L’opinion, ce sont les réseaux sociaux qui la font

Ces derniers temps, je me pose pas mal de question sur l’opinion, cette espèce de créature protéiforme qui pense beaucoup, s’indigne souvent, a tendance à être dans le faux versus nous qui sommes dans le vrai. L’opinion dicte aux médias leur agenda, les médias influencent l’opinion, incapable de libre arbitre… Un gros serpent qui se mord la queue. Mais dans les faits, qui dirige qui ?

des manifestants américains contre la manipulation des médias

Posons nous un instant sur un cas que je trouve très intéressant : le pape François. Je le trouve intéressant d’abord parce qu’on ne peut pas me soupçonner d’avoir un parti pris parce que le Pape, ça m’indiffère. Donc l’autre soir, je lisais Courrier International tranquillement calée sur le trône et je trouve un article sur notre Pape, donc, expliquant qu’un courant de révolte se levait, que beaucoup le trouvaient trop ouvert et tolérant. Mais au coeur même de l’article, la vérité se révèle “en vrai, y a pas tant d’opposants que ça, des gens qui font du bruit sur les réseaux sociaux, ils ont plusieurs comptes”. No shit Sherlock, tu veux dire que plus on aboie fort, plus les médias vont venir mater ce qu’il se passe. Incroyable.

De l'influence des médias et des réseaux sociaux sur l'opinion, flux, infographie

Ah bé en fait, je sais pas pourquoi j’écris cet article, tout est là

Et je vais vous dire, on est tous tombés dans le piège comme des gros cons. Vous vous souvenez le burkini cet été ? Alors on va un peu replacer les choses dans leur contexte : même si on n’a pas de chiffres sur les porteuses de burkinis, il y en a relativement peu et toutes ne le portent pas pour des raisons idéologiques.  Un peu comme la fameuse burqa de l’époque où le débat faisait rage pour moins de 500 concernées in fine. Alors pourquoi un tel battage ? Parce que la fachosphère. Les femmes musulmanes sont des proies idéales : visibles, réputées victimes de la domination masculine (c’est assez drôle comme strictement personne n’est allé demandé un avis aux principales concernées mais il paraît qu’elles sont bien incapables d’avoir un avis, les pauvres, soumises qu’elles sont…). Bref, tout le monde s’est écharpé sur le sujet mais pourquoi je dis parce que ça vient de la fachosphère ? Parce que des journalistes ont fait leur boulot et essayé de comprendre le pourquoi du comment de la polémique. Woy…

jeune femme en maillot de bain bronze à Central Park

Pendant ce temps, à New York…

Ces deux exemples, parmi tant d’autres que je n’ai sans doute pas retenus parce que y en a à peu près tous les jours, dessinent un truc pas cool du tout : dans cette course à l’actualité rendue folle et malsaine depuis l’arrivée du web et des chaînes d’info en continu, on fait feu de tout bois. Y a qu’à voir les milliers d’articles web “gna gna polémique, qu’en pense Twitter ?” Oui parce que Twitter est un et indivisible, apparemment. Ce qui m’emmerde un peu car c’est l’outil chouchou de la fachosphère et je n’ai pas super envie d’y être associée mais passons. On fait des screens, quelques citations, on échange rapidement en DM avec un ou deux twittos et ça fait un article. Dire qu’avant, on était obligés de lever son cul et aller dans la rue pour des micro-trottoirs pour connaître l’avis des gens (des gens qui passaient à ce moment là dans la rue, j’entends), la vie était dure à l’époque…

journaliste réalisant un micro-trottoir

Alors oui, il y a de vrais sujets de polémique et de débat, je ne dis pas. Il y a eu je ne sais combien de messages sur la loi travail par exemple. Cependant, plutôt que de se précipiter sur ce gros poisson frétillant, il serait peut-être pas plus con d’étudier son origine. Quelques utilisateurs Twitter savent parfaitement jouer des algorithmes pour placer leur hashtag ou sujet en “top tendances” surtout qu’il n’en faut pas toujours tant de tweets que ça pour arriver en tête des discussions (là, un sujet a à peine 1000 mentions, c’est PEU), ils utilisent leur armée de faux comptes et voilà comment on se retrouve avec une polémique gentiment offerte par la fachosphère, tout le monde qui vient donner son avis et on en vient à dicter la bonne tenue pour les femmes à la plage. Et en période où on te balance de la moindre mesurette au moindre fait divers, cette écoute de Twitter pour savoir “ce que pensent les Français”, c’est dramatique et dangereux. Surtout que bon, Twitter, ça reste moins d’un Français sur 6.

Oiseau Twitter en garde à vue mug shot sur mobile

Alors quoi ? Si on considère que pas mal de journalistes ou rédacteurs web ont la pression du clic et vont sauter sur la moindre tendance émergente pour faire un article, doit-on prendre les mêmes armes que nos petits malins fachosphériques et multiplier les comptes pour faire émerger des sujets qui nous intéressent, des sujets qui ne reposent pas sur le rejet systématique de l’autre ? Ou on abandonne les réseaux sociaux en se disant, en espérant, que la vérité est ailleurs…

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Tous des cons

L’autre jour, je me baladais dans la FNAC, avide et angoissée. Non parce que me lâcher dans la FNAC, c’est comme lâcher un boulimique dans une pâtisserie. Je veux tout, je consomme avec excès et après, je sais plus quoi faire de mes vieux livres. Et je me demande si je peux déontologiquement les ruiner pour construire soit un meuble, soit des trucs déco ou si c’est tuer l’âme du livre. Enfin, les bouquins type Chick litt, je peux les pulvériser, non ?

Bref c’est pas du tout mon sujet. En furetant, je découvre sur une table différents ouvrages dont le titre comportait le mot « con ». En somme plusieurs manuels pour nous apprendre à survivre au milieu de tous ces cons que sont nos collègues, nos voisins, notre famille (parents et enfants compris). En un mot : l’autre. Théorème : l’autre est un con. Or si je est un autre, je est con. Car oui mes petits, ne nous le voilons pas la face : on est toujours le con d’un autre.

De fait, le mot con recouvre pas mal de réalités :
– est con l’idiot qui ne comprend pas ce que tu lui expliques et qui a des capacités intellectuelles moindres (selon ta propre perception, notons que parfois, la vérité est une notion subjective donc nul n’a obligatoirement tort ou raison).
– est con l’inculte qui n’a pas connaissance de ce qui te paraît la base de la culture (là, encore, c’est subjectif)
– est con celui qui se comporte en dépit des règles élémentaires de courtoisie et de politesse. Du genre les gens que j’ai décrit dans mon article sur les passagers indélicats du métro.
– est con le goujat voire l’ordure finie qui descend les autres à tour de bras et se sert de leur cadavres pour grimper haut.

Bref, le mot “con” est utilisé de façon très large, d’où ce marketing qui se développe autour du con, cet autre nuisible qui nous empêche de vivre au monde des Bisounours. Le con nuit à notre sérénité et notre petit plan bien établi. Le con, c’est celui qui t’appelle quand tu es débordé pour une demande urgente, celui qui n’a pas fait correctement la tâche que tu lui avais confié, soit par manque de compréhension soit par feignantise. Le con nous énerve, nous rend de mauvaise humeur mais le con étant partout, il faut composer avec lui. D’où la multiplication des ouvrages nous expliquant comme les niquer avec classe. Ou en gros “si tu veux composer avec des cons, sois plus con qu’eux !”. Parce qu’à côté de mes livres sur “composer avec les cons”, nous avons tous les bouquins de pseudo développement personnel à base de “manipule les codes pour être le plus fort”. Ainsi grâce au Mentalist, nous découvrons tous avec enthousiasme le PNL, cette méthode magique qui te permet de faire avaler des couleuvres à l’autre qui s’exécutera avec grand enthousiasme.

Car n’oublions pas : les autres sont toujours plus cons que toi, tu les baiseras tous grâce à ta connaissance de la connerie humaine et comment la modeler pour avoir ce que tu veux. Car l’autre est un mouton, il n’a ni capacité de réflexion ni libre arbitre. Alors, je vais te faire un révélation (houuuu) : le plus con, c’est bien celui qui achète ces bouquins en pensant que demain, il sera le roi de la manipulation donc du pétrole. Parce que ce n’est qu’un catalogue de ficelles plus grosses les unes que les autres et qui ne marcheront qu’une fois sur un public crédule. Les autres te verront arriver avec tes sabots 3 tonnes et sauront de suite ce que tu cherches à cacher. Un peu comme un powerpoint : plus tu mets d’effets, moins t’as de choses pertinentes et intelligentes à dire.

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La femme derrière l’homme

Ca fait un petit moment que je voulais écrire cet article, je perds un peu la fraîcheur de l’actualité mais vu qu’il s’agit d’un sujet intemporel, poursuivons. Je voulais parler d’Audrey Pulvar. Oui, la journaliste compagne d’Arnaud Montebourg. Ce point est à retenir car c’est précisément de ça dont je veux parler et plus généralement “la femme est-elle forcément l’alliée politique de son homme ?”. Vous avez 4 heures.

Les connivences sexualo-amoureuses entre journalistes et politiques ne datent pas d’hier, je citerai trois cas célèbres me revenant en mémoire : Anne Sinclair, Béatrice Schönberg et Christine Ockrent. Les deux premières ont dû sacrifier plus ou moins leur carrière par amour, la dernière non. Lorsque Schönberg était présentatrice du JT de France 2, elle a dû céder sa place car on criait au conflit d’intérêt. Quand je dis on, je devrais dire Arnaud Montebourg. Arnaud lui même compagnon d’Audrey Pulvar qui a vu son émission politique radio sauter parce que bon, son mec se présente aux primaires socialistes et qu’il y a conflit d’intérêt. On appelle ça communément un retour de bâton mais peu importe.

Résumons donc un peu la situation telle que je la comprends : toi femme, toi amoureuse, toi avoir abandonné tes propres opinions et libre arbitre. Toi forcément voter pour ton compagnon, toi forcément faire sa promotion. Et de l’autre côté, le spectateur, con comme un balai, va avaler tout ce que tu lui racontes et Montebourg deviendra Président. Ah non… Bon, là, j’ai un peu mal à la tête. Reprenons les choses dans l’ordre :

– avant d’être femme de, une journaliste peut être professionnelle. Et comme tout journaliste, quel que soit son sexe, elle a des opinions préexistentes. Voyez quand j’ai fait des études de journalisme, j’ai pas appris à ne plus avoir d’avis de rien pour être objective. L’objectivité n’existe pas les enfants, c’est un fait. D’ailleurs, on choisit souvent son journal (papier, web ou tv) en fonction de ses affinités. Un pur libéral n’ira pas s’abonner à L’Huma tout comme Philippe Poutou ne s’abonnera sans doute pas au Figaro. Sauf s’ils n’ont que ça à faire de lire la presse mais pour ma part, ce n’est pas mon cas donc j’irai naturellement plus vers des journaux dans ma mouvance politique. Puis j’ai essayé de lire le Figaro Magazine durant ma convalescence l’été dernier, ça a fini par trop m’énerver (j’aime monter sur mes grands chevaux).

– un journal télé est quand même réalisé par une équipe, le présentateur ou la présentatrice n’en est que la représentation visible. Je crois pas qu’Audrey puisse arriver dans une rédaction et dire “bon, on ne parle plus que d’Arnauchounet et de son programme que je trouve forcément parfait parce que je suis sa compagne donc j’ai foutu mes opinions et ma personnalité à la poubelle”.

– si les gens votent pour un homme politique parce qu’ils en apprécient la compagne, la priver d’émissions politiques ne changera rien. Un con reste un con, j’ai envie de dire. Puis je sais pas mais apprécier une personne ne veut pas dire qu’on en apprécie le compagnon ou la compagne.

– Quand est-ce qu’Audrey parle d’Arnaud ? Quand on lui pose des questions dessus. Donc niveau propagande, c’est léger.

Alors revenons sur cette histoire de conflit d’intérêt. Oui même si elle est très professionnelle et qu’elle peut avoir des opinions différentes de celle de son compagnon, c’est dur de faire le distingo entre vie privée et vie professionnelle, non ? Heu bah ça dépend pour qui, Audrey n’avait pas demandé à cesser ses activités de journaliste politique donc je suppose qu’elle arrivait à faire la part des choses. Et puis si le journaliste impliqué dans un couple politico-journalistique était un homme, se poserait-on la même question ? Et quid des journalistes politiquement engagés ? Devrait-on les interdire d’écrire des articles politiques sous prétexte qu’il y a également conflit d’intérêt. Non parce qu’une Audrey qui ne met pas sa vie privée en avant et un journaliste militant, finalement, je me demande lequel est le moins objectif. On s’indigne que mollement qu’un patron d’un grand groupe de presse invite sur son bateau le nouveau président de la République mais une femme qui fréquente un politique n’a plus le droit d’exercer dans ce domaine ? Bah tiens.

Mais c’est bien connu, les femmes épousent forcément la cause de leur homme. Comme Cécilia Sarkozy qui est allée voter pour son mari au 2e tour des présidentielles 2007… Oh wait…

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Kill the petassista

Par Pink Lady

Pendant deux ans, j’ai essayé, j’ai feint, j’ai échoué. J’ai joué à la wannabe pétassista, la fille un peu nulle en trucs de fille mais qui essaie de bien faire. Aujourd’hui, je dois vous faire une confession, une révélation qui justifie désormais plus ma présence ici que sur mon propre blog :

JE HAIS LES PETASSISTAS.

Aaaaaaaaah, ça fait du bien.

En fait, j’ai toujours peur d’imaginer que ces créatures existent, je préfère penser qu’il ne s’agit que d’une légende urbaine genre le dahu ou les harpies, ça correspond mieux. Je veux dire, une femme ne peut pas être aussi niaise et moutonnière que ce que nous présente les magazines. Une femme a de la jugeotte, un libre-arbitre, des goûts personnels.

Et pourtant, parfois, je doute. Je doute très sérieusement. Quand je vois des femmes suivre la mode à la lettre, vidant leur placard à chaque saison pour le garnir de nouvelles frusques “à la mode” en dépit du bon sens et surtout du bon goût, je frémis. Quand je vois toutes ces nénettes qui se baladent avec d’énormes lunettes “de geek” sur le pif parce que c’est fashion alors que ça ne va concrètement à personne (enfin, si, je connais une personne à qui ça va, une seule), qui mélangent, formes, imprimés, couleur parce que c’est la mode, je me pose de sacrés questions. Parce que concrètement, si on suit la mode, on devrait ressembler à ça :

Et, or soirée costumée (et encore…), ce n’est pas tolérable.

Et puis ces filles-là, elles ont des problèmes de niaises. Du genre “mon Jules s’endort après le sexe”, “que manger le midi pour ne pas grossir”, “comment suivre la mode quand on ne fait pas 1m80 et qu’on est extrêmement mince ?”, “quel produit pour lutter contre les rides/les bourrelets/une peau blanche ou bronzée selon la mode du moment/les bouclettes ou les cheveux lisses selon la mode du moment…”. Oui ces filles sont en plus incroyablement plastiques, elles luttent contre ce que la nature leur a donné car la mode ne valide pas. Ce qui fait en général beaucoup de mal aux cheveux par exemple, lissé à l’extrême puis bouclé, blondi, bruni ou roussi. Et je vous parle de nos corps. Le corps est une entité démoniaque, il faut le savoir, doté d’un pouvoir étrange : il grossit en toutes circonstances. La femme passe donc le plus clair de son temps dans une lutte acharnée contre ses bourrelets qui se pointent à la moindre occasion, les salauds !

La pétassista existe-t-elle ? Cette femme plutôt grande et très mince malgré sa tendance à grossir, éternellement jeune, blanche aux cheveux longs et aux problèmes existentiels particulièrement dramatiques ? Alors plutôt que d’en parler sur un mode “je tente de devenir pareil”, opération vouée à l’échec depuis le départ au fond, j’ai décidé de la traquer, de m’en moquer. Avec une férocité mâtinée de tendresse (lire des magazines féminins rend les expressions prétentieuses). Ainsi nous parlerons prochainement du très douloureux problème de la pétassista et de son Jules : pourquoi il s’endort toujours après le sexe.

Je sais qu’un drame en 5 actes ne suffira pas à répondre à cette douloureuse question.

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Warhol avait presque tort

Depuis maintenant trois ans (Ciel!), je bosse sur les communautés du web. Blogs, forums et même Facebook, Twitter, Youtube… J’ai juste raté le train myspace même si j’ai dû créer un compte pour un client, un jour. Et ce qui est fascinant dans tous ces microcosmes, c’est le sentiment de starification et la vitesse à laquelle on chope le melon. Attention, je suis influente, parle moi correct !


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(c) largentula

Avant même de travailler en lien direct avec les blogueurs, je connaissais le phénomène de blogueur influent et m’en amusais follement. Influent de quoi, de qui ? En tant que lectrice adulte et dotée d’un libre arbitre, je ne vais pas consommer tout ce que me conseille un blogueur surtout quand il est rémunéré pour (oui, je suis en train de lamentablement cracher dans la soupe). Ca peut permettre de découvrir un produit ou un service, bien entendu, mais quand j’entends certains blogueurs influents expliquer qu’ils peuvent faire ou démonter une marque, je me gausse. Par exemple, la blogosphère influente s’est passionnée pour « La personne aux deux personnes », film avec Chabat. Résultat : le film fut un bide. Quelques uns sortent leur épingle du jeu comme Pénélope, Boulet, Margaux Motin pour les dessineux, quelques blogueuses mode ont pu travailler sur une collection de mode comme les chaussures André. C’est bien. Mais cette micro célébrité en rend certains parfaitement imbuvables. Persuadés limite d’avoir le droit de vie ou de mort sur une marque, une agence de comm ou même ta carrière, ils dénigrent en permanence. Comme disait Pink, un champagne tiède servi dans un gobelet en plastique et c’est tout un drame. Dans mon ancien taf, j’avais parfois la sensation qu’on avait créé des monstres. Non mais c’est vrai, concrètement, qui sont les blogueurs ? Des gens qui bossent dans le marketing ou la comm, des
étudiants, des journalistes et des inactifs, pour l’essentiel. Pour les étudiants et les inactifs, cette microcélébrité leur permet soudain d’exister, d’être quelqu’un, les marketeux prennent leur revanche sur des marques trop exigeantes en profitant du système et les journalistes se la jouent vigie moralisatrice parce que eux, c’est leur métier d’écrire et pas les autres. Ok, je caricature mais on n’est pas si loin de la vérité. Ah, j’oubliais les graphistes-illustrateurs mais la blogo-BD est un peu différente dans la mesure où ils ne courent pas après les marques, juste après un contrat d’édition et des piges ce que je trouve bien plus noble, pour ma part.


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C’est bien joli tout ça mais prenons conscience d’un truc : la blogosphère est un microcosme protéiforme où ta célébrité est complètement relative. Je vais prendre mon cas en tant qu’internaute vu que c’est celui que je connais le mieux. Quand j’ai commencé mon blog, en 2005 (ouais, je suis pionnière presque, t’as vu ?), j’en connaissais que très peu et essentiellement dans mon univers, soit les blogs journaux extimes ou « chroniques de vie », comme j’aime dire. Puis alors que je cherchais du travail, ma soeur m’a appris la notion de buzz et je me suis ouverte aux blogs marketing, j’ai commencé à lire des mecs célèbres sur la blogo dont je n’avais jusque là jamais entendu parler et qui n’étaient pour moi que des blogueurs au même niveau que moi. Crime de lèse-majesté s’il en est, je me comparais, moi et mon millier de lecteurs, à des blogs avoisinant les 4000 lecteurs par jour. Vilaine fille, tu seras flagellée en place
publique. Mais calculons un peu : 4000*30 (je suis gentille, je ne tiens pas compte des baisses du week-end), ça nous fait 120 000. Considérant qu’il y a en France (on va dire que les lecteurs sont tous Français même si rien n’est plus faux) environ 65 millions d’habitants, on va dire que la moitié d’entre eux a le web, soit 30 millions en arrondissant vers le bas. Donc 120 000 sur 30
millions, ça nous fait… 0.4%. Paie ton influence. Alors évidemment, on va me dire que ce qui fait le buzz (je refuse d’utiliser le mot ramdam, je trouve ridicule tous les sites qui changent de vocable du jour au lendemain parce que les mots anglais, c’est plus possible. Alors on a pris un mot arabe à la place), c’est la multiplicité des sites qui en parlent. C’est vrai. Et il est vrai aussi que les médias « traditionnels », surtout ceux en mal d’actu, vont se précipiter sur ces buzz pour remplir leurs colonnes. Sauf que ça n’intéresse que nous. Je suis au bord de la jouissance quand je parle à des gens qui ne connaissent pas le blogueur influent dont je leur parle. Et y en a beaucoup. Parce que oui, la blogosphère n’intéresse majoritairement que les blogueurs et les annonceurs évangélisés. Et encore, tout blogueur ne connaît pas la noblesse influente qui se croit au sommet car elle a fait une soirée avec des VIP genre des acteurs qui passent à la télé et tout. Le blogueur est un formidable pique-assiette. Puis il ne faut pas oublier que l’audience de ces blogs vient en immense majorité (jusqu’à 80%) de Google. Je ne sais pas vous mais quand je cherche un truc sur google et que je tombe sur un blog, je n’en retiens pas forcément le nom, je prends l’info et je le quitte. Influent mes fesses, oui.

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Autre phénomène qui me fascine, c’est Twitter. J’adore Twitter, j’adore lire les conversations, observer mes congénères et bitcher ensuite avec Vicky. Parce que, là, pour le coup, c’est comme un immense lycée avec les populaires qui pètent très haut au dessus de leur cul (je suis suivie par 4589 personnes mais moi, j’en suis que 13, des very very VIP) et dont on cherche à attirer l’attention à coup d’insertion de leur pseudo dans nos tweets. Oui, pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, quand je veux interpeller une personne, je mets un @ devant son pseudo. Exemple pour me parler, c’est @ninabartoldi. Si la personne me suit, elle verra mon message dans sa timeline mais si tel n’est pas le cas, elle peut cliquer sur le lien « @sonpseudo » de la colonne de droite et voir tous les messages lui étant adressés. Perso, j’ai tendance à ne pas causer à ceux qui ne me suivent pas, je n’ai pas besoin de l’attention de ceux qui ne souhaitent pas me la porter. Ces populaires, stars d’un jour, snobent donc l’ensemble des petits comptes. Beaucoup usent de la technique de l’abonnement massif. Ils vont suivre plusieurs centaines de comptes et quand ils ont leur petit public, ils virent tout le monde pour avoir un ratio d’abonnés largement supérieur à celui de comptes suivis, pseudo gage de qualité. Sauf que perso, comme déjà dit, si la personne se désabonne de mes tweets, je pars du principe que je ne l’intéresse pas donc je ne vois pas l’intérêt de continuer à la suivre puisque tout dialogue l’ennuiera. Puis j’aime pas parler dans le vide. Sans parler du fait que j’ai des amis dans la vraie vie donc je ne
suis pas à un follower près (j’ai tendance à ne pas savoir combien j’en ai, je passe par un client twitter qui ne me l’affiche pas). 

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Autre cas qui me fascine : l’attention whore ou les aspirants populaires. Le but est de faire un max de bruit, de faire parler de soi pour faire péter le nombres d’abonnés. Chez les femmes, ça se manifeste par la nana qui va allumer toute la timeline en ne parlant quasi que de sa vie sexuelle (souvent fantasmée, j’ai du mal à croire que les hyperactives sexuelles passent toutes leurs soirées chez elles à twitter), du fait qu’elle est plus bonne que la plus bonne de tes copines, à sauter sur tout ce qui est sexuellement comestible (hommes comme femmes, la salope est forcément bisexuelle, ça suscite plus) en promettant mille fellations et levrettes… Au point qu’elle en devient sexuellement agressive et pénible. Surtout quand vous avez le malheur de suivre ce compte et celui de sa proie et de suivre une parade pré-coïtale qui n’a quasi aucune chance d’aboutir, l’attention whore étant souvent une simple allumeuse qui ne couche
pas. Si tant est que ce soit bien une femme derrière, j’ai des doutes. Bien entendu, certaines attention whore sont à prendre au 2nd degré et sont de fait très drôles mais souvent, on sent bien qu’elle a beau revendiquer un second degré, le fait est qu’elle cherche le follower et l’attention. Son slogan pourrait être : « Pitié aimez moi! ». 

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La célébrité sur twitter est encore plus éphémère que sur les blogs. On va s’enflammer sur votre cas pendant quelques heures avant qu’un autre prenne la place. Je lisais ce matin un article intéressant sur le sujet, un mec, qui n’a même pas d’avatar, s’est retrouvé star de Twitter car il est le seul compte suivi par Kanye West. Du coup, le gars n’ose plus twitter, scruté par des milliers de gens. Ce que je peux comprendre. Twitter est un formidable outil pour se divertir, s’informer un peu, lire des plumes particulièrement percutantes et acérées (vas-y toi être intéressant en 140 caractères), jouer un rôle. Bien maîtrisé, il est également un bon outil pour les marques qui peuvent discuter avec leurs clients (ce que beaucoup n’ont pas compris, elles se contentent de poster du lien, je ne les suis jamais dans ce cas). Mais la pseudo célébrité sur Twitter, sérieux ? Bon, évidemment, je ne twitte que sous mon nom de blogueuse donc d’un point de vue perso, ça ne m’aidera pas à me faire connaître mon e reputation est ailleurs (cette semaine, un site spécialisé média a annoncé mon arrivée chez mon nouvel employeur, je deviens une community manager célèbre presque… Ca fout la pression !). Pire, je serais emmerdée d’être plus connue sous Nina que sous mon vrai nom… 

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Je suppose que bosser sur le web permet de relativiser cette micro-célébrité. Je vois aussi le phénomène sur les forums où les populaires font la pluie et le beau temps, au point que les nouvelles commencent à être terrorisées à l’idée de poster un message et d’être rembarrées par les stars. Si nos forums explosent littéralement les blogs en terme d’audience, chaque sous section reste finalement une petite place du village. Mais voilà, grâce au web, on a la sensation d’avoir droit à notre quart d’heure de célébrité, voire même plus. Pour ma part, j’ai été citée plusieurs fois dans des journaux et même dans un livre de sociologie (sex@mour de Kauffmann qu’il faudrait quand même que je lise, je ne lis que très peu en ce moment, c’est mal) alors je pourrais un peu me sentir une sorte de « référence ». Une référence de quoi, là est toute la question… (alors que j’ai été publiée sous mon vrai nom dans une revue d’histoire
à l’époque, ça compte bien plus à mes yeux).

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La Fatalité est-elle destin des gens résignés ?

Par Lucas

Happiness
More or less
It’s just a change in me:
Something in my liberty…

Comme le disait si bien Richard Ashcroft il y a 12 ans… (Purée, 12 ans.)


(gueule de chien battu…)
Pour ouvrir Lucky Man dans une fenêtre annexe et lire cette bafouille en musique, il suffit de cliquer sur cette longue phrase. (Vous revenez après, hein ? Promis ?)

Peut-on être agnostique et croire que telle ou telle personne a « toujours de la chance » ?

C’est la question que je me suis posée vendredi soir après un intermède iconoclaste et étonnant dans ma vie prévisible et terne.
Sur les coups de 20h00, alors que je lisais Le Monde.fr en dégustant mon saumon à l’anis de célibataire, mon téléphone s’est manifesté.

– Bonsoir. Je voudrais parler à Lucas d’Amore.
– Oui c’est moi. (nb : je ne suis pas Louis XVI, je ne réponds pas : « Lui même »).
– Je viens de trouver votre portefeuille dans la rue au beau milieu de la RN 13.
– Ah ?!
– Avec 60 € dedans et votre permis de conduire à l’adresse de vos parents qui sont manifestement en liste rouge…
– Ah ?!
– Bon, si voulez le récupérer, on habite au…

Alors je ne sais pas pour vous,
J’ai peut-être été bercé dans une culture du « les gens sont des méchants » mais…

Quelles chances y avait-il que la personne soit honnête ?
Quelle chance y avait-il qu’en l’absence de numéro de téléphone cette mère de famille fasse l’effort d’aller sur Internet ?
Quelle chance y avait-il qu’elle utilise Yahoo qui classe mon CV en première réponse quand on tape « Lucas d’Amore » au lieu de Gogol qui classifie le même CV à la 45ème réponse pertinente (oh le méchant) ?

Je pensais donc à tout ça en retour-piétonnant vers chez moi avec mon trésor dans la poche.
Et je suis allé plus loin.
Parce que dans la vie j’ai été un sacré veinard, faut dire c’qui est…

Quelle chance y avait-il que je ne sois pas avec elle le jour où ma mère a eu son accident mortel il y a 20 ans ?
Quelle chance y avait-il que je n’ai jamais de pépins quand j’étais seul en voiture en faisant, pendant 2 ans, un Paris – Reims (190 km) en une heure et demie, porte à porte ?
Quelle chance y avait-il que je sorte vivant et indemne d’un choc contre un arbre à 100 km/h devant Roland Garros il y a 2 ans ?
Quelle chance y avait-il que je n’ai aucune séquelle après les deux agressions que j’ai subies en un an ?
Quelle chance avons-nous désormais de voir Marco continuer à passer 15h par jour sur Facebook maintenant qu’il est casé et qu’il ne va plus l’utiliser comme un Meetic Like ?
Tiens tant que j’y suis quelle chance avais-je d’être accepté par Marie-Raoulette une copine de Marco au sourire 10000 watt?
Quelle chance avons nous que les deux dernières questions n’aient rien à voir avec le sujet et soient un peu égarées ?
Bref…

Laissez-moi continuer et être un brin incohérent…

J’ai toujours pensé, aidé en cela par des parents soufflant l’esprit, que la chance n’existe pas, que le hasard n’est pas une fatalité, que la chance il faut savoir la provoquer puis la saisir.
D’ailleurs, j’adore le fait que, pour les anglophones, le mot « chance » veuille dire « possibilité ». C’est tellement plus honnête. Ca remplace le hasard, bon ou mauvais, par une possibilité, neutre.
Là où on est passif devant le hasard, la possibilité pousse à choisir, à prendre parti.
Et ça, ça change tout.

Chacun sa route, Chacun son chemin, Chacun son rêve, Chacun son…

C’est un peu facile, à mes yeux, d’asséner qu’on a eu de la chance.
Je me suis donc engueulé intérieurement en rentrant chez moi.
Non, mais oh, sérieux, quoi…
Je me refuse de croire à un destin car croire au destin c’est tuer le libre arbitre.
La vie on se la façonne et il n’y a pas de Dieu, de force occulte, de truc qui décide que Lucas d’Amore va aujourd’hui se prendre une grosse mandale ou tomber sur une fille canon dans le tromé.
Croire au destin c’est perdre toute humanité, se complaire dans une facilité détestable.
Et plus que la fatalité (ce qui a un caractère inéluctable) ce qui est méprisable et gerbant c’est le fatalisme (« la croyance en la détermination des événements par des causes indépendantes de la volonté humaine »)

On a qu’une seule vie,
à mener sans être emmené,
à croquer sans craquer,
à jouer enjoué sans être joué…

Je refuse donc de me croire chanceux éternel.
Mais là vous serez les premiers à lâcher ce poncif :
« d’toute façon la roue tourne, toi aussi tu auras ta part de merde, t’inquiète pas »

Je conchie également ce genre de remarques où le déterminisme est encore religion et j’emmerde royalement les esprits faibles qui se complaisent dans cette mouise intellectuelle, cette nonchalance placide, ce leitmotiv du  » d’toute façon ça devait arriver » !!

Comme disait mon prof d’anglais en prép sc po, « elle a bon dos la fatalité ».
Argh ! Perso je m’y refuse.ou tout du moins j’essaye au maximum.

Cette passivité m’exaspère au plus haut point.
Ça me rappelle un sujet de Conférence Berryer.
Ce sujet c’était : « La fatalité est-elle le destin des gens résignés ? »
Purée, si j’avais été à la barre ce jours là, ce que j’aurais été virulent !!

Allez, je vous laisse avec cette citation d’Albert, une citation qui est aussi ma devise.

« Il vient toujours un temps où il faut choisir entre la contemplation et l’action. Cela s’appelle devenir un homme. Ces déchirements sont affreux. Mais pour un cœur fier, il ne peut y avoir de milieu. »

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La blogosphère, c’est comme le lycée en pire

Vous avez décidé d’ouvrir un blog, félicitations, vous voici sur le point de pénétrer un univers régi par ses propres règles, ses codes, son classement wikio, ses copinages, linkages, black listages, coucheries… Et oui, vous voici de retour au lycée.


En fait, la blogosphère, c’est rigolo si on reste un peu à l’extérieur et qu’on prend tout ça à la rigolade mais pour certain, le blog et sa pseudo influence, c’est la vie, une vengeance sur les années de collège où on était un être invisible pour la plupart de nos camarades. Hé, mec, regarde, je suis devenu un blogueur influent et je vais même à des soirées où y a Bernard Montiel ou Nikos Aliagas. Oui, j’ai assisté à ce genre de soirées, ok, j’avoue mais au lieu de me sentir la plus populaire du lycée, je me suis sentie légèrement has been, étrange…

Bon, il y a de très bon blogs, très intelligents, des gens qui ne cherchent pas à être dans les soirées hypes de la blogo, à être pote avec untel ou unetelle, qui ne linkent personne parce que ça leur est égal et si wikio n’avait pas un nom sensiblement proche de wikipedia, ils n’auraient aucune idée que c’est un truc sur Internet. Mais ceux là ne sont pas drôles à observer. Intéressants en eux mêmes certes mais pas drôles, comment on fait pour se moquer entre nous, après ? Non, nous, on veut les stars, ceux qui pensent qu’être linkés sur plus de 20 blogs « influents » fait d’eux des êtres d’exception. Ceux qui pensent que quoi qu’ils fassent dans la vie nous intéresse et on acheté pour se faire un iphone pour nous tenir au courant minute par minute via leur twitter de leurs moindres faits et gestes. Y en a qui nous expliquent qu’ils attendent le bus 63 (le 63, c’est important, des fois qu’on ait la moindre idée de ce que représente ce bus), qu’ils ont bien mangé, qu’ils jouent à la console… A un moment, j’avoue, pour me moquer de ce petit monde, j’ai fait du heure par heure aussi mais c’est vite lourd. Et j’étais la seule à dire quand j’allais aux toilettes.

Mais ce qui a de génial dans la blogosphère, ce sont les disputes qui se manifestent par des délinkages. Si quelqu’un te délinke, ça va mal. S’il t’enlève de tes contacts facebook, c’est la guerre. Et fais gaffe, ça va super vite, ça m’est arrivé avec une fille, une fois, j’ai toujours pas compris pourquoi. Mais à la limite, tant pis, je perds la moitié des potins de la blogo mais au fond, est-ce réellement si important que des gens que je ne connais que sous un pseudo étaient à une soirée où y avait d’autres gens que l’on appelle aussi par leur pseudo et ils ont bu du champagne et mangé des macarons ? Comme au lycée, quand on savait que la belle gosse de la 2ème3 sortait avec un 1ère moins beau mais un 1ère donc la classe alors que vous n’aviez jamais parlé à aucun des protagonistes de l’histoire.

Autre truc : le bouc émissaire. Un peu comme au lycée, ici le but est de prendre un blog ou style de blog que l’on trouve inférieur pour s’en moquer et dire à quel point, nous, on est intelligents, raffinés, blablabla. Idéalement : le blog de filles. Il faut détester le blog de fille, celui de n’importe quelle modasse (oui, on dit modasse parce que c’est méprisant) et dire à quel point c’est creux, vide, etc. Ok, moi même, il y a des blogs de filles qui me font un peu peur tant ils présentent un vide abyssal mais je ne m’en sers pas de faire valoir surtout que mon lectorat n’est pas très blog et ne connaît pas la plupart de ces « blogs de fille ». De toute façon, à partir du moment où une fille a un blog de filles, c’est qu’elle est forcément très conne, indigne d’intérêt, un peu comme les dindes du lycée qui étaient juste bonnes. Et comme au lycée, les blogueurs mâles se moquent d’elles mais aimeraient se les tirer, en fait.

En fait, pour survivre en blogosphérie, comme au lycée, faut identifier les leaders et faire tout comme eux. Si un pauvre blogueur ou une pauvre blogueuse devient la proie des quolibets des autres, surtout, suis le mouvement, montre le/la du doigt et rit très très fort. Mais si cette personne revient en grâce, surtout, suis le mouvement. Un libre arbitre ? Un minimum de jugeotte qui servirait à souligner le fait que ce n’est pas normal de détester quelqu’un un jour et l’adorer le lendemain ? Tu m ‘écoutes quand je parle ? Esprit lycée, on a dit ! Si t’es pas un leader, tu fais le mouton et te fais pas remarquer, merci.


Sinon, ce que tu peux faire et c’est la meilleure place, c’est ne pas participer à tout ce cirque parce que le lycée, tu trouvais ça globalement chiant, tu fais ton blog dans ton coin, tu rencontres des gens si tu les trouves sympa mais pas au delà. Puis quand tu finiras par trouver ce spectacle pathétique, tu te recentreras de toi même sur les blogs qui te paraissent dignes d’intérêt et tu oublierais l’univers lycée des autres. Parce qu’au lycée, on avait au moins l’excuse d’être ado donc un peu con. Là, c’est effrayant de voir des adultes continuer le jeu. Mais de temps en temps, c’est quand même super drôle.

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Arme de séduction massive

Amis lecteurs, c’est la rentrée et nombre d’entre nous sont célibataires, soit que leurs amours de vacances soient terminées, soit que leur couple n’ait pas survécu à l’été. Je sais pas vous mais j’ai entendu parler d’un nombre de rupture pas possible durant les deux derniers mois, c’est incroyable. Donc,c’est la rentrée et on peut repartir sur de bonnes bases pour trouver une moitié qui nous réchauffera cet hiver.

 

Alors pour séduire, il faut être séduisant(e), jusque là, tout va bien, je pense que tout le monde suit. Seulement voilà, qu’est-ce qu’être séduisant ? On le sait, la beauté est une donnée subjective. Y a des gens qui trouvent George Clooney ou Angelina Jolie moches, par exemple, si, si. Moi, je ne comprends pas ce qu’on trouve à Scarlett Johansson, par exemple, et Daniel Craig ne me fait pas rêver, mêmes tous pectoraux et abdos dehors. Inutile d’en débattre, c’est indébattable, je dirais. Donc me voici devant mon miroir et force est de constater que je ne peux plaire à tout le monde vu qu’Angelina elle-même n’y arrive pas. Alors quoi ? Je me contente d’espérer que l’homme sur lequel je vais jeter mon dévolu aura l’amabilité de me rendre la politesse ? Non mais et puis quoi encore ? Il faut comprendre que la séduction est un mélange subtil de tas de qualités et en premier lieu, la confiance en soi.


Question : qu’est-ce qui fait craquer un garçon ou une fille ? Réponse : rien de précis. Merci d’avoir posé la question. Ceci étant, constatons ensemble qu’il existe un ingrédient indispensable qui fait toute la différence : la confiance en soi. Comme je l’ai dit 4 lignes plus haut. Un personne qui ne doute pas de sa séduction saura nous convaincre que, oui, elle est séduisante, intéressante et que, tiens, on la prendrait bien pour nous réchauffer cet hiver. Si je regarde dans le catalogue de mes conquêtes, il y a eu des beaux, des moins beaux, des intelligents, des moins intelligents… Et aussi des « à première vue, je n’étais pas du tout attirée mais y a eu le truc ». Le pouvoir de la confiance en soi. L’idée est la suivante : je suis persuadée que je suis une partenaire idéale et que j’ai toutes les qualités pour rendre un homme heureux. Donc si je le pense, il sera facile de convaincre l’autre que c’est également le cas. De plus, quand je me sens irresistibeul, comme dirait Liv Tyler, ça se sent, ça se voit, je marche la tête bien haute, la démarche sûre et féline. Je suis au top de moi-même.

Evidemment, il ne faut pas tomber dans le travers inverse. Quelqu’un de trop sûr de soi, c’est insupportable. Imaginons qu’une personne vienne vous draguer version « de toute façon, tu ne peux pas me résister, personne ne le peux. ». Ben, dans un espèce d’esprit de contradiction, je vais forcément lui répondre que, si, quelqu’un peut lui résister et coucou, c’est moi ! Non mais ce n’est pas parce que le mec a confiance en lui que, moi, j’en ai perdu mon libre arbitre. Etre sûr de soi, c’est bien et en grandissant (hum), je me rends compte que la modestie ne sert finalement pas toujours, tout dépend du  domaine. Par exemple, pour le boulot, la modestie, on l’oublie. Mais ce serait bien que l’autre ait le temps de découvrir nos qualités sans qu’on lui en fasse une liste exhaustive. En plus, trop vendre le produit risque de faire des déçu(e)s. Par exemple, se vanter d’être le mec le plus romantique du monde et ne pas faire le moindre effort une fois la fille conquise, c’est prendre le risque que l’oiseau s’en vole trèèèèèèèèès rapidement.


Mais il n’en reste pas moins que si on ne se sent pas désirable, on ne sera pas désirés. Il ne faut pas attendre que l’autre nous rassure sur notre pouvoir de séduction, c’est pas dans cet ordre là que ça marche. On ne sort pas avec quelqu’un pour se rassurer sur notre séduction mais parce que lui n’a aucun doute sur le sujet. Alors profitons de la rentrée pour travailler la confiance en nous. Faisons du sport, cultivons-nous, allons chez le coiffeur ou je ne sais quoi mais pour se trouver une moitié, faut travailler.

 

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Par Lucas

Il y a quelques années, un de mes honorables enseignants a conclu son cours de 3 semaines en nous donnant un conseil…
Il nous a dit que tout ce qu’il pouvait nous apprendre n’était rien comparé à… un peu de bon sens et d’humanité.
Bien sûr, comme elle avait payé un p’tit peu 21K€ pour des cours de finances de market et de compta, l’assistance a fait un p’tit peu des sourires mi-figue mi-raisin…

Je crois qu’en fait il voulait dire qu’en entreprise on est trop centré sur nos tâches, trop prompt à appliquer nos techniques et nos connaissances et qu’on ne prend pas assez de recul.

Donc, merci Hercule mais, sur le coup, une telle logique ça parait ridicule tant on est obnubilé par l’envie de s’investir dans ce qui est notre premier taff, d’y passer 15 heures par jour pour montrer qu’on a des aptitudes, qu’on est super fort, et qu’on mérite une augmentation maousse costo. Tout ça avant de réduire le rythme au bout de 3 ans car on a « fait ses preuves ».

Seulement voila…

Le prof a vu nos mines perplexes… Il a alors dégainé d’un geste souple et  élégant son feutre Velleda TM et il a scripturé au tableau le nom d’un bouquin. En se retournant vers nous, il avait un sourire 10000 watts et une phrase terrible :

« Tout ce que vous avez appris depuis que vous savez lire n’est rien comparé aux préceptes de ce livre. Ca, c’est le bouquin du pouvoir ! »

Alors là, bien sûr, vous vous dites: « Purée, Lucas, tu nous saouuuules! C’est quoi le titre : accouche bordeeeeel ! »
Non, pas encore.
Avant cela, penchons nous sur une autre publication.
Parmi nos lectrices et lecteurs émérites, il en est quelques uns qui sont des tronches en histoire. Si,si.
Ceux là même qui pourraient nous dire quel était le livre de chevet de Hitler.
Alors ?

Pour les non érudits et les lectrices de Minnie Parade qui nous survolent  lisent, je donne la réponse : la bouquin de chevet de Hitler a été écrit en l’an de grâce 1895 par un…français. Un psychologue  appelé Gustave Lebon ; un raciste convaincu mais cela importe peu ici car dans ce bouquin il ne s’agit pas de classification Bon Aryen /
Sous Humanité, non, non.

Le titre du bouquin de notre bon Gustave c’est Psychologie des Foules.
Lu, relu, annoté, idolâtré par Adolf jusqu’à sa mort. Disponible en pdf gratuit sur
ce lien 

Et j’en reviens au bouquin dont parlait mon prof, bouquin que nombre d’entre vous connaissent au moins de nom : Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens par Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois (tout le monde n’a pas la chance de s’appeler Léo Bim)

300 pages que je dois fichedelecturer depuis 2 ans car tout peut se résumer en 6 pages, mais je suis velléitaire… La honte. Petit Traité de Manipulation à l’Usage des Honnêtes Gens, donc
Et tout est dit.

J’ai repensé à ce bouquin quand j’ai adhéré samedi dernier à un groupe sur FaceBook, un groupe crée par une nana qui se dit étudiante en psycho et qui fait une thèse sur la création des sectes et leur propagation.
Elle a crée un groupe et elle appelle tout le monde à adhérer pour démontrer à Facebook que le site doit être plus rigoureux car les sectes peuvent y faire de la pub voire du prosélytisme.

Entre autres. 

Mais ce qui m’a choqué ce n’est pas ça…
En fait, ce qui était super bien trouvé, c’est le titre du groupe.  Super intelligent et bien pensé :
L’Expérience Interdite par Facebook. 

Titre qui m’a poussé à m’intéresser au contenu de ladite experience et c’est ce en quoi la nana nous a manipulés, même si c’est à son corps défendant. Pour autant,
je ne serais pas étonné qu’elle nous dise tous à la fin:

« Chers Adherents, je vous ai bien niqués, en fait ma thèse c’est sur l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes et je vous ai bien euuuuuuus, na
nanèèère.

Bon d’accord Hélène, j’arrête les médisances, mais reconnais que ton titre est pour le moins accrocheur.
Expérience qui a un p’tit coté aléatoire mais scientifique.
Interdite alors que ladite expérience s’impose sur un espace comme Internet où la liberté est la règle.
Allons plus loin…

Quand on voit la place de Facebook dans nos vies on se dit que celui qui a les clefs du site peut toucher un maximum de gens. L’élection du président de FB nous
l’avait démontré (mais Arash était déjà un bouffon au sens littéral du mot il y a 8 ans alors qu’on étudiait le droit ensemble).

Si Hélène avait appelé son expérience « Expérience Amusante » aurait-elle eu autant de succès ?
J’en doute.

Elle a bien marketé son produit et c’est e-xac-te-ment ce qu’on nous apprend en école de commerce :  à être glamour et policé, vendeur et attentif. Surtout,
elle a su faire preuve d’intelligence et d’astuce, comprendre les mécanismes pour toucher les gens.
Je n’ai pas envie de dire qu’elle a fait preuve « de roublardise et de duplicité » car après tout on avait tout notre libre arbitre pour choisir ou non d’adhérer. Ce genre de jugement me semble venir de gens qui sont vexés de s’être fait embrigadés et qui se découvrent impuissants à posteriori… Pour autant saluons le travail d’Hélène qui a cherché les termes pour attirer le chaland et y a très bien réussi. Quelque part on s’est fait un peu manipulé, même à notre corps défendant. Vous voulez une preuve ? Bah c’est simple. Vous avez pensé à « Prendre de la distance », « Ambition » ou à « Tina Arena » en lisant le titre de cet article ?

Bon…

Et à ce sujet, j’aimerais bien avoir ton avis, ta pensée, tes traits d’esprits, toi lectrice toi lecteur (« Vingtenaires » inecloudide)…

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