Le cinéma est mort et ce sont les blockbusters qui l’ont tué

Bonjour, je suis Nina Bartoldi, je ne suis pas cinéphile du tout mais j’ai décidé de vous asséner mon avis sur la question. Donc avant de vous expliquer pourquoi, selon moi, les blockbusters font beaucoup de mal au cinéma, je dispose ici même une caissette virtuelle de tomates pourries que vous pourrez me jeter allègrement au visage si, à la fin de ma démonstration, vous considérez que je n’ai rien compris.

Certified fresh rotten tomatoes

Je ne sais plus à partir de quand exactement le cinéma et moi, on a commencé à prendre nos distances. Plus jeune, j’y allais assez régulièrement : pour sortir entre copines ou à la fin de ma relation avec Guillaume pour nous occuper et nous éviter d’avoir la conversation qui fâche puis en plus, on connaissait la caissière qui nous laissait passer sans payer. Oui, à l’époque, on ne virait pas les gens pour un déficit de 85 centimes. Et puis j’ai commencé à déserter les salles : parce que c’est cher, parce que je m’endors, parce que j’ai pas envie d’aller mater la plupart des films qui me sont proposés. Du coup, parfois, je télécharge un film qui me tente moyen mais qui va me permettre de m’occuper deux heures et… mais… qu’entends-je ? La voix tonitruante des studios qui me pointent du doigt : “tu télécharges, vilaine ! C’est toi qui nous tues !”. Mmm, vraiment ? Voyons ça.

Studios universal visite

D’abord, il y a l’arnaque de la 3D. Vous savez, ce truc qui vous salope un film sans rien y apporter : ça assombrit l’image, ça fait mal aux nez pour les déjà binoclards qui se retrouvent avec deux paires sur le nez, ça vous rajoute en moyenne 2 € et en plus, ça rend l’action plus confuse 9 fois sur 10 et ça me fait sortir du film. Bref, je déteste la 3D surtout que ça souligne un peu trop avec la subtilité d’une vache américaine dopée aux hormones le fait que l’industrie du cinéma nous prend… ben pour des vaches à lait, justement.

vache-a-lait-2

Mais encore, ça,c ‘est pas le pire. Revenons au dernier film que j’ai vu au cinéma, à savoir Batman vs Superman qui est, de l’avis général, un film assez moyen, voire un peu médiocre. Effectivement, malgré la présence d’Henry Cavill (qui ne sert à rien), d’un Batman convaincant alors qu’on avait très peur aka Ben Affleck et de la woh sexy Wonder Woman… ben rien n’a vraiment de sens. Sans parler du twist moisi basé sur un prénom, rien n’est vraiment prenant, on s’en fout un peu de ce qui arrive aux personnages. Même quand t’en as un qui meurt, t’es un peu en mode “ouais, ok… oh, j’ai plus de pop corn dis donc” (en vrai, je ne mange pas au cinéma parce que 10 fois trop cher). Bref un film complètement oubliable sauf que… “mais en fait, la version longue dispo en DVD est vachement mieux, tu comprends plus de trucs et tout”. Heu hein ? Tu veux dire que j’ai payé 10 € pour voir un film nul mais que si j’en paie 20 € de plus, j’aurai une version cool ? Puis cette semaine est sorti Suicide Squad, un film qui s’est fait descendre dans toutes les critiques que j’ai pu voir ou lire, jamais vu une telle unanimité… Bon, j’avoue que j’avais moyen la hype sur ce film, je sentais moyen la Harley Quinn qui avait l’air d’en faire des caisses (ok, son personnage aussi mais je sais pas, je le sentais pas), Will Smith me fait plutôt fuir et Jared Leto en Joker… Je ne saurais dire pourquoi mais dès le départ, j’ai rangé mon billet de 10 € : je n’irai pas voir ça. Le film sort, déluge de critiques assassines et là, attention “non mais en fait, on voit quasi pas le Joker dans le film parce que toutes ses scènes seront dans le DVD, ahah!” Ah ben dire ça après la sortie du film, c’est bien la preuve qu’on nous prend pour des cons. Surtout que la promo du film était basée essentiellement sur le Joker (quasi absent) et Harley Quinn alors que finalement, on ne voit que Will Smith à l’écran… Tout ça pour ça.

Suicide Squad l'équipe des méchants, blockbusters DC Comic

Et c’est là où je veux en venir : on a depuis quelques années des blockbusters “à univers”. Je trouve ça intéressant en soi surtout dans des exploitations d’univers complexes comme les super héros. Et comme j’adore l’univers Batman, forcément, ça me donne envie, à priori, d’adhérer au projet. Sauf que le projet coûte vite cher. Prenons l’univers Marvel (celui qui me séduit tellement que j’ai pas réussi à voir un seul Avenger en entier sans m’endormir) : 3 Iron Man, un Hulk, 2 Thor, 3 Captain America, 2 Avengers, 1 gardien de la galaxie, un Ant-Man et à venir : un Doctor Strange, 1 autre Gardien de la Galaxie, 2 autres Avengers, un autre Ant-Man, un Black Panther, un Spiderman un autre Thor et un Captain Marvel. Soit de 2008 à 2019, 22 films. Soit 220 € dépensés en 11 ans juste pour aller au cinéma. Et voyons combien me coûterait un DVD d’une série genre Daredevil : 24,99. Donc pour un prix annuel quasi équivalent, je passe soit 4 à 5h au ciné soit je me mate 26 heures de série télé… Niveau rapport qualité/prix, y a un joli fossé…

J'ai pas du tout vu Daredevil

J’ai pas du tout vu Daredevil

Alors oui, le coût d’un film n’est pas forcément comparable à celui d’une série mais là encore, a-t-on autant besoin d’effets spéciaux ? J’ai déjà parlé de la 3D mais même au-delà de ça, est-ce qu’on n’est pas en train d’aller trop loin ? Les films se tournent de plus en plus sur fond vert, on nous en fout plein la vue pour masquer les trous du scénario mais… qui est encore dupe ? Ces blockbusters sont donc censés nous raconter une histoire en 2h mais échouent et il faut acheter en prime le DVD pour réellement comprendre l’histoire. Sauf que si je reprends Batman vs Superman, le film ne m’a pas vraiment passionnée, je l’ai même trouvé long donc je ne suis pas forcément motivée à l’idée d’en reprendre une lichette.

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Les blockbusters tuent-ils le cinéma ? Oui et non. Oui parce que j’en viens à me demander pourquoi j’irais dépenser de l’argent pour un film qui ne peut pas me raconter une histoire à lui tout seul et je pense n’être pas la seule. Non parce que les cartes cinéma illimité permettront toujours à ces films d’avoir des spectateurs qui doivent être réguliers dans leur visionnage pour ne pas perdre d’argent… Tiens, faudra que j’en parle de ça, aussi. En attendant, si y en a bien un qui agonise, c’est le bon cinéma, celui qui relève le défi de faire tenir son propos dans le temps imparti sans nous obliger à revenir 3 fois pour avoir l’histoire en entier.

 

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Ces livres qui nous prennent pour des lapereaux

Parce que les lapereaux, c’est trop mignon, j’y ferai référence régulièrement, le tout accompagné de la photo idoine, même quand je parle littérature.

Petit lapereau absolument trop mignon

(je mettrai des loutres et des pandas roux aussi)

Des pandas roux jouent dans la neige

Une loutre très mignonne

Samedi, 17h, 2 jeunes fous décident de se rendre à la FNAC pour quelques achats de Noël. Lui doit trouver des cadeaux pour sa soeur, son beau-frère, ses neveux et sa cousine de 18 ans dont il ne sait à peu près rien, je dois trouver un cadeau pour Anne. Et d’ailleurs, j’ouvre une parenthèse : Victor m’avait suggéré d’offrir à mon amie mes deux films de Wes Anderson préférés (on est en pleine période Anderson) (La vie aquatique et Grand Budapest Hotel si vous vous posiez la question) mais je me suis retrouvée un peu con entre le rayon DVD et le rayon Blue-ray : je sais pas du tout ce que possède ma pote comme appareil, si tant est qu’elle soit équipée (moi, je le suis pas, par exemple). Mais je m’égare.

J'ai moins aimé la famille Tenenbaum même si ce film m'a totalement réconciliée avec Gwyneth Paltrow et c'était franchement pas gagné

J’ai moins aimé la famille Tenenbaum même si ce film m’a totalement réconciliée avec Gwyneth Paltrow et c’était franchement pas gagné

Je remplis donc mes bras de livres… pour moi, comme d’habitude. Mais bon, est-ce ma faute si la FNAC met sous mon nez des livres que j’avais pile sur ma liste d’ouvrages à lire en 2016 ? Puis suis-je vraiment censée résister au plaisir de lire les nouvelles aventures du Prof Moustache qui me permettent de rire et d’apprendre des trucs ? Déjà, j’ai rien pris dans le rayon loisirs créatifs, le rayon que je devrais rebaptiser “achète un livre cher que tu n’ouvriras jamais parce que tu n’as jamais le temps pour ça”, alors hein… Bref. Parmi les ouvrages étalés partout, j’en repère un qui commence à me faire monter la moutarde au nez : “les perles du bon coin”. Pardon ? Tu veux dire qu’une maison d’édition et des “auteurs” peu scrupuleux ont passé des heures à trouver des annonces drôles ou ridicules et se font du fric sur le dos des pauvres personnes ayant posté leur petite prose? Mais plus loin, je trouve l’exemple le plus ultime de foutage de gueule : des hommes et des chatons, le livre. Heu… pardon mais niveau droits photos, ça s’est passé comment ? Non parce que bon, j’ai trouvé le tumblr rigolo 5 mn mais de là à en faire un livre… Respectez-vous, un peu.lapereau adorable

Jon Kortajarena

Moi je vous ai fait « un Jon Kortajarena, un lapereau »

 

Déjà, à l’époque des VDM les livres/BD, j’avais salement tiqué. Sans aller jusqu’à pleurer sur les arbres morts et cracher à la gueule du monde de l’édition, il y a quand même une malhonnêteté intellectuelle qui a du mal à passer. Oui, l’idée d’un site comme VDM ou les perles de ce que vous voulez se fassent du beurre sans avoir écrit une seule ligne de texte, ça me défrise légèrement. Oui, l’idée du site était bonne, ça, je nie pas du tout mais contente toi de mettre de la pub sur ton site plutôt que de récupérer des écrits d’autres personnes pour te faire du fric. Bon, après, moi, j’ai jamais publié sur VDM (oui, le site me fait rire mais non, je ressens pas le besoin de jeter mes mésaventures en pâture pour 3 secondes de gloire et, in fine, beaucoup de bashing) donc je me sens pas spoliée à ce niveau là mais….

littérature au rabais

Au moins, ça fait bosser des illustrateurs, c’est toujours ça de pris

Mais il est possible qu’un ami ou membre de ma famille ne sachant trop que m’offrir se dise “ah ben Nina, elle est souvent sur Internet, ça pourrait lui plaire ce livre” ou “Nina, elle aime les animaux mignons et les mecs sexy, ce livre est fait pour elle”. Parce que oui, c’est un cadeau facile pour les gens qu’on connaît moyennement mais ça ne se fait pas de zapper un cadeau parce que “oh bah je savais pas ce que tu voulais alors j’ai rien pris”. Au pire, achète moi une pochette de jeux à gratter, ça me permettra de me rendre compte que j’ai pas de chance au jeu.

jeux_a_gratter

Mais n’entretenons pas ce système. On gueule sur les livres de piètre qualité édités mais eux, au moins, sont écrits par leur auteur (ou un nègre mais au moins par quelqu’un qui sait quand il écrit qu’il va y avoir une vente dessus), il y a un effort créatif, même s’il est raté à l’arrivée. Et si vous ne savez pas quoi offrir, allez plutôt traîner au rayon photo, il y a toujours un joli livre qui fera un cadeau parfait.

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Pour vivre heureux, vivons sans télé?

Par Diane

Il y a quelque chose de pourri au royaume du PAF.

Je ne suis pas une grande consommatrice de télévision. Je regarde pas mal de films en dvd, mais plutôt rarement la télévision.

Il se trouve que, ayant depuis peu un nouvel appartement, j’ai acquis en prime un téléviseur. Et, d’après la théorie qui veut que quand on s’achète des trucs, on s’en sert (….théorie qui ne tient pas toujours la route en ce qui concerne l’étrange phénomène qu’on appelle l’acheteur compulsif), eh bien je me suis mise à regarder un peu plus la télé. L’autre jour, par exemple. Littéralement affalée sur le canapé aussi gracieusement qu’une baleine échouée sur le rivage, j’atteins la 174 ème page des frères Karamazov et, malgré le  génie
narratif de Dostoïevski, je fais un énième retour en arrière car mon cerveau n’arrive pas à imprimer le fonctionnement (digne des codes cryptés les plus complexes de la N.A.S.A) des patronymes russes (Fédor Pavlovitch Karamazov a trois fils: ivan fédérovitch karamazov, dmitri fédérovitch karamazov-qu’on surnomme parfois Mitia- et alexis fédérovitch karamazov -qui des fois, s’appelle
aussi Aliocha. Dmitri fédérovitch a promis monts et merveilles à catherine ivanovna polenskaia, mais a fricoté -le vilain- avec grouchenka polenta ratafia, aussi appelée Micheline les jours de pluie. Et encore,là, je simplifie. Si vous voulez mon avis, Dostoievski aurait triplé ses ventes s’il avait appelé ses héros John, mike, brad et Bob).

Bref, ayant besoin de me reposer l’encéphale un tantinet, je tends ma tentacule droite vers la télécommande et allume la chose.

-Chaine n°1: les infos: en vrac: le pauvre monsieur de 50 ans avec une femme, 4 gosses + des quintuplés à venir est au chômage, le vilain virus de la grippe A qui a fait moins de morts que le système patronymique russe a muté -un myopathe cancéreux et un hamster lapon en sont morts-, la banquise fond comme mister freeze au soleil, et notre président…..notre président (tout court).
(…..mouarf).

zappons

-Chaine n° 2: j’opte pour une chaine genre national géographic 30 millions d »amis. Une madame nous présente gaiement une clinique vétérinaire en australie spécialisée dans le soin aux petits koalas. On soigne dans cet établissement les mignonnes petites boules de poils qui pourront ainsi retourner chez elle. Diantre que c »est mignon. Eh bien non, à peine rentrés dans le truc qu’une vétérinaire nous explique que la mignonne petite boule de poil ,eh bah elle est en train de crever d' »un virus qui bouffe son système immunitaire, et que le sida du koala extermine toute l' »espèce, même que elle devrait pas faire long feu sur la planète de toute façon. Tiens regardez la petite madame koala là avec son pti nez qui remue et qui s’accroche à votre bras comme une huitre à son rocher, eh bien le virus lui a refilé 4 kystes aux ovaires gros comme mon petit coeur tout gonflé de compassion triste, elle tient plus debout, elle couine, elle souffre il faut la piquer pouf elle est morte.
Bon.

zappons

-Chaine n° 3: une sorte de jeu télévisé du genre bigdil. Une grande démonstration haute en couleurs de la bienveillance et de la fraternité humaine. Un monsieur est là, fébrile. On l’a choisi moche, petit et gros, c’est mieux, ça va faire pitié et émouvoir le chaland. Il est là, silencieux, un peu renfermé, timide, il regarde le présentateur option brushing barbara gourde en silence, avec un sourire un peu forcé mais sincère malgré les plaisanteries très fines du connard brushé qui du haut de son costard Vuittron, le félicite, l’air puant et goguenard, sur le choix de ce magnifique gilet jacquard que sa grand mère avait tricoté pour l’obtention de son bac.
Le monsieur attend qu’il aie fini de se foutre de sa poire et qu’il lui demande quelle boite il choisit, parce que attentionnnn il faut bien choisir, dans une boite il y a 100 000 euros c’est une somme ça 100 000 euros hein ça vous serait utile 100 000 euros hein, 100 000 euros, 100 000 euros (caquette t-il en changeant sa fréquence de voix, pour bien lui faire sentir le poids de ce qu’il peut perdre). Et le monsieur de répondre faiblement « celle de droite », avec dans la voix toute l’angoisse pesante de ses multiples crédits, du traitement de sa femme et des études de ses fils à qui il aimerait payer une grande école de commerce pour qu’ils n’aient jamais à s »abaisser à aller dans ce genre de débilités accroche-désespérés dans l’espoir de sortir de la merde financière dans laquelle il est englué.
…..attention attention, vous avez gagné…………..20 centimes! ohhhh c’est dommaaaaaage, vous n’avez pas choisi la bonne boiiiiite, elle était juste à côté pourtant bon bah voila au revoir hein.

Bon.

Et là je dis mais voilàààà, j’ai trouvé le facteur principal de la « crise »: c »‘est la télé!

Après environ une heure de visionnage, j’ai mal au bide, une grosse boule dans la gorge, j’ai peur d’aller dans le métro et y choper un virus, d’aller dans ma classe (suis prof) et de me faire poignarder par la jeunesse hyperviolente et stupide, et j’ai presque envie de verser une larme sur l’humanité perdue. Du coup je sors plus, je gagne plus d’argent, je regarde encore plus la télé, j’ai plus d’argent, je prends un crédit, arrivent les huissiers, je déprime, je deviens hypocondriaque, je multiplie les rdv chez les médecins, je creuse le trou de la sécu, l’économie française s’écroule, on déclare la guerre aux russes qui s’allient avec les japonais, devant la faiblesse mondiale les extra-terrestres débarquent et pouf on retourne tous au stade amibe.

Bref, plus sérieusement quand je pense qu’il y a des gens qui regardent la télé 5h par jour et plus… je comprends mieux pourquoi je me fais marcher dessus dans le métro. C’est incroyable le potentiel anxiogène que peut avoir cette petite boite…. 30 minutes de visionnage quotidien et vous perdez toute foi en l’espèce humaine et en l’avenir! wou ou! Je sais pas vous, mais moi, à chaque fois que je regarde la télé plus de 30 min, il me prend quasi-instantanément une envie soudaine de regarder une comédie musicale. Une sorte de palliatif en somme, comme quand on enlève un pansement d’un coup sec et qu’on appuie tout de suite après sur le bobo comme pour apaiser la douleur… (http://www.youtube.com/watch?v=k-HhoQLC9q8 )

J’ai l’impression que tout y est déformé (ça, c’est pas nouveau), mais à l’extrême: c’est comme les bonnes vieilles tragédies grecques: il faut susciter l’horreur et la pitié, pas moins. C’est du réchauffé d’Aristote tout ça. Faire du chiffre, du brouzouf, montrer des filles qui ondulent des hanches en faisant « han han, han han » autour d’un mec à capuche qui fait « han han, han han », des mecs qui pataugent dans leur honte mais qu’on paye pour la montrer alors bon…, des gourdes qui gloussent et des koalas qui crèvent .
En gros, que des caricatures du genre humain. Du grossi, du bourrin, de l’hyperbolique, de l’exacerbé, du frénétique.
Et si peu de place pour le subtil, pour la finesse et la nuance.

Oui, je sais, je râle, mais que voulez vous j’utilise le processus d’écriture cathartique pour délivrer mon âme de la profonde angoisse et du désespoir amer dans lesquels m’a plongé cette petite heure au sein du royaume pourri et tout puissant (et je pèse mes mots, quelle puissance elle a donc, cette petite boite…) du PAF.

Et devant ce constat affligeant du peu de résistance que ma conscience est capable d’opposer  à la télé, j’interroge votre propre relation au PAF: êtes vous capables de la regarder plus d’une heure sans pleurer? désespérer? devenir parano-agressivo- hypocondriaque?
Le pouvez vous sans regarder l’Humanité après coup comme un ramassis gargouillant de raclures de bidet?

 

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Sweeney Todd : le diabolique barbier de Fleet Street, de Tim Burton (2007)

Par Keira

Bonjour lecteurs !

J’écris cet article à l’occasion de la sortie DVD de Sweeney Todd.

Revoici le duo gagnant Johnny Depp – Tim Burton. Cela fait des années qu’ils marquent notre paysage cinématographique en nous offrant des contes visuels fous.

Or dans le cas de Sweeney Todd nous sommes face à l’adaptation d’une histoire très noire. Et tout cela en comédie musicale. Autant le dire, Burton se lance un très grand défi et le fait partager à son ami et muse.

Pour l’histoire : Sweeney Todd, barbier de profession, revient à Londres après des années pour se venger du juge Turpin qui lui a volé sa femme et sa fille. Il sera aidé par la charmante Mrs. Lovett incarnée par l’autre muse de Tim Burton soit Helena Bonham Carter. Mrs. Lovett va le loger et se servira des cadavres que Sweeney Todd laisse derrière lui pour faire de bonnes tourtes !


Le gothique sied merveilleusement à Burton. On pourrait même dire qu’un grand nombre de ses films en sont la parfaite incarnation. Et il ne se prive pas de nous le montrer à nouveau à travers sa vision d’un Londres lugubre à souhait. De même son Sweeney Todd, la façon de chanter de Depp, tout prête à mettre en valeur les visions du réalisateur.

Les décors de ce film sont somptueux, on s’y croirait. Le maquillage des principaux personnages joue énormément et sert à nous plonger dans la fatigue extrême de Sweeney et Mrs. Lovett. Ces deux êtres sont brisés, et on le ressent à chaque instant.

La réadaptation de la comédie musicale de Stephen Stondheim était le défi, il est largement remporté. Nous découvrons un Depp chanteur qui murmure, qui crie, qui fredonne, qui montre la puissante folie meurtrière juste à travers les intonations de sa voix. C’est vraiment du grand art. De même le débit rapide de Mrs. Lovett met en avant  son côté pressé tout cela lié à une voix très douce.

Je n’oublierai pas Alan Rickman en juge Turpin absolument infect à souhait.

Comme vous l’aurez compris cette version de Sweeney Todd est à mes yeux une réussite. Que ce soit niveau chants, mise en scène, décors, ambiance, nous plongeons vraiment dans une comédie musicale lugubre, parfois gore (Burton aime beaucoup le sang), parfois drôle, souvent poignante et surtout intelligente et remarquablement jouée.

Et vous aurez le plaisir de retrouver le duo Burton-Depp d’ici quelque temps puisqu’ils préparent une version burtonienne d’Alice au Pays des Merveilles.

Johnny Depp y incarnera le chapelier fou !

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Où trouver l’homme ? Episode 12 : il ne faut jurer de rien


A la recherche du prince charmant

(Je rappelle à mon nouveau lectorat qui débarquerait ici pour la première fois que tout ceci n’est qu’une fiction, qu’en vrai, je cherche pas un homme et que celui qui va être décrit dans l’épisode suivant n’existe pas. Toute ressemblance avec une personne existante ne serait donc que fortuite, comme on dit en début des épisodes de Cas de divorce).

Ce qui est dur quand on cherche son futur mari ou équivalent, c’est de le trouver. Parce que trouver un mec comme ça, pour une nuit ou plus, c’est pas si difficile mais là, il s’agit de trouver l’homme qui va partager un long moment de ma vie, que je vais présenter à ma famille donc il a intérêt à assurer. Dieu merci, ma mère ayant souffert de la discrimination « nous ne sommes pas du même milieu social », pour ma part, ce ne sera pas trop un souci. Du moment qu’il est bien élevé et qu’il a de l’ambition dans son métier, tout est valable. Mais bon, il faut quand même qu’il me plaise à moi pour commencer car ma mère peut accepter un mec qui fait n’importe quelle profession mais pas un mec qui me rend pas heureuse. Logique.


J’ai donc décidé de donner une deuxième chance au monsieur du smirting, estimant qu’il avait peut-être été intimidé la première fois, même si j’estime être la fille la moins impressionnante du monde. Me voici donc devant le domicile du jeune homme, espérant qu’en terrain connu, il soit plus liant. J’y crois, j’y crois, j’y crois. Je sonne, il me fait rentrer, je lui fais la bise et de suite, je sens la tension monter d’un cran. Que nous sommes à l’aise, c’est un bonheur. Il me sert un café, on se donne des nouvelles depuis notre
dernière entrevue. Et à nouveau, le blanc. Mais cette fois ci, nouvelle donnée : je suis chez lui donc en scannant le coin, je vais bien trouver quelque chose qui m’accroche. Aucun livre ne traîne, des magazines, peut-être? Un programme télé… Bon, ben, allons y gaiement, parlons télé. « Et alors, tu regardes quoi à la télé? » Et voilà qu’il me propose de mater un DVD… J’ai pas dû bien m’exprimer.

Au bout de 2 épisodes et demi de Lost je sens que je pique furieusement du nez. Est-il de bon ton de s’endormir au deuxième rendez-vous? Je ne suis pas sûre. A la limite, après une partie de jambe en l’air, ça marche mais sinon, je vais passer pour une vilaine malpolie. Déjà que… Bon, essaie de te concentrer sur Sawyer, ça va te maintenir éveillée. Oui, de toute façon, j’ai toujours fantasmé sur Sawyer alors le fait d’avoir un mec ne changera rien à l’affaire. Autant qu’il s’habitue de suite à ce que je bave devant les beaux mecs de la télé. Comme s’il se rinçait pas l’œil sur Kate, lui.

Je lui demande où sont les toilettes à la fin d’un épisode, espérant mettre fin au visionnage. Dans les toilettes, je me rassemble et je fais un point. J’aime bien réfléchir aux toilettes, c’est un endroit calme. Alors techniquement, ce garçon est serviable, mignon, gentil. De l’autre, on vit réellement sur deux planètes différentes, j’ai pas encore réussi à trouver un sujet en commun et la tension entre nous ne cesse d’augmenter mais elle n’a rien de sexuelle. Durée d’une relation à vue de nez : quelques jours. Durée de la relation que je cherche : à vie (enfin, à peu près, quoi). Bien, à présent, il va falloir sortir des toilettes et annoncer à ce pauvre jeune homme que c’est fini entre nous, même si ça n’a pas commencé.

De retour au salon, je récupère ma place et plonge mon nez dans ma tasse de thé. Silence. Bon, allez, on va en finir, je crois qu’il n’attend que ça de toute façon. A moins qu’il ait une réelle passion pour la contemplation mais j’en doute, j’ai l’impression que la tension dans cette pièce est à couper au couteau. Bon, j’ouvre la bouche et lui dis que je vais y aller. Il me demande quand on se revoit. Alors là, deux options : l’hypocrite « on s’appelle » qui veut clairement dire qu’on ne le fera pas mais qu’on a la politesse (ou la
lâcheté) de pas envoyer dans la figure de l’autre qu’on n’a plus envie de le revoir : soit l’honnêteté. Bon, comme tout ceci n’est qu’une fiction, je peux me permettre d’être couillue. « Ecoute, je crois qu’on n’a pas grand-chose à faire ensemble. Tu es très sympa et tout mais on n’a pas du tout d’atomes crochus alors je crois qu’on va arrêter de faire semblant. Je suis désolée ». Il me regarde puis me répond froidement : « je me faisais la même réflexion mais j’osais pas le dire. Bon ben ciao, je te dis pas à la prochaine ».

On se fait poliment la bise et me voilà sur le palier de son appartement, légèrement décontenancée. C’est ce que je voulais, certes mais c’est toujours bizarre de partir en sachant qu’on ne se reverra pas. Et mon ego a un peu de mal à digérer. Enfin, c’est reparti pour la recherche. La semaine prochaine, je vais au musée.

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Le cinéma fait-il encore rêver ?

Comme je suis une nana au top de l’actualité ou presque, en cette période de festival de Cannes, je me sens obligée de parler cinéma. Enfin, obligée, non, c’est juste que ça m’interroge. Je me demande si le cinéma d’aujourd’hui fait toujours autant rêver qu’autrefois. Non parce qu’à première vue, j’aurais tendance à dire que non.
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Quand on parle cinéma, on pense souvent aux films et acteurs d’un autre temps. Par exemple, je lisais dans un vieux Technikart que le cinéma français peinait à trouver ses nouvelles stars masculines. Qui sont les nouveaux Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Alain Delon ? Ben… Personne. Le cinéma d’aujourd’hui nous donne beaucoup de stars (en ce moment Dujardin, Cornillac, Cassel, Canet, Magimel) mais ce sont des consommables, ils font deux ou trois films et disparaissent. Ou retournent à la télé. Genre Frédéric Diefenthal. Du côté féminin, c’est pas forcément mieux, ça défile mais ça ne reste pas bien longtemps. Quant aux films actuellement, on ne sait plus bien ce qui fait leur aspect mythique. Par exemple, y a 5 ans, le super film culte, c’était Matrix. Aujourd’hui, je n’en entends plus du tout parler. Y a quelques temps, on avait Mélanie Doutey qui était incontournable, je ne sais pas ce qu’elle devient. Comme Alexandra Lamy, Marina Fois ou même Monica Bellucci.

De fait, la production cinématographique s’emballe, de plus en plus de films sortent donc il devient de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu, certains ne restant pas un mois à l’affiche. L’autre jour, je lisais la chronique hilarante de François Reynaerts sur Spiderman 3. Oui, je sais, suis chiante avec mon François Reynaerts mais c’est mon idole en matière de chronique hilarante. Il disait donc que ce qui était dramatique dans ce genre de film, c’est que le principal argument vente c’est « c’est le film le plus cher de l’histoire du cinéma ». Avant lui, on avait eu Independance Day, qui s’en souvient, sans déconner ? Je crois qu’il y a eu le Seigneur des Anneaux, aussi. Là, par contre, je pense que ces films resteront plus dans les annales mais est-ce dû au film seul ou au fait que ce sont des adaptations de livres cultissimes ? Je me pose la question.
 

Quand vous demandez à des cinéphiles quel est leur film préféré, on vous répond rarement un film sorti ces 5 dernières années. Voire ces 10. Est-ce parce que les films récents ne sont plus de l’art ou est-ce parce qu’on ne gagne le titre de culte qu’après quelques années ? Pourtant quand on regarde des acteurs mythiques comme James Dean, ils n’ont pas tourné 150 films. Bon, ok, Dean, il est mort, Marilyn aussi, c’est peut-être pour ça qu’ils sont mythiques. Mais je sais pas, j’ai globalement l’impression que le cinéma fait moins rêver. Si on regarde le Festival de Cannes, y a quelques années, c’était le rendez-vous incontournable du cinéma mondial, on avait droit à un plateau quotidien de Nulle Part Ailleurs… Aujourd’hui, le festival est de plus en plus boudé par les artistes qui lui préfèrent Berlin, par exemple, ou Venise. Cette année, j’ai pas l’impression qu’on en parle plus que ça, Paris Première a bien mis sa chaîne à l’heure de la croisette mais en dehors de ça…

Je me demande si, globalement, trop de cinéma tue le cinéma, en gros. On a une telle offre qu’on ne peut plus voir tous les films à moins d’y passer ses journées mais pour ça, faut soit être critique ciné, soit chômeur et vu le prix du cinéma… Les films balancés cultes avant même de sortir sont vite oubliés car remplacés très vite par un nouveau « film culte de toute une génération ». Ouais, ma génération, on a tellement de films cultes qu’on sait plus quoi faire des DVD, ensuite. Ok, on est la génération zapping mais nous filer un film culte tous les mois, c’est pas un peu too much ? Faut dire qu’on n’attend plus l’avis du public pour donner ce qualificatif de culte. Sauf que vu qu’on peut pas tout voir, certains films attendus comme le succès de l’année sont de fantastiques fours. Moi j’avoue que ça me fait un peu marrer quand même.
 

Pourtant, des films récents et bons, y en a. Genre Requiem for a dream qui est le seul film à l’heure actuelle à m’avoir fait pleurer. Y a eu pas mal de films de Burton (mais pas tous quand même) qui sont de petits bijoux, d’autres films que j’ai vraiment aimé. Mais souvent, ils sont noyés dans la masse, oubliés à peine sortis de l’affiche. Alors, le cinéma est-il en train de perdre sa capacité à nous faire rêver ?

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La brouette en rythme

Ici, on parle (très) régulièrement brouette mais pas tellement du « décorum » : dans quelle ambiance faire l’amour ? Bon, très honnêtement, si je n’en parle
pas, c’est que je m’en fous royalement. En pleine lumière ou dans le noir, avec ou sans bougies, sur un lit couvert de pétales de rose ou sur la table de la cuisine (sans miettes, quand même, faut pas déconner).

 

Mardi dernier, je suis allée au sexodrome avec Emma. Bon, je tairai notre frustration devant les deux malheureuses étagères garnies (enfin pas vraiment) de gadgets peu variés. Ah, ça, du gode réaliste, y en avait, de la queue blanche ou noire avec la petite veine bleutée bien représentée mais franchement, je trouve que le seul intérêt d’un gode ou d’un vibro, c’est son côté fun. Si je veux un pénis réaliste, je préfère autant prendre un vrai amant, c’est bien plus sympathique. Bref, au sexodrome, outre les DVD et les pervers qui nous mataient, il y avait un théâtre érotique où des couples se reproduisent en direct « entrée gratuite pour les filles accompagnées ». Et là, dans ce haut lieu de sexe pas vraiment bon marché passait des musiques assez hallucinantes hautement excitantes comme le nouveau générique de la Star Ac ou encore « Toutouyoutou » et, là, effrayée, je demande à Emma s’ils diffusaient la même musique dans
le théâtre érotique. Quelque part, imaginer un couple en train de forniquer sur Véronique et Davina a quelque chose d’hilarant. Non mais franchement, voir monsieur en train d’exécuter une levrette en rythme, n’y a-t-il rien de moins excitant ?

Mais sur quoi faire l’amour ? Il y a quelques mois, Victoire et moi avions pris un délire sur le sujet sur le forum que nous fréquentions, une fille ayant posé la
question : sur quelle musique faire l’amour ? Hum, excellente question ! Il est vrai que certains titres nuisent irrémédiablement à l’ambiance romantique d’une brouette. Non mais imaginons, me voilà dans les bras de Brad en plein préliminaires. Déjà, Brad me quitte quelques instants pour mettre la chaîne, ce qui me pose un problème en soi : non, monsieur, on ne s’arrête pas en si bon chemin. Voilà pourquoi je range mes capotes sous mon lit et pas dans la salle de bain, certes très proche de ma couche. Donc Brad enfile un CD dans la chaîne et voilà que les enceintes crachent un merveilleux : « c’est à boire, à boire, à boire ! ». Bon, là, je pars dans un merveilleux fou rire et c’est terminé pour la
brouette.  

Bon, comme il est peu probable que j’ai l’indécence de sortir avec un gars qui non seulement a l’idée saugrenue de me passer un truc pareil pour la brouette mais qui a l’audace même de posséder ce CD, je ne pense pas me retrouver dans cette situation. Sauf si mon prochain amant lit cet article et a la bonne idée de me faire une blague. Comme si on rigolait avec la brouette, tiens ! Donc mon Brad, il est mignon, il va pas me mettre ça. Mais mettre quoi alors ? Lui cul nu devant sa chaîne, moi à point dans son lit, on va pas passer tous ses CD en
revue ! Mais il faut avouer, ce n’est pas évident à choisir. Il faut quelque chose qui reste dans l’ambiance mais il ne faut pas que ce soit trop rapide (faudrait pas qu’on s’épuise dès le départ) ni trop lent (risque d’endormissement au milieu, quelle honte). Le souci corollaire est de choisir un bon CD. Non parce qu’une brouette qui ne dure qu’une chanson, hum ! Or, le problème d’un CD album, les chansons se suivent et ne se ressemblent pas forcément, on peut passer d’une jolie balade romantique à un rock atrocement bourrin. Je n’ai rien contre le bourrin mais y a des moments où on s’en passe.

La solution consisterait-elle à graver un CD exprès pour l’occasion. Non mais et puis quoi encore ? Et pourquoi pas un programme de la brouette à suivre ? En plus, n’étant pas vraiment naïve, j’aurais compris que Brad n’a pas gravé ce CD exprès pour moi mais qu’il a dû l’utiliser avec ses précédentes conquêtes et, quelque part, c’est un poil vexant de penser que Bradounet me fait l’amour comme il l’a fait avec les autres. Non, non, non !

N’allez pas croire que je sois une anti « musique pendant l’amour » mais je ne calcule pas ce genre de choses. Ce que j’aime dans la brouette, c’est l’imprévu, quelque part, que le coït va arriver sans qu’on sache exactement quand donc pas la peine de tout prévoir à la seconde près. Si la musique est déjà là, je ne la couperai pas. Si nous étions en train de discuter dans le calme, je vais pas allumer la chaîne juste pour l’occasion (et encore moins la radio, ça crachote, ça m’énerve).

Mes premiers coïts se sont pourtant souvent fait en musique, d’après les souvenirs que j’en ai. En fait, avec Pierre le pervers, on était allés boire un verre dans un bar
toulousain et on avait hérité d’un CD démo avec divers titres qu’on a écouté très souvent pendant son séjour et, donc, pendant nos coïts. Je me souviens pas de ce qu’il y avait dessus (je l’ai balancé depuis), y avait juste une chanson dont le refrain était « je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant, je ne sais pas conduire pas même un cerf-volaaaaaaaaaaant ». Avec Guillaume 1er du nom, aussi, nos premiers coïts furent musicaux pour pas trop que les voisins entendent notre coït. Je rappelle que c’est dans ce même immeuble que Gauthier et moi avons entendu en direct la chevauchée sauvage de ma voisine et de son mec donc, forcément…

Mais à part pour cette bête raison pratique, pourquoi écouter de la musique dans ces moments-là ? D’ailleurs, le verbe écouter ne me paraît pas vraiment appropriée puisque pendant la brouette, je suis complètement déconnectée, je n’entends plus rien (enfin, je ne fais pas attention, rappelons que l’amour ne rend pas sourd, juste aveugle), je suis juste branchée sur mon partenaire et je ne fais pas attention au reste. Ainsi, quand on me demande quelles chansons sont faites pour faire l’amour, autant me demander la capitale des îles Samoe occidentale (Pago-Pago, je suis culturée comme fille) : j’en sais rien et au fond, je m’en fous royalement. J’ai tendance à répondre donc des titres qui m’inspirent, sans que je sache pourquoi. Oui, y a des chansons qui me donnent envie de faire l’amour, c’est comme ça. Lesquelles ? Mais comme tu es curieux lecteur ! Disons que ça dépend mais y a des chansons que je verrais bien dans
un film, lors de la scène coquine. Exemple : sous-marin Marion de Jorane. C’est curieux, je sais pas pourquoi cette chanson m’inspire ça, ça commence tout doux et soudain, ça accélère, ça éclate, c’est quelque part assez violent avant que la chanson se termine sur une note plus calme. N’est-ce pas une merveilleuse métaphore de l’acte amoureux ? Préliminaires, la pression
monte, pénétration, ça monte, ça monte, ça explose, orgasme, puis les deux partenaires se laissent aller à un apaisement bien mérité. Autre chanson excitante à mon goût : Femme fatale, d’Emilie Simon. Chanson calme au possible où la douce Emilie susurre le refrain en compagnie d’un monsieur dont je ne connais pas le nom, voix qui me font penser aux ressacs des vagues… Oui, cette chanson me fait penser à l’amour sur la plage. On pourrait aussi citer « Protège-moi » de Placebo, avec le même effet de voix chuchotées.

Mais comme un coït dure rarement 4 minutes 32, je trouve la question de « quelle chanson pour faire l’amour » assez curieuse. Quoi qu’il en soit, si un homme veut un jour brouetter sur Toutouyoutou, je pense sincèrement que je le laisserai se « pignoler » tout seul (expression que m’a apprise Laurent l’obsédé y a quelques temps) et je rentrerai chez moi. Non mais le sexe, ça se fait pas n’importe comment ! Ce n’est pas un exercice de gymnastique et ça ne se prépare pas, de toute façon, ça se fait parce que les deux en ont envie. Avec ou sans musique.

Article écrit en écoutant le nouveau CD d’Emilie Simon. Pour faire l’amour, je sais pas ce qu’il vaut mais pour m’agiter comme une pintade sur ma chaise de bureau, il est nickel.

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Politique

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, je vais parler politique mais rassurez-vous, je vais pas vous faire un petit exposé sur mes idées politiques ni rien. Non, nous sommes dimanche, c’est l’article léger, c’est pour rigoler ! Je ne parlerai pas non plus du livre ayant le même titre, y a bien que Beigbeder pour s’extasier dessus mais forcément, y a des scènes
de sodomie et de fist fucking. Comme quoi, le sexe ne fait pas nécessairement un bon livre. Donc voici le récit de mon incursion au sein d’un parti politique.

Depuis que je vis sur Paris, j’aime faire de nouvelles expériences. Lundi soir, je me rends chez Gauthier pour une soirée télé-DVD. On discute et il m’explique qu’il s’est inscrit au PS par Internet et qu’il y a une conférence mercredi. « Super, je peux venir avec toi ?
– Heu…oui, ça tombe bien, je voulais pas y aller tout seul ! »
Youpi ! Oui, moi, je suis une fille qui aime aller dans des trucs de ce genre, histoire de voir comment ça se passe. Que les choses soient claires : je ne pense pas devenir militante. D’une part, je n’ai pas toujours voté PS aux élections et je veux pouvoir voter ce que je veux sans avoir l’impression que je trahis l’intérêt du parti. Il est vrai que c’est le parti dont je me
rapproche le plus au niveau des idées mais des fois… D’un autre côté, je ne pense pas que militer au sein d’un parti, même non extrémiste, soit une bonne idée pour ma carrière. Bien évidemment, je ne le mentionnerai pas sur mon CV mais on ne sait jamais…

Une assistante bigarrée
Donc, mercredi, je rejoins Gauthier et nous voilà partis à la recherche du lieu de réunion. On arrive et on voit une église genre « secte » appelée l’église du bonheur ou je sais plus quoi, ça commence bien. Dehors, des militants fument, certains portent l’écharpe rouge, la même que Mitterrand. On s’en crame une aussi puis on rentre dans le bâtiment, on trouve enfin la salle (après avoir demandé, quand même).

Dedans, on s’assoit dans un coin et je commence à détailler les gens en notant les personnages typiques. Il faut savoir que j’ai été élevée dans un milieu de droite donc des clichés sur les socialistes, j’en ai à la pelle et pas que l’écharpe rouge. Nous avons, par exemple, le cliché de « l’instituteur socialiste » comme dit mon père, un monsieur avec une barbe en collier (celui-là, en plus, il a des sourcils impressionnants). Enfin, j’ai aussi des clichés sur les militants de droite, j’en ai subi un en 1ère année de fac et j’en avais interviewé un autre lors de mon stage dans une radio nationale. Le gars, militant jeune de l’UMP, il arrive… et là, on se dit qu’il aurait tatoué « jeunesse UMP » sur la tronche que ce serait pareil : petits
mocassins, pantalon à pince, pull col en v d’où sort une chemise à carreau. Et que dire de l’énorme montre à son poignet ? Bref. La foule est assez disparate : des jeunes, des moins jeunes, des plus jeunes du tout, des hommes, des femmes… Des écharpes rouges un peu partout. Evidemment, la réunion commence en retard mais en même temps, les gens tardent à arriver. Sur l’estrade, le chef de section et les intervenants discutent en regardant les gens arriver, la salle se remplit peu à peu. Y a du monde quand même.

Alors qu’on discute de tout et de rien avec Gauthier, un homme en noir s’approche et nous serre la main, nous expliquant qu’il est responsable du recrutement et il nous demande notre nom. Gauthier répond, je lui explique pour ma part que je suis là en touriste (de toute façon, si je devais adhérer, je dépendrais pas de cette section). On récupère des documents et c’est parti pour la réunion. Bon, ici, on se tutoie et on s’appelle camarade, ce qui nous étonne un peu : on croyait que c’était typiquement communiste mais apparemment, nous avons tort. Maintenant, je me demande s’ils utilisent « camarades » à l’UMP, aussi. Le chef de section remercie les militants de l’avoir reconduit à ce poste puis il demande aux nouveaux adhérents de se présenter, Gauthier ouvre le bal. A chaque fin de présentation, on applaudit. Comme il me dit ensuite : « on se croirait aux alcooliques anonymes ». Donc plein de gens se présentent, des
étudiants dont un Italien, des gens qui ont déménagé et qui rejoignent la section, des sympathisants qui franchissent le pas du militantisme « en ces heures sombres », une dame blonde tout de rose vêtue qui pourrait être la mère de Barbie. Et on applaudit Paul, on applaudit Janine, on applaudit Paolo, on applaudit Vincent… Le chef de section est ravi de toutes ces nouvelles têtes et nous explique que les inscriptions ont dû être bloquées juste avant le congrès, « c’est pour ça qu’il y a tant de nouveaux aujourd’hui ». Aurais-je senti une pointe d’amertume ?
Suite à ces émouvantes présentations dont je me suis dispensée (oui, je ne suis pas de cette section, moi !). A ce moment-là, je remarque une femme au gilet couleur framboise écrasée (j’adore cette dénomination de couleur) qui erre dans la salle, se pose à côté de quelqu’un en discutant d’un air revêche puis elle vient par s’installer pas loin de nous. Une dame vient sur l’estrade nous parler d’un problème de quartier dont Gauthier et moi ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants, la dame fustige « les communistes et le verts ». Je me retourne vers Gauthier et lui glisse un : « c’est quoi déjà la gauche plurielle ? ». La dame n’est pas contente, certains la fustigent un peu, notamment un mec à costard et la femme avec son gilet framboise qui soupire bruyamment en faisant la gueule. Ils sont agités, quand même, les gens. Après, ils nous expliquent qu’ils ont sorti un livre d’images sur l’histoire du PS pour le centenaire du parti et il est question d’un DVD, je crois (on sent la fille attentive). Quoi qu’il en soit, les militants sont invités à participer en prêtant les photos de leur engagement.

Conférence… sans doute passionnante
Arrive le moment de la conférence en elle-même (soit une heure après le début de la réunion), deux personnes de haut rang viennent parler de ce que l’on doit faire pour lutter contre la politique sécuritaire de la droite. Je vous avoue que je ne sais absolument pas ce que les gens ont proposé puisque j’ai passé l’heure suivante à lutter contre le sommeil. Assise sur ma chaise, ma tête ne cessait de tomber vers l’avant, me vrillant les cervicales à chaque fois. Changement d’intervenant, j’applaudis le monsieur moustachu que je n’ai pas écouté et une jeune demoiselle prend la parole à son tour, je recommence à me rendormir et à lutter en faisant attention à ne pas martyriser mes cervicales. Les militants sont assez dissipés, ça papote, ça rigole, ça va aux toilettes… A un moment, la dame au gilet framboise décide qu’elle en a marre et le signifie ostensiblement en soupirant bruyamment puis en adressant un geste « temps mort » au chef de section pour dire que la demoiselle qui parle est trop longue. La pauvre fille doit s’en rendre compte, elle conclut un peu abruptement. Le chef de section la remercie et demande si quelqu’un veut dire quelque chose. Là, une forêt de bras se lève, notre dame au gilet framboise est assises sur un quart de tiers de fesses, le corps tendu en avant, prête à bondir sur l’estrade mais le chef de section donne la parole au monsieur en costard de tout à l’heure. Et tandis que le mec s’avance, personne ne baisse les bras ! Et pendant que le gars commence son intervention, ils sont tous le bras levés, lançant des regards complices au chef de section pour le prier de leur donner la parole de suite après, la dame au gilet framboise est particulièrement motivée, apparemment. Là, le gars se met à parler et dit : « Moi, quand j’étais à Toulouse… ». Vu son accent, c’était pas la peine de préciser, je savais qu’il était de chez nous ! Mais bon, Gauthier et moi avons faim, nous quittons la salle. En partant, je vois sur un siège au fond, à droite, un mec affalé sur sa chaise, la tête en arrière, la bouche grande ouverte, se payant un merveilleux roupillon. Bien, ça me rassure, j’ai trouvé pire que moi.

Etre militante ?
En cheminant loin de ce lieu, Gauthier me fait part de sa déception, « je n’imaginais pas ça comme ça ». Moi non plus… mais à quoi m’attendais-je ? Je me dis que, quelque part, les militants ont un rôle à jouer dans la politique française, on ne les voit pas, on ne les entend que peu mais ils sont là, ils décident de ce qui est le mieux pour leur parti, ils s’investissent… et ce sont de véritables gamins. Mais ce n’est pas lié au PS, je suppose que c’est dans tous les partis pareil. Mais ai-je l’âme militante ? Je ne sais pas, je ne crois pas. Surtout qu’il y a très vite des rivalités, des velléités de pouvoir, des clans… Et ça, je n’en ai pas envie. Je me souviens, en 1ère année de fac, je « subissais » la présence d’un gars, membre
hyperactif du RPR jeune (hé oui, ça remonte). En 1998, les piquets de grèves sont dressés à la fac et notre ami y voit un merveilleux moyen de plaider sa cause : devenir le chef du RPR jeune de notre département. Donc le voilà qui m’explique qu’il va monter un contre-mouvement pour riposter aux grévistes… le tout chapeauté par le RPR jeune de Toulouse. D’ailleurs, je me souviens, un jour, pendant une AG, il me parle d’un étudiant qui se prononce contre la grève : « ce serait bien qu’il fasse partie de mon groupe, même s’il est de gauche. » Bon, finalement, la grève se termine et le voilà qui râle car il n’a pas eu le temps de mettre son plan à exécution. Je suis édifiée par ce que j’entends : quel est le plus important ? Défendre ses idées ou bien se faire voir ? Il voulait que la grève se termine, c’est arrivé, que demander de plus ? Si les ambitions doivent passer avant les idées, je crois que la politique ne sera jamais pour moi.

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Samantha

Par Gauthier, Banana et Nina
Gauthier : Lecteur adoré chéri, Nina s’évertue tous les dimanches à te pondre un article « du dimanche ». Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1/ le dimanche il y a moins de lecteurs, donc l’article se doit d’être léger, et oui lecteur qui nous lit le lundi pendant que t’es payé pour bosser, on pense à toi, le dimanche c’est light.
2/ le dimanche suit logiquement le samedi soir, donc la Nina elle est en descente d’alcool donc elle peut plus réfléchir… Donc c’est léger… à toi de faire le lien…
OUPSSSS!!
 
Mais aujourd’hui il y a une nouveauté, c’est Gauthier qui écrit l’article du dimanche. Et là lecteur tu es heureux, je le sens…
 
Alors aujourd’hui on va parler de Samantha. Non pas Samantha de Sex and the city, on va parler de Samantha de France 2. Tu as forcément vu cette mini série qui est diffusée le samedi soir sur la chaîne de France Télévision la moins novatrice du paf ! Si tu ne connais pas flagelle-toi 500 fois en répétant « je ne mérite pas de vivre ! ».
 
Petit renvoi, je suis fan de cette mini série depuis que ça passe, et j’avais promis à mes amis Toulousains de faire une soirée à thème. A savoir, que des couples « Samantha et Chantal » et tout ça pour mon anniversaire. Je suis fan, j’avoue… Mais ça c’est pas fait, par manque de temps, manque de motivation, manque de tout… Donc je suis resté sur ma faim, et Nina aussi. Donc je suis né en mai, et il y a 15 jours (donc en octobre !!!!), Nina m’offre ENFIN mon cadeau d’anniversaire : le dvd de Samantha !!!!!!! Les filles les plus Oups…*
 
Que dire sur Samantha ? Ben tout simplement que c’est ma vie ! Je suis blonde, je ne suis entouré que de blondes, je ne vis que pour les blondes… Donc je me retrouve forcément ! Petit exemple au hasard :
– Chantal on fait quoi maintenant ? (elles sont dans un club de gym)
– Danse rythmique, abdos fessiers, barres abdominales, bar restaurant…
Elles répètent ensemble « bar restaurant !!!!! », voilà c’est ma vie, ma vision de la vie… Si c’est pas de la positive attitude ça ? Bon si vous ne connaissez
pas le dvd, je vous invite intentionnellement à le regarder chez moi pendant une soirée dédiée, ça fait trop de bien…
 
Le problème actuel : je suis saoul, je ne sais plus quoi raconter… Océane m’appelle, je vous abandonne…
 
Nina : Nina reprend la parole
Bon, Samantha, moi, je connaissais pas, j’ai autre chose à foutre le samedi que regarder la télé ! Donc un soir, le moumour me fait : « moumour, je fais mon
anniversaire sur le thème « Chantal et Samantha », ça te dit, » Moi : « Qui ça ???? » Du coup, il m’envoie sur le site de Fr2 et je découvre l’univers de
Samantha, je rigole très fort, j’adore, je suis fan ! Donc, je ferai Samantha, Lucie Chantal, tout va bien ! Puis finalement, ça se fait pas. Dommage, je voulais m’acheter une bague à pompon !
 
Bon, qu’est-ce que j’aime chez Samantha, Sa coiffure ! J’aime cette espèce de frange psychédélique à la symétrie inédite… J’aime sa naïveté, Voltaire ne l’aurait pas reniée, elle est digne de Candide, elle découvre le monde à travers ses yeux de blonde, c’est beau, c’est émouvant ! Samantha est drôle, elle vit dans un monde à part si merveilleux, si rose…
N’empêche que si je pouvais vivre dans sa maison, je ne dirais pas non !
 
Ce que j’aime chez Samantha, aussi, c’est l’acteur qui joue Chantal : en homme, il est quand même sacrément choupinou. Lecteur, si tu es l’acteur qui joue Chantal dans Samantha et que tu as envie de paraître dans mon blog, envoie-moi un mail, on va s’arranger .
 
Mon gag préféré de Samantha … Il y en a plusieurs, j’aime bien les sketches dans la salle de gym parce que l’acteur qui joue Samantha est en débardeur…Qu’il est miam miam ! Oui, bon, forcément, un brun aux yeux verts, ça me parle de suite… J’adore l’épisode où Samantha et Chantal appellent les pompiers parce que le sauna est plein de fumée et Chantal fait : « Au secours s’il-vous-plaît ! » ; Sinon, l’épisode qui m’a le plus parlé, c’est quand Samantha dresse son chat, Médor : elle essaie de dresser son chat qui ne bouge jamais donc quand elle montre à Chantal, elle fait : « Médor, pas bouger ! Médor, tu vois ce bâton, (elle le jette), ne va pas le chercher ! ». Sauf que moi , si je jette un bâton à Kenya, elle va le chercher !
 
Bref, Samantha, c’est que du bonheur !!!! Bon, je suis saoule et ne parviens plus à construire ma pensée, je cède la parole à miss Banana parce que, là, je suis plus en état de dire quoi que ce soit, on chante « tu es blonde, tu es belle » en s’extasiant sur la taille du pénis de M. Big…
 
Banana : P***** de b***** de m*****. Je suis complètement chiffon, se dit Banana. Et je parle à la troisième personne.
Samantha, je regrette de ne pas connaître mieux . Je suis tombée dessus deux-trois fois par erreur, et j’adore. Samantha, c’est la brune décolorée par excellence, un modèle de blonditude, les yeux grands ouverts sur un monde qui l’étonne chaque jour – en réalité, un émerveillement presque philosophique- , l’innocence des petites filles modèles de la comtesse de Ségur (cet article
du dimanche multiplie, contrairement à la démarche initiale de Nina, mais la vodka aidant, les références littéraires), un goût prononcé pour la mode (oui, mais de quelle année ?), une histoire d’amitié à-la-vie-à-la-mort avec sa copine Chantal.
En fait, Samantha, elle ose dire toutes les conneries qu’on assume pas, les remarques à la con « je disais ça pour rigoler, hein, qu’est ce que tu crois » (en riant jaune), les secrets de beauté partagés avec notre meilleure amie dans la salle de bain. Pour conclure, vive Samantha, elle déchire la race de sa mère. Et ressers-moi un verre.
* c’est sur la quatrième de couverture du dvd (ça se dit quatrième de couverture pour un dvd ? Pffff de toute façon je m’en fous…)
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