La balade de la provinciale bouseuse

Paris. 2 ans que j’y vis. Ca fait un bail, certes mais il n’en reste pas moins que quoi qu’il arrive, je serai toujours née en province, dans cet ailleurs où aussi incroyable
que cela puisse pareille, on a l’électricité et l’eau chaude. On a même l’ADSL. Dingue non ?

province

Globalement, j’aime Paris, aucun souci. Je me balade dans la rue telle une princesse moderne (au moins). Sauf que quoi que je fasse, quoi je dise, je serais toujours née en
province et pour certains, c’est carrément un défaut. Bon, avant de continuer, je précise que, non, tous les Parisiens ne sont pas comme ça donc attendez un peu avant de me lapider. Il y a quelques temps, on prenait un verre du côté de Beaubourg avec Jane et elle m’expliquait que parfois, elle avait le sentiment d’être une parvenue. Mmmm, pas mieux. Dans ma province natale, je suis la fille du docteur, celui qu’on dit qu’il est chez les francs maçons (ça me fait toujours autant rire ça). A Paris, je suis une merde qui vit en banlieue et n’a même pas des fringues de marque. Non, H&M ou Promod, ça compte pas comme des marques. J’ai même pas un sac Vuitton ! Non mais cette lose, quoi !

Bon, je caricature, of course, mais j’essaie d’illustrer cette élite parisienne à laquelle on ne peut pas appartenir si on est provinciaux parce que la province, rien que le mot pue la bouse de vache. Y en a même qui disent province en faisant unes espèce de grimace de dégoût. Pourtant, des Parisiens de Paris (sans parler de Paris intra muros), c’est quand même pas si courant que ça.

Parfois, je suis franchement agacée par ce rejet. Petite, quand je partais en vacances, les autres enfants se moquaient des fois de mon accent. Maintenant, ça me rend sympa
(même si je le perds, enfer et damnation) sauf auprès de certaines personnes. Ben, oui, moi, à 14 ans, je sortais pas dans les boîtes hyper VIP parisiennes. Déjà, je ne vivais pas sur Paris à ce moment là et de toute façon, je pense pas que ma mère m’aurait laissé sortir si jeune en boîte. Ouais, en province, on est pas toujours très cools ! Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.

Faut dire que les médias n’aident pas à faire circuler une image cool de la province. Par exemple, prenons notre ami Jean-Pierre Pernault. Ben, forcément, si on se limite à
son journal, faut pas s’étonner de passer pour des bouseux. Y a 3 ans, j’ai vu un reportage sur un marché à côté de ma ville natale, bonjour les clichés : balances à poids parce que
l’électronique, ça pue, bérets et accents du terroir à gogo, bâtisses en vieilles pierres… Ah, merde, ils ont raté leur coup, si on regarde bien, on voit un poteau électrique. Pourtant, il y a des grandes villes autre que Paris genre Lyon, Lille, Marseille, Strasbourg… Ou Toulouse. Oui, la ville où j’ai vécu 7 ans, que même y a un métro ! Je me souviens, en 99, j’étais venue sur Paris avec Rachel, d’origine parisienne, j’avais trop l’impression d’être la débile de service « fais attention à ton sac, on va te le voler ! Non mais le métro aux heures de pointe, tu sais pas ce que c’est, tu te rends pas compte ! Aaaaaaaaaah non, c’est pas vrai, j’ai pas pris l’accent du sud, c’est trop horrible ! ». Bon, forcément, tu me connais lecteur,
moi et mon caractère patient : « Mais arrête de me prendre pour une teu-bê, je suis déjà venue sur Paris et les heures de pointe, je connais ! ». Non parce qu’à Toulouse, à la
fac, quand on sort à 18h, faut prendre le métro en sens inverse et remonter deux stations plus haut pour espérer pouvoir rentrer dans la rame avant 19h, qu’on est pliés en deux, que si on pouvait entasser les gens vers le haut, on le ferait. Non mais vous pensez vraiment avoir le monopole de la foule ? Et puis je me suis jamais fait piquer mon sac parce que même si je m’habille pas chez Prada, Gucci ou D&G, ben, c’est pas écrit sur ma gueule que je suis provinciale. Et d’ailleurs, je dirais même qu’être provinciale, c’est un atout. On est pas sclérosé culturellement, on sait qu’il existe une vie au delà des lignes de métro et que la vie culturelle en province est tout aussi intéressante, voire même plus. Moi, je viens du pays de Nougaro et de Zebda et j’emmerde les parisiano-centrés. Oui, j’ai pas fait des écoles parisiennes, je n’ai pas forcément mes entrées dans le beau monde (et encore, pour une provinciale, je me démerde pas si mal) et alors ? Moi, je ne m’arrête pas à une petite vision étriquée des choses. Moi, je ne me fie pas aux sacs et chaussures des gens (bon, ok, je les regarde même pas). Mes parents n’ont pas eu la bonne idée de me faire naître à Paris (voire à l’hôpital américain de Neuilly), est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ? Une personne méprisable ?

Bref, le prochain qui me dit « han, tu viens de province ? » en plissant le nez, je lui fais livrer une bouse de vache par la Poste. La province, y a que ça de vrai !

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34 réflexions sur “La balade de la provinciale bouseuse

  1. Tu sais que je suis pas du genre à faire ma rageuse hein ^^ Mais là est-ce que tu ne ferais pas la même chose que ceux que tu critiques mais en sens inverse?
    Et t’inquiète, moi en colo, c’était « Parigaud tête de veau » ^^

  2. « Même qu’on est alcooliques, arriérés, démodés, incultes et qu’on roule tous en voiture tuning avec des chemises à carreaux, des bretelles et des bérets.  »

    T’es allée dans la Nièvre récemment ?
    Désolée, j’ai pas pu m’en empêcher, mais il faut dire que ma Province à moi… c’est ça. Alors les cigales qui chantent, l’ouverture d’esprit, et le sens esthétique… ils connaissent pas.

  3. c’est sur que les provinciaux du Nord, c’est pas la même chose que le Sud…j’ai comparé les deux, j’préfère le Sud à tout point de vue lol

    Et puis vot’ metro toulousain, il est tout petit. On peut pas se moquer des provinciaux qui essaient de comprendre le réseau férré IdF : train, RER, métro, zone paris, La défense gnéééééé

    allez sans rancune, l’ch’tiote Ninô

  4. J’habite dans une province où beaucoup rêvent de Paris. Sans ton article où tu parles de ton escapade avec la SNCF j’aurais cru que tu étais une parisienne.
    Sur les fringues H&M je suis sure que tu attirerais autant de regard de beau male inteligent avec qu’avec des marques.
    De ma province H&M c’est de la marque contrairement à TEX.

  5. Le pire, c’est de devenir parisien. Les parisiens te snobent parce que t’es un provincial, les provinciaux te méprisent parce que tu vis à paris. Et comme dit Tatiana, quand t’es banlieusard, t’as plus qu’à te petit-suicider.

  6. MMoi je préfère bien au contraire la mentalité du Nord que celle du Sud. Question de feeling 😉

    Et pour moi le mot « province » ne veut rien dire. Si comme moi certains ont connu les côtes d’armor et les bouches du rhône, ils comprendront que je ne peux pas classifier deux tels endroits avec un même terme.

    Quant à Paris, le côté « in » Parisien, sans vouloir faire mon prétentieux je me mets au dessus de tout ça. Connaitre Paris et « la province » permet d’avoir une certaine ouverture… 😉

  7. Quant à moi j’arrive depuis ma province (Bordeaux, c’est pas non plus la campagne) et je vais… en banlieue parisienne, je suis donc pire que moins que rien? Ca donne envie 🙂

  8. Ya bien que les provinciaux qui parlent de paris. Et de la province.
    La caravane passe ?
    Non mais deux ans, ça fait pas un bail, deux ans ça passe en un clin d’oeil.
    Encore quelques années avant de vraiment apprécier la ville 🙂

  9. La question essentielle, c’est : pourquoi a t-on tendance à prendre « la province » de haut ?

    J’ai vécu 11 ans en provence et depuis mes 12 ans je suis banlieusard chic kislapete. C’est indeniable: mon entourage, mes amis, ma famille sont speed. Chez moi un diner en famille c’est maxi 25 minutes, le dimanche soir. C’est ce que j’appelle, le syndrome de la Place de l’Etoile.

    La place de l’Etoile, c’est un des rares ronds points de France où vous avez priorité en rentrant dedans. Celui qui introduit le museau de sa voiture prudemment quand tous les gens y vont bille en tête est provincial, même s’il roule dans une voiture immatriculée 75.

    C’est cet état d’esprit « Rond Point de l’Etoile » qui fait tout. Ceux qui connaissent bien ce rond point le savent : une fois inseré, c’est celui qui va le plus vite qui impose sa priorité aux conducteurs pusillanimes. C’est un état d’esprit à accepter avec lequel il faut jongler. Paris, c’est la confrontation permanente.

    Etant actuellement en vacances en province, on a beau être à la periode de l’année la plus terne, je sais que de retour à Paris je vais retrouver de l’animation, de l’entrain, du dynamisme. Et je pense que celà est facilement extrapolable aux grandes metropoles de… province. Ya pas des toulousains, des lyonnais qui peuvent encenser mon propos ??

  10. J’ai fait un article y’a quelques semaines « Paris et la province » .. ça m’intéressait d’avoir ton avis !

    Je suis née dans le 77. Mélange de villes, villages et campagnes. Pour certains, comme à la fac par exemple, c’est la cambrousse. Comme un jour où j’arrive en retard en cours, je m’excuse des grèves du rer et la prof qui me sort « vous ne pouviez pas prendre le métro? » .. Ah ben là prochaine fois qu’il vient jusque chez moi, j’aimerais qu’on me prévienne ! Puis après en apprenant que j’habite près de Disney, la remarque qui tue « ah oui je comprends alors! » Hein ??!
    Et pour d’autres, toujours à la fac (j’ai du tomber que sur des Parisiens complètement à fond dans Paris et ne connaissant rien d’autre), « t’habite la banlieue parisienne ah .. Et t’as pas peur ? Tu t’es jamais fait agressée ? » .. Eh non, la banlieue n’est pas une masse informe de cités, hlm et de concentration de racailles ..

    M’enfin les idées reçues ont la vie dure.
    Je crois qu’on doit être fière d’où on vient =)

  11. Lucas, t’es pas obligé d’aller aussi loin je pense lol
    Je sais pas de quelle provence du parle, si c’est Cavaillon ou Cadenet c’est possible que ça aille moins vite, mais Aix moi j’ai trouvé ça assez speed. 😉

  12. C’est un fait, Paris fait partie des rares mégalopoles du top 4
    Paris, Londes, New York et Tokyo pourraient résumer la vie urbaine, culturelle et moderne de cette planète, soit.
    Mais après ce constat, ça ne retranche rien ni n’ajoute rien aux individus.
    Faut que les provinciaux arrêtent avec leur complexe d’infériorité qui les fait imaginer / réagir contre un pseudo snobisme parisien. Ici, tout le monde se fout de tout le monde. C’est l’avantage et l’inconvénient. Ouais, ya des cons, des snobs, des bourges, des étrangers, ya de tout quoi
    Que dire des chinois des étrangers qui vivent à paris ? comment se sentent ils par rapport aux gens du 77 ou de Narbonne ? ils s’en tapent grave.
    Paris est composé de banlieusards, de provinciaux, d’étrangers qui vivent là. Alors pour y voir une quelconque mentalité anti-provinciale, il faut avoir l’imagination galopante.
    Cette ville vous prend aux tripes et on se l’approprie quand on y a vécu suffisamment. Peu importe où on est né.

  13. voici un lien vers le blog d’un de mes amis : cette année il était prof dans la riante petite ville de sète (patrie de brassens, manitas de plata, valéry et classée au conservatoire national de la bourgeoisie provinciale caricaturale) et là il a débarqué à ripa pour tenter (le fou) d’y louer un appart. deux semaines après voici l’homme qu’il est devenu :

    http://manu.chiwalou.org/blog

  14. mais quand ils te regardent (tenue vestimentaire etc), ne me dis pas que les gens savent que tu viens de province non ? Pour ton accent peut-être. Mais pas sur le physique !!!
    Moi, toutes les personnes que je connais sur Paris viennent de province, bon ça c’est fait ^^. J’ai pas encore rencontré l’élite, la vraie élite parisienne et ça ne m’intéresse pas plus que ça.
    Résistons mes amis les provinciaux.
    Sinon j’adore Paris 😉

  15. ouais bin moi qui ai habité dans l’ordre à Tarbes coétquidan Toulouse Coetquidan Chalons-sur-Marnes Toulouse Brienne-le-Chateau et la banlieue parisienne actuellement, je peux dire qu’ une fois que tu t’habitues à l’endroit où t’habites t’es obligé de prendre le rythme donc de ne plus comprendre le mode de vie des autres lieues.
    La différence de rythme de vie est carrément sans comparaison entre la province profonde et paris/banlieue proche.
    ex : à Brienne le chateau (3000 habitant dans l ‘aube) le tube de l’été tu le découvres 6 mois après, la fringue à la mode tu trouves ça ridicule et il te faut 6 mois pour la trouver « cool » le temps que ça arrive au centre commercial du coin.
    Le pire c’est quand tu vois un film 4 mois après …qu’il ne passe plus en ile de france, mais pour toi c’est la nouveauté…

    Il y a rien de plus désolant.

    Tout ça parceque l’informatio n’arrive pas vite le temps se pétrifie dans certaines zones : t’es loin du centre de décision, des ragots, source non négligeale de l’info à Paris, des expos… des gens influents.

    c’est un choix à faire, ou un truc super dur à subir.

  16. Paris. 2 ans que j’y vis.

    J’ai balayé les préjugés que j’avais en arrivant sur la capitale quant à la froideur des gens, pour voir se confirmer ceux que j’avais sur cette minorité dont l’attitude fait la réputation de la majorité : les Parigos.
    Ces Parisiens-là grandissent au milieu des snobs et des racailles, moi j’ai grandi au milieu des agriculteurs et des rugbymen : nous n’avons pas les mêmes valeurs, et moi pendant ce temps je partage les rillettes avec tous ces Parisiens qui finalement me ressemblent…

  17. Après je pense que c’est un peu comme le racisme, on a peur de ce qu’on connait pas. Il doit y avoir quelques « pur souche » ( ça fait peur cette expression nan? ) qui méprisent les provinciaux, mais sont ils bien nombreux? Quand j’étais à Grenoble on pestait contre ces hordes de parigaux qui venaient envahir notre montagne… Pi me voilà débarquant à Paname… sans préjugés… nan faut pas déconner nan plus.

  18. +10 sauf que moi ça fait 4 ans que je supporte les parigots et leur très con « oh, mais tu as un petit accent, tu n’es pas d’ici? » nooooon, sans blague !!! emplâtre !!!

  19. Putain, ma prépublication, elle a foiré, cet article devait paraître à 0h30, pas à 19h30. Bon, vivement que je récupère le net chez moi. Si free pouvait bouger son cucul, ça m’arrangerait.

  20. Ben moi j’ai fait tout le contraire des autres, je suis ne a Paris intramuros, j’ai vecu en banlieue et puis une fois le bac en poche je me suis barre en province parce qu’il y a fait bon vivre, moins de stress, plus de facilites de deplacements, etc.
    Par contre, en ce qui concerne les marques et le look, je pense que c’est encore pire chez moi qu’a Paris. Franchement a Cannes, tout ne rime qu’avec superficialite. Ce qui compte c’est ton niveau de bronzage, la marque de tes lunettes de soleil et de tes tongues, la marque de ta voiture, les gens que tu frequentes, tout est comme ca, et finalement j’aime bien (oui superficialite n’est pas incompatible aussi avec plus de profondeur). Certes il y a des inconvenients, mais aussi pas mal d’avantages : la plupart des filles font bcp plus attention a elles que dans bcp d’autres endroits de France, elles ont ce cote bimbo mais c’est agreable a regarder, et elles ne sont pas forcement connes pour autant.

    Finalement, nous on rigole plutot des parisiens qui arrivent comme des cachets d’aspirine, en tirant une gueule de 3m de long et en n’osant pas discuter avec les gens …

  21. C’est vrai que c’est typiquement Parisiens … à croire qu’il n’y à que Paris comme grande ville. En meme temps, c’est là qu’il y a la plus grande concentration de choses à faire et à voir … mais eux, ils n’ont pas la mer ! Na

  22. Uhuh ces clichés
    Je le redis il n’y a que « vous » « the others » « les provinciaux » (je charrie) qui pensez à mal.
    Après c’est une histoire d’invidivus comme je l’ai dit ya des cons, et j’en ai rencontré pas mal en province (pourquoi emmerder un môme de 7 ans avec ses origines quand j’en avais à peine conscience… avec le recul ce n’était pas méchant…)
    Et en province je m’y connais j’ai fait le tour du proprio et eu des amis partout (dis je en tirant sur ma gitane et en réajustant mon béret) (et en crachant un glaire par terre)

    Comme dit plus haut, question snobisme on est servis à cannes, antibes et montpellier 🙂

    « Ben, ce n’est pas un complexe d’infériorité, j’ai vraiment vécu le « toi, t’es provinciale, tu sais pas ce que c la vie parisienne. » Perso, quand je suis arrivée sur Paris, je ne rencontrais que des provinciaux exilés, le jour où jai rencontré un Parisien né ici, ça l’a fait marrer que je lui demande où il était né. J’ai bien dit que tous les Parisiens n’étaient pas come ça mais dans certains milieux c le cas, ne nous leurrons pas non plus. C pas la ville qui nous rejette, c ceux qui se sentent au dessus des autres parce que leur département de naissance est 75″

    Bah, suis pas né dans le 75 mais je me sens au dessus des autres, faut avoir de l’estime pour soi :w
    J’ai vécu la situation inverse souvent mais de là à en tirer des conclusions sur la province en général 😉

    Et ouais on a pas la mer mais bon. Vu l’état du littoral et les conditions météo il n’y a que peu d’endroits qui trouveraient grâce à mes yeux (pour y vivre). Les pyrennées (a/o) et la corse

    ça y est j’ai faim

  23. Pas le temps de lire tous les comms. Ceci dit, on dit souvent, nous autre Provinciaux, que Paris est un pays à elle toute seule! En France, il y a donc deux pays : la France, la vraie et profonde ; la France de Paris et c’est l’image qui est véhiculée par les médias dans les pays étrangers, en général!
    Par ailleurs, je m’interrogeais il y a peu de temps, sur l’expression « monter à Paris ». Que l’on soit partout en France, on nous sort du « tu montes sur Paris »!.. révélateur à mon avis d’une certaine mise sur un piédestal de la ville de Lumière! En gros, tu montes à Paris ; tu réussis! heu…. voila quoi!

    Et puis bon, si tu pouvais éviter de citer le journal de jean Pierre Pernault, et même son nom, ça m’éviterait quelque poussée alergique que ce soit!..

  24. LOL – moi ce qui m’a toujours fait grave rire, c’est que les gens se dise « parisien » alors qu’ils ont grandi comme ta cops dans le 77, ou pas à Paris. Des potes Parisiens, Parisiens, j’en connais pas des masses, c’est souvent des fils de riches qui ont grandi dans le 5è ou dans le 7è, donc j’en connais pas des masses!! 🙂

  25. Alala comme je suis d’accord…perso je crois à la mentalité parisienne mais comme tu dis tout est relatif, la comptable de mon ancienne boite avec qui je m’entends super bien est une Parisienne pure souche et voilà nickel…ensuite ceux qui taffaient dans mon service…pff…bon y’a le milieu comm/marketing qui joue un peu aussi c’est vrai et aussi le complexe école de commerce à Paris là c’est la totale…

    Alors bien sûr faut pas faire de généralités mais dans mon nouveau taf (où je trouverai ptêt les gens très cons dans une semaine), j’ai pas reçu du tout le même accueil…la moitié des personens de mon bureau sont du Nord (oui moi je suis comme Onyx je préfère le Nord…) et bah j’ai pas du tout reçu le même accueil que dans mon autre boite! On a pas cherché à me mettre dans une case dès le premier jour, on m’apprend à faire des choses que j’ai jamais faites au lieu de me prendre pour une teubée…

    En même temps moi je fais pas trop de complexe, ça doit être parce que je cotoie pas beaucoup de Parisiens…pi bon j’assume très bien mon côté provincial, comme l’a dit quelqu’un le fait de connaitre els deux est plutôt un avantage de mon point de vue…

  26. Moi je suis une banlieusarde qui a des amis parisiens intra murus qui disent en rigolant: hein y’a une vie après le métro? « oui ça s’appelle le rer… » Puis je suis partie à Nantes (la province mon dieu!) et du coup à Paris (et sa banlieue) on m’appelle la nantaise et à Nantes on m’appelle la parisienne. Un peu pénible mais au mions l’avantage quand y’a 2 bretons, un du finistère et l’autre du morbihan qui se battent pour savoir qui est le plus breton des 2, je rigole doucement et je leur dis que je suis parisienne au moins là tout le monde est d’accord pour me lyncher :p

  27. Allez, juste une petite anecdote pour le fun, celle des parisiens en vacances dans le sud qui stoppent leur voiture devant un olivier et commencent à manger les olives à même l’arbre… Véridique.

    En province on parle aussi des parisiens avec mépris, genre un gars te double ou alors ralenti dans un virage et là tu remarques qu’il est immatriculé 75 et forcément tu gueules: « Ah ben c’est bien un PARISIEN çui-là!!! »
    Le parisien en province c’est comme le provincial à Paris, le teubé de service: le provincial ne sait pas s’habiller, ne connaît pas la grande ville, n’est pas intelligent et limite il roule encore en charette.Le parisien, c’est le teubé qui ne sait pas que le lait vient de la vache et pas de la brique, qui croit que sorti de la capitale son portable ne captera plus et qui fait des manières.
    Les préjugés ont la vie dure…

  28. Mdr! Le truc de l’électricité en province je l’ai déjà fait aussi…
    Y’en a un une fois (de Parisien) et je lui demande de me trouver une adresse à Lille sur le net parce que j’avais pas le net et qu’on était passé devant un resto pendant la braderie on savait plus où c’était…bref, le gars me rappelle pour me donner la réponse et il me dit : »mais, y’a le métro à Lille? » (fruit de ses recherches internetiennes)
    Bah oui mon ptit père, pi pas qu’à Lille en plus…ahlala, ils m’émeuvent des fois… 🙂

  29. Alors depuis mon premier commentaire sur ce sujet (un peu plus haut), je suis arrivé à Paris… (ça fait trois semaines)
    Les premières impressions: c’est grand (une heure de Métro+RER pour le taf, j’avais pas l’habitude, et c’est moyennement sympa), l’air est bien âcre, et les gens bien pressés…
    De l’autre coté, je me suis fait des p’tites courses à la librairie canadienne, trouvé quelques BD supplémentaires, ainsi qu’une coloc et bientôt un appart qui me réduira mon temps de trajet. J’ai mangé dans un restau plein de rats (véridique, et d’une grande chaîne en plus), vu un ou deux films au ciné, fait des balades au bord de la seine.
    J’ai arrêté la musique, faute de prof à un prix abordable, je me cherche une piscine (propre) pour refaire du sport, je contemple les affiches des concerts en bavant un peu mais sans y aller finalement parce qu’il y en a trop et que j’ai personne pour m’y accompagner (si y’a des amateurs-trices d’ailleurs), me suis remis à lire (pour passer le temps dans les transports): Zazie dans le métro aujourd’hui. Et hier, j’ai réussi à dessiner la nana assise en face de moi sans qu’elle s’en aperçoive.
    Tout ça pour dire que je me garderai bien de dire si j’ai gagné au change ou non: plus de stress, ça c’est sûr, mais curieusement plus d’envies, et peut-être d’énergie pour les concrétiser. J’espère ne pas m’arrêter en chemin et profiter un maximum de la vie ici malgré le boulot qui ne simplifie pas les choses.

  30. caricatures à Paris ou ailleurs…
    Paris a toujours été et restera encore quelque temps une ville de Pouvoir avec l’ivresse que cela engendre chez ses habitants.
    Paris a du fric c’est indéniable, et en plus d’avoir du fric ; c’est une capitale historique et politique stratifiée par la monumentalité mégalomaniaque de nos souverains depuis le Louvre jusqu’au Quai Branly. Pour ma part je préfère Gustave Eiffel à Louis XIV, comme je préfère Les artistes du bateau lavoir à Haussmann. c’est mon avis et je le partage.
    les Titis parisiens (Gabin, Audiard , Pousse et les autres) et les bobos de la nouvelle vague ont marqué à leur manière le cinéma de leur génération et façonné une certaine image de l’homo lutecianus (insupportables clones Jean-Pierre Léaud/Louis Garel tandis que Melvil Poupaud et Mathieu Amalric sont remontés dans mon estime) . Mais que reste-t-il des vrais parisiens? Qui sont-ils en dehors de tous ceux qui sont obligés de prendre leur poste dans une région qui capte à elle toute seule 30% des emplois dans ce pays, ceux qu’on appelle les « provinciaux ». Provinciaux; masse informe de trentenaires smicards ou à peine plus, venus de tous les départements. Paris une « ville » de 10 Millions d’hab dont 80% de « banlieusards »où se télescopent les solitudes de pseudos-célibataires. Provinciaux ou sans-papiers, d’ailleurs…toutes les cultures du monde entier y sont présentes; avec ses drames et ses misères. la cour des miracles existe toujours.
    Quand on pense que les « parisiens »sont à moins de 3h de TGV ou d’avion de toute destination en moyenne et que la majorité d’entre eux est rarement née en Ile de France; pas de quoi jouer les néo-colons. J’étais de ceux qui chargeaient le lance-flamme dès que je voyais les 4×4 immatriculée 75 ou 95 déferler sur la N98 entre Cannes et Toulon; ou sur les plages de l’Ile de beauté; puis devenu à mon tour « parisien » depuis peu; j’ai compris que Paris était moins un quart monde qu’un microcosme, finalement dire venir de Paris c’est avouer être de partout et parfois de bien loin.
    Quand aux grandes « aristocraties parisiennes prout prout néodécadante méga-hype » de Neuilly ou d’ailleurs, ou aux bobos fils de bobos babyboomer de st Germain ou de Bastille qui fascinent tant ces cryptos-bourges et vrais faux-intellos de Tecknikart ils n’ont pas à rougir d’être des nantis pourris-gatés dans un pays qui s’appauvrit – pas qu’économiquement d’ailleurs- de plus en plus.
    A Paris, comme dans toute les grandes métropoles du monde, on est speed parce que les densités sont plus importantes; 900 hab/km² forcément ça crée plus d’interactions de frictions ; les échanges sont démultipliés , c’est mathématiques; Culturellement il se passe plus de choses c’est évident ; ça ne veut pas dire pour autant que les spectacles sont de meilleure qualité. Je n’ai pas peur de dire que dans mon sud-est natal, la culture se réduisait bien souvent à de la fanfare de carte postale; ceci dit , j’ai rarement vu autant de non-évènements à Paris (autant de daubes culturelles qui m’ont guéri du mythe paris capitale des artistes) ; Je dirais enfin que ce qui vaut largement le M’as-tu-vu des Niçois; c’est l’absence de générosité des franciliens en général, alors chacun ses casseroles mais n’oubliez pas que les casseroles voyagent…et mutent. Izzo vous fera aimer Marseille, Miyazaki la nature, Et les poètes Paris. surtout s’ils sont étrangers.
    Mais croyez-le si vous voulez; Paris est comme beaucoup de villes qui ont une histoire humaine dense, une ville magnifique par sa diversité.

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