Romance everywhere

Samedi 19h, j’observe. Face à moi Ibrahim et Rosalie discutent. Ils sont bien jolis tous les deux. Il ne s’agit pas d’un couple, non, du moins pas encore ? Je souris en coin en guettant les gestes. Ah, il lui touche le bras ! Bon, ok, il est naturellement tactile mais quand même, ils iraient bien ensemble… Et oui, je suis comme ça : je vois de la romance partout.

Flirt romance

Déjà 3 ans et demi que je suis dans une relation de type monogame et parfois, l’étincelle me manque un peu. Vous savez, ce moment où ça commence à crépiter, que vous n’êtes pas encore tout à fait sûr que ça va le faire mais que, quand même, y a de la tension dans l’air. Bon, après, je me souviens que la séduction, c’est bien galère, que tu tombes parfois (souvent) sur des connards et que parfois, tu te retrouves à planter frénétiquement ta paille dans la glace  pilée de ton cocktail en te disant que tu serais in fine bien mieux chez toi à manger des chocapics en matant une série à la con. Alors du coup, j’ai ma méthadone : j’imagine des romances dans mon entourage.

Romance à la plage

Ainsi, je me suis écrit l’histoire de Clémentine et Nicolas. Deux de mes anciens collègues. Bien jolis tous les deux, y avait comme un crépitement quand ils étaient proches l’un de l’autre. Mais il y avait Ludivine aussi qui avait partagé une danse fort remarquable avec Nicolas lors d’une soirée, le triangle amoureux s’annonçait tendu. Sauf que j’avais oublié Antoine dans l’équation. Antoine ? Un autre collègue qui partage de nombreuses apartés avec Ludivine, quelques gestes un peu discrets, des langages corporels qui ne laissent guère la place au doute. La vérité ? Je ne la saurai peut-être jamais mais en fait, je m’en fous : j’ai l’histoire dans ma tête et dans mon petit cerveau, pas de fin en eau de boudin. Pas de fin du tout puisque seul le début m’intéresse.

Romance en cuir

Tout ça, c’est de la matière. Dans les romans, il y a souvent des débuts d’histoire. Peu importe le contexte, que vous soyez dans un roman policier, du médiéval fantastique, de la dystopie ou ce que vous voulez, il y a souvent un début d’histoire dans l’histoire, un “ce que vous vivons est trop fort pour le vivre seul”. Et j’aime bien tenter de créer une tension romantico-érotique dans mes romans, poser le premier baiser comme quelque chose soit d’attendu, soit de soudain… Je dis “tenter” car je ne suis pas sûre de toujours bien le faire, notez. Dans le roman de Maja, par exemple (toujours pas relu malgré mon intercontrat), je suis assez contente d’une scène de premier baiser, pas du tout d’une autre que je vais refaire. Du coup, j’observe, je note dans ma tête.

Romance : le premier baiser

Alors ça pourrait faire un peu cancanière, la fille qui “espionne” les gens pour savoir si y aurait pas de la rumba dans l’air. Sauf que déjà, je partage pas mon ressenti avec la terre entière (pour Ibrahim et Rosalie, j’en ai parlé à Victor qui a dit “ah oui, non, je sais pas”, pour les autres, à ma collègue chouchoute qui m’a bien aiguillée sur le duo Ludivine-Antoine, j’avoue) et puis… ben si j’ai tort, je resterai sur un “dommage, ils allaient bien ensemble je trouve” et si j’ai raison… et bien je serai ravie pour eux. Et j’en resterai là. Je n’ai pas besoin de regarder à travers le trou de la serrure pour assouvir une quelconque curiosité. Je suis outrageusement romantique (quoi que je prétende), pas scopophile

Je suis romantique

Aujourd’hui, je commence mon nouveau boulot… J’espère que je vais avoir matière à imaginer de nouvelles romances !

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Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

murene_guadeloupe

murene_guadeloupe_2

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  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

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Là le pain de sucre

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Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

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Pompierre again

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Pompierre toujours

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Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

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je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

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Cherche routine désespérément

Oui, je fais une pause dans mes articles politico-vénères mais ça va revenir, vous inquiétez pas. 21 mai 2016, me voici sur la terrasse de notre appart de couple, on a posé tous nos cartons un peu partout et la meilleure amie de Victor me dit “ohlala vous allez kiffer même si ça met un peu de temps à trouver le rythme”. Je souris en hochant la tête, me disant qu’une fois les cartons rangés et les menus travaux faits, ça allait rouler, ma poule. 3 mois plus tard, je désespère : vais-je enfin réussir à mettre une routine en place.

femme débordée post it

Il y a eu un grand changement dans ma vie : pour la première fois depuis 5 ans, je ne vis pas à une demi-heure à pied de mon travail. Bon ok, de septembre 2014 à juin 2015, je prenais le métro pour 3 stations mais dans le sens inverse de la foule donc j’avais toujours toute la place qu’il me fallait. Désormais, j’ai 45-50 mn de trajet porte à porte. Pas la mort, y en a qui ont bien pire mais ça me rajoute 30 mn de trajet par jour… minimum puisque je suis légèrement prisonnière des aléas de la ratp/sncf. Non parce que quand je chemine à pied, si je suis en retard ou que je mets plus de temps que d’habitude, je suis la seule fautive. Là, entre les incidents d’exploitation, les signaux d’alarme tous les deux matins, les travaux, les grèves ou tout simplement les grilles d’horaires un peu mystérieuses (3 RER ou métros qui se suivent à deux minutes d’intervalles puis tout à coup, plus rien, va savoir pourquoi). Alors comme je suis quelqu’un de résolument optimiste et pratique, je vois dans ces trajets à rallonge l’occasion de lire et vu mon planning serré, y a du boulot. Bon, dans les faits, je fais les ⅔ du trajet avec Victor matin et soir (oui, on s’attend au croisement de nos chemins, est-ce que c’est pas adorable ? Faudra que je vous fasse un article sur comment on est devenu ce couple insupportable) mais vu qu’il va changer de locaux d’ici un mois, nous ne prenons plus les mêmes transports donc j’aurai désormais 45 mn pour lire et 45 mn pour écrire.

une femme utilise son smartphone dans la rue

Parce que, oui, j’ai beau tourner et retourner le truc dans tous les sens, je n’arrive pas à dégager de temps pour mes projets persos. Et projets avec un petit p, s’il vous plaît. Dans mes rêves parfaits, mes journées donneraient à peu près :

– 8h30, partir de la maison

– 20h, retour à la maison

– 20h15-20h45 : sport at home (j’ai un vélo elliptique qui n’a JAMAIS servi)

-21h30 : dîner et matage d’une série

-22h30 : écriture

-23h30 : lecture au lit

-Minuit : extinction des feux

femme qui dort avec son ours en peluche

En vrai, ça donne : retour à la maison vers 20h30 parce qu’on traîne en route pour chasser des Pokemons (oui, on joue toujours), apéro-échouage sur canapé jusqu’à 22h, cuisine de 22h à 22h30, dîner vers 22h30-23h, échouage au lit vers minuit. Pas de sport, pas d’écriture, même pas de tricot devant une série ou un film (oui, ça fait partie de mes projets aussi parce que ça me détend). Et puis en plus, ça, c’est pour les soirs où on ne sort pas. Parce que le lundi, c’est salle de sport donc je rentre à 23h, le mercredi, des fois, j’ai foot (oui, je fais du foot avec ma boîte maintenant, unbelievable (même moi, j’y crois toujours pas)), le vendredi yoga

femme en position de corbeau au yoga

J’ai réussi à tenir le corbeau une demi seconde vendredi, je suis fière de moi

Et je sais que la réponse à la question est simple : la routine. Je dois intégrer ce qui me manque à ma routine. Alors j’essaie de voir. Et si je cuisinais à mort le week-end pour n’avoir qu’à réchauffer de bons plats maison en semaine (je suis actuellement au régime donc tout ce qui est industriellement préparé, c’est mort de chez mort) mais passer le week-end à cuisiner, c’est moyen. J’ai bien un plan pour cet hiver : préparer un gros cake salé le week-end et tous les soirs, c’est soupe maison (légumes préparés pendant le week-end, on a un congel) mais actuellement, la soupe maison, allez savoir pourquoi, ça motive moyen.

soupe au dîner, routine repas

Bref, tout est question de routine et à partir de là, je pourrai lancer mon nouveau projet de blog (ça s’appellera “Nina feels good” à priori), manger sain, faire du sport et même me remettre à Duolingo (oui parce qu’en ce moment au boulot, je peux pas grapiller 10 mn pour m’en occuper, c’est chaud chaud time). Puis préparer notre voyage au Japon pour 2017. AMBITIEUSE LA MEUF !

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Le café chat l’heureux à Montréal

Pleines d’amour des animaux et de mignonnerie suite à la visite du Biodome , on repart pour notre prochaine destination : le café des chats, le café Chat L’heureux, précisément. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le principe : c’est un café où y a des chats dedans. Sur chaque table, il y a une petite plaquette présentant chaque chat : un nom, quelques caractéristiques. On commence donc à guetter les stars du lieu “oh, c’est Luna ! Et là, Gustave ! Mais il est où Boris ?”. Deux heures à grignoter (c’était bon en plus), à mitrailler les chats pour moi, à leur agiter un bâton à plume sous le nez pour les faire jouer. Les règles sont claires : on ne va pas embêter les chats qui dorment, on les prend pas dans les bras, on laisse pas les enfants sans surveillance, on joue avec eux s’ils en ont envie et on fait plein de photos.

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Et c’est génial parce qu’on s’attache beaucoup à ces petites boules de poils. On les appelle par leur nom, on les cherche, on revient des toilettes en s’indignant un peu parce que Sheldon est venu nous faire un câlin pendant qu’on se soulageait. Ah oui parce qu’au Québec, les portes des chiottes ont un gros espace entre la dite porte et le sol, j’avais limite l’impression de faire pipi en public donc le chat, il rentrait et sortait de là sans difficulté. Et Dieu seul sait pourquoi, il y en avait deux ou trois qui se précipitaient régulièrement aux toilettes des femmes.

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Ce qui est génial, c’est qu’en connaissant le nom des petits pensionnaires, on s’y attache à une vitesse folle. Par exemple, deux jours plus tard, on est repassées devant le café et on recherchait les chats ‘“ah, y a Luciole, là ! Et Mousse aussi ! Ah il a sa cravate !”. Ah oui, je vous ai pas dit mais ils mettent parfois des petits accessoires aux chats, des cravates ou des noeuds papillon… et… C’est trop mignon. Vous pouvez d’ailleurs acheter plein d’accessoires chats (pour votre bestiole ou pour vous). Pour ma part, connaissant la Kenya, j’ai renoncé de suite à l’idée de lui mettre un truc autour du cou, j’y ai laissé la main la dernière fois.

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C’était assez drôle d’observer les gens, notamment un couple où le mec était comme un fou, s’allongeant même par terre pour mieux jouer avec l’un des chats tandis que sa copine souriait poliment en le prenant un  peu en photo et en baillant beaucoup. Il y a vraiment deux catégories : ceux qui veulent à tout prix jouer avec les chats et secouent des plumes dans tous les sens et les plus circonspects qui les regardent un peu de loin sans trop savoir quoi en faire. Pour ma part, j’avoue avoir toujours une légère méfiance avec les chats que je ne connais pas (je suis martyrisée par celle de mon mec (non, j’ai exagéré, j’ai d’ailleurs eu droit à de nombreuses protestations de Victor suite à mon article sur sa terreur de chat (qui me fait des câlins maintenant, même quand c’est pas 7h du mat un dimanche))) mais ces chats étaient plutôt pépères, du moment qu’on ne les dérangeait pas en plein roupillon (soit les ¾ du temps, rappelons que ce sont des chats).

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Alors forcément, j’ai tout bien pris en photo et me suis dit “ok, je vais aussi me lancer dans l’aventure !”. Pas à Paris, y en a déjà un et je ne veux pas d’un truc snob pour bobo hipsters qui ne vivent que pour leur Instagram (je viens de vous pondre un très joli cliché). Non, je veux un truc mignon juste pour que les Amoureux des chats viennent prendre leur shoot de câlins félins. Sur le papier, il suffit que je me mette sérieusement à la cuisine, que je trouve un local et que Victor me bricole des plateformes et des hamacs et ça passe… Mais on a un souci de taille : nos chattes. Juste un rappel :

  • Kenya : chat le plus affectueux du monde, limite trop collante… Mais ne supporte que difficilement les autres chats, à moins qu’ils ne se soumettent.
  • Evanya : n’aime pas trop trop les câlins sauf s’ils viennent d’hommes. Et encore, c’est elle qui décide. Niveau ninja en terme de planque quand elle veut avoir la paix.

kenya

Du coup, est-ce qu’on peut ouvrir un bar à chats sans mettre nos deux monstresses au milieu ? En tout cas, c’est mon projet secret de quand je serai partie vivre à la campagne (faut aussi que j’aille voir l’allergologue d’ailleurs)

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Je suis en couple, j’ai le droit de me foutre de la Saint Valentin

Pour les plus étourdis d’entre vous (ou ceux qui ne bossent pas dans les médias, les boutiques ou sur les réseaux sociaux), dimanche, c’est la Saint Valentin, la sacro sainte fête des amoureux et la date supplice pour les célibataires. Supplice, vraiment ? Apparemment oui, pas le choix : si tu es célibataire et que tu dis que tu t’en fous de la Saint Valentin, on te soupçonne de mentir. Woah.

Saint Valentin, l'horreur pour les célibataires

Le calendrier est rythmé par de nombreuses fêtes et certaines d’entre elles ne me concernent absolument pas : fêtes religieuses (sauf Noël même si je vais pas à la Messe), fête des mères… Et personne ne me demande mon avis sur la question. Parce que oui, on ne va pas se mentir, la fête des mères, je m’en fous pas mal même si je fais toujours un petit cadeau à ma maman et ma soeur, plus pour faire plaisir qu’autre chose. Pourtant moi, je ne recevrai rien ce jour là puisque… puisque je ne suis pas maman. Et personne ne vient me soupçonner d’aigreur si je ne suis pas concernée par la fête des mères. Pourtant, c’est aussi une fête commerciale qui fait la joie des fleuristes et parfumeurs et on pourrait même ajouter un background politique pas jojo… Pareil pour les anniversaires : il arrive souvent que des gens fêtent leur anniversaire et reçoivent amour et présents le jour où moi, je n’ai droit à rien. Je vais pas monter une contre soirée juste pour protester, il me semble.

bouquet

Mais non, on te saoule juste pour la saint Valentin. Fait être pour ou contre, se payer un resto à 50 boules le repas pas top et se noyer dans le rose ou faire des contre soirées de l’aigreur. Se foutre de la Saint Valentin ? Impensable !

coeur-rose

Alors oui, c’est une fête atrocement commerciale et je n’ai aucune envie de dépenser mes sous ce jour là… Même si les offres massage en duo m’arrangent bien pour le cadeau d’anniversaire d’Anais comme ça, je nous prends un truc bien sympa mais très clairement, je prévois de ne rien faire de particulier avec Victor dimanche… A part un gâteau magique mais ça fait longtemps que j’ai envie d’essayer. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai envie de jeter des cailloux à ceux qui la fêtent. Je suis bien plus saoulée par ceux qui font un crédit conso pour se payer le dernier iPhone qui coûte plus d’un loyer pour se la péter auprès des copains. Je trouve déjà violent de payer un smartphone plus de 300 boules alors bon…

Pile of smart phones

Parce que quitte à être victime du marketing, si c’est pour passer une douce soirée avec sa moitié, au fond, pourquoi pas ? C’est toujours ça de pris pour certains qui sont tellement pris par le quotidien que se retrouver peinards à 2 devient rare et précieux. Laissez les se bécoter et s’envoyer des cœurs, ça n’a jamais fait de mal à personne.

amour-coeur

Et si vous n’avez pas envie de la fêter, y a the Walking Dead qui revient dimanche… Une autre idée du romantisme !

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Québec land de Pauline Bardin, Edouard Bourré et Aude Massot

A peine arrivée à Montréal, mes copines m’ont mis dans les mains la BD Québec land de Pauline Bardin, Edouard Bourré et Aude Massot, la folle histoire d’un couple français  expatrié à Montréal. Pendant un an, notre joyeuse paire a croqué les moments typiques de leur vie outre Atlantique.

quebec-land

De la recherche d’appart à la recherche d’emploi en passant par la visite des points d’intérêts Montréalais, tout y est. Même le passage de la famille en visite, mon préféré je crois. Et bien, même si je suis pas (encore?) expat’, cette BD m’a été bien utile durant mon séjour pour savourer les particularismes de la vie là-bas.

Québec Land

J’ai appris par exemple que nourrir les écureuils n’était pas une bonne idée. Pourtant c’est absolument adorable mais ça, c’est ma vision d’Européenne car ils pourrissent la vie des Montréalais en se servant abondamment dans leur poubelle et ne laissez pas traîner de denrées sur le rebord de la fenêtre sinon ils se serviront. Mais bon, malgré tout, faut avouer que c’est carrément plus chou que les pigeons ! Mais surtout, ces animaux sont bien peu farouches et en nourrir un, c’est en rameuter 10…

Québec Land

Ça m’a permis d’être plus attentive à certains lieux aussi comme le Mont Royal, présenté comme super mais montée un peu fatigante (oui, je confirme), de comprendre que les escaliers extérieurs, c’est super… Sauf en hiver où tu risques ta vie à chaque sortie, de retenir que tu peux acheter des homards pas chers au marché Jean-Talon (j’en ai pas acheté mais je le sais), que la pomme est une vraie institution là-bas… Et j’ai aussi appris que pour picoler dans les parcs, faut pique-niquer sinon, gare à l’amende ! Info peu essentielle en janvier mais vu que j’y retournerai un jour, je saurai.

Québec Land

Bref si vous devez aller à Montréal un de ses quatre (franchement, allez-y), ce serait dommage de passer à côté de cette petite BD qui vous fera voir la ville autrement qu’à travers les yeux du Routard et autre Lonely Planet.

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Couple : pauvres victimes de l’amour

Lundi matin, je branche mon Twitter et là, je vois un déferlement de tweets sur… non, pas David Bowie (enfin, si, aussi) “quand tu es en couple, tu renonces à”. Ah oui, le couple, ce grand sacrifice ! Alors nous avons bien sûr quelques jolies réponses amusantes et mignonnes tendance neuneu :

Quand tu es en couple, tu renonces à... hashtag et réponses rigolotes

Mais certaines me mettent légèrement mal à l’aise :

Quand tu es en couple, tu renonces à... les réponses qui font peurAlors révélation : si tu te sens oppressé dans ton couple et que tu renonces à tes libertés, c’est que tu devrais changer de partenaire au plus vite.

Relations-toxiques-Comment-les-reperer-et-s-en-proteger

Je l’ai déjà dit mais je vais me répéter : la passion amoureuse telle que vendue dans les romans et films est nocive 9 fois sur 10. Là, je suis en train de lire After saison 2 (“saison”, ça me donne envie de jeter le truc direct aux ordures, déjà) et je suis littéralement ulcérée de voir qu’Anna Todd nous explique qu’un amour parfait, c’est juste être victime d’un pervers narcissique. Le mec est violent, abusif, il s’impose dans la vie professionnelle de la fille, l’enferme dans un appartement, la coupe de sa famille, de ses amis (enfin, non, elle n’en a pas), lui fait des scènes de jalousie partout, tout le temps, y compris sur son lieu de travail à elle, prend les mêmes cours qu’elle pour la surveiller, lui vole sa voiture pour la réparer. En fait, il était tout le temps là, elle peut pas faire un pas sans qu’il apparaisse et menace de péter la gueule de tous les hommes daignant lui parler. Alors toi, fille, tu dois te casser au plus vite et toi, mec, va te faire soigner. Mais c’est de l’amour tu comprends…

relation-toxique

Non, je comprends pas. Si pour toi, l’amour, c’est passer plus de temps à pleurer qu’à être heureux, c’est que tu as sans doute trop regardé les Feux de l’amour petit en prenant ça pour une vérité absolue. Bien sûr, il faut faire quelques concessions car on se partage l’espace à deux mais si ça vous rend malheureux, c’est que vous n’êtes pas avec la bonne personne. Si je prends ma relation avec Victor, nous n’avons pas forcément les mêmes centres d’intérêt, on s’installe peu à peu dans une routine : moi j’écris pendant qu’il code ou mixe et tout va bien. Je ne lui ai pas demandé de mettre un casque quand il fait sa musique ou je ne le prive pas de jeux vidéos… surtout que bon, depuis qu’on a réactivé ma Nintendo DS, c’est plutôt moi qui abuse un peu. On essaie de trouver notre rythme et notre équilibre alimentaire, on ne renonce à rien. Alors, oui, c’est sûr que je peux pas dormir en travers du lit et je ne peux pas m’improviser chanteuse de comédie musicale en pyjama si l’envie m’en prend mais… d’abord ça doit m’arriver une fois par an. Mais surtout je ne renonce pas à l’essentiel. Je veux sortir avec mes amis ? Ben je le fais et réciproquement. Il veut se faire un Festival à Amsterdam ? Ben va… La confiance étant un pré requis dans notre couple, on peut partir chacun de notre côté sans inquiétude ou jalousie.

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Alors évidemment, ceux qui ont répondu à ce hashtag ne savent peut-être juste pas ce qu’est un couple et répondent par clichés… et c’est précisément ce qui m’inquiète. On nous vend tellement d’histoire d’amours toxiques que ça en devient presque la norme. On nous fait croire que l’amour, c’est du sacrifice : du plus superficiel (toujours être épilée au poil… je suis une très mauvaise élève) au plus dérangeant (ne jamais refuser les envies sexuelles de son/sa partenaire, se séparer de certain-e-s ami-e-s dérangeant notre moitié). Mais alors expliquez-moi : ça sert à quoi de se mettre en couple si c’est pour souffrir ? Je sais pas vous mais moi, perso, si je dois juste sacrifier ma liberté, mes amis, voire ma famille dans les cas les plus sévères juste parce que c’est ça “l’amour”, mais j’en veux pas ! Je me fais suffisamment chier à sourire et faire des courbettes hypocrites au boulot pour pas m’amuser à faire la même en rentrant à la maison.

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Bref, ton couple est une souffrance : barre-toi. Tu n’as plus le droit de dire ou faire ce que tu veux ? Barre-toi ? Ton mec/ta nana pense que tu dois être comme ci ou comme ça, parler à telle personne et pas à celle là ? Barre-toi. Etre en couple n’est en aucun cas une obligation, on peut très bien vivre seul (si, si) donc réfléchis bien : est-ce que cet “amour” faut vraiment que tu paies le prix fort ? Dédramatisons la rupture : si c’est pour se sentir mieux et plus libre, ce n’est pas un échec mais bel et bien une victoire. Sur soi, sur sa dépendance à l’amour (enfin, l’idée qu’on en a), sur la société qui nous impose à marcher par paire, quitte à tomber sur une personne abusive et toxique. Je pense que pas mal de twittos ayant joué avec ce hashtag devraient sincèrement se poser la question

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Les amitiés sont-elles toujours circonstancielles ?

Et paf ! Vous avez noté que moins j’écris, plus mes titres ont la gueule d’un sujet de dissert philo pondu par un prof sadique ?

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Hier, je regardais mes petits camarades s’ébattre dans l’open space. Dans ma nouvelle vie (enfin, depuis 6 mois, ça fait moins nouveau de suite), j’ai des quasi-amis, des copains-copains, des copains, des camarades, des “mais c’est qui Sylvie déjà ?” et des “non mais lui/elle, je peux pas le piffrer” chuchoté en regardant autour de moi à la pause. Dans mon pôle, il y a une sorte de double duo : Thibault et Henri d’un côté, Nolwenn et moi de l’autre et Cathy au milieu (les nombres impairs, cette tannée). On s’entend tous bien mais ma meilleure copine, c’est Nolwenn. Puis mes chouchoux hors équipe, ce sont Inès, Isabelle, Jacques et Clémentine. Et pourquoi eux, me direz-vous ?

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Pour Clémentine, c’est simple : elle est restée deux ans alternante dans mon ancienne boîte, on est arrivées quasi en même temps dans la nouvelle, l’histoire était déjà écrite. A nous les déjs potins à deux. Pour les autres, tout remonte à mon 1er jour, je crois. Souvenez-vous, je suis arrivée le jour même du séminaire. A peine arrivée, déjà fourrée dans un train pour passer 3 jours avec mes nouveaux camarades de jeu. Et si je partageais ma suite parentale avec Cathy, c’est bien avec Nolwenn que j’ai de suite tissé des liens. Peut-être parce qu’on est les deux trentenaires de la bande, peut-être parce qu’on était les deux dernières arrivées, peut-être parce qu’elle a un fils à peine plus jeune que Saturnin et que ça nous fait un sujet de conversation en plus. Nolwenn partageait sa chambre avec une autre nouvelle, Inès, du pôle partenariat. Pôle partenariat où on retrouve aussi Jacques l’alternant et Isabelle la chef de service. Voici ma team. Par la suite, j’ai bien sûr élargi mon cercle de connaissance mais mes copains de bureau, ce sont eux. Même il y a deux filles avec qui j’avais bien sympathisé lors du séminaire que je ne fréquente pour ainsi dire plus : on n’est pas dans le même open space.

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Les amitiés sont-elles donc avant tout question de circonstances ? Dans l’oignon des relations sociales de mon open space, l’affinité est-elle battue par les dates d’arrivée dans l’entreprise ? Dans mes précédentes vies, j’ai toujours noté une propension des nouveaux à se coller les uns aux autres. Comme si les groupes d’anciens étaient impénétrables, comme si nous ne pourrions jamais rattraper le retard de ce qu’ils ont vécu ensemble. Comme si notre aventure, on voulait la vivre loin de ceux qui savent déjà. Surtout si on considère que plus on stagne dans une boîte, plus on en voit les inconvénients et quand toi, tu as envie de vivre une belle histoire, t’as pas envie qu’on te la gâche. Et puis tu n’as pas envie de passer tes repas à évoquer le souvenir ému de Coralie et Maxime, ceux qui étaient là avant mais qui sont partis explorer de nouveaux horizons. Non parce qu’ils devaient être très sympas mais on les a pas connus donc le sujet ne nous fascine pas particulièrement.

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Je parle du travail mais ce phénomène d’oignon me semble marcher pour pas mal de relations d’amitiés. Par exemple, si je prends mes amies de la plongée, on observe encore ce phénomène : mes copines étaient les filles de mon niveau (le 1er), on était toutes nouvelles  dans le club. Seule Anaïs a intégré le groupe la 2e année. Et je me rends compte aujourd’hui que le groupe peut être difficile à pénétrer : vendredi, nous sommes allés boire un verre avec Isa Rousse, Joy et Anaïs et j’ai pris avec moi Victor pour faire des présentations officielles. Et bah, je pense qu’il a dû être perdu une bonne partie de la soirée entre les “Non mais tu te souviens de cette folle de Léa ?” “Et tu te souviens quand lui a fait ça et que l’autre à répondu ça et hihihi !”.

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En fait, les groupes d’amis sont-ils comme les couples, se construisant petit à petit références et mythes communs, permettant de créer des liens plus forts mais aussi plus impénétrables pour les petits nouveaux ? Les amitiés naissent-elles des circonstances des arrivées dans un lieu donné plutôt que sur les affinités ? Oui… mais non. Car si elles naissent des circonstances, certaines meurent par manque d’affinités.

 

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Donne-moi ta main et prend la mienne

En ce moment, je ne suis pas amoureuse, ceci n’est pas un scoop. Je suis dans un état de neutralité totale sur la question donc je me pose des question sur l’Amour sans acrimonie ou bisounoursisme. L’autre soir, en observant un couple amoureux dans le métro, je me suis soudain interrogé sur un détail qui tue : pourquoi les amoureux marchent main dans la main ?

Concrètement, marcher main dans la main, c’est chiant. Déjà, si tu veux prendre ma main, tu choisis celle de droite car celle de gauche tient la hanse de mon sac posé sur mon épaule gauche. Oui, je peux éventuellement changer mon sac d’épaule mais je ne suis pas à l’aise comme ça. Toute la psychorigidité d’une femme résumée dans ce détail. Donc prends ma main droite et cheminons, côte à côte. Levons nos bras pour passer au dessus des bites de trottoir placées en plein milieu, il faut limite se déboîter l’épaule quand on croise quelqu’un sur le trottoir pour ne pas rompre le lien, c’est une vraie gymkana des doigts quand on se prend la main pour être bien. Et je ne parle pas de la nécessité de trouver un rythme de marche qui convient aux deux. Bref, soyons clairs, c’est pas pratique.


Alors pourquoi ? Première explication en mode un peu cynique : le marquage de territoire. Hé t’as vu, j’ai un mec, même que c’est celui accroché à ma main. Tu t’approches pas, il est à moi, propriété exclusive. Ca reste plus classe que lui faire pipi dessus pour signaler que cet homme est mien. Observez certains couples, on a parfois l’impression que l’un des deux exhibe l’autre tel un trophée : héhé, tu as vu ce que j’ai attrapé. Envie-moi.


Deuxième explication, plus bisounours cette fois-ci : le besoin de se toucher quoi qu’il arrive. On vit le moment à deux en communion, peau à peau. Je sais pas si vous avez remarqué mais les amoureux se touchent souvent voire tout le temps, des caresses des bouts des doigts, une multiplicité de petits gestes intimes. Je suppose que c’est sous l’action de l’ocytocine, la fameuse hormone de l’amour. On a besoin de se toucher pour ne pas être en manque de l’autre, même s’il est juste à côté. Et puis en se liant physiquement, on se crée une intimité, un cocon rien qu’à deux ou les autres sont exclus. On dit souvent que les amoureux sont seuls au monde et pour cause !

Quand je suis célibataire, j’avoue trouver les bécotages et autres démonstrations d’affection un peu lourdingues. Je ne parle pas de roulages de pelles salaces et pré coïtaux, hein, je parle de petits gestes krokro mignons mais vite agaçants pour ceux qui ne sont pas concernés. Vous voyez ce que je veux dire. A chaque fois, je me demande pourquoi les couples se sentent toujours obligés d’en faire autant, jusqu’à ce que je me retrouve moi-même en couple à marcher main dans la main, des gentils câlins et autres baisers pathignons (pathétiques+mignons = pathignons). Un jour, je me suis dit à part moi qu’on avait tout des couples lourds qui ne se détachent jamais l’un de l’autre mais de fait, c’était naturel, non calculé. Il ne s’agissait pas d’un marquage de territoire ou d’une exhibition parce qu’on se moquait bien des autres, on ne les voyait même pas. Mais en plus de l’ocytocine, j’ai un petit truc en plus, je l’avoue. J’ai les mains toutes douces et ça, ça suscite forcément l’envie de les toucher.

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Il me faut une copine spéciale « plan à 3 »

Parfois certains trucs m’agacent un peu chez les hommes et en premier lieu cette espèce de tenace légende urbaine comme quoi toute fille un tant soit peu open a forcément une copine dispo pour un plan à 3. Ah je savais qu’il me manquait quelqu’un pour obtenir un paysage amical parfait !

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Au début, ça fait sourire mais au bout d’un moment, ça devient limite lourd surtout quand tu le rabâches trois fois au même que NON tes copines n’ont pas envie de venir jouer avec nous, même si c’est son anniversaire et que ça lui ferait plaisir comme cadeau. Moi, ce qui me ferait plaisir, c’est un appareil Leica, tu me le payes ?

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Là, on en vient à plusieurs points. Une fois de plus, la bisexualité féminine semble aller de soi dans l’imaginaire masculin. Oui, il serait possible de ne pas toucher l’autre fille pendant l’acte mais on se ferait un peu chier quand même. Mais bon, ça, ça me dérange pas en soi, le jeune homme exprime un fantasme, je suis libre de souhaiter le réaliser avec lui ou non. Là où ça me titille, c’est quand ils semblent ne pas comprendre que je n’ai pas envie de coucher avec mes amies. Comme avec Vicky, j’en avais parlé lors de notre coloc de la vacuité. Pourtant on s’est déjà vues nues, on a dormi des centaines de fois ensemble, on nous décrit même comme un couple. Mais coucher ensemble me paraitrait affreusement incestueux.

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Je sais que je peux avoir un coté psychorigide dans la gestion de mes relations mais c’est ainsi. Quelqu’un que je classe dans la catégorie « amitié » ne passera jamais dans la case « amant(e) » même s’il est passé par la case « cible repérée ». Car l’amitié comme l’amour, ça se construit et je ne range pas quelqu’un dans le bac amitié des le premier regard non plus, il faut qu’il gagne ma confiance. Il ou elle, je veux dire. En plus, mon agenda étant ce qu’il est, je n’ai pas extrêmement de temps libre non plus donc mes soirées, je les donne à qui les mérite. Ca fait très prétentieux ce que je suis en train de dire, là, non ? Si.

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Et puis pardon mais quid de la nouveauté ? Je veux bien être arrangeante mais bon, si je dois toujours ressortir ma vieille copine de plan à 3, ne serait-ce pas un peu triste ? J’irais même plus loin. Imaginons que j’ai une copine de plan à 3 que nous appellerons Anaïs juste parce que j’aime bien ce prénom (j’ai failli dire Alice mais c’est un peu le prénom que je file à ma soeur ici donc ça fait de suite malsain alors que ce n’était pas mon but). Donc voilà, dès qu’un monsieur énonce le désir de mêler deux corps féminins au sien, nous voici au rendez-vous. Si bien qu’en fin de compte, on peut se demander si un couple n’est pas en train de naître entre Anaïs et moi et qu’on s’offre de temps en temps le luxe d’un beau pénis en chair et en sang (et pas en os). Alors ok, pourquoi pas mais tout ça ne me semble pas clair. Si Anaïs est ma copine de plan à 3, ce n’est pas ma petite amie. Et que suis-je pour elle ? Est-on réellement sûre que pour l’une comme pour l’autre, les choses sont claires ? Non parce que ce n’est pas anodin non plus à gérer. De toute façon, je ne suis pas sûre que sexe et amitié fasse bon ménage quelle que soit la configuration. Non mais c’est vrai, qui dit que cette histoire de plan à trois n’est pas une bonne façon pour l’une ou l’autre d’assouvir son amour pour sa camarade en faisant passer ça pour de la pure jouissance ?

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Et puis merde un peu. C’est son fantasme, ce serait à moi de me bouger les fesses pour le réaliser ? Bah tiens. Il peut demander, hein, j’ai peut-être ça sous la main mais si tel n’est pas le cas, il peut pas chercher de son côté aussi ? C’est quoi ce macho qui attend qu’on lui livre des femmes toutes prêtes à se faire dévorer sans lever le petit doigt. En plus, je ne veux pas dire mais trouver une fille célibataire open comme ça au pied levé, c’est pas vraiment facile. Autant un mec, c’est sans soucis ou à peu près(allez fureter sur certains forums, y en a qui sont partant pour à peu près tout) autant trouver une fille célibataire open, c’est pas si simple, surtout quand c’est une femme qui cherche. Parce que les femmes lesbiennes ne cherchent pas de couples hétéros et que, souvent, les femmes qui sont motivées pour un plan à 3 sont déjà en couple et cherchent justement une troisième (pour leur propre plaisir ou celui de leur mec mais ça, c’est un autre débat).

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Enfin, il me semble que souvent, le trip « je couche parfois avec mon pote » est souvent condamné à base de « non mais fais gaffe, tu vas tomber amoureux, c’est risqué, faut pas », blablabla. Je me trompe ? Je n’en ai pas l’impression. Or ce qui est « mal » entre un ami et une amie devient tout à coup normal entre une amie et une amie ? Pourquoi ? Par hétéronormisme ? Ben ouais, on peut coucher entre femmes juste pour le fun, y a forcément pas d’amour entre. Vu qu’elles couchent aussi avec un mec, elles sont forcément hétérosexuelles, hein. Et puis la marmotte, tout ça…

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Bref, tout ça pour dire que quand je réponds « non » à la question « as-tu une copine qui veut jouer avec nous », c’est pas juste pour faire chier mon monde alors c’est pas la peine de me redemander toutes les heures non plus. 

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