Un bilan 2016 haut en couleur

Ceux qui me lisent depuis des années le savent : j’adore faire des bilans. Parce que ça me permet de me recentrer mais aussi d’arrêter de toujours m’autoflageller parce que parfois, je me rends compte que je ne suis pas si nulle que ça, que j’ai fait des choses bien… Et autant vous le dire, ce bilan 2016, il s’annonce particulièrement positif.

bilan 2016 positif, fête et cotillons

Alors quand je dis que ce bilan est très positif, entendons-nous, ça veut dire “tout à fait personnellement, j’ai passé une très bonne année”. Si on oublie le monde qui nous entoure, quoi. J’aimerais d’ailleurs être capable de l’oublier plus souvent, celui-là car on ne va pas se mentir : 2015 fut une année horrible pour la collectivité, 2016 est bien resté dans la tendance et, en temps que Française, j’en ai déjà marre de 2017. Faut dire que, petit apparté, si j’ai enfin décidé à qui je donnerais ma voix (sans grand suspense, ok), je sais d’ores et déjà que mon candidat ne sera pas au second tour et que je ne vais pas aimer du tout la campagne qui s’annonce ni le résultat quel qu’il soit. Je parlerai peut-être une autre fois de mon choix mais je ne suis pas sûre d’en avoir envie. Fin de l’apparté.

Eoliennes, une énergie verte

Je disais donc 2016 fut pour moi, globalement, une très belle année, une année qui restera dans les annales comme très importante. On va faire un petit vrac :

  • Je me suis installée avec mon Victor dans un appart où on est très heureux (nonobstant la voisine folle du dessus qui nous a harcelé tout l’été à cause de notre bruit mais qui n’a plus l’air d’être gênée depuis qu’elle a fermé sa fenêtre, pour vous situer le niveau de dérangement)
  • On s’est pacsés même si, in fine, on a trouvé bien plus engageant de s’installer ensemble et surtout d’ouvrir un compte commun.
  • On s’entend toujours très bien, merci.
  • Niveau boulot, j’ai chopé pas mal de nouvelles compétences
  • D’ailleurs, je me suis prise de passion pour les statistiques, je commence à regretter de ne pas avoir fait d’études là-dedans. J’ai un peu regardé pour reprendre mes études là-dessus, c’est un peu compliqué dans l’absolu mais à voir pour la rentrée prochaine. En attendant, je me suis achetée une BD sur les stats

Couverture du livre les statistiques en BD de Larry Gonick et Woollcott Smith

  • Je me suis lancée dans plein de loisirs créatifs et j’adore ça. Des trucs que je voulais faire depuis des années sans jamais avoir le temps
  • J’ai fait un régime qui a bien marché, je me sens très bien dans ma peau, merci.
  • J’ai découvert le foot à 5 et j’adore, il faut vraiment que je trouve un moyen d’en faire plus (là, je ne vois que des équipes qui font des matches et tout mais moi, je veux surtout m’entraîner parce que c’est bon pour le cardio mais surtout… ben je suis une quiche quand même)
  • Je me suis coupée les cheveux, osant abandonner ma longue crinière pour une coupe courte et franchement, je suis ravie, ravie, ravie. L’autre jour, Anaïs me disait “ah, ça te va bien, ça va avec ton caractère je trouve” et elle a raison. C’est peut-être un détail pour vous mais après plus de 20 ans à me battre pour avoir des cheveux longs, des cheveux de fille (ma mère me préférait cheveux courts), j’ai enfin eu le courage de me couper les tifs. Par contre, la couleur rouge fut un échec, dégorgée en un mois, il ne reste plus grand chose.

Je fais n’importe quoi en DAB…

Et évidemment, les voyages : Montréal (rêve de gosse), Londres, Maroc, Barcelone, Europe de l’Est, Guadeloupe… Première année sans mettre le pied en Asie depuis un bail mais j’étais d’humeur ouest ces derniers temps.

Montréal vue de nuit de la grande roue de la fête des neiges

Abbaye de Westminster à Londres

Park Guell à Barcelone

Plage proche d'Essaouira au Maroc

Prague coucher de soleil

Le parlement de Budapest au soleil couchant

Dubrovnik vu du haut du téléphérique, Croatie

Kotor Monténégro, citadelle

Guadeloupe, plage des Saintes

Du négatif ? Pas grand chose. Quelques agaceries côté famille où mes parents et ma soeur s’arrangent entre eux sans penser à moi donc j’ai raté plein de petites réunions parce que ça tombait toujours quand j’étais en vadrouille, quelques petites disputes de “calage”, on va dire, avec Victor mais c’est réglé, la voisine du dessus, une ambiance au boulot louuuuuuuuurde (disons que je suis partie en vacances semaine dernière en espérant que ça allait enfin péter en mon absence vu que je me sens pas des masses concernée par les tensions), une agence immobilière qui ne m’a jamais rendu ma caution et voulait me faire cracher encore plus d’argent (ça n’est pas arrivé)… des broutilles ? Oui.

le chat, animal ami de votre sérénité

Une année aussi douce que le poil de mon chat

Donc oui, au niveau de mon petit microcosme personnel, 2016 fut une année absolument remarquable, rien à avoir avec l’année 2006 qui avait une gueule de mue très violente (surtout la fin) mais au moins, j’étais arrivée toute neuve pour 2007, une année fantastique.

Et 2017, alors, on attend quoi ?

une jeune femme attend avec impatience, sourire, chapeau de fête et ballons

On verra ça avec ma liste des bonnes résolutions !

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Le cas Wes Anderson

Je ne suis pas cinéphile mais je me soigne ! J’ai souvent dit que j’avais un souci avec le cinéma : trop passif (contrairement à la lecture qui est une activité en soi ou la télé que je regardais toujours en faisant autre chose) d’où assoupissement régulier, scénarii cousus de fil blanc (défaut commun à la littérature romantique), acteurs que tu n’aimes pas toujours… Mais j’essaie de me soigner et grâce à des Youtubeurs formidables comme le Fossoyeur de films ou mon idole Karim Debbache (ce mec est un GÉNIE de l’écriture. En majuscule, oui)(je mets le lien vers sa chaîne Youtube et celle sur Dailymotion car sur cette dernière, y a Chroma et c’est génial), ma curiosité est titillée. Alors avec Victor, on s’est lancés dans un cycle Wes Anderson.

Wes_Andersson

Sur la théorie, Wes Anderson, c’est déjà un univers visuel fort avec des couleurs saturées,  ses travellings et ralentis. Ce sont aussi des ambiances surannées, des personnages évoluant dans des époques révolues, une esthétique rétro irrésistible. Et puis y a la famille, au sens propre comme au sens figuré, des pères absents ou peu impliqués, souvent. Des originaux aux vies ordinaires qui vivent des épopées extraordinaires, des moments drôles, d’autres touchants. Et Bill Murray. Des gens en parlent mieux que moi et s’y connaissent mieux que moi donc allez lire leur prose.

Wes anderson

Et mon avis alors ? J’adore. En top 3 : la vie aquatique (forcément pour une plongeuse), Mister Fox et the grand Budapest hôtel. Après, je ne suis pas sûre mais la famille Tenenbaum est limite celui qui m’a le moins convaincue même si, miracle, il n’a fait dire du bien de Gwyneth Paltrow que je trouve généralement fade et sans intérêt. Donc ça donne une idée du niveau du film que j’ai le moins aimé. Chaque visionnage nous a mis d’excellente humeur, un vrai délice et un tel sans faute, bordel, c’est suffisamment rare pour être célébré. J’aime les décors, pour commencer, les personnages qui se parlent en mouvement, se poursuivent parfois, souvent dans les escaliers, beaucoup d’escaliers…

Le bateau de la vie aquatique de Wes Anderson

Là, par exemple, c’est le décor de la vie aquatique, notez les différents niveaux et les escaliers

Mais surtout, ce que j’aime, ce sont les personnages frappadingues, originaux et foncièrement drôles. Dans les films, un truc que je déteste, ce sont les personnages qui agissent en dépit du bon sens. Genre si on prend le Dernier Pub avant la fin du monde (j’ai vraiment pas aimé ce film même si le twist de milieu de film m’a scotchée), le héros est complètement antipathique, ses ex amis n’ont aucune, et je dis bien aucune, raison de le suivre dans son délire et pourtant, ils le font. Dès ce moment là, je décroche, j’ai juste envie de lâcher un “bande de cons” et d’éteindre l’ordinateur pour passer à autre chose. Dans les Wes Anderson, les personnages n’ont pas toujours un comportement cohérent (pléonasme) mais leur grain de folie, finement distillé au début du récit, nous fait accepter ses décisions, même les plus connes.

A bord du Darjeeling Limited - Wes Anderson

Regarder un film de Wes Anderson, c’est rire. Attention, n’allez pas imaginer que c’est de la comédie grasse, non. Mais il y a une bonne humeur, une fuite en avant vers un avenir que l’on espère meilleur, une fuite qui serait in fine une solution au problème. On a toujours droit à une galerie de personnages hauts en couleur incarnés par des acteurs croisés ça et là dans les autres films. Ah oui, y a ça aussi chez Wes Anderson : reprenant régulièrement les même acteurs, on attend toujours l’apparition d’un Bill Murray, acteur principal ou personnage à la limite du figurant (A bord du Darjeeling limited), idem pour Owen Wilson (souvent en premier rôle mais très discret dans The Grand Budapest Hotel, par exemple). D’autres acteurs sont pris un peu à contre emploi et délivrent une performance étonnante : j’ai déjà parlé de Gwyneth Paltrow, je pense aussi à Bruce Willis dans Moonrise Kingdom, Jeff Goldlum ou Adrien Brody dans The Grand Budapest, Cate Blanchett sublime dans la vie aquatique…

La famille Tenenbaum de Wes Anderson

En fait, je crois que ce que j’aime le plus dans les Wes Anderson, c’est la sensation que les acteurs se sont éclatés. On a l’impression de retrouver à chaque fois une bande de pote, il y a parfois quelques petits nouveaux qui ne sont que de passage, parfois, on repère un visage discret croisé dans une autre histoire.

Le casting de Moonrise Kingdom

Bref, si vous ne connaissez pas et que vous avez quelques soirées à occuper, c’est de la bonne came. Si je peux donner un petit conseil : il semble que le Grand Budapest Hotel est un peu en dessous d’autres films. Nous, on l’a vu en 2e (après la vie aquatique) et on a vraiment adoré donc pour savourer tout le sel de ce film, mettez le en haut de la pile, ça vaut vraiment le coup.

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

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Invitons nos amis à la noce

Une fois que tu as fait le tour de la famille, attaquons la partie « amis » de la liste des invités. Tu crois que c’est la meilleure ? Tu te trompes.


Alors voyons voir, moi, je veux inviter mes copines « historiques », mes copines de plongée, quelques collègues (dont des anciens). Au bas mot, si on compte les +1, ça nous fait vite une trentaine de personnes. Note pour moi-même : penser à coller mes amies célibataires avec les potes de Jon, on diminuera la liste des invités.


Jon, de son côté, va en vouloir en inviter sans doute autant, le groupe amis va donc compter entre 60 et 80 âmes. Pouf. Ça fait un peu cher les potes. Et là, surgit la question : jusqu’à quel degré d’amitié invite-t-on les gens à un mariage. Je parle de la phase repas, bien entendu.


En un, les amis, les vrais, ce qui sont dans notre long list de témoins. On peut y ajouter ceux qui font partie de la liste « à appeler en cas d’urgence » mais ce sont grosso modo les mêmes. Ensuite, y a ceux qui nous ont invité à leur propre mariage et je dois leur rendre la politesse. De mon côté, ça va être vite vu, y a que Anne et Lena. Les autres mariages, c’étaient les amis de Guillaume 1er, je les ai pas vus depuis  8 ans et un des couples avait marqué « Corinne » sur mon carton de placement alors bon… De toute façon, je suis pas partisane de l’invite back pour les mariages. Déjà qu’on n’a pas le choix pour la famille…


Mais du coup, comment définir la limite entre les amis indispensables à notre repas de mariage, ceux qu’on ne voit qu’au vin d’honneur et ce qu’on ne verra pas le jour J. C’est là que revient en jeu la question du où : si je me marie pas sur Paris, est-il envisageable de faire venir les gens juste pour le vin d’honneur et de leur filer éventuellement l’adresse d’un bon resto local pour le reste de la soirée ? Ça va leur faire cher l’apéro…


Alors oui, c’est mon mariage et telle une Bridezilla, je choisis qui je veux et point. Enfin, du moins de mon côté. Parce que y a Jon aussi et même si je l’aime suffisamment pour lui souffler un « oui » plein d’émotion devant une foule extatique, même l’homme le plus parfait peut avoir dans son entourage un ami relou. Genre son meilleur ami d’enfance devenu un boulet 3 tonnes qui sort vannes vaseuses sur plaisanteries pas drôles où surnage misogynie et racisme. C’est pour rire dit-il. Oui mais à force d’avoir le rire facile sur les femmes casse-couilles qui feraient mieux de rester à la maison, les Arabes voleurs (et/ou terroristes), les Noirs feignants… Ça finit par raisonner étrangement… Vous savez, ce pote qui ne déclenche chez vous que faux sourires polis qui crispent la mâchoire, vous forcent à rester très concentrée pour ne pas lever les yeux au ciel dès qu’il sort une de ses fameuses blagues, le seul mec au monde qui vous pousse à espérer avoir l’appendicite pour échapper à une soirée avec lui… Jon, lui, il se rend pas compte, il le voit avec les yeux de cet amour amical qui excuse tout. Bon ben lui, obligé, il vient. Et vous vous demandez si vous pourrez faire une table 100% mâle hétéro (oui, en général, ce type de personnage rigole grassement en ponctuant ses phrases d’un distingué « ohé chu pas un pédé! ». Ce qui vous donne envie de répondre du tac au tac « vaut mieux être pédé que con! » mais Jon n’apprécierait pas…) et blancs… Histoire d’éviter tout incident diplomatique.


Bref plus la liste s’allonge et plus les gens que vous avez réellement envie de voir sont noyés sous les invités « politiquement correct ». Et au fait, tous ces gens là, on les loge où ?

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Like a Republican

Cette semaine, j’ai non seulement oublié d’envoyer la question love and sex à mes camarades (désoléeeeeee !) mais en plus, j’ai pas tellement regardé la télé vu que je suis sortie à peu près tous les soirs. Sauf mercredi où je me suis écroulée comme une merde à 21h30. Du coup, angoisse : de quoi parler dans cette rubrique télé. Ah mais oui, jeudi, j’ai vu les Experts. Parlons donc du républicanisme latent des séries télés américaines. Hop !

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Les séries américaines contiennent pour une très bonne part une sérieuse dose de puritanisme républicain. Par exemple, le sexe pour le sexe est rarement toléré. Regardez, dans les Experts, peu importe où ils sont, les infidélités finissent toujours en meurtre, toujours. Les pétasses en minijupe sont toujours soit égorgées, violées, défenestrées… La petite vertu ne paie pas. Et quand les héros de ce genre de série trompent leur légitime (ce qui est somme toute assez rare car ils s’aiment. D’ailleurs ils ne baisent pas, ils font l’amour, tout doucement, yeux dans les yeux…), ça finit toujours mal pour eux. D’ailleurs, ils sont perclus de remords, ils s’assoient sur le bord du lit de la maîtresse, se prennent la tête entre les mains, la capote encore collée à la queue, et lâchent un « Rah, non, c’est pas bien ce que j’ai fait. Si Julie savait… ». Le sexe, c’est mal sauf dans le cadre de l’amouuuuuuur et l’amour que tu ne croises qu’une fois dans ta vie. De la même façon, la famille est une source infinie de joie et quand on s’aime (amoureusement ou familialement parlant), on peut surmonter toutes les épreuves. Au moins.

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Autre élément troublant : la justice. La loi du talion est souvent appliquée mais attention, il y a une énorme subtilité. Un méchant qui applique la loi du talion, c’est mal. Mais si c’est un gentil, c’est bien et il faut être compréhensif. Par exemple, jeudi, juste avant les Experts, j’ai re (re re) vu un épisode de Medium où Angelica Huston tue une nana qui avait tué sa fille. Mais Angelica étant une gentille, on la plaint surtout qu’elle a elle-même appelé la police. Et c’est construit de telle façon, on nous a tellement agité l’amour filial dans cet épisode et l’ignominie de la méchante sociopathe que limite, on se dit « bah, elle va pas aller en prison, elle a eu raison d’agir ainsi, j’aurais fait pareil ». Hiiiiiiin ! (buzz de mauvaise réponse) Non, c’est mal, on ne tue pas les gens, même Dieu l’a dit. Pourtant, on a régulièrement droit à des épisodes où les policiers doivent arrêter le père de famille qui a tué l’enfoiré qui a violé (ou tué, voire les deux) sa progéniture et là, immanquablement, les héros de la série discutent entre eux de ce qu’il serait opportun de faire mais
comme dans toutes les séries, c’est toujours le sens du devoir professionnel qui l’emporte. Le père de famille va en prison et les docteurs d’Urgences soignent le vilain qui a tué une famille en conduisant bourré parce que « c’est notre travail, nous ne devons pas juger ». Par contre, quand le flic qui vient arrêter le méchant vient lui coller une balle dans le buffet car il a opposé une résistance et le tue, là, tout le monde est content, tout est bien qui finit bien.

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Bref, tout ceci est une jolie soupe de bons sentiments : honneur, dignité, devoir et tu couches pas avec des gens que tu n’aimes pas. Car l’amour nous sauve toujours de tout. Sauf quand l’acteur veut quitter la série mais ça, c’est un autre problème…

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Le réseau

Une piste intéressante pour le chômeur,c’est le réseau. Je dirais même que c’est la carte la plus intéressante dans le jeu de la recherche d’emploi. Regardez, vous, par exemple,
vous cherchez un nouveau médecin, dentiste, coiffeur ou ce que vous voulez, quel est votre premier réflexe ? Regarder dans votre entourage et demander à vos amis. Imaginons qu’un rédac chef cherche une pigiste et que je sois dans ses relations, il pensera à moi. Normalement.

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Parce que le réseau, c’est magique, c’est un peu la multiplication des petits pains : si on part du principe qu’une personne connaît au moins dix personnes, chacun de vos
contacts connaît lui-même dix personnes, chaque contact de vos contacts connaît au moins dix personnes… C’est exponentiel. Maintenant, sur viadeo, quand je cherche quelqu’un, il est toujours dans mon réseau éloigné mais ça me permet de le contacter en rebondissant de contact en contact, vu que je n’ai plus de crédit de mise en relation directe.

 

Aujourd’hui, il n’est plus besoin de vanter les qualités d’un réseau, tout le monde sait à quel point c’est important. Surtout dans des métiers de l’info et de la comm comme le
mien. Ainsi, certains y ont vu un filon et ont commencé à exploiter ça. Sur Internet, plusieurs sites vous proposent de vous constituer un réseau de façon gratuite ou payante. Je ne les connais pas tous, je cite les plus connus (enfin, ceux que j’ai déjà utilisé).

– Linked in mais l’interface m’a tellement déplue que je me suis contentée de remplir mon CV et basta. Je ne suis certes pas bilingue anglais/français mais quand même, je comprends pas mal et là, je l’ai pas trouvé intuitif du tout ce site, j’ai donc laissé tomber.

– Ziki qui permet de faire pas mal de choses. Perso, je m’en sers pour faire un miroir à mon ancien blog de chercheuse d’emploi (tué depuis, pas la peine de le chercher) puisque le
flux RSS est dessus, on peut aller sur mon CV, mon profil mybuzz et ma fiche viadeo.

– viadeo, donc. Je découvre ça et je m’amuse comme une petite folle, je linke les gens que je connais. 4 contacts, wouhou ! Vite, ça monte, je retrouve des anciens potes de
facs, je linke même des blogueurs chez qui je commente. Maintenant, va falloir que je linke les collègues. Seul défaut et de taille : viadeo est payant. Et vous payez d’un coup s’il vous
plaît. Du coup, je suis allée sur le forum suggestion gueuler un coup et j’ai gagné 6 mois gratuits. J’adore !

Donc le réseau, c’est important, la preuve. Si je m’en réfère à mon expérience personnelle, c’est mon réseau qui m’a permis indirectement d’avoir du travail, une amie qui m’a fait
suivre une annonce et voilà ! Mais surtout, le réseau permet de vous crédibiliser et assurer un bouche à oreilles favorable… Si vous avez fait les choses correctement. Par exemple, sur
viadeo, j’ai envoyé des invitation à mon tuteur de stage en presse rugby et à DRH choupinou mais ils ont pas répondu (bouh !). Non parce que j’aurais apprécié de me faire recommander. Si un mec arrive sur ma fiche et voit que mes derniers employeurs se portent garants pour moi, c’est quand même un sacré plus. « Nina, testée et approuvée par des gens qui l’ont payée ! ». Hum, ça fait un peu prostituée ce slogan, va falloir que je m’en trouve un autre. Mais l’idée, c’est ça.

Mais alors, comment se constituer un réseau ? Bon, premier cercle, la famille. Ma sœur travaille en marketing, un contact intéressant. Son ancienne coloc, une ancienne copine
à elle, je les connais, ça peut être intéressant. Tiens, mon cousin aussi est sur viadeo. Hop, je le rajoute. On n’est pas dans la même branche d’activité mais il a des contacts et ça peut
toujours me rapprocher de quelqu’un. C’est un peu ça, le jeu du réseau, on ne sait jamais qui, à l’arrivée, va nous aider. Je me souviens d’un camarade de classe qui voulait être journaliste sportif. Lors d’un rendez-vous chez le dentiste, il parla de ses visées professionnelles à ce dernier qui, what a miracle, connaissait un journaliste à l’Equipe ce qui permit à mon pote de faire un stage là-bas. Donc il vaut mieux réseauter large car on ne sait jamais qui connaît qui et qui va ouvrir la bonne porte au bon moment. Bref, il ne faut négliger personne même si, sur le coup, avoir dans son réseau un plombier ou un menuisier, ça vous paraît pas hyper pertinent pour trouver du boulot. Erreur ! Bon, je ne suis pas sûre qu’il y ait beaucoup de plombiers sur viadeo et co mais je pense par contre qu’un plombier a beaucoup de clients dans divers milieux…

Alors réseautez. In fine, c’est peut-être votre amoureux ou amoureuse de maternelle qui vous mettra en contact avec la personne qu’il fallait !

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Une femme et une femme

(Article sans lesbianisme, je vais parler de ma sœur alors les pervers, vous pouvez repartir. Les autres, vous pouvez rester !)

Samedi après-midi, deux femmes sont dans Paris, l’une châtain clair, l’autre, on sait pas trop parce qu’il faut que je refasse ma couleur et que je vire bizarrement au auburn avec des racines châtain clair. Elles se retrouvent dans une gare et se rendent dans un starbucks car la plus jeune d’entre elles a besoin de parler à l’aînée de ses questionnements professionnels. Je ne vous détaillerai pas parce que c’est sa vie. J’ai essayé de la conseiller comme j’ai pu même si mon domaine n’est pas le sien. C’est marrant la vie : y a moins d’un an, la situation était inverse. Puis on a shoppiné pour Noël. Le Printemps un samedi de Noël, c’est péché.

 

Bref, on a passé, de mon point de vue, une bonne après-midi. Et j’avoue que ça me fait super plaisir. Il faut savoir qu’enfant et ado, Alice et moi, on s’entendait pas très bien. On jouait très peu ensemble, j’étais playmobil, elle était Barbie. Ado, on ne fréquentait pas du tout les mêmes personnes. 2 ans et demi de différence, c’est un bon écart, sauf quand on est ado finalement. On était au même collège-lycée, on avait même les mêmes profs chaque année, ce qui fait que j’étais habituée à répondre à son prénom. Seule ma prof d’hist et géo grugeait en nous appelant toutes les deux « Mademoiselle Bartoldi ». Comme dans la phrase « Mademoiselle Bartoldi, vous vous dégradez ». Bon, ok, c’était dit sur le ton de la blague après que j’ai pris un fou rire toute seule à l’idée de la Californie qui se détache et qui coule. Je sais, ado, j’étais très grave. Bref, ado, elle était girlie, j’étais camouflée dans mes T-shirt XL. Elle était Beverly Hills, moi X-files… Enfin, pas grand-chose à voir. C’est marrant comme on a toujours été différentes, comme quoi, le moule et les gênes, ça fait pas tout non
plus.

Puis je suis partie de la maison pour la grand’ ville, pour mes études. Elle m’a suivi quelques années plus tard. Je ne sais pas trop quand le rapprochement s’est fait, en fait. Il y a eu Guillaume et Anthony, elle fut la première de la famille à savoir, j’ai été la première à le rencontrer. Puis des crises. Puis la rupture avec Anthony qui nous a pas mal rapprochées vu que je lui avais dit qu’elle pouvait m’appeler quand elle voulait, jusqu’à minuit. Du coup, elle l’a fait plusieurs fois. Quand j’ai rompu avec Guillaume et que je suis rentrée pleurer chez mes

parents, elle a voulu passer la soirée à la maison pour parler avec moi alors qu’elle avait un exam le lendemain. Evidemment, j’ai refusé, son exam avant tout, surtout que j’étais pas trop en état de parler. Bref, en grandissant, en devenant des femmes, on s’est rapprochées. Certes, on ne s’appelle pas tous les jours et on n’aborde pas toujours certains sujets intimes (parce que ma
sœur est vierge pour moi et elle le sera toujours, même quand elle aura des enfants. Comme mes parents, quoi). Mais au moindre problème, on s’appelle. Par exemple, quand nos parents nous ont appelé pour nous dire que notre grand-mère était à moitié morte, on a passé l’après-midi sur MSN à se parler puis la soirée ensemble. Parce que je ne voulais pas rester seule mais je ne voulais voir personne à part elle parce qu’on se comprenait.

 

Aujourd’hui, je suis plutôt contente de cette relation. Comme vous avez pu le remarquer, je suis assez famille et le temps où je m’entendais pas bien avec ma sœur m’empoisonnait la vie. Parce qu’autant du côté de ma mère, les 4 sœurs se voient souvent, autant du côté paternel, on peut pas dire que mon oncle et mon père se voient régulièrement. En fait, jamais en dehors des moments où ma grand-mère ne va pas bien. Ce qui s’est reproduit plusieurs fois cette année, certes, mais quand même. Et je préfère le modèle familial « on se voit pas tous les jours mais dès qu’on a besoin, on s’appelle » plutôt que le modèle « je t’appelle car y a un gros soucis ». Ma sœur a été un soutien important pour moi quand j’étais au chômage. Et ça, je ne l’oublierai jamais. J’essaie de lui rendre la pareille dès que je peux. Parce qu’une sœur heureuse fait aussi mon bonheur, c’est ma famille.

 

Il y a des jours où je suis nostalgique de l’enfance. Et d’autres où je me dis qu’être adulte, c’est pas si mal. Même si, ma sœur et moi, on jouait à la Nouvelle Star avant l’heure : on faisait chanter nos jouets sur la scène (le lit) sous les spotlight (une lampe de poche). Même si le matin de Noël, elle me rejoignait dans mon lit et on attendait impatiemment que ce soit l’heure de se lever parce qu’à deux, ça va plus vite. Quelques bons souvenirs entre autres.

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