Playmobils vs le sexisme

Profitons de cette douce période de fêtes pour parler jouets et spécifiquement Playmobils puisqu’ils ont accompagné mon enfance, donnant corps à mon imagination fertile. A la fin, peu avant de les remiser au grenier, c’était devenu du sérieux, j’avais une feuille avec l’état civil de chaque personnage, des histoires de riches et de pauvres et de politique. Légèrement flippant quand on y pense… Depuis ce temps béni de l’enfance, je furète parfois dans les rayons jouets pour mater les Playmobils, légèrement jalouse de ne pas en avoir eu d’aussi canons quand j’étais bambine.

playmobil-villa-moderne-maison

Pourtant, mon regard d’adulte tiquait : ils sont un peu sexistes, mes chers playmo. Les playmo à la maison : maman à la cuisine/ buanderie/ nurserie/ salle de bain, papa au salon à lire le journal. Playmos métiers : homme chirurgiens, dentistes ou pompiers,femmes institutrices, infirmières, vendeuses et pour les plus parvenues : pédiatres. Evidemment, chaque enfant était associé à une maman. Oui hum…

hopital-playmo

Je ne saurais dire si les schémas sexistes que l’on rencontre durant notre enfance nous enferment vraiment dans certains carcans. Si je regarde, ma soeur et moi jouions au Playmobils, à la Barbie pour elle, à la marchande, la pâtisserie en pâte à modeler… Bref, nous apprenions malgré nous que la maman était censée faire les courses, la cuisine et s’occuper des mioches. Quoi que dans l’univers Barbie (celui de ma soeur), l’homme n’était en fin de compte qu’un accessoire sans grande valeur. La preuve, sur les 30 Barbie qu’elle avait, elle avait 2 Ken qui erraient, nus, car à la base, ils n’avaient qu’un short de bain. Pourtant, 20 années et quelques (bim!) plus tard, nous ne sommes ni l’unes ni l’autre enfermées dans un schéma traditionnel : ma soeur est certes mariée mais n’a eu son premier enfant qu’à 30 ans et est le revenu principal de son foyer. Quant à votre fidèle blogueuse, 32 ans, pas super motivée à l’idée de construire une famille, pas très intéressée par la cuisine. Et si j’apprécie le tricot et la couture, c’est pour me fabriquer des trucs pour être plus jolie. Non parce que j’ai commencé à tricoter des trucs pour mon neveu mais… putain, c’est trop long…

Tricot-pour-les-bebe

Mais revenons en à nos Playmos. Les jouets ont-ils pour fonction de casser les schémas sexistes ou sont-ce les parents qui prêtent aux jouets le pouvoir de générer des stéréotypes qui influeront nos enfants ? Est-ce parce que l’enfant a un playmo femme dans la cuisine qu’il va penser que c’est la fonction de la maman ou est-ce parce que sa mère cuisine ? D’après mes souvenirs, les enfants ont souvent tendance à détourner leurs jouets de leur utilisation initiale. Je me souviens d’une folle après-midi à jouer avec mes cousins, où ma Barbie s’entassait difficilement dans la voiture de GI Joe pour aller affronter le méchant Venom(celui de Mask, le dessin animé). Paie ta femme parfaite…

MASK

Et puis vendredi, je suis allée à la FNAC. En me baladant à la recherche du rayon romans en VO (je dois improve my english), je croise une petite fille et son papa qui avançaient dans les rayons, la choupette tenant une boîte bleue que j’aurais reconnue entre mille. Tiens, elle fait quoi avec des playmos à la FNAC ? Et bien au détour du rayon suivant, les voici les voilà, le Graal de mon enfance. Je ne peux résister, je vais y jeter un oeil. Whaaaaa, canon la nouvelle salle de bain avec la dame en serviette. Oh la nouvelle nursery… Mais… Mais… C’est le papa qui change le bébé !

playmobil- nursery

Hé oui, chez les Playmos aussi, les choses changent, la société playmobilière évolue. Un nouvel outil pour apprendre l’égalité des sexes à nos têtes blondes ? Ceci étant, est-ce que les enfants ont vraiment envie de jouer au papa miniature qui chang une couche à un bébé plastique minuscule ? Hein ?

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Et puis puisqu’on parle Playmo engagés, un petit clip sans prétention sur le mariage pour tous que je trouve amusant.

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Courrier des cœurs, réponse à Moody Haleine

Cette semaine, Moody nous a envoyé un mail pour nous présenter son cas, attention :

« Chers vingtenaires,

J’ai l’honneur de vous présenter mon honorable problème, un classique classique: Après avoir décidé, à la suite d’une improbable aventure passionnelle avec une nymphomane bouddhiste devenue platonique au bout de 3 semaines et qui m’a fait arroser les saules pleureurs municipaux de façon convaincue (faut pas s’attacher pour la énième fois…), je me jurai de ne plus me précipiter dans des relations frénétiques,ô non ô non trop de problèmes.
Ce qui finit par me faire développer pour une vieille connaissance, évidemment, dont la statistique de fréquentation a connu une croissance exponentielle. Quoi de mieux que de tomber amoureux d’une amie?

Détails piquants:
– Mlle prétend ne plus être tombée amoureuse depuis l’âge de 13 ans (donc + d’une dizaine d’années)
– Tou(te)s ses meilleur(e)s ami(e)s ont déjà une fois ou l’autre essayé de se mettre avec et se sont tou(te)s mangés un râteau. (elle a la main verte)
– Nous écoutons tous les 2 de la New/Cold Wave (ce qui va vous donner un bon prétexte pour vous foutre de moi) et l’une de nos chansons fétiches s’intitule évidemment « Love will tear us apart » (L’amour va nous séparer), de Joy Division, ce qui n’est pas fait pour me rassurer, ben tiens, étant donné ma croyance dans la divination par les juke-box pourris.
– Les éléphants roses sont blancs cette saison.
– Monsieur Damoclés et Madame Eros ont un fils et il s’appelle Tomberamoureuxdesameilleureamie

Bref, Argh, Glurmf, Tzrim, Ploumploum, Zorglonde. Que faire:
1.Essayer de se la jouer romantique fine male pour exciter ses hormones (moi: physique de grand Woody Allen avec une coupe afro) 2. Attendre béatement que le temps arrange tout de manière miraculeuse et scénaristique 3. Fuir très loin?

Merci de vos avis si précieux,
Moody Haleine, du Mortbaillant (56)

P.S.: Elle me sort parfois des compliments du genre « Si je tombais amoureuse de quelqu’un, ben de toi » mais combinés à des phrases du genre « Mais je te le dirais parce que je suis directe ». (Moi-même, je détourne alors la conversation de la plus adroite et la plus constipée des manières).  »




La cellule love and sex s’est réunie comme toutes les semaines et voici ce qu’on en pense :

Diane : Si j’ai bien décrypté le sujet, la question est: je suis amoureux de ma meilleure amie bouhhhh que dois-je faire?

Ttsss….Moody: Dieu a dit: tu ne tomberas pas amoureux de ton/ta meilleur(e) ami(e). C’est mal.

Car, rappelle toi ce que dit la chanson:

« avoiiiiiir un bon copain, c’est bien cqu’il y a d’meilleur au monnndeuuu, puis caaaar, un bon copainnn, c’est plus fidèleu qu’une blondeuuu […]
le grand amour, ça dure un jour

l’amitié dure toujours »

Donc danger numéro 1: si toi y’en a fricoter avec meilleure amie, ça y’en a pouvoir briser à tout jamais l’inimitable complicité chafouine et mutine qui unissait déja vos coeurs et vos âmes du temps q’vous étiez ptits et que vous réinventiez Jules Verne avec vos Playmobils.  (c’est fou ce qu’on peut faire avec un peu d’eau, un jardin, une bassine en inox et quelques playmobils)

Et ça, ça vaut si elle partage ton inclination. S’il se trouve qu’elle te ratise tes élans lyriques, ça risque de mettre un sacré coup de mistral sur vos relations….

Donc, la question se pose: es tu vraiment sûr de tes sentiments pour elle? Ne serais tu pas plutôt dans une mauvaise période (je voudrais pas dire,
mais c’est le printemps, hein…) où ta libido/ta solitude/ton envie de tendresse te travaillent et où, manque de cible potentielle, tu fais un transfert de tes désirs sur la personne féminine la plus proche de toi qui ne soit pas ta mère?

Mon conseil serait donc: laisse le temps faire son ouvrage, ne gache pas une belle amitié c’est trop précieux, attends, attends, et attends encore, et si vraiment au bout deux mois t’en peux plus tu ne penses qu’à elle tu n’en dors plus, alors là, peut-être, tu pourras te reposer la question.

Jane : Déjà, j’aimerais te conseiller d’ouvrir un blog. Je te promets, parfois, ça soulage. Là par exemple, tu pouvais faire facile une trilogie d’articles sur le sujet. Mais comme t’es gentil, t’as préféré nous en faire un condensé, merci merci. Pas qu’on ait l’habitude de répondre à 3 lignes (et laisser vagabonder notre imagination sur la moquette) mais là, tu nous donne tellement de données du problème qu’on a juste envie de dire « Ben voilà, j’suis super d’accord avec toi! » Et ceci n’a rien à voir avec le fait qu’on soit au moins deux à ne pas avoir compris la problématique hein!
Comme je viens d’expliquer que la problématique, après 3 lectures, je ne suis pas sûre de l’avoir trouvée, je vais tenter d’éviter le hors sujet tout en faisant croire que j’ai compris la question. Et rien que pour la performance, ma réponse a sa place parmi les autres. Même si bon, au final, elle va pas aider des masses, c’est l’intention qui compte. Merci de votre attention.
Déjà, arroser les saules pleureurs, c’est cool, parce que ça a vite soif ces petites choses là. Après, une nymphomane platonique, je demande à voir, ça attise ma curiosité. Mais je digresse, je digresse.
Alors ton actuelle (qui n’est pas bouddhiste mais New Age) si je comprends bien, tu l’approches, tu veux la faire tienne, mais elle n’a pas l’air très convaincue. J’ai comme envie de dire que bon, voilà, c’est mort d’avance, mais si tu veux tenter, pour le sport, pour le fun, parce que tu t’ennuies… tu peux toujours essayer. Mais on ne fait pas de service après-vente ici. J’admire néanmoins le fait de ne pas être tombée amoureuse depuis ses 13 ans, à cet âge-là, je jouais à la Barbie sans être consciente qu’on pouvait aimer quelqu’un d’autre que ses parents. Ca a du être quand même sacrément traumatisant.

Nina : D’abord je dirais que quelque part, tu as de la chance, ta dernière histoire foireuse n’a pas été tout à fait inutile, les saules pleureurs de la municipalité t’en sont reconnaissants. c’est vrai, certains ne se retrouvent qu’avec des regrets et l’ego en miette, toi, au moins, tu as fait un beau geste.

Pour le reste, je crois pas en l’amitié qui se transforme en amour. Soit c’est ton amie, soit c’est ta cible mais les deux, non. En tant que fille hyper cloisonnée dans sa tête, les choses sont claires : un mec qui se dit mon pote devient de fait un être asexué dans ma tête surtout qu’en la matière, le temps n’est pas notre ami : s’il avait
dû se passer quelque chose, ça se serait déjà fait et puis c’est tout.

Enfin, finissons par un brin de psychologie de supermarché : n’es-tu pas amoureux d’elle juste par manque affectif? En l’absence d’objet de désir, tu prends la fille la plus proche de toi. Donc réponse à la question : reste ami avec elle et c’est tout.

Lucas : Bon, si je résume, Moody Haleine aimerait être en releycheune pas cheap avec une future ex-meilleure amie. Ça tombe bien, je suis un spécialiste !
J’ai crée il y a 6 mois le groupe sur FB « Je préfère qu’on reste amis« .
Moody risque de recevoir en pleine gueule les désormais classiques :
« Je ne veux pas gâcher une si belle amitié !« ,
« Non, écoute, t’es trop bien pour moi, j’te mérite pas.« ,
« J’t’aime boucou boucou mais ça ne va pas plus loin. »,
« Ecoute, en ce moment tu n’es pas celui qu’il me faut.« ,
« J’ai pas envie de te perdre » (parce que c’est bien connu : les histoires d’amour finissent mal, en generaaal) et surtout le démentiel « Ça vient pas d’toi, t’es un mec génial, d’ailleurs je comprends pas que tu sois célibataire. » (bah moi non plus…)
Pour anticiper ces réparties audacieuses, styiiiiiiiiilées et péremptoires, je pense qu’il faut créer une rupture un beau jour (ou peut-être une nuit), une rupture qui fasse évoluer l’image que la demoiselle a de toi. Que cela lui donne un regard neuf sur ta personnalité (voire sur ta personne alitée…). Bien sûr, il y aussi une autre voie, l’artifice facile de l’alcool pour vous rapprocher… Mais quid du lendemain quand tu te réveilles sourire 10000 watt et que la nana à coté de toi a son sourire gêné ..?
Bref, prend le taureau par les cornes. Ose, lance toi, tu as tout à y gagner et strictement rien à y perdre.

Si tu as une question à nous soumettre, laisse nous un petit comm ou un petit mail, la cellule sera ravie de te répondre !

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C’est la trêve des confiseurs

Dans ma blondeur intérieure ultime, je n’avais pas pensé, en partant de Paris, à ce mercredi et me voici à poil, sans articles, quoi. Pourtant, à Paris, j’en ai plein de finis ou
de commencés mais ici, rien du tout. Et là, il est minuit, je regarde Batman le défi et j’avoue que mon envie d’écrire un truc de sérieux ou d’un peu construit est totalement nulle. Alors je vais faire un peu de freestyle, j’aime bien, aussi.

De toute façon, c’est la dernière semaine de l’année, à peu près. Oui, je sais, techniquement, la dernière semaine, c’est lundi et pof, 2008, mais on va pas chipoter pour une journée, quand même. Cette semaine entre Noël et le réveillon est globalement une non semaine : la plupart des gens sont en vacances, tout marche au ralenti ou presque. Moi, aujourd’hui, je retourne sur Paris car demain, je reprends le boulot. Evidemment, j’aurais aimé plus de vacances mais d’un autre côté, j’ai déjà eu quelques jours alors que je suis dans la boîte depuis même pas deux mois donc je vais pas râler. Mais le fait est que la plupart d’entre vous ne sont pas là car ils sont en vacances alors c’est un peu comme si j’écrivais dans le vide. Mais non parce que tout le monde n’est pas en vacances quand même alors pour ceux, qui, triment, faut que j’écrive des conneries pour mieux faire passer le café alors que la moitié de l’open space est vide et que vous avez juste envie de rentrer chez vous. Moi, je suis sûre que jeudi et vendredi, je vais un peu m’ennuyer et ne parlons pas de lundi, ce sera encore pire. Simon ne revient que mercredi, Ioulia n’est là que jeudi alors je vais être toute seule sur mon ilôt.

Donc, là, j’ai déjà écrit deux paragraphes et si tu te bidonnes en me lisant, c’est que soit t’es super hypocrite, soit t’es bon public à un point inquiétant, quand même. Mais
promis, je vais sortir un truc drôle avant la fin, je te jure, lecteur. En fait, tu vois, cette année, je trouve cette période étrange. D’habitude, décembre, c’est déprime au tout début (déjà une année d’écoulée, qu’ai-je donc fait, blabla) et joie à Noël. Cette année, j’ai pas eu la déprime. Tant mieux, hein ! Mais du coup, je n’ai pas senti Noël arriver. J’étais prête, j’ai fait mes paquets, j’étais contente de la journée, aucun souci mais aucune fébrilité. Limite, ça me déçoit un peu. Tu vois, lecteur, quand j’étais petite, les derniers jours avant Noël, j’en pouvais plus, j’étais surexcitée. Je me souviens, le 24 avec ma sœur, on allait voir le dernier Disney au cinéma pour nous faire patienter un peu. Là, j’ai plus cette excitation. Alors bon, c’est sûr, mes cadeaux, je peux plus y jouer de suite vu que, justement, je n’ai plus de jouets. C’est pas pour autant que ça ne me fait pas plaisir mais c’est pas comme mes playmobils que j’installais à peine déballés, que je baptisais et que j’intégrais dans mon histoire. Je me demande des fois si je devrais pas te parler de mes playmobils parce que quand j’étais jeune, j’avais toute une histoire élaborée avec mes playmo, même que j’avais fait une feuille avec les états civils de tous mes bonhommes. En fait, si je me suis mise à écrire, c’est parce que je ne jouais plus aux playmos, c’était une autre façon de mettre en forme mon imagination, ni plus, ni moins. Je sais pas si j’en ai pas parlé, de ça, mais peu importe. Du coup, quand on ouvrait les cadeaux, on était surexcités alors pour éviter qu’on se couche pas d’heures parce qu’on teste nos nouveaux jouets (genre les playmos, les Barbies pour ma sœur ou, pire, un jeu vidéo), le noël fut déplacé au matin et c’est pas plus mal. D’ailleurs, ça arrange tout le monde : comme ça, ma sœur peut fêter Noël chez la famille d’Anthony le 24 et chez nous le 25.

 

Bon, c’est quand même là que je devrais me montrer drôle parce que mes histoires de playmo, tout ça, c’est plus effrayant qu’hilarant. Et comme j’ai bu plus de champagne
aujourd’hui qu’en un an (enfin, non, c’est pas vrai) et que je suis exténuée, je vais sortir honteusement en racontant la blague que ma sœur nous a sorti avant-hier midi. Donc si vous l’aimez pas, la blague, c’est Alice qu’il faut insulter. Donc, attention, hum hum…

Ce sont deux pédés qui se retrouvent le soir de Noël

« youpi, youpi, ce soir, c’est champagne et vaseline ! crie le premier

– Ah non, j’ai plus de vaseline…
– Ah …Alors ce sera champagne et cul sec »
Joyeux Noël !
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Une femme et une femme

(Article sans lesbianisme, je vais parler de ma sœur alors les pervers, vous pouvez repartir. Les autres, vous pouvez rester !)

Samedi après-midi, deux femmes sont dans Paris, l’une châtain clair, l’autre, on sait pas trop parce qu’il faut que je refasse ma couleur et que je vire bizarrement au auburn avec des racines châtain clair. Elles se retrouvent dans une gare et se rendent dans un starbucks car la plus jeune d’entre elles a besoin de parler à l’aînée de ses questionnements professionnels. Je ne vous détaillerai pas parce que c’est sa vie. J’ai essayé de la conseiller comme j’ai pu même si mon domaine n’est pas le sien. C’est marrant la vie : y a moins d’un an, la situation était inverse. Puis on a shoppiné pour Noël. Le Printemps un samedi de Noël, c’est péché.

 

Bref, on a passé, de mon point de vue, une bonne après-midi. Et j’avoue que ça me fait super plaisir. Il faut savoir qu’enfant et ado, Alice et moi, on s’entendait pas très bien. On jouait très peu ensemble, j’étais playmobil, elle était Barbie. Ado, on ne fréquentait pas du tout les mêmes personnes. 2 ans et demi de différence, c’est un bon écart, sauf quand on est ado finalement. On était au même collège-lycée, on avait même les mêmes profs chaque année, ce qui fait que j’étais habituée à répondre à son prénom. Seule ma prof d’hist et géo grugeait en nous appelant toutes les deux « Mademoiselle Bartoldi ». Comme dans la phrase « Mademoiselle Bartoldi, vous vous dégradez ». Bon, ok, c’était dit sur le ton de la blague après que j’ai pris un fou rire toute seule à l’idée de la Californie qui se détache et qui coule. Je sais, ado, j’étais très grave. Bref, ado, elle était girlie, j’étais camouflée dans mes T-shirt XL. Elle était Beverly Hills, moi X-files… Enfin, pas grand-chose à voir. C’est marrant comme on a toujours été différentes, comme quoi, le moule et les gênes, ça fait pas tout non
plus.

Puis je suis partie de la maison pour la grand’ ville, pour mes études. Elle m’a suivi quelques années plus tard. Je ne sais pas trop quand le rapprochement s’est fait, en fait. Il y a eu Guillaume et Anthony, elle fut la première de la famille à savoir, j’ai été la première à le rencontrer. Puis des crises. Puis la rupture avec Anthony qui nous a pas mal rapprochées vu que je lui avais dit qu’elle pouvait m’appeler quand elle voulait, jusqu’à minuit. Du coup, elle l’a fait plusieurs fois. Quand j’ai rompu avec Guillaume et que je suis rentrée pleurer chez mes

parents, elle a voulu passer la soirée à la maison pour parler avec moi alors qu’elle avait un exam le lendemain. Evidemment, j’ai refusé, son exam avant tout, surtout que j’étais pas trop en état de parler. Bref, en grandissant, en devenant des femmes, on s’est rapprochées. Certes, on ne s’appelle pas tous les jours et on n’aborde pas toujours certains sujets intimes (parce que ma
sœur est vierge pour moi et elle le sera toujours, même quand elle aura des enfants. Comme mes parents, quoi). Mais au moindre problème, on s’appelle. Par exemple, quand nos parents nous ont appelé pour nous dire que notre grand-mère était à moitié morte, on a passé l’après-midi sur MSN à se parler puis la soirée ensemble. Parce que je ne voulais pas rester seule mais je ne voulais voir personne à part elle parce qu’on se comprenait.

 

Aujourd’hui, je suis plutôt contente de cette relation. Comme vous avez pu le remarquer, je suis assez famille et le temps où je m’entendais pas bien avec ma sœur m’empoisonnait la vie. Parce qu’autant du côté de ma mère, les 4 sœurs se voient souvent, autant du côté paternel, on peut pas dire que mon oncle et mon père se voient régulièrement. En fait, jamais en dehors des moments où ma grand-mère ne va pas bien. Ce qui s’est reproduit plusieurs fois cette année, certes, mais quand même. Et je préfère le modèle familial « on se voit pas tous les jours mais dès qu’on a besoin, on s’appelle » plutôt que le modèle « je t’appelle car y a un gros soucis ». Ma sœur a été un soutien important pour moi quand j’étais au chômage. Et ça, je ne l’oublierai jamais. J’essaie de lui rendre la pareille dès que je peux. Parce qu’une sœur heureuse fait aussi mon bonheur, c’est ma famille.

 

Il y a des jours où je suis nostalgique de l’enfance. Et d’autres où je me dis qu’être adulte, c’est pas si mal. Même si, ma sœur et moi, on jouait à la Nouvelle Star avant l’heure : on faisait chanter nos jouets sur la scène (le lit) sous les spotlight (une lampe de poche). Même si le matin de Noël, elle me rejoignait dans mon lit et on attendait impatiemment que ce soit l’heure de se lever parce qu’à deux, ça va plus vite. Quelques bons souvenirs entre autres.

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EVJF

Par Tatiana(Enterrement de Vie de Jeune Fille)

 

Dimanche soir à minuit (j’aime bien la chronologie en ce moment moi) : j’ai enfin assez émergé pour vous écrire ces lignes. Je crois que mon cerveau n’aurait pas pu le faire avant et vous n’auriez rien compris. De quoi vais-je vous parler allez-vous me dire ? Et bien je vous le donne en mille : l’enterrement de vie de jeune fille de mon amie d’enfance (20 ans d’amitié c’est pas rien), qu’on va appeler Barbie, parce que c’est elle ma star et que faut dire aussi ca lui va bien comme surnom. Pas parce qu’elle est débile mais parce qu’elle possède la plastique qu’il faut pour ce surnom. Non vous n’aurez pas son numéro, je vous rappelle qu’elle va se marier.

Pour la petite histoire il y a eu beaucoup de polémique sur cette journée. Je ne vais pas trop m’attarder car sinon l’article va faire 3 pages, mais on a eu quelques embrouilles avec la cousine. Allez savoir pourquoi, alors qu’elle n’est pas témouine (j’aime inventer des mots), elle a décidé de faire l’organisation du truc toute seule sans nous mettre dans la boucle. Alors certes, elles sont très proches mais moi j’avais envie de lui dire que Barbie je la connais depuis aussi longtemps qu’elle et que j’avais envie de m’en occuper un peu de sa journée. Ben non, elle, elle s’est bien garder de nous répondre quand on lui a envoyé des mails.  Ce qui fait qu’on s’est retrouvées la semaine dernière avec un mail
dans nos boites qui décrivait toute l’organisation du truc sans qu’on ait notre mot à dire. Sous-entendu « t’es d’accord ou pas on s’en fiche royal ». C’est d’ailleurs ce qui s’est plus ou moins passé, quand on leur a fait un peu remarquer que pour le choix du restau, elles avaient pris un truc pas vraiment dans notre budget. Merci de vous renseigner avant, afin de savoir si les
filles invitées en question ont de l’argent ou non.

Bref ! Le jour tant attendu est arrivé. Barbie devait se faire kidnappée à 11h30 chez elle en banlieue et après, rdv au QG (chez la cousine) pour l’habiller… Moi je
devais les rejoindre chez la cousine, de une, pour poser mes affaires pour le soir vu qu’on dormait toutes là-bas, et de deux, pour voir la transformation de Barbie en policière de choc et
de charme. Ensuite, direction place d’Italie. On se restaure le midi au Mac Do et ensuite commence les gages. Juste avant première péripétie. On se fait repérer par des coiffeurs qui nous interpellent. Barbie, qui au début faisait sa maline, y va sans se faire prier. Nous voilà parties pour que madame se fasse faire un brushing gratuit dans un salon de coiffure plutôt hype. Il était tellement vide, qu’au début on s’est demandé si c’était bien un salon. Le plus drôle c’est quand la responsable et arrivée par les escaliers. Une furie. Elle était avec une actrice qui joue dans « La vie d’artiste » et commence à faire croire à l’actrice qu’on est des journalistes. Forcément l’actrice commence à me demander qui je suis. Moi je fais un peu ma bonde « Je suis Tatiana T » d’une voix ferme et décidée, tout en sachant qu’elle voulait savoir de quel journal j’étais. Tout de suite la responsable arrive par derrière et dit que je viens du Figaro. Ben voyons, vu mon look et mon âge j’ai à fond l’air d’une journaliste du Figaro moi. L’actrice part et la responsable commence à me taper
la discute. Au moment où elle a appris que j’étais en phase de devenir graphiste je crois qu’elle a eu envie de me prendre dans ses bras. Elle a commencé à me baratiner je ne sais quoi en me disant qu’elle connaissait des gens qui connaissaient des gens (jusque là moi aussi c’est pareil hein) et qu’il fallait absolument que je lui envois mon CV. Là où j’ai tiqué c’est quand elle m’a demandé un portrait de moi. Euh, je suis désolée mais je crois que mes employeurs n’ont pas à me juger sur mon physique pour voir si oui ou non j’ai des qualités professionnelles. Manquerait plus que ça tiens. Le brushing est fini, on peut enfin s’échapper de l’asile de fou. Il était temps elle commençait à me souler avec ses histoires à deux balles. La nana elle a quand eu le culot de baratiner une actrice devant moi et après elle croit que je vais avaler toutes ses couleuvres ?!

Enfin, on sort de cet enfer, on récupère deux Havraises au passage et nous voilà parties pour les gages. Gages établis en thématique avec la tenue de policière of course. Donner des contraventions, faire des tests d’alcoolémie, faire la circulation (elle a failli provoquer un embouteillage et plusieurs accidents tellement les mecs se retournaient au volant). Après, on a les classiques indémodables comme embrasser une tonne de mecs…Perso, les gages moi je suis pas du tout pour. C’est pas un concept auquel j’accroche, et si un jour je me marie je refuserais nette qu’on me fasse ça, car ça m’amuse pas du tout. Même quand c’est pas moi qui les fait ça m’amuse pas remarque. Finalement ça se résume à suivre une fille déguisée et ridicule et à attendre qu’elle fasse son truc en prenant des photos. On a eu la séquence émotions aussi en milieu d’aprem. D’ailleurs c’est ce que j’ai trouvé le mieux je crois dans toute la
journée. La fille qui avait organisé ça avait demandé à Barbie de noter ses 10 erreurs de jeunesse, et à nous une infraction et un objet évoquant un souvenir avec Barbie. C’était marrant de la voir se remémorer des souvenirs. Et puis ses erreurs de jeunesse aussi c’était sympa. Bon, à un moment elle s’est mise à pleurer car un de ses regrets était assez triste. Mais la joie est vite revenue.

Les gages finis on rentre au QG (chez la cousine) pour prendre un apéro, préparer le squat et se changer pour la soirée. La soirée parlons-en, c’est un restau karaoké. Un restau où la nourriture est bonne mais ne vaut pas son prix. Un karaoké prometteur (enfin autant que possible pour un karaoké) mais qui au final s’est révélé nul. Le mec ne nous a pas laissé chanter une seule chanson. Monsieur avait sa table favorite et les autres ils pouvaient crever je crois. On a eu le droit une seule fois de chanter quelque chose, parce que il a eu le
malheur de dire « à qui le tour maintenant » et nous de répondre « A NOUS !!! ». Et encore on a même pas chanté une chanson qu’on aimait bien. Mais la cerise sur le gâteau c’est quand on a eu le droit à non pas un mais 4 strip tease de mecs bodybuildés et décérébrés. Ben oui qui dit 4 enterrement de vie de jeune fille dans le restau, dit 4 strip tease, à mon grand désarroi. Cela dit il n’y avait pas que le mien de désarroi, car les Havraises elles étaient dans le même état de consternation/hilarité/stupéfaction… Ils auraient quand même pu les prendre
beaux les gogos danceurs. Sans déconner j’aime déjà pas les mecs hyper musclés (voire même musclé tout court) alors si en plus de visage ils sont moches avec l’œil bovin… Je suis désolé mais ca n’envoie pas du rêve du tout. En plus ils savent pas danser sexy, à part des coups de reins c’est bien tout ce qu’ils savent donner. Mon prof de salsa faisait bien mieux. Je crois que le pire fut quand Tarzan (le 3e dans la liste) est entré en scène. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que de me fixer pendant tout le temps où il fait tournoyer la nana dans tous les sens, et qu’il lui filait des coups de reins (on aurait presque pu les imaginer à poil en train de brouetter). Ca fait sacrément bizarre de voir quelqu’un imiter l’acte sexuel en face de vous avec une fille alors qu’il vous regarde droit dans les yeux l’air de dire « j’aimerais bien faire ça avec toi mais sans les habits ».

Journée et soirée mouvementée comme vous pouvez le constater. Franchement les enterrements de vie de jeune fille j’en ai ma claque pour cette année.

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Cake, macarons, pain perdu et produits de beauté

Dans la série « en ce moment, j’aime ma vie », laissez moi vous raconter ma soirée de vendredi. De toute façon, vous n’avez pas le choix alors faites vous un petit thé,
un petit café, une petite clope et c’est parti ! Vendredi soir, c’est parti pour une soirée fille chez Vicky, avec Summer et votre animatrice de communauté préférée (putain, qu’est-ce que j’adore l’intitulé de mon taf), moi.


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Ingrédients pour une soirée réussie :
3 filles

De la nourriture : un cake olive-jambon made in Vicky super bon, de la salade, des macarons Ladurée (forcément bons), du pain perdu fait par mes petites mimines (donc très
bon, aussi. Oui, je cuisine, ça peut arriver).

De la boisson : vodka rouge, red bull, manzana, thé

Des produits de beauté : du vernis, des masques pour la figure, une couleur pour cheveux.

Des trucs pour rigoler : des cartes à jouer et des cartes divinatoires, des DVD de Sex and the city et autres trucs girlies.

Nous avions rendez-vous à 20h30 chez Vicky. 20h30 pile pile, je frappe chez la demoiselle et la réveille, gloups ! On range un peu puis voilà Summer, la soirée peut débuter.

Vicky prépare le cake tandis que je tire les cartes à Summer puis c’est au tour de notre hôtesse de connaître son avenir (supposé) puis après, on se fait une partie de poker. Sans mise aucune,
c’est juste pour rigoler. On boit de la vodka rouge redbull, les filles sont vite pompettes mais pas moi. Bon, ok, aucun mérite, c’est pas parce que je tiens bien l’alcool, c’est juste que je bois carrément lentement. On mange en refaisant le monde, petit shot de Manzana puis à 23h, vient l’heure fatidique du colorage de cheveux de Nina. J’avais acheté tout ce qu’il fallait au shoppi à midi, je me préparais donc à avoir une nouvelle couleur de cheveux, ce qui n’est pas précisément une expérience inédite pour moi. Je me mouille les cheveux, Summer me les peigne avec soin ensuite et Vicky m’étale le produit. Toi aussi, vis ma vie de Barbie. Côté positif, j’ai eu plein de compliments sur mes cheveux. En toute immodestie, j’ai de très beaux cheveux. Côté négatif, le « si c’est raté, tu m’en voudras pas » de Vicky. Dit une fois, ça va, mais plusieurs, j’ai peur. A genoux devant elle, je me laisse faire. On laisse poser en mangeant un macaron puis je vais me rincer. Verdict : c’est pas du tout ce que je voulais comme couleur mais finalement, c’est pas si mal.

 

Retour au salon et c’est l’heure du pain perdu. Pendant que Vicky s’épile, Summer fait de la vaisselle et moi, je prépare le dessert. Après s’être régalées de ce succulent dessert
(vous noterez que l’idée directrice de cet article, c’est ma modestie naturelle), on s’amuse à se tirer les cartes en se faisant les jeux débiles de la colo genre j’ai annoncé à Summer que Kinder voulait sortir avec elle. Oui, oui, dans le sens lui rouler une pelle devant le collège. Après, on s’amuse à un jeu où on a 4 mecs représentés par des rois et il faut poser des questions pour savoir lequel est le plus ceci, lequel nous fera cela. Donc, moi, j’aurai des enfants avec un mec mais l’homme de ma vie, c’est un autre. Ca va être drôle tiens. On fait pareil avec les filles, Vicky est donc la plus gentille et la moins gentille avec moi, et moi pareil avec elle. On s’éclate !

 

Mais c’est the beauty time ! Etape un : se laver la figure avec la lingette purifiante de Neutrogena. Puis on passe au peel off de Garnier (je crois, je suis plus sûre,
Summer confirmera ou infirmera). Puis on se fait un masque donc nous avons une Vicky bleue et une Summer et une Nina vertes. Enfin, cherry on the sunday (oui, je prends en compte les remarques faites dans les comm), on se vernit les pieds devant Sex and the city, saison 1. Même moi qui ne me vernis jamais. A 5h, on finit par aller au lit, on papote encore un peu et extinction des feux.
C’est sûr, c’est utile, il fait déjà jour.

 

Bilan personnel : j’ai a-do-ré. Cette soirée m’a filé du baume au cœur. C’est super agréable de se chouchouter entre filles, de se filer des conseils de maquillage et de
beauté, de s’échanger les produits, de tester… Futile ? Mais c’est précisément le but ! Et d’ailleurs, je trouve ça plus agréable de faire nos futiles en groupe qu’en privé. Là, se
chouchouter devient un partage et l’occasion de se marrer, de se photographier les pieds et les tronches masquées. Bref, quand je vis tout ça, je me dis que ma vie est bien en ce moment et j’ai pas besoin de plus. Merci ma girlie team !

 

Enfin, petit jeu dont vous aurez la réponse demain : de quelle couleur sont les cheveux de Nina ? A gagner : rien, j’avoue. Les deux demoiselles présentes à la soirée, ma mère et ma sœur (des fois qu’elles passeraient par là) n’ont pas le droit de jouer ! Bon, ok, la réponse est donnée ailleurs mais c’est pas grave!

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Un jour, mon prince viendra

(nouveau sketch de mon one woman show, merci d’être indulgents sur la version audio, j’ai pas répété)

Un jour, mon prince viendra, un jour, il m’aimera nananananananananaaaaaaaaaaaaaaa ! Un jour mon prince viendra… un jour, il m’aimera…

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Tu parles ! Dès le départ, ça puait l’arnaque ces contes de fées. Non mais regardons : Cendrillon, elle passe sa journée à faire le ménage, aidée par des souris. Blanche Neige,
encore mieux. Elle manque de se faire tuer, elle court dans la forêt et quand elle trouve enfin une petite maison pour s’abriter, qu’est-ce qu’elle fait ? Le ménage ! J’imagine tout à fait le truc : « Oh mon Dieu, on cherche à me tuer, au secours, aidez-moi… Oh, tiens un balai, si je m’en servais ? ». Et cette couillasse de Belle au bois dormant ? La nana, elle voit un rouet, faut à tout prix qu’elle s’en serve ! Moi, je vois un rouet, je sais même pas comment ça marche alors je vais le laisser où il est. Donc voilà, dès le départ, les princesses font le ménage et aiment ça.

Face à elles, le prince charmant, celui sur qui on doit fantasmer. Alors excusez-moi mais dans le genre « je me foule pas », on fait fort. Genre le mec de Blanche Neige. Elle, elle
échappe à la mort, aux dangers de la forêt, elle se tape le ménage de non pas un mais sept nains, elle affronte une sorcière. Et là, le Prince, il arrive, il lui roule une pelle et c’est un héros ? Merde, je savais pas qu’il y avait un nid de princes charmants dans toutes les boîtes de France. Et celui de Cendrillon ? Elle, elle est limite esclave, l’autre, il essaie des chaussures aux filles et ça nous fait un héros, ça ? Ah ben bravo ! Au lieu de chercher le prince charmant partout, je vais aller chez Bata !

Je me moque mais tous ces dessins animés qu’on nous a fait avaler, petites, c’est un vrai drame pour la femme indépendante des années 2000. Si, si. Petites, on nous a appris que
pour une femme soit accomplie, elle doit trouver son prince charmant. Donc nous, qu’est-ce qu’on fait ? On le cherche, évidemment. Et là, c’est le début des emmerdes. Non parce que les garçons, ils ont appris qu’une chaussure, un baiser et hop, on est emballées alors voilà, c’est à nous de tout faire. Non parce qu’on ne dira jamais à un mec « 30 ans et toujours célibataire ? C’est quand que tu nous ramènes une femme ? ». Et puis, eux, ils s’en foutent des princesses et tout ça alors que nous, c’est tellement ancré en nous qu’à 30 ans, si on n’a pas un mec qui veut nous faire des bébés, on est périmées. Pé-ri-mées, oui ! Déjà qu’on vous dit l’air de rien : « et après 25 ans, les ovules se dégradent ». Hé, c’est pas la faute si la nature m’a fait féconde dès 13 ans ! Si elle avait attendu que je sois prête, mes ovules seraient en parfait état quand je déciderais de faire un bébé.

Ah oui parce que le conte de fée, il se termine toujours par « et ils se marièrent, ils furent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Alors moi, je veux bien mais j’aimerais bien
voir la gueule de Blanche Neige après ses « beaucoup d’enfants ! ». Alors moi, je suis une femme indépendante des années 2000 et je n’ai pas envie que mon utérus serve de refuge à une colonie scout ! Déjà un gosse, je saurais pas quoi en faire entre mon boulot, mes cours de yoga, de stretching, mon coiffeur, mon esthéticienne, mon chirurgien esthétique… Non parce que les Blanche Neige, Cendrillon et tout ça, elles pouvaient en faire 50 de gosses, le prince allait pas les larguer à 50 ans pour se taper une bimbo blondasse siliconée. Nan, elles, elles vivaient dans leur château avec leur prince charmant et ils furent très heureux. Bon, on se doute qu’il tripotait une ou deux servantes par ci par là mais il restait. Alors que nous, femmes indépendantes des années 2000 que nous sommes, on ne doit jamais baisser la garde. A 30 ans, faut avoir l’air d’avoir 20 ans, à 40, toujours 20, à 50, faudrait tenter un petit 18 ans…

Alors moi, je dis non. Non aux contes pour enfants où la princesse se tape toutes les horreurs en attendant qu’un pauvre type à cheval vienne lui rouler une pelle pour l’embarquer et lui faire 36 moutards. Le prince charmant, ça n’existe pas. Ils épousent Blanche Neige mais à la crise de la quarantaine, ils se cassent avec Barbie.

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Politique

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, je vais parler politique mais rassurez-vous, je vais pas vous faire un petit exposé sur mes idées politiques ni rien. Non, nous sommes dimanche, c’est l’article léger, c’est pour rigoler ! Je ne parlerai pas non plus du livre ayant le même titre, y a bien que Beigbeder pour s’extasier dessus mais forcément, y a des scènes
de sodomie et de fist fucking. Comme quoi, le sexe ne fait pas nécessairement un bon livre. Donc voici le récit de mon incursion au sein d’un parti politique.

Depuis que je vis sur Paris, j’aime faire de nouvelles expériences. Lundi soir, je me rends chez Gauthier pour une soirée télé-DVD. On discute et il m’explique qu’il s’est inscrit au PS par Internet et qu’il y a une conférence mercredi. « Super, je peux venir avec toi ?
– Heu…oui, ça tombe bien, je voulais pas y aller tout seul ! »
Youpi ! Oui, moi, je suis une fille qui aime aller dans des trucs de ce genre, histoire de voir comment ça se passe. Que les choses soient claires : je ne pense pas devenir militante. D’une part, je n’ai pas toujours voté PS aux élections et je veux pouvoir voter ce que je veux sans avoir l’impression que je trahis l’intérêt du parti. Il est vrai que c’est le parti dont je me
rapproche le plus au niveau des idées mais des fois… D’un autre côté, je ne pense pas que militer au sein d’un parti, même non extrémiste, soit une bonne idée pour ma carrière. Bien évidemment, je ne le mentionnerai pas sur mon CV mais on ne sait jamais…

Une assistante bigarrée
Donc, mercredi, je rejoins Gauthier et nous voilà partis à la recherche du lieu de réunion. On arrive et on voit une église genre « secte » appelée l’église du bonheur ou je sais plus quoi, ça commence bien. Dehors, des militants fument, certains portent l’écharpe rouge, la même que Mitterrand. On s’en crame une aussi puis on rentre dans le bâtiment, on trouve enfin la salle (après avoir demandé, quand même).

Dedans, on s’assoit dans un coin et je commence à détailler les gens en notant les personnages typiques. Il faut savoir que j’ai été élevée dans un milieu de droite donc des clichés sur les socialistes, j’en ai à la pelle et pas que l’écharpe rouge. Nous avons, par exemple, le cliché de « l’instituteur socialiste » comme dit mon père, un monsieur avec une barbe en collier (celui-là, en plus, il a des sourcils impressionnants). Enfin, j’ai aussi des clichés sur les militants de droite, j’en ai subi un en 1ère année de fac et j’en avais interviewé un autre lors de mon stage dans une radio nationale. Le gars, militant jeune de l’UMP, il arrive… et là, on se dit qu’il aurait tatoué « jeunesse UMP » sur la tronche que ce serait pareil : petits
mocassins, pantalon à pince, pull col en v d’où sort une chemise à carreau. Et que dire de l’énorme montre à son poignet ? Bref. La foule est assez disparate : des jeunes, des moins jeunes, des plus jeunes du tout, des hommes, des femmes… Des écharpes rouges un peu partout. Evidemment, la réunion commence en retard mais en même temps, les gens tardent à arriver. Sur l’estrade, le chef de section et les intervenants discutent en regardant les gens arriver, la salle se remplit peu à peu. Y a du monde quand même.

Alors qu’on discute de tout et de rien avec Gauthier, un homme en noir s’approche et nous serre la main, nous expliquant qu’il est responsable du recrutement et il nous demande notre nom. Gauthier répond, je lui explique pour ma part que je suis là en touriste (de toute façon, si je devais adhérer, je dépendrais pas de cette section). On récupère des documents et c’est parti pour la réunion. Bon, ici, on se tutoie et on s’appelle camarade, ce qui nous étonne un peu : on croyait que c’était typiquement communiste mais apparemment, nous avons tort. Maintenant, je me demande s’ils utilisent « camarades » à l’UMP, aussi. Le chef de section remercie les militants de l’avoir reconduit à ce poste puis il demande aux nouveaux adhérents de se présenter, Gauthier ouvre le bal. A chaque fin de présentation, on applaudit. Comme il me dit ensuite : « on se croirait aux alcooliques anonymes ». Donc plein de gens se présentent, des
étudiants dont un Italien, des gens qui ont déménagé et qui rejoignent la section, des sympathisants qui franchissent le pas du militantisme « en ces heures sombres », une dame blonde tout de rose vêtue qui pourrait être la mère de Barbie. Et on applaudit Paul, on applaudit Janine, on applaudit Paolo, on applaudit Vincent… Le chef de section est ravi de toutes ces nouvelles têtes et nous explique que les inscriptions ont dû être bloquées juste avant le congrès, « c’est pour ça qu’il y a tant de nouveaux aujourd’hui ». Aurais-je senti une pointe d’amertume ?
Suite à ces émouvantes présentations dont je me suis dispensée (oui, je ne suis pas de cette section, moi !). A ce moment-là, je remarque une femme au gilet couleur framboise écrasée (j’adore cette dénomination de couleur) qui erre dans la salle, se pose à côté de quelqu’un en discutant d’un air revêche puis elle vient par s’installer pas loin de nous. Une dame vient sur l’estrade nous parler d’un problème de quartier dont Gauthier et moi ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants, la dame fustige « les communistes et le verts ». Je me retourne vers Gauthier et lui glisse un : « c’est quoi déjà la gauche plurielle ? ». La dame n’est pas contente, certains la fustigent un peu, notamment un mec à costard et la femme avec son gilet framboise qui soupire bruyamment en faisant la gueule. Ils sont agités, quand même, les gens. Après, ils nous expliquent qu’ils ont sorti un livre d’images sur l’histoire du PS pour le centenaire du parti et il est question d’un DVD, je crois (on sent la fille attentive). Quoi qu’il en soit, les militants sont invités à participer en prêtant les photos de leur engagement.

Conférence… sans doute passionnante
Arrive le moment de la conférence en elle-même (soit une heure après le début de la réunion), deux personnes de haut rang viennent parler de ce que l’on doit faire pour lutter contre la politique sécuritaire de la droite. Je vous avoue que je ne sais absolument pas ce que les gens ont proposé puisque j’ai passé l’heure suivante à lutter contre le sommeil. Assise sur ma chaise, ma tête ne cessait de tomber vers l’avant, me vrillant les cervicales à chaque fois. Changement d’intervenant, j’applaudis le monsieur moustachu que je n’ai pas écouté et une jeune demoiselle prend la parole à son tour, je recommence à me rendormir et à lutter en faisant attention à ne pas martyriser mes cervicales. Les militants sont assez dissipés, ça papote, ça rigole, ça va aux toilettes… A un moment, la dame au gilet framboise décide qu’elle en a marre et le signifie ostensiblement en soupirant bruyamment puis en adressant un geste « temps mort » au chef de section pour dire que la demoiselle qui parle est trop longue. La pauvre fille doit s’en rendre compte, elle conclut un peu abruptement. Le chef de section la remercie et demande si quelqu’un veut dire quelque chose. Là, une forêt de bras se lève, notre dame au gilet framboise est assises sur un quart de tiers de fesses, le corps tendu en avant, prête à bondir sur l’estrade mais le chef de section donne la parole au monsieur en costard de tout à l’heure. Et tandis que le mec s’avance, personne ne baisse les bras ! Et pendant que le gars commence son intervention, ils sont tous le bras levés, lançant des regards complices au chef de section pour le prier de leur donner la parole de suite après, la dame au gilet framboise est particulièrement motivée, apparemment. Là, le gars se met à parler et dit : « Moi, quand j’étais à Toulouse… ». Vu son accent, c’était pas la peine de préciser, je savais qu’il était de chez nous ! Mais bon, Gauthier et moi avons faim, nous quittons la salle. En partant, je vois sur un siège au fond, à droite, un mec affalé sur sa chaise, la tête en arrière, la bouche grande ouverte, se payant un merveilleux roupillon. Bien, ça me rassure, j’ai trouvé pire que moi.

Etre militante ?
En cheminant loin de ce lieu, Gauthier me fait part de sa déception, « je n’imaginais pas ça comme ça ». Moi non plus… mais à quoi m’attendais-je ? Je me dis que, quelque part, les militants ont un rôle à jouer dans la politique française, on ne les voit pas, on ne les entend que peu mais ils sont là, ils décident de ce qui est le mieux pour leur parti, ils s’investissent… et ce sont de véritables gamins. Mais ce n’est pas lié au PS, je suppose que c’est dans tous les partis pareil. Mais ai-je l’âme militante ? Je ne sais pas, je ne crois pas. Surtout qu’il y a très vite des rivalités, des velléités de pouvoir, des clans… Et ça, je n’en ai pas envie. Je me souviens, en 1ère année de fac, je « subissais » la présence d’un gars, membre
hyperactif du RPR jeune (hé oui, ça remonte). En 1998, les piquets de grèves sont dressés à la fac et notre ami y voit un merveilleux moyen de plaider sa cause : devenir le chef du RPR jeune de notre département. Donc le voilà qui m’explique qu’il va monter un contre-mouvement pour riposter aux grévistes… le tout chapeauté par le RPR jeune de Toulouse. D’ailleurs, je me souviens, un jour, pendant une AG, il me parle d’un étudiant qui se prononce contre la grève : « ce serait bien qu’il fasse partie de mon groupe, même s’il est de gauche. » Bon, finalement, la grève se termine et le voilà qui râle car il n’a pas eu le temps de mettre son plan à exécution. Je suis édifiée par ce que j’entends : quel est le plus important ? Défendre ses idées ou bien se faire voir ? Il voulait que la grève se termine, c’est arrivé, que demander de plus ? Si les ambitions doivent passer avant les idées, je crois que la politique ne sera jamais pour moi.

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Nicolin et Reno

Sous-titre : quand les blogueurs se rencontrent (et non « à la découverte du triolisme »)
 
Acte 1 : les discussions sur le blog
La semaine dernière, je visite le blog de Nicolin, comme tous les jours, et interpelle le jeune homme sur le fait que certaines lectrices pourraient vouloir le draguer pour paraître dans son blog. On discute sur son chat à peu près privé et il m’informe de sa venue sur Paris cette semaine. Sur ce, on rentre dans un jeu de « brouettera, brouettera pas », en gros, puis il me propose de venir le chercher, lui et son copain Reno, à la gare. Les fidèles lecteurs parisiens commencent à s’insurger, réclamant eux aussi le droit de rencontrer les deux garçons dont l’affaire s’organise petit à petit… Le problème, c’est que le choses s’organisent n’importe comment. Il faut savoir que le blog de Nicolin est devenu une sorte de chat entre une dizaine de personnes, les messages fusent de toute part et il est assez compliqué de tout suivre.  
 
Mardi, dans la conversation, Reno me demande de l’héberger, j’accepte, pensant qu’il s’agissait d’un jeu. Au départ, nous devions retrouver les garçons à la gare avec Sab mais nos amis marseillais étant des surdoués du planning, le projet a capoté. En effet, ils arrivaient à 12h30 à la Gare de Lyon et avaient rendez-vous à 13 heures à Saint-Tintouin les Bains, ou un bled du genre bien loin du centre de Paris.
 
Pour nous consoler de l’immense peine qui a envahi notre cœur, Nicolin propose de nous retrouver tous pour un apéro en fin d’après-midi. Motivés, les Parisiens s’organisent et c’est parti pour la rencontre du siècle.
 
Acte 2 : rendez-vous manqué
Le midi, je déjeune avec Sab, une jeune fille adorable. Pendant que nous faisons nos stars sur les bancs du jardin du Luxembourg et que nous nous faisons insulter dans une langue inconnue par un petit con parce que nous n’avions pas voulu signer sa pétition, mon téléphone sonne : Papaiya, une autre fidèle commentatrice du blog, vient aux nouvelles, nous proposons de nous retrouver tous à St Michel à 17h30, les garçons nous ayant dit qu’ils termineraient leur rendez-vous à 17h.
 
J’arrive au rendez-vous et je retrouve Papaiya sur la place. Cette jeune fille tient un blog (dont j’ai mis le lien dans la rubrique appropriée, je vous invite à aller voir !) et se représente si fidèlement que je l’ai reconnue sans problème. Il n’est pas évident de reconnaître quelqu’un à partir d’un dessin mais là, c’est impressionnant ! Sab nous rejoint puis nous attendons…
A 18h15, lassées d’attendre, nous décidons d’aller nous installer dans un café : quitte à attendre, autant poser nos charmants fessiers ! Nous discutons tranquillement quand Sab aperçoit un jeune homme avec une drôle de pancarte. Nous attendions justement un autre fan, Laxigue, je l’appelle sur son portable et il s’agissait bien de ce garçon. L’histoire est amusante : arrivé à 18h à Saint Michel sans savoir à quoi nous pouvions ressembler, il a attendu, encore et encore… Au bout de trois-quarts d’heure, il a trouvé un papier orange fluo dans une poubelle et a emprunté un stylo à un kiosquier. Je tiens à féliciter Sab pour sa bonne vue car, sans elle, il aurait pu tourner longtemps.
 
Nous récupérons donc le jeune homme et, déjà, Sab doit s’en aller car elle a une soirée, elle est très déçue de ne pas avoir rencontré nos amis Marseillais, d’autant que nous n’avions aucune nouvelle d’eux. Laxigue, Papaiya et moi faisons de la résistance mais à 20 heures, nous nous résignons à rentrer chez nous. Alors que j’étais en train de patienter sur le quai du RER quand mon téléphone sonne (oui, ici, c’est merveilleux, je capte même dans les souterrains malodorants du métro et du RER) et me voici en conversation avec Reno qui m’explique qu’ils viennent juste de sortir de leur rendez-vous et que je serais aimable de les attendre.
 
Me voici donc en train d’errer seule dans les couloirs de l’immense station Châtelet. Pour m’occuper, je décide d’appeler Cédric, mon dernier prétendant en date qui, une nouvelle fois, annule notre rendez-vous prévu pour jeudi. J’avoue que j’ai du mal à comprendre ce garçon : il passe son temps à me proposer des rendez-vous et, à chaque fois, il annule. Certes, il a de bonnes raisons (son boulot, son fils), mais ça me fatigue un peu…
Suite à cette petite déception, je décide d’appeler Gauthier mais il ne me répond pas, sans doute trop occupé à se shooter à l’oxygène. Je trompe mon ennui en explorant la station. Au bout d’une demi-heure, enfin, mon portable sonne : Nicolin himself est au bout du fil !
 
Acte 3 : un verre avec les deux zigotos
Commence alors un nouveau jeu : retrouvons-nous à la station Châtelet. Nous tournons en rond, cherchant désespérément une sortie où nous pourrions nous retrouver, je me tue les yeux à lire les panneaux, refusant toujours de chausser mes lunettes de vue (coquetterie oblige). Enfin, j’aperçois la bonne sortie, je m’y dirige. A la recherche d’une issue pour quitter cette foutue station, je croise soudain deux gars et reconnaît Nicolin. En effet, j’avais vu des photos de lui sur le site d’un de ses copains, heureusement ! Sinon, nous aurions pu tourner longtemps avant de nous reconnaître. Je leur saute un peu dessus et nous voilà partis au bar ! On discute, je les trouve très sympas… Nicolin n’est pas aussi « fanfaron » que sur son blog et Reno n’est pas franchement timide. C’est bizarre de les voir en vrai même si je ne parviens pas à fusionner les personnages dessinés et leur version réelle.
 
Ils m’expliquent un peu leur nouveau projet, le rendez-vous avec les producteurs, j’avoue que je suis totalement perdue : je ne connais absolument rien à ce milieu-là. Mais j’écoute avec attention… Après, on parle beaucoup du blog, Nicolin me demande si je crois que tout est vrai ou pas, il est particulièrement fier de ses fans qui participent activement au blog en postant des dizaines et des dizaines de commentaires par jour. Puis il m’avoue qu’il me trouvait bizarre, au début… Il faut dire que sur ce blog, on fait un concours : celui qui postera le message le plus débile a gagné. J’exagère mais tout juste.
 
Il est tard et il est temps de rentrer et c’est là que je comprends, enfin, que Reno ne plaisantait pas quand il disait qu’il viendrait dormir chez moi…
 
Acte 4 : Ma nuit avec Reno
(et voici le chapitre que tout le monde attend).
Nous voici donc partis chez moi ! Nous discutons pas mal de la vie parisienne puis je lui avoue que je ne pensais pas qu’il venait réellement dormir chez moi donc mon appartement n’était pas franchement en ordre (mes strings étaient en train de sécher dans la salle de bain, par exemple, très glamour…). Evidemment, suite à cette déclaration, il s’est senti tout de suite très à l’aise… Parfois, je me dis que je suis trop honnête… Mais je me rattrape en le rassurant : il peut tout à fait rester dormir chez moi, j’ai réellement deux lits (comme je suis naïve).
 
On s’installe sur le canapé, un verre de taillefine à la fraise dans la main (je suis nulle comme hôtesse), on éteint la lumière et on allume la télé pour regarder Nip/Tuck… Enfin, j’avoue que j’ai pas vu grand chose…
 
On parle de pas mal de sujets, de son boulot, de nos amours passées tandis qu’on se rapproche toujours un peu plus l’un de l’autre. Je le trouve super intéressant comme garçon et je me dis que c’est plutôt une bonne chose qu’il reste dormir chez moi, même si je ne pense pas à mal. En fait, je le trouve franchement mignon… Pendant que je lui parle, mon regard navigue de ses yeux qui pétillent (ou qui ont un air pervers, selon Papaiya) à sa jolie bouche mais je reste dans mon coin, persuadée qu’il ne se passera rien. De plus, il a fait une petite gaffe que j’ai trouvée trop mignonne : nous parlions donc de blog et il me dit : « Tu écris trop bien, j’ai bien aimé l’histoire de l’autobronzant… ». Mes fidèles lecteurs savent bien que cette histoire a été rédigée par Gauthier… Puis il m’a félicitée pour un dessin que j’avais fait… Il fallait vraiment que je sois stupide pour pas deviner l’issue de la soirée. Franchement, ce n’est pas par modestie que je dis ça : je suis très mauvaise en dessin.
 
Alors que je lui parlais de je ne sais plus quoi (que je suis bavarde), il dépose un rapide baiser sur mes lèvres, ce qui me surprend totalement. Je me demande quelle tête j’ai fait à ce moment-là mais ça devait être comique… Je devais vaguement ressembler à mon chat quand je lui crie dessus en prévision de la connerie qu’elle va faire. L’étonnement passé, je lui rends son baiser…
 
Pour le reste, je ne rentrerai pas dans les détails, ce fut une nuit très sympa et très câline… Maintenant, j’ai une très bonne opinion des Marseillais… Juste une petite anecdote qui m’a fait rire (excuse-moi, Reno). J’ai eu droit au compliment le plus original de ma vie puisque le jeune homme m’a avoué adorer mon… menton ! D’ordinaire, les hommes s’extasient sur ma poitrine ou mes yeux, mais là… Ceci étant, moi qui me plains toujours que les hommes ne sont pas franchement originaux dans leurs compliments sur ma personne, pour la peine, j’ai été servie.
Acte 5 : le restaurant
Nicolin, s’en voulant d’avoir planté la majorité de ses fans parisiens (tous sauf moi, en fait), décide d’organiser une séance de rattrapage le lendemain midi  à St-Michel. De notre côté, le réveil est un peu difficile, le temps qu’on se fasse beau, me voici en retard. On se traîne jusqu’au métro, je suis complètement éteinte… Du coup, je ne me montre pas particulièrement bavarde mais, en même temps, je ne suis pas du matin. En effet, au réveil, je suis la championne du monosyllabe (ça change). Reno m’abandonne à une station car il avait rendez-vous ailleurs et j’arrive enfin à St Michel, je me hisse hors de la station, manquant de tomber car j’avais mal évolué la hauteur des marches et je retrouve la joyeuse bande à savoir : Sab, Papaiya, Nicolin et Agnès, qui n’avait pas pu venir la veille. Laxigue arrive quelques temps plus tard et nous voilà tous partis dans un restaurant italien avec un serveur à peu près aussi aimable qu’une porte de prison et un patron qui se la jouait Italien, avec un accent très étrange…
Ce déjeuner fut fantastique ! Petit tour de table : Agnès, la seule trentenaire du lot, une vraie frappadingue ! Une personnalité que je qualifierais d’explosive… Chaque phrase est un vrai one-woman-show !
A côté, Papaiya, une jeune femme plus discrète mais qui a un sacré coup de crayon. A la fin de repas, Nicolin et elle nous ont fait des dessins, je suis limite jalouse ! C’est une fille vraiment charmante, paisible mais qui sort quelques phrases bien senties, un humour très fin… Et en plus, elle est adorable, elle m’a proposé de me donner quelques cours sur un logiciel 3D, je suis ravie.
Laxigue, le plus jeune de la bande (17 ans !) nous a fait beaucoup rire, parfois malgré lui. Après l’histoire de la pancarte trouvée dans la poubelle, il était un peu patraque, hier, il avait trop dormi, apparemment… Je me demande lequel de nous deux était le plus amorphe. Enfin, il nous a fait beaucoup rire car, la veille, il râlait car il voulait sortir une blague misogyne à Nicolin. Là, il se prépare, il sort une phrase totalement surréaliste : « Par rapport à ton conseil de kystouille d’hier, j’ai trouvé une phrase pour dire pareil mais plus subtilement…mais je m’en souviens plus ! ». Nous nous sommes quittés à 16 heures, il ne s’en souvenait toujours pas.
Sab, ma préférée, est une fille très calme et très mature, je trouve qu’elle dégage beaucoup de charisme et de douceur. C’est la seule du lot à avoir un vrai boulot (moi, j’ai un stage fictif), elle a dû nous quitter prématurément mais elle a gagné un beau dessin de Nicolin et de Papaiya.
Nicolin, enfin, que dire ? Tant pis, je casse son image mais il n’a rien d’un connard ! Déjà, en lisant son blog, je le trouvais touchant mais là, il faut le voir quand il parle des personnes qu’il aime avec ses yeux bleus qui pétillent…Et puis il nous a payé je ne sais combien de consommations, c’est un grand Seigneur !
Je termine cet article par des messages personnels.
 Nicolin : ça m’a fait plaisir de te voir, même si tu me fais ressembler à Barbie sur ton blog… Merci beaucoup pour le dessin et pour les moments passés ensemble, tu as égayé ma semaine.
Reno : Merciiiiiiiiii beaucoup… On se revoit quand tu veux ! (Après tout, on ne vit qu’à environ 900 kilomètres l’un de l’autre…) Promis, je te rendrai ton T-shirt.
Papaiya, Laxigue, Agnès, Sab mais aussi Tink : J’espère qu’on n’attendra pas le retour des Marseillais pour se faire un apéro ! Promis, la prochaine fois, je serai réveillée.
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