au point qu’elle se met elle-même à désirer celui qu’elle soupçonne de fantasmer sur elle. Vu que le schéma se reproduit systématiquement, je pense pathologie. “Oh, il me parle, c’est donc qu’il m’aime !”. Oui, ok, je dis souvent ça mais moi, je le dis ironiquement. Bref. Sauf que j’y repensais en me lavant les mains après avoir fait mon petit tour dans une pièce intime de l’open space et je me demandais si, dans une moindre mesure, nous n’étions pas tous un peu érotomanes.
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Situation, fictive cette fois ci mais on comprendra mieux : dans mon entourage arrive un bel homme que nous nommerons Paul parce que ça claque un peu, ça fait héros de soap opera (hmmm). Donc Paul est beau et brillant tant qu’à faire et j’ai bien envie de lui montrer ma culotte et surtout ce qui se trouve dedans. Seulement avant de montrer mon pussy à un mec, je préfère m’assurer qu’il est consentant, j’ai pas envie de la jouer à la DSK (présumé innoncent, il faut le rappeler). Donc je guette les signes. Son sourire me paraît appuyé, là. Puis si je mesure son temps de parole avec tout la gent féminine de notre entourage, il a parlé en moyenne 2.22 mn de plus avec moi qu’avec toutes les autres filles, Juliette la canon incluse. Et il m’a tenu la porte, si c’est pas un signe qu’il veut étudier mon épilation pubienne de près, hein…


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Dans les faits, Paul est naturellement poli (la porte), souriant et ce n’est pas qu’il parle plus avec moi qu’avec les autres, c’est surtout moi qui lui adresse la parole et il me répond. Bref, j’interprète des faits totalement anodins à ma sauce pour me persuader que mon crush est réciproque. Reste donc à passer à l’abordage. Et grâce à mes signes infaillibles, je me prends dans la tête que Paul est maqué, gay ou très intéressé par Juliette mais il n’ose pas lui parler car elle l’intimide. Cet article démontre donc que le temps de parole n’est PAS un indicateur sûr.

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Evidemment tout est question de proportion. Si je me suis mise en tête que Paul était intéressé par ma personne mais que ça ne va pas plus loin, je vais vite me remettre en selle. Est-ce pour autant de l’érotomanie ? Evidemment, quand nous sommes sous l’emprise d’un crush, on a toujours l’impression que c’est réciproque. Enfin, je crois. Disons qu’on
préfère penser que le comportement de Paul va dans notre sens, ça met de bonne humeur, les petits papillons dans le ventre, tout ça. La limite est dans l’obnubilation. Je m’amuse à croire que je lui plais autant qu’il me plaît, j’en suis pas encore à choisir le prénom de nos enfants.
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Mais surtout je ne tombe pas amoureuse d’un mec uniquement parce qu’il semble s’intéresser à moi. N’est-elle pas là, la véritable érotomanie. Dans certte situation, Paul ne me plaît pas forcément de prime abord mais j’ai la sensation qu’il est particulièrement souriant avec moi, il me tient la porte et me parle plus qu’à cette pétasse de Juliette. Donc il est intéressé par ma personne. Donc soudain, il me plaît et je vais me mettre en tête qu’il est à moi. Et si je me prends un vent, c’est un con-nard. Pauvre Paul.


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La phase de séduction, finalement, ce n’est bien qu’une fois qu’on a conclu et qu’on s’en souvient avec une douce nostalgie.


PS : Je viens de découvrir Paul Walker, je n’ai aucune idée de qui il s’agit précisément mais il est quand même bien appétissant (même si j’aime pas trop les muscles trop dessinés)
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Next !

Par PinkLady

 

J’avais prévu de vous concocter une playmo story inédite mais j’ai légèrement été débordée donc je vous rediffuse de l’ancien. Ouais, je fais un peu ma pétasse
overbookée !

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Et pour prouver que je mens pas en disant que j’ai commencé une histoire inédite, une petite vignette teasing :

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Le féminisme doit-il exclure les hommes ?

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, aujourd’hui, c’est la journée contre la violence faite aux femmes qui se décline sous plusieurs angles avec notamment la journée de la jupe initiée par Ni putes ni soumises qui revendique le droit de porter une jupe sans être traitée de tous les noms. J’en suis, j’ai une jupe, je suis morte de froid. J’ai lu par ailleurs des articles sur le sujet, je vous invite à lire celui de Galliane que j’ai trouvé pas mal du tout. J’en ai lu de très mauvais par contre, j’ai été pas mal déçue par certaines plumes devenues salement aigries sur le sujet.
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Parallèlement, nous avons une pétition sur le site contre le viol. Ca ne consiste pas à dire « je suis contre le viol » parce que ça ne servirait à rien sinon (un peu comme les groupes « je suis pas raciste » sur FB que je trouve profondément creux) mais revendiquer une vraie prise en charge des victimes, un procès en assise pour les coupables, de meilleures formations pour les personnels soignants… Le site se base sur un slogan « la honte doit changer de camp ». Il est vrai qu’il existe de très nombreux cas où la victime développe un sentiment de culpabilité à base de « je lui ai fait confiance », « je suis allée chez lui », « j’étais habillée trop provocant », « je ne me suis pas assez défendue », sans parler des cas où la femme a eu un orgasme. Oui, ça arrive, c’est pas pour autant que ce n’est pas traumatique pour elle. Ok pour la baseline et même si le site est tournée vers les femmes, si la pétition portait quelques fruits, les hommes victimes de viols pourraient également en bénéficier.
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Et puis il y a ça : la marche de nuit féministe et non-mixte du samedi 27 novembre. Là par contre, je m’interroge. Pourquoi non mixte ? C’est quoi ce bordel ? Elles ont peur que les mecs viennent pour tenter de nous draguer ? Parce que la cause féministe ne concerne que les femmes et que les mecs s’en battent les couilles (limite au sens propre) ? On ne doit pas connaître les mêmes mecs alors. Oui, un mec vit moins souvent que nous (dire pas du tout serait un mensonge) les tentatives de drague très très lourdes, à la limite de l’agressivité, se font moins peloter dans le métro au gré des mouvements de foule. Bien que quand le métro est bondé, il est difficile de savoir si certains errements sont volontaires ou non. Mais c’est pas la question. Oui, je veux bien que les femmes soient plus victimes que bourreaux mais je ne comprends quand même pas pourquoi les hommes sont exclus de ce mouvement et même ça me choque. C’est pour ça que le féminisme tel que celui là me file des boutons et que je préfère me déclarer « égalitariste ». Même si un mec ne se fera pas forcément traiter de pétasse car il refuse de s’arrêter pour discuter avec un inconnu à une heure du mat alors qu’il est attendu chez sa tendre moitié (oui, c’est du vécu). Mais je ne pense pas qu’il faille être équipée d’ovaires pour comprendre à quel point c’est pénible.
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On est au XXIe siècle, les meufs, il serait temps de comprendre que le mâle n’est pas nécessairement notre ennemi et qu’il serait plus intéressant pour tout le monde de marcher main dans la main et se soutenir plutôt que de s’exclure. Je ne comprends pas quelles sont les raisons qui poussent les femmes à exclure les hommes de leur marche. J’aimerais bien savoir. Car j’en connais des hommes (au pluriel) qui se sentent également concernés, qui sont atterrés quand on leur raconte que oui, on se fait interpeller, siffler, mater de façon parfois gênante, insulter parce qu’on se prend pour des pétasses et qu’on ne répond pas aux sollicitations. Y a qu’à lire les comms sur cet article pour avoir une idée de l’ampleur du truc. Ah pardon, mec, je savais pas que le fait d’être dans la rue impliquait forcément que j’étais dispo pour a) t’écouter réciter ton laïus sur mon père qu’est un voleur car il a pris toutes les étoiles dans le ciel pour les mettre dans mes yeux (traiter mon père de voleur, tu commences bien), que j’ai fait tomber un truc, ah, ton coeur et autres banalités du genre b) me dire que ouais, je suis folle de toi, allons copuler gaiement ensemble car justement, je n’ai rien à faire. Et mettre une jupe ne veut pas dire que je suis en chasse, ça veut surtout dire que je suis coquette et que j’aime bien sourire à mon reflet dans la glace. Ca, un mec peut le comprendre alors forcément,les faits plus graves… Et puis vous vous êtes pas dit que certains hommes aussi en ont marre de ce comportement déplacé ? Qu’eux aussi ont le droit d’élever leur voix contre la violence des hommes faites aux femmes, ces femmes qui peuvent être leur compagne, leur mère, leur soeur, leur amie… ? Pourquoi leur interdire de participer ? Pourquoi leur interdire de dire qu’eux aussi, ils trouvent ça intolérable ? Depuis quand le militantisme doit être genré pour être pertinent ?
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Avez-vous manifesté pour protester contre le sort des Palestiniens ? Si tel est le cas, j’espère que vous êtes Palestienne, sinon, selon votre propre logique, vous n’avez rien à en dire. Et quand je parle de la Palestine, je peux parler de l’Irak ou du Tibet. Doit-on être exclu d’un combat juste parce que la génétique ne nous met pas directement dans le panier des concernés ? 

Je laisse la question ouverte.
PS : Et les travestis, ils sont pas admis ?
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La coquette et l’intello

Depuis quelques temps, je le confesse, je délaisse toute presse féminine. Lassitude, impression d’avoir déjà tout lu, j’en parlerai une autre fois. Or un petit nouveau qui se positionne différent apparaît dans nos magasins. Vais-je craquer ? Non car en lisant ceci et ceci, j’ai compris que ce nouveau venu, Causette de son nom, n’arrivait toujours pas à dépasser le sempiternel clivage de
la presse féminine. Soit t’es coquette et conne, soit t’es intello et négligée. Raaaaah !

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Petit point de sémantique avant de poursuivre : je parlerai ici de femmes intellectuelles et non pas intelligentes. Parce qu’on peut très bien être cultivée et avoir le QI d’une huitre (ce qui n’empêche pas une bonne mémoire) et avoir une culture proche du néant et être néanmoins intelligente. Maintenant que ce point est posé, poursuivons. Donc la femme, cet être à part, est souvent présentée comme polyvalente, capable de parler au téléphone tout en gribouillant la liste des courses et surveillant la cuisson du poulet. Par exemple. Ce qui n’est pas mon cas vu que je ne fais jamais de liste de courses ni ne cuis de poulet. Par contre, j’ai toujours un franc succès quand je sors ma botte secrète : être capable de taper sur mon clavier une phrase cohérente tout en discutant avec la personne à côté donc en ne regardant ni clavier ni écran. J’ai fait ça l’autre jour à ma stagiaire qui était persuadée que je tapais n’importe quoi. Même pas, et toc. Par contre, je le fais de façon totalement inconsciente. Mais je m’égare ! Donc la femme a beau être polyvalente, il semble qu’on ne soit capable que de ne s’adresser qu’à une partie de son cerveau : soit la partie coquette, soit la partie intellectuelle. Les deux ? Et bah non !

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Vous allez me dire (à juste titre) que j’exagère, qu’il y a aussi des reportages sérieux dans Elle et Biba, par exemple. Si, c’est vrai. Des reportages souvent consacrés aux conditions de vie des femmes dans des pays où ce n’est pas la joie, j’ai même lu un article sur l’excision dans Biba et ça ne te met pas super en joie. Mais bon, il est vrai que ce genre d’articles est un peu noyé dans la masse des mascaras, rouges à lèvres, it bag et photo de mannequins à l’IMC relativement préoccupant. Et encore, les mannequins des photos sont bien plus épaisses que les mannequins des défilés. A ce sujet, je me demande bien pourquoi les créateurs ne font pas défiler directement leurs tenues sur des cintres… Passons. De l’autre côté, on nous propose donc un magazine sans mode et beauté parce que les filles en talon sont des pétasses. Ouiiiiiiiii…

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Alors il est vrai qu’en général, quand je lis un Cosmo ou assimilé, c’est pas forcément pour me cultiver mais plutôt pour me détendre et avaler plus facilement les 5 ou 6h de train qui me séparent de chez mes parents. J’ai bien tenté les mots croisés mais dans un élan de modestie, j’avais acheté un jeu niveau 1 ou 2 avec comme réponse à la définition « pour jouer », il fallait inscrire le mot « jouet ». Ceci étant, j’ai cherché quelques minutes, tellement je pensais pas que ça pouvait être aussi simpliste. Ah ben si… Au secours. Si je veux me cultiver, j’irai plus prendre un Nouvel Obs, un Courrier International ou que sais-je encore. Choisis ton camp camarade. Mais ce qui m’énerve, c’est cette perpétuelle dichotomie. Doit-on, pour être intellectuelle, se foutre de la mode, avoir du poil aux pattes et une sacrée gaine de capitons autour des cuisses ? Franchement, que cette dichotomie vienne de la part de femmes, ça me rend dingue. Parce que pardon mais quand on dit que pour avoir un esprit sain, faut un corps sain, je trouve ça on ne peut plus vrai. Et puis tiens, tirons un peu la démonstration. La mode, le maquillage, ce n’est ni plus ni moins que de la science. Pardon ? Mais oui, nous avons un corps et sur ce corps, il faut placer des oripeaux qui correspondent au mieux à sa géométrie. Par exemple sur une fille petite comme moi, faut pas trop abuser des tailles basses qui peut donner une sensation de « « petites pattes » . De la même
façon, la coiffure ou le maquillage doit épouser la forme de notre visage et respecter ses couleurs. Du fait de mes yeux bleus et de ma peau claire, je dois plutôt jouer sur les couleurs froides.
Mets-moi du rouge à lèvres rouge et tu verras à quel point ça ne me va pas du tout. Et, oui, j’aime avoir la peau douce et sentir bon, reconnaître les effluves qui me parlent et se marient bien à
la chimie de ma peau, trouver des produits qui la rendent soyeuse parce qu’une peau bien hydratée ne tire pas. Quant au régime alimentaire et au sport, là, encore, c’est une question de physique.
Si je mange mal, je digère mal et je ne suis pas bien. En tant qu’adepte de la chrononutrition (enfin, je dis ça mais je petit déjeune pas, c’est mal), je sais que le midi, j’ai intérêt à privilégier les sucres lents sinon à 17h, fringale et perte d’énergie. Or ma journée de travail dure jusqu’à 19h, je peux pas perdre 2h à ne rien foutre.  2h sur une journée qui en dure 8, c’est énorme. Et je ne te parle même pas des régimes équilibrés à base de calcul de calories… Quant au sport, il permet de se vider la tête des conneries, se purger pour booster sa créativité. Sans parler de la magie des endorphines qui me donne de l’énergie à revendre. Etant d’un naturel stressé, je peux vous garantir qu’on n’a rien trouvé de mieux que le sport pour se détendre. J’ai même une théorie qui dit que tout problème est dissolvable dans l’eau chlorée. Testé et approuvé par moi.

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Bref, je suis navrée de constater qu’en 2010, il faille encore choisir son camp. Non mais quelqu’un peut-il m’expliquer depuis quand mettre des talons empêche de se cultiver. Oui, ok, c’est moins pratique pour marcher dans les musées, par exemple, mais n’importe quelle femme habituée à ses talons de 12 pourra vous faire toute une expo sans penser à ses pieds, concentrée sur les œuvres qui sont étalées sous son nez. Et quand on fait un régime, ce n’est pas les neurones que l’on perd, ce sont les capitons. Alors amies, unissons nos forces et crions ce slogan : « Moi, je suis intello même avec mes stilettos ». Non mais…

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Faudra que je pense à acheter des stilettos pour le coup.

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Mais un bébé n’est pas un jouet [bordel]

Je sais pourquoi je regarde de moins en moins la télé : ça me fait peur et ça menace grandement tout mes schémas de pensée. En somme, si je veux rester dans monde bisounoursiste basé sur la justice de la vie, je dois arrêter de lire les articles sur Secret Story ou regarder le prime quand je glande le vendredi soir. Quoique je me rends compte que les vendredis se passent rarement à la maison, tiens.

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Mais vendredi, j’y étais et j’ai cru avoir pris de violentes drogues tellement j’hallucinais. En cause le couple Sennamelie, devenu chiant comme la pluie. Maintenant que la prod les a poussés à se « marier » (Dieu merci pour de faux), ça s’emballe et voilà que miss décibel 2010 arrête la pilule. Et que même, comme elle a faim, elle se pense enceinte. C’est là que mon monde s’écroule. Dans le pays magique de Nina, les spermes et les ovules sont plus intelligents que leurs propriétaires et ne fusionnent pas si futur fœtus doit récupérer une vie de merde. Cette croyance est héritée d’une ancienne copine, Valérie. Pendant 5 ans, elle a cherché à avoir un enfant de son compagnon, sachant qu’ils avaient tous deux un enfant d’une première union. Oui, je sais, on pourrait croire qu’éventuellement, monsieur n’était pas le père biologique de son premier né mais ils ont passé tous les tests. Quelques FIV plus tard, toujours rien. Puis
un jour, Valérie a rencontré un autre homme, largué le sien, perdu une trentaine de kilos et a eu cette phrase : »tu vois, si j’ai pas réussi à faire un gosse avec lui, c’était pas pour rien. » Moi, je trouvais ça cool comme concept. Même si à coté, ma cousine folle à lier a eu 3 gosses (l’ainé a menacé son petit frère avec un couteau et frappe sa mère à 6 ans…), la mère de Vicky nous parle de ses cas sociaux fertiles dont ce couple qui a accouché de jumelles… Toutes les 2 mortes rapidement dans d’etranges accidents domestiques. Sans parler de ce que je lis sur les forums. Et encore, je ne regarde pas Confessions intimes.

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Dans mon monde magique, j’aime croire à une justice. Une justice de la vie qui empêcherait les fécondations dans les couples incapables d’offrir le bonheur à leur gosse. Évidemment, mon enfance a été un conte de fée, mes parents ont été, à mes yeux, parfaits, un juste milieu entre permissivité et autorité (les parents, je ne vous remercierai jamais assez de ne pas avoir cédé à mes caprices sur l’idée d’avoir une télé dans ma chambre). Et en plus, comme ils travaillaient avec des horaires difficiles, j’ai pu réaliser très tôt que je n’aurai pas à choisir entre une vie de travailleuse et une vie de mère si la question se posait. Heureusement, j’aurais tout misé sur le second point, je me ferais un peu chier actuellement…

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Oui je suis donc extrêmement intolérante sur le sujet et c’est très certainement ce qui explique que mon horloge biologique est aux abonnées absentes : je n’ai pas la stabilité minimale à offrir à un enfant alors je n’en fais pas, mathématique. Évidemment qu’on ne sait jamais comment les choses vont évoluer, si Paul et Jeanne, les heureux parents, auront toute leur vie le désir de rester ensemble par amour et non par nécessité ou habitude. Et je ne dis pas qu’il faut rester ensemble « pour les enfants », une famille où tout le monde se fait la gueule n’est pas un bon terreau fertile pour nos jeunes pousses. Je ne dis même pas qu’il faut forcément un Paul ET une Jeanne dans l’affaire. Certaines familles monoparentales ou homoparentales sont bien plus aptes à offrir du bonheur à leur enfant qu’une famille hétéroparentale, soyons clairs sur ce point. Mais il faut quand même comprendre qu’un enfant n’est pas un jouet : une fois qu’il est là, faut l’assumer. Ca coûte cher (500 € le landau premier prix, je ne parle pas des couches, c’est du vol…) et surtout, une fois qu’il est là, votre vie ne sera plus la même. Car un bébé met en moyenne un trimestre à faire ses nuits… si vous avez de la chance. Et tant qu’il ne les fait pas, il se réveille en moyenne toutes les 3h. Une fois que ceci est maîtrisé, il va falloir lui apprendre des milliers de choses comme marcher, par exemple. Et une fois le bébé mobile, on rigole trop à le surveiller pour pas qu’il marche là où il ne faut pas… Puis faut l’éveiller, l’éduquer. Bien sûr que l’on fait des erreurs, tous les pédopsychiatres vous le diront, il n’y a pas de parents parfaits. Mais bon, quand j’entends certaines gamines de 16-18 ans expliquer le plus sérieusement du monde qu’elles rêêêêêvent d’être enceinte, j’ai envie de les prendre par les épaules et les secouer très fort en leur criant dessus « mais tu sais ce que c’est un bébé pour de vrai ? Tu sais les responsabilités que ça implique ? ». Je me souviens par exemple y a quelques années avoir vu un reportage sur une petite pétasse de 20 ans, maman, qui larguait sans complexe bébé le samedi soir à son grand-père pour aller choper en boîte. Je sais qu’à sa place, ma mère m’aurait ramené par la peau du cul et m’aurait rendu ma progéniture « tu l’as voulu, tu gères ». Non parce qu’entre adultes, si ça nous amuse de nous faire du mal, ok, mais un gosse n’a rien demandé lui… Et je n’aborderai pas aujourd’hui le cas des nanas qui utilisent leur utérus fertile pour retenir un mec, ça méritera un article en entier, je pense.

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Pourtant, dans Secret Story, ils ont fait un truc bien (pour une fois) : pour calmer les ardeurs de nos mariés et sans doute parce qu’ils se rendent compte qu’ils les ont poussé un peu loin, ils leur ont filé un vilain bébé en plastique qui fait tout comme un vrai (sauf vomir) : il pleure, il mange et fait pipi. Waouh ! Il n’empêche qu’on devrait filer ça à tous ceux et celles qui envisagent de se reproduire. Je suis sûre que ça nous ferait quelques malheureux en moins.

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LA JALOUSIE… « tout le malheur de ce qu’on aime »

Par Diane

Lequel d’entre nous, devant un de ses proches en pleine crise de jalousie (petit coup d’oeil discret dans les mails/teléphone de l’autre, inspection des poches, de relevé de carte de crédit, énorme engueulade parce que l’autre a souri à une personne de l’autre sexe etc…), n’a pas regardé ladite personne d’un oeil circonspect tout en se disant que, franchement, c’est un peu n’importe quoi et totalement déraisonnable, tout ça. Et puis un jour, alors que l’on est dans ce genre de situation où nos sentiments ont tendance à prendre le pas sur notre raison (=amoureux), une menace potentielle s’approche de celui qui fait palir le jour et notre coeur avec, notre bien aimé personnel rien qu’à nous, celui qu’on est avec celui qui est notre mec (wo ou ooo), et l’on sent avec étonnement naitre au fond de notre palpitant une légère torsion désagréable. Notre béat sourire s’efface, des petits plis se forment au dessus de nos yeux, le doute survient: nous sommes jaloux.

Il faut convenir il me semble qu’il y a des « natures » jalouses. Et même que, en toute objectivité et empirisme, ce genre de « nature » est quand même vachement féminine.

Et puis il y a ceux que l’expérience a rendu méfiant. Ceux qui à la base n’étaient pas jaloux, et puis, un jour, quelconque connard/pétasse a implanté cette petite gangrène dans leur esprit, qui une fois qu’elle s’y est logée, est très difficile à éliminer…

Il peut y avoir différentes causes à la jalousie, mais si vous le voulez bien,  nous nous intéresserons ici davantage à ses manifestations. Et même qu’on va le faire avec un des plus bels exemples que la littérature nous ait donné: Phèdre.

Pour ceux qui ne connaissent pas, je résume: Phèdre est mariée à Thésée, qui a déja eu d’un premier mariage un fils, Hippolyte. (Fond sonore: musique des feux de l’amour) Et il se trouve que Phèdre est croque love d’Hippolyte, qui lui a une réputation de gros guerrier impavide qui ne s’intéresse pas aux femmes. (ce qui ne signifie pas qu’il soit homosexuel ,hein, on est dans une tragédie du XVIIème les gens, pas dans les chroniques de san francisco) Phèdre lui ayant fait l’aveu de son amour, celui ci l’envoie bouler.

Phèdre pourrait lui pardonner cela, si elle pouvait continuer à croire qu’il n’aime aucune femme MAIS elle apprend qu’Hippolyte aime Aricie, une ptite princesse voisine et là…c’est le drame. Elle apprend le fait à sa suivante Oenone (oui, je sais, ils ont de ces noms, les gonzes des tragédies antiques….):

1/ Première étape: surprise et douleur:

« Ah ! douleur non encore éprouvée !

A quel nouveau tourment je me suis réservée !

Tout ce que j’ai souffert, mes craintes, mes transports,

La fureur de mes feux, l’horreur de mes remords,

Et d’un cruel refus l’insupportable injure,

N’était qu’un faible essai du tourment que j’endure.

Ils s’aiment ! Par quel charme ont-ils trompé mes yeux ?

Comment se sont-ils vus ? depuis quand ? dans quels lieux ? »

La première manifestation de la jalousie est donc la prise de conscience de la tromperie: on se rend compte qu’on a été dupe, on en est autant surpris que blessé. D’autant plus que dans ces cas là, on est souvent très lucides sur ce qui nous arrive, même si n’arrive pas pour autant à le contrôler…

2/deuxième étape: rancoeur et mauvaise foi

« Tu le savais. Pourquoi me laissais-tu séduire ?

De leur furtive ardeur ne pouvais-tu m’instruire ?

Les a-t-on vus souvent se parler, se chercher ?

Dans le fond des forêts allaient-ils se cacher ? »

Devant la frustration qu’apporte sa situation (quoi qu’il fasse, il ne changera rien dans les sentiments de l’autre), le jaloux s’en prend à un tiers, (c’est ta faute tu le savais tu me l’as pas dit) cherche par le reproche à revenir dans le passé, pour chercher comment il aurait pu empêcher cela.

Qui sait, Phèdre aurait peut-être pu brûler les forêts pour les empêcher d’aller se bécoter dedans.

3/Troisième étape:l’affabulation

« Hélas ! ils se voyaient avec pleine licence

Le ciel de leurs soupirs approuvait l’innocence ;

Ils suivaient sans remords leur penchant amoureux ;

Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux. »

C’est là la manifestation la plus étrange et un poil masochiste de la jalousie: le jaloux affabule. Phèdre ici n’a pas la moindre idée de comment/quand/où ont pu se voir Hippolyte et Aricie, elle se représente la tromperie en images,elle se l’imagine avec moultes détails, elle évoque plus que concrètement le bonheur dont elle est exclue, et qui lui est volé.

4/ Quatrième étape: la fureur

« Non, je ne puis souffrir un bonheur qui m’outrage,

Oenone ; prends pitié de ma jalouse rage ;

Il faut perdre Aricie »

Vient donc après la soif de destruction: si le jaloux ne peut avoir l’amour de l’être aimé, alors personne ne doit l’avoir. (« perdre » Aricie= la tuer) Le jaloux en vient à vouloir que tout le monde soit aussi misérable que lui (y’a pas d »‘raison, merde!), d’autant plus que peut s’ajouter comme autre manifestations l’orgueil: Phèdre est reine, et Aricie n’est qu’une ptite princesse toute pourrite, donc dans le cadre des valeurs de l’époque, elle lui est supérieure, et c’est donc d’autant plus humiliant d’être délaissée pour une inférieure…. c’est le fameux « mais qu’est ce qu’il/elle  lui trouve? » que nous avons tous un jour ou l’autre prononcé devant la stupéfaction que nous provoquait la vue de l’objet de nos désirs préférant à notre belle et spirituelle petite personne une créature aussi laide/mal foutue/grosse »/maigre/ vulgaire/quelconque que conne/cruche/stupide/méchante/égoiste/qu »a pas inventé le fil à couper le beurre. (rappelons nous ce que disait ce gai luron de la rochefoucauld: « il y a dans la jalousie plus d’amour propre que d’amour »)

Bref, la fureur du jaloux le rend aussi impitoyable pour son/sa rival(e) que pour l’être aimé: il veut faire souffrir autant qu’il souffre. Et je vous le donne Emile, Hippolyte va mourir à cause de Phèdre….qui du coup va se suicider… car la vengeance n’apporte pas le réconfort attendu.

Le premier constat qu’on peut tirer de tout cela, c’est donc que je crois pouvoir affirmer sans trop me mouiller que la jalousie fout une merde noire…Et surtout, que ça apparait comme quelque chose de difficilement contrôlable (attention j’ai dit difficilement, et pas incontrôlable…). Il me semble que la pire de ses répercussions est cette sorte de lucidité sur sa souffrance qui ne l’empêche pourtant pas de se répandre: la jalousie est irrationnelle, je le  sais, ma raison réalise qu’elle l’est….et pourtant je ne peux m’empêcher de la ressentir… C’est étrange tout de même.

Après, j’ai déja entendu plus d’une foi qu’il « n’y avait pas d’amour sans jalousie », qu’il était agréable de voir l’autre jaloux, que c’était une preuve d’amour… A ceux là, je répondrai ce très bon mot d’Alexandre Dumas:

« les hommes croient qu’ils sont jaloux de certaines femmes parce qu’ils en sont amoureux; ce n’est pas vrai; il en sont amoureux parce qu’ils en sont jaloux, ce qui est bien différent. »

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