Trinidad, le joyau cubain

Le 13 mars – Trinidad ! La visite qui me fait le plus rêver. Mais d’abord, on débute la journée par deux plongées. La première est sympa, on tourne autour de l’embouchure d’une rivière, belle langue de sable avec des patates tout autour et un superbe tombant. La topographie est magique, j’adore ce genre de paysages, un décor parfait pour un royaume fantastique.

Un jardin de corail aux Philippines

Ceci est aux Philippines, j’ai jamais récupéré les photos de Cuba

L’eau est parfaite, niveau température, et la princesse peste m’a prêté une go pro, j’ai pu m’amuser un peu. Mais c’est surtout la deuxième plongée qui m’a enchantée. On descendait avec le plongeur en chef qui nous a amené à 36 mètres, il nous a montré plein de crabes, de poissons, j’ai trouvé des petites crevettes, j’étais fière de moi. C’est pour ça que je préfère les plongées encadrées, la personne qui nous encadre nous montre tellement de choses. Comme ce petit crabe flèche qui avait tout de l’araignée… Un peu dégueu du coup. On a vu des poissons chevalier, des poisson Caraïbes, des poissons soleil… Une beauté, cette plongée.

Le crabe flèche

(c) Aquasport Diving (clique sur l’image pour tout savoir du crabe flèche)

A peine le temps de se doucher qu’on repart pour une petite germe pour manger le cochon. Malheureusement, la fille du couple sympa est malade et ils rentrent à l’hôtel, ça m’attriste un peu. Ce déjeuner sous un arbre énorme est pas mal du tout, on passe un bon moment avec en prime le passage de quelques cowboys mener un troupeau de vaches. Puis retour dans le bus pour Trinidad.  

Un phare cubain en forme de fusée Campagne cubaine

Quarante cinq minutes plus tard, nous voici donc à Trinidad. Mes parents avaient adoré, j’étais donc très excitée à l’idée de découvrir cette ville. Sauf que le guide ne voulait pas nous montrer uniquement le côté carte postale et nous fait donc traverser le quartier de la Popa, le quartier pauvre où les touristes ne se rendent pas… Anéfé, je comprends pourquoi. Les gens nous interpellent pour nous demander des stylos, du savon, des bonbons… Et comme une truffe, je n’ai rien. Je le savais pourtant mais je suis partie à l’arrache, je n’y ai plus pensé… L’architecture est assez aléatoire, des sortes de statues pharaoniques en guise de balcon ici, des escaliers qui semblent presque léviter de l’autre… Des églises où il ne reste que la façade… c’est assez déstabilisant.

Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad

On marche quelques mètres à peine et nous voici dans le quartier colonial qui n’a rien à voir… C’est magnifique avec ces façades colorées, sa ferronnerie ouvragée… On “visite” une maison coloniale (devenue un resto en fait) avec un joli patio dans lequel on découvre un crocodile en cage… un vrai crocodile, vivant, ce qui turlupine plusieurs personnes du groupe. On arrive à la place centrale avec de beaux bâtiments autour abritant des musées. Je vise celui avec une tour mais avant, on part en expédition pour acheter des cigares à mon adoré. Le guide nous amène dans une espèce d’arrière-cour cheloue pour acheter les fameux cigares, mmm… On repart ensuite vers le marché, je fais ma grosse touriste en achetant une casquette kaki avec l’étoile rouge et une boîte de dominos pour Saturnin pour l’aider avec les chiffres.

Voiture de collection, Trinidad

 

Au sortir du marché,on repasse devant une volée de marches menant à la Casa de la Musica, ces dernières étant aménagées en terrasse pour boire un verre, un orchestre est en train de s’installer. Tant pis pour la tour mais j’avoue que ce petit moment détente en sirotant un mojito(un peu chargé) est un de mes meilleurs souvenirs du voyage… du moins au moment où j’écris.

Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica

On récupère tout le groupe et on va déguster un apéro, spécialité locale, la Canchanchara, à base de miel, herbes et citron et, apparemment, pas d’alcool. On repart pour le resto mais il est trop tôt encore donc avec quelques uns de mes camarades, nous voici repartis pour un apéro daïquiri, cette fois. Puis resto buffet sympa avec une bonne conversation avec une fille du groupe et après, on part au bar salsa, la Casa De la Trova. Il fait chaud, on danse un peu avec ma coloc, et quelques autres. L’ambiance est un peu étouffante, l’orage commence à se lever… On finit par un dernier tour en ville avant de prendre le bus sous une pluie torrentielle, tout le monde rentre dedans en rigolant. Le retour est bruyant, le groupe des fêtards a décidé qu’il ne dormirait pas… donc nous non plus.

Daïquiri, Cuba Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad Canchanchara Trinidad

Rendez-vous sur Hellocoton !

J’ai testé pour vous Némo 33

Si t’as compris le titre, c’est que tu es plongeur. Si tel n’est pas le cas, reste quand même, je vais te raconter de belles histoires.

Cette année, j’ai changé de club de plongée histoire de me simplifier la vie. Passer d’une heure de trajet à 35 mn, je te jure que c’est que du bonheur. J’ai entraîné dans ma désertion Anais (à cheval sur les 2 clubs). Sur le site Internet de nos nouveaux amis de plongée, une sortie qui nous donnait des rougissements d’envie : un week-end plongée à Bruxelles. Plonger à Bruxelles, mais y a pas la mer ! Merci de l’avoir noté petit lecteur attentif ! Oui nous avons plongé en fosse, à Némo 33. Profondeur : 35m, température de l’eau : 33°. Me gustaaaaa !

Oui, argument n°1, disons le sans ambage, ce sont bien ces 33 degrés. Avec Anais, on n’aime pas bien le froid et si je suis capable de me jeter dans un eau à 13°, curieusement, je préfère le barbotage en température tropicale.

Départ samedi 8h:30. Arrivée vers midi à Bruxelles. Non, je vous parlerai pas de la capitale vu que j’en ai vu : la zone industrielle, Nemo donc, l’hôtel et le pub d’à côté. Mais j’ai saoulé tout le monde avec l’atomium parce que c’est à peu près tout ce que je connais de Bruxelles avec le Manneken pis. Dans la voiture, nous étions avec le Président du club qui nous explique qu’à Nemo, la difficulté, ce sont les très nombreuses bulles. Mais vas-y, on est des prépas N3, tu nous prends pour des bleues ou quoi ?

Arrivés à Nemo, on rentre dans le restaurant avec vue directe sur la fosse et là, c’est tempête de bulles.

Ah oui, d’accord… Comme disait une camarade « c’est comme plonger dans du Perrier. J’explique : tout plongeur sous l’eau fait des bulles, c’est l’air que l’on recrache. C’est pour ça que les grottes sous marines sont à visiter avec parcimonie car les bulles se collent au plafond, créent des poches d’air et la faune sous-marine qui squattait là décède. C’est triste.

Le truc, c’est que seuls les titulaires d’un niveau 2 peuvent descendre au fond, les autres sont limités à 20m. Donc au fond, c’est cool mais des que t’arrive dans la zone des 20m, déluge de bulles et de plongeurs. Le bordel quoi.

Première plongée, on descend crânement au fond et… Et Ben on voit pas grand chose et comme il est interdit d’amener des loupiotes, on restera dans la pénombre. Principal exercice : la remontée assistée. En gris notre encadrant simule un malaise, faut le remonter. C’est à dire le grimper jusqu’à 5m en évitant de se faire soulever par les bulles et en évitant les plongeurs qui montent, descendent, stagnent. Un joyeux bordel.

Anais part faire sa remontée, je dois suivre le duo (personne ne reste seul au fond, des fois que je fasse un malaise). Sauf qu’ils se font happer par les bulles, je ne vois plus que les palmes de la demoiselle puis plus rien. J’ai perdu ma palanquée. Bon, je les ai vite retrouvés mais j’ai pas hyper bien vécu ces quelques secondes. Et rassurez-vous, je me suis aussi faite piéger par les bulles, passant de 20 à 12m sans avoir compris ce qu’il s’était passé.

Il y a aussi du ludique à Nemo, il y a des tunnels et des grottes à 10m avec de l’air pour papoter. Il y a parfois une épave de voiture mais pour nous, elle était rangée. Mais on avait suffisamment à faire pour s’occuper.

Bref, plongeurs, ne ratez pas l’occasion d’aller jouer à Nemo, c’est un très bon exercice. Et pour les autres, profitez du resto thaï, c’est une tuerie ! Même moi qui ne digéré ni lait de coco ni épices, j’ai mangé les 2 sans aucun souci.

Rendez-vous sur Hellocoton !

La liste de la fille qui attire tous les tarés

Décidemment, j’ai des  pouvoirs magiques dont je me passerais des fois

 – Samedi soir, je rentre chez moi après une après-midi avec Vicky et un resto avec ma sœur. En face de moi s’assied un couple, le mec a l’air un peu bizarre. Pas grave, je lis. Rapidement, il trouble ma tranquillité. C’est pas possible de pouvoir lire en paix dans ce train ? Il me demande si mon livre « 6 filles dans le vent » parle de lesbiennes, je lui réponds que non, je lui fais un rapide résumé, lui faisant remarquer que je n’avais lu qu’une centaine de pages donc je pouvais pas lui dire grand-chose de plus. Et là, c’est parti sur un
« mais il faut se parler, les gens se parlent pas ». Avec sa copine à côté qui lui caresse la main, je suis SUPER à l’aise. Et là, alors que j’essaie de me replonger dans mon bouquin « surtout vous qui êtes si seule ! ». Je réponds que je ne suis pas seule, non. « Si, si, je me comprends. Mais je vois, ça va pas durer, vous le méritez. Dieu vous garde ! ». Heu ?

 brune.jpg

– Lundi matin, je vais à la Poste pour retirer un paquet, j’en ai pour 5 minutes. Oui, à la Poste, ça m’a pris 5 minutes pour retirer un colis ! Je repars guillerette me disant que la semaine commençait bien mais un peu inquiète : allais-je payer cette bonne fortune ? Je pose mon paquet chez moi, je retourne à la gare. « Le train qui doit partir là maintenant de suite est annulé, prochain dans 15 mn ». Ah ben voilà. Je me pose sur le quai, avec mon 20 minutes, il fait un peu frais. 15 mn plus tard, toujours pas de train mais une averse, une belle, avec de grosses gouttes froides. Finalement, le train qui devait passer 15mn plus tard a décidé de prendre 10 minutes de retard. Finalement, ouais, je l’ai payée ma bonne fortune

– Re-allergie aux figues, putain ! Et essayez de boire du jus de citron derrière, ça piiiiiiique !

 – Il s’en passe des choses chez les Tchèques ! Mardi nuit, un mail a été envoyé par la boss de l’agence là-bas à tout le monde (oui on a une adresse everybody@pouet.com). Sur le coup, je fais pas gaffe, je le jette avec le spam (je connaissais pas son nom). A midi, Guillaume est en train d’expliquer un truc à Farid sur l’ex femme de machin et Claude se marre « ah les ragots ! » Donc, moi, ragots, j’arrive : « c’est quoi l’histoire ? » « Ben t’as pas eu le mail de Tchéka, toi ? ». Interloquée, je fouille ma corbeille et le retrouve : 4 photos de la demoiselle… en sous-tif ! Le soir, j’en parle à mon collègue de la modé qui travaille à Prague, il m’explique que selon les thèses en cours là bas, c’est du piratage (surtout que la nana n’est pas là), genre basse vengeance. Bordel, pourquoi ça n’arrive pas en France ? Moi, j’aimerais bien recevoir les photos des postérieurs de mes collègues !

– Je suis amoureuse… d’un raton laveur. Même que dans son ventre, je mets de l’eau chaude et il réchauffe mon lit. Oh délice !

– Youpi, NRJ 12 repasse V, ça faisait une éternité que j’étais pas tombée dessus, j’adore !

– Je résume : couette sortie, chauffage allumé, bouillote en action, Kenya qui dort sur mon lit (et même sur moi). Ouais, c’est l’hiver.

– En ce moment, je me demande si je dois investir dans le réaménagement de mon appart (qui me sort par les yeux) vu que le déménagement s’annonce difficile. Hé oui, les proprios ont un niveau d’exigence très élevé et les périodes d’essai, ils aiment pas ça. Et la mienne va durer 3 mois, éventuellement renouvelable.

– Bon ben Prague, c’est fini pour moi. Tant pis, un jour, j’irai et en plus, je pourrai y faire du tourisme. D’un autre côté, ma carte d’identité est périmée depuis mars, j’avais un doute…

– Petite vidéo de « pourquoi je kiffe le violoncelle ». Si on regarde bien, on a le grand frère de Clement le no life et le frère d’Hélène d’Hélène et les garçons (regardez bien).

Rendez-vous sur Hellocoton !

La balade de la provinciale bouseuse

Paris. 2 ans que j’y vis. Ca fait un bail, certes mais il n’en reste pas moins que quoi qu’il arrive, je serai toujours née en province, dans cet ailleurs où aussi incroyable
que cela puisse pareille, on a l’électricité et l’eau chaude. On a même l’ADSL. Dingue non ?

province

Globalement, j’aime Paris, aucun souci. Je me balade dans la rue telle une princesse moderne (au moins). Sauf que quoi que je fasse, quoi je dise, je serais toujours née en
province et pour certains, c’est carrément un défaut. Bon, avant de continuer, je précise que, non, tous les Parisiens ne sont pas comme ça donc attendez un peu avant de me lapider. Il y a quelques temps, on prenait un verre du côté de Beaubourg avec Jane et elle m’expliquait que parfois, elle avait le sentiment d’être une parvenue. Mmmm, pas mieux. Dans ma province natale, je suis la fille du docteur, celui qu’on dit qu’il est chez les francs maçons (ça me fait toujours autant rire ça). A Paris, je suis une merde qui vit en banlieue et n’a même pas des fringues de marque. Non, H&M ou Promod, ça compte pas comme des marques. J’ai même pas un sac Vuitton ! Non mais cette lose, quoi !

Bon, je caricature, of course, mais j’essaie d’illustrer cette élite parisienne à laquelle on ne peut pas appartenir si on est provinciaux parce que la province, rien que le mot pue la bouse de vache. Y en a même qui disent province en faisant unes espèce de grimace de dégoût. Pourtant, des Parisiens de Paris (sans parler de Paris intra muros), c’est quand même pas si courant que ça.

Parfois, je suis franchement agacée par ce rejet. Petite, quand je partais en vacances, les autres enfants se moquaient des fois de mon accent. Maintenant, ça me rend sympa
(même si je le perds, enfer et damnation) sauf auprès de certaines personnes. Ben, oui, moi, à 14 ans, je sortais pas dans les boîtes hyper VIP parisiennes. Déjà, je ne vivais pas sur Paris à ce moment là et de toute façon, je pense pas que ma mère m’aurait laissé sortir si jeune en boîte. Ouais, en province, on est pas toujours très cools ! Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.

Faut dire que les médias n’aident pas à faire circuler une image cool de la province. Par exemple, prenons notre ami Jean-Pierre Pernault. Ben, forcément, si on se limite à
son journal, faut pas s’étonner de passer pour des bouseux. Y a 3 ans, j’ai vu un reportage sur un marché à côté de ma ville natale, bonjour les clichés : balances à poids parce que
l’électronique, ça pue, bérets et accents du terroir à gogo, bâtisses en vieilles pierres… Ah, merde, ils ont raté leur coup, si on regarde bien, on voit un poteau électrique. Pourtant, il y a des grandes villes autre que Paris genre Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg… Ou Toulouse. Oui, la ville où j’ai vécu 7 ans, que même y a un métro ! Je me souviens, en 99, j’étais venue sur Paris avec Rachel, d’origine parisienne, j’avais trop l’impression d’être la débile de service « fais attention à ton sac, on va te le voler ! Non mais le métro aux heures de pointe, tu sais pas ce que c’est, tu te rends pas compte ! Aaaaaaaaaah non, c’est pas vrai, j’ai pas pris l’accent du sud, c’est trop horrible ! ». Bon, forcément, tu me connais lecteur,
moi et mon caractère patient : « Mais arrête de me prendre pour une teu-bê, je suis déjà venue sur Paris et les heures de pointe, je connais ! ». Non parce qu’à Toulouse, à la
fac, quand on sort à 18h, faut prendre le métro en sens inverse et remonter deux stations plus haut pour espérer pouvoir rentrer dans la rame avant 19h, qu’on est pliés en deux, que si on pouvait entasser les gens vers le haut, on le ferait. Non mais vous pensez vraiment avoir le monopole de la foule ? Et puis je me suis jamais fait piquer mon sac parce que même si je m’habille pas chez Prada, Gucci ou D&G, ben, c’est pas écrit sur ma gueule que je suis provinciale. Et d’ailleurs, je dirais même qu’être provinciale, c’est un atout. On est pas sclérosé culturellement, on sait qu’il existe une vie au delà des lignes de métro et que la vie culturelle en province est tout aussi intéressante, voire même plus. Moi, je viens du pays de Nougaro et de Zebda et j’emmerde les parisiano-centrés. Oui, j’ai pas fait des écoles parisiennes, je n’ai pas forcément mes entrées dans le beau monde (et encore, pour une provinciale, je me démerde pas si mal) et alors ? Moi, je ne m’arrête pas à une petite vision étriquée des choses. Moi, je ne me fie pas aux sacs et chaussures des gens (bon, ok, je les regarde même pas). Mes parents n’ont pas eu la bonne idée de me faire naître à Paris (voire à l’hôpital américain de Neuilly), est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Une personne méprisable ?

Bref, le prochain qui me dit « han, tu viens de province ? » en plissant le nez, je lui fais livrer une bouse de vache par la Poste. La province, y a que ça de vrai !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mexique suite et fin

Par Tatiana

je vous ai gardé le meilleur pour la fin !

 

Ca fait tellement longtemps que je ne sais plus où j’en étais. Ah oui ! les Caraïbes. Rien que le nom ça laisse rêveur. Les plages de sable fin et blanc, les palmiers, la mer bleu turquoise. Et bien oui, chers webolecteurs c’est bien comme ça les Caraïbes. Avec en prime une eau bien chaude, c’est à dire assez chaude pour qu’il n’y ait pas de choc thermique en rentrant dedans, et assez froide pour vous rafraîchir de l’horrible chaleur extérieure. L’île est vraiment belle, même s’il n’y a que des Etats-Uniens (oui faut être précis dans la vie), et que tout est écrit en anglais. J’ai un peu l’impression d’avoir quitté le Mexique. Comme souvent la partie touristique est bien distincte de la partie autochtone. Ca fait du bien de rester plus d’un jour dans une même ville, c’est un vrai bonheur. Surtout que les gens de l’île sont sympas et encore plus quand ils voient que vous parlez leur langue maternelle. On a rencontré deux français là-bas. Enfin plus précisément, un québécois et une française. La nana fait des vêtements super sympas et vraiment pas cher. Des trucs tendance à Paris qui coûteraient la peau du cul, ici c’est le prix d’un truc à Pramod (comme dirait Anna Gavalda). Elle bosse avec un mec qui fait des bijoux avec des coquillages et il nous a indiqué où en trouver sur l’île. Donc on a fait une petite expédition à la pointe nord de l’île pour descendre dans une crique sauvage. C’était bien drôle, et on a vu des coquillages énormes. J’ose même pas imaginer les bestioles qu’il devait y avoir à l’intérieur. On a vu plein d’iguanes super gros, qui vivent peinards en liberté car peu de gens vont dans ces coins là. On a aussi fait du snorkeling (c’est quand vous faites de la plongée avec palmes et tuba), pour voir de jolis poissons tropicaux. J’ai eu un peu les boules car on était vraiment au milieu des poissons. D’ailleurs je m’excuse auprès de ceux que j’ai du malencontreusement assommer à coups de palmes. On s’est aussi taper une intoxication alimentaire, bien comme il faut. Les trois nénettes vu qu’on avait mangé la même chose. Du coup on a du partir un jour plus tard que prévu car impossible de bouger de la chambre, et surtout des toilettes. Plus ca va et plus je me dis que ce voyage est parfait à faire en couple. Ca ne m’étonne pas que l’autre (cf articles précédents) ait changé d’avis en revenant. En parlant de couple, j’ai réussi à me faire scotcher par un relou à l’auberge de jeunesse sur l’île, alors qu’elle était pleine de pétasse cette auberge. Ben non, il a fallu qu’il vienne me voir moi. Alors qu’il y avait un super beau blond (mais qui le savait car il passait son temps à se balader en boxer), qui, lui, aurait pu me parler. Faut dire que ce jour la j’avais mis ma tenue de pétasse.

18 mai

Bon, j’ai grave pris du retard dans mes comptes rendus, donc je fais un rez rapide pour que vous raccrochiez les wagons. Le tout en regardant un charmant jeune homme qui s’exhibe devant nous car il a remarqué qu’on le matait. Pour info, là on est de retour à Playa del Carmen. Après Isla Mujeres, on est allées à Playa del Carmen, The destinachionne of the couples. C’est hyper touristique car ils veulent en faire le nouveau Cancun, alors ça construit de partout. Y a plus un bout de plage libre et sans hôtel ou restau qui la borde. Ya une super longue rue commerçante qui longe le bord de mer, et donc on arrive jamais sur le sable avant 15h30 car on est toujours attirée par une boutique. Mais le problème c’est que c’est des boutiques pour riches et que nous on est pauvres. Ici c’est vraiment très américain, et des fois on nous rend même la monnaie en dollars !! Enfin on essaie car nous on en veut pas des dollars. Toutes les filles sont belles et bien foutues, c’est pas très bon pour le moral. Par contre les mecs c’est pas ça… Surtout le problème c’est que y a que des couples amoureux. C’est très traumatisant. Dans les restaus et les bars c’est ambiance romantique. Mais bon on a pas finies lesbiennes pour autant. Les deux premiers jours on a pas arrêté de croiser un groupe qui était à l’auberge dont le beau blond. Mais c’est pas pour autant qu’on a établi le contact. L’hôtel où on est super bof, et on a hérité de la chambre Barbie !!! Toute rose, de quoi faire des cauchemars. Dans chaque chambre t’as un lit bien et un lit pourri. Le pire c’est les deux gamins qui font le ménage et viennent te réveiller à 9h du mat’ en te foutant limite dehors. C’est ici qu’il y a eu le clash entre mes deux compagnes de voyage. Mathilde et Maria se sont super embrouillées toutes les deux : la galère, et moi qui comptais les points. Au bout d’un moment, je décide que j’en ai ras le bol et que puisque c’est comme ça, je rentre à l’hôtel. Et là, elles me suivent les deux. Alors que je voulais m’éloigner des ondes super négatives. A partir de là ça a plombé un peu l’ambiance. Après on est parties pour Tulum, un peu plus bas sur la côte. Le premier soir on a atterri dans une auberge de jeunesse toute pourrie. Notre chambre était en béton sans peinture avec encore les traces de construction sur les murs. On a eu la compagnie de fourmis rouges énormes trop gentille car elles m’ont piquée en pleine nuit, et je me suis réveillée avec les bras en feu (oui ca fait très mal une piqûre de fourmis rouge). Ah oui! Y avait aussi pas de lumière dans la piole, c’est très pratique. Le lendemain on décide (curieusement) de se barrer. Pour se loger à Tulum, tu as deux solutions : tu loge en ville mais c’est loin de la mer, ou tu loge dans les cabanas au bord de la mer mais c’est cher. Enfin c’est pas cher par rapport aux prix en France, mais c’est pour notre budget, si. On s’est fait toutes les cabanas le long de la plage, l’horreur ! On a marché sous la chaleur écrasante du soleil, sans rien trouver. Finalement on a fini dans un hôtel près des ruines de Tulum. Le hic de la chambre, il n’y avait pas de porte dans la salle de bain, juste un rideau. Sympa pour l’intimité. Petite parenthèse : on vient encore de croiser le beau blond, et comme d’hab’ on s’est regardé et basta. Le temps que je réalise que c’était lui il était trop loin. Pour revenir à Tulum, Maria avait un succès fou auprès des mecs de l’hôtel. Grâce à elle on s’est fait des virées touristiques gratos, dont une à la réserve de Sian Kahn. L’histoire à retenir, c’est notre départ de Tulum, où on a eu des emmerdes de bus. Mathilde, elle nous quittait pour revenir en France. Nous on devait aller à Mahahual, plus bas sur la côte. Déjà on s’est faites scotchées par un mec trop chelou, complètement défoncé. Un espagnol qui venait d’Ibiza, fan de Jim Morrison. Le mec nous a lu les lignes de la main. Selon lui, je dois devenir une artiste accomplie à 40 ans et j’aurais un fils. Il m’a aussi sorti que j’étais romantique, mais là j’ai pas tout compris. Et il m’a dit que ce serait pire en vieillissant. En fait je ne sais pas s’il a dit que j’étais amoureuse que ça allait grandir, ou s’il voulait dire que j’étais sentimentale et que c’était pas prêt de s’améliorer. Après, il a commencé à me tenir les mains en disant des trucs que je comprenais pas. J’ai appris en partant qu’en fait (selon lui) on a avit fait un truc érotique genre communion sexuelle (cherchez pas ça n’arrive qu’à moi ce genre de choses). Il nous a tenu la jambe toute la matinée, les filles n’en pouvait plus. Le meilleur moment étant quand il a voulu nous donner des trucs et qu’il me sort une dent : eurk ! Et tout ça parce que notre putain de bus est parti avec 20 minutes d’avance. Oui, on a jamais atteint Mahahual. Quand on est arrivées à la gare le bus était déjà parti. On a donc décidé de retourner à Playa, car le prochain bus pour Mahahual était le lendemain. Plus tard (oui j’ai arrêter de mettre la date sur mes notes alors je ne sais plus quel jour on est) On a zoné là-bas pendant 4 jours, et après on devait aller à San Cristobal de las Casas, ex capitale de l’état du Chiapas et fief des guerriers Zappatistes. Ce fut épique pour prendre nos billets de bus d’ailleurs. On a attendu super longtemps pour que la nana daigne nous faire la réduction étudiante. Et en plus, on avait juste un billet pour Pallenque car il y avait eu des braquages de bus quelques jours avant et ils avaient fermé les routes. On en savait même pas si on allait pouvoir aller là-bas. La super blague c’est que cette conne nous a vendu un billet pour le samedi alors que nous on voulait partir dimanche. On a pas trop apprécié quand on est arrivées à la gare de bus et que le chauffeur nous a dit ça. Heureusement qu’on avait payé notre nuit d’hôtel pour pouvoir garder la chambre jusqu’à 18h. On a du repartir dans le centre de la ville et à pieds avec nos sacs car aucun taxi ne s’arrête en dehors des bornes de taxis dans cette ville. Le lendemain on a failli se battre avec la chef de gare pour qu’elle nous rembourse nos billets. Cette conne ne voulait rien entendre. On a tenté notre chance à l’autre gare, et on a bien fait car on est tombées sur un mec sympa, qui nous a fait nos billets pour la moitié du prix étudiant et qui nous a aussi informées que la route pour San Cristobal était réouverte. Voilà comment le soir même on a pris la direction du plus bel état du Mexique. On s’est fait pas loin de 17h de bus avec un arrêt. On était mortes en arrivant. Le Chapias est un des états les plus pauvre du Mexique, donc il y a beaucoup de gens qui vous accostent dans la rue pour vous vendre des trucs. C’est très dur de dire non, et tu te retrouve avec des choses dont tu n’as pas besoin et qui prennent de la place dans ta valise. Là-bas, on a visité la ville et les petits villages dans la montagne aux alentours. J’ai flippé d’attraper le palu car y avait quelques moustiques qui trainaient et c’est la région du palu. De San Cris on est allées sur la côte pacifique à Puerto Escondido. A ce stade j’en ai ras le bol et je tourne en rond dans ce pays. J’en peu plus de voir tous les jours la même personne et de ne parler qu’à elle (même si je l’aime beaucoup). Pas moyen de se retrouver seule c’est horrible. Puerto c’est très mignon mais y a rien à faire, surtout qu’on se tape un reste de tempête tropicale et qu’il pleut tout le temps. Je perds tout mon bronzage !!! Pas moyen de se baigner, l’océan est déchainé et je flippe de rentrer dans l’eau. Avec l’humidité ambiante, y a un max de bestioles et je me fais bouffer par des trucs que je veux même pas savoir ce que c’est. C’est ici qu’arrive la partie intéressante du séjour pour vous car c’est ici que j’ai testé (pour vous et un peu pour moi aussi) le mexicain ! Maria était déjà venue en décembre ici et elle connaissait un mec qui s’appelle enrike et qui tient un bar dans le centre. Le mec est sympa et un soir où on va boire un verre dans son bar il nous demande si on veut aller à une soirée. Moi j’avais moyennement la motivation mais Maria avait l’air de vouloir y aller et les deux margaritas que je m’étais enfilées m’avaient enlevé toute volonté. Donc nous voilà parties à la soirée vers 2h une fois le bar fermé, avec une Anglaise et deux mecs. Cette anglaise est complètement torchée et elle arrête pas de le chauffer enrike, mais lui il semble pas y faire plus gaffe que ça. Moi à ce moment là, j’y faisais pas gaffe non plus. Cette fête est pour le départ d’une Argentine. Les gens sont cools et on rencontre deux autres Français. Forcément on boit, un peu, beaucoup. On arrête pas de nous payer des bières. Et petit à petit je remarque que le petit enrike il vient souvent nous voir, et qu’il me prend par la taille avec un regard qui en dit long. Moi je lui rends son regard, car non finalement l’Anglaise elle ne l’aura pas celui-là. L’ennui c’est qu’à chaque fois qu’il vient me voir il me laisse sa bière alors je commence à être dans un sale état, et comme chaque fois que je suis dans un sale état j’ai envie de sexe. Nos regards deviennent sans équivoque, d’ailleurs j’ai une photo de nous deux ou je le tiens par le coup genre t’es ma propriété, c’est assez drôle. Mais bon il tente rien non plus lui il fait chier !! Vers 5h Maria est naze et moi je désespère. On décide de rentrer. On dit au revoir aux gens et là monsieur se réveille et nous propose de rester dormir chez lui. Car notre hôtel est loin et la route à prendre pour rentrer est super dangereuse (y a quand même des gens qui se sont faits tuer sur cette route la nuit). Ni une ni deux on dit oui (enfin surtout moi), et nous voilà tous les trois chez lui. Moi j’attends de voir s’il va se bouger le cul. En attendant je me fou sur le canap’ parce que bon je suis un peu naze aussi. Enfin il vient se mettre à côté de moi, enfin plutôt sous moi car je suis allongée et donc j’ai mis mes jambes sur lui. En moins de deux minutes il se met à me caresser les chevilles. Bon, là je pense que c’est pas juste amical. Maria décide d’aller se coucher (très bonne chose). Et nous on reste comme deux cons. Il me dit un truc en espagnol que j’ai rien compris. Parce que là j’ai dépassé le stade d’alcoolémie où je suis trop forte en langue étrangère. Je décide de prendre les choses en main (mais pas comme vous pensez bande d’obsédés!!) et j’opère à un rapprochement stratégique. En gros, je me mets dans ces bras. Deux trois embrassades s’ensuivent, et il m’emmène sur la terrasse, pour la suite. Mais bon euh, la terrasse elle fait face au lit où dort Maria donc moi je suis moyennement chaude pour brouetter devant ma copine quand même. Je lui fait comprendre, non sans mal car lui rien à foutre. Au final, direction le jardin. Il fait quand même les choses bien (trait typique du macho qui a l’habitude des filles de là-bas à qui il faut faire style on est pas un connard et on veut pas juste te baiser) et met un drap avec même une bougie. Je vous jure ! Franchement j’ai trouvé ça super mignon. Nous voilà donc partis, sauf que son sale chien il a voulu aussi jouer avec nous. Donc super la concentration quand y a un chien qui vous lèche la jambe (et pas autre chose hein). Je l’ai viré je ne sais pas combien de fois à coup de pied. Après j’ai eu le droit à des « t’as été super » Celle là on me l’avait jamais faite, ça fait assez vieux film américain. Je croyais qu’on en disait plus ce genre de phrase depuis les années 70. Le lendemain, Maria nous vois dans le lit dans les bars l’un de l’autres et elle a même pas tilté. Je vous raconte pas comment elle a halluciné quand je lui ai raconté. Elle avait rien vu de notre manège, même quand elle est partie se coucher. Moi qui croyais qu’elle avait fait exprès de nous laisser. C’était vraiment très agréable d’être dans ses bras. Après ma rupture je me sentais vraiment pas terrible et j’avoue que ça m’a fait vraiment du bien. Sentir l’attention sur soi et le désir de l’autre. En tous cas c’est des vrais baratineurs les latins, c’est moi qui vous le dis. Tous les trucs qu’il m’a sorti, on aurait dit que limite j’étais la femme de sa vie, alors que bon il a une copine ce jeune homme. Enfin, Je suis toujours plus ou moins en contact avec lui. Mine de rien je crois que lui comme moi on aime bien entretenir le truc juste histoire de jouer. Je sais qu’en ce moment il projette de partir en Bolivie, et moi je vois mes prochaines vacances J. On est parties deux jours plus tard pour Oaxaca où on est restées un jour. Après le DF et la France. J’ai eu trop de mal à me remettre dans le rythme français. Retour très très dur à la réalité. Même maintenant je regarde mes photos avec une certaine nostalgie, comme si c’était une autre époque de ma vie. C’est plutôt étrange. Mais c’était quand même un chouette voyage.

Rendez-vous sur Hellocoton !