De tes lèvres sur les miennes

Je vais pas vous mentir : j’aime les baisers. Surtout le premier. Et encore plus précisément ce moment précis où vous échangez un regard brûlant avec l’objet de votre désir, que vous savez que ça va arriver, que votre coeur s’emballe pendant que vos lèvres se rapprochent. Ah oui, vraiment, j’aime ce moment.

Le premier baiser de Buffy et Spike

Après, on n’a pas tous les jours un premier baiser, surtout quand on est dans une relation amoureuse de type monogame. Mais pour compenser, on a la fiction et les scènes de premiers baisers romantiques, on en a quelques unes à se mettre sous la dent. Jane the Virgin en a même fait une sorte de private joke, Jane a ses plus beaux baisers sous une tempête de fleurs ou sous la neige, alors même qu’elle habite à Miami (mais c’est drôle, regardez vraiment cette série). Mais justement, la fiction a parfois tendance à enrubanner le premier baiser d’un tas de flonflons et paillettes alors que dans la vraie vie, on n’a pas toujours tout le tralala et j’en viens à me demander : c’est quoi un premier baiser réaliste ?

Jane the virgin  : baiser sous la neige entre Jane et Michael

Dans mes petits écrits, je mets des relations amoureuses ou sexuelles, ça dépend. D’ailleurs, nous reviendrons une prochaine fois sur leur nécessité ou non dans une histoire. Et le problème que je rencontre souvent, c’est tout le chemin qui amène à ce premier baiser. Alors certes, je pourrais écrire un “y en a un qui saute sur l’autre et baiser surprise” . Je crois que dans Technopolis, c’était absolument comme ça que ça se passait entre Oceany et Ethan (elle avait également été embrassée par Juan de la même façon et finit d’ailleurs par s’en agacer). Mais j’avais 20 ans et depuis, j’ai pas mal progressé en compréhension du consentement. Et d’ailleurs, je suis la première à hurler devant ces premiers baisers imposés. Du coup, puisque le consentement, c’est encore plus sexy, comment on amène à ce premier baiser ?

Emily et Maya, premier baiser

En fait, peu importe. Là encore, je vais me répéter, tout est dans la tension. Reprenez vos propres relations, la dernière fois que vous avez grave kiffé quelqu’un, que vous guettiez chaque occasion de vous trouver seul.e avec lui ou elle en espérant que la prochaine fois sera ce moment béni où vos yeux se croiseront et dans vos regards ardents, vous savez tous deux que ça va arriver, là, maintenant. Vous savez, ces quelques secondes où plus aucun ne parle, attendant l’ultime signe de l’autre pour se lancer, silence qui peut se clore par un petit rire gêné avant le baiser. Quand j’étais ado (et adulte aussi mais j’assume moins), je pouvais passer des heures à rêvasser de ce premier baiser (qui n’avait in fine pas lieu dans pas mal de cas mais on s’en fout). Aujourd’hui, je regrette un peu de ne pas tenir un carnet des petites fantaisies de ce genre que je pourrais coller dans l’un ou l’autre de mes romans. Parce que je suis désolée mais pour moi, encore plus crucial qu’une scène de baise, il y a ce premier baiser qui est comme le signal de départ d’une relation qui évolue, la première étincelle du feu d’artifice à venir. Ce moment où le spectacle commence enfin sous les “aaaaaaah” satisfaits du public.

Feu d'artifice au château de Versailles

Mais j’ai pas fini avec ce sujet, il va falloir qu’on se pose la question : une romance dans un roman non romantique, pourquoi faire ?

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Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton ! – Fred Ballard

Tout commence à Noël 2012. Vacances parfaites avec un neveu fraîchement livré qui nous émerveille de ses mille et unes mimiques. Même si à moins d’un mois, ça fait pas grand chose, un bébé mais il est kro kro mignon hiiiiiiii ! D’humeur joyeuse, je vais fureter dans les livres de ma mère à la recherche de “Le mec de la tombe d’à côté”, LE livre à lire mais j’échoue lamentablement (en fait, il était dans la bibliothèque de ma chambre, une histoire passionnante). Etant dépourvue de lecture car je venais de finir “Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire”, je me rabats donc sur un livre qui me semble amusant “Tout le monde n’a pas le destin de Kate Middleton !”.

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C’est là que j’ai réalisé que j’avais pas trop la gagne niveau littérature ces derniers temps. Fans de Kate Middleton, pliez bagage, la douce princesse ne fera pas la moindre apparition dans ce roman mais bon, c’est accrocheur comme titre. Le contenu par contre… On suit les aventures de Capucine Guillon, femme multi divorcée et multi maman qui nous a pondu 3 garçons subtilement nommés Paul, Emile et Victor. Ca place de suite l’univers lolesque de notre quadra qui surnage comme elle peut dans sa vie sans saveur. Fred Ballard va donc nous raconter la vie de Capucine pendant un an, du réveillon au réveillon, sur 12 chapitres (comme douze mois, bravo !).

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Sauf qu’une vie sans saveur racontée en roman, ça donne un récit sans relief. Je comprends même pas comment l’auteur a réussi ce tour de force de pondre 300 pages de vide, de rien. Oh y a bien quelques anecdotes mais ce qui est quand même incroyable, c’est qu’elles ne servent à rien. Capucine cartonne une voiture de police, Capucine se fait attaquer par des mouettes, on attend de comprendre le sens de l’anecdote mais… rien. C’était juste histoire de remplir 10 pages. Tout est à l’avenant. On fouille le livre à la recherche d’un embryon d’intrigue, on se demande à quoi va servir chaque briques posées mais elles ne servent de fait à rien, elles sont juste lancées dans le jardin et démerde-toi avec…

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Enfin, si, y a une intrigue et même deux, poussées en parallèle mais sans réel lien (je ne parle pas de consistance):
– Capupu est une ratée qui travaille dans une boîte qui écrit des questions pour des jeux télés. A un moment, elle propose une téléréalité à base de 2 familles partageant une maison en colocation pour l’été donc on suit très vaguement l’écriture du concept et le tournage. Mais vu que notre chère héroïne suit un peu ça de loin, nous aussi…
– Comme sa vie est très vide, notre amie s’invente des problèmes de type “mon premier mari veut plus que je porte son nom et ça m’embête beaucoup parce que mon nom de jeune fille est pourrie”. Donc Capucine va partir en quête d’un nouveau mari ayant le même nom de famille que l’ancien juste pour pas changer de nom. A ce moment là, on pourrait être écroulés de rire devant tant de fantaisie rafraîchissante. Mais non, on a juste un peu envie de jeter le livre par la fenêtre parce qu’on s’en fout bien de savoir si elle trouvera mari au bon nom de famille ou non, le personnage nous a épuisé.

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Sans vouloir critiquer (après tout, si j’avais un jour été publié, ça se saurait), il me semble que dans la construction d’un récit, on amène des éléments servant à des intrigues, pas juste des anecdotes sans saveur destinées à noircir quelques pages supplémentaires. J’avais juste la sensation de lire un blog d’une meuf qui force sa plume de manière agaçante (ah les périphrases… C’est drôle si on n’en abuse pas). Faudra que je vous parle de ça d’ailleurs dans un article, c’est un style d’écriture qui m’agace. Bref, j’ai souffert pendant ces 300 pages (écrit gros), tout est forcé et en même temps, c’est creux, c’est étrange. Comme quoi, passer de la chronique radio à la littérature, même petite, c’est plutôt casse-gueule comme exercice.

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Les fantômes, ça n’existe pas

Ma chère moi d’avant,

Je profite de ces quelques jours où je retrouve ma chambre d’ado pour t’écrire ces quelques lignes. Enfin ma chambre d’ado, tu ne la reconnaitrais pas, y a plus de poster, plus de machine à écrire calée dans un coin, plus de lit mezzanine, plus rien. Oui, nous avons grandi ma chérie, nous avons une chambre d’adulte, maintenant.


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Je t’écris aujourd’hui car je t’ai encore un peu tué l’autre jour et ça m’a fait grande peine. En fait, tout a commencé un samedi soir où j’avais fini par quitter l’ordinateur, agacée par un connard (faudra qu’on reparle des hommes aussi) pour m’échouer sur le canapé, enroulée dans ma couverture magique qui attire le chat et je regardais Medium, une série américaine sur une voyante qui reçoit des messages des morts. Après, il y avait une autre série qui parlait exactement de la même chose et c’est là que je me suis assoupie.


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Et là, j’ai eu comme une étrange révélation : les fantômes n’existent pas, ils ne peuvent pas exister. Prenons un fantôme au hasard, mettons Patrick Swayze de Ghost. Comme tu peux le constater, il n’a plus aucun besoin vital : il ne mange plus, ne boit plus, ne dort plus et ne va même plus poser sa pêche. Normal me diras-tu, il est mort, il n’a plus de corps. Mais s’il est débarrassé de cette enveloppe charnelle, comment arrive-t-il à penser ? N’importe quelle étude neurologique est capable de démontrer l’activité cérébrale lors de la réflexion, il est même possible qu’un patient se mélange les mots si on lui tripote un peu le cortex. Et là, le fantôme, par la vertu de l’esprit seul, il serait capable de penser et de se déplacer en toute logique et en toute dextérité sans ses synapses ? Sans sa matière grise ? Sans sa caboche, tout simplement ? Non, ça ne colle pas. Voilà, les fantômes n’existent pas, c’est un FAIT.

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Cette révélation en soi n’a rien de bouleversante pour moi, ça fait un bail que je ne m’intéresse plus aux fantômes et autres ovnis. Mais en tuant par A+B ma croyance personnelle certes plus très profonde qu’il existe une surnature, ben, c’est toi que j’ai un peu tuée. Je me souviens comme tout ça t’a passionnée, que tu ne ratais pas un épisode de Mystères ou de X-files (enfin sauf la dernière saison qui puait et celle d’avant pas mal aussi). Tu achetais tous les livres sur le sujet, des livres « témoignages » et des romans, Stephen King et Dean Koons en tête. Et ces heures que tu passais l’été à scruter le ciel en espérant voir passer un ovni. Evidemment je n’en ai jamais vu (bien que scientifiquement, il est plus dur de réfuter l’absence d’une vie extraterrestre et le fait que la dite vie vienne nous faire un coucou incognito)… C’était le bon vieux temps, celui de tous les possibles.


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Oh, tu me répondras que bullshit (enfin, non, tu ne me répondras pas ça, tu es bien élevée) ces histoires de fantômes sans cerveaux, les fantômes sont de l’énergie pure et basta. D’ailleurs, il n’est même pas prouvé que les fantômes aient une quelconque intelligence… Moui, moui, moui, je suis pas très convaincue. Mais au fond, ce qui importe, ce n’est pas que les fantômes existent ou non mais que plus je grandis (non, pas vieillis, petite impertinente!), plus je me rends compte que toutes mes croyances surnaturelles s’effacent les unes après les autres. Je perds une bonne part de ma fantaisie et tu veux que je te dise de quoi j’ai peur, fillette ? De devenir chiante comme la pluie.


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Bon, on va dire que je continue à croire en la réincarnation parce que cette idée, je la trouve ultra top quand même. L’éternité, c’est 3 milliards de fois trop longs pour la passer au Paradis (oui, au Paradis, je suis quand même vertueuse dans le fond).

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Catin aux draps de satin, jouvencelle aux draps de flanelle

Tu trouves mon titre pourri ? Moi aussi, à vrai dire. Mais quel sujet se cache derrière cette formule opaque ? Alors, j’aimerais te parler de l’éternelle opposition entre la sainte et la pute qui fait de nous les insupportables schizophrènes des années 2000. Mais cette fois, je ne te parlerai pas des hommes mais bien des femmes et du regard qu’elles ont sur leur
propre sexualité.

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Depuis maintenant 5 mois, je travaille sur des sites féminins avec des forums love and sex très développés. Or j’ai l’impression au fil du temps qu’il y a deux profils types :
l’hypersexuelle limite nympho obligatoirement femme fontaine ou la prude qui dort dans un pyjama en coton fermé jusqu’au cou. Entre, le no man’s land ? Ben, de celles qui s’expriment, globalement, oui. Il y a les garces et les moralisatrices et ça s’affronte. Mais ce qui est intéressant, c’est de voir que finalement, la femme n’est pas très tolérante vis-à-vis de sa propre sexualité.

On dit souvent que l’homme nous prend soit pour une salope et nous attribue donc le rôle de l’amante, soit pour une sainte et nous voici promue mère de ses futurs enfants. Et bien
figure toi que chez les femmes, c’est pas mieux. A les lire, « faire l’amour » (en opposition à baiser qui se fait sans amour) empêche toute fantaisie. A une discussion sur les sextoys,
une a répondu : « pour moi, l’amour, c’est pas ça. Je préfère la tendresse des bras de mon amour des à jouets ». Mais madame, où est-il écrit que l’un empêche l’autre ? En
fait, les femmes sont encore pire que les hommes sur la question. Elles n’aiment pas trop la notion de sexe pour le sexe et ont tendance à vite classer les filles qui pratiquent ce genre de choses dans la catégorie « salope ». Quant à celles qui osent avoir du sexe fantaisiste avec leur mec (genre en pleine lumière) alors là, c’est très simple « tu ne sais pas ce
qu’est l’amour ! Ce n’est pas ça ! ». Ben, moi, j’aime avec des menottes, na.

Des fois, je suis un peu désespérée par cette dichotomie entre sexualité de célibataire et sexualité de couple. On baise ou on fait l’amour mais ce n’est pas juste une question de
vocabulaire ! Avec ton amant, tu as droit de donner libre cours à tes pulsions les plus profondes, à être toi, en somme. Avec ton amour, tu peux exprimer ton amour et ta tendresse mais t’es gentille, tu laisses tes menottes et ton anneau vibrant dans ta boîte à trésors. Mieux, tu la donnes vu que de toute façon, tu ne feras plus l’amour qu’avec ton cher et tendre donc tes menottes, tu ne t’en serviras plus jamais, bien entendu !

Ben, vous voulez que je vous dise ? Je trouve que dans ces conditions, faire l’amour, c’est frustrant. Je ne dis pas qu’à chaque fois, faut jouer les contorsionnistes de l’extrême mais j’ai pas envie d’une sexualité sage parce que tu comprends, on s’aime donc on se respecte donc laisse cet anneau vibrant tranquille. On peut tout à fait s’aimer, se respecter et
jouer à des jeux coquins qui nous excitent tous les deux. Je dirais même que c’est justement ça, le respect, accepter les désirs de l’autre, essayer de réaliser ses fantasmes avec lui (et vice et versa, bien entendu). On aime jouer tous les deux, s’aimer ne doit pas nous empêcher de le faire, bien au contraire. Se révéler tel que nous sommes dans nos pulsions les plus profondes, n’est-ce pas un gage d’amour, un signe d’abandon ? C’est quand même étrange de trouver plus facile de se lâcher dans les bras d’un inconnu que celui de son amoureux.

Peur de gâcher l’image virginale qu’il a de nous ? Mais si cette image est fausse, y a pas comme un problème dès le départ. Franchement, la vie de couple, je ne vois pas ça
comme un immense mensonge. Si j’aime faire l’amour sous les portes cochères, pourquoi je devrais cacher ça alors qu’en plus, y a vraiment pas de quoi rougir, sous prétexte que s’envoyer en l’air sous une porte cochère, c’est pas romantique ? Ah bah d’abord, je peux trouver ça très romantique et d’un (vous n’avez jamais vu le film Fatale ?) et de 2, révélation : être en couple n’interdit pas la jouissance. Hé oui, aujourd’hui, on peut être en couple et « faire l’amour » pour notre plaisir et pas juste pour se reproduire. On peut même adopter des
pratiques qui empêchent toute reproduction… (je laisse à chacun le soin d’imaginer de quoi je parle ici).

Et puis avoir une sainte ET une salope à la maison, c’est un peu un comble de bonheur pour un mec, non ?

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Et si je devenais la star de ma vie ?

En ce moment, vous aurez noté que je suis pas super fun. Certains me reprocheront peut-être de trop râler mais je les invite à vivre ma vie quelques temps, histoire de voir que c’est vraiment chiant, parfois. Bien sûr, y a pire, gna gna gna mais moi, ce que je vis, ça me mine et je m’en fous de savoir que votre voisine du 3e, elle, c’est pire parce que son mec vient de la plaquer, qu’elle a pas de boulot et qu’en plus son chat est mort. J’ai pas le temps de m’apitoyer sur des gens que je connais pas.

Déjà, je vais arrêter de m’apitoyer sur moi. Oui, en ce moment, c’est pas la joie mais bon, puisque ma mauvaise période a décidé de jouer les prolongations (alors que je croyais qu’elle était partie c’te connasse), je vais l’ignorer, na. Comment ? En mettant un peu de fantaisie dans ma vie. Si j’y arrive.

En ce moment, j’ai envie de me la jouer star. Sans doute motivée par toutes ces filles actrices que j’ai côtoyées grâce à Modo (au moins par téléphone), que ce soit Aurèle, Géraldine (aka Amanda Fromici) ou Zazon (son interview, son blog), j’ai envie de me créer un personnage à moi. Une espèce de Nina super girlie, très princesse et naïve. Mais pas conne, attention. Une Nina qui observe ses congénères, surtout féminines, qui dissèque et qui s’amuse. J’ai déjà pas mal d’idées de sketches pour mon one woman show fantasmagorique (puisque je pense pas être capable un jour de jouer sur scène parce que je suis pas actrice quand même, c’est un vrai métier) et j’ai envie d’étendre le concept. D’abord un blog (oui, je suis totally blog addict et alors ?). Un blog rose méchamment fi-fille avec des sketches et des photos de mon personnage (enfin, pas ma tête, toujours pareil, anonymat, j’ai suffisamment de psychopathes au cul pour pas les encourager en montrant ma trombine), peut-être des slogans car en ce moment, c’est mon grand jeu, les slogans. For exempeul : « Poil sous les aisselles, pas de vie sexuelle » ou « be strong, be couillue ». Ouais, c’est notre grand jeu avec Vicky, je pourrais même en faire des T-shirt, tiens. Bon, bref, un blog délirant avec un pseudo que je pense avoir déjà choisi mais pas sûr. Just for fun. Avec les sketches en podcast audio, peut-être, mais ça, c’est pas sûr, sûr, suis pas sûre d’être capable de les jouer correctement. Bordel, avec mes idées farfelues, va falloir que je prenne des cours de théâtre !

Et puis, mon personnage, faut qu’il sorte dans la rue de temps en temps. Moi, en ce moment, j’ai envie de grosses lunettes rondes fumées, de grands chapeaux genre capelines, de robes à jupons super rétro, de gants en dentelles et d’écharpes toutes froufrouteuses comme celle que j’ai déjà. Je sens que je vais aller à Exopotamie m’acheter celle rose fuschia. Comme ça, dans la rue, quand je marcherai, on me regardera… ou pas, d’ailleurs. Faudra que je mette des jolis souliers à talon et un petit sac à main… Bref, je m’éclaterai. J’irai dans les fripes trouver des vieilles robes qui reviendront vite à la mode, si ce n’est déjà fait et peut-être que je m’offrirai la sublime robe rouge froufrouteuse que j’ai vu l’autre jour dans la boutique « Les filles à la vanille ». Attention, faut pas que j’oublie que pour l’heure, je suis une star au chômage donc pas trop de sous pour m’acheter plein de jolies robes (fuck !)

La question reste : aurai-je assez d’audace ? Venant de la province, j’ai du mal à intégrer le fait qu’à Paris, je pourrais m’immoler sur le quai du métro aux heures de pointes que je passerais à peu près inaperçue. Donc, c’est pas un grand chapeau et des froufrous qui va faire tilter les gens. La preuve : pour mes Catherinettes, j’avais un chapeau clignotant et des playmobils en train de s’enculer sur ma tête, personne ne m’a regardée en dehors du Marais. Bref, il faut que je cultive mon english spirit, si cher à miss Vicky et moi (elle en parle ). En gros, en Angleterre, tu peux peser 90 kg ET mettre un mini-short, tout le monde s’en foutra, c’est normal. En France, j’ose à peine mettre une jupe au dessus du genoux alors que je fais pas du tout 90 kg (et que je vais activer la cellule « c’est l’été, cellulite gommée ») parce que j’ai peur du regard (impitoyable) des autres et surtout des femmes, dans la mesure où j’ai pas la silhouette de Kate Moss. J’ai pas envie/pas le courage de sentir peser sur moi les regards moqueurs qui scrutent ma cellulite et ma graisse. Bon, peut-être que si je le faisais, personne ne me regarderait parce que tout le monde s’en foutrait mais voilà. Du coup, aurai-je l’audace de jouer ma star un poil excentrique, très Audrey Hepburnesque dans Paris ? A suivre. En plus, je me pose la question de ma coiffure : avec ce genre de tenue, je m’imagine bien crinière au vent (note pour moi-même si je retiens cette option : acheter un fer à friser). Mais moi, j’aime quand même bien la coupe de Victoria, sans le blond parce que je suis pas sûre que le blond m’irait. Mais je sais pas si les cheveux courts-courts avec mèche dans la gueule, ça me rendrait plus jolie… Pi c’est pit-être pas pratique pour travailler.

Seigneur, que c’est dur d’être une star !

PS : Ouais, le montage photo, c moi qui l’ai faiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit!

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