Je suis au fait de l’actu et j’ai un avis sur tout

Etre blogueur, c’est souvent donner son avis. Sur tout et sur n’importe quoi, de façon passionnée et/ou éclairée. Bref, j’ai toujours aimé cette sensation de pouvoir partager mon opinion avec la foule (au moins) de mes lecteurs, d’avoir l’opportunité de mettre en mots mes pensées, essayer de leur donner forme et cohérence. Ce qui n’est pas toujours un succès et ce qui me permet de mesurer parfois ma confusion sur certains sujets. Pratique et moins cher qu’une thérapie.

therapie.jpg

Puis vint Twitter, principe de micro-blogging en 140 caractères. Et là, c’est pareil, on montre fièrement qu’on suit l’actu, on commente les séismes, les débats politiques, les révolutions arabes et même les cantonales. Tout ce concentré de citoyenneté pourrait presque m’émouvoir si je n’étais pas persuadée que la moitié de ceux qui commentent abondamment les résultats des cantonales ne sont même pas allés voter (faut vraiment que j’aille à la mairie leur dire que j’ai déménagé au passage). Mais sur Twitter, on aime dire qu’on suit
l’actualité en réécrivant les dépêches AFP, en se précipitant pour faire des (mauvais) jeux de mots sur ce qu’il se passe dans le monde, ressortir les mêmes vannes piqués aux uns et aux autres. Genre le “10/03/2011+11/09/2001=21/12/2012” que j’ai vu passer chez trois personnes différentes sans pour autant qu’il y ait une citation de source commune. Ou le fameux “uninstall des dictateurs” que vous pouvez trouver ici. Là, au moins, il est complet, Twitter s’intéresse peu à la Belgique qui est pourtant en passe de battre le record de la plus longue période sans gouvernement d’un pays. Hé oui mais je suppose que la Belgique, c’est pas hype. Alors que moi, perso, ça me fascine complètement car quand je faisais ma maîtrise sur le Québec, la Belgique était un bon exemple de fédéralisme réussi (avec la Suisse). Ben patatras. Bref. A noter que mettre l’Italie et la Belgique au milieu des dictatures, c’est discutable mais je ne suis pas à l’origine de ce document.

crise-belgique.jpg

Ce qui me fascine, c’est ce besoin de se donner l’air intelligent. En 140 caractères, c’est vrai que c’est un bien beau challenge. Pour ma part, je twitte plus pour clasher mes petits camarades sur le sujet vu que 140 caractères pour donner une opinion, je trouve ça bien court. Mais surtout, on sent bien l’ambiance café du commerce et je préfère m’abstenir de participer, une exposition de mes arguments en si peu de place dégénère forcément en incompréhension et raccourcis inutiles. Déjà que sur mon blog, je n’aborde pas certains sujets. Par exemple les révolutions arabes, je trouve ça super intéressant à suivre mais je n’ai pas grand chose à en  dire en soi, manque de recul. Non parce que sur Twitter, ça fait trois semaines qu’ils ont annoncé la chute de Khadafi et comme celui-ci s’accrochait à son trône comme une moule à son rocher, ça a lassé. Le web 2.0 veut bien sponsoriser les révolutions et les déclencher, à ce qu’il se
dit (pardon mais je crois qu’on se la raconte légèrement sur ce point) mais bon, 3 semaines, c’est trop long, on zappe. Surtout que depuis, y a eu un tsunami et c’est trop horrible quoi. D’ailleurs profitons-en pour donner notre avis sur le nucléaire vu qu’on en a forcément une et qu’à l’arrivée, c’est forcément la faute de Sarkozy (point Sarko) mais en 140 caractères, on peut pas expliquer, démerde-toi tout seul pour comprendre. Mais Twitter a un avis sur tout, c’est comme ça.

pr-rollin.jpg

J’avoue qu’au fond, ça me fait rire car ça ne fait pas illusion. Qui aurait regardé le débat avec Sarko s’il n’y avait pas eu de quoi se la raconter sur Twitter ? J’avoue ne même pas l’avoir regardé, les live-tweets m’ont toujours fatiguée, qu’il s’agisse d’X-factor, Qui veut épouser mon fils ou le débat avec Sarko. Parce que débattre et critiquer en 140 caractères, c’est frustrant. Refaire le monde en si peu de place, c’est carrément déprimant. Mais faut bien choisir son vernis. Et le vernis de celui qui suit l’actu et la commente est très en
vogue, manifestement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le questionnaire Libé du cinéma

Zem, le cinéaste qui ne doit pas m’aimer beaucoup (pour preuve, il m’a fait poireauter 15 mn dans un froid sibérien vendredi) m’a taguée sur un questionnaire ciné. Super, moi qui ne suis pas du tout cinéphile, on va pas pleurer.


Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Terminator 2 au cinéma. Le film était interdit au moins de 12 ans, ça s’est joué à quelques mois près, je me souviens. J’avais QUASIMENT 12 ans mais mes parents n’ont rien voulu savoir. Pourtant, j’avais vu le 1 et pas mal de films d’horreur avec mes cousins avant. J’ai eu très peur de Simetierre, par exemple.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

Heu… Ca dépend des périodes, je dirais. Là, de suite, me vient en tête la fin de Star wars épisode 3, quand Anakin se fait couper les membres par Obiwan puis commence à brûler et devient Dark Vador. Je sais pas pourquoi celle là me vient en tête en premier

Vous dirigez un remake : lequel ?

Le Mépris, peut-être ou la trilogie Matrix, tiens. Parce que l’idée de base est top mais le résultat… Ou ExiStenZ (je ne sais pas placer les majuscules) car idem, idée top mais l’actrice principale me sortait par les yeux.

Le film que vous avez le plus vu ?

Sans doute la cité de la peur, même pas forcément volontairement mais ce film est tellement multidiffusé…  Et le pire, c’est que ça me fait toujours rire. Mais je re-regarde rarement des films.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Je suis globalement très bon public mais au cinéma beaucoup moins. Je déteste les gags 3 tonnes hyper prévisibles ou il faut que je sois très fatiguée pour rigoler. Des films comme Scary Movie et co, c’est juste quand je suis épuisée et que je peux me rouler par terre de rire sur une blague de Paf le chien. Sinon, je suis assez fan de l’humour un peu surréaliste et des bons jeux de mots.

Votre vie devient un biopic…

Ils ont intérêt à bien choisir l’actrice qui me jouera ! S’ils prennent une nana de seconde zone, ça voudra dire que ma vie est cheap.

Le cinéaste absolu ?

Je suis nulle en cinéma, je ne connais que très peu de réalisateurs donc on va dire David Lynch pour Mullholland Drive (paie ton originalité)

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Les téléfilms allemands qui passaient tard sur m6 à une époque, ça compte ou pas ? Je suis très forte en téléfilm, j’ai tout appris pendant mon chômage.

Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

La cité de la peur, les bronzés font du ski, le père noël est une ordure (version pièce de théâtre), les classiques en somme.

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Heu… George Clooney parce qu’on a la fois faire l’ado attardé et se préoccuper des enfants du Darfour. Au moins que la célébrité serve à quelque chose

Et l’actrice ?

Kate Winslet comme ça, j’ai un mari qui me fait un bon petit film et je gagne un oscar. C’est assez sympa le travail en famille même si faire semblant de se mélanger avec Leo Di Caprio devant mon légitime, ça doit être assez étrange

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

Capitalism : a love story de Michael Moore vendredi soir avec Zem, justement. Ce n’est pas vraiment un film mais c’est le dernier que je suis allée voir au cinéma. C’est difficile à définir, c’était bien, oui, mais c’est un film qui mérite réflexion, qui soulève des questions. Même si on peut reprocher à Moore de tomber parfois dans la facilité, y a quand même des choses qui font un peu réfléchir.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Les livres que j’adore peuvent tous être adaptés, il me semble, reste à voir s’il est possible de bien l’adapter ou non. On va dire « Moi et lui » de Moravia, l’histoire d’un homme obnubilé et guidé par son gros pénis, difficile de le montrer  à l’écran.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

La facilité. Je déteste deviner ce qu’il va se passer avant que cela se passe, j’ai besoin d’être surprise. Je déteste les scénarii bâclés ou inexistants, les films qui ne servent qu’à montrer des tas d’effets spéciaux mais qui ne contient aucune histoire. Bref, si pendant la projection, je ne suis pas surprise, le film va aller direct dans ma liste navets.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

« Le prix du billet m’a tuer ». Ben ouais, je ne vais pas suffisamment au ciné pour prendre une carte d’abonnement et à 10 € la séance… Ben non.

Voilà, je suis censée faire suivre ce questionnaire, j’ai un peu envie de le céder à Vicky qui se fout présentement de moi sur MSN à cause justement de ma difficulté à répondre à ce questionnaire. Ca lui apprendra.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tu m’écoutes ? Non j’t’audite…

Par Lucas

Sujet : Dans une étude argumentée et construite, vous analyserez l’annonce d’emploi  suivante reçue sur la boite mail de votre école de commerce…

 

Titre : Futurs diplômés, rejoignez CSP Plus Plus, l’un des leaders mondiaux du conseil.

 

Un début qui donne le ton : une accroche musclée grâce à un déséquilibre travaillé. Une incantation mise en apposition (« Futurs Diplômés« ) qui nous fait chuter vers l’inconnu en trébuchant sur la virgule. Heureusement, voila la proposition relative « rejoignez CSP Plus Plus » qui nous offre un parachute doré (36K€) et nous fait retomber sur nos pattes. CSP Plus Plus nous offre donc une proposition à forte valeur trouducutoire  ajoutée grâce à un pluriel sibyllin : « leaders mondiaux du conseil« . Il convient de dénoncer cette incohérence odieuse et cette malhonnêteté intellectuelle. Par définition, « le leader » est unique. Il  assurer un leadership donne une direction au travers d’une image
de chef.  En outre, l’incohérence totale saute immediatement aux yeux du passant honnête : comment un jeune diplômé fraichement émoulu de son école et qui n’a que deux trois expériences à son actif, comment donc ce jeune là peut-il être de bon conseil ? Parce qu’il est intelligent ? Parce qu’il a fait Sup de Co Reims et qu’il a donc un niveau intellectuel nécessairement supérieur
à un mec qui a fait Sup de Co Vesoul ?

Dès son introduction, notre interlocuteur se pose donc en faux et démontre à quel point son boulot est insignifiant. « Mais tu comprends l’audit ça fait joli sur un CV alors je pense que je vais postuler quand mê… »

Aujourd’hui, vous le savez, les technologies de l’information se placent au cœur des enjeux stratégiques de l’entreprise, en transformant leurs activités et en accélérant leur développement.

L’auteur commence son propos d’un « Aujourd’hui » introductif afin de nous rappeler qu’il est un homme du présent, de l’action, de l’efficacité. Il recherche notre confiance en flattant notre égo d’un « vous le savez » car si on a fait Reims c’est automatiquement qu’on a une culture économique de ouf gueudin et qu’on sait tout sur tout. Il évoque les sibyllines « technologies de l’information« , un fourre-tout facile qui nous parle mais sans idées précises. C’est là un phénomène recherché, un flou artistique. L’auteur continue son propos pour mieux nous rassurer avec la tendresse du cœur… et les questions « stratégiques« . La stratégie : que voila un sujet passionnant pour le futur cadre, homme de responsabilités. Ainsi remis sur un terrain de confiance, nous pouvons être flatté dans le sens du poil avec les promesses d’un quotidien aussi intense qu’haletant. Ce n’est pas pour rien que l’auteur choisit les mots « activité » et « développement » et surtout les verbes « accélérer » et « transformer« . Enfin de l’action, que diable !

 Les consultants sont donc devenus indispensables. Mais les compétences sont rares et les besoins aujourd’hui bien supérieurs aux ressources disponibles.

Le lien logique avec le paragraphe précédent (« sont donc devenus« ) est aussi sibyllin qu’évanescent. Avec cette phrase qui se veut modestement dithyrambique, l’auteur fait une belle figure de style : une raffarinade. En outre, il tente de déguiser son angoisse. Celle de ne pas réussir à trouver des troupes, des jeunes à envoyer la fleur au fusil et le tableur Excel à la main chez le client. Il évoque des compétences mais ne développe pas dessus. Il reste évasif pour mieux attirer le chaland. Il sait bien que le turn over en audit est très fort du fait de la vacuité du boulot. Saluons donc son effort consistant à rendre son taff attractif en créant un phénomène d’attente.

Les stages de fin d’études chez CSP Plus Plus ? Transformés à 80 % en CDI ! Pour vous former aux métiers du conseil et construire votre avenir, CSP Plus Plus vous propose des stages de fin d’études au cœur des grands projets de nos clients, au sein de nos équipes Conseil & Solutions. A la clé pour 80 % des 200 stagiaires recrutés cette année ? Un CDI !

Avec cette affirmation qui se veut paternaliste, enjouée et qui déguise une jubilation intérieure, le recruteur travaille en cohérence avec ces compagnons DRH d’autres boites. Il cherche à donner une légitimité au stage de fin d’études qui est un concept répugnant. Ce stage n’est en fait rien d’autre qu’une première expérience avec, pour le stagiaire, les mêmes impératifs de réussite, les mêmes pressions pour les rendus, la même expérience glanée. Tout ça pour un salaire ridiculement bas et encore t’as de la chance nous on les paye les stagiaires (ramené au nombre d’heures travaillées, on est en juste au dessus du SMIC malgache). Heureusement qu’on va apprendre plein de trucs et qu’on aura le label « j’ai fait de l’audit » pour compenser. Ouhai
heureusement)

Un Master à Paris Dauphine pour devenir un expert ERP !
Vous êtes attiré par le métier de consultant ERP mais souhaitez perfectionner votre formation ? CSP Plus Plus vous invite à vous inscrire à la prochaine promotion de son Master Consulting & Systemes d’infos à l’Université de Paris XV Odéon Plage : un cursus d’un an en apprentissage, qui vous garantit une formation ciblée et un emploi de consultant ERP à la sortie. Les inscriptions seront ouvertes en mars 2008.

Enfin un point positif dans cet amalgame de suffisance et de non dits scabreux : une formation pour affiner les enseignements de Sup de Co. Pour autant, le propos est ici sibyllin et maquillé à grand renfort d’un vocabulaire à la con (« expert », « consulting »,) et de points d’exclamation hypocrites : toi aussi deviens un expert de l’expertise !

Là encore, on ne le dit pas les choses explicitement…

Le consulting est un art : celui d’observer pour déduire, de regarder pour mieux faire évoluer, d’écouter pour mieux proposer, d’observer la réalité pour la sublimer…
Rendons grâce à cette démarche : c’est bien la seule chose à retenir de cette annonce.

Néanmoins…
Vous connaissez le proverbe « Qui veut la fin veut les moyens« …  

 

Le consulting c’est exactement le contraire et on pourrait en faire une devise pour cette activité. Etant donné qu’avoir un « objectif » c’est ne pas tomber dans la « médiocrité », je me décharge de toute responsabilité quand aux jeux de mots et aux sens qu’on pourrait donner aux mots « fin » et « moyen »…

Consulting : quand le moyen devient une fin…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Votez Nina !

Par Lucas

Chère lectrices, chers lecteurs,

Les 10 et 17 juin prochains, vous déciderez, à l’occasion des élections législatives, de la représentation à l’Assemblée Nationale pour les 5 années à venir. L’enjeu est important (va,tout s’en va, lalala. Leo Ferret, sors de ce blog.).

Candidats au nom du Parti des Vingtenaires sur le XXIIeme arrondissement de Paris, nous voulons être représentants d’une société plus juste et plus équilibrée car comme le dit Francis Cabrel :
« C’est juste une question d’équilibre ».
Une démocratie ne peut fonctionner correctement si l’ensemble des leviers (l’dire à ta mère) est détenu par une majorité cacochyme et valétudinaire  Une opposition forte et jeune est donc nécessaire. Nous, on s’y colle, à la cool.

Nous voulons contribuer à l’instauration d’une societé dans laquelle chacun puisse trouver sa place et son alter ego

Nous défendons une réelle mixité sexuelle, un accès aux capotes facilité, l’amélioration du pouvoir d’achat des jeunes, l’emploi motivant pour tous. Rigolade et allégresse seront garanties à chacun, sans discriminations. La prise en compte de la bêtise des videurs qui ouvrent les portes quand on arrive avec une bombasse et ferment celles-ci quand on est avec un cageot sera notre leimotiv. Sauvons les cageots ! Le cageot a des droits !

A une société du rejet, nous opposons notre confiance envers les internautes, la jeunesse, l’avenir et les joueurs de pipeau. Nous ferons le pari de l’éducation sexuelle et de la légalisation des jeux de mots à deux balles.

Homme et femme de terrain, élus locaux proches de vous et à l’écoute de vos préocccupations, nous agirons au quotidien pour l’intérêt des e-lecteurs (tiens, un jeu de mot à deux balles)  de notre blog et donc la défense de votre lecture post labeur. Ensemble nous somme prêt pour un véritable changement ( naaan c’est pas du pipeau)

Avec votre soutien, nous voulons promouvoir un projet humaniste et ambitieux pour une France jeune et solidaire (et rigolote)
Votez Nina !

Nina Bartoldi, Lucas d’Amore

Nina Bartoldi,
27 ans,
Double Maîtrise : histoire contemporaine et sciences
politiques, Master professionnel de journalisme à l’IEP de Toulouse (NotedeLucas : ça déchire une double maitrise ! C’est comme ScPo Toulouse ! Sur un CV,ce sont deux  trucs qui tapent ! La classe Nina, tu m’avais caché ça !!)
Pigiste bénévole tout partout, rédac chef des vingtenaires, blogueuse méga célèbre (au moins), interviewée par Technikart, ex d’un splendide brun (mais lequel??)

Lucas d’Amore :
27 ans
Maitrise Droit des Affaires, Sup de Co Reims
Délégué de classe en 3eme et 2de
Ex-vendeur golf chez Decath, ex-participant à la Conference Berryer,
ex-trésorier d’assoce, ex-journaliste au 18-25, ex d’une belle blonde.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Eco-logique

C’est dimanche alors j’ai droit de faire des jeux de mots complètement foireux même si le sujet est un peu sérieux. Parce que, mine de rien, l’écologie est à la mode en ce moment. Y a qu’à regarder les pubs, on ne voit qu’éolienne et nature, on nous explique que telle voiture est plus écologique qu’une autre et puis tout ça. Or la pub étant (censée ?) nous donner une bonne indication des préoccupations de la société, l’écologie est à la mode. D’ailleurs, nos politicards déjà partis en campagne (présidentielle, pas au vert !) ne cessent de nous en parler. Ben moi aussi, na !
 
Comme je suis une fille très culturée, mardi soir, j’ai regardé le documentaire sur la 2 de Yann Arthus-Bertrand qui était franchement intéressant. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer ce que les Guignols lui reprochent, je l’en remercierai. Sans doute Bruno Gaccio avait sollicité un stage auprès du photographe dans sa jeunesse et celui-ci a refusé. Bref, ce documentaire avait pour but en gros de montrer à quel point la cohabitation entre l’homme et la faune était compliqué et que l’équilibre est facilement rompu. Or, une espèce animale qui disparaît, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. Ceci étant, le reportage n’avait pas pour but de fustiger les comportements humains car comme dit Yann lui-même : « Il est difficile de juger ces populations pauvres qui survivent comme elles peuvent ». Bref, on a échappé au discours manichéen parfois gonflant. En plus, on a vu des loutres et moi, j’adore les loutres, surtout qu’il y en avait une qui avait été élevée par une biologiste qui était toute maladroite !
 
Il est vrai que l’écologie, ça me préoccupe, même si je vote pas vert. Sans doute parce que le parti du même nom m’horripile et que la démagogie de M. Mamère m’énerve. Je ne sais jamais s’il fait les choses par conviction politique ou par une espèce de frénésie médiatique mais là n’est pas le sujet. Vendredi, Tatiana m’a parlé du site « changer d’ère » qui présente l’expo du même nom à la Villette que j’ai pas vue (même si je suis allée à la Villette samedi avec Gaugau mais on est allé voir d’autres expos). Sur le site, il y a un questionnaire pour voir combien de planètes j’utilise par an pour mes besoins : 2,3 ! Je suis sous la moyenne française (3) et loin de la moyenne américaine (7 !). Ca fait peur ! Pourtant, je trie mes ordures, je n’ai pas de voiture, je me chauffe au gaz, je prends une douche pour me laver et pas un bain (de toute façon, je trouve pas ça très propre de se laver dans une eau dans laquelle on a macéré).
Mais je ne peux pas acheter des produits au format familial pour moi toute seule ! Bref, être écolo, ça coûte parfois cher. Moi, je veux bien me chauffer au solaire mais j’ai pas vraiment une maison… Donc bon, je fais des efforts à mon petit niveau mais c’est vrai que, des fois, je trouve la culpabilisation un peu facile. Par exemple, je vis en banlieue proche donc pour me déplacer, je peux prendre les transports en commun, pas de soucis. Mais quand on vit dans une petite ville, rien n’est moins simple. Dans ma ville natale, les bus passaient toutes les demi-heures de 7h30 à 20h et pas mal de quartiers ne sont pas desservis. Evidemment, il y a les vélos voire les scooters mais bon, faire du vélo en ville, faut oser ! A Toulouse, je n’habitais pas sur une ligne de métro et le service de bus n’est pas toujours très efficace. Et prendre le vélo en ville est limite suicidaire ! Heureusement que j’avais de bons pieds. Honnêtement, je ne
supporte pas les gens qui prennent leur voiture pour un rien. Par exemple, Rachel, quand elle a emménagé à Bordeaux, m’expliquait qu’elle n’avait qu’un pont à traverser pour aller bosser mais elle prenait la voiture « parce que tu comprends, 15 mn à pied dans le froid… ». Et que dire des 4×4 en ville ! Alors ça, ça me gonfle par contre. Surtout que ça fait chier tout le monde. La semaine dernière, je suis allée acheter du pain (en voiture mais pas le choix). Je me rassois dans ma voiture et là, une bonne femme en 4×4 se gare à côté de moi. Bon ben je voyais plus rien et j’ai fait une marche arrière un peu à l’aveuglette. C’est sûr, un 4×4 en ville, c’est teeeeeeeeellement indispensable. 
Pour le tri des déchets, c’est pareil. Dans mon immeuble, j’ai toutes les poubelles qu’il me faut donc aucun souci. Mais toutes les municipalités n’ont pas forcément une politique sur le sujet.
 
Mais bon, je pense que l’écologie, chacun doit essayer de faire des efforts à son petit niveau. Evidemment que nous n’avons pas tous les moyens d’être parfaitement écologistes mais c’est vrai que marcher au lieu de prendre sa voiture pour faire 500 mètres en voiture n’est pas un mal. Trier ses déchets ne coûte rien en terme de temps. Par ailleurs, acheter des ampoules basse
tension, ça fait peut-être plus cher à l’achat mais à l’arrivée, vu que ça dure beaucoup plus longtemps, l’économie est certaine. Après, je pense que chaque Etat doit également s’engager à faire des efforts car pour pas mal de trucs, même si je fais plein d’efforts, je ne pourrai rien faire. Ce n’est pas moi qui pollue les rivières avec du nitrate, je ne peux rien pour les rejets de carbone dans l’atmosphère, etc. Je ne comprends pas comment, aujourd’hui, on peut laisser des pays ne pas signer le protocole de Kyoto comme les Etats-Unis. D’ailleurs, le Canada envisage également de se dédire de ce protocole. Après tout, si tout le monde ne joue pas avec les mêmes règles, on peut comprendre que les pays n’aient pas envie de s’encombrer avec ça. Pourtant, il me semble que si on demande aux citoyens de faire des efforts, il faudrait que les pays, qui polluent à grande échelle, en fassent autant ! Utopiste ? Oui, sans doute. Mais bon, faudrait peut-être voir à se bouger les fesses car nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables.  
 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tricotis, tricota

J’ai une nouvelle passion dans la vie. Oui, je suis une fille qui adore s’occuper les mains (sans mauvais jeu de mots) donc après les crocodiles en perles au primaire, les bracelets brésiliens au collège et lycée, les bijoux en perles en fac et maintenant, j’ajoute le tricot. Non, ce n’est pas pour canaliser mon énergie sexuelle comme dans Grey’s Anatomy. Moi, mon énergie sexuelle, je préfère l’évacuer avec des hommes quand je peux, c’est beaucoup plus sympa. On se moque pas, comme dirait Lil, c’est « trenshouille », toutes les filles à New York le font alors pourquoi pas moi ?
 
Il y a deux ans, j’avais acheté le manuel, il y a 10 jours, je m’y suis mise. J’ai acheté la laine, piqué les aiguilles taille 3,5 à ma maman, j’ai posé mon petit cul sur le canapé et j’ai ouvert mon manuel. Un : le nœud coulant. Okayyyy, j’ai compris. Je fais mon nœud. Etape 2, le montage. Bon, le livre donne trois méthodes. La première, je comprends pas. La deuxième… heu… La troisième ? Bon, ok, je sors ma botte secrète : « maman, je comprends pas ! ». Hé oui, avant de commencer, je m’étais munie d’une maman connaissant le tricot. Bon, elle me fait quelques mailles et je finis. Ouais, j’y arrive ! Bon, maintenant, apprenons le point à l’endroit. Je comprends rien sur le livre. « Mamaaaaaaaaaaaan ! ». Bon, elle me montre et décide de m’apprendre le point à l’envers dans la foulée histoire de finir la ligne proprement. Sauf que moi, le point à l’envers, j’ai beau faire, je comprends pas. Moins je comprends, plus je rigole. Du coup, ça donne de la patience à ma mère parce que, ça, c’est de famille, on n’en a jamais beaucoup à la base.
 
Bon, je tricote, tricote, mon échantillon s’allonge… Et s’évase. Sur le coup, je me dis que c’est normal, c’est parce que les mailles sont étalées sur l’aiguilles mais une fois les mailles lâchées, ça va faire un carré. Heu… Non, ça reste un trapèze. « Maman, c’est normal ? » Ok, vu comme elle se marre, ça l’est pas. Bon, je laisse vite tomber cet échantillon et au vu du résultat, je me dis que je pourrai en faire une jupe pour Barbie clocharde.
 
Deuxième tentative, ça va mieux, j’ai abandonné le point à l’envers vu que j’ai pas capté, j’avance, j’avance, je fais presque plus d’erreurs, héhé. Mais ce deuxième essai a été arrêté précocement à l’insu de mon plein gré. Un matin, je me lève, je descends et en ouvrant les volets, je vois de la laine par terre. Oups ! il semblerait que Kenya et la chatonne de ma mère se soient éclatées. Bon, y en a dans le salon, la salle à manger, autour des chaises… Oh le bordel ! Je ramasse et là, je constate que mon fil est cassé peu après ma dernière maille. Bon, fin de l’échantillon 2, j’entame le 3ème. Pour le moment, il ne lui ai rien arrivé, croisons les doigts !
 
Bon, vous allez me dire, ça sert à quoi ? Franchement à rien pour le moment. Un pull, c’est super long à faire et j’ai pas le niveau, loin de là, j’ai pas de bébé à vêtir, je ne compte pas habiller Kenya (non mais et puis quoi encore !). Ca sert juste à m’occuper quand je regarde la télé parce que je déteste regarder la télé sans rien faire d’autre ou ça m’occupe les doigts pendant que je rêvasse. Bref, les travaux manuels, j’adore !
Rendez-vous sur Hellocoton !

Génération Tanguy

Mardi 20h50, j’abandonne tout et pose mes fesses devant la télé. Au menu, « Tanguy », du génial Etienne Chatilliez. Faut avouer que j’adore ce réalisateur, il est superbement cynique (sauf que lui, on ne le traite jamais d’aigri, alors que moi…). Pour ceux qui n’ont pas vu le film, très rapide résumé : Tanguy, 28 ans, vit toujours chez ses parents et ceux-ci essaient de s’en débarrasser. Forcément, avec Gauthier, ça nous inspire. Moi, je me pose une question : sommes-nous la génération Tanguy?
 
17 ans, un matin d’hiver, mon cul est lourdement posé sur ma chaise, mon corps avachi sur mon bureau, je griffonne sur la table parce qu’il n’y a
plus de place dans la marge (c’est très mal de dégrader le matériel que m’a prêté l’école, ne fais pas comme moi, lecteur), je soupire : j’ai pas envie d’avoir mon bac. Parce qu’avoir mon bac, c’est partir de chez moi, c’est vivre SEULE, c’est devenir un peu responsable. Non, moi, je veux rester chez papa-maman, avec quelqu’un qui me conduit en voiture quand j’en ai besoin, qui me
lave mon linge, me fait la bouffe (mais me range plus la chambre, faut pas déconner). Je commence à évoquer prudemment la question avec mes parents : je peux très bien faire l’aller-retour entre la fac et leur maison, ça leur fera des économies : « Non, après, tu seras fatiguée, le soir, et tu seras chiante ! ». Moi aussi, je vous aime.
 
18 ans, un soir d’automne, je passe la première soirée dans mon appart, seule… Je mange je sais plus quoi devant la télé, je passe la soirée à m’épiler devant Urgences. Je déteste vivre seule, surtout que j’ai pas de téléphone (ni fixe, ni portable, à l’époque), pas d’Internet, je suis coupée du monde, de ma maman…L’indépendance, y a pas à dire, ça pue. Puis j’ai découvert que vivre seule, c’est manger ce que je veux (ça, c’est pas forcément le bon point, d’un autre côté), c’est sortir si on veut, c’est passer la nuit au tel avec mon mec parisien à discuter et même plus (et sécher le cours le lendemain matin parce que je pouvais pas être à la fac à 8h30 après une folle nuit d’amour téléphonique), c’est écouter ma musique et chanter à tue-tête, c’est avoir un chat, c’est dormir avec son mec et faire plein de cochonneries dans toutes les pièces de mon appart (ok, dans un studio, c’est vite vu, mais bon…). Bref, vivre sans papa-maman, on apprend mais c’est quand même pas mal aussi.
 
Avec Gauthier, après le film, on s’est imaginés repartir vivre chez nos parents DEFINITIVEMENT. Lecteur, je pense que tu t’es rendu compte que j’aimais beaucoup mes parents, que j’aime rentrer et les voir, me faire dorloter par maman, écouter les jeux de mots de mon papa (récemment, il a appris le mot sudoku, ça l’amuse énormément genre : « tête au nord, sudoku », « aux toilettes, c’est normal que tu joues au sudoku »…), j’aime quand on se retrouve tous à table : papa, maman, Alice, Johann, Anthony, parfois la copine de Yohann (mais il en change souvent), moi, on s’échange nos vieux souvenirs, on rit, c’est merveilleux. Mais vivre chez eux, non. L’été 2004, j’ai vécu chez eux pendant trois mois, je travaillais dans ma ville natale. Un peu avant la fin des vacances, mes parents m’ont abandonnée une semaine et je revivais : enfin la solitude, enfin le calme, enfin pas de débats politiques à table, ouf ! Car mes parents, je les aime mais je peux plus vivre avec eux.
 
Mais si je ne vis plus chez eux, je dépends toujours d’eux et quelque part, ça me rend malade. J’ai 25 ans, presque 26, comment se fait-ce que je sois pas encore indépendante ? Mes parents ont les moyens de m’entretenir, encore, mais ça me gêne. Le mois dernier, en pleine crise, j’ai dit à Gauthier : « j’en ai marre de
coûter du fric à mes parents, je rentre à la maison !
– Mais Nina, t’es conne ou quoi ? Tu as la chance d’avoir tes parents qui peuvent t’aider, ne fous pas tout en l’air. S’il ne peuvent plus t’assumer, ils te le diront. »
Certes mais moi, j’ai envie que les sous que je dépense soient les miens. Cette année, déjà, j’ai eu 25 ans, je vis à Paris et je découvre les joies de l’administration : assedic, ANPE, mon père m’a annoncé que je n’étais plus sur sa mutuelle (merci de me le dire, heureusement que je vais jamais chez le docteur). Maintenant, mes parents sont loin et je dois gérer tout un tas de trucs et franchement, ça ne me plaît pas du tout. Plus jeune, je pensais à la vie « adulte » et je me demandais comment on pouvait gérer. Bon, pour l’argent, maintenant, je sais (enfin, euh…), j’ai appris, mais comment on fait sa déclaration d’impôts ? A qui on s’adresse ? On l’envoie où ? Je prends quoi comme mutuelle ? Je m’assure où et pour quoi ? Mais Seigneur, que c’est chiant ! Heureusement, mes parents peuvent m’aider parce qu’à l’école, on n’apprend pas ce genre de choses.
 
Sommes-nous la génération Tanguy ? Techniquement, on fait des études plus longues que nos parents. A 21 ans, ma mère avait une profession et un
salaire, elle était infirmière… Maintenant, combien de jeunes filles ont ce métier à cet âge-là ? Honnêtement, je n’en sais rien mais pas tant que ça, le temps qu’elle fasse leur prépa, qu’elles passent (et aient) leur concours puis l’école infirmière… Bon voilà. Si j’avais suivi le chemin que je m’étais fixée, j’aurais été diplômée à 23 ans, avec ou sans emploi à la clé. Bien sûr, dès le départ, j’ai choisi des études littéraires donc longues mais j’ai pu aller jusqu’au bout de mes rêves, grâce à mes parents. J’en connais qui m’auraient prié de faire un BTS compta et de pas faire chier mon monde avec mes bac+4 et bac+5 qui ne servent à rien. Mais aujourd’hui, la plupart des métiers réclament des études longues : si on peut quitter le nid assez tôt, on a du mal à se défaire de la dépendance financière.
 
Parce qu’au fond, être dépendant de ses parents, c’est quand même confortable. Dans Tanguy, certes très caricatural, mais quand même, le jeune homme
a un peu la vie dont on rêverait tous : on fait ce qu’on veut sans être responsable de rien. Je n’ai pas d’horaires, je ramène mes conquêtes at home, mais ce n’est pas moi qui gère la bouffe, qui fait la lessive ou le ménage etc. J’avoue que le week-end dernier, j’ai apprécié de ne pas avoir à me soucier du repas, de pouvoir dormir le matin parce que mon père a donné à manger
à Kenya en se levant, j’ai même pas à changer la caisse vu qu’elle fait ses besoins dehors. Bon, évidemment, je peux pas dormir jusqu’à 14h du matin, je dois respecter certaines horaires, mettre un peu la main à la pâte car mon père rentre du boulot et qu’il doit manger vite avant de repartir mais ce sont quand même les vacances.
 
Vraiment, quand je compare ma vie avec celles de mes parents, j’ai parfois la sensation que notre génération s’est infantilisée. Dans mon entourage,
Anne et Lucie sont entrées l’an dernier dans la vie active à presque 24 ans et c’étaient les premières du groupe. Guillaume 1er est toujours dépendant de ses parents à près de 30 ans… Dans ma promo, ils ont tous repris leurs études. On ne s’en sort pas ! Bien sûr, les études, c’est génial, c’est facile : partiels à telle date, on passe au niveau supérieur ou on redouble, on lit (ou pas) les livres de la bibliographie… Tout est pré mâché, même si on découvre les joies de l’administration. Par exemple, en licence, le mec qui m’a fait mon emploi du temps a fait n’importe quoi et je me suis retrouvé avec 3 cours en même temps ! Pas deux, trois ! Ben j’ai eu mon année du premier coup, na ! Mais globalement, les soucis de fac ne sont que des piqûres de moustique comparé à la « vraie vie », si j’ose dire. Arrive à un moment où il faut sauter le pas. Je l’ai fait et franchement, j’aimerais parfois retourner en arrière retrouver ma gentille vie d’étudiante. Mais j’avance, je ne retournerai pas à la fac (ou plus tard, quand mes parents ne seront plus contraints à me donner de l’argent).
 
Est-ce le mal de notre génération de quitter aussi tard le nid familial ? Je ne sais pas mais si la logique de l’enfant roi très en vogue actuellement se poursuit, je pense que mes gosses ne quitteront pas mon giron avant leur trente ans…
Rendez-vous sur Hellocoton !

Bi l’an

Chaque année, nous voici face à un terrible moment, en ce mois de décembre : le bilan de l’année. Personnellement, j’en fais toujours deux par an (d’où le titre, je suis en forme pour les jeux de mots à la con, en ce moment) : un en juin, lors des vacances et un en décembre, à la fin de l’année. Mes rêves pour 2005 se sont-ils réalisés ? Heu…
 
La santé
Rien de particulier à signaler, j’ai toujours mon appendice et mes amygdales, je ne me suis pas encore reproduite. Aucune maladie particulière ne s’est manifestée, si ce n’est mon mal de cou chronique en été qui me bloque. Sinon, je suis toujours en parfait état de marche, merci.
 
Les études
Terminées, donc, le point positif de l’année, je pense. J’ai plutôt bien réussi cette année de master, je suis assez contente du résultat si ce n’est que le directeur de master semble avoir une dent contre moi : il m’a foutu un 2,5/10 qui ne me semble pas justifié (si ce n’est par le fait que nous sommes en désaccord sur le sujet) et un 13 au rapport de stage là où les autres ont eu entre 16 et 19… Et une mention bien qui s’envole, du coup. Peu importe, comme m’a dit mon tuteur de stage, la mention, les employeurs s’en foutent. Moi moins mais je me console en voyant les excellentes notes que j’ai eues dans les autres matières : c’est pas compliqué, ma moins bonne note est 11, en droit (j’en avais jamais fait de ma vie) et je culmine à 16 ou 17 en module technique. Faut dire que j’ai bien bossé cette année, mon diplôme, je le méritais. Ceci étant, je me demande encore si j’ai fait la bonne formation, tant je n’ai rien appris, mais je crois que c’est pareil pour tous les DESS. Ce que je regrette surtout, c’est que personne ne nous a aidé durant l’année. A la réunion de rentrée, mon cher directeur de master s’extasiait : « oui, dans 6 mois, vous serez peut-être à Atlanta à faire un reportage sur CNN ! ». Waouh, ça fait rêver, que de perspectives ! Résultat, au moment de chercher des stages AUCUN coup de main mais vraiment aucun. Et quand on trouvait, c’était l’apothéose. Prenons notre amie Clara qui sue sang et eau pour se dégoter un stage d’observation de quinze jours à France 3 national. Elle annonce ça à notre directeur qui fait : « ah mais fallait me le dire que vous cherchiez à France 3, je connais M. Tartempion, là-bas ! » Alors, d’une part, pour lui dire, il aurait fallu qu’on le voit et puis forcément, il a beau jeu de dire ça APRES.
 
Je me suis démerdée toute seule pour mes stages avec plus ou moins de réussite (plus pour le premier, pas du tout pour le second). Et là, voici que je reçois au mois d’août une lettre de l’IEP me demandant de filer mes contacts pour constituer un fichier… Non mais ils rêvent les yeux ouverts ! Pendant 6 mois, nous n’avons eu aucun interlocuteur, nous nous sommes démerdés seuls pour tout et là, ils arrivent la bouche en cœur et osent nous demander ça. Curieusement, j’ai omis de répondre…
 
Enfin, retenons juste qu’après 7 ans d’études, me voici bardée d’un beau bac+5… qui ne me sert à rien pour l’heure mais patience…
 
Le boulot
Bon, on va mettre les stages dans cette catégorie, histoire de…
Premier stage, tout nickel : pas rémunéré, certes, mais des tickets repas à 8,60 € par jour et la carte orange à moitié remboursée, on ne s’en sort pas si mal ! Mais surtout, on travaillait dans une ambiance vraiment bon enfant, je ne me suis pas ennuyée pendant deux mois et demi. Puis là-bas, j’ai rencontré Zoé qui est une de mes grandes amies parisiennes… C’est là-bas que j’ai commencé mon blog. J’ai des souvenirs magiques de ce stage, des expériences inoubliables qui me serviront longtemps pour mon métier. Finalement, il aurait été rémunéré avec un boulot à la clé, ça aurait été parfait.
Deuxième stage, tout faux. Dès le départ, je ne le sentais pas, j’aurais jamais dû y aller. J’explique : je réponds à une annonce sur un site Internet, j’envoie des dizaines de candidature et c’est la première (seule) réponse positive, les autres postes ayant déjà été pourvus. Donc en rentrant de Clermont Ferrand où j’avais couvert un match, traînant ma valise et pestant après la pluie qui tombe alors que je suis en t-shirt et pantacourt, je vais à un entretien pour ce poste. J’erre dans un quartier très populaire, perdue, agacée, le pauvre Gauthier se prend mon énervement dans la tête (« fais chier, elle est où cette putain de rue ! Il est trop moche ce quartier ! »). Bon, finalement, je trouve, c’est dans un immeuble dont le porche est bloquée par de grosses grilles… Ambiance ambiance ! Je sonne et j’attends, un mec vient m’ouvrir (y a pas d’interphone ?), je rentre et, ô surprise, les bureaux sont en sous-sol : le rez-de-chaussée qui doit faire 2 m² ne sert strictement à rien. Je descends, donc, l’entretien se passe nickel. Rémunération ? Non, rien de rien. Ma mission ? Je dois travailler sur la culture dans les collectivités locales et territoriales. C’est plutôt positif : je n’ai jamais fait de journalisme culturel et se faire des contacts dans ces collectivités est un bon plan. Mais avant, j’explore quelques autres pistes dont RMC. Une heure de métro pour m’entendre dire : « vous n’êtes pas assez autonome en radio mais je mets un point d’honneur à rencontrer toutes les personnes dont le CV est passé en interne. » Ben j’aurais préféré que tu m’appelles pour me dire ça directement, une heure de métro aller, autant au retour, pour dix minutes d’entretien, j’ai autre chose à faire !
 
Donc me voici à mon stage. Le premier jour, j’arrive, on me présente mes costagiaires, un sympa et un autre que je trouve mignon sur le coup (Nina, tes lunettes, tu devrais les mettre…) mais glacial comme c’est pas permis.
« Tu…tu as un or… ordi p…p…portable ?  (oui, il bégaie mon tuteur de stage)
Oui mais chez moi, je savais pas que je devais l’amener…
Ben oui, c’est mieux… En attendant, travaille sur ce poste ».
Seigneur, j’allume, windows 95 ! C’est une blague ? Bon, je passe la journée à écrire un article sur open office dans un silence de mort mais comme je suis pas connectée à Internet, je bosse vite et bien. Le lendemain, j’arrive avec mon pc portable qui n’est plus tout jeune. Trois quart d’heure avec cette foutue sacoche, ça a de quoi vous foutre de mauvais poil. Le café lyophilisé, l’absence de lumière et les frais de bouffe aussi. Alors, quelles sont mes prochaines missions ? Réfléchir à la conception du site Internet de mon tuteur de stage, un dossier sur droit et e-administration. Ah, je dois aussi faire une interview de M. Tuteur pour son site Internet… Là, ça commence à puer l’arnaque : elle est où la culture ? Comment ça, je bosse que sur le site Internet de M. Tuteur et de son association ? A partir de là, je me suis mis en état de « démission mentale », comme dirait Max sur son blog. Moins j’en foutais, mieux c’était : je séchais un jour sur deux ou presque, prétextant des maux de tête (j’ai de nouvelles lunettes) à répétition ou des conneries du genre… Un jour, le monsieur m’a quand même demandé si j’avais des problèmes de santé : « non, non ! ». Quand je venais, je partageais mon temps entre : écriture de mon blog, réponse aux commentaires, fumer, fumer, boire du café, pisser, aller chercher à manger, partir à 16h, déjeuner pendant deux heures avec des copines, prendre mon après-midi… De toute façon, dès que M. Tuteur n’était pas là, il nous foutait dehors car il n’y avait qu’un jeu de clé… Il m’est ainsi arrivé un jour d’arriver à 9h45 et de repartir à 11h30… Me vriller l’épaule pour si peu, ça a de quoi agacer…
 
En juillet, nous étions plusieurs stagiaires, un que je n’ai vu que deux ou trois fois (le glacial) et l’autre, autrement plus sympa qui ne supportait pas trop le stage non plus mais qui, lui, le faisait sérieusement. Sa mission : outre un dossier sur l’intranet (que M. Tuteur m’a demandé de relire pour corriger les fautes, me voilà secrétaire de rédaction !), il devait trouver des CV en ligne de personnes pouvant donner des cours d’informatique pour l’association… Donc on allait toujours fumer en même temps histoire de papoter deux minutes et se défouler un peu : stage de merde ! Puis vint le mois d’août où je n’allais plus travailler puisque le monsieur était en congés je sais plus où donc trois semaines à moisir chez moi en faisant semblant de travailler sur mes dossiers : droit et e-administration, mais aussi l’employabilité dans les TIC et, surtout, je devais réfléchir à comment promouvoir un magasin d’accessoires de boxe qui allait ouvrir pour un ami de M. Tuteur. Finalement, je n’ai rien foutu, j’ai terminé mon stage en ayant rien fait sur ces sujets-là et quand il a fallu rendre mon dossier sur l’e-administration en octobre, je l’ai pas fait, M. Tuteur ne m’a jamais relancée. Sur le coup, j’avoue que j’ai culpabilisé mais finalement, comment pouvait-il décemment vendre ce stage en promettant des sujets culturels ? Comment pouvais-je sortir de là la tête haute en disant que j’avais acquis une nouvelle expérience journalistique ? La cata.
 
Et depuis ? Rien. Quand tout se passe bien, le dernier stage est celui qui permet de trouver du boulot, raté ! Mais en ce moment, je suis en mode recherche activé, je regarde même les stages car je préfère un stage faiblement rémunéré que rien foutre chez moi. Je suis journaliste, pas testeuse de canapé.
 
Amitié
Là, encore, il y eut des hauts et des bas, des amitiés éphémères, certaines sont nées, d’autres sont mortes.
 
Commençons par mon ex meilleur ami, Yohann… Et bien ça fait maintenant un an que je n’ai plus de nouvelles de lui et je ne sais absolument pas pourquoi. La dernière fois que je l’ai vu, j’ai pressenti le malaise… En fait, je l’ai trouvé par hasard à une caisse à la FNAC l’hiver dernier. Oui il faut savoir qu’il vit depuis deux ans en Suède et ne rentre que pour Noël et en été… Donc là, surprise : le voilà en France ! On discute et on s’arrange en rendez-vous. J’ai la sensation curieuse qui si nous nous étions pas croisés ce jour-là, je ne l’aurais pas vu… On se retrouve donc le jour dit, on papote, je me dis que je me fais des idées, on se file un autre rendez-vous mais il m’appelle la veille pour me dire qu’il a pas le temps de me voir mais pour se faire pardonner, il me livre un scoop sur les Feux de l’Amour. Oui, avec Yohann, les Feux de l’Amour nous faisaient hurler de rire, on adorait quand Victor buvait avec insistance dans un verre vide et ce genre de trucs à la con. Alors voilà, près de 10 ans d’amitié et la seule chose qu’il a à me dire, c’est une connerie sur un soap opera ? Là, je ressens le malaise. Je pars sur Paris, j’envisage de lui envoyer un mail pour lui dire mais c’est bientôt mon anniversaire… il oublie. Et depuis ? Plus de nouvelles. Il ne m’a pas appelée cet été quand il était sur Toulouse (il ne sait pas que je vis sur Paris), il ne m’a pas appelée cet hiver pour dire qu’il était là, non plus… Certes, j’aurais pu appeler mais s’il a oublié mon anniversaire, ce n’est pas un hasard. Je sais pas, je reste persuadée que si je l’avais pas croisé à la fnac l’hiver dernier, on ne se serait pas vus des vacances.
 
Sinon, sur Paris, je me suis fait pas mal de relations assez éphémères, y a qu’à voir l’évolution des participants aux vingtenaires : une doit partir, une autre arriver, il me faudrait aussi un(e) autre remplaçant… Je me suis fait de bons copains ici, notamment Zoé que j’ai rencontré dès mon arrivée puis Tink, Sab, Banana, Agnès, Bouki et quelques autres. D’autres m’ont déçue mais c’est la vie.
 
Amours
Oh, le gros dossier, puisque comme dans les horoscopes, je vais tout mettre en vrac dans ce domaine à savoir les brouettes et le reste… Donc assoyez-vous bien confortablement, allez vous chercher un petit thé ou un café, Yome, tu peux allumer une clope (j’adore ta photo sur le sujet, au passage), c’est parti.
 
Je ne la jouerai pas chronologique, on s’en fout. Je vais pas revenir sur chaque histoire, on s’en fout aussi, juste faire un rapide bilan. Globalement, cette année a été plutôt riche en brouette mais relativement pauvre en belles histoires même si… Un rateau magistral avec Julien m’a un peu fait partir en vrille cet été mais globalement, je ne regrette rien, ce n’est pas mon genre. J’ai fait des rencontres plutôt agréables, il faut bien l’avouer : Louis avec qui je suis restée amie, Reno avec qui je papote de temps en temps et qui m’explique les dessous de son métier (auquel je ne connais rien donc chaque conversation est riche en enseignement). Il y a également Jean, un vrai ami avec qui on peut parler de sujets graves ou de sujets plus légers… Concernant Laurent, il est revenu d’Afrique et il y a peu et m’a sauté virtuellement dessus comme un chat sur ses croquettes mais je ne pense pas le revoir. Il est clair que ce monsieur n’en n’a que pour mon sex appeal alors je pense que je vais zapper. Quand les choses évoluent de cette façon, je trouve que la brouette est un moyen très agréable pour faire connaissance.
 
Evidemment, parfois, je tombe mal, c’est inévitable… Il faut dire qu’en général, je ne fais les choses à moitié mais là, je me suis dépassée… Entre le goujat égoïste qui prend sans donner et le névrosé paranoïaque bouffé par la haine, je ne sais lequel est le pire. Mais je crois que les deux m’ont donné une leçon : comme quoi, dans toutes choses, malheur est bon. Avec eux, j’ai pu mesurer l’étendue de ma naïveté : non, l’homme n’est pas bon par nature. Ceci étant, je pense que chacun a ses excuses : Benoît est encore jeune et a beaucoup à apprendre (quoi qu’à 24 ans, il serait temps…) pour se comporter correctement avec les femmes. Je pense que quand il se sera pris une bonne dizaine de râteaux, il aura compris. Quant à l’autre, je sais pas, je n’ai rien compris à cette histoire. J’ai une idée de la réelle raison de son comportement mais tout de même… Détester au point de vouloir faire souffrir une personne qu’on a vue une dizaine d’heures, ça ne me paraît pas très normal. Mais peu importe, au fond, ces deux histoires appartiennent au passé.
 
Côté « amoureux », il y eut Arnaud, donc, mon petit ami officiel de l’année et ce ne fut pas une réussite, finalement. Pourtant tout avait bien commencé et les trois semaines passées ensemble furent parfaites, on se voyait un soir sur deux, on passait de doux moments à deux… Mais voilà, un jour, il se dit qu’il était temps de mettre les voiles et il oublia de me prévenir. Dommage, mais en même temps, ça m’a permis de vivre LA belle histoire de l’année, mon idylle avec Guillaume, donc. Comme on se voit peu, on profite à fond de chaque moment sans se poser de questions. Et pour l’heure, ça me va parfaitement. C’est vrai que, parfois, j’aimerais qu’on vive plus près l’un de l’autre pour se voir quand on veut mais on peut déjà se parler tous les jours sur MSN ou par téléphone, c’est déjà pas si mal. Et, au moins, on ne peut pas dire que la routine nous menace.
 
Globalement, 2005 n’a pas rempli mes espérances, je pensais que ce serait mon année. J’espère que 2006 sera plus clémente… A suivre.
 
 
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

Interview Bouc et Moustache

Que font deux journalistes quand ils se rencontrent ? Ils s’interviewent, bien sûr (honte à ceux qui ont pensé autre chose, bande de pervers !). Me voici donc face à un grand trentenaire décontracté, stylo à la main. Interviewer un journaliste en plein milieu de la nuit sous la pluie avec des jeunes et moins jeunes saouls qui hurlent, voici un exercice inédit ! Bouc et Moustache (B&M) a crée son blog il y a trois semaines mais il a déjà beaucoup de
choses à dire sur la question.
 
Un bouc et une moustache!
 
Nina : Pourquoi as-tu crée ce blog ?
B&M : Je l’ai fait pour poursuivre ma thérapie post-rupture après avoir arrêté d’aller voir mon psy. Je suis dans une période de transition et je voulais en garder une trace, c’est un moment unique… pourquoi ne pas le faire devant des inconnus en partageant humour et émotions. De plus, ça me force à écrire au fur et à mesure. Au départ, j’écris trois quatre lignes et je développe, ça finit par faire un article.
Pour l’heure, je tiens le rythme. Je fais un billet rose par jour en semaine. Je n’en fais pas le week-end car la fréquentation est en baisse et je ne voudrais pas que mes lecteurs ratent un épisode.
Au départ, je me suis posé la question : devais-je faire un blog plus politique ou plus personnel ? Dois-je créer deux blogs pour développer ces deux thèmes ? Finalement, j’ai décidé de tout mettre sur le même, bien que j’ai besoin de développer plus les billets roses. Toutes les rubriques ont été mises en place dès le départ, excepté le billet orange que j’ai dû rajouter. C’est une rubrique un peu fourre-tout… c’est d’ailleurs là que je mets ton interview… héhé.
 
N : Tu as crée une rubrique qui critique les médias mais elle est vide pour le moment. Finalement, vas-tu la remplir ou pas ?
B&M : Franchement, je ne vais pas me gêner. Mais j’ai besoin de plus de recul avant de faire un vrai coup de gueule. J’ai besoin de temps, aussi… J’ai vécu la campagne du référendum et j’en ai gros sur le cœur. Je n’ai pas la télé mais je regarde tout de même « Arrêt sur images » sur le net… je suis.
 
N : Ça ne te pose pas de problème de parler politique sur ton blog ?
B&M : J’ai mes idées politiques et je ne les cache pas. Evidemment, il y a un risque par rapport au lecteur qui pourrait être déçu par mes opinions. D’ailleurs une fois, j’ai eu un commentaire réactif… Mais le lecteur est revenu le week-end dernier. En fait, il n’a pas aimé mon article sur Sarkozy, ça ne me gêne pas, j’aime les débats.
 
N : A ce propos, tu écris tes articles pour toi ou pour tes lecteurs ?
B&M : Bonne question, je ne sais pas trop… Je le fais pour moi, par rapport à mon histoire. J’écris pour garder une trace de mon histoire. Mais c’est vrai que si je vois que je n’ai plus de lecteurs, je pense que je ne continuerai pas.
 
N : Tu fais attention à tes statistiques ?
B&M : Oui, je les regarde mais je ne suis pas là pour pulvériser les records d’audience ! Mais j’aime l’idée d’avoir des lecteurs réguliers. Actuellement, je tourne autour de 50 lecteurs par jour… Ce qui m’amuse, c’est ceux qui arrivent par google. Parfois, ils arrivent en ayant tapé « bouc et moustache » mais la plupart arrivent en cherchant des informations sur « vagin » ou même « vagin de noire », « un bocal dans mon vagin » ! Il y a également ceux qui recherchent des informations sur « les monologues du vagin ». Tous les jours, j’en ai un ou deux comme ça. Je ne sais pas s’ils trouvent ce qu’ils cherchent ou non mais c’est l’article qui attire le plus de lecteurs.
 
N : Pourquoi as-tu parlé des « Monologues du vagin » ?
B&M : En fait, j’ai décidé de présenter une œuvre d’art, comme ça, le week-end. Là, je vais peut-être parler d’un bouquin espagnol [NDLR : Finalement, ce fut un billet sur le film Le dictateur].
 
N : Revenons aux billets roses. Tu mets les vrais prénoms ?
B&M : Non, ce ne sont que des pseudonymes, à une exception près. Mais j’étais obligé par rapport à un poème : il y avait un jeu de mot avec son prénom, ça n’aurait pas été compréhensible, sinon. Mais cette histoire est loin.
 
N : Tu n’as pas peur qu’une des personnes dont tu parles tombe sur ton blog ?
B&M : Non, je n’ai pas vraiment peur et même, des fois, j’ai envie de leur dire qu’elles sont dessus. J’ai même anticipé récemment en parlant du blog à une femme. En fait, je discute avec elle sur Internet depuis quatre mois mais que je n’ai jamais rencontrée. Elle n’arrive pas à se décider à me voir… Elle connaît
le blog et me prend pour un chasseur. Une autre s’est reconnue et ça s’est bien passé.
Je ne suis méchant avec personne même si je suis particulièrement lucide par rapport à mon ex, elle pourrait mal le prendre… Et je m’en fiche totalement. Je suis assez précis donc elle se reconnaîtrait sans problème. Mais il faudrait déjà qu’elle tombe dessus ! Mais des fois, je me dis que, une fois que j’en aurai fini avec elle, je lui dirai… ou pas. Après tout, pour
quoi faire ?
 
N : Tu estimes la durée de vie de ton blog à combien de temps ?
B&M : Ça va dépendre de ma période de célibat, je pense. Le jour où je rencontrerai l’âme sœur, j’arrêterai… ou pas. Après tout, il y a autre chose que les billets roses. Honnêtement, c’est une question que je me pose mais je n’en ai pas la réponse. Je me suis quand même rendu compte que la plupart des blogs que je
lis sont assez récents donc leur durée de vie semble assez courte.
 
N : Tu serais capable de faire des rencontres féminines juste pour remplir ton blog ?
B&M : J’ai fait un article court l’autre jour pour annoncer qu’il n’y aurait pas de billet rose le week-end donc j’ai encore de la marge. La réponse est non, l’inverse serait bien triste, d’ailleurs. Je ne suis pas du tout dans une optique de conquête mais plus de rencontres. C’est ce que j’explique sur le net. J’aime
dire que je suis plus un explorateur qu’un conquistador.
 
N : C’est à dire ?
B&M : Un conquistador est un homme limité, il ne cherche que la conquête de l’or alors que l’explorateur ne sait pas où il va et il est donc plus ouvert aux rencontres qu’il fait. Quand je dialogue sur le net, je ne me limite pas à la région parisienne. Par exemple, je dialogue avec une Québécoise. C’est très intéressant, aussi et quand on me contacte de si loin, ce n’est pas pour un plan cul… Ça vaut le coup donc je me laisse surprendre.
 
N : As-tu fait des rencontres intéressantes via ton blog ?
B&M : Une seule et elle est en face de moi ! Il y a certaines personnes que j’aime bien comme Gajulie, avec qui
j’échange des mails, ou Fourmi… D’ailleurs, j’ai fait un petit truc pour son anniversaire et cet article a été très lu, il a attiré quasiment le double de lecteurs, comme quoi, quand on est gentil ! Les blogs constituent un monde étrange pour moi. Avant, je ne pensais vraiment pas que c’était un truc pour moi, je ne comprenais pas à quoi ça servait.
 
N : Tu aimerais rencontrer d’autres blogueurs ?
B&M : Ce serait sympa de faire une soirée entre blogueurs, oui. Ça me ferait plaisir de rencontrer Alya, Banana, Gajulie, Manou, Fourmi, K, Naughty Girl ou Nicolin, même s’il est Marseillais (rire). Il y a la rouquine, aussi, mais peut-être plus avant que maintenant, peut-être parce que la trouve trop crue quoique
justement…
Ce qui m’a fait rire, c’est que lorsqu’on découvre les blogs, par liens directs ou ceux en commentaire, on se rend compte que tout le monde se connaît.
 
N : Il a des sujets dont tu ne parleras pas sur ton blog ?
B&M : Avant de te rencontrer, je ne pensais pas parler rugby dessus ! (rires).
 
N : Non, je parlais de choses te concernant directement.
B&M : Je ne sais pas, je verrai au fur et à mesure. C’est un journal intime et anonyme, on peut tout aborder, y compris les histoires peu brillantes. Par exemple, j’ai été particulièrement mauvais avec une femme, une fois, j’en parlerai.
Après, je me demande ce qu’il se passerait si je rencontrais une blogueuse et qu’il y avait brouette : je donnerais son vrai pseudo ou j’en inventerais un ?
Après, je ne sais pas si je serai capable de tout raconter. Est-ce que je respecte les gens dont je parle ? J’ai un article à venir sur mon père assez personnel, par exemple… Des gens que je connais dans la vraie vie, deux sont au courant du blog, il s’agit de mon meilleur ami (Folamour) et un ami qui navigue beaucoup sur le net, Helmut. Je préfère éviter d’en parler
à d’autres, il vaut mieux que je le garde pour moi.
 
N : Ton blog est différent de ce que tu envisageais au départ ?
B&M : Je consacre plus de temps aux billets roses mais je ne pense pas avoir dévié. Aujourd’hui, j’ai mis un article débile [NDLR : une histoire de bidon, publiée samedi]. J’ai beaucoup hésité à parler de ce blog à des amis et finalement seuls deux sont au courant, donc. Et je ne regrette pas de leur en avoir
parlé, pour le moment.
 
N : A propos de cette histoire de petit bidon, cet article est très léger. Tu penses faire plus souvent ce genre d’article ou c’est
exceptionnel ?
B&M : Il n’y aura pas de photos de mon sexe, sinon je vais démoraliser trop d’hommes et ce n’est pas le but de mon blog… pour le reste… nous verrons bien… au feeling.
 
N : Quels blogs suis-tu assidûment ?
B&M : Ceux qui sont en lien sur le mien ! En fait, au départ, quand j’ai fait ces liens, c’était pour permettre au
lecteur de découvrir les blogs que j’aime et, finalement, ça me sert surtout à moi. Je vais d’abord sur mon blog et, de là, je navigue, je rebondis de liens en liens.
 
N : Tu crois que ce blog peut changer ta vie ?
B& M : Ça me fait avancer dans ma tête, c’est plus un processus… Je ne sais pas quand ni comment ça va se finir. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas d’espoirs incommensurables sur le pouvoir du blog.
 
Voir mon interview par Bouc et Moustache.
Rendez-vous sur Hellocoton !