Le support fait-il l’oeuvre ?

On dirait un sujet de dissertation de philo (celle qu’on fait en devoir surveillé en terminale quand on débute, quoi). L’autre jour, en me baladant sur Instagram, je vois un dessin style BD sur Orgueil et préjugés (de Margaux Motin, je crois) et je me souvins avec un peu de nostalgie de ces petites BD en fin de Je bouquine qui présentaient une oeuvre littéraire majeure. Et y a certains bouquins que j’aurais préféré lire ainsi. Mais ne perd pas t-on un peu (beaucoup) de l’essence d’une oeuvre en la changeant de support ?   View this post on Instagram … Continuer de lire Le support fait-il l’oeuvre ?

Bohemian Rhapsody : le biopic qui vaut la peine

Il fallait vraiment que ça vaille la peine. Nina et Victor, un couple PAS cinéphile, se rendent au cinéma pour la première fois en cette année 2018 et pour voir un film qui sort le jour même… Oui, mercredi soir, nous avons affronté le froid pour nous poser dans une salle de cinéma… pas vraiment bien chauffée mais peu importe. On est en position, c’est parti pour deux heures de Bohemian Rhapsody. Alors je ne vais pas vous dire de quoi parle le film car je pense que personne n’a été épargné par la bande-annonce. J’avoue d’ailleurs que c’est ce … Continuer de lire Bohemian Rhapsody : le biopic qui vaut la peine

C’est pas moi qui vieillis, ce sont les autres

Vendredi dernier, j’ai été confrontée au passé. Après quarante et quelques années de bons et loyaux services, le Dr Bartoldi, mon papa, a rendu sa blouse. Moment que je pensais ne jamais voir arriver. Nous voilà donc dans une salle des fêtes de ma ville natale pour fêter ça avec les amis de mes parents. On arrive sur place et là, que de sommets enneigés ! Les amis de mes parents sont vieux. Et finalement, mes parents ne sont plus si jeunes. Et moi non plus. Pourtant, je suis restée ce soir là la fille du docteur, celle que les … Continuer de lire C’est pas moi qui vieillis, ce sont les autres

Ravage de Barjavel, une madeleine au goût amer

Enfin, j’ai deux minutes à consacrer à ce blog, ouf. Et pour fêter ce “retour” mais aussi parce qu’on rentre en période de Noël, moment où raisonne en moi une douce nostalgie. Du coup, comme je reste dans ma logique des dystopies, je vais vous parler de la première dystopie à laquelle j’ai été confrontée (et non pas que j’ai lue, vous allez voir la nuance) : Ravage de Barjavel. Et sur le coup, j’ai pas aimé… du tout. On est con quand on a 14-15 ans, disait presque Rimbaud. Mon cul posé sur une chaise inconfortable, je découvrais avec … Continuer de lire Ravage de Barjavel, une madeleine au goût amer

Quand tes amis deviennent nos amis

Au début, nous ne sommes que deux. A s’aimer sous les draps, à traîner au lit peu vêtu à se mater des conneries entre deux parties de jambes en l’air. On se voit à deux dans les bars ou à domicile, parfois au cinéma mais c’est lui, c’est elle, et c’est vous. Mais quand la relation devient un petit peu plus sérieuse, ils commencent à apparaître dans les conversations avant ce moment fatidique de la rencontre. Les parents ? Non les amis de votre significant one ! Les amis, c’est potentiellement compliqué. On se dit “mais s’ils sont amis avec … Continuer de lire Quand tes amis deviennent nos amis

Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec. J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute … Continuer de lire Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

La la land, ce film que j’avais pas envie de voir

Et j’avais tort. Il est de ces films, comme ça, dont on te fait tout un foin, dont on te dit que tu DOIS le voir, tellement que, peut-être par pur esprit de contradiction, tu te dis que non, merci, ça ne m’intéresse pas. Surtout qu’à trop t’en dire, tu seras forcément déçu : j’ai été blasée puissance mille par Amélie Poulain (que j’ai plus apprécié en deuxième visionnage, faudra que je vous en parle, un jour), Black Swan et sans doute d’autres. Et là, voilà, La la land en mode “la critique est unanime” et j’ai déjà plus envie … Continuer de lire La la land, ce film que j’avais pas envie de voir

Quand le monde s’effondre

Je suis parfois naïve… Le Brexit, Trump, je n’y voyais que des épouvantails destinés à faire trembler les braves citoyens et les inciter à rester dans les clous, un peu la version XXIe siècle des chars soviétiques, à peu près. Je n’y croyais pas… Hier matin, quand Victor m’a réveillée, blasé, pour m’annoncer le résultat, j’ai juste soupiré et haussé les épaules. Que peut-on y faire ? Le monde s’effondre et les livres d’histoire nous jugeront… ou pas ? Il y a 8 ans, quand Obama a été élu, j’étais un peu circonspecte par rapport au cirque qu’on en faisait … Continuer de lire Quand le monde s’effondre

The art of the brick ou l’éternelle insatisfaction

Ou comment je vais vous parler d’une expo et de la réflexion qui en a découlé. Samedi, Porte de Versailles. Entre deux gouttes de pluie, Anaïs et moi empruntons l’incroyablement lent tapis roulant du Parc des Expositions pour nous rendre à l’exposition “The art of the brick” de Nathan Sawaya. Il faut savoir que j’ai pas tout à fait guéri ma nostalgie de l’enfance et que tout ce qui est “un jouet détourné pour faire de l’art” me fait pétiller les yeux. C’est donc avec plaisir et impatience que je vais voir cette expo. Alors je vais pas tout vous … Continuer de lire The art of the brick ou l’éternelle insatisfaction

Saint Seiya – Legend of Sanctuary de Kei’ichi Sato

Le saviez-vous ? Dans ma prime jeunesse (hier quoi), j’ai eu une grosse période manga. J’en avais plein et je ne ratais aucun numéro d’Animeland, ce qui me permettait d’avoir une certaine culture sur le sujet. Parmi mes oeuvres emblématiques : Saint Seiya, renommé “les chevaliers du Zodiaque” en France parce que… Oh bah pourquoi pas ? On s’en sort mieux que Nicky Larson (City Hunter en VO ou éventuellement Ryo Saeba mais non, on lui a collé un nom aux consonnances américaines parce que… on sait pas) ou le fameux clan “au couteaux de cuisine” de l’hilarant anime Ken … Continuer de lire Saint Seiya – Legend of Sanctuary de Kei’ichi Sato