Ca te dit un petit café ?

Les sites de rencontre, c’est comme la recherche d’emploi : beaucoup de CVs envoyés pour peu de réponses. Non que vous n’ayez pas les bons atouts, juste que le recruteur a décidé que vous n’étiez pas ce que vous recherchiez. Mais parfois, au détour d’un message envoyé dans le vide internétique, voici soudain que votre compteur à message affiche un +1 . Encore un relou qui voudrait tirer son coup dans les prochaines deux heures ou une call girl en mal de clients ? Oh non, mon Dieu, c’est une réponse.

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Après avoir fait une petite danse de la victoire, calmons-nous car rien n’est fait. Prenons évidemment le cas où la réponse serait positive, une réponse négative étant en général plus nuisible pour l’ego qu’une non réponse (venez pas me dire le contraire). Il faut enchaîner et confirmer la première bonne impression. Non parce que ferrer un poisson, c’est bien mais le remonter sur le bateau est une autre paire de manche et une réflexion maladroite ou franchement lourde peut briser la magie. Le poisson retourne dans les eaux en ricanant. Pour la suite de la démonstration, considérons votre proie comme un chaton un peu sauvage : vous avez réussi à l’approcher, il va falloir tendre la main très doucement pour le caresser sans se faire griffer ou sans le faire fuir.
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(il est possible que cette métaphore féline ait été utilisée pour glisser cette photo aaaaadorable d’un chat du désert d’Oman)

L’idée est à présent de concrétiser la rencontre. Comprenez : les dialogues par mail, c’est génial mais attention danger : à force de se raconter, on peut raconter n’importe quoi ou plutôt n’importe qui. La machine à fantasmes s’emballe et attention à l’atterrissage. Comment tomber amoureux-se d’un mirage en une leçon. Donc il faut arriver à concrétiser la rencontre dans le réel sans brusquer votre chaton. Déjà, on évite absolument les « ouais, tu as répondu, viens boire un coup ! ». A moins évidemment qu’on soit là dans le cadre d’un pur plan cul où le but est de satisfaire au plus vite ses besoins sexuels, là, ça passe. Et si vous êtes vraiment pressés, vous pouvez même vous abstenir de proposer un verre avant le coït (mais c’est quand même plus sympa). Il faut rassurer le chaton en lui démontrant avec humour et subtilité que ce verre, mon vieux, il va être génial car on a des choses à se dire. Oui parce que même si la finalité est sexuelle, prendre un verre avec quelqu’un à qui on n’a rien à dire coupe les envies de levrettes, je vous le garantis.
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Donc échange de deux ou trois mails, vous voyez la réaction du chaton. Si la conversation se fait bien, lancez-vous ! Un classique « j’aime bien ta conversation, ça te dirait pas un petit café ? C’est plus sympa IRL ! », pas la peine de se casser la tête. Si vous sentez les réponses laconiques et tapées en vitesse entre deux métros, vous pouvez proposer mais votre chaton est déjà prêt à bondir hors de portée.
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Seulement, voilà, certains chatons, malgré toute votre douceur et votre tact, sont effrayés. Peur de la rencontre. Le basculement dans « la vraie vie » est toujours un peu décevant car on se construit une idée par rapport à des photos, en général valorisantes, un moment figé d’une personne en mouvement. Et si en plus cette personne est genre une fille qui change souvent de couleur de cheveux (moi), ta projection est forcément différente de la réalité et, pendant quelques instants, la vraie personne te déçoit un peu. Puis tu découvres son charme et sa personnalité et ça repart.
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Oui, ça fout la trouille mais. MAIS. Passé un certain nombre de messages échangés, si personne ne propose de café ou, pire, que tes propositions sont éludées, qu’une seule chose à faire : laisser tomber car cette personne, tu ne la rencontreras jamais. Ceci étant, parfois, avoir un-e correspondant-e virtuel-le, un-e confident-e lointain-e qui ne pourra pas répéter tes petits secrets à tes camarades, ça peut être une option intéressante. Mais nous n’en sommes pas là.
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Allez, on tend la main pour caresser la tête du chaton. Pas de fuite ou de griffes déchiquetant votre chair ? Bien. Maintenant, va falloir trouver une idée de sortie.

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Plan cul ou plan love ?

Remplir sa fiche de site de rencontre est un vrai acte de foi tant on veut tout savoir de vous. Certains vont même jusqu’à vous questionner sur votre lingerie ou vos pratiques sexuelles tout en vous demandant : tu cherches l’amour ou les parties de jambe en l’air ? Ils sont bien curieux, ces sites !

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Mais après tout, si je trouve la question des pratiques sexuelles et de la lingerie franchement sans intérêt (coucou adopteunmec, le site soit disant pour les filles qui doivent cependant exhiber leurs dessous et leurs pratiques intimes pour choper du mâle), la question de ce que l’on cherche peut être intéressante. Alors, est-ce que je cherche l’amour ? Bah oui, hein, tant qu’à faire, ça ferait plaisir de trouver the big love. Mais on n’est pas forcément opposés à un petit plan cul si jamais on trouve un gentil partenaire avec qui on ne fera pas notre vie pour X ou Y raisons, je mets quoi alors ? Car la réponse a son importance :

Carrie Bradshaw
Je cherche plutôt du cul : vous ne cherchez rien de sérieux ? Attendez-vous à recevoir des mails en conséquence. « Salut, on baise ? » Oui, manifestement, le fait d’assumer chercher des relations sexuelles fait de vous un être insensible à toute forme de bienséance. Ecartez bien les cuisses ou les fesses, tendez fort votre bambou magique, c’est à peu près tout ce qu’on attendra de vous. Votre conversation ? Non mais on s’en branle, on est là pour la baise, pas pour se la jouer café philo. Tant pis si vous êtes du genre jouisseur intellectuel. Sauf si vous considérez que papoter de la pertinence ou non de la fessée lors du coït est stimulant pour votre intelligence. Bref, assumer sa liberté de niquer, c’est souvent se transformer en aimant à gros-ses lourd-e-s.

Aldo Maccione dragueur lourd
Je cherche l’Amour : option intéressante pour faire un peu le tri entre ceux qui ne cherchent qu’à visiter vos dessous et ceux qui s’intéressent un peu au reste de la bête. Sauf que vous prenez le risque de perdre légèrement en marge de manoeuvre et recevoir des mails flippants à base de « je cherche un-e époux-se, je suis sérieux-se, diplômé-e en truc muche et très certainement fertile, youpi ». Je vous jure avoir reçu ce genre de mail ! Le problème, c’est qu’en évoquant d’entrée de jeu l’envie que ça devienne sérieux, non seulement vous perdez toute insouciance, cette période un peu bénie où vous vivez d’amour et d’eau fraîche sans vous poser de questions, mais surtout vous risquez de vite vous retrouver étouffé-e par un date certes bien intentionné qui va vous parler appart commun et prénom de bébé au lieu de vous parler de nuit blanche torride ou petit week-end à Venise ou à Rome. Et enfin, chercher rigoureusement l’Amour (avec un grand A) pourrait vous permettre de collecter une belle masse de pervers manipulateurs en tout genre qui verront en vue un-e désespéré-e de l’amour facile à embobiner.

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Alors, je mets quoi ? Rien ? Non, mettez tout si vous le pouvez : les petites histoires peuvent parfois se transformer en grande. Mais gardez la tête froide : l’amour ne se trouve pas si facilement au détour d’un clavier.
Love keyboard
Bien, vous avez votre photo, vous avez répondu aux questions. Maintenant, préparons nous à la plus casse-gueule des épreuves : la rédaction de l’annonce.

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Le souci de la bonne performance

Cette semaine, Pink m’a montré une page web parlant du sextoy le plus inutile du monde, le sex counter. Je vous explique le principe : c’est un cockring qui calcule le nombre d’allers-retours que fait monsieur pendant l’acte. Alors là, je reste sans voix. Ce qui est extrêmement rare en matière de sexe, mes voisins peuvent en témoigner.


Bon, alors, je ne comprends pas bien l’utilité de la chose. Déjà, je n’ai objectivement pas la moindre idée du nombre d’allers-retours que compte un coït moyen, à supposer que le monsieur se contente de limer en rythme ce qui est profondément ennuyeux pour tout le monde. Déjà, il faut bien comprendre que la durée n’est pas du tout un critère de qualité. En gros, sur une même durée, je peux soit grimper trois fois au plafond, soit planifier toute ma semaine, faire mentalement la liste des courses et prier très fort pour que le monsieur, là, finisse son œuvre parce que je m’ennuie. Et puis tiens, imaginons que le monsieur arrête de me fouiller avec son sexe pour me tripoter avec ses doigts. Faut-il qu’il change le cockring de place ? Celui-ci se remet-il à zéro après une période d’inactivité ?


Bref, j’ironise parce que je trouve le principe au mieux débile, au pire nuisible pour la sexualité des personnes concernées. Non mais franchement, si le mec se concentre à mort sur le chiffre qui va apparaître sur cet anneau, je ne vois plus bien à quoi je sers, moi. A part me dire que c’est mieux quand il ne fait pas attention à ce genre de détail. Parce que je me fous des quantités. Je ne chronomètre pas la prestation, je ne compte pas le nombre d’allers-retour, les positions et le temps d’enchaînement et je ne parle pas d’autres données statistiques plus… enfin moins glamour, on dira. Parce qu’on s’en fout. Le sexe n’est pas une compétition sportive. Oui, il y a du sport mais ça va être vachement moins drôle si on sort les chronomètres, bitomètres et qu’on se prend le pouls à la fin.


Alors évidemment, certaines me diront que pour une fois que la pression est du côté des mecs, c’est pas si mal. Moi, je ne trouve pas. S’il se concentre trop sur son score, il va m’oublier, moi, à l’autre bout de son engin. Mais surtout, l’idée même du sex toy est de rajouter du fun aux jeux sexuels, à priori. Là, paie ton fun, c’est pire qu’à l’école quand on devait courir le 100 mètres pour la note du trimestre. Enfin, non, pas le 100 mètres, l’épreuve d’endurance est plus adaptée à la métaphore. Et je détestais l’épreuve d’endurance surtout que là, le sex counter ne vous pardonnera rien, impossible de faire le crocodile sans se faire pincer. Bonjour l’angoisse. Si ça ne provoque pas de pannes, ce genre de jouet, on aura de la chance.


Finalement, quitte à nous mettre des anneaux rigolos, rien ne vaut un bon anneau vibrant, testé et validé (enfin, par moi, ça ne semble pas trop faire triper les hommes).


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Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

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Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
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Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

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Courrier des coeurs : réponse à Cyril

Cette semaine, Cyril nous a posé la question suivante : « Ca fait 3 ans et quelques que je suis avec ma copine et je voudrais
qu’on se marie. Seulement, j’aimerais une demande en mariage originale, un truc dont elle se souviendra qui ne soit ni cheap ni too much. Des idées?
« 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons :

Petite Cervoise : Oké, moi je donne mon idée que c’est celle que j’aimerais bien qu’on me fasse.

 Benicio del Toro, si tu lis ces lignes, sache que n’importe quelle option m’ira bien.  Bref.
Tu achètes une bague, à sa taille tout pile (prends une de ses bagues pour avoir un modèle).
Pendant qu’elle dort, tu lui passes la bague au doigt (au besoin, s’aider d’un peu de vaseline, pour une fois, tu pourras dire que tu l’as VRAIMENT utilisé sur ta copine).  Le matin, tu la réveilles tendrement avec des petits bisous et de gentilles papouilles sur le cou, les épaules, les bras… les poignets…  et si tu te débrouilles bien, elle dira « haaaaaaaann mais… c’est quoi ?… » en ouvrant les yeux tout ronds et en regardant son doigt décoré.  Et là, tu lui demandes si elle veut bien t’épouser.
Fastoche.
(Si elle répond non, t’es un peu mal car elle peut se barrer avec la bague)
Sous vos applaudissements.

Jane : Le problème de la déclaration, c’est que soit tu fais ça dans les règles de l’art et tu combles le côté princesse de conte de fée de ta moitié, soit tu tentes d’être original et tu prends le risque de te vautrer. Ca ne veut pas dire que tu dois absolument te mettre à genou au restau, tu peux par exemple le faire n’importe où, du moment que c’est un endroit paradisiaque, et qu’il y a un truc genre un coucher de soleil, un dauphin, des pétales de rose (t’es pas non plus obligé de cumuler) Auchan, par exemple, tu oublies, ça marche pas, même un soir devant le rayon fleurs coupées.

Ca te semble niais? Normal, tu es un homme, tu n’es pas chromosomiquement équipé pour comprendre ça. Ok, je suis une femme et j’ai un peu de mal avec le dauphin, donc on va le retirer de la liste.

Ah oui, à éviter aussi: La demande en plein coït (on se marre pas, y en a qui disent des conneries plus grosses qu’eux avec un bon
shoot d’endorphines) Parce qu’on ne peut décemment pas raconter ça à nos copines / notre mère / nos collègues de bureau. Non en fait, je retire ma réponse, je veux juste que petite Cervoise me demande en mariage.

Keira : Je suis d’un genre classique pour les aspirations de demandes.

En plus n’ayant pas envie de me marier ça semblera encore plus ridicule.

Je suis assez fan de la déclaration au coucher de soleil.

Mais surtout pas le coup « au restaurant avec la bague dans le champagne ».

A mon avis c’est une décision très privée qui devrait être prise dans un lieu vide de monde.

Juste au cas où…

Enfin voilà.

Sinon t’as le coup de la balade en barque, mais si elle a le mal de mer, t’es mal barré.

Enzo : Faire une demande de mariage originale, oh comme c’est original comme idée…..
La (vaine) originalité est censée faire oublier que tu fais simplement comme la société t’a conditionné et encouragé ?
Bref, pour moi ça sera « joker » pour cette question Love&Sex histoire de garder mon capital sympathie (si j’en ai). Mais toutes mes félicitations quand même (il parait qu’il faut dire cela, enfin si elle dit oui) !

Lucas : Je ne répondrai pas à cette question car pour moi le mariage est une comédie sociale et je préfère laisser la parole à
Barbara chantant Brassens car il exprime très bien le fonds de ma pensée sur la question.http://www.deezer.com/track/894887

Ella Sykes : – Pour les friqués : Un week end à New York et une belle bague avec un diamant ni trop petit (ça fait mesquin) ni
trop gros (ça fait vulgaire) chez Tiffany (What else?) puis tu l’emmènes faire un tour dans Central Park la nuit, dans les carosses tirés par un pauvre cheval déprimé. Elle NE PEUT PAS dire non.

– Pour les … (Euh) … fauchés (?) : Invites des amis à la maison pour un dîner et mets les dans la confidence, files leur des
pancartes avec chacun un mot formant la phrase (Veux-tu m’épouser ?). Quand elle ira aux toilettes ou dans la cuisine, à la fin du repas genre au dessert, à son retour, tu leur demandes de tous s’aligner de façon à ce que les pancartes forment la phrase (Ouais, j’ai vu ça dans « Mon beau-père et moi », drôle non ce film ?), bien sûr n’oublies pas la bague hein.

– Pour les originaux et les inconscients : Tu peux faire un jeu, un week end, tu fais un jeu de piste avec elle, tu lui laisses des
mots partout dans l’appartement, chaque post-it donnera un indice pour trouver le suivant, etc, et le but est que dans chaque mot tu lui rappelles un souvenir heureux que vous avez partagé, tu peux même faire en sorte qu’un de tes mots soit en fait une vidéo genre photomontage que tu aurais fait avec toutes les photos ou vidéos sur lesquelles vous êtes, puis le dernier mot serait évidemment ta demande en mariage.  Si c’est sa réponse est « oui » dis lui de mettre sa plus belle robe et qu’elle te rejoigne quelque part en ville pour aller dîner ensemble et recevoir sa bague. 

Bonne chance.

Summer : hum, je crois que ce n’est pas l’originalité qui fera qu’elle s’en souviendra toute sa vie mais les sentiments que tu
exprimes à ce moment là, le fait qu’à ce moment précis tu sais que tu as envie de passer toute ta vie avec elle et que tu lui dises etc… Selon moi, il n’y a pas besoin de faire les choses en grand bien au contraire il y aurait plus des clichés et des actes à éviter en fait. Le coup de la bague dans le verre on oublie, de même qu’on oublie le restaurant bondé et toi un genou à terre, comme il a été dit précédemment, il vaut mieux un lieu plus intime et pourquoi pas un lieu qui signifie quelque chose pour vous comme celui de votre rencontre, votre chez vous, celui de votre premier baiser, premier je t’aime etc… bref, y’a le choix. Plus important encore, il y a le moment. Là aussi il faut éviter certains clichés comme la Saint Valentin, son anniversaire, le tiens, à la limite le jour de votre rencontre mais si tu veux faire de ce jour un jour unique autant choisir une autre date. En fait l’originalité réside essentiellement dans ce que tu lui diras et non dans le contexte et ca, ca ne dépends que de toi finalement.

Lucas : Les deux premières propositions de Hell sont déprimantes. Merde, on est là pour lui démontrer qu’on veut faire des
efforts pour elle, qu’on veut être présent, attentif, qu’on veut s »engager à la regarder tous les jours avec les yeux de l’amour, à se géner pour elle et en être content, la rendre heureuse car la voir sereine aura un impact alrededor. Ce serait moi, je ferais alors un truc que j’abhorre et qu’elle adore, un truc énorme montrant mon amour, juste pour lui faire remarquer qu’elle m’a donné envie de faire des efforts pour elle, pour passer dix ans ou une vie à ses cotés.

Tatiana : Ma réponse à moi qui va grandement t’aider : mets toi à pleurer ça va donner un effet émotionnel en plus (pour ça t’as
qu’à essayer de t’épiler les aisselles ou le maillot tu vas voir les larmes vont venir direct). Pour le reste, ben si tu te mets à pleurer t’auras déjà fait 80% du travail. Désolée, je ne peux pas mieux faire. Je n’ai jamais réfléchi à la question car je n’ai jamais souhaité être demandé en mariage. Du coup j’ai du mal à savoir ce qui ferait vraiment plaisir à ta copine.

Nina : Pendant le brossage de dents commun, tu lui dis : « tu sais, j’ai toujours été pudique avec mon brossage de dents mais avec toi, ça ne me gêne pas, veux-tu m’épouser ? » Oh bah quoi, c’est original. Sinon, je vote pour le jeu de piste parce que je crois que c’est ce qui me plairait le plus. Parce que bon, l’idée de mariage ne m’emballe pas des masses alors que jouer, si. Donc jeu de piste. Mais attention, faut pas qu’elle devine pour quoi c’est sinon, ça perd de son charme.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser, tu sais où nous trouver.

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Les vacances de l’amour

Lecteur, tu l’auras remarqué, plus une série est pourrie, plus je la kiffe. Pourquoi ? Masochisme télévisuel ? Non, c’est pas tant ça, c’est juste que j’adore parler de
ce genre de séries, surtout qu’on remarque vite qu’on n’est pas la seule à les regarder. Et ce que j’adore encore plus, c’est de les disséquer pour en faire sortir les grandes lignes.
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Donc les Vacances de l’amour, c’est quoi ? C’est la suite (et à priori la fin) d’Hélène et les garçons. Avant, Hélène et ses potes étaient étudiants (Hélène et les Garçons)
puis y en a un qui a hérité d’une maison et ils y ont tous emménagé (Le miracle de l’amour) et enfin, un d’entre eux a gagné au loto et comme il est trop sympa, il embarque tous ses potes dans une île paradisiaque des Antilles, Love Island (les Vacances de l’amour). Déjà, rien que le nom de l’Ile, ça promet. Alors dans un premier temps, ils vivent tous à l’hôtel puis on vire la moitié du casting et on récupère Johanna, héroïne des débuts de la série et là, les filles tiennent un bar sur cette même île pendant que les garçons sont skippers sur un bateau sauf un qui est moniteur de jet ski. On récupère Nicolas au passage, l’ancien fiancé d’Hélène qui avait quitté la série avant que l’autre gagne au loto mais je sais pas pourquoi. Bon, en gros, à chaque épisode, la bande sans Hélène, partie depuis longtemps en Australie, traque tous les méchants de l’Ile et Dieu sait qu’il y en a, un par épisode. Puis nouvelle saison, les gens changent un peu de travail : les filles n’ont plus leur bar, Johanna et Lalie tiennent une agence immobilière, Bénédicte une galerie d’art, la moitié des garçons sont skippers et les autres tiennent un watersport. Arrive les méchants-méchants : les Watson, Peter et sa sœur Eve, nymphomane qui se fait sauter à tous les épisodes. Puis Hélène revient, Eve Watson disparaît mais y a une plus grande nympho, Audrey McAllister, qui se tape en moyenne 3 mecs par épisode. En très gros, les méchants-méchants veulent faire un super complexe hôtellier et les gentils-gentils veulent pas pour
protéger l’écosystème. Oui, l’intrigue d’Hélène aux Antilles et écologique.

 

Bon, en fait, le scénario en lui-même, on s’en branle. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’évolution de la série. A l’époque de la fac, ils baisaient mais ça se disait pas, c’est
très sous-entendu. Genre, dans un épisode, on veut faire croire que deux personnages ont passé la nuit ensemble, ils se baladent avec des lunettes de soleil (sous entendu, j’ai pas dormi, j’ai des petits yeux). Des fois, y avait un peu de pédagogie aussi « mais tu te protèges au moins ?

– Mais bien sûr enfin ».

Là, ça nique pour de vrai et c’est carrément pas sous entendu. Déjà, on voit des seins tout le temps. Enfin, ceux des putes de service genre Eve ou Audrey, les gentilles-gentilles,
non. Déjà, les gentils-gentils, ils ont tendance à coucher dans un lit donc les draps cachent leurs courbes alors que les garces couchent sur la plage. J’ai même vu un cul nu (masculin), un méchant-méchant qui couche avec Audrey, sur la plage, donc. Parce qu’Audrey, à peine elle a atterri sur Love Island qu’elle connaît toutes les plages désertes où copuler avec ses nombreux amants. De toute façon, Audrey, elle répète à longueur de temps qu’il n’y a que le cul et le boulot dans la vie pour elle donc dans un épisode, elle va se faire son complice dont j’ai oublié le nom (David, je crois), son futur mari, Peter Watson, et Nicolas qui est tout dépressif car il croit qu’Hélène est morte et que sa fiancée officielle est en prison à Paris. Je pense qu’Audrey lave son hygiène intime avec Rogé Cavailles pour pouvoir assurer ces multiples coïts sans que ça finisse par brûler et sans choper une cystite. Surtout qu’Audrey, elle est sale, elle couche surtout dans la mer, les piscines et sur les plages et c’est pas bon pour la flore intime.

Il y a de la drogue aussi. Ca, ils aiment bien la drogue dans Hélène et les garçons sur le modèle chute, rédemption et mea culpa. Là, on a Cynthia, l’Allemande molle qui revient
dans la série et elle est droguée. En allant chercher une dose, elle se fait voler son sac et elle se retrouve employée de force dans une boîte de strip tease (c’est Matrioshka version
bisounours) mais ses amis la sauvent à temps et du coup, elle est désintoxiquée dès qu’elle dit « non mais la drogue, c’est trop mal ! ». Quoi que non, dans l’épisode suivant, en
manque, elle s’endort et y a le feu et le bébé de Laly manque de cramer. Mais il est sauvé quand même, faut pas déconner non plus.

Bref, sexe, alcool, mais plus rock n’ roll puisque les garçons ne jouent plus, ils barrent des bateaux et conduisent des jet skis. Et font des bébés à leur copine, genre ça pullule
dans la série : Laly nous en fait un et après, c’est Bénédicte. Mais pas Audrey qui met jamais de capotes, elle doit prendre la pilule. En fait, le but de cette série est clair : le
scénariste a pris le pari que ceux qui regardaient Hélène ado suivraient ses nouvelles aventures adultes et trouveraient donc que les personnages sexent et travaillent (même s’ils changent de boulot tous les 3 jours alors qu’il me semble qu’aucun n’a jamais été diplômé de quoi que ce soit). Sauf qu’à l’arrivée, je me demande si le trop grand décalage entre l’histoire de départ et celle d’arrivée n’est pas trop grand. Surtout que si on regarde, des jeunes qui passent leur journée au bord de la mer, qui baisent à tout va et changent de métier tous les jours, c’est pas précisément nouveau…

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Femmes de footballeurs

Mais non, allez, je vais pas vous parler d’Adriana Karembeu, restez (ou ne partez pas, au choix) ! En ce moment, je suis assignée à domicile pour cause de pas de transport et qu’en plus, il pèle donc le soir, je suis chez moi. Récemment, j’ai (re)découvert une série formidablement naze qui, regardée au 2e degré, voire plus, est excellente, c’est femmes de footballeurs, série anglaise qui raconte la vie de footballeurs d’une équipe de foot et de leurs épouses. Titre explicite, donc.
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Au départ, le seul intérêt que je trouvais à cette série était le nombre de petits culs musclés masculins qu’on voit dans chaque épisode. Oui, c’est une série réaliste, les joueurs se douchent collectivement. Bon, l’histoire de départ : Jason le capitaine super encufoiré est marié à Tania, garce intégrale blonde platine aux ongles longs, Ian est marié à l’insignifiante Donna et Kyle trop mignon est marié à Chardonnay (mouah !) mannequin pulmonairement très équipée. Et ça baise mais rarement entre légitimes. Au début de la série, Mary, la sœur de Donna, se
tape Jason avant de se taper Biagi, joueur italien et celui-là même se tape Donna ensuite. Pendant ce temps, Jason se tape la maman de Kyle qui tombe enceinte de lui (la ménopause semble tardive chez les Anglaises) mais elle donne son bébé à Chardonnay, sa belle fille, qui fait semblant d’être enceinte. Donc si vous avez tout compris, le frère biologique de Kyle devient officiellement son fils. Un aspro 500 ? Pendant ce temps, toujours, Tanya la garce est au chevet de Frank, le manager de l’équipe dans le coma parce qu’elle l’a cogné. Elle surprend l’infirmière qui s’occupe de lui en train de se masturber avec la main de Francky. Il se réveille et se souvient de rien donc elle lui fait croire qu’ils ont eu une liaison et se tape aussi l’attachée de presse de l’équipe suite à une soirée très alcoolo-cocaïnée. Après, elle accuse Frank de tentative de viol mais je sais pas trop pourquoi.

Ellipse dans le temps parce que j’ai raté plein d’épisodes. Jason est mort, tué par Chardonnay qui est morte aussi (mais comment ?), Donna, sa famille et son amant ont disparu. Si vous comptez bien, ne reste que Kyle, Tanya et Frank. Ces deux derniers se marient et Tanya essaie de le tuer à coup de galipettes effrénées car il est cardiaque le vieux. Parallèlement, elle se tape la nouvelle coqueluche de l’équipe, Conrad, un blond canon marié à Amber, actrice hystéro. Conrad qui se fait sucer par Noah, joueur gay parce qu’une bouche est une
bouche, une bite n’a pas d’œil. Là, attention, on atteint des sommets : Conrad plaque Amber qui est enceinte de lui pour Tanya, enceinte aussi mais peut-être que c’est de Frank, qui est mort de sa crise cardiaque pendant un coït parce que Frank avait percé les capotes qu’il utilisait avec sa femme. Mais Tanya est machiavélique : elle déclenche son accouchement en même temps que celui d’Amber et engage comme nurse l’infirmière qui se masturbait. La nurse intervertit les deux bébés comme ça, quand Amber fait faire un test de paternité au bébé officiel de Tanya, il est bien de Conrad. Mais comme Amber est indienne, Tanya fait blanchir le bébé qui est officiellement le sien et étale de l’autobronzant sur l’autre. Et là, sommet du drama : le bébé qui est officiellement celui d’Amber (mais de fait celui de Tanya) meurt etouffé par le chien d’Amber qui trouve intelligent de lui dormir sur la tête.

Bon, là, je vous ai épargné plein d’histoires annexes comme la transformation du thon Shannon, copine d’un nouveau joueur en méga bombasse grâce à la chirurgie esthétique, les tourments gays de Noah, l’histoire de viol d’une supportrice par un joueur… Bref, les Anglais sont super forts en ce qui concernent les sitcoms malsaines, machiavéliques et échevelées. A côté,
Alerte à Malibu, c’est les Bisounours à la plage et Brooke d’amour, gloire et beauté la sainte vierge. Alors que Brooke, quand même, elle a eu un bébé avec le père de son mari et a fait croire à son mari que la petite Bridget était la sienne avant de faire un bébé avec le chéri de Bridget. De toute façon, Brooke, elle ne fait que piquer les mecs de Bridget. Honnêtement, femmes de footballeurs, c’est merdique mais rien que pour le personnage de Tanya et la saloperie crasse de tous les personnages, c’est à voir. En plus, on voit les nichons de Tanya à tous les épisodes comme ça, c’est une série qui permet de se rincer l’œil en couple. Y a pas à dire, ils sont forts ces Anglais !

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Etre une femme libérée, le pouvoir de dire non

Discussion avec Naughty, une bloggeuse « sexe », comme on dit. Au menu du jour, si j’ose dire : la fellation. La demoiselle a pondu un article cinglant sur le
sujet, je vous laisse lire. On en discute et je lui dis clairement mon avis : la fellation, ça me gêne pas du tout mais si j’ai pas envie, je vais pas me forcer non plus. 

Des fois, j’ai l’impression que le drame de la femme libérée des années 2000 est simple : pour être libérée, faut assumer sa sexualité, pour assumer sa sexualité, il faut être un bon coup et pour être un bon coup, faut être trash en permanence et ne jamais dire non. Là, on voit carrément l’idéologie des films pornos : des femmes soumises qui ne disent jamais non ou si elles le disent, c’est pour mieux se faire prendre derrière (pas forcément par derrière même si dans les films pornos, le missionnaire est une rareté). Alors que des ados puceaux qui s’élèvent à coup de pornos et de teens movies relous à la american pie et co nous sortent ce discours, déjà, ça m’énerve, alors quand ce discours est repris par des femmes, là, je hurle. 

Concrètement, je ne suis pas chiante en matière de sexe, mes limites se situent essentiellement au niveau des pieds (on n’y touche pas, ni lui ni moi, c’est sale et c’est moche, un pied). Ceci étant dit, ma libido est comme mon humeur : fluctuante. Ya des jours où je n’ai juste pas envie. Dois-je m’en excuser ? Et puis quoi encore ? Le vis-je mal ? Ben non, pourquoi ? Qui a dit que la femme devait toujours être en appétit, les cuisses ouvertes et le sexe humide ? A part un producteur de porno, je précise. Parce que moi, je vis ma vie en dehors de mon lit aussi, j’ai un travail, je vois des gens, j’apprends des bonnes et mauvaises nouvelles… Donc il arrive que des soirs, j’ai surtout pas envie
d’exercice, juste de câlins. Et je peux avoir envie de sexe sans qu’on fasse la totale. Hé oui, on peut faire du sexe sans fellation, levrettes et éjac’ faciales, dingue hein ? 

Car à mon sens, le problème est là. Souvenons nous de Clément notre ami no life qui disait, en matant un porno « ouais ben faut pas se leurrer, les filles s’inspirent de ça aujourd’hui ». Oooooooooh, quel con, nous écrions-nous toutes, la bouche en rond, le MLF au cœur. Et pourtant, il a raison quelque part. Apparemment, pour être un bon coup, faut sortir la totale (fellation/sodomie/avalage mais pas forcément dans le même coït). J’entends déjà les mecs objecter que pour eux, c’est pareil, pas de bon coup sans cunni mais je vous parle de la femme libérée. Quoi qu’à ce sujet, la vraie femme totally wild sexuellement parlant, elle couche avec des filles aussi. Bref, une femme libérée telle qu’on nous la vend se branle, se gode, s’attache, se levrette, se fait sodomiser et éjaculer dessus (ou dans la bouche). Et surtout, la femme libérée ne dit jamais non vu qu’elle a tout le temps envie. Comme notre amie Elsa
Linux, elle se penche, elle se retrouve enfilée par un monsieur mais elle dit rien, c’est normaaaaaaaaaaal. 

Ben moi, je dis non. Je ne sors pas le grand jeu à chaque fois, j’apprécie aussi le missionnaire, surtout quand j’ai envie d’un coït tendre, je déteste qu’on m’éjacule dessus parce que franchement, c’est visqueux et de nettoyer ça, ça me file la gerbe (pour de vrai). Est-ce qu’être maîtresse de mon corps et de mes envies au lieu de me conformer à une image trash qu’on essaie de me vendre fait de moi un mauvais coup ou une fille coincée ? Je dirais non mais si, franchement, c’est le cas, ben je suis fière d’être coincée et/ou un mauvais coup. Parce qu’à côté de ça, je vis bien ma sexualité, je sais ce qui me fait jouir et ce qui me déplaît, les jeux qui me mettent en transe et ceux qui me laissent froide. Il me reste encore pas mal de choses à explorer (dieu merci) mais sans doute que je ne testerai pas tout, ce qui n’est pas un drame en soi. Moi, je suis responsable de communauté, pas actrice porno. Parce que le truc clé, c’est que je vis ma sexualité pour moi et mon partenaire et que je fais les choses juste par envie, pas « parce qu’il faut le faire sinon, c’est que t’es coincée du cul ».
Au moins.  

Bref, j’aimerais qu’on parle plus de ces femmes hors clichés qui ne sont pas dans une abstinence absolue ou dans un « porno like » mais qui vivent juste leur sexualité au gré de leurs envies et besoins, assument leurs fantasmes et ne subissent pas en plus ceux des autres car « il faut tout tester, tu comprends ». Pour moi, tout est question d’occasion, inutile de faire la liste de ce que je dois faire pour être une bombe sexuelle. Surtout que je suis intimement persuadée qu’un vrai bon coup, c’est plus une fille qui suit ses pulsions que celle qui confond un lit et une scène et qui fait les trucs « parce qu’il faut le faire ». 

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Un gars, une fille, et moi et moi et moi ?

Je suis ce qu’on appelle une fille qui découvre des trucs trois plombes après tout le monde genre Un gars, une fille. Tout le monde en parlait à la fac, racontait les meilleurs sketches, moi j’étais dépassée. Mais là, ça passe en boucle sur les chaînes de la freebox donc je profite pour rattraper mon retard. Et pif, tiens, j’en fais même un article.

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Revenons aux origines de la série. Tout est parti du Québec où la série est lancée. Les créateurs de la série décident de l’importer en France et moi, déjà, je commence à tiquer. Non parce que faut voir que le Québec a une culture très différente de la nôtre, quoi qu’on en dise, on avait déjà essayé de nous importer un show à l’américaine avec Julie Snyder qui s’est lamentablement vautré. Dans les rôles principaux, Jean Dujardin, que je connais très vaguement grâce au « Nous c nous » et Alexandra Lamy, que je connais pas du tout. La série démarre,
je la regarde pas parce qu’à la même heure y a les Guignols mais je me dis que ça fera pas long feu de toute façon. Finalement, j’ai eu tort (ça arrive même aux meilleures) et voilà que Loulou et Chouchou deviennent des stars, on est tous des Loulous et Chouchoux. Je commence à jeter un œil un peu, j’ai l’impression de voir Guillaume et moi de temps en temps même si Guillaume n’est pas
macho et coureur (juste mateur même pas discret mais bon, c’est pas grave). Depuis, Jean Dujardin est l’acteur bankable du cinéma français, il joue même les Beigbeder dans 99 francs. Alexandra Lamy joue dans quelques comédies romantiques mais rien de bien trippant. En tout cas, à force de jouer les amoureux tous les jours, ils ont fini par sortir ensemble.

 

Bon, maintenant que j’ai fait un petit historique, je vais vous dire pourquoi j’aime cette mini-série. Outre le fait que je mangerais bien Jean à 16h, je trouve qu’au-delà de la caricature, c’est bien vu. Les traits sont bien évidemment grossis, il est macho connard et coureur, elle est jalouse hystérique et superficielle mais on a tous un peu de chouchou et loulou en
nous. Si je suis pas du genre jalouse, je peux être casse-couille à la Alexandra, superficielle et cancanière comme elle. Mais là où je trouve que la série est terriblement juste, c’est dans la complicité du couple. Ils sont gamins qu’ils n’en peuvent plus mais c’est fou comme en couple, on l’est tous. On se chamaille toujours pour de rire, on a nos petits délires totalement incompréhensibles pour ceux qui ne font pas partie du couple (les autres, quoi). Non mais c’est vrai, les couples ressemblent souvent à des chiots qui se mordent l’oreille pour jouer. Ouais, elle est pourrie ma comparaison mais vous voyez l’idée quoi.

Autre chose que j’aime beaucoup dans Un gars, une fille, c’est l’appétit sexuel d’Alexandra. A bien y regarder, deux fois trois, c’est elle qui allume son mec et pas l’inverse et ça, ça me fait plaisir. Et oui, les filles ont aussi des désirs et c’est normal. D’ailleurs dans un épisode, elle menace son mec de faire la grève du sexe et il lui répond du tac au tac : « ouais, c’est ça, tu te lasseras avant moi » et elle lui fait : « Ouéééééééééé, c’est vrai ! ». D’ailleurs y a pas mal de sexe dans la série et de façon pas du tout sous-entendue, plusieurs scènes tournent autour du coït (bon, ça reste soft comme image, on les voit pas en pleine levrette non plus), ça baise, ça parle cul, pipe et même sodomie. Si ! Dans

un épisode, Alex a une grosse gueule de bois et son mec lui raconte à l’oreille ce qu’ils sont censés avoir fait la veille et elle lui répond « ah ben non, ça m’étonnerait ! » « Pourquoi ? » « Parce que c’est à la tête que j’ai mal ! ». Pour une série diffusée à l’origine en access prime time, c’est quand même super osé. Ségolène Royal s’était d’ailleurs émue d’un épisode où Alex convainquait son mec d’aller dîner chez sa mère en lui faisant une fellation. Pourtant, soyons honnêtes, c’est le quotidien d’un couple. Le sexe en fait complètement partie et je trouve ça très bien de ne pas zapper ce gros dossier.

Bon, évidemment, tout n’est pas rose, hein. La plupart des sketches me font marrer, certains sont pas bons mais au vu du volume, le contraire aurait été étonnant. Je regrette juste la fin, du gros n’importe quoi puisqu’ils plaquent tout pour partir vivre à Ste Anne (l’Ile, pas l’hôpital psy). Quand on voit comment Jean est un acharné du boulot pendant toute la saison, qu’ils viennent d’acheter une maison et tout, je trouve dommage que sous prétexte de mettre des décors plus sexy, on gâche le plaisir de retrouver les petites histoires de ce couple ordinaire en se disant que tel sketch nous rappelle quand avec notre chéri(e) à nous, on a vécu une situation similaire.

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La sexualité au microscope

Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, oyez oyez ! L’INSERM a fait une nouvelle étude sur la sexualité. La dernier datait d’il y a 15 ans, quand même, il était temps de
planquer micros et caméras dans les chambres à coucher pour savoir comment les Français baisent. Toi aussi, attire les pervers de google !
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Moi,j’aime bien ce genre de grande enquête de société car elle atomise pas mal de préjugés. Par exemple, il était de bon aloi de s’indigner sur le fait que les jeunes ont une
sexualité de plus en plus jeune, damned ! Finalement, la perte de virginité est statistiquement toujours à 17 ans. Quand on sait qu’il y a 50 ans, l’âge moyen de ce déflorage était de 20 ans. 3 ans en 50 ans, c’est limite anecdotique. Hé oui, les ados, ils se la racontent mais finalement, rien n’a changé ! Par contre, on se rend compte que les hommes sont de sacrés fanfarons : alors que les femmes annoncent 4 à 5 partenaires dans une vie, les hommes sont autour de 11 à 12. Alors soit les coïts entre hommes sont beaucoup plus répandus qu’on ne le croit, soit y en a qui mentent. Les statisticiens aiment nous expliquer que les femmes baissent un peu le nombre de leurs partenaires alors que les hommes le gonflent.

 

Bon, je m’abstiendrai de commenter les chiffres car, finalement, je trouve qu’il n’y a pas grand-chose à en dire si ce n’est que peu de changement en 15 ans. Et je trouve que ça
referme une fracture que l’on pose systématiquement entre ados et adultes. On a l’impression que nos jeunes sont plus dépravés de nous, qu’ils parlent sexe comme nous de la météo. Mais c’est sans doute qu’on a la mémoire courte. Moi, quand j’avais 12 ans et durant une grosse part de mon adolescence, j’écoutais Love in Fun, je connaissais le sens des mots fellations, masturbation ou sodomie avant même d’avoir roulé ma première pelle. Pourtant, aujourd’hui, je suis une femme équilibrée à la sexualité épanouie et assumée. Ce n’est pas parce que j’ai grandi en écoutant tous ces discours sur le sexe que je suis une dépravée. Bien au contraire : oui, c’était sans doute trash mais à force d’entendre tous les soirs « tu fais ce que tu veux tant que tout le monde est consentant et surtout mets un préservatif ! », j’ai appris la base du safe sex. Aujourd’hui, j’ai même l’impression que les jeunes n’ont plus d’espace de discussion sur le sexe. Ils en parlent entre eux mais quand on a 16 ans et qu’on n’a pas ou peu expérimenté la chose, il est difficile de conseiller ses amis. Alors, il y a Internet, les blogs et les forums mais on ne sait pas quelle info ils vont trouver. Je pense que certains conseils peuvent faire plus de dégâts qu’autre chose…

Quelque part, c’est hallucinant de voir qu’en 15 ans, le changement majeur, c’est la sexualité plus importante des 50 ans et + (un message d’espoir pour nous, les enfants). Le fait que l’âge du premier rapport ne baisse pas ne m’étonne pas en soit. Déjà, j’ai l’impression que quand j’étais ado, tout le monde baisait sauf moi mais finalement, aujourd’hui, quand je parle aux gens, c’est fou le nombre de personne qui avait atteint la majorité puceau ou pucelle. Je pense que malgré la pornoïsation, réelle ou fantasmée, de la société, il n’en reste pas moins que les ados ne se mettent pas à baiser à peine leur puberté arrivée. Sauf exceptions certes mais c’est pas nouveau non plus.
 

Enfin, « les femmes avouent avoir 4 partenaires dans leur vie ». 4.4 exactement. Une blogueuse m’a fait remarquer que ça ne voulait rien dire en soi et elle a parfaitement raison. Si aujourd’hui, tu me demandes combien de partenaires j’ai eu dans ma vie, dans la mesure où je n’ai que 26 ans et que je suis célibataire (enfin, je suppose), sûr qu’il y en aura au moins un de plus. Même que la voyante de l’autre jour, elle m’a dit que j’aurai d’autreS relationS après celle que j’avais mais qui apparemment est terminée donc ça suppose que… Parce qu’évidemment, vous interrogez une petite jeune de 17 ans qui vient de perdre sa petite fleur, elle vous répondra un. Y a les chanceuses ou pas (gros débat) qui sont toujours avec leur amoureux de leurs 17 ans et qui n’ont donc connu qu’un amant. Et puis, la réponse, la vraie,on ne peut la donner que sur son lit de mort. « Alors, mémé, combien d’hommes as-tu connu ? Houuuuuuuuuuuuuuuuu… Je sais plus ! ». Damned ! Par ailleurs, doit-on compter tous les partenaires ou ceux qui ont un tant soit peu compté ? Non parce que si on ne compte que ceux-là, ben, je suis beaucoup plus proche de la moyenne ! D’un autre côté, un nombre élevé de partenaire ne veut pas nécessairement dire que je suis une fille facile ou une salope. Ca veut juste dire que j’ai pas trouvé mon only one. Si jamais je le trouve.

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