Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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La drague,c’est nul

Entre deux dossiers, j’aime à glander sur YouTube histoire de me détendre un peu. Tiens, que me propose-t-on ? Petit ours brun… Ah oui, j’ai gardé Saturnin récemment et j’ai dû lui céder mon mobile. What else ? Ah tiens une vidéo de Norman feat Natoo et Andy sur la drague. Ahah oui, c’est drôle mais cette conclusion m’interpelle « j’aime pas draguer, la drague c’est nul ». Tiens…
drague

Alors oui, je suis d’accord. Pour moi, la drague n’est un truc cool que dans 2 cas : celui où tu sais avec certitude que ton petit jeu aboutira à quelque chose (ce qui n’arrive à peu près jamais même quand la metacommunication est sibylline) et celui où tu te remémores le petit jeu de séduction qui t’a permis de choper. Sinon la drague, c’est nul et ce pour plusieurs raisons.

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D’abord, la drague est une question de confiance en soi ou plutôt une remise en question de confiance en soi. Je ne vais pas parler ici des dragueurs de rue miteux qui n’ont pas pour but de conquérir une belle mais de prouver leur virilité en rappelant aux femmes que l’espace public ne leur appartient pas. Je parle de la drague de type « je trouve cette personne bien intéressante et jolie, j’aimerais bien partager une intimité avec elle », la drague à enjeu quoi. Souvent, le premier réflexe, c’est de se dire « il/elle est trop bien pour moi, laisse tomber« . Ce qui est d’une subjectivité totale, la personne en face se dit peut-être la même chose.  Mais voilà, draguer, c’est mettre son ego en jeu. Rien de grave dans l’absolu mais il y a des blessures d’ego qui peuvent finir par faire mal et nous pousser à arrêter le game. On passera donc en mode « tous et toutes des connards/connasses« . Alors qu’une personne peut refuser vos avances sans pour autant être associée automatiquement à la lie de l’humanité.

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Minute culturelle : la jonquille veut dire « je te désire ». Cette photo a un symbolisme surpuissant !

Et puis quand on drague, on manque parfois de subtilité. On cherche tellement à plaire qu’on se trouve très vite ridicule. Non mais qui n’a jamais vécu cette scène où on entre en interaction avec l’objet de son affection et à la fin de la conversation, on a envie de se donner des baffes tellement on s’est trouvé lourd-e, tarte… Cette sensation agaçante d’avoir ruiné toutes ses chances avec un rire forcé qui ferait passer le pire des psychopathes pour une personne tout à fait charmante, un humour aussi fin qu’un parpaing et d’ailleurs, la vanne, là, elle faisait pas un peu raciste ? La drague, c’est aussi ce moment terrible où tu as l’impression que l’autre ne te rend pas l’attirance mais que, par contre, il est allé parler à cette sale pétasse d’Anne-Laure… Forcément, quand on déballe la marchandise, hein… Oui, accessoirement la drague peut vite rendre agressif-ve

trop-jalousie

Mais surtout, la drague, c’est nul parce que ce n’est pas l’histoire que l’on nous vend. Norman le dit « Je trouve ça nul de devoir forcer les choses ». Dans la plupart des contes de fées et comédies romantiques, l’amour cueille nos protagonistes, le sentiment est évident de  base. L’histoire ne sera jamais celle d’un mec ou d’une nana qui galère pour conquérir l’objet de son affection. La conquête consiste plus à surmonter quelques épreuves de type différences sociales, sorcière, dragon ou proie un peu lente à la détente mais jamais notre héros/héroïne ne dit non à la déclaration. Du coup, ne pas voir l’autre vous rendre immédiatement votre crush paraît difficilement concevable, une anomalie. Et ça rend l’histoire à raconter un peu moins intéressante…

“Dis Papa, comment tu l’as rencontrée maman ?

– Oh bah, c’était à une soirée où nous étions invités tous les deux. Dès qu’on s’est vus, on a su”.

Non, dès qu’on s’est vus, j’ai su mais elle non car elle était un peu bourrée et, accessoirement, elle était venue avec un mec qu’elle avait envie de butiner mais elle comprit un peu plus tard que ledit garçon s’intéressait plus au joli Aurélien qu’il ne lâcha plus de la soirée. Dépitée, elle se servit un autre mojito et fuma quelques cigarettes, beaucoup, parce qu’elle s’ennuyait. A un moment, elle a commencé à se sentir nauséeuse et après avoir fait des politesses à un garçon qui lui proposait de lui donner un cours photo, elle lui lâcha son mail pour pouvoir sortir de cet appartement avant de vomir. Ce n’est qu’au bout de quelques “cours photo” qu’elle se rendit compte que ce garçon était intéressant et qu’elle appréciait son amitié… Et qu’il fallait peut-être lui donner une chance. Lui ramait comme un fou, passait des nuits sur le web à trouver une idée géniale de lieu pour son prochain “cours photo”, il s’est cru friendzoné plusieurs fois mais il s’accrocha, on ne savait jamais. Un peu loser mais finalement, à la fin, il obtint enfin sa belle. Un peu plus long comme histoire et pas forcément valorisant, surtout avec tous les doutes qui assaillent en permanence. Et si, au fond, elle ne voulait pas de moi ?

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Bref, la drague c’est nul car on nous raconte que l’amour, c’est un truc magique qui vous tombe dessus. Alors que,  non, c’est faux…

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Routine de séduction

Sur les sites de rencontre*, plus tu les fréquentes, plus tu développes une technique pour toucher au but et rentabiliser ta présence en ces lieux. Rentabiliser ? C’est pas un peu pragmatique comme adjectif ? Si mais à force de fréquenter ces temples de consumérisme amoureux, on finit par virer capitaliste de l’amour.

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Connaissez-vous la mini série “Ma pire angoisse”, diffusée sur le Before de Canal plus ? J’ai découvert ça y a pas longtemps (depuis que je n’ai plus de télés, je fais péter les stats Youtube) et y a un épisode que je trouve intéressant, celui où le personnage explique sa technique sur les sites de rencontre : tel un stakhanoviste de la cyberdrague, il envoie des flashs, charmes** ou autres winks à toutes les femmes du site, expliquant ainsi multiplier les chances qu’au moins une réponde. Une fois une proie ferrée, il se lance dans un chat de plus en plus épicé pour finalement conclure. Bien joué champion.

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Si vous voulez mon avis, on sent que cette technique a bien été testée (et approuvée) par un des scénaristes de ce sketch car j’avoue que ça me paraît plutôt bien vu. Je ne garantis pas le succès à 100%, ça ne fonctionnera que si votre proie est motivée quoi qu’il en soit. Mais du coup, j’ai un peu réfléchi à ces semi professionnels de la drague online : faut-il avoir une routine de séduction pour choper à coup sûr ? Et surtout que faire face à une personne qui semble un peu trop maîtriser les règles du jeu.

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Les raisons pour se rendre sur un site de rencontre sont multiples : certains cherchent sincèrement l’amour, d’autres ne veulent que du cul et entre les deux, tout un tas de nuances de gris (pof), de ceux qui ont envie de fun mais n’auraient rien contre l’idée de tomber amoureux, ceux qui ont envie d’une vraie histoire mais n’osent se l’avouer, ceux qui ne veulent que du sexe mais n’osent se l’avouer, ceux qui ont juste envie de jouer un peu voire ceux qui se cherchent de nouveaux potes (si). En arrivant sur ces sites la première fois, nous avons tous un point commun : une certaine naïveté. Pour illustrer un peu mieux mes propos, let me introduce Coralie. Coralie est une jeune femme qui, un soir de désoeuvrement, se rendit sur un site de rencontre, avide de mettre une peu de nouveauté et de piment dans le ronron de sa vie. Alors qu’elle remplit encore sa fiche, elle reçoit des premiers mails auxquels elle ne prête pas attention : sérieux les mecs, pour le moment, Coralie n’est que “Odecoco”***, une personne dont la photo de profil est une vague silhouette grise et qui, si elle vit à Paris et a 35 ans, n’a encore ni taille, poids, profession, passions ni même son signe astro. Taper avant les autres, c’est bien mais allez-y piano, là, vous faites désespérés.

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Donc Odecoco a sa fiche toute propre, il est désormais temps de commencer son petit shopping. Oh, tiens un flash/charme/wink/mail, allons voir. Un garçon un peu mignon tente de communiquer avec vous. Bon, voyons voir. Là, la personne vous adresse une prose impeccable, un juste équilibre entre humour et raffinement, légèrement coquin mais tout en restant subtil. Il ne ressemble pas vraiment à Jon Kortajarena ou Gael Garcia Bernal mais son entrée en matière vous convainc de répondre. Et sans savoir comment, en quelques instants, il vous retourne comme une crêpe et vous acceptez de le voir là, maintenant, de suite. Félicitations, vous êtes tombée sur un pick up artist, version web.

Ca faisait longtemps que j'en avais pas mis tiens

Ca faisait longtemps que j’en avais pas mis tiens

Alors voilà, à présent qu’on a compris le fonctionnement d’un cyber PUA, faut-il leur céder ? Et bien, ça, c’est à vous de voir. Si vous avez la culotte qui vous démange et que vous êtes prêtes à céder à la tentation pour calmer vos hormones, faites vous plaisir. Par contre, si vous en attendez un peu plus, cessez tout chat avec cette personne et reprenez une activité normale.

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* Oui, je sais, ça fait 10 fois que je vous dis que la série est finie mais laissez moi vivre ma vie !

** J’ai un doute les mecs : si vous ne payez pas sur Adopte un mec, vous n’avez qu’une poignée de charmes par jour, non ?

*** Je vire légèrement obsessionnelle avec l’eau de coco…

 

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Drague au bar

Par Audrey

Ou comment j’ai réalisé que j’étais pas sortie des orties

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Souria tentant de m’embarquer dans le camp des célibataires joyeuses, elle m’amena un samedi soir dans un bar à forte teneur en testostérone. Le plan était simple : on s’assoit, on se commande un verre, les suivants devraient nous être offerts. Prenant sous le bras notre contingent de célibataires, nous voici donc 5 nanas gloussantes dans un bar surpeuplé un samedi soir comme un autre. Enfin, gloussantes : elles oui. Moi, j’avais surtout envie de mourir.

« Moi en jeans, elles en robe sexy : la soirée s’annonçait longue »

J’admire ses nanas sans complexe qui savent jouer la séduction sans se poser des tas de questions. Moi, je doute. De un : suis-je encore une “belle prise”? Après 3 ans de couple, on a perdu l’habitude de séduire, de plaire, on ne sait pas si on suscite l’envie ou la pitié. De deux : de quel type d’hommes ai-je envie ? Parce que la rupture n’ayant pas été tout à fait à mon initiative, mon ex restait finalement ce qui se rapprochait le plus de mon idéal. En fait, ce n’était pas d’un homme au hasard dont j’avais envie mais d’un Benoît 2. Le même sans sa nouvelle moitié.

Mais je n’avais pas envie d’évoquer ce point avec mes amies qui semblaient surexcitées à l’idée de me voir enfiler mes oripeaux d’amazone de la drague. Et je n’allais pas tarder à les décevoir. Le dit samedi, me voici devant le bar, sobrement habillée d’un jean et d’un pull : la tenue casual pour une virée en ville entre copines. Mais quand j’ai vu Souria et Isa débarquer dans leurs robes laissant entrevoir des promesses de nuits torrides, le cheveux libre et lissé et les yeux fardés de noir, j’ai senti que j’étais pas dans le ton. Et que la soirée s’annonçait longue, longue.

Car ce soir, hors de question de papoter entre copines, non, ce soir, on chope. Une fois dans le bar, je propose naïvement de prendre une table mais on s’écrie : non, on squatte le bar, on reste visible. Et c’est parti pour un moment fou de bousculades et effleurages entre ceux qui s’accrochent au zinc, ceux qui vont et viennent commander quelques cocktails et ceux qui se contentent de circuler dans cet espace de plus en plus étroit. Le bruit va crescendo, la chaleur aussi. Les chopeuses dégainent leur rire de gorge, jettent leurs cheveux tout autour d’elles, quitte à en balancer quelques uns dans les yeux d’un dommage collatéral. Je tente de suivre mais l’ennui est total : je n’entends rien, je suis lassée par la chaleur et tous ces corps qui se frottent au mien, j’ai envie de partir.

« Accepter un verre, c’est accepter autre chose ? »

Alors que je jetais un 37e coup d’oeil à mon smartphone pour vérifier si je pouvais plier le camp sans passer pour une mauvaise coucheuse, un verre vient fleurir sous mon nez, tendu par un barman bien souriant “de la part du gars, là-bas”. Owww… Un garçon me fait effectivement un signe, je vire au rouge, je manque d’air et, pour une fois, ce n’est pas dû à la chaleur infernale du lieu. Je fais quoi ? Si j’accepte le verre, est-ce que cela suppose que j’accepte autre chose ? Est-ce une sorte de préliminaire ? Je suis perdue… Je saisis le verre, souris à l’inconnu, bois une gorgée et ne bouge pas. Il est loin, il va m’oublier dans quelques secondes. Ciel, il est têtu le bougre, le voici qui approche.

“Salut !

– Salut”.

Dialogue saisissant. Polie, je réponds un peu à ses questions, on s’échange prénoms, métier, banalités sur le temps qu’il fait, ohlala y a du monde ce soir. Je bois mon verre un peu vite pour filer au premier blanc. “Bon, je dois y aller, j’habite un peu loin” “Oh, ok, tu me laisses ton numéro ?”. Hein, de quoi ? Je n’étais tellement pas prête à la séduction que je n’ai pas envisagé cette question : est-ce que je lui laisse mon numéro ? Est-ce que j’ai envie de lui laisser mon numéro ? Il n’est pas mal, sans doute… “Heu, oui, ok…”

Cendrillon gribouilla son 06 sur un papier et fila hors de ce bar, troublée… mais satisfaite. Soudain, je réalisais : j’avais à nouveau le droit de sortir avec des mecs qui n’étaient pas Benoît, j’étais libre. Soudain, le champ des possibles amoureux s’ouvrant à moi me frappa. Oui, j’étais célibataire. Et il était plus que temps d’en profiter.

PS : Je tente un nouveau style d’illu. C’est pas encore ça…

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La drague façon rue : la meilleure façon de pas choper sur les sites de rencontre

Avant d’aborder le point de la planification du premier rencard, je souhaiterais revenir sur un point : ce qu’on met dans les mails. Comme je l’ai dit, beaucoup de messages sont envoyés et peu reçoivent de réponse. Mais avant de nous bassiner avec l’éternel « toutes des connasses », ne seriez-vous pas légèrement en faute, messieurs ?

mauvaise-ecriture

Pour ceux qui sont un peu connectés à Twitter, vous voyez souvent passer des messages sur la drague dans la rue voire le harcèlement de rue. Tel n’est pas mon sujet même s’il est intéressant (mais d’autres le traitent mieux que moi, click on the link). Parmi ces messages, certains caricaturent ce petit jeu ridicule comme ce message, posté par Dieu seul sait qui : « Waaaah, tu siffles trop bien, voici mon 06″ – Personne, jamais ». Difficile, les femmes ? Bah oui, pardon d’aimer les hommes légèrement civilisés capables de tenter une interaction avec moi en utilisant un sujet, un verbe et un complément. Et je parle pas de vos putain de phrases à la con du genre que mon père a volé toutes les étoiles du ciel et compagnie. Un homme a-t-il réellement pensé un jour pouvoir choper de façon aussi basique ou sort-il surtout ça aux filles pour se faire mousser auprès de ses copains postés quelques mètres plus loin ? Non mais je demande, ça m’intéresse…

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Sur les sites de rencontre, on observe peu ou prou le même phénomène. Alors que certains se fendent d’un joli mail, certes en copier/coller pour certains, d’autres se disent qu’écrire, c’est chiant. Si pour certains, « slt », « bjr », « hi »… comptent pour un mail (alors que si j’avais voulu chatter, je serais allée sur le chat, ASTUCE !), d’autres singent carrément les comportements de drague dans la rue, ceux que l’on répète à longueur de temps qu’ils nous horripilent. Sans mentir, j’ai eu droit à des « hey, t’es vraiment mignonne, toi ! » ou des « hey, sexy ». Hey sexy. Hey-sexy. A quel moment dans ta tête tu t’es dit que j’allais répondre alors que si t’es pas totalement teubé, tu sais que des mails, j’en reçois par pelletée et que, oui, c’est un filtre. Même si t’es le sosie de Gael Garcia Bernal avec l’accent incluido, je te jure que non, ça marche pas. On me fait signe en coulisse que je peux pas entendre l’accent des gens par mail mais on s’en fout, y a pas non plus de sosie de Gael Garcia Bernal ni sur les sites de rencontre ni même dans ma vie et ça me fait déjà assez mal comme ça, arrête de retourner le couteau dans la plaie, merde*

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Reprenons ma super comparaison recherche d’emploi vs recherche d’amour parce qu’on va pas se mentir, elle est super. Est-ce que si un poste vous intéresse vraiment, vous allez envoyer un simple mail genre « hey, lucratif ! » ou « hey, je te trouve très rémunérateur » ou « salut, les missions que tu proposes me mettent les étoiles dans les yeux que mon père aurait volées dans le ciel » ? Bon, ce serait peut-être une technique à tenter mais pas sur le poste de vos rêves, je vous promets.

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Moralité : non seulement j’ai rien à répondre à tes « hey sexy » mais même si tu avais la tronche d’un Jon Kortajarena ou d’un Henry Cavill, ça ne fonctionnerait pas. Parce qu’au fond, je sens bien que t’en as rien à foutre et que t’as parlé à celle qui était connectée en même temps que toi. Et c’est pas non plus la peine de m’agresser en m’envoyant un « tu serais pas un peu trop difficile, toi ? », c’est le genre de mail qui me donne envie d’envoyer une réponse pas sympa (oui, j’ai reçu ça récemment d’un parfait inconnu qui n’a pas daigné me dire bonjour, faut pas déconner non plus).

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Bref, la semaine prochaine, on a une réponse à un mail car on a suivi les conseils de tata Nina.

* Si jamais t’as un freelance pour moi, je cherche des sous pour me payer quelques séances de psy…

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Je t’écrirai les mots bleus

Ceux qu’on aimerait dire avec les yeux mais on le fera avec le clavier car pas le choix.

Sur les sites de rencontre, les chats sont souvent blasants tant la conversation est creuse. Parce qu’on veut aller vite et conclure l’affaire, parce qu’on parle à plusieurs personnes en même temps, parce que personne n’a jamais trouvé que le chat était un medium adapté pour disséquer la dialectique d’Hegel. Donc vous vous sentez à peu près aussi à l’aise dans la séduction sur un chat de site de rencontre que dans les toilettes d’un parking option néon qui clignote. Bref, c’est pas la gagne. Pas de panique, vous allez pouvoir user de votre plus belle plume grâce à l’option mail et déclarer ainsi votre flamme à votre proie.
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Envoyer un mail, ok, mais comment débuter ? On s’adresse à une personne qu’on ne connaît absolument pas, on a à peine les quelques éléments renseignés sur sa fiche. Et non, ça lance difficilement une conversation un « hé salut, alors comme ça, tu mesures 1m71 et tu bosses dans la pub ? Moi, je culmine à 1m86 et je suis prof. » Oui et la marmotte… Un mail, ça se travaille. En un, on bannit les mails de 3 mots. On n’est pas sur le chat, souvenons nous. Un « salut ça va » en mail, c’est l’ennui. Et tant qu’on y est, salut ne s’écrit pas slt et bonjour ne s’écrit pas bjr. Pardon mais si tu fais même pas l’effort d’écrire un mot de 5 à 7 lettres en entier, j’ai de légères craintes quant à la suite possible de notre relation.
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Alors on dit quoi ? En général, choper deux ou trois éléments de la fiche est une bonne idée, ça prouve que vous avez au moins fait l’effort de la lire. Selon le réseau, vous aurez quelques infos sur les goûts littéraires, musicaux ou cinématographiques de votre proie, ses loisirs. Essayez de taper là dessus. « Oh, tu fais de la plongée ? Moi aussi ! » « Ah enfin quelqu’un qui connaît ce groupe fort peu connu et pourtant tellement génial », voyez l’idée. Ca n’enclenchera pas forcément une réponse car, ne l’oublions pas, pour 95% des échanges, c’est la photo et non le contenu du mail qui encouragera votre proie à cliquer sur le bouton « répondre » mais au moins, vous pourrez sortir du lot.
superman(1)

Devant cette incertitude, la tentation de jouer la carte du copier/coller est grande. Reprenons ma comparaison favorite : « la recherche de l’amour, c’est comme la recherche du travail » : en recherche d’emploi, on a souvent la tentation de balancer à tout le monde la même lettre de motivation, à peine personnalisée, surtout une fois qu’on a réussi à en pondre une correcte. Quand je dis on, je dois plaider moi même coupable… Et après tout, pourquoi pas ? On sait bien combien ces mails restent souvent sans réponse, autant se la jouer stakhanoviste du mail. Envoi, envoi, envoi… Un message un peu enlevé, humoristique mais qui n’oublie pas l’autre personne, ça peut marcher.
antoine-dole
Car oui, il ne faut pas oublier que vous vous adressez à quelqu’un. Ouvrons une parenthèse personnelle : sur le site de rencontre que je fréquente parfois, un homme m’envoie régulièrement des mails, confondant manifestement ma BAL et son blog. Il me raconte sa vie « ah, enfin, le week-end, je l’attendais avec impatience, ma semaine fut dure. Du coup, demain, ciné avec mon fils ». Mais que me voulez-vous monsieur ? Le pire, c’est qu’il a dû m’envoyer une demi douzaine de messages et je me demande à chaque fois s’il se souvient qu’il a déjà essayé de me contacter. Et le encore plus pire, c’es que comme j’ai donné l’adresse de ce site à quelques unes de mes copines, je sais qu’il leur envoie régulièrement le même message. Ecoute, mec, je te répondrai le jour où ton narcissisme sera moins flagrant.
narcissique

Et voilà qu’enfin, on vous signale un nouveau message ! Un poisson a mordu à l’un de vos hameçons. Et maintenant, comment on gère la suite ?

On verra ça la semaine prochaine (je devrais arriver à l’écrire d’ici là)

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Front de libération du cunnilingus

A l’occasion de la sortie ultra médiatisée de Sex and the city, le film, les journalistes français ont trouvé un nouveau sujet hyper original : les Françaises ont du sexe. Mais pas juste un missionnaire le jeudi soir à 22h37, non, ce sont des coquines. Elle font des fellations et même pratiquent la sodomie, la bisexualité et tout. Un bloggeur parlant de ça rapidement dans un article, je réponds en comm un « rien de nouveau sous le soleil », en gros. Ça m’amuse toujours l’idée de révolution sexuelle alors que je pense sincèrement que nous sommes bien plus prudes qu’à une certaine époque. Or un commentateur me répond à son tour : « ok Nina mais note quand même que le cunnilingus n’est pas pratiqué par 85% des hommes ».


85% ? Est-ce même possible ? Je calcule… Youpi, moi, j’en suis qu’à 80… Là, c’est le drame. Sous l’impulsion du commentateur, je crée un groupe facebook (front de libération du cunnilingus) mais quand même, cet état de fait m’interroge énormément. Beaucoup de
filles font remarquer que souvent, le mec réclame sa pipe et on est priée de s’exécuter. Fille qui ne suce pas = mauvais coup, c’est mathématique ou presque. Par contre la réciproque est rarement vraie, allez savoir pourquoi. Ben, je veux savoir, justement, pour ne plus être victime d’une telle injustice même si je suis pas pour le « donnant donnant en la matière ». J’ai pas envie d’un cunni bâclé, moi, messieurs.

Bon, penchons sur les excuses avancées par ces messieurs. En premier lieu, l’hygiène. Alors, je ne sais pas qui vous fréquentez mais par chez moi, les filles sont propres. Personnellement, je prends au moins une douche par 24h et si je dois aller dormir chez un monsieur, j’en prends systématiquement une avant. Et je connais énormément de filles comme ça. Donc ça ne compte pas. Et puis pardon mais nous aussi, on peut avancer l’argument de l’hygiène. Sinon, argument ultime qui m’exaspère : les poils. « Non mais tu comprends, j’ai ça sous le nez, c’est pas agréable ». Parce que tu crois que je me suis jamais retrouvée avec un poil entre les dents ou, pire, coincé au fond de la gorge, moi ? Et ben si et j’en suis pas morte. Surtout que ça va, c’est pas parce qu’il reste du poil que je taille pas dans la masse donc ça passe pas. Quant à évoquer une question de goût, je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas convaincue que ce soit plus mauvais que votre sperme donc je ne veux même pas entendre cet argument.

Autre idée qui me vient assez spontanément à l’esprit : la délicate localisation du clitoris. C’est petit, mignon mais certains n’ont pas encore compris où ça se trouvait (ou à quoi ça servait, apparemment). Mais alors là, je suis pas sûre de comprendre : la meilleure façon de trouver n’est-elle pas justement d’aller voir de plus près ? Parce que quand on y regarde, il est facile à trouver quand même…

Puis en poussant la réflexion plus loin, je me suis demandée dans quelle mesure je n’étais pas fautive, moi aussi. Je ne parle pas de mon hygiène et de mes poils, non, je parle d’une raison tellement évidente… Tout simplement, je ne le réclame que rarement. Si je me souviens bien, s’il arrive que j’offre une gâterie buccale sans qu’on me le demande, il arrive régulièrement qu’un mec me dise clairement qu’il en a envie. Pourquoi, moi, j’en ferais pas autant. On est quand même deux dans l’histoire et deux à vouloir prendre notre pied.

Maintenant, ultime propagande pour convaincre les récalcitrants qui se cachent parce que les mecs qui veulent choper affirment toujours adorer les cunnis. Mais dans les faits, y en a pas beaucoup qui le font réellement, hein. Donc argument ultime, je disais : ne trouvez vous pas plaisant, messieurs, l’idée de faire jouir une fille juste avec une langue et quelques doigts ? Personnellement, en tant que fille, c’est l’intérêt principal de la pipe : avoir le contrôle total du plaisir du monsieur, le tenir tout entier dans ma main. Le
cunni, c’est vraiment l’outil ultime du mâle dominant.

Allez, tous ensemble, faisons avancer la cause !

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Maman, j’ai eu du sexe cette nuit et toi ?

Il y a des trucs qui m’hallucinent parfois. Il y a quelques mois, je regardais une émission sur Teva, je crois, un reportage sur les clubs de vacances où les femmes célibataires
vont pour se payer un gigolo. Enfin, officiellement, c’est juste pour choper mais vu qu’elles payent le mec… Dans le lot, une mère et sa fille qui draguent de concert. Fin du reportage et retour sur le plateau avec la sexologue Catherine Solano qui est atterrée « non mais draguer en famille, comme ça, ce n’est pas sain ».

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Comme vous savez, rien ne me traumatise plus que l’idée que mes parents aient du sexe, je suis le fruit du St Esprit et ma sœur aussi. Mes parents, de leur côté, préfèrent penser
que je ne fais rien de sale et tout ça. En gros, on respecte la frontière des générations. La question du sexe entre parents et enfants est toujours le sujet d’angoisse des uns et des autres. Ado, mes parents m’ont parlé de sexe dans son volet contraceptif mais basta et c’est pas plus mal. Ils n’ont jamais cherché à savoir si j’avais toujours ma petite fleur et je les ai pas appelés quand je l’ai perdue. J’imagine le truc :

« Hé maman, je suis plus vierge !

– Super ma fille. Et alors, ça s’est passé comment ? »

Non mais c’est totalement inconcevable ! Bon, moi, j’ai eu la chance de ne pas avoir mal la première fois donc pas besoin d’appeler maman en urgence pour lui demander comment
faire passer la douleur. Je dis ça parce que c’est arrivé à une copine, elle a eu tellement mal qu’elle a fini par le dire à  sa mère. Ca me glace le sang d’y penser.

Quand j’étais toute jeune, j’enviais un peu les filles qui racontaient tout à leur mère, avec qui elles ont mélangé leur langue à la boum… Nous, pas. Mes parents n’ont jamais été
autoritaires ou coincés sur la question, c’est juste une question de jardin secret. Aujourd’hui encore, je ne raconte rien. Le dernier mec dont mes parents ont entendu parler, c’était Arnaud y a deux ans et demi et encore, parce que j’avais plein de suçons dans le cou donc j’étais totalement flag. Evidemment, ma mère n’est pas dupe, elle sait bien que j’ai des histoires, que je « navigue », comme elle dit. Mais je préfère ne pas lui en parler. Bon, elle a été accidentellement au courant pour Guillaume 2 aussi grâce à une gaffe de ma sœur qui me gardait Kenya quand j’étais partie en Bretagne chez le jeune homme :

« Raaaaaaah, y a Kenya qui se fait les griffes sur mon canapé !

– Mais qu’est-ce qu’elle fait chez toi, Kenya ?

– … »

Mais j’adore quand même ma sœur. Pourquoi je lui en parle pas ? Parce que je préfère attendre que ça compte pour moi, tout simplement.

Pourtant, des fois, on parle un peu de sexe du genre ma mère qui me dit : « non mais y a des trucs maintenant… les machins là… les sextoys… T’en as même qui rentrent en
même temps devant et derrière… Faut vraiment être déviant pour utiliser ce genre de trucs ». Lalalala… Evidemment hors de question de rentrer dans le débat et de faire la liste des miens, ça ne la regarde pas. Je trouve assez curieux de tout confier à sa mère sur le sujet. Pour ma part, j’aurais une fille, je suis pas sûre que j’aurais envie de savoir les détails de sa vie, de la voir partir au bras d’un gigolo tandis que je ramène le mien dans ma chambre. Surtout que son gigolo, c’est quand même moi qui le paye… Et tant qu’on y est, on les échange après ? Non, je crois sincèrement que pour avoir une sexualité normale et épanouie, il faut savoir exclure certaines personnes du cercle des confidences. Raconter à ses copines, c’est normal, voire à sa sœur si on est proche (moi, je le ferai pas) mais bon sang pourquoi en parler à ses parents ? Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer sincèrement ? Je ne comprends pas bien l’intérêt de mêler nos parents à ça. Déjà que mes copines ont du mal à suivre ma vie sentimentale et sexuelle alors si je devais raconter tout ça à ma mère, je crois qu’elle serait effrayée par mes… navigations. Le jour où je trouverai un port d’attache sympa (et durable), je lui en parlerai. En attendant, je reste officiellement célibataire sans activités sexuelles.

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Société de consommation des corps

Situation type d’une vingtenaire ordinaire. Vous êtes dans un café ou ailleurs pour un papotage en règle avec un(e) ami(e) qui vous raconte sa dernière
mésaventure amoureuse : « alors, tu vois, on passe une super soirée, il me couvre de compliments et tout et le lendemain, plus de nouvelles. Il m’a bloquée sur MSN ce con ! ». Des fois, c’est vous qui racontez cette histoire. Ca marche aussi avec les femmes, hein « elle a pris mon numéro, elle ne s’en est jamais servi alors qu’on avait passé une nuit si torride ! ». Là surgit la systématique explication « tu sais, j’ai l’impression qu’aujourd’hui, on prend, on use et on jette, c’est comme ça ! ».

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Et nous revoici en plein dans le complexe du « nous, de nos 20 ans, on a tout inventé au sexe ». Le délire du « c’est nouveau comme comportement » me fait lever les yeux au ciel. Je me souviens avoir lu un blog il y a très longtemps (je me souviens pas du nom donc pas de lien) d’un gars qui parlait de la baise facile
dans les années 80. Par exemple, il raconte l’histoire d’une nana qu’il croise aux toilettes d’un resto et ils s’enfilent joyeusement. Réel ou fictif, c’est pas la question mais cet écrit révèle bien la facilité de baiser à l’époque où le SIDA n’existait pas, de façon officielle et reconnue du moins. Les années 70, juste après mai 68, le mouvement hippie, faites l’amour pas la guerre, Woodstock… IL me semble que la jouissance des corps était très à la mode aussi. Et que penser de Don Juan et Sade, pour ne citer que des exemples connus, collectionneurs compulsifs de conquêtes ?

Une fois de plus, je dirais qu’on n’a rien inventé en matière d’amour et qu’il faut arrêter de se désespérer de cette époque qui pousse aux amours consommables et vite consommées. Meetic simplifie la chope ? Parce que vous pensiez sincèrement qu’avant meetic, il n’y avait pas le minitel ? Avant le minitel les petites annonces ? Des lieux de rencontre pour fast love ? Des individus qui disparaissent une fois leur coup tiré ? Bien sûr, d’un point de vue juridique, il est plus facile de se séparer qu’avant, la procédure de divorce se simplifie d’années en années mais en déduire qu’aujourd’hui, on se sépare plus facilement de ce conjoint devenu boulet est pour moi une erreur. Ce n’est pas une question d’époque, au fond, c’est une question de caractères. IL y a les hommes d’une seule femme et les femmes d’un seul homme et ceux qui, comme dirait ma mère, « naviguent ».

C’est dans tous les domaines pareils. Qui ne connaît pas, de près ou de loin, quelqu’un qui aligne les petits boulots car il démissionne à la première épreuve ?  Lâcheté ? Sans doute un peu même si ça ne doit pas être facile à vivre non plus.

Je parle caractère mais c’est aussi parfois une question de passade. Y a des moments où on veut aucune chaîne et dès que l’autre fait mine de
s’attacher, on disparaît. Parce qu’au moment M, on ne se sent pas capable de tenter le couple. Lâche, sans doute toujours, mais c’est pas tellement la question. Puis c’est aussi une question de lieu et de milieu : les grandes villes favorisent les rencontres et les attitudes consuméristes (même si ce n’est pas non plus une obligation). Les longues études poussent souvent à n’envisager la vie privée qu’une fois les études terminées, donc plus tard que ceux qui ont fait des études courtes et travaillent déjà. A l’arrivée, qui est concerné par cette volonté consumériste des corps ? Souvent les « intellectuels », les jet setteurs, bref, ceux qui prennent la parole et semblent donc être porteur d’une tendance, d’un mouvement. Mais qui a la vie d’une Catherine M. ou même d’un Frédéric Beigbeder en dehors d’un certain milieu qui est en effet très visible mais pas forcément représentatif ? Je vous pose la question. Maintenant, dès qu’on se plaint du connard (connasse) qui ne nous a pas rappelé, on nous répond, fataliste : « bah, oui, tu sais, aujourd’hui, les gens baisent et puis basta, c’est tellement facile… ». Et bien, je suis contre ce fatalisme, moi. Ce n’est pas la société qui veut ça mais l’abruti(e) qui s’en est allé sans demander son reste. Nous ne sommes pas forcément condamnés à des vies amoureuses en puzzle, c’est avant tout une question de chance et de contexte. Mais ce serait bien que tout le monde comprenne bien que le fait de ne pas parler de mariage au petit
déjeuner après une folle nuit de sexe n’est pas un accord tacite pour ne plus jamais se parler. Peut-être faut-il inventer ses propres codes amoureux pour faire comprendre à l’autre que même si on lui promet pas l’amour pour la vie dès le premier petit déjeuner, on aimerait bien partager un bout de chemin ensemble. En général, je demande quand on se revoit. Si on me répond « j sais
pas, on en reparle »,veuillez comprendre « non mais c’est bon, on a passé une nuit ensemble, ça suffit. Tu vas où là ? ». Au lieu de dire un bête « non, on en reste là » mais c’est sans doute pas très poli.

Bref, je pense pas qu’il y ait plus de sexe consumériste qu’avant, vraiment pas. Je pense juste qu’avec les blogs et tout ça, on peut tous en parler,
que certains en ont fait leur fond de commerce et que ça donne cette impression là. Mais ce n’est pas parce que blogueur X dit qu’il baise à tout va que c’est forcément représentatif de quoi que ce soit. Déjà que c’est même pas sûr que ce soit représentatif de sa sexualité à lui…

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Article aigri

Par Lucas

Bon amies lectrices, amis lecteurs, aujourd’hui c’est un article trrrès court, sujet à débat, alors n’hésitez pas à emettre un point de vue ! Z’êtes aussi là pour ça !

L’autre jour, j’ai eu la chance de faire un dîner en famille. Oui, parce qu’avec mon père qui bosse comme un fou (il est chirurgien) c’est pas tous les soirs qu’on mange tous ensemble.
Du coup, j’ai pas du tout senti venir son attaque, méchament frontale, juste après la salade :

« Bon, Lucas, quand est ce que tu t’maries ? »
Bim ! Le bon coup de pied dans les parties ! Ouha, ça taille ce soir !
Et ma mère d’en rajouter…

« Attends chéri, faut déjà qu’il se trouve une nana! »
Bim ! Vas y, Lucas, mange toi un uppercut en machant ta salade.
Et mon père de relancer…

« C’est vrai qu’des nanas, on a du en voir quoi..? Allez, une quinzaine en dix ans… A tout casser… C’est pas beaucoup…
Bah oui c’est ça.. Je vais te montrer toutes mes meufs et puis surtout te reveiller en pleine nuit quand j’en ramene une. Ouhai, vers 2h00 du mat’, histoire de t’la présenter poliment…
Mais j’enchaine :

« Bah, écoutez je vous rappelle que je suis étudiant à Reims et que je ne vais pas, à chaque fois que je choppe une nana, vous envoyer une photo d’elle avec son numero de série: « Choppe n° 5 de
l’année 2006 ».

De toute façon, j’prefere vous ramener « la bonne » un jour, parce que vues les remarques que vous faites sur les conquêtes de Marie et Arthur (ma soeur et mon frère) ça donne pas vraiment envie de
vous ramener une meuf à la maison… »

Et bam! Rire étouffé de ma soeur qui par là même aquiesce interieurement. Mon frère se pose en arbitre et m’accorde le point. Six jeux partout. « Taille » Break décisif. Mes parents au service.

 » Bah oui mais justement : avoir quelq’un de sérieux c’est ce dont on parle. Si tu veux pas finir en vieux célibataire aigri de 40 balais faudrait ptete y penser !
Jeu, set et match pour mes parents…
Je les kiffe comme pas permis…

Bon demain, j’rappelle Kritstin Scott Thomas pour voir si elle est libre…
(amis lecteurs, je vous parle de cet article )
Et si vous avez des commentaires, allez y: lachez-vous ! Ya pas d’soucis, le soir même du diner j’ai ingurgité deux anxiolitiques ! Donc, oui ça va mieux !

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