Laissez les femmes vieillir

Lundi soir, j’ai fait comme tout le monde et suis allée voir Star Wars épisode VII*, à peu près vierge de spoils** mais j’avais noté que les internautes s’étaient moqués de la vieille Carrie Fisher. Ok, voyons… Ah, bravo, vous avez réveillé mon indignation féministe.

Carrie Fisher

Reprenons. Alors dans ce Star Wars, nous retrouvons Harrison Ford, Carrie Fischer et Mark Hamill. Ford arrive à l’écran, je me dis que le temps est un petit salopard. Même si, ok, il garde son charme et, à la limite, il a mieux vieilli que George Clooney dans la Bande annonce d’Ave Cesar des Frères Coen. Quand soudain, voici, Carrie Fisher et… Oh bah franchement, ça va. Oui, y a de la pâte d’oie (comme sur Ford), une peau relâchée (comme Ford) et une taille un peu épaissie mais franchement, elle le fait toujours. Surtout la scène où elle porte une robe, pardon mais elle pète la classe. Contrairement à Mark Hamill qui a très méchamment pris, comme on dit

Spoiler:
{(même si c’est un peu lié à son personnage, je suppose)}

Donc, que conclure à part : encore un coup de la société patriarcale qui nous impose un idéal féminin toujours plus inatteignable.

Princesse Leïa dans l'épisode 7 de Star Wars

Car voyez-vous, le problème, c’est que la femme n’a pas le droit de vieillir, particulièrement à Hollywood. Quand on refuse à Maggie Gyllenhaal un rôle car on la juge trop vieille (37 ans, sachant qu’elle était castée pour jouer la maîtresse d’un homme de 55 ans…), on commence à bien mesurer à quel point être une femme reste compliqué dans un métier d’image. Alors, il reste des solutions, hein, bien sûr, genre… la chirurgie esthétique. Après tout, regardez Nicole Kidman… Bon, ok, elle fait peur mais on lui donne pas son âge, hein….

Nicole Kidman botox et chirurgie

Car là est le drame de Carrie Fischer : elle est restée telle quelle. Oh mon Dieu des rides ! Oh mon Dieu une taille épaisse. MAIS QUELLE HORREUR DES CHEVEUX BLANCS ! Les commentaires n’avaient pas été plus charmants sur Diana Rigg, ex James Bond girl et surtout éternelle Emma Peel soit l’une des femmes les plus sexy du monde, lorsqu’on la découverte âgée et fripée dans Game of Thrones. Et que dire sur Brigitte Bardot ? Alors oui, elle dit beaucoup de trucs discutables, je dis pas mais non, elle n’a pas pris cher, elle a juste vieilli et ça nous arrivera tous. Ca fait mal le résultat sans botox et lifting ? Et bah commencez à économiser parce qu’on y passera tous. Et c’est une fille qui fait visiblement 10 ans de moins que son âge réel qui vous le dit.

Diana-Rigg-de-Chapeau-Melon-et-bottes-de-cuir-a-Game-of-Thrones

Mais voilà, la vieillesse féminine reste intolérable, bien plus que celle des hommes, c’est un fait indiscutable. Le style poivre et sel ? Super sur les hommes mais les femmes, eurk, elles se laissent aller dis donc… Idem sur les pâtes d’oies : sexy chez les hommes, inacceptable chez une femme. Même le bidon, c’est trop mignon chez les hommes alors que chez les femmes, ce sera sanctionné par un jet de pierres en plein dans le gras ! Et pourquoi ? Parce que dans notre société patriarcale, la femme reste avant tout associée à son rôle d’apparat : elle doit rester jeune, fine, lisse, belle. La maturité ? Non, on s’en branle, on va plutôt t’expliquer que les vieux décrépis préfèrent se taper des petites jeunes : ta beauté vaudra toujours plus que tout le reste, désolé.

Hugh Heffner et sa fiancée

Et c’est, en plus, un contresens total par rapport au personnage de Leïa. Elle n’est jamais présentée comme une belle et faible femme à secourir, non : c’est une femme forte, engagée politiquement, combattante. Le seul passage sexy la concernant (le fameux bikini) se termine quand même par Leïa terrassant un personnage immonde qui doit dépasser le quintal tranquille. Et c’est une constante dans l’univers Star Wars d’ailleurs : Padmé n’est vue comme une belle femme que dans sa romance avec Anakin : pour le reste, elle est avant tout une femme politique forte (encore) et elle ne brille pas de sexyness dans sa tenue officielle on va dire. Du coup, comment peut-on se dire fan de Star Wars, de son univers et se foutre de la gueule d’une actrice à cause de son physique… Le physique de son âge.

* Ah et pour mon avis sur le film car j’écrirai pas d’article dessus (parce que tout le monde en a parlé) : bon divertissement mais

Spoiler:
{ y a quelques soucis notamment le Dark Vador new gen’ qui est quand même pas mal en mousse.}

** Ma mère m’a quand même balancé

Spoiler:
{qu’un personnage mourrait et j’ai de suite compris qui c’était…}

Ma mère qui n’a jamais vu un Star Wars de sa vie m’a spoilée…

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Pompéi,  l’éternelle endormie

Quand nous avons choisi nos vacances avec Victor, on a cherché à se concocter un petit cocktail « soleil et vieilles pierres ». Parce que, oui, je kiffe les vieilles pierres, j’aime me perdre dans les vestiges d’une vieille civilisation, essayer de m’imaginer en ces temps reculés, déambulant sur le site. Et niveau imagination, on fera difficilement mieux que Pompéi comme site archéologique.

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J’avoue que Pompéi était un des points phare de notre programme, j’étais follement excitée… et un peu stressée aussi. Ca fait des années que j’ai envie d’y aller et forcément, je m’étais créé des images dans ma tête (je fais souvent ça) et je craignais d’être in fine déçue. Et bien… pas du tout.
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Pourtant, les conditions n’étaient pas super idéales, il faisait une chaleur torride. Alors premier point positif à Pompéi : y a des points d’eau absolument partout. Ca tombe plutôt bien vu qu’on avait vidé nos bouteilles en même pas une heure et qu’il faut bien une demi journée pour faire un tour même pas exhaustif du site.

pompei_3Je ne reviendrai pas en détail sur tous les éléments à voir, les guides le feront bien mieux que moi. L’avantage d’un tel site, c’est que c’est immense donc on peut se balader facilement sans trop être dérangé par d’autres personnes. On a cependant noté qu’on croisait régulièrement des groupes par paquets : ils doivent avoir les mêmes horaires de départ ou à peu près donc on était assez contents de pouvoir se balader tous seuls dans notre coin.

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Ce qui est fantastique à Pompéi, c’est vraiment cette facilité à flâner. On est allés un peu au hasard, se perdant pas mal, tombant de ci de là sur un temple, une belle maison aux fresques murales, un charmant jardin, des lauriers fuschia magnifiques. C’est une expérience assez incroyable de pouvoir se promener dans cette ville antique, de fouler les mêmes pavés que les romains, retrouver quelques signes des tuyaux de l’époque, nous rappelant un peu Bulla Regia (l’histoire est somme toute assez similaire). Et puis, en sortant le plan de notre poche, retrouver le forum, l’amphithéâtre ou les arènes.

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Si le travail de reconstruction reste assez visible dans les « rues », l’impression de majesté demeure. Chaque coin de rue est une surprise, une petite maison où l’on devine les escaliers, le péristyle, un bout de chambre… On se balade dans les poumons économiques et sociaux de la ville. Une expérience assez étrange et émouvante, on sent dans cette ville où le temps s’est arrêté tout le drame qui l’a frappée de plein fouet. On lève le nez vers le calme Vésuve… La même vue que les Romains de l’époque.
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Galvanisée par cette visite, je lus plus tard le roman « les derniers jours de Pompéi » dont je vous parlerai demain. En attendant, je vous renvoie vers ma chronique du film Pompéi… ou quand Hollywood a tué les Pompéiens une deuxième fois (et salement)

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Gangster Squad de Ruben Fleischer

Mercredi soir, ma collègue Jade m’a prise sous le bras pour une projo privée du film Gangster Squad. J’avais peur car l’immense majorité de mes collègues l’avaient vu à une autre projo la semaine d’avant (mais moi, j’avais dînette chez ma soeur) et les avis allaient de « oui, oh, ça fait passer le temps » à « c’est nul » en passant par « ouais bof ». Et quand on connaît mon amour des films d’action, je m’attendais à détester. Ben finalement, pas tant que ça. Mais je vais un peu le démonter, par plaisir de critiquer (je pourrirai en enfer).

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Il était une fois Los Angeles en 1949, la ville tangue dangereusement et risque à tout moment de tomber dans les mains du mafieux Mickey Cohen aka Sean Penn (qui est super bien maquillé, au passage). Mais au sein de la police corrompue sommeille un bon flic qui refuse de laisser la mafia prendre possession de la ville parce que tu comprends, il va être papa et qu’il veut une ville propre pour son fils. Après une arrestation d’hommes de Mickey (qui seront relâchés quasi immédiatement), le chef Parker lui propose de composer un petit squad officieux qui va semer la pagaille dans les affaires de Mickey. Notre bon flic, O’Mara de son nom, va donc s’exécuter.

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*Pendant ce temps*
Le pote flic de O’Mara, Jerry joué par Ryan Gosling joue les nihilistes et se tape l’air de rien Grace Faraday, la poulette de Mickey (que je croyais jouée par Mila Kunis, je trouvais qu’elle avait une drôle de tête dans ce film. Normal, c’était pas elle, c’est Emma Stone). O’Mara essaie d’embarquer Jerry dans son aventure mais ce dernier refuse parce qu’il s’en branle un peu de ces histoires de mafia.

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O’Mara va donc composer son équipe, suivez bien : un black, un vieux avec son jeune disciple mexicain, un père de famille à qui il demande « hé mais t’es sûr que tu veux participer parce que bon, c’est la mafia et que tu es père de famille ». Maintenant jouons ensemble : qui va mourir dans le squad ? Les coups de coude et clins d’oeil sont assez courants, notamment quand la femme de O’Mara lui dit « embauche le vieux : à un moment, ça va mitrailler et je veux qu’il soit avec toi pour te protéger ». Une heure plus tard, fusillade, O’Mara est sauvé par le vieux qui shoote un méchant qui s’apprêtait à tuer notre bon flic. Ah ben ça alors. Bon, ils réalisent un premier coup n’importe comment et le Black et O’Mara se font arrêter mais Jerry décide de les rejoindre. Oui parce que Jerry, c’est un nihiliste mais quand le petit cireur de chaussures de 10 ans se fait trouer la peau devant lui, ça l’énerve et il décide de lutter contre la pègre. Oui, je sais, c’est très branlant scénaristiquement parlant…

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Bref, je vous la fais courte. Ca canarde pendant les 2h de film et comme tous les méchants d’Hollywood, ces mafieux là sont des merdes intégrales en tir. Ils ont des mitraillettes à ne plus savoir qu’en faire et ne touchent quasi jamais leur cible. C’est à dire qu’O’Mara pourrait faire des claquettes devant eux qu’ils arriveraient encore à le louper… Mais bon, Hollywood n’a jamais aimé les fusillades réalistes, y a que les gentils qui font mouche à chaque fois. A un moment, Jerry fait remarquer qu’ils s’y prennent comme des brelles et que c’est un peu suicidaire mais non, ça passe.

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Autres trucs très what’s the fuck relevés (attention, je vais méchamment spoiler là) : la femme d’O’Mara est chez elle quand les mafieux viennent mitrailler la façade (en carton). Quand O’Mara rentre chez lui avec toute la police partout, il rentre et découvre du sang. Mais non, sa femme n’est pas morte, elle a juste profité de l’occasion pour accoucher dans la baignoire d’un enfant de 6 mois, à vue de nez. Donc on résume : la nana s’est fait tirer dessus et accouche dans sa baignoire seule (comment a-t-elle pu grimper là dedans ?) et tout le personnel médical et policier qui traîne dans la maison l’ignore royal. Faut dire qu’elle récupère vite puisque dès le lendemain, elle prend le train avec son bébé, peinarde.  Sinon, la mort du vieux qui réussit un dernier éclat avec l’aide de son disciple n’a rien à envier à celle de la Cotillard dans Batman, j’ai même lâché un bruyant « pfffff » tellement c’était… tarte.

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Côté jeux d’acteur, Josh Brolin doit avoir mal aux mâchoires à force de les serrer. Quant à Ryan Gosling, je reconnais qu’il porte très bien le costard mais sinon, il est impressionnant d’inexpressions, on dirait qu’il a un masque en cire sur la tête: il se tape la jolie fille, il est triste pour le cireur de chaussure, il se prend une balle : la-même-expression. Ca finit par faire peur. Emma Stone joue très bien l’écarquillement des yeux. Et voilà.

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Bref, si ça vous gêne pas que les gentils passent à travers toutes les balles sauf quand leur mort est idéale pour le scénario, c’est pas mal. Y a quelques effets de réalisation assez sympas, quelques ralentis bien vus. Mais j’avoue que le côté « hey hey, tire moi dessus, tu me toucheras pas car je suis du bon côté » m’agace toujours un peu. Et je ne vous parlerai même pas de l’happy end tellement guimauve que j’en ai eu un haut le coeur.

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Séries vs cinéma : c’est quoi le mieux ?

Ceux qui me lisent depuis longtemps doivent se rendre compte que le cinéma et moi, ça fait 36. J’ai beau complexer sur mon manque de culture cinématographique, ce n’est définitivement pas mon truc. Ce n’est pas l’art en tant que tel que je n’apprécie pas mais tout ce qui va avec : c’est cher, les horaires ne me conviennent que rarement et vu qu’après le boulot, je suis toujours un peu fatiguée, il m’arrive de m’endormir en plein film. Payer quasi 10 euros pour voir des bouts de film, bof.

Du coup, je suis plus branchée séries même si j’en regarde de moins en moins vu que ma vie post job est assez  remplie et que je rentre plus souvent à 22h qu’à 20h. Pas pratique pour les courses. Ceci étant, il y en a certaines que j’essaie de ne pas rater genre Lost, Dr House, Nip/Tuck… Mais comme j’ai une vie, je rate systématiquement un épisode ou deux que je ne télécharge même pas. Mais j’aime bien les séries de par leur format : les épisodes sont plus courts donc généralement plus efficaces, avec moins de temps morts. Si les épisodes sont trop lents, c’est que la série est ratée. Par ailleurs, une série se doit d’être efficace pour retenir le spectateur, par définition versatile. Qui, ici, n’a jamais abandonné une série en cours, lassé par les histoires qui n’en finissent plus

Mais, il y a un gros mais. Un film se conçoit en général pour avoir un début, un milieu et une fin. Parfois, dans un fol élan d’optimisme, on prévoit un épisode
suivant et le film peut se terminer sur un suspense insoutenable et autant dire que ça, je déteste. Par exemple, Pirate des Caraïbes 2, qui est déjà assez long en soi, la fin m’a dégoûtée, j’ai boycotté le 3.Et que dire de Matrix ? Le 1 se suffisait à lui-même mais non, ils ont voulu lui faire une suite (navrante) alors que l’histoire était clairement écrite pour un seul volet. A la limite, je trouve que la suite aurait été peut-être mieux traitée en série. Pareil pour Terminator 3, il est archi navrant, globalement illogique mais voilà qu’ils vont nous faire un 4 alors que ma foi, la série Sarah Connor’s chronicle me paraît amplement suffisante.

Ceci étant dit, l’avantage massif d’un film par rapport à une série, c’est que la fin est déjà prévue, on ne tricote pas une histoire saison après saison parce que « ouais, ça marche, on prolonge ! ». Parce plus une série dure, plus elle sombre dans le grand n’importe quoi. Exemples type : X-files et Ally McBeal qui sont des bonnes séries au départ (quoi qu’avec le recul, Ally McBeal, elle est supra chiante) virent dans le grand n’importe quoi sur la fin. Je les ai regardées histoire d’avoir le fin mot de l’histoire mais j’étais ravie que ça se termine. C’est comme Urgences, c’est de l’acharnement thérapeutique à ce niveau-là, laissez-la crever ! D’ailleurs, là, j’ai bien lâché, je ne comprends plus rien et en plus, on ne voit même plus Kovacs alors y a plus aucun intérêt ! C’est un peu le souci des séries, on ne connaît pas leur durée de vie et parfois, elles n’en finissent plus de finir. Sauf qu’arrive un moment où le concept est super éculé mais tant que ça marche, on continue, tant pis si ça devient nul, les gens n’ont qu’à pas suivre. A l’inverse, on a la série arrêtée avant la fin pour soucis d’audience et dont on aura peut-être la fin dans un téléfilm tout pourri, voire pas du tout comme pour John Doe.

Avec une copine, dans le temps, on se disait que l’idéal serait de faire un contrat annonçant dès le départ le nombre de saisons. Comme ça on n’étire pas la sauce
indéfiniment jusqu’à avoir un brouet sans goût. Un peu comme Lost qui doit s’arrêter en 2010. Deux saisons de plus, j’espère qu’il n’y en aura pas une en trop…

Bref, si je préfère globalement les séries aux films, c’est qu’outre le fait que niveau horaires, ça m’arrange, c’est surtout qu’on a plus de temps pour poser des histoires et qu’il se crée un sentiment de proximité avec les héros qu’on est « content » de retrouver. Ceci étant, j’ai parfois l’impression qu’on me prend un peu pour une andouille quand on rajoute des saisons encore et encore, au point que ça devient du grand n’importe quoi. Nip/Tuck aurait dû s’arrêter avec le départ des Dr Troy et McNamara à Hollywood car la série est devenue le festival du grand n’importe quoi, on fait du trash pour faire du trash, c’est lourdingue. Y a un moment où il faut savoir arrêter le massacre. Parce qu’au moins, un mauvais film, on ne souffre que 2, voire 3h et basta. Une série, la fin, on peut l’attendre plusieurs années. Voire lâcher avant.

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Peut-on dénoncer un système que l’on encourage ?

Oh, le joli sujet de philo, vous avez 3 heures. Moi, j’irai boire un café, ciao !

Bon, allez, non, je ne vous lâche pas en ce dimanche alors que je débute la rédaction de cet article à très précisément 3h57 parce que je vous ai préparé une belle surprise pour demain avec l’aide de Lucas. Je deviens vraiment la pro du teasing, n’est-il pas ? Bon, je débute vraiment mon article là, 5 lignes pour ne rien dire, je crois que je vais battre mon propre record. Quoi que des articles entiers ne disent rien donc bon…
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Cette semaine, j’ouvre mon Elle parce que je me la pète femme active et pétée de tunes (alors que j’ai pas de sous, mais chut, it’s just an illusion) et là, je vois un article sur l’anorexie et une campagne de presse la dénonçant. Bouh, l’anorexie, c’est mal ! En photo une jeune femme de 25 ans, Isabelle, qui n’a plus de sein, le ventre creux et le visage tellement creusé que sur le coup, j’ai cru que c’était une vieille. Ah ouais, ça donne pas envie d’être anorexique ! Sauf que je feuillette le journal et je vois pas une seule fille dépasser le 36 alors que j’ai lu récemment que près de 40% des gens (je sais plus si on parle en terme de population française ou mondiale) s’habillent en grande taille, c’est-à-dire à partir du 46-48. Paf, paf. Hier encore, on dissertait sur le sujet avec Lucas, sur les rondeurs et la féminité et on s’accordait à dire que les femmes avaient trop la pression du 36 fillette. Alors que Marilyn, elle, faisait du 42 et que moi, je la trouvais canonissime. J’adore les tailles serrées et les hanches extralarges, c’est féminin, sensuel, mmmm… Mais là n’est pas le sujet.

 Les journaux féminins sont schizophrènes, c’est pas nouveau. Il y a peu de temps, Glamour avait dénoncé la tyrannie de ce fameux 36, montrant des femmes qui faisaient un…  38-40 ! Mais quelle rébellion les enfants « moi, j’assume mes rondeurs ». A du 38-40, c’est pas méga difficile de les assumer. Récemment, sur la plate forme où je bosse, un bloggeur s’était moqué du ventre flasque de Britney pendant sa prestation et une bloggeuse lui avait répondu : « tu te rends pas compte que pour une fille comme moi, Britney, là, elle

est mince et j’aimerais être comme elle ». Ceci étant, je suis d’accord avec elle, Britney n’est pas grosse si on la compare au commun des femmes. Bon après, si on la compare à ses copines d’Hollywood, là, c’est sûr, si tu pèses plus de 45 kg, t’es grosse et c’est tout. Mais j’en reviens à mon sujet, j’arrête pas de digresser, c’est mal ! Donc Glamour nous dit que le 36 c’est mal et dans le même numéro, nous fait un dossier spécial « défilés de mode » avec plein de photos de mannequins au visage émacié qui ne savent pas qu’on peut aussi sourire mais attention, si tu t’entraînes pas régulièrement, ça fait mal. Evidemment, les magazines ne sont pas les seuls responsables de l’anorexie mais je pense qu’ils ne sont pas tout à fait innocents dans certains cas.

 Est-ce que c’est pas un peu gonflé de la part de ces magazines de dénoncer ça alors qu’ils génèrent eux-mêmes cette dépendance à la minceur (voire maigreur) ? Parce que je connais un gros gros paquet de filles (dont moi, évidemment) qui passent leur vie à faire un régime pour perdre 300 grammes alors que nous ne faisons pas un métier d’image. Honnêtement, que je pèse 50 ou 100 kg, c’est pas ça qui va me faire embaucher quelque part. Donc on n’a pas forcément besoin d’avoir le ventre plat et le cul ferme mais on nous a tellement imposé ça comme canon de beauté que voilà. Et je parle des journaux féminins mais c’est juste un exemple. En 2002, tous les médias s’étaient écriés lors de l’arrivée de Le Pen au 2e tour « c’est la faute aux médias ! » Ben ouais, tiens ! Mais bon, aucun n’a réellement fait son autocritique mais se dénoncer en tapant un peu sur le confrère, je trouve ça fort, faire des papiers sur l’emballement médiatique encore plus. « Ouais, c’est nous qui générons le phénomène mais regarde, là, on dit que c’est mal alors ce soir, moi, je dormirai comme un loir, j’ai bonne conscience ».

Maintenant, les journaux qui dénoncent ces systèmes là nous dirons : « nous, on veut bien arrêter mais la concurrence ne le fera pas et on coulera alors ça sert à rien ». Ca reste à prouver. Dove a justement pris le contre-pied des mannequins en prenant des femmes normales pour ses pubs, c’était risqué mais ça a bien marché. Les féminins expliquent que les filles canon, ça fait plus vendre. Déjà, ils ne mettent jamais de Noire car ça fait baisser les ventes à de très rares exceptions près (Beyoncé et Naomie, quoi). Alors ouais, peut-être
que mettre une fille avec du ventre, des fesses et de la cellulite, ça vendrait moins. Peut-être pas. Mais peut-on décemment s’associer à une cause, la promouvoir alors qu’on en est plus ou moins responsable ? Là, j’ai des doutes.

04h22, je vais me coucher.
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Bordel, t’’es où Prince charmant ?

La semaine dernière, j’ai lu le jouissif « Princesses ou amazones » d’Olivia Elkaim, prêté par ma Summer préférée. Je l’ai avalé en deux jours chrono mais faut avouer que mes tribulations sénécéfiques m’ont bien aidées. Non parce que ¾ d’heure pour aller à un entretien (quand tout se passe bien n’est-ce pas), ça veut dire ¾ d’heure pour en revenir (cf remarque précédente) donc plein de temps pour lire. Sans oublier que je suis rentrée chez mes parents donc 6h de train (mais j’ai dormi quasi 4h sur les 6).

Donc, dans ce livre, Oliv’ se demande pourquoi ses amies et elle, trentenaires ou presque, belles et merveilleuses, ne trouvaient pas le only one. Plusieurs explications sont avancées mais une a particulièrement retenu mon attention et mon cerveau s’est mis à chauffer : voilà un bon sujet d’article. En gros, si on trouve pas, c’est qu’on est trop exigeantes. Il faut que the only one soit parfait : bon au pieu, intelligent, beau, une bonne situation donc riche (ben ouais, ça va de pair), viril et sensible, romantique, indépendant mais câlin, intellectuel et sportif, bricoleur, patient, sociable mais pas toujours collé avec sa bande de copains… Bon, la liste est infinie. Sauf que faut se rendre à l’évidence, les filles, il n’existe pas, ce mec là. Prenons l’exemple de Barbara, dans le roman, l’amazone ultime : elle couche avec 4 ou 5 mecs différents pour allier leurs qualités car aucun ne se suffit à lui même. Un n’est pas bon amant, un autre l’agace rapidement, un 3e est marié… Et patati et patata. Mais l’homme parfait n’existe pas (tout comme la femme parfaite, d’ailleurs).

Notre célibat est-il notre faute ? Moi, non, je me fais toujours larguer… Parce qu’à chaque mec que je rencontre, y a toujours un truc qui me gêne dans mon modèle d’homme idéal. Mais je passe outre ce souci, surtout que c’est souvent peu important. Bon, c’est clair qu’il y a des trucs qui feraient chier genre il est nul au pieux (mais si je lui dis ce que je veux et qu’il me dit ce qu’il veut, on pourrait trouver un juste milieu), il n’a pas lu un livre depuis la 6e (mais le plaisir de la lecture, ça s’apprend et il aura droit de m’initier à un truc qui lui plaît), il aime pas les chats (personne ne résiste au charme incontestable de Kenya), il est resté au XIXe siècle et pense que la place d’une femme, c’est à la maison (il est sérieux là ? Bon, là, faut pas déconner non plus), c’est le sosie de David Martin, le mec qui présente le loto et les soupes Liebig ou Knorr et qui a l’air de beaucoup postillonner (eurk !). Bon mais quand même, je suis pas si difficile que ça.
Mais il est vrai que la libération de mœurs nous a permis d’essayer avant de trouver. En gros, on n’a pas encore trouvé le only one, c’pas grave, on va coucher avec d’autres mecs en attendant. Bien entendu, je ne condamnerai pas cette pratique puisque a) j’en fais autant, b) je ne crois pas en la quête du only one quoi qu’il en soit. Mais parfois, les filles qui se lamentent sur leur célibat ou leur lose sentimentales me saoulent. Le classique : elles courent après un mec qui n’en a rien à foutre d’elles et l’idéalisent au maximum et jettent ceux qui veulent d’elles comme des kleenex. Parce que celui qu’on l’a n’a pas (encore ?) n’a pas pu faire preuve de son imperfection. On l’image Jude Lawesque dès le réveil, la sensualité d’un George Clooney, la bestialité d’un Sawyer, le membre de Rocco, la virilité rassurante d’un Brad Pitt, que sais-je encore ? Alors que celui que l’on a, on sait que le matin, il se lève avec son caleçon qui lui arrive à mi-fesses, fesse qu’il s’empresse de gratter avec vigueur de la main gauche tandis que la main droite en fait autant sur sa joue recouverte de barbe et ça fait scratch scratch (moi, j’aime bien la barbe de 3 jours, remarque). On sait que le matin, il a des épis et une haleine pas top fraîche (comme si nous, on sentait le Hollywood dans la bouche au réveil, tiens). Même que quand il va pisser, il rabaisse MEME PAS la lunette des chiottes. Or, en tant que single, nous, on n’est pas habituées à vérifier si la lunette est baissée et on manque de se péter le coccyx en atterrissant violemment DANS la cuvette.
Sauf que, je le répète, l’homme parfait n’existe pas. Même mon papa, il laisse la lunette relevée des fois alors qu’il a vécu 24 ans avec trois femmes. Et qu’il est toujours avec sa chère épouse, d’ailleurs (ma môman). Mon pôpa, qui est un homme qui s’est quand même pas mal impliqué dans notre éducation, faisait la cuisine quand ma mère bossait et est le roi des crèpes, il a des défauts d’hommes genre quand il est plongé dans son Equipe, il en fout plus une même quand sa fille aînée essaie désespérément de sauver le carpaccio de deux fauves affamées (bon, ok, les fauves, c’est Kenya et Clio mais bon…). Que mon papa, quand je regarde dors devant Sex and the city, il zappe sur le foot sans me demander mon avis. Que des fois, il voit pas que ma mère est allée chez le coiffeur. Ni ma sœur ni moi d’ailleurs alors que je suis passée des cheveux longs châtains clair à un carré roux.
N’empêche que j’aurais un mec aussi bien que mon papa, je serais la plus heureuse des princesses.

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Friends

« I’ll be theeeere for youuuuu ! » En 1997, j’allume la télé un soir d’été et je tombe sur une série bizarre, débile et qui me
fait mourir de rire : Friends. Je connaissais de nom, la série passait depuis quelques temps sur Canal Jimmy et tout le monde en parlait sur Fun Radio ou dans le magasine XL (oui, là, je viens de démontrer qu’ado, j’étais une super pintade). Du coup, j’étais méfiante. Quand on hurle au génie, j’ai peur de l’effet de mode. Donc comme rien ne vaut ma propre opinion, je regarde.

 

Voici donc l’histoire de 6 New-Yorkais pré-trentenaires. Rachel, Monica, Phoebe, Chandler, Joey et Ross. J’avoue que je ris comme une bossue, je suis totalement fan. Bon, je m’abstiendrai de présenter les personnages, je pense que tout le monde connaît la série et l’a vu au moins une fois. Cette série a « révolutionné » ma culture de fin d’adolescence. Au lycée, dans notre groupe d’amis, on ne parlait que de ça, j’étais surnommée « Phoebe » parce qu’à l’époque, j’étais totalement mystique, un peu timbrée et surtout, je voulais devenir
chanteuse. Oui, moi, mon rêve, ado, c’était de me retrouver seule sur une scène avec ma guitare. Bon, presque 10 ans plus tard, je n’ai jamais pris un cours de guitare mais les rêves d’adolescence sont très beaux. Bref, on en était accro, on s’était amusé à doubler un épisode, on en parlait souvent : « et tu as vu Friends, hier soir ? ». Cette série m’a d’ailleurs valu une déclaration d’amour particulière. Je raconte. J’ai donc 17 ans et je fais une soirée chez moi, trois copains restent dormir à la maison. Je vais me coucher et quelques
instants plus tard « toc, toc, toc ». Je vais ouvrir : Julien, un des trois garçons. Il m’explique que les deux autres font les cons et qu’il a envie d’un peu de calme donc on commence à discuter et on dérive sur Friends. A un moment, je babillais sur le sujet et je me prends un : « je t’aime ». Là, je bloque et je réponds : « Heu… Tu dis ça pour moi ou pour Friends ? ». Oui, quand je dis qu’ado, j’étais vraiment nulle dans mes relations homme/femme, je mens pas.

Bref, revenons à Friends. Les personnages sont assez caricaturaux, pour provoquer des situations burlesques, mais je pense que nous nous reconnaissons tous un peu dans ces personnages. Ado, j’étais plutôt Phoebe, aujourd’hui, je serais plutôt Rachel. Un peu gamine, un peu pleurnicheuse, carriériste, enthousiaste et totalement nulle en matière de drague. Non parce qu’il faut l’avouer, ce que je préfère chez Rachel, c’est quand elle s’amourache d’un mec et ne sait comment se déclarer. Et ses galères, je connais. Comment faire comprendre au mec trop craquant qu’on aimerait bien qu’il nous fasse des câlins, qu’on s’installe ensemble et tout ça ? En plus, j’adore la façon dont elle s’habille, faudrait que je m’inspire un peu de son style.

Pour les garçons, j’ai remarqué que la plupart d’entre eux se reconnaissent plus dans Chandler ou Ross. Sans doute parce que Joey, même s’il est très mignon et attendrissant, est un sacré idiot. Même si Phoebe a un côté très naïf, elle aussi, elle se montre redoutablement intelligente quand il s’agit de manipuler les gens. Donc les mecs aiment bien se sentir proche de ces deux-là. Je me souviens de Guillaume the first qui essayait de copier le mouvement de tête de Ross quand il part brutalement après une lose, genre « je garde ma dignité ».

Friends, c’est un peu la vie dont tout le monde rêve : une bande de potes qui reste unie quoi qu’il arrive. Ils vivent dans de beaux apparts, ont des boulots plutôt peinards (ils passent leur vie au café), ont des gardes robes impressionnantes, ont toujours des histoires amoureuses avec des personnes physiquement très séduisantes… Bref, tout est plutôt rose. Bien sûr, ils connaissent les loses du quotidien : les problèmes d’argent, les problèmes de boulot, les problèmes sentimentaux… Mais ils finissent toujours par s’en sortir, notamment grâce au soutien de leurs amis. Il y a aussi des décès, comme la grand-mère de Ross et Monica puis la grand-mère de Phoebe. Il y a des naissances également : Phoebe donne naissance aux triplés de son frère, Rachel a une fille avec Ross. A la fin, Monica et Chandler, qui ne peuvent se reproduire, adoptent des jumeaux. Il y a des mariages aussi : Monica et Chandler, Phoebe et Mike. Ross
s’est marié deux fois dans la série, la série débute juste après sa séparation de sa première femme, Carole, devenue lesbienne. Le jeune homme a épousé Emily et Rachel avant de se séparer d’elles.

Ce qui est fantastique, c’est qu’ils vivent tous en coloc : Monica et Rachel et Joey et Chandler puis Ross vient vivre chez les garçon, Monica et Chandler s’installent ensemble donc Rachel part chez Phoebe alors que Ross se prend un appart. Suite à un incendie, Rachel part vivre chez Joey puis Phoebe chez Monica et Chandler avant de récupérer son domicile. Puis lors de sa grossesse, Rachel part vivre chez Ross avant de revenir chez Joey. Ce sont les entreprises de déménagement qui doivent être contents. Notons aussi que pendant un temps, filles et garçons ont échangé leur appart et qu’avant le début de la série, Phoebe vivait chez Monica. C’est compliqué, hein ? Au moins, ça fait des économies pour les décors.

Le truc qui m’agace un peu dans Friends, ce sont les incohérences : lorsque Rachel arrive lors du premier épisode, Monica lui présente Chandler qu’elle n’est pas censée connaître. Or, lors de plusieurs flash back, on apprend qu’ils se connaissaient déjà (Chandler étant l’ami de Ross, Rachel celle de Monica), ils se sont même échangés un baiser à la fac puis Rachel s’est faite draguer par le même Chandler quand elle était fiancée à Barry (celui qu’elle a abandonné) mais elle l’oublie à chaque fois, le pauvre garçon ! Par ailleurs, il y a de gros
soucis avec les âges. Lors de la 1ère saison, Monica a 26 ans. A la 5e saison, on apprend que Ross a 30 ans. Or Monica devrait arriver à sa 31e année et vu qu’elle est la petite sœur du monsieur, y a comme un souci. D’ailleurs, dans la 7e saison, Rachel fête ses 30 ans alors qu’elle a le même âge que Monica et devrait donc arriver aux 33. Or une saison équivaut bien à une année chez nos amis puisqu’on a systématiquement droit à l’épisode de Thanksgiving. De la même façon, certaines pistes intéressantes sont abandonnées : une
fois que Phoebe a accouché, on ne revoit quasiment plus son frère et les triplés, elle en parle de temps en temps mais je la trouve pas très préoccupée par ses neveux, la tatie. Idem pour Emma, la fille de Ross et Rachel qui passe plus de temps chez ses grands-parents ou chez la nounou qu’avec ses géniteurs.

A l’inverse, certains éléments sont présents tout au long de la série comme le chien blanc en marbre acquis par Joey lors de la 2e ou 3e saison qui navigued’appart en appart jusqu’à la fin de la série. Il y a aussi la porte coupée de la chambre de Chandler. Par contre, l’élément récurrent le plus agaçant de la série est le personnage de Janice. Petite amie de Chandler durant la 1ère saison, elle revient régulièrement dans la vie du jeune homme. A partir du moment où il sort avec Monica, Janice revient de temps en temps, croisant par hasard nos héros mais je trouve que son personnage est surexploité à la fin, il n’apporte rien du tout à l’intrigue et ses : « OH MON DIEU, Nahahahahahahahah ! » sont plus agaçants que drôles, à la longue. Je veux bien croire que les hasards de la vie nous fait revoir certaines personnes mais qu’elle croise tout ce petit monde au resto, à l’hôpital (comme par hasard, elle accouche en même temps que Rachel), ou se retrouve future voisine de Monica et Chandler, faut pas déconner non plus.

Friends, c’est fini. Et ce n’est pas plus mal, il faut savoir arrêter les choses tant qu’elles marchent et pas trop tirer sur la corde. D’ailleurs, la dernière saison n’est pas forcément la meilleure et pue un peu trop la guimauve à mon goût. Phoebe se marie, Monica et Chandler adoptent des jumeaux, Rachel et Ross se retrouvent et Joey part faire carrière à Hollywood. Manquerait plus que l’un d’eux gagne au loto ! Ce qui est agaçant, aussi, ce sont les réactions excessives du public. Exemple : lors du dernier épisodes, il font des
« houhou » en applaudissant comme des fous quand Monica et Chandler présentent des jumeaux à leurs amis qui n’étaient pas au courant de la nouvelle. Mais le public sait puisque l’une des scènes précédentes montre l’accouchement. Alors c’est pas la peine de s’exciter, hein ! Mais bon, c’est pareil dans toutes les séries, ils doivent être super bien chauffés pour être au bord de l’hystérie, comme ça.

Ceci étant, je pense que Friends est et restera une série culte emblématique de la fin des années 90, début 2000. Malgré le côté caricatural, on se reconnaît tous plus ou moins dans les galères de ses pré-trentenaires. Et moi, je l’avoue, je revois cette série avec plaisir, surtout que toutes les chaînes du câble s’empressent de la rediffuser…

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L’’uniformisation américaine

Soyons clairs, je ne suis pas très fan des Américains. Oh, pas d’anti-américanisme à deux balles, je ne les fous pas tous dans le même panier. Sur 300 millions d’habitants, y en a
forcément des biens. Ceci étant, y a des trucs qui me gonflent, notamment leur volonté de nous imposer leur foutu culture en maltraitant nos petits produits français.

 

Jeudi soir, je tombe sur Taratata sur France 3 avec Placebo, cool. Bon, Nagui, j’aime bien son émission mais je le trouve un peu poussif lors des interviews mais peu importe, ce
que j’aime dans Taratata, ce sont les performances en direct. Suite à Placebo apparaît une petite fée brune en robe de tulle, la géniale Emilie Simon qui vient interpréter « Végétal ». Faut que je trouve quelqu’un pour aller au concert avec moi en septembre, tiens. Bref, la jolie Emilie interprète son titre et passe à l’interview et là, Nagui reparle de son travail sur la marche de l’Empereur. Je dois avouer que j’ai adoré ce film et encore plus la BO. Sauf que voilà, quand le film est parti outre Atlantique, nos amis Américains ont complètement changé la musique ainsi que le mode de narration si particulier. Mais ça leur arrive de respecter les choses, non ?

 

La spécialité des Américains, ce sont les remakes. Ca, ça m’insupporte. Bon, en France, on a cette sale manie en musique. Quand j’allume ma radio, entre les reprises française,
américaines, anglaise ou je sais pas quoi, j’ai l’impression que toutes les fréquences sont squattées par Nostalgie. Mais revenons-en à nos yankees. Ce qu’ils aiment : prendre un film français qui a plutôt bien marché dans notre petit hexagone, genre « trois hommes et un couffin » ou « un Indien dans la ville » (entre autres) et ils l’importent chez eux. Mais hors de question de passer ça sur leurs écrans, André Dussollier n’est pas Tom Selleck, il a même pas de moustache ce naze, bouh ! Donc on revoit le scénario en y rajoutant une bonne dose de ketchup et d’américanisme à deux balles. On prend une Christina Applegate à la place d’une Valérie Lemercier, c’est plus glamour. Autant, Christina, je l’adore dans « Mariés deux enfants », autant je la vois pas, mais alors pas du tout dans le rôle d’une bourgeoise au sang bleu.

En France, on a des idées mais apparemment, nos acteurs ne sont pas vendeurs, sauf rares exceptions genre Jean Reno qui joue toujours le Français qui mâche du chewing gum et qui s’appelle Philippe. Oui, tous les Français dans les films américains s’appellent Philippe, c’est curieux, ça, quand même. Bon, c’est sûr, c’est plus facile à dire qu’un prénom avec un R mais bon, nous aussi, on en a plein de prénoms, faut pas croire. Alors oui, un Hugh Grant, c’est plus vendeur qu’un Patrick Bouchitey mais quelque part, ça m’énerve que nos acteurs français ne passent pas sur les écrans yankees. Ils sont aussi bons que les Américains, voire meilleurs, selon lesquels on prend.

Je me pose une question : quand on est un réalisateur français et qu’on voit un gros ponte d’Hollywood arriver dans notre bureau pour racheter notre scénario (à défaut de
racheter notre film), on fait quoi ? Petite mise en situation. Imaginons que je suis la réalisatrice d’un film, un espèce de trio amoureux avec Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi, évidemment. Oui, tant qu’à être dans l’absurde, autant ne rien se refuser. Bon, bref, comme je suis super talentueuse, les yankees débarquent dans mon bureau et proposent de me racheter les droits pour une somme astronomique. Seulement le but n’est pas de reprendre mon petit bijou cinématographique (hihihi !) et de traduire les mots, il s’agit de remplacer les acteurs, de tout remanier. Ca ne se passera plus à Montmartre mais à Manhattan, ce ne seront plus Charles Berling, Sagamore Stévenin et moi mais John Cusack, Julian McMahon et Sarah Jessica Parker (au hasard). Ca n’aura pas forcément grand-chose à voir mais au moins, je vais me faire de la tune et puis, au moins, mon œuvre sera reconnue dans le monde entier. Mon idée est si géniale qu’on veut me la racheter !

 

Mais après, un film est une œuvre d’art, mon œuvre et on ne veut pas la respecter ? Bon, dans la plupart des films exportés et retournés, ce sont des comédies sans réelles
volontés esthétiques (enfin, je crois pas) mais voilà si j’étais réalisatrice de film, je pense que chaque image aurait son importance, elle serait inscrite dans une logique esthétique particulière. Par exemple, si je fais une scène sous la pluie, ce serait plus pour exprimer la mélancolie, la tristesse, que sais-je ! Alors qu’aux Etats-Unis, sous la pluie, on s’embrasse dans un esprit de romantisme à la con (enfin, en vrai, j’aimerais bien qu’on m’embrasse sous la pluie aussi mais passons). Un baiser échangé devant l’Hôtel de ville serait un hommage à Doisneau. Dans la version américaine, un baiser devant ground zero ne serait qu’une ode pathétique à la vie et le rappel que les Etats-Unis sont des victimes.

 

Bref, quand on crée quelque chose, peut-on accepter de céder les droits et de voir son œuvre passer à la moulinette. La créativité et le sens artistiques se vendent-ils ? Accepterais-je qu’une œuvre que je me suis cassée le cul à monter, image par image, plan par plan, scène par scène, des heures et des heures de travail effacées par un vulgaire remake, un message qui ne sera plus le mien. Non parce que quand on voit ce qu’ils font de nos comédies, ça fait peur. Je n’ai pas vu « Un indien dans la ville », « 9 mois » ou « Les visiteurs à New York » parce que je pressens l’immonde navet. Pourtant, j’ai bien aimé les versions originales.

Quand Jean-Marie Messier avait annoncé que l’exception culturelle française n’existait plus, on avait crié au scandale mais ne sommes-nous pas en train de la tuer en acceptant de voir nos œuvres ainsi travesties ? La Marche de l’Empereur est un bon concept, des voies magiques (Charles, c’est quand tu veux qu’on se marie), une musique qui dessert parfaitement l’émotion dégagée par ce film. C’est bien la première fois que je suis émue par des histoires de manchot (les pingouins, pas les gens sans bras), j’avoue que j’ai été complètement transportée par le film. Je l’ai visionnée avec mes parents pour le réveillon de Noël, on en a oublié de manger nos toasts au foie gras tellement on était plongés dans l’histoire (« ah non, le gros oiseau, il va manger le bébé ! » « Oh non, il est mort le manchot ! »). Si on vire tout ça, il reste quoi ? Un simple documentaire animalier comme on en voit tous les après-midi sur France 5. Loin de moi l’idée de critiquer ces documentaires mais je trouvais que la Marche de l’Empereur avait un mode de narration tellement particulier qu’il rendait ce film magique. Une fois de plus, Hollywood nous a tuer.

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Mon mec idéal

L’autre jour, je lisais le blog de la salopette et dans un article, elle brosse le portrait de son homme idéal. Ben puisque je peux pas être originale tout le temps, j’en fais autant mais un peu à ma sauce, quand même…
 
« Cher Papa Noël,
 
Je sais que je t’écris un peu tard mais j’ai préféré attendre car je sais que tu étais pris par tous ces enfants qui voulaient leurs jouets. Ma grande générosité m’a donc conseillé d’attendre que tu sois un peu moins pris pour te faire ma demande. En plus, ça va te prendre du temps de me faire mon cadeau mais ça fait longtemps que tu ne prends plus en charge mes cadeaux donc j’abuse un peu.
 
Voilà, moi, je voudrais un homme qui serait rien qu’à moi, beau et super gentil et intelligent et tout et tout. Je te mets les références détaillées, pour pas qu’il y ait d’erreur… C’est pas que je doute de tes compétences (pas du tout même), mais vaut mieux éviter les malentendus.
 
Le physique
Bon, je ne suis pas particulièrement exigeante mais quelques détails tout de même. Pour la taille, ce serait bien qu’il fasse entre 1m70 et 1m80, à peu près. Oui parce que plus grand, c’est pas toujours très pratique. Pour un amant de passage, ça va mais pour un amoureux, c’est une vraie menace pour mes cervicales. Pour le poids, j’ai toujours rien compris au poids masculin donc je vais pas donner de fourchette. En gros, évite les trop bodybuildés, je n’aime pas ça, avec leurs énormes veines qui palpitent, beuuuuh ! Non, moi, je veux un mec normal, avec un petit ventre pour que je puisse poser ma tête dessus et m’endormir en faisant semblant de regarder son super film (tu sais à quel point ça m’arrive tout le temps). Puis de larges épaules, aussi, pour que je me sente en sécurité dans ses bras.
 
Concernant la pilosité, tu fais comme tu veux. J’aime bien quand y a un peu de poils sur le torse parce que ça fait plus viril mais si y en a pas, c’est pas grave. Si y en a plus, c’est pas grave non plus. Tu vois, je suis pas trop exigeante, quand même. Pour la couleur des cheveux, j’avoue que mon passé amoureux m’a prouvé que je préférais les bruns. Oui, je suis plus George Clooney que Brad Pitt. Donc un brun et puis s’il pouvait avoir les yeux verts… Ben, oui, tous les hommes qui ont marqué ma vie amoureuse avaient les yeux verts donc je crois que je dois continuer comme ça. Un vert foncé, de préférence… Puis tu peux lui mettre des lunettes, j’aime bien.
 
Après pour le nez, il faut qu’il soit petit et joli, ça, c’est important. Il faut qu’il soit beau de profil, que je puisse l’admirer en soupirant : « qu’il est beau de profil ! ». Ben oui mais tu comprends, quand on est allongés côte à côte, c’est son profil que je vois donc bon. Pour la bouche, pas trop charnue, s’il te plaît, et des dents nickels. Pas forcément parfaitement alignées à la Hollywood mais pas de chicots, merci. Ah et s’il pouvait avoir une barbe de trois jours en permanence, ce serait fantastique !
 
Quoi d’autres ? Ben, deux bras, deux jambes, deux pieds avec cinq orteils chacun. De grandes mains, de préférence, c’est toujours mieux. Ah par contre, fait en sorte qu’il n’ait pas le nombril qui ressorte, je n’aime pas ça. Concernant son zizi… ben écoute, ni trop petit, ni trop grand, ni trop fin, ni trop large… L’essentiel, c’est qu’il soit en parfait état de marche, j’y tiens !
 
La personnalité
Ouhlala, on n’est pas rendus, là. Alors d’abord, avant tout, il faut qu’il soit drôle. Un beau mec sinistre, moi, j’en veux pas. Mais quand je dis drôle, je parle d’humour fin, quand même, un mec qui éclate de rire parce qu’il vient de lâcher un rot, là, je te jure, je m’en passerai. Je suis bon public mais faut pas déconner. Drôle, donc, puis cultivé et surtout curieux, qu’on puisse s’échanger des connaissances en permanence. Et puis comme il est curieux, on partira en voyage tout le temps (enfin, quand on pourra) pour découvrir de nouvelles contrées. Il aime la lecture, la photo et les promenades. Il aime les chats plus que les chiens et, évidemment, il n’est pas allergique !
 
Bon, il faut qu’il soit patient et qu’il me rassure parce que j’en ai besoin et puis faut qu’il soit calme, genre quand je m’énerve, il me laisse m’énerver mais ne me réponds pas forcément pour me laisser me calmer. Il est sûr de lui mais surtout pas prétentieux. J’ai pas envie de sortir avec une encyclopédie vivante qui étale sa science en permanence et gave de savoirs à la con toute personne qui ne souffre pas de surdité. Je veux pas d’un vantard qui narre très fort ses exploits pour être sûr que la table du fond, là-bas, a bien entendu qu’il avait décroché un contrat de la mort qui tue.
 
Il faut qu’il soit romantique mais pas gnan gnan… Je veux des escapades originales et inventives : pas besoin de diamants pour me séduire, un mot doux glissé dans la poche de mon manteau, ça me suffira. Une balade dans un quartier sympa main dans la main, c’est parfait. Par contre, s’il me fait sa demande en mariage chez Bataille et Fontaine pour que toute la France soit au courant, là, ça va me désappointer.
 
Après, il doit être tolérant : je ne veux ni le modèle raciste ni le modèle homophobe, c’est pas compatible avec la Nina. Evidemment, il adorera mes amis et les siens seront géniaux. Il sera fêtard mais pas trop parce que des fois, passer une soirée à remplir ensemble un sudoku, c’est quand même génial (petit clin d’œil à qui il sait !). Ce serait bien qu’il soit cinéphile parce que, moi, je le suis pas et il pourrait m’initier. Et s’il pouvait aimer le violoncelle et avoir la même discothèque que moi, ce serait parfait.
 
Niveau passion, un artiste, ce serait sympa… De préférence, doué en dessin parce que là, je suis d’une nullité pas possible… Il dessinerait et/ou peindrait, j’écrirais. Evidemment, on sera totalement fan l’un de l’autre. Il faut qu’il ait une imagination débordante, histoire qu’on puisse avoir de supers délires. Et puis un artiste, c’est sensible… Ce serait bien qu’on se comprenne au-delà des mots. Tu vois, quand j’ai le moral à zéro sans raison particulière, il pourrait juste me prendre dans mes bras et me faire un câlinou sans me poser de questions. Mais par contre, si je veux parler, il m’écoute. Ah, et il faut qu’il me parle, aussi, qu’il me dise quand ça va pas, c’est beaucoup mieux. Je ne veux pas être sa mère de substitution (pitié, non !) mais qu’on puisse se reposer l’un sur l’autre quand ça va pas. Ce qui serait bien, c’est qu’il soit attentif à moi sans m’étouffer (promis, ce sera réciproque), qu’on garde un peu notre espace de liberté, quand même.
 
 Par contre, s’il pouvait ne pas aimer le foot… Les autres sports, je m’en fiche mais pas le foot. Après, si tu veux en faire un sportif (du dimanche ou pas), c’est comme tu veux, du moment qu’il me force pas à faire du jogging avec lui…
 
Enfin, pour rester dans le sport, côté brouette… Ben, de la tendresse, déjà, c’est ES-SEN-TIEL ! De la complicité, évidemment. Et bien, en gros, qu’on ait des brouettes sauvages parfois, plus tendres d’autrefois, qu’on partage des fantasmes ensemble mais il est pas obligé de partager TOUS mes fantasmes…
 
Accessoires
Bon, alors, niveau vêtements, j’aime bien le style « chic urbain », genre jean ou pantalon bien taillé, pas trop vieux comme coupe, et j’adooooore les cols roulés ou, mieux, les cols zippés. Classe mais pas trop et que le monsieur mette des boxers, ce serait bien. S’il pouvait éviter de porter des chaussettes de tennis aussi parce que, ça, j’aime pas trop.
 
Niveau famille… Bah, des frères ou des sœurs, je m’en fiche, ce serait bien qu’il ait des neveux ou des nièces, déjà, comme ça, il aura un instinct paternel développé… Non parce que si on se reproduit, ce serait bien que l’un des deux soit à l’aise avec les enfants et comme ce n’est pas mon cas… Ses parents seront comme lui : ni raciste ni homophobe. Pas trop vieille France non plus parce que j’ai pas envie de faire semblant de rester vierge jusqu’au mariage… Déjà que le mariage, bof…
 
Enfin, niveau compte en banque… Ben, là, j’ai pas d’exigence. Bon, s’il pouvait avoir un peu de sous pour qu’on parte en voyage, ce serait bien mais je compte pas faire femme entretenue, je veux mon métier aussi. Puis j’ai l’impression que l’argent rend radin et je veux pas d’un radin. Tu comprends, ces gens-là, à la fin, ils se douchent qu’une fois par semaine parce que l’eau et le savon, ça coûte cher…
 
Bon, voilà Père Noël. Concernant le nom et le prénom, je te laisse choisir mais si je pouvais éviter de me retrouver Mme Nina Mortecouille, j’apprécierais… Pour le métier, pareil, je te laisse choisir aussi, je m’en fiche un peu, il a suffisamment de qualités pour que je n’exige pas que monsieur soit rédacteur en chef (oui parce que du coup, il pourrait m’engager). A noter que pour l’âge, ce serait bien qu’il ait entre 23 et 30 ans et qu’il soit mature, of course.
 
Concernant la date de livraison, je te laisse le choix : la St Valentin (oui, c’est une fête commerciale de merde mais je l’ai pas eu pour Noël alors bon…) ou alors pour mon annif en avril mais c’est peut-être un peu loin… En même temps, la St Valentin, c’est trop près… Bon, on a qu’à dire pour l’équinoxe du printemps, voilà, au milieu.
 
Merci de m’exaucer Père Noël, promis, l’an prochain, je laisserai des gâteaux près de la cheminée.
 
Bisous
 
Nina 
 
PS : J’aurais bien demandé à ton pote, le petit Jésus, mais ça m’a pas porté chance la dernière fois que je lui ai demandé un truc. Il serait foutu de me le livrer en version homo. Bon, je le donnerais à Gauthier mais pfffff !
 
PPS : S’il pouvait venir habiter dans l’appart qui vient de se libérer dans mon immeuble, ce serait génial ! 
 
PPPS : Si tu en as un de bien en stock et qu’il ne ressemble pas exactement à mon portrait, je ne t’en voudrai pas ! »
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