La droite ou l’apprentissage de la rébellion

Je suis fascinée. En bien ou en mal, je ne suis pas sûre. Mais avez-vous seulement conscience de l’incroyable révolution que nous sommes en train de vivre. De mémoire de Nina, on n’avait jamais vu ça (mais ok, j’ai que 33 ans et je me souviens que peu de l’opposition au PACS, c’était peut-être aussi violent mais je crois pas). La droite découvre la révolution. Et ils y vont pas avec le dos de la cuillère.

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Je n’ai pas aimé le débat sur le mariage gay, pas du tout. Ca m’a rendu allergique à l’expression des idées quelles qu’elles soient, voyez vous car quand je lis des vomis de haine sur des pauvres individus qui n’ont pour seul “tort” (j’insiste sur les guillemets) que d’aimer une personne du même sexe qu’eux, ça me donne plutôt envie de pleurer. En tant que Bisounours en chef, je croyais qu’on avait dépassé le stade de l’homophobie en général (je ne pouvais nier la survivance de quelques abrutis arriérés), que l’on ne considérait plus les gays et lesbiennes en fonction de leur orientation sexuelle mais qu’on les considérait comme des individus. J’ai du mal à comprendre qu’on puisse hiérarchiser les amours, qu’on trouve une union légitime et une autre non simplement en fonction du sexe des personnes concernées. Qu’on affirme qu’à priori, une personne sera forcément meilleur(e) père/mère de par ses préférences sexuelles. J’ai dû rater la découverte scientifique liant hétérosexualité et instinct paternel/maternel, sans doute. Bref, comprenez bien que les propos de cette droite estampillée “Manif pour tous”, “printemps français”(assez drôle quand on pense qu’il y a deux ans, ce terme était revendiqué par des indignés plutôt de gauche) et qui scande “on ne lâche rien”, me donnent la nausée. Mais à côté de ça, je ne peux m’empêcher de regarder les yeux grands ouverts leur apprentissage de la révolte et de la manifestation. Et comme tous les “convertis”, ils en font toujours trop.

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Traditionnellement, on associe la droite à l’ordre. Enfin, moi, en tout cas : les gens de droite que je connais ne manifestent pas. Les gens de gauche pas vraiment non plus remarque, je ne connais que peu de batteurs de pavés, maintenant que j’y pense… Ma tante m’avoua même un jour qu’elle avait manifesté comme une petite fille entraînée par les autres. Même si elle est de droite, elle est allée manifester pour protester contre les paroles indignes d’une élue UMP assimilant le mariage homo au mariage entre animaux. Oui, quand je vous dis que ce débat a généré beaucoup de propos classes et subtils… Bref, les gens de droite, c’est pas super leur truc de manifester. Lors du dernier gouvernement Jospin, les manifs étaient plus remplies de syndicalistes et de “gauchistes” que de fiers membres du RPR. Mais là, nos petits Charles-Henri et Marie-Bertille découvrent, héberlués, la révolte et ils y vont franco : provocation des forces de l’ordre, interpellations, dégradations des biens publics, appel à la violence. De vrais sauvageons, finalement.

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Evidemment, tout cela est très triste quant aux propos tenus, au déni de démocratie, aux parallèles historiques et géopolitiques plus que douteux (entre ceux qui hurlent à la dictature socialiste et qualifient un gosse de prisonnier politique et ceux qui se réjouissent que les militants d’Act up aient déjà le triangle rose pour les reconnaître plus vite), aux attaques physiques des plus minables fleurant bon le racisme et l’homophobie. Oui, faire défendre une loi élargissant le droit du mariage par une femme Noire, y en a qui ont eu beaucoup de mal. Les gens de droite qui se revendiquent de la manif pour tous, du printemps français, des veilleurs… apprennent dans la violence et la douleur ce que signifie être dans l’opposition, être la minorité parlementaire. Mais finalement, est-ce que ça ne démontre pas que l’opposition finit toujours par se réfugier dans l’agressivité et la bêtise la plus totale ? Pendant 15 ans, j’ai soufflé par le nez en lisant certains propos de mes amis de gauche sur la droite. Non que je ne tolère pas la critique, bien au contraire, mais la taille de Sarkozy ou l’identité de l’époux de Boutin ne sont et ne seront jamais un argument. Critiquer des projets de loi, des chiffres erronés, des distorsions des faits, oui. Balancer des Sarko facho (même si ça nous fait une jolie allitération) ou taguer des murs pour dire qu’on l’aime pas, non.  Quelque part, ça me rassure de voir que dans l’opposition quelle qu’elle soit, les réflexes sont souvent mauvais, qu’on se roule avec délectation dans la mauvaise foi, les non arguments, les propos délirants. La société change, la droite se rebelle. Bientôt, le gilet noué autour des épaules aura plus de sens que le béret étoilé de Che Guevarra. Ou pas !

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Peut-être qu’il ne peut y avoir d’intelligence dans un débat de société, au fond. Pas la plupart du temps, du moins.  Par contre, je rêve encore et toujours de balancer tous les petits cons qui gueulent au fascisme et à la dictature dans les pays reconnus pour leur manque total de liberté d’expression, histoire qu’ils prennent conscience des conneries qu’ils profèrent.

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Le drame des sapins de Noël en entreprise

La semaine dernière, j’ai travaillé. Peu, 2 jours. Petite ambiance post apocalyptique avec, au max, un employé sur 3 à son poste. Pour vus dire, quand je suis arrivée jeudi matin à 9h20 (parce que j’avais dormi chez Vicky qui travaille tôt), c’est limite si j’ai pas été percutée par une botte de foin roulant par là. Mais surtout j’ai été accueillie par le sapin de Noël. Ou plutôt ce qu’il en reste.

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Jeudi soir, rendez-vous pro dans une boîte qui n’est pas mienne. En attendant mon rendez-vous, je zieute leur sapin. C’est marrant, on dirait le même que nous : en rouge et blanc, il fait la gueule et pas qu’un peu. et j’ai trouvé ça triste. Il y a bien sûr l’explication de l’air chaud en boîte qui le fait lentement s’étioler alors que le sapin familial chez moi était encore tout pimpant quand je l’ai quitté mais je m’en fous de l’explication physique, en fait, c’est pas de ça dont j’ai envie de parler. Non, en fait, je trouve la déprime de ce sapin très symptomatique de cette période étrange qu’est Noël dans une entreprise.

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Déjà, je précise donc que mon entreprise ne ferme pas entre Noël et le Nouvel an comm vous pouviez vous en douter, je suis pas allée bosser par philantropie. Mais la masse salariale a considérablement diminué. Quand je suis revenue jeudi, nous étions 3 sur notre bloc sur les 8 employés. 4 étaient donc en congés et une en maladie. On pouvait aller à la
machine à café sans faire la queue, idem aux toilettes, on recevait au mieux un mail par heure, le calme régnait dans l’open space. Une vie un peu au ralenti, comme si nous étions tous victimes de l’hibernation malgré la chaleur tropicale qui règne dans le bureau. Et après, je m’étonne d’être malade tout l’hiver. Mais peu importe, nous ne sommes pas là pour débattre de la température ambiante en open space. Puis ça me change de l’an dernier où j’enfilais mon sweat de gym par dessus mon pull tellement je mourrais de froid. Bref, je disais donc vie ralentie. Et le sapin, il fait pareil, il décline en même temps que l’activité de la boîte, laissant un étrange sentiment de lendemain amer.

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Revenons au vendredi 17 décembre. C’est le Noël des enfants. A 17h, ça crie, ça piaille, ça court, le sapin étincelle, entouré d’une ribambelle de cadeaux et d’un beau Père Noël, rouge et barbu comme il faut. Pendant que les petits déballent et que l’un d’entre eux vient me montrer son cadeau dont je n’ai toujours pas compris le nom, les grands avalent petits fours et champagne en devisant gaiement. Pour une part d’entre nous, dans quelques minutes, ce sont les vacances. Tant pis pour les dossiers qui traînent, à 18h, après une ou deux coupes de champagne, c’est la désertion. On se revoit en 2011, hein ! 18h, extinction des feux dans une certaine euphorie, dans un grand bruit festif. Pendant 15 jours, les survivants pianoteront mollement sur leur clavier, se disant que ce soir, à 17h, ils seront partis vu que personne ne vérifie leurs allers et venues. La vie sociale de l’open space s’étiole, personne ne parle vraiment, tout le monde a en tête ses derniers achats de Noël ou son réveillon. Ah tiens, un mail ! Ah non, c’est une réponse automatique m’informant que mon interlocuteur est en congés et reviendra en 2011. Si personne ne me répond, autant partir.

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Je trouve que la déprime du sapin est assez symptomatique de cette non vie durant ces 15 jours, successifs à une ambiance festive où tout le monde est clinquant, de bonne humeur. On peut ne pas aimer les fêtes de fin d’années, le champagne fait toujours son petit effet. Et je trouve que ça fout le cafard. Rentrer de vacances alors qu’on n’en a pas envie pour trouver un sapin qui fait la gueule, vestige d’une époque très proche où les vacances étaient encore à venir et non pas derrière nous. Les lendemains de fête ont toujours la même gueule : l’euphorie passée, ne reste que le ménage à faire et la gueule de bois, l’envie d’y retourner encore parce qu’on ne veut pas croire que c’est déjà fini et celle de se noyer dans un verre d’aspirine. De se dire qu’on retourne déjà au boulot dans 2 jours, qu’on sera accueilli par un sapin qui fait la gueule avec ses guirlandes pendantes, ses boules qui menacent à chaque seconde de s’écraser en mille morceaux quelques mètres plus bas, retenues de justesse par une branche molle à l’agonie et je ne vous parle même pas des épines ni de la bonne odeur de sapin partie avec l’humeur de la fête.


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03 janvier, ambiance gueule de bois.

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En province, on a même l’électricité !

Petite, j’étais une grande publivore devant l’éternel, hors de question de me coucher sans avoir regardé la page de pub de 20h30. Depuis, j’ai grandi et je trouve plus d’agacement que d’émerveillement dans ces satanées pages de pubs. Et ce qui m’horripile le plus ? L’image de la province.


J’ai beau être parisienne depuis bientôt 4 ans (quand j’y pense, c’est fou !), je continue à expliquer à tous les gens que je rencontre que je viens du sud. Et la plupart me répondent : « ah bon ? Et l’est où ton accent ? », ce qui me donne envie de pleurer car mon accent du sud ouest était un facteur sympathie indéniable. Maintenant, on ne me demande même plus d’où je viens, je trouve ça d’un triste. Mais bon, je garde ma fierté de fille du sud ouest, je suis contente quand on vent des Airbus, que les équipes de rugby de pas loin de chez moi gagnent des matchs, que plein de Toulousains soient en équipe nationale de rugby et je serais presque émue de savoir que Toulouse (le Téfécé, comme on dit) a battu Bordeaux en foot si je ne détestais pas ce sport. Enfin, ok, c’est pas le sport en lui-même que j’aime pas, c’est tout ce qu’il y a autour.

Alors forcément, quand je vois ma région réduite à des images d’Epinal, je grince des dents. Souvenez vous la pub Rondelé avec Maïté et ses copains qui parlent des bonnes choses et notamment cette bonne femme en tablier immaculé et chignon strict genre « paysanne du XVIIIe siècle dans l’imaginaire collectif » qui ramasse des herbes en les disposant dans son beau panier en osier en disant « la ciboulette, peut-être… ». Alors déjà, j’ai beau ne pas être un as du jardinage, je SAIS que l’herbe et la terre, ça ne va pas du tout de pair avec un tablier blanc. A l’époque, je me demandais où se passait la scène car en France, en vrai, personne ne va ramasser la ciboulette avec un beau tablier démodé et un panier en osier bien garni.

 

Nouvelle pub qui me fait hurler, celle de la twingo XV de France (ou rugby, je ne sais trop) où on voit une classe de crétins qui répètent en imitant l’accent du sud « Engtre lé PERcheeeeeeuh ! ». Alors déjà, en temps qu’ex stagiaire en journalisme rugbystique, on dit rarement « entre les perches », la plupart des journalistes restent avec le « entre les poteaux ». Mais surtout, je suis étonnée que les publicistes parisiens qui ont une si belle image de la province (le Parisien qui « apprend » le provincial avec l’accent, pardon mais ça me fait hurler) n’aient pas tilté qu’il y avait aussi des équipes de rugby hors sud ouest. Y en a aussi dans le sud est et même deux en région parisienne qui évoluent en professionnel (le deuxième, c’est le Racing Metro 92). Plutôt que de mal imiter notre accent et mettre en avant un vocabulaire rugbystique peu usité, ils n’avaient qu’à faire appel à des joueurs de la région, tiens. Ah, c’est sûr, c’est plus cher mais ça m’aurait un peu moins énervée car dès que je vois la couillasse à la télé qui commence à répéter toute fière
« engtre lé PERcheeeeeeeuh ! Engtre lé PERcheeeeeeeeeuh ! », j’ai envie de l’attraper par les cheveux, la jeter par terre et lui donner des coups de pied en lui expliquant que dans mon pays, personne ne parle comme ça en vrai.

Et je suppose que nos amis du Pays Basque doivent aussi être fatigués par le pépé qui « goss goss » avec sa patate ou, à l’époque, la sale gosse qui répétait du basque quand on lui servait du Ossau Iraty.


Parfois, quand je vois la province qu’ils nous sortent dans les pubs, je me demande s’ils ne sont pas allés tourner leur film dans les régions rurales du fin fond de la Chine. Parce qu’à Toulouse, par exemple, on a quand même l’eau et l’électricité courantes, on a même l’ADSL et nous, en plus, on construit des avions ! Alors la province d’un autre siècle, ce serait bien d’arrêter un peu de nous la servir.

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Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.


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Courrier des cœurs, réponse à Daniela

Cette semaine, Daniela nous a posé la question suivante : « Je suis en Fac, mais toujours célibataire. Etant du genre à courir plusieurs lièvres à la fois, je n’ai pas une, ni deux, mais trois cibles ! L’un a été croisé au cours d’une soirée, l’autre est un ami que je retrouve à la bibliothèque, et le troisième est mon voisin de TD. Je ne sais si je dois concentrer mes efforts sur seulement l’un d’entre eux, ou bien me jeter à la tête de chacun et voir ce qui pourra se passer. La polygamie est-elle si mal vue ? Puis-je les convaincre qu’ils sont seuls et uniques chacun dans ma vie… Etre toute à chacun d’eux sans espoir ? NB : j’ignore si je leur plais. Qu’on se le dise ! Mais que de sourires échangés, que de regards équivoques… que de films dans ma tête ! »


 

Comme tous les samedis, la cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voilà nos avis :

Jane : Tout d’abord, si on parle bien de rapports amoureux, la polygamie est mal vue, oui. Ca peut être triste, mais c’est ainsi. J’ai une solution assez (trop?) simple: Pourquoi ne pas attaquer les cibles… les unes après les autres? Il y en a déjà deux qui fréquentent les mêmes endroits, donc à moins de faire comprendre aux
messieurs qu’en public, on fait comme si on ne se connaissait pas, il y a forcément un moment où l’un des deux se rendra compte qu’il n’est pas le seul et unique élu… C’est pas si bête que ça un homme!
En tentant ta chance successivement, il y a sûrement moins de risques. Sauf si l’un d’entre eux annonce fièrement à un autre qu’il t’a jeté avant que tu ne te rabattes sur lui. Il y aura quelques froissures d’ego…

Nina : La question que tu poses est finalement celle des oeufs dans le panier. Dois-je mettre mes oeufs dans le même panier et ne sélectionner qu’une cible ou explorer les 3 pistes pour essayer de conclure avec un. C’est aussi ce que j’appelle la fidélité pré-couple : et si mon futur mec apprend que j’avais d’autres mecs en vue avant
lui, ne vais-je pas briser son coeur? Alors déjà, pour répondre à cette dernière question, je vois pas l’intérêt d’être honnête sur ce point, c’est pas super valorisant un « tu sais, si je sors avec toi, c’est parce que t’as été le plus rapide, huhuhu! ». Et s’ils sont deux ou trois à mordre à l’hameçon, tu peux même la jouer bachelorette : tu passes une soirée avec chacun d’eux et tu choisis le plus mieux. Oui parce que 3 mecs à gérer, c’est utopique!

Summer : rien ne t’empêche de courir plusieurs lièvres à la fois étant donné les probabilités que les 3 s’intéressent effectivement à toi au final le choix se fera peut être seul. Si tel n’est pas le cas, je pense que les affinités que tu auras avec l’un ou l’autre te feront naturellement prendre une décision, du moins je l’espère car
vieux jeu comme je suis je ne peux faire la promotion de la polygamie. Je préfère donc ne pas me prononcer sur la deuxième partie de la question.

Tatiana : Et bien que dire ? En fait je ne sais pas trop. Dejà une blague pourrie « ah ben la polygamie pourquoi pas si on me paye le voyage ». Ok, ca c’est fait. Après je dirais que tu peux très bien courir tous tes lièvres à la fois si tu n’as pas peur de t’essoufler et que tu es bonne en endurance. Ensuite à partir du moment où ça se
concrétise tu ferais bien d’être honnête car ils finiront par découvrir le truc et ça risque de ne pas leur faire plaisir. Si tu es claire dès le départ en leur disant que t’as pas envie d’une relation exclusive, peut être qu’ils seront Ok eux-aussi. Et puis sinon tu peux toujours m’envoyer la photo et le tel des 2 restés en rade (ok je sors).

Lucas : C’est Lucas en mode cœur d’artichaut qui parle. Sauf que là on évolue dans un cas où la personne n’est même pas tombée amoureuse ! Ça me rappelle un article que j’avais lu il y a 10 ans au sujet de deux « couples », l’un entre deux filles et un mec et l’autre entre deux mecs et une fille… Perso, je n’pourrais pas. Non pas que
je sois possessif ou jaloux mais d’une part j’aurais trop peur de délaisser l’une au profit de l’autre d’autre part je me verrais mal scinder mon temps libre déjà shorty entre deux demoiselle. Pire, si j’étais un des 3 mecs de la nana : comment voulez-vous lui faire des léchouilles quand vous savez que son vagin vient d’être visité par la bite à Dudule ? Non, vraiment moi ça me bloque !
J’ai vraiment envie de croire que dans la vie il faut faire des choix. Si je vivais avec deux compagnes, je ne vois pas comment une des nanas pourrait se sentir aimée à part entière (même si c’est le cas) : elle sait qu’elle partage la vie de son mec avec une autre…

Si toi aussi, tu as une question essentielle à nous poser que ce soit en amour ou en sexe et tout ce qui a autour, n’hésite pas à poster ta question en comm (voire
en mail)

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Nobody puts Baby in a corner

Par Marine

Ca va être greluche. Mais pire.

J’ai un vice. Oh rien de bien grave, je reste l’oie blanche de ce blog qui refuse les kits SM en promo et qui s’offusque du langage cru de Bastien. Mais j’ai un vice. Les peopleries. C’est une drogue, c’est affreux. L’autre jour, Perez H., qui est mon meilleur ami du virtuel après Nina, annonçait une « nouvelle dont on se fout » (c’est la définition officielle de « peoplerie ») : Patrick Swayze est atteint d’un cancer du pancréas, il n’en a plus pour 5 semaines.

Pour la moitié qui s’en fout de Patrick Swayze, pas la peine de lire plus loin. Quoique non, restez mes mignons.
Je m’explique : Patrick Swayze, quelque part, on s’en fout.
Acteur de seconde zone, qui a brillé à la fin des années 80, au début des années 90 pour ses rôles de « minet-à-ado » dans 3 films, en gros :
– Dirty Dancing, rôle d’un mono de danse au muscle saillant, qui se fend d’un petit détournement de mineur entre deux mambos, qui danse en pantalon moulax noir – pour le folklore années 60 – et torse nu. 1987, l’homme objet dans toute sa splendeur.
– Ghost, rôle de l’amoureux qui s’envoie sa meuf en faisant de la poterie tellement qu’il l’aime et qui revient de l’au-delà pour lui redire combien tellement qu’il l’aime. Le muscle saille moins, le jeu est encore plus monolithique, et la sexyness de Patrick tient avant tout à son rôle de golden-boy new-yorkais qui habite TriBeCa dans un loft de FOLIE (rien que de repenser à ce loft j’en mouille ma culotte, voyez-vous). 1992, le lover.
– Point Break, rôle de gourou altermondialiste fan de surf et un brin bad boy (il braque des banques). Là, on salue l’ingéniosité des costumiers d’avoir fait à Patrick une coiffure qui lui tombe sur les yeux, ça évite l’embarras face à l’inexistence de son regard. 1993, l’époque à laquelle on pense encore que surfer, c’est cool, on se pose pas la question de la conversation du gonze.

Visuellement, ça donnait ça :





 

Fugace, la carrière. Mais après ça, combien de nanas ont essayé de s’entraîner à faire « la danse de la fin » de Dirty Dancing dans les boums? Des fois qu’un jour elles croisent Patrick, elles seraient préparées. Combien de mecs ont emballé sur Unchained Melody dans ces mêmes boums? Laissez tomber, si les nanas fermaient les yeux en vous embrassant, c’est parce qu’elles imaginaient Patrick S. et ses bras musclés les soulevant comme des brindilles pour leur faire l’amour fougueusement dans un loft de 200 m2 sur TriBeCa.
Bref, tout ça pour dire à quel point ces personnes avec lesquelles on a grandi mentalement en viennent à prendre un peu de place dans nos coeurs. Pas forcément beaucoup, hein. Quand c’est beaucoup, ça s’appelle être fan. Quand c’est trop, ça s’appelle être psychopathe. Mais sans tomber dans le fanatisme ou la folie, ce sont des personnes (personnages?) qui ont compté. Quelque part, on les a oubliées, remisées dans le coin « niaiseries adolescentes » de notre cerveau, ce coin qu’on dépoussière avec nostalgie de temps à autre (souvent pour moi). Mais par ailleurs, quand on les perd définitivement, sans avoir la même tristesse que quand on perd un proche, on se rend compte que c’est un repère de notre enfance/adolescence qui s’en va. Et grandir, des fois, c’est chiant.

Alors oui, la maladie de Patrick Swayze, on s’en fout, c’est certes cruel mais pas forcément plus que ce qui a touché Chantal Sébire, après tout. Mais Patrick Swayze, j’ai dû m’endormir un paquet de fois en rêvant à lui quand j’avais 12 ans. Je ne parle donc pas de l’alcoolo fumeur compulsif au visage ravagé qu’on voit aujourd’hui, mais bien d’un Johnny Castle ou d’un Sam Whitman. Ca en fait presque un proche, un ami de la famille – celle qui est dans ma tête. En somme, la mort annoncée d’un fantasme d’adolescente, c’est aussi nous rappeler que tempus fugit, et ça c’est vachement triste, des fois.

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La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin

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Comment écrire un article quand on a rien à dire

Des fois la vie, c’est exaltant, il nous arrive plein de choses diiiiiiiiiingues ! Et puis des fois, ça ronronne comme une Kenya, tout va sereinement donc on n’a rien à raconter. Tout blogueur se retrouve un jour sans rien à raconter, même votre humble serviteuse (pourtant très bavarde). Alors voici quelques idées pour remplir un blog. Je précise que cet article se veut humoristique et n’attaque personne (on sait jamais…). D’ailleurs, en la matière, je me moque d’abord de moi-même.


Première solution : le questionnaire. Avant, on les recevait par mails ces foutus questionnaires de mes fesses qui vous demandent des choses essentielles comme « préférez-vous la vanille ou le chocolat ? ». Moi, de savoir ça, ça me change la vision que j’ai d’une personne. Non mais c’est vrai quoi, on imaginait volontiers Jean-Luc s’acheter une Haagen Dasz triple chocolat mais non ! Il préfère la vanille. Ca me bouleversifie cette révélation ! Donc voilà, sur les blogs, des questionnaires, on en trouve, je les copie, je les remplis et les publie quand j’ai rien à raconter. Comme ça, toi aussi, lecteur, tu sauras que je préfère la vanille au chocolat et que je déteste les tomates crues. Des fois que tu m’inviterais à dîner, c’est indispensable à savoir. Dans la même veine, on a le test de pureté (tous les blogs ont publié un jour ça !) ou le test de dépravation (que j’ai fait, je l’avoue).

 

Deuxième solution : les photos. Bon, quand tu as décidé comme moi de rester dans l’ombre, cette solution est assez délicate parce que mettre juste une photo avec ma gueule floutée, c’est pas top bandant… Mais bon, ça économise des mots et une photo floutée fait parfois plus réagir les gens qu’un article hyper élaboré sur un sujet hyper pointu. Oui, faut croire qu’une tête de blogueur, ça inspire plus qu’un article de réflexion sur la fission nucléaire, étrange, étrange… Enfin, je dis ça mais un tel article, j’aurais rien à en dire non plus !

 

Troisième solution : les histoires de cul. Encore faut-il en avoir. Perso, j’ai pris le parti de pas coucher juste pour remplir mon blog parce que ce serait drôlement triste, quoi. Tout le monde ne peut pas visiter mon intérieur, il est un peu précieux… Bon alors on peut toujours en inventer mais là, c’est le cercle vicieux : un premier mensonge et après, on n’arrête plus. C’est sûr que caché derrière son écran, on peut raconter ce qu’on veut. Si je vous dis que j’ai couché avec Sagamore, vous pourrez pas prouver que c’est faux. Mais faut être culottée. Je peux aussi prétendre que je fais 1m75 pour 52 kg (oui pas 50, les chiffres ronds, c’est un peu suspect), vous pourrez pas prouver le contraire tant que vous m’avez pas vue… Mais bon, là, ça marche plus vu que je rappelle à peu près trois fois par semaine que je culmine à 1m57 (même pas un chiffre rond, pour vous dire que c’est vrai, quoi !).

 

Quatrième solution : parler « culture ». Là, je mets des guillemets parce qu’on peut mettre de tout là dedans. Par exemple, parler de l’Ile de la tentation ou d’une sitcom. C’est facile à écrire, il ne faut que résumer tout en se moquant. Du genre : « Putain, ils sont tous trop cons à l’Ile de la Tentation, ils me font pitié, surtout Emeline et ses drôles de boutons autour de la bouche et Harry, son fiancé qui s’est trouvé une super amie sur la plage : une moule. Ils ont le même QI, ils se sont compris ». Sinon, il y a les sitcoms, rien que résumer l’intrigue, vous avez écrit dix articles. Par exemple, prenez le temps d’expliquer que Brooke a un bébé avec Deacon, le mari de sa fille (donc son gendre) et que son fils est donc le frère et le beau-fils de sa fille et que Deacon est son père et son oncle. Ben rien que ça, ça prend de la place, quoi. Sinon, dans la culture, on peut tout mettre : un film qu’on a vu, un CD qu’on a acheté, un clip chopé sur youtube parce que c’est trop la classe, youtube, on trouve tout ! Nous, ça nous a pris 30 secondes à trouver, le lecteur, ça l’occupe au moins pendant 3mn30. MA-GI-QUE. Puis vous pouvez parler littérature ou expo mais c’est plus casse-gueule ça, ça fait fuir les lecteurs.

 

Cinquième solution : le buzz ou la rumeur. Par exemple « bon, j’ai pas le temps d’écrire un article, je me suis faite brouetter toute la nuit par un blogueur que je ne nommerai pas ». Alors là, double effet : de un, on va attendre d’en savoir plus donc on force le lecteur à revenir pour savoir si le dit blogueur fut un bon amant ou pas. Et puis de l’autre, on va chercher à savoir qui est ce jeune homme. On va se taper tous les blogs pour essayer de trouver un indice. Là, en plus, c’est sympa, vous refilez des lecteurs à vos copains de la blogosphère (enfin, les mecs, désolée les filles). Donc ça génère du trafic et du commentaire, waaaaah ! Enfin, moi, je coucherais avec un blogueur, je le dirais pas, d’abord !

 

Sixième solution : les concours. Voilà, comme ça, ce sont les autres qui bossent pour vous, c’est tout bénef et j’avoue être une pro en la matière.

 

Septième solution : raconter une anecdote à la con sous un titre attirant. Par exemple, si vous voulez raconter une histoire d’accident de machine à laver, ne titrez pas ça
« je suis une mauvaise ménagère » mais « blonde cochonne en string panthère ». Et racontez sans rougir que vous avez oublié un stylo dans la poche de votre pantalon et que votre joli petit string est ressorti tout taché de la machine, taches qui rappellent la fourrure de la panthère (maline, hein ??). La blonde cochonne, ça veut pas dire que je suis une chaudasse mais que je suis étourdie (« blonde ») et que j’ai tâché mon super string en voulant le laver(« cochonne »). Non parce que même quand on raconte du vide, on veut que google nous ramène du monde. Pareil, si vous voulez raconter la conversation téléphonique avec votre maman, ne dites pas « conversation avec ma mamounette chérie » mais « conversation privée entre deux femmes ». Oui, faut savoir que le sexe, c’est ce qui rapporte le plus. Et si vous voulez être au top, vous intitulez votre article « sexe, sodomie, foot et Zinedine Zidane » et là, vous pétez les scores ! Mais bon, bon courage pour trouver quoi dire là-dessous. Franchement, relisez vos blogs préférés (ou pas) et vous verrez comme certains titres sont surtout racoleurs et cachent une anecdote plutôt sage.

 

Huitième solution : les mots clés. Alors, ça, c’est le truc rigolo, on vous donne les mots clés qui ont permis aux internautes d’atterrir sur le blog. Faut dire que c’est
drôle. Là, par exemple, je regarde et que vois-je ? « les femmes preferent les connard » (je laisse les orthographes fantaisistes), « sunset-beach maria
annie talon », « 
le site ou les lesbiennes racontent leurs ebats », « comment trouvé des film de cul en ftp sur google », « embrasser un ex », « je veut dire joyeux anniversaire a mon fiancé », « des seins partout », « salope 45 centre ». Le meilleur qu’on ait eu, c’est « Peri Cochin topless ». Non mais qui peut chercher ça ? Non pas que je doute du pouvoir de séduction de Mlle Cochin (en fait si) mais comment peut-on même penser qu’elle a fait des photos topless ? Est-ce que je cherche Laurent Ruquier à poil, moi ?

 

Neuvième solution : écrire un article avec plein d’idées pour faire un article quand on n’a rien à dire… Oups, je viens de me trahir !

 

Et en bonus, un youtube!!

 

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