Ah, tu as une copine…

Je vous racontais l’autre jour que j’avais maté Teresa avec Anna, Anaïs et son cousin. Au détour d’une scène, on s’esclaffe tant ça sent le vécu. Une étudiante en médecine blonde dont j’ai zappé le prénom se rapproche de Mariano en mode bon pote mais elle, elle veut plus. Jusqu’à ce que Mariano prononce la phrase fatidique : “Et si on sortait tous ensemble ce soir ? Je vais appeler ma fiancée pour lui en parler!”.

La pauvre blonde se décomposa avant de se ressaisir : “ah tu as une copine ? Ok, ben super, on fait comme ça” et nous de crier devant la télé “hannnnn, c’est tellement ça !”. Qui n’a jamais vécu ça ? Voici le beau Stéphane qui s’avance. Vous l’avez repéré et entamé quelques travaux d’approche à base de roucoulades, de rires de gorge et de tortillis de cheveux qui, dans votre monde, veut dire “TOI JE TE VEUX!”. Alors que vous discutez avec lui, il glisse soudain les mots fatidique “ma copine” (voire “mon copain”, j’ai un gaydar tout pourri). Et là, vous sentez comme une enclume tomber dans votre estomac, votre sourire se crisper et votre cerveau (à moins que ce ne soit votre orgueil) hurler à votre corps de se ressaisir. Feins l’indifférence ma fille, reprends la conversation l’air de rien, comme si le fait que le sublime Stéphane était désormais hors de portée ne vous affectait pas. Oui, je sais, on a le droit de s’attaquer à des hommes en couple mais de 1) ça complique la donne et de 2) je n’encourage pas ce genre de pratique, c’est un peu du masochisme. Bref.

Le problème, c’est que rien n’est clair. Je veux dire que dans un monde idéal, on aurait chacun une petite marque nous indiquant qui est dispo pour quoi. Alors, toi, tu es célibataire et hétéro, ok, toi célibataire et gay donc je vais te présenter à quelqu’un. Toi, t’es en couple mais tu cherches une maîtresse… Oui alors là, mon système de marque s’effondre parce que y aurait une marque “en couple libre” et une marque “en couple exclusif officiellement mais je suis pas contre un 5 à 7 avec un(e) autre” et le monsieur infidèle aurait un peu de mal à gérer la situation. Mais est-ce que c’est ma faute si les gens ne déclinent pas de suite leur situation aussi ? “Salut, je m’appelle Stéphane, j’ai 31 ans et j’ai une copine”. Au moins, on saurait et ça éviterait l’enclume dans l’estomac.

Le pire étant quand le beau Stéphane se trouve une copine après vous avoir rencontrée. Parce que le coup du tortillis de cheveux, c’est touchant mais peu entreprenant, il peut aussi penser que vous êtes juste un peu cruche. Stéphane étant un être indépendant, il est sorti et a rencontré une belle demoiselle qui s’est mieux démerdée que vous (ou qui lui plaisait plus, ça arrive). Là, c’est pas une enclume mais trois qui vous tombe dans l’estomac pendant que votre machoîre pend lamentablement au bout de votre visage. Merde, merde, meeeeeeeeeerde ! Comment a-t-il osé ? Bordel de bordel. Vous refaites le match dans votre tête, vous vous demandez à quel moment vous avez loupé le coche. Mais toujours est-il que vous voilà devant le fait accompli : le Stéphane s’est envolé. Va falloir se reconstruire un peu l’ego là. Parce que même si on est loin du traditionnel râteau qui te fait cracher les dents, là, t’as quand même un peu mal : pourquoi Stéphane est allé se mélanger avec l’autre greluche (dans ce cas, l’autre pauvre fille est forcément une greluche, pouffiasse, connasse, boudin…rayez les mentions inutiles si tant est qu’il y en ait) plutôt qu’avec nous ?

Et pourtant, c’est une facétie plutôt classique de la vie amoureuse ou plutôt de l’art du flirt. S’il était pris avant, haussons les épaules en maudissant la fatalité. Il était célibataire au départ ? De 2 choses l’une : soit vous n’étiez pas son genre (ça arrive), soit vous avez été trop godiche et n’avez pas bien fait passer votre message de “je te veux”. Quoi qu’il en soit, remettez-vous : à défaut d’un Stéphane, il vous reste des tas d’Arnaud, Pierre, Jacques, Samir, Louis ou je ne sais qui. Mais soyez plus claire dans vos désirs la prochaine fois.

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Doit-on se rendre à une soirée spécial célibataire pour la saint Valentin ?

Jeudi soir, salle de sport, Anaïs et moi discutons autour d’un café en attendant de pouvoir accéder aux appareils. Soudain, elle m’explique qu’elle a reçu un mail sur On va sortir à propos d’une soirée de célibataires le soir de la saint Valentin. On y va avec Anna ? Mouif, je sens un peu le faux plan.

Il est vrai que j’ai jamais été Saint Valentin, peut-être parce que mes histoires d’amour commencent en général début février ce qui rend la St Valentin inutile à fêter. Peut-être pour mon côté connasse snobinarde qui n’aime pas ce que la majorité des autres aiment. Mais bon, j’ai parlé moult fois de la Saint Valentin, passons sur ce point pour en venir au fait : cette soirée pue.

Sur le mail reçu par Anaïs, l’organisatrice explique que y a quasi que des mecs donc qu’elle n’hésite pas à venir accompagnée de copines. Sauf que je me pose la question : quel type de mecs risque-t-on de rencontrer à cette soirée ?

De prime abord, j’ai pensé aux désespérés de l’amour. Là, ça vaut pour les deux sexes, ce fut ma première réaction : « Non mais tu trouves pas que ça fait désespérées ? ». Bon, ok, en ce moment, avec Anna, on est un peu en mode « trouvons nous un mec, oui, mais comment ? ». Non parce que moi, jez veux bien un mec mais pas le premier venu et je ne suis pas sûre de trouver un mec qui me correspond à une soirée réunissant ceux qui ne sont pas montés à temps sur le paquebot de l’amour et qui tentent de le rattraper à la rame. Même si des fois, les paquebots, ça coule. Un jour, je ferai une anthologie de mes métaphores et vous voterez pour la pire.

Mais les désespérés ne sont pas les pires spécimens de cette soirée. Après tout, leur principal défaut est d’avoir l’ego en lambeau et une possible aigreur au bord des lèvres parce que « les femmes sont de pauvres connes qui se font avoir par des connards alors que moi, je suis gentil et aucune fille ne veut de moi ». Non, les pires, ce sont les queutards à la recherche d’une fille désespérée qui cédera à la moindre avance. La Saint Valentin, c’est le Noël de tous les Barney Stinson de la Terre, un soir où les célibataires, victimes du violent lobbying des fleuristes et chocolatiers, se sentent rebuts de la société, des petits boudins impropres à la consommation. Pour peu qu’un mec pas trop mal débarque, ça va être la fête du string. Alors soyons clairs, je ne suis pas contre une petite partie de jambe en l’air, hein, mais à la base, tu sens que la soirée est faite pour ceux qui ne supportent pas le célibat.

Alors du coup, j’hésite. Parce que bon, au pire, on passera la soirée entre nous trois et ce sera forcement bien. Et peut-être que ce serait intéressant de voir si j’ai raison ou non sur la typologie des gens en présence. Mais d’un autre côté, j’ai toujours trouvé un peu pathétique les célibataires qui font un truc le soir de la Saint Valentin pour faire partir d’une fête qui ne les concerne pas. Déjà que je la fête pas quand je suis en couple…

Bon, je vous laisse, je dois aller voler un enfant en prévision de la fête des mères.

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Sois morpho-logique

Par Pink Lady

Les magazines féminins aiment jouer sur nos complexes, c’est là leur principal moteur. Sois belle et bonne, tel est leur credo. Du coup, dans la longue liste des conseils à suivre si tu veux pas passer pour une dinde ou ressembler à un boudin peu appétissant, nous avons les conseils morpho. Dis moi à quoi tu ressembles, je te dirai quoi porter.

La femme se regroupe en 4 groupes types :
– la femme grande et mince
– la femme grande et ronde
– la femme petite et mince
– la femme petite et ronde
Alors nous avons certes un gros problème de définition puisque tu peux te demander à partir de quelle taille on passe de petite à grande, la femme “moyenne” n’existant pas, idem pour la minceur ou la rondeur. Non parce que par exemple, sur cette photo, Britney est définie comme, je cite : “rondelette”.*


Donc voilà, tu dois porter si et éviter ça et puis c’est tout. Bon alors moi, en tant que femme mamellement bien équipée, je dois mettre des décolletés à mort et vu que je suis ronde comme une Britney, je dois pas trop mouler mon corps, quoi. Donc je n’ai qu’un salut : la robe taille empire décolleté. Eté comme hiver, je dois braver la vie poitrine au vent, tant pis pour les pneumonies et autres bronchites ! Et je suis mignonne, j’oublie le short boule exclusivement réservé aux jambes plus menues que mon bras.


Ouais ok sauf que moi j’aime les short boules et je t’emmerde, petite rédactrice mode. Le prends pas perso hein mais tes conseils vus et revus, je les mets aux toilettes et je tire la chasse. Parce que je ne laisserai personne me dicter ma façon de m’habiller. Je vais en boutique, j’essaie et je vois toute seule si ça me plaît ou pas. Oui parce que dans toutes vos conneries de relooking, à aucun moment vous ne parlez du fait que porter des fringues que l’on aime, c’est mieux. Et moi, j’aime les shorts boules, pas les shorts qui arrive aux genoux et larges que je portais pour aller au catéchèse durant mon enfance, tu vois. Et de la même façon, si le col roulé est proscrit pour les filles comme moi qui n’ont pas hérité du long cou des danseuses**, pardon mais en hiver, j’ai froid et ma petite gorge vicieuse est bien trop avide de tous les virus qui traînent pour que je me permette de me balader sans col roulé et en décolleté.

Les articles relookings envoient finalement toujours le même message : “tu pensais avoir trouvé ton style ? Huhuhu, pauvre de toi, tu n’as aucun goût, tu ressembles à un sac à patates ambulant. Viens, moi qui sais, je vais te rhabiller”. Bon, ok, dans les émissions genre “belle toute nue” ou “relooking pour une nouvelle vie”, ils prennent des filles en jogging, t-shirt crade genre ils sont allés les chercher chez elle un dimanche matin. Mais bordeyl, ça suffit cette prime du bon goût distribuée uniquement aux “professionnels” de la mode. Non parce que les relookeurs, c’est un peu comme les coachs de vie, c’est un peu de l’autoproclamation. Quoi que ça me paraît pas mal coach de vie, genre je serais un peu l’éminence grise de mes clients, je les manipulerais discret pour qu’ils vivent la vie que j’ai décidé pour eux. Ah ouais ! Pardon, je m’emballe un peu. Perso, quand je vois la mode des magazines, je sais pas pourquoi, j’ai pas forcément envie d’écouter les conseils de ceux qui savent.

De toute façon, si je les écoute, je suis difforme, j’ai le cheveux épouvantable, la peau ravagée, des goûts musicaux incertains, une sexualité en dessous de tout. Alors bon, ils peuvent aussi me dire que je n’ai aucun sens du style et de l’esthétique, je suis plus à ça près. Parce que c’est la magie des magazines : en un, on te crée des complexes, en deux on te dit que c’est pas grave, nul n’est parfaite mais on te file des astuces pour faire semblant de l’être. La lectrice de magazines féminins est donc masochiste.

En attendant, je vais mettre mon short boule.

* Oui, je sais, j’aimerais bien voir la gueule des journalistes qui ont pondu ça, elles ne jurent que par le slim taille 32 ?
** Bouhouhou, j’aurais tant aimé



	
	
	
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La vie en communauté

Je suis une femme de tribu. Ma petite vie est rythmée par mes interactions avec elles : ma famille, mes amis « historiques », mes amis de la plongée, mes collègues, mes anciens collègues, mes amants… Sans parler des tribus virtuelles avec lesquelles j’echange quand je suis devant mon pc. J’ai parfois envie de dire que le taf de community manager était fait pour moi, tant je suis communautaire. Sauf que le communautaire, à un moment, ça suffit.

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Semaine dans le Var donc. Durant une semaine, j’ai partagé ma chambre  avec 5 autres personnes : 2 hommes et 2 femmes la première nuit puis 5 filles le reste de la semaine. Oui, tu lis bien, on a été 6 filles dans la même piaule pendant 5 jours et 5 nuits. Avec une seule salle de bain. Bon, j’avoue en toute immodestie que j’ai parfaitement géré cette partie là : au lieu de glander après la journée plongee, je filais en premier sous la douche. Ça coinçait ensuite avec la chieuse de service qui décidait toujours de prendre sa douche quand une
autre annonçait qu’elle allait le faire. Alors même qu’un soir, elle est restée 15 bonnes minutes dans la salle de bain pendant que je téléphonais sans se laver. J’aime cette sensation d’avoir été légèrement écoutée…

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Parce que si j’ai bien géré la partie douche, niveau intimité et retrouvailles avec soi même, c’est plus compliqué. Déjà plus question de trainer nue comme à la maison, il faut enfiler un t-shirt long pour dormir, on prend pas 2h pour s’étaler différentes crèmes de jour, on arrête de se mater dans la glace pour voir si on est canon ou boudin aujourd’hui (la demi-mesure m’ennuie). Mais surtout quand tu vis seule depuis 13 ans, malgré une cohabitation avec un petit copain pendant près de 2 ans, une coloc de la vacuité et autres nuits partagées avec hommes ou copines, ne pas avoir une minute vraiment seule, c’est pesant. Et je te parle pas des nuits où il faut composer avec celle qui ronfle, celle qui parle et celle qui dort au-dessus de moi qui bouge si violemment que je finis par me demander si elle ne le fait pas exprès.

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Parce que des fois, j’aime me retrouver seule avec moi-même. Pour chantonner, rêvasser, lire un article sans m’arrêter toutes les 30 secondes car on me parle, menbrosser les dents en comptant jusqu’à 180 sans perdre le fil car on m’a posé une question. Me brosser les dents sans avoir à parler, d’ailleurs, ne pas frôler l’occlusion intestinale car je n’aime pas qu’on m’entende m’abandonner à certains besoins vitaux… Le souci, c’est que tout le monde ne partage pas mon besoin de solitude. Exemple : le mardi matin, je m’eveille, toute la
chambrée est déjà prête. Chouette, me dis-je, je vais avoir un peu de temps pour moi toute seule. Sauf que là rôde votre pire ennemie : la fille qui ne supporte pas la moindre once de solitude et estime que vous laisser seule est une traitrise. T’as beau lui dire : »tu peux y aller, je te rejoins », non, non, telle une ombre, elle est là. Le pire fut quand même le jour où je suis sortie de table à la fin d’un repas sans rien dire, souhaitant profiter que mes camarades de chambre soient encore attablées pour aller me délester tranquillou de quelques grammes stoqués dans mon intestin. J’avais à peine fermé la porte de la chambre qu’elle débarquait… Mais tu vas me laisser chier tranquille oui ? Notons que son inquiétude vis à vis de moi ne concerne que ma solitude, c’est la seule à ne pas avoir pris de mes nouvelles suite à mon opération.

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Vous allez me dire qu’une semaine de cohabitation, c’est rien et c’est vrai. Sauf que suite à mon cassage de tibia, je vais vivre (au moins) un mois chez mes parents. Dans une chambre proche de la leur. Et y en a un qui ronfle très fort. Et ma mère soupire « Mon Dieu quelle horreur » quand je mate Buffy contre les vampires. Tiens, j’ai à nouveau 16 ans…

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Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

Red-Roses-too-copy.jpg


Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
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Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

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Les Hommes Préfèrent les Chieuses

Par Lucas

Cet article se lit mieux avec la chanson ci-dessous

free music

Voilà, c’est mon dernier coup de folaille sur Facebook : j’ai adhéré à un groupe masochiste : les Hommes préfèrent les Chieuses. Le
développement qui est fait à la suite est limpide et cet article en reprend les grandes idées. Idées que j’avais brossées il y a 2 ans juste avt mon accident/coma mais qui ont le mérite d’être clairement dites sur ladite page : je ne vais faire que développer certains points. Bouh pas bien le plagiat.

 

Alors, oui, on kiffe les chieuses parce qu’elles disent clairement leur point de vue et qu’elles ont un sacré tempérament. Plus que tout, dans un couple, je trouve que la nana doit avoir du répondant. Or, je suis sur que si on parle de chieuse, le terme vient pallier une absence de définition précise, celle d’une femme qui s’estime vraiment l’égale de son mec et qui lui fait comprendre clairement. Je dérive 3s pour dire que si un jour je trouve une nana pour un bout de chemin ensemble, je ne vois pas pourquoi c’est elle qui
devrait se taper des RTT post accouchement pour s’occuper du chiard. Un couple équilibré c’est ça aussi. Fin de la dérive.

Donc quess qu’on cherche chez la chieuse ?

Peut-être à évincer une monotonie post coup de foudre, quand le stade amoureux devient de l’amour. Ouhai soit. Il y a quand même plein de couples où la femme a cette énergie sans être une emmerdeuse pour autant. Peut-être aime t-on chez la chieuse cette propension à n’être jamais satisfaite, à vouloir toujours aller plus wohaut où l’on oublie ses souvenirs, aller plus ohhhhhhh, se rapprocher de l’avenir… Voire même à dire clairement ce qui ne va pas dans le couple au lieu de laisser une situation stérile perdurer…
Ce qui est génial dans la chieuse c’est qu’elle fait voler en mille morceaux l’image du pater familias antédiluvienne et que pour le coup la femme est vraiment l’égale de l’homme.

Je sens que cette phrase va me valoir plein de comm de nanas offusquéees par mon propos et me rappellant qu’il n’y a pas b’soin d’être une chieuse pour être à égalité avec son mec. Mais p’tete justement que nous les mecs de manière implicite on définit la chieuse comme telle parce que, quelque part, elle dispute l’hégémonie archaique du male dans le couple. Bon, OK, déjà chez moi entre
mes parents c’est le cas : ya pas une semaine sans engueulades !

Je crois que la chieuse est tellement éprise d’excellence qu’elle déguise parfois un manque de confiance en elle derrière une façade de
winneuse. Réussir à débusquer en elle cette fragilité, savoir être présent pour elle, anticiper une crainte, une angoisse qu’elle pourrait manifester par une agression verbale, c’est ça aussi la gestion de la chieuse. C’est un challenge de tous les jours, subtil et autrement plus intéressant que la nana qui papillonne autour de toi avec des yeux béats d’admiration et la bave aux lèvres…
Je caricature ? Si peu…

Au delà de ces portes ouvertes que je défonce avec allégresse, je crois que la chieuse est une humaniste en puissance qui veut sublimer sa vie et rendre son quotidien plus joli. Je crois que la chieuse c’est un peu comme la mère qui légitime ses emmerdements en disant « C’est pour ton bien ».

Adopter une chieuse est donc une procédure réfléchie ! C’est un effort de tous les jours pour comprendre les circonvolutions de son caractère (une chieuse a toujours un caractère affirmé, c’est une pléonasme mais surtout elle est d’une richesse et d’un relief qui nous offrent des surprises tous les jours aux détours du chemin. La vie avec une chieuse n’est pas une promenade, c’est une randonnée.)

Si une nana est aussi volontaire, c’est la preuve qu’elle ne compte pas sur le fait que son couple s’endorme. D’ailleurs, se faire plaquer par une chieuse est un signal d’alarme. Ca montre qu’on a peut-être perdu son caractère humain, cette propension à s’étonner, cette capacité à changer son regard sur les choses, à anticiper ou comprendre ce que l’autre ressent ou ce dont elle a besoin. La chieuse nous transforme en SAMU, prêt à répondre à tout moment. Voire même à l’envoyer balader le cas échéant : hors de question que la chieuse devienne dominatrice.

N’oublions pas un dernier trait de la chieuse, bien utile..
Sortir avec une chieuse empêche les boudins de trop coller l’éphèbe que je suis et de chercher à tout prix à me séduire. La chieuse est un repoussoir de qualité. Incisive, directe, sans détours.
Elle a cette qualité immense de dire clairement les choses sans chercher à biaiser. On ne sera jamais assez reconnaissant aux chieuses pour ça !

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La liste de la fille qui snirfe

Glamour un jour, glamour toujours.
 

– Mardi, à moitié mourante (au moins), je vais à la pharmacie pour m’acheter quelques médocs. Le mec devant moi confond avec la boulangerie, je sais pas « alors, il me faudrait du doliprane. Merci. Tiens, je vais prendre de l’efferalgan aussi. Ah, vous avez le truc pour nettoyer le nez aussi ? ». Un café et l’addition ? Bon, si dans 5 minutes, il a pas fini son shopping, moi, je tombe dans les pommes. Enfin à mon tour, je demande un ibuprofène et un sirop pour la gorge. « Vous toussez ? – Non. – Alors pas de sirop, vous pouvez
prendre des pastilles ou des collutoires. – Des collutoires ? – Des pshitt-pshitt. – Non, je veux des pastilles. – Ok, avec ou sans sucre ? – Heu, ça m’est égal. – A la menthe, aux fruits des bois ? Heu, ça m’est égal ! ». J’achetais quoi, déjà ? Des médocs ou des chewings gums ?

 brune.jpg

– Lundi, réunion à Big Entreprise. Donc Nina et Guillaume prennent le RER pour y aller, un itinéraire un peu inédit pour eux. Sauf que Guillaume n’est venu que 2 fois là-bas et que Nina n’a pas le sens de l’orientation. On n’est arrivés qu’avec 10 minutes de retard. Mais même le nez bouché, je suis trop forte en réunion.

– J’adore le concept du « je t’efface de facebook parce que t’es même pas ma copine d’abord et même si j’ai tort, je m’excuserai pas ! »

– Y a des jours où je suis un boulet : semaine dernière, j’achète une bougie dans un verre. Verre atomisé au bout de 3 minutes. Jeudi, je pète une cuillère en porcelaine. Raaaaaaaaaah, j’aime pas être maladroite !

– Mercredi matin, 9h55. C’est la sonnerie pour la famille, ça ! Ma maman. Ciiiiiiiiiiel que se passe-t-il ? Bah, rien, ma mère m’appelait pour une broutille. Parano, moi ? Mais non.

 – Je rallume le chauffage ou pas ? Snirf !
 

– Pourquoi j’ai pas droit de péter la gueule à certains bloggeurs de la plateforme où je bosse ? Non mais y en a, ils méritent, quoi.

 – Mercredi soir, resto entre collègues, Philippe part devant en scooter « c’est juste à côté ». Farid (qui est Marocain mais pas musulman car en ce moment, il mange aussi le midi et il a même mangé du pâté de je sais pas quelle bête et du boudin), Benjamin et 2 Tchèques qui étaient en France pour la semaine. Resto très sympa, buffet à volonté dans une espèce de cave à vin. Moi malade et vite bourrée, je parle plus. Ah, faudra que je fasse une présentation en anglais lors de mon séjour à Prague. Heu… au secours ?

– Au resto, même jour, même endroit. A la table voisine, une dame parade. Si j’ai bien compris, elle dîne avec son père ou sa mère (j’ai pas vu la personne comme il faut et je m’ensouviens pas en plus) et se fait dragouiller par les mecs de la table d’à côté. Et une femme qui drague, c’est subtil « AH MAIS MOI, J’AI FAIT 5 ANS DE DROIT, JE M’Y CONNAIS. MEDECINE ? J’AI FAIT DEUX ANS AUSSI ! ». Ouais.

– Les bloggeurs sont des rebelles. Avec Asia, on a trouvé un nouveau concept de soirée : en tout début, on fait une dictée et celui qui fait le plus de fautes paie sa tournée. Comme ça, on s’amuse en révisant son orthographe, ouais !

– En ce moment, je me sens un peu asociale, arrivée de l’hiver oblige (quoi, on vient juste d’arriver en automne ???). En fait, j’ai juste envie de voir mes amis proches. Vendredi soir, donc, soirée en petit comité pour fêter la fin des exams de So Long, avec Vicky et Van. Ben, j’ai passé une super soirée, j’étais toute guillerette (et même rayonnante, il paraît).

– Tiens, j’ai fumé 3 cigarettes cette semaines (1 taxée à So Long et 2 à Vicky), à cause de ma crève. Et si j’arrêtais ?

– Things are gettin’ desperate when all the boys can’t be men… Toriiiiiiiiii !

 

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Mais non, ce n’est pas parce que t’es célibataire que t’es moche !

Comme toute personne normalement constituée, j’ai été célibataire et pas qu’une fois dans ma vie. Même après Guillaume I, j’ai été célibataire
longtemps, quasi un an. Un an sans bisous, caresse et brouette, rien du tout. Et je ne suis pas la seule à connaître ce genre de traversée du désert. Sauf que s’il a des raisons objectives, 
niveau confiance en soi, c’est dur à vivre.
 

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Dans mon entourage, j’ai toute sorte de personnes, comme tout le monde, mais j’ai un prototype de célibataires assez répandu : la « j’ai-pas-le-temps-d’avoir-une-vie-là-j’ai-mes-études-à-faire ».
Genre je passe le CAPES ou l’agreg. Moi même, après ma rupture avec Guillaume, ça a été un peu ça : j’ai fini ma maîtrise science-po, j’ai fait un stage et fait mon master de journalisme, j’avais pas super le temps de me trouver un mec. Surtout quand j’ai su que je partais à Paris, je voyais pas bien l’intérêt de me trouver un Toulousain. Parce qu’il était aussi un temps où je ne voyais pas bien l’intérêt des coups d’une nuit… Ouais, on change, je sais. Bon, je vais prendre mon exemple pour développer mais je sais que ça marche pour mes coupines parce que quand je leur expose ma théorie, elles font « ouais, c’est carrément ça ». Mais bon, c’est normal, j’ai toujours raison.

 

Donc il y a des périodes dans notre vie où on ne peut pas se préoccuper de notre vie amoureuse. Bon, moi, j’ai pas passé le CAPES ou l’agreg mais
c’est le genre d’exams qu’on passe pas par dessus la jambe. Enfin, on peut y aller les mains dans les poches mais bon, si on veut l’avoir… Bref, il y a des moments dans la vie où il faut savoir 
où sont ses priorités. Au début, notre célibat, on n’y pense pas trop. On recourra après les mecs quand on sera diplômées. Puis la Seconde Guerre Mondiale, c’est pas si mal. Mais voilà, une fois le diplôme obtenu (ou, dans mon cas, les cours terminés), on est tous contents tout ça mais un beau matin, on se dit : « tiens, je suis seule dans ce grand lit depuis pfiouuuuuuuu ! ». Et là, on se rend compte dans quel cercle vicieux on a foutu les pieds. Quand on est une femme, j’ai l’impression qu’on a souvent tendance à douter de son pouvoir de séduction. Même si on ne le montre pas. J’ai beau me regarder dans la glace tous les matins, moins y a d’hommes dans ma vie, moins je me sens jolie. Ce qui est idiot en soi. Est-ce parce que je ne dis pas « nous » que je suis un boudin ?

 

Surtout que dans la rue, certaines plus moches et plus boudins que moi ont des mecs. Parce que voilà la suite du processus : « j’ai pas de mecs, je suis moche… Et elle trop vilaine elle en a un, mais qu’a-t-elle que je n’ai pas (hors un petit copain, of course) ?? ». Moi, en général, quand je commence à regarder les filles en leur taillant toutes des costards, c’est qu’il est temps que je me trouve un mec. Pourtant, les histoires d’amour, ça se trouve pas sur le paillasson sauf si le facteur est le sosie de Smith (si vous croyez encore au Père Noël, les filles, c’est pas ma faute !). Si je regarde mes copines, j’ai des filles en couple depuis longtemps, depuis moins longtemps, depuis pas longtemps et des célibataires
depuis pas longtemps, un peu plus longtemps, longtemps… Or mes copines célibataires ne sont ni moches ni boudins. Donc ceci n’explique pas cela. Mais quand on rencontre pas une personne qui emballe notre petit cœur, ben voilà, on va pas se forcer non plus. Bien sûr, en cas de forte déprime, on peut pousser le destin en multipliant les sorties en boîte (mais je suis pas convaincue
que ce soit un bon endroit pour trouver un only one, si vous voulez mon avis), traîner sur des sites de rencontre ou autres. Si on laisse faire le destin, des fois, ça prend du temps.

 Alors oui, forcément, on finit par douter, par se dire que nos vilains bourrelets disgracieux n’aident pas, qu’il faudrait aller chez le coiffeur, acheter un masque pour la figure, tout ça, tout ça. On doute du seul élément qu’on dispose pour expliquer notre célibat : nous. Même qu’on ne nous drague plus dans la rue. Même que la liste des prétendants frôle le néant absolu. Bouh, je suis moche, personne ne m’aime, je finirai vieille et desséchée et aigrie avec mon chat et je filerai des coups de cannes aux gamins et aux pigeons !
 
Alors oui, le célibat longue durée, ça peut déprimer. Et pourtant. Si on regarde en arrière, on a plu, on a été en couple, des fois longtemps. On n’a pas vraiment changées depuis. Alors pourquoi on ne plairait plus ? Et tiens, le mec dans le métro, là, c’est pas moi qu’il regarde ? Hihi ! Parce qu’il ne faut pas tomber dans le sale processus : je suis moche- je plais pas- je fais plus d’effort pour être jolie et séduisante. Si on ne le fait pas pour un homme, autant le faire pour soi. J’aime mieux avoir dans ma glace une jolie jeune femme qu’un boudin blanc qui fait la gueule.
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La fin des maigres ?

Bon, c’est vendredi et faisons dans le léger. Oui parce que tout n’est pas noir dans la vie et si des gens me foutent vraiment en colère (surtout si elles sont de sexe féminin), j’ai pas envie de m’énerver pour rien. Alors parlons de choses futiles qui font plaisir : la fin du monopole des mannequins maigrelettes.
La semaine dernière, en faisait ma revue de presse habituelle, je vois une dépêche  » En Espagne, des mannequins trop maigres interdites de défiler « . Je vais lire ça et là, je jubile ! Enfin, on commence à se dire que des filles dont on compte les côtes sans rayon X, c’est pas tout à fait normal. Désormais, une mannequin devra faire 1m75 pour 56 kg. Oui, 56 ! Moi, je croyais qu’une fille d’1m75 devait peser genre 52 kg pour avoir un corps parfait, je suis nulle en poids, une catastrophe.
Mais pourquoi on les interdit ? Parce que ça donne une mauvaise image aux jeunes demoiselles et que ça entraîne des désordres alimentaires chez elles. Bon, je ne discuterai pas sur ce point, moi, je ne suis ni psy ni diététicienne donc mon avis ne sera pas éclairé.
Par contre, je peux vous parler des complexes féminins. Comme toute fille, je suppose, je suis complexée. Enfin, ça dépend des jours. Y a des jours où je suis de tellement bonne humeur que je ne me trouve pas grand chose à redire. Il y a les jours d’humeur égale où je me dis que faire des abdos serait une bonne idée, quand même… Et les jours de mauvaise humeur où je trouve que tout est à jeter, même mes yeux que je ne trouve pas symétrique (alors que mes yeux, c’est ce que j’ai de plus beau, quand même). Mais bon, les complexes les plus répandus, outre le nez, c’est la silhouette. Trop de cul, trop de ventre, pas assez de sein, trop d’épaules ou pas assez, un cou trop long ou trop court, des mollets trop ronds… Enfin, bref, y a toujours un truc qui cloche. Perso, je déteste mon ventre, il est mou et moche. En plus, grâce à l’hérédité familiale, il a un peu tendance à gonfler. Bon, après, le reste n’est pas parfait mais c’est vraiment ce
qui me gêne le plus. L’autre jour, j’en parlais avec un mec sur MSN qui me fait :  » non mais attends, t’en connais beaucoup des nanas de plus de 18 ans qui ont un ventre plat en dehors des magazines et de la télé ? Oui j’en connais ! Mais bon, à la limite, un ventre plat, plat, plat, c’est pas forcément top, une toute petite bosse, c’est joli… Mais minuscule la bosse, pas un boudin !
Le problème, c’est que nos références sont biaisées. J’ouvre un magazine, au hasard le Cosmo d’octobre (qui est pas top et en plus, ils me font chier avec toutes leurs pubs avec échantillon gratuit, ça vous fait des espèces de pages hyper lourdes, c’est impossible à feuilleter et une fois sur deux, quand vous enlevez l’échantillon, vous déchirez la page). Les pages modes sont squattées par des filles sans seins et sans hanches au teint diaphane… Elles ont pas une tête de droguée qui revient d’une rave party mais limite. Et en plus, elles ont une frange, mais quelle horreur ! Je déteste les franges, surtout quand elles cachent les yeux, ça m’agace et ça va à très peu de filles. Moi, la frange, je l’ai eu jusqu’à mes 14 ans, je n’en aurai plus jamais. Mais bon, je digresse, excuse-moi, lecteur. Bref, des gamines de 16 ans qui risquent fort d’être périmées quand elles auront enfin des hanches de femme. Donc, forcément, moi, à 26 ans, on
m’explique que ça, c’est la norme mais à moins de me raboter les os, je ne peux pas avoir de hanches aussi étroites.
Alors, ENFIN, on commence à prendre conscience que la maigreur n’est pas forcément un bon exemple. Merci, enfin, merci ! Parce que même si on nous rabâche que les hommes adorent nos formes voluptueuses (c’est fou comme le politiquement correct a nui au mot voluptueux, devenu une espèce de synonyme de grosse, grasse ou obèse alors qu’il est si joli, au départ, ce
mot), il n’en reste pas moins que les mannequins n’ont que la peau sur les os. L’autre jour, au meeting de Jack Lang, j’ai vu une nana de Top Model, l’émission de téléréalité de M6 qui est passée je sais plus quand. Bon, honnêtement, c’est ma collègue qui l’a reconnue parce que moi, je cherchais la chargée de comm de notre ami Jack et de toute façon, j’avais pas mes lunettes. Bon, cette
fille, c’était une blonde pas jolie (à mon goût) qui a un pif de cochon et des yeux méchants. Bon, cette fille avait été éliminé car elle avait grossi et pesait 56,5 kg, je crois (voire 57, diantre !). Bon ben je sais pas si elle a maigri depuis ou quoi mais elle est drôlement bien foutue et pas si grande que ça (elle doit bien faire son mètre 75, quoi). Donc voilà, à cette nana, on lui a dit qu’elle était trop grosse alors qu’on nous explique maintenant que finalement, son poids à elle est le minimum correct pour sa taille. 
Moi, je suis contente ! Je commence à espérer. Voir des vraies femmes défiler sur des podiums. Des filles qui font un 38-40 avec des seins, des fesses, des hanches et qui n’ont pas l’air de droguées. Si elles pouvaient sourire au passage, on leur en voudra pas. Je rêve d’un jour où je pourrais avoir la silhouette d’un mannequin (mais bon, j’aurai jamais la taille quoi) non pas parce que j’aurai perdu 20 kg mais parce que la norme sera comme ça. Je rêve d’un monde où on arrête de gommer la cellulite des nanas sur les photos parce que, d’accord, c’est pas joli mais nous en avons toute, même avec les supers crèmes anti-cellulite. Je rêve enfin d’un monde où l’esthétique et les canons de beauté féminin ne seront plus dictés par trois couturiers et deux photographes, où le mot voluptueux reprendra son sens initial et où toutes les actrices d’Alerte à Malibu et autres séries sur la plage auront un joli bidou qui donne envie de poser sa tête dessus (je parle pour les hommes, j’avoue que je ne pose jamais ma tête sur le ventre des femmes). Et puis je rêve aussi du jour où la beauté ne sera plus jugée en fonction de la maigreur ou non d’une femme. Parce qu’une paire de fesses, ça ne sera jamais aussi expressif qu’un visage.
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Au secours, v’là mon ex !

Non, rassurez-vous, aucun de mes ex ne m’ennuie, cet article est une réflexion générale sur les ex. Athéna avait déjà proposé sa version du problème, j’aimerais exposer la mienne (oui, je sais, trois mois plus tard, j’ai la palme de la réactivité).
 
Quand on rencontre un homme, arrive à un moment ou à un autre le problème délicat de(s) l’ex(s). Je vous le dis d’emblée : je déteste toujours les exs de mon mec, du moins tant que je les connais pas. Je ne suis pas quelqu’un de jaloux, Guillaume mon ex avait par exemple la fâcheuse habitude de laisser glisser son regard sur tout être équipé d’une poitrine mais je laissais faire. Tant qu’il regarde, je n’ai rien à dire, je vais pas faire une scène pour ça. De toute façon, je ne me sentais nullement menacée par ces donzelles qui ne faisaient que passer. Mais les exs, elle, je m’en méfie comme de la peste.
 
Peu de temps après le début de notre relation voici qu’arrive une de ses amies, Alice, belle brune aux yeux bleus. Or Guillaume a toujours fantasmé sur les brunes aux yeux bleus, ce que je ne suis pas, pour les trois du fond qui n’ont pas suivi. Ce jour-là, il n’a eu d’yeux que pour elle et pour la première fois de notre relation, il ne m’a pas payé de café. Quand il est reparti la raccompagner au métro, j’explose, sous les yeux de Gauthier, hilare.
« Non mais voilà, l’autre, elle débarque et j’existe plus ! Il ne m’a même pas payé de café, aujourd’hui, tu imagines ?
Tu crois pas que tu exagères un peu ?
Pffffff, grml grml »
Le pire, c’est que j’ai appris quelques mois plus tard que cette amie était bel et bien une ex, ce qu’il m’avait caché sur le coup, le bougre !

Comme je lui ai explosé à la figure quand je l’ai su. Mais il s’est justifié : « vu comme tu as réagi alors que tu ne savais pas qu’on était sortis ensemble, j’ai préféré te le cacher ». Hum, certes… Mais bon, quand même, j’aime pas qu’on me mente, même par omission !
 
Quelques temps plus tard, en discutant, il me parle d’une fille, Laure, qu’il avait embrassé sur le quai de la gare quelques années plus tôt et soudain, je percute : mais je la connais ! Cette fille était l’une des plus belles filles que j’ai jamais vues : brune, les yeux marrons clairs qui pétillent, un peu mate de peau, le sourire qui tue. Là, je lui dis : « j’arrive pas à croire que tu sois sorti avec elle !
– Quoi, je suis si moche que ça ?
Mais non mais je peux pas croire que tu aies pu sortir avec un canon pareil et que tu sortes avec moi, maintenant ! »
Ben, oui, je crois honnêtement que je lui arrive pas à la cheville de cette fille, belle, svelte, intelligente, bien fringuée et sympa, en plus. Et adorable avec moi, par dessus le marché ! Bon, elle, c’est pas du genre à en vouloir à son ex de sortir avec un vilain boudin après elle, je note.
 
Quand je regarde la liste de mes exs qui font toujours partie de mon paysage, je me dis que j’ai de la chance. Bon, en même temps, c’est vite compté : y a Guillaume premier du nom et Guillaume deuxième du nom, si on peut le qualifier d’ex. Avec Guillaume premier du nom, on a gardé de très bons contacts, on se parle de nos conquêtes respectives sans qu’aucune jalousie ne rejaillisse. Ce que j’aime avec lui, c’est qu’il n’y a aucun retour de flamme. Non parce qu’avec moi, quand c’est fini, c’est fini, je tourne la page et il n’y aura jamais de volume 2. C’est peut-être un tort, je n’ai qu’à regarder ma sœur pour me rendre compte que des retrouvailles peuvent merveilleusement bien se passer, mais pour moi, retourner avec un ex, c’est un peu régresser. Si ça n’a pas marché une première fois, pourquoi ça marcherait une seconde ? Il faut aller de l’avant. Avec Guillaume, du fait de notre rupture idyllique, il n’y a aucune tension entre nous, on peut parler de notre relation passée sans aucune gêne. En même temps, tant mieux, je pense qu’on ne peut pas occulter comme ça quatre ans et demi de vie de couple. Je me souviens la première fois qu’on s’est revus après la rupture, un mois après (on avait pris le temps de laisser nos blessure se cicatriser, excellente idée), j’étais un poil tendue à l’idée des retrouvailles. Là, on se voit, on se fait la bise le plus naturellement du monde et on papote deux heures dans un salon de thé sans aucune tension. Ce soir-là quand je suis rentrée chez moi, j’étais heureuse : mon ex était mon ami.
 
C’est un peu pareil avec Guillaume 2e du nom, on se parle de tout sans tabou et mine de rien, avoir un confident masculin hétérosexuel, c’est bien aussi, surtout quand j’ai besoin de son avis sur la conduite à tenir face à un mec (oui parce qu’à 25 ans, j’ai toujours pas compris). Mais si moi, j’ai de la chance, d’autres non. Dans mes folles histoires brouettiques, j’ai rencontré pas mal de mecs aux exs « vampires », des femmes qui ont rompu pour se compromettre dans les bras d’un autre mais qui ne supportent pas que leur ex en fassent autant. Moi j’ai le droit de refaire ma vie, pas toi. Tu devras vivre éternellement dans mon souvenir. L’une d’elles, par exemple, est revenue en courant dès qu’elle a su que je traînais dans les parages, et vas-y que je t’allume, et vas-y que je te drague à nouveau. Et oui, jeune homme, il est hors de question que tu m’oublies ! Et ça, franchement, ça me donne envie d’aller voir la fille et de lui coller une claque magistrale. Je trouve ça dégueulasse de jouer avec les sentiments de son ex uniquement parce que son ego est froissé de constater que monsieur s’est trouvé une jolie compagne (moi, hihihi !). Ah, ces ex !
 
Mais mes ex à moi sont-ils parfaits ? Faudra demander à mon prochain compagnon mais ne sont-ils pas trop présents ? Guillaume 2 m’a dit un jour qu’il était un peu jaloux que je passe la journée avec Guillaume 1 (pourquoi faut toujours que je fréquente des mecs qui ont le même prénom ?) mais je l’ai rassuré : aucun danger ! Mais il est vrai que l’opinion des deux Guillaume reste important pour moi. Lucie m’a avoué avoir lâché le morceau pour mon blog à Guillaume 1 (qui est prié de me rappeler s’il lit ses quelques lignes) et j’avoue avoir été emmerdée : il avait une image de moi plus virginale, on dira, je pense que toutes ces histoires de brouette ne lui plairont pas. Bon, maintenant,
c’est du passé, je me suis assagie mais tout de même… Et si les Guillaume n’aimait pas mon prochain compagnon, que va-t-il se passer ? Dans mon cas, je ne pense pas qu’il s’agisse de jalousie, s’ils ne l’aiment pas, c’est qu’il y aura une raison. C’est comme Gauthier, leur avis ne me laisse pas indifférente. Bon, certes, je suis têtue comme une mule et n’en ferai qu’à ma tête mais ça me chiffonnera un peu. Gauthier m’a dit récemment, aidé par l’alcool, qu’il n’avait pas du tout aimé Arnaud, Anne non plus d’ailleurs. Ben le fait qu’il me le dise, ça m’a consolée de la tournure minable de cette histoire : finalement, ce type était un connard et je ne m’en étais pas rendue compte, merci
Gaugau ! Bon, sur le coup, il n’avait pas osé me le dire parce que je semblais accro (re-merci Gaugau) mais là… Oui parce que je ne suis pas toujours apte à détecter les connards, je les attire plus qu’autre chose.
 
Et moi, comment suis-je comme ex ? Bon, dans la mesure où je ne pars pas dans des délires « je veux à tout prix récupérer mon ex car mon ego est blessé du fait qu’il ait retrouvé l’amour avec une greluche », je crois que je suis une ex assez agréable, si ce n’est mon envie de botter le cul quand mon ex déconne mais ce n’est que pour son bien !
 
Donc voilà, mon futur couple sera composé de lui, de moi et de nos ex respectifs. Et là, situation un peu cornélienne : je ne supporterai pas un
mec qui m’interdira de voir mes exs (ceci étant, vu où ils habitent, je les vois pas tous les jours) mais je n’accepterai que difficilement les siennes. Est-ce humain ? Sans doute. Parce que
si je n’ai pas peur des donzelles qui passent, les exs, c’est pas pareil. Les donzelles qui passent représente un futur possible, mais monsieur prendra-t-il le risque de me quitter pour une
chimère ? Pas sûr. Alors que l’ex est ce qui a été, les bons souvenirs, les brouettes au petit matin, les fous rires à deux… Bon, il l’aura avec moi aussi mais quand même… Mais je dois me
faire une raison : plus j’avance dans le temps et plus j’ai de chance que mon compagnon ait eu quelques aventures avant moi (à moins de faire la sortie des lycées), certaines ayant duré plus
que d’autres. Je me dois de l’accepter et de lui faire confiance : après tout, pourquoi retournerait-il chez son ex alors qu’il m’a moi ?
 
Bon, promis, mon prochain mec, je serai sympa avec son ex.
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