Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Apprendre, c’est tellement cool !

Mon cher moi d’avant

Tu dois te demander pourquoi j’écris alors que j’ai même pas fini mes articles sur le Canada, que j’ai même pas encore lancé officiellement ma série sur les plans cul et que l’actualité est tellement brûlante que j’aurais dû écrire 38 articles dessus ? Alors de 1, je manque de temps (et ça me frustre) et de 2, tu sais rien de la vie, viens pas me donner de leçon. D’ailleurs, c’est aujourd’hui en tant que version de toi pleine de sagesse que je viens te parler de la magie de l’étude et du savoir. Et ne lève pas les yeux au ciel, je te vois! *

etudier

Tu es une chanceuse : ta mémoire d’éléphant et on esprit logique te permettent de récolter de bonnes notes sans bosser. Les devoirs ? On fera ça en 2/2 avant le cours parce que le soir, y a Beverly Hills et Melrose Place, c’est bien plus cool que des exos de maths ou revoir sa leçon d’allemand… Ouais, sans doute mais… Tu es en train de passer à côté du truc le plus cool du monde : apprendre.

apprendre

Je n’ai jamais trop aimé la contrainte. Faire mes devoirs me plongeait dans un ennui abyssal, je ne lisais que peu les livres qu’on nous demandait de lire en français (alors qu’évidemment, 20 ans plus tard, je lis du Stendhal en me disant qu’à 16 ans, j’étais vraiment une dinde) et puis après 8h de cours, mon cerveau criait grâce. Alors sur ce point, je vais avoir du mal à contre-argumenter : récemment, j’ai suivi une formation excel -et je me suis éclatée- mais au bout de 7h de cours, j’étais totalement épuisée. Ce qui donne un bon indice de mon implication intellectuelle dans le travail, tiens… Bref, je m’égare mais apprendre, c’est ultra cool.

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Tu en as déjà un peu l’intuition. Dès qu’un sujet te plaît, tu es capable de lire tout ce qui te tombe sous la main sur le sujet. Genre le théâtre romantique où tu as lu les plus connus au lieu de te contenter de Lorenzaccio que ta prof de français avait choisi, tu avais lu pas mal de profils aussi et de livres qui t’avaient permis de pas mal maîtriser le sujet. Sujet qui tomba d’ailleurs au bac… Mais pour les sections ES et S car les L, nous, nous avions droit à une dissert sur Malraux. Tiens, faudra que je re teste Malraux à l’occase, peut-être que ça passera mieux, qui sait ? Bref, quand un sujet te plaît, tu ne comptes plus les heures passées dessus à te documenter, à écrire. Mais pour le reste….

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Et c’est un tort. Reprenons l’allemand parce que figure-toi que tu vas développer un traumatisme par rapport à ça. Oui un traumatisme, je pèse mes mots. Au bac, ta note relativement basse (11, ce qui me paraît pas mal pour une langue que je n’ai au final jamais comprise et surtout pas maîtrisée) te convaincra de ne plus jamais y toucher. A la fac, ce sera anglais, anglais, anglais… Enfin, QCM en première année, questions sur texte et version avec dictionnaire autorisée en deuxième année puis plus rien. C’est quelque part un peu étonnant que j’ai réussi à garder un certain niveau en anglais juste en lisant quelques livres d’histoire (l’avantage de choisir des sujets de maîtrise sur des pays anglophones) et en matant distraitement des films et séries en VO, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il se dit. Ceci étant, sans vouloir me défendre, j’aurais aussi parfois de sous-titres sur des séries/films français car dès que ça n’articule pas, je ne comprends plus rien du tout. Bref allemand remisé au placard et inconscient qui vient me titiller régulièrement avec ce cauchemar “tu passes le bac allemand et tu as tout oublié”.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Et puis en 2015, une pote, Zénobie, te parle d’un site pour réviser son anglais : Duolingo. Tu te lances d’abord sur l’anglais et l’espagnol (langue que tu n’as jamais apprise à part trois mots enseignés par un papa catalan français mais bilingue, pour le coup) puis voilà l’allemand qui apparaît. Alors tu te lances et tu te rends compte qu’en fait, l’allemand est une langue géniale car on dit TOUTES les lettres. Une fois que t’as compris que “ch” s’écrit “sch” et que tu reconnais les sons avec ou sans umlaut, cette langue est facile : il y a des règles, il suffit de les connaître pour les suivre. Excitée, tu te lanceras par la suite à la découverte du russe et du suédois (sur la version anglaise du site, noeud au cerveau)… mais on va en rester au suédois pour l’instant.

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Apprendre est si excitant. Ca ouvre tellement de possibilités. Il n’est pas dit qu’apprendre le suédois me fera partir vivre en Suède ou que ça m’ouvrira un poste quelconque mais c’est juste un savoir, une ouverture sur une culture. Et je parle des langues mais en ce moment, je me prends de réelle passion pour les statistiques et ce que ça peut ouvrir comme perspective. En ligne de mire : l’économétrie. Je coche les MOOCs qui me tentent, j’essaie de voir comment devenir cette économètre en me demandant comment j’ai pas compris plus tôt que j’étais faite pour ça. Déjà, dès que je peux jouer un peu avec les datas au boulot, je suis ravie, j’essaie de croiser les données dans tous les sens pour en tirer une histoire valable. Je sais maintenant comment trier intelligemment mes données grâce à des formules excel apprises à ma formation et la gestion de tableaux croisés dynamiques. Prochaine étape : maîtriser R, le logiciel de statistiques.

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Alors tu vois, mon moi d’avant, tu chies un peu dans la colle. Ta paresse n’a jamais été un réel handicap mais quand j’y repense, notamment à cette mémoire incroyable, en bossant un minimum, ta moyenne de langue aurait dû être 14-15 facile au lieu du paresseux 11… Ce qui n’aurait peut-être pas changé grand chose à part un élément : cette mythologie que tu t’es construite en te disant que tu n’étais pas douée pour les langues. Si, tu l’es… c’est juste que le poil dans la main que tu as longtemps eu t’as empêché de le remarquer. Et je peux te le dire : à 36 ans (enfin quasi), je m’éclate enfin à apprendre l’espagnol, l’allemand et le suédois. Jag är Nina et… oh ben faut un début à tout !

* Je vire complètement schizo

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Pour 2016, je me résous à

Ma liste des bonnes résolutions, c’est un peu comme l’enveloppe de jeux à gratter que me ramène ma tante chaque année* : si y en a pas, c’est plus vraiment Noël. Et autant vous dire que là, je suis remontée comme un coucou, décidée à devenir en 2016 mon moi rêvé, tout en acceptant mes défauts. Genre je renonce officiellement à être une lève tôt. Après tout, pourquoi ne pas faire le soir ce que je me sais incapable de faire le matin ? Y a bien que le dicton populaire pour trouver que ça a plus de valeur le matin que le soir…

Et j'attaque d'entrée avec un mantra moisi

Et j’attaque d’entrée avec un mantra moisi

Alors pour commencer, reprenons mes résolutions 2015, histoire de se marrer un peu.

  • Devenir une psychorigide de la to do list : oui au boulot, non dans ma vie perso. Du bien mais possibilité de mieux.
  • Le samedi/dimanche glande : ah oui, ça, totalement tenu, sans doute un peu trop d’ailleurs !
  • La gamelle du midi : pas du tout et tiens, je la reprends pour cette année
  • Le yoga : non même si j’ai fait mon stage Yoga qui m’a fait souffrir. Le problème majeur du yoga, c’est quand même ses horaires + son prix : si ça s’adresse pas directement à la bourgeoise entretenue, je ne vois pas à qui ça s’adresse. Et ça m’emmerde parce que j’ai vraiment envie d’en faire mais les prix me bloquent.
  • Choper des stages : non, sauf un stage photo où on est parties avant la fin avec Amy parce qu’on avait froid et qu’on voyait pas trop le truc. J’ai fait un voyage extraordinaire avec Olympus aux frigos, aussi, c’était fort sympa, je conseille à tout le monde (aux Frigos ou ailleurs).
  • Ecrire pour de vrai : *gros soupirs* non
  • Changer de style vestimentaire : non pas du tout et j’avais oublié avoir parlé de ça un jour tiens
  • Acheter des plantes : ah oui, ça, ça va.
Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c'est mon cadeau de Noël mais j'ai des plantes quand même

Bon, ce sont mes plantes du bureau et la petite, c’est mon cadeau de Noël mais j’ai des plantes quand même

Et en bonus : trouver un mec, ça, c’était fait dès fin 2014 et apprendre une nouvelle langue, je joue bien avec Duolingo pour apprendre l’espagnol. Ah et sur le côté d’arrêter d’être un boulet, il me semble que ça fait un bail que j’ai rien cassé ou que je suis pas tombée, ça fait du bien. Dernier drame en date : l’appareil photo presque cassé aux Philippines (mais non) et une bouteille de shampoing renversée dans mon sac de sport (petit format, héhé)

batman

Alors bilan pas top top. Du coup, ça tombe bien, y a des trucs qui vont dans le sens de ce que je veux pour 2016. En fait, 2016 sera l’année de l’équilibre (entre vie privée et vie pro mais aussi dans mon estomac), du moi (Nina) et du nous (Victor+Nina) et tout va se jouer autour d’un concept clé : “la journée parfaite”. C’est le principe de la to do list. Chaque jour, je dois faire : mes cours duolingo, écrire un article, écrire 3 pages de roman, faire au moins 2 planches (de sport, pas de dessin), monter 10 étages et je note mon alimentation et mon sport et mes dépenses. Je fais ça depuis novembre à peu près et j’ai dû avoir à peu près 3 jours parfaits (lose). Je passe désormais à l’étape supérieure : les gommettes. En gros, à la fin de chaque journée, je mets une gommette sur mon agenda pour évaluer la journée. Selon le nombre de gommettes “journée parfaite” ou “très bonne journée”, je gagne un petit cadeau. Sinon, ceinture du cadeau plaisir. Je vous re détaillerai ça dans un prochain article si ça vous intéresse. 2016, année de la psychorigidité ? Oui, madame, oui, monsieur !

gommettes

Parce qu’en 2016, je dois poser les jalons pour la suite. Je ne souhaite pas changer de taf pour le moment et même, j’aimerais rester là jusqu’à mon départ de Paris pour soit la province (Bordeaux en tête de liste) voire l’étranger. Mais pour réussir ce plan, faut que je puisse offrir un joli éventail de compétences à valoriser par la suite. Donc cette année, je bosse mon anglais à mort, je renforce mon italien, j’apprends l’espagnol (un peu plus sérieusement que sur Duolingo même si j’aime bien), je rechope quelques bases en allemand et peut-être en russe, juste pour faire la fille intello. Puis j’essaie de renforcer des compétences autres que la data analyse qui me sera toujours très utile.

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D’ailleurs, à propos de boulot : on stoppe tout, on arrête de courir droit vers le mur. Ca fait un mois que j’ai des nuits courtes, j’ai réussi l’exploit de dormir à peine 10h en 3 jours la semaine du 15, de commencer mes journées à 8h pour les terminer à 2 ou 3h du matin et ça, ça va pas être possible longtemps, mon corps va me lâcher. J’ai tant de boulot que ça ? Mais même pas en plus, j’ai une charge qui me paraît normale à légèrement élevée mais surtout j’ai des réunions toute la putain de journée, je commence à réellement bosser à 18h. Du coup, je vois pas tous mes mails et deux ou trois fois, on a frôlé la catastrophe. Sous entendu : j’avais pas vu une demande du client. Donc va falloir mettre le ola là dessus, surtout quand on me presse pour venir à une réunion de dernière minute qui a duré un peu plus d’une heure et où j’ai parlé 2 mn (sketch du 23 décembre). Ah oui, en 2016, je ne vais plus en réunion sans mon ordinateur portable pour éviter de perdre mon temps. Donc le boulot, on met la pédale douce et on va au sport entre midi et deux, 3 fois par semaine. Piscine, fitness ou gym suédoise (je vais me réinscrire), peu importe le flacon, pourvu qu’on ait les endorphines. Et on mange mieux parce que ça aide à avoir meilleure forme.

bonnes résolutions

En 2016, je deviens aussi une gauchiste éclairée : en gros, on lit plus et mieux pour avoir de vrais arguments détaillés pour expliquer en face que non, l’Etat d’urgence ou la déchéance de nationalité, ce n’est pas rien et qu’il faut arrêter de se faire enculer à sec avec le sourire parce que « mais c’est pour les terroristes ». J’admire la capacité de certains à avaler encore de telles couleuvres mais à un moment, il faut se réveiller et arrêter de croire que les politiques veulent notre bien. Non, ils veulent leurs réélections ce qui pousse un gouvernement faucialiste à aller tranquillement piétiner le terrain de l’extrême droite. Mais arrêtez d’être con, ils ne voteront jamais pour vous ! Les gentils gauchistes qui ont voté pour vous en 2012 non plus d’ailleurs… De façon générale, j’ai une vraie envie de plus de culture donc en 2016, on lit !

lire

Et puis surtout, 2016, j’écris. Comme dirait un mantra de merde qui n’existe sans doute pas mais que je vais inventer : “arrête de rêver ta vie, vis tes rêves !”. Non parce que j’en ai marre de parler d’écrire un livre et de pas le faire, il faut se bouger le cul. Ah tiens, je vous parlerai de mes résolutions de blog demain.

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi...

Ah ben si, ça existait. Je me disais aussi…303

Ah et pour le côté « nous », j’ai pas super envie de détailler mais en gros : étape 1/on aménage ensemble, étape 2/on se pacse, étape tout le temps /on voyage, on vit des truc cools ensemble, on s’aime et on rigole. Mais bon, ça, c’est pas tellement une résolution, c’est plus des faits. La vraie résolution sera de garder du temps pour nous (en arrêtant de bosser la nuit, par exemple)

* Cette année, j’ai gagné 18 euros, d’ailleurs

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A quoi bon ?

Depuis quelques temps (un an ou deux facile), je souffre d’un étrange syndrome que j’appellerai le “à quoi bon ?”. J’avais des ambitions par le passé : celles de faire des choses par loisir. Apprendre le russe parce que c’est une langue qui m’intrigue, apprendre à jouer d’un instrument de musique, prendre des cours de ci ou de ça… Jusqu’au moment où je m’interroge : à quoi bon ?

 

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

Ce syndrome semble être né le jour où je me suis trop prise au sérieux, niveau boulot. Je veux dire quand ma carrière est devenu mon moteur. Je me suis toujours définie comme une gentille carriériste, la fille qui vise la marche suivante de l’échelle sans pour autant se rêver au sommet. Et aujourd’hui, avec la connaissance que mon expérience m’a amenée, je confirme que j’ai pas envie du tout d’être dirigeante de quoi que ce soit, je n’y vois pas d’accomplissement personnel pour moi. Puis je suis bien trop nulle en léchage de boules pour arriver aussi haut. Je m’égare. Gentille carriériste donc, la fille qui bosse dur (et bien) pour progresser et commence à tendre toute sa vie en ce sens : je vais faire ça comme ça, ça m’apportera l’expertise bidule qui me permettra de faire ça ensuite. Bref, je virais fille la plus chiante du monde ou à peu près, ce qui se concrétisait par :

  • Apprendre le russe ? Bof, ça me servira pas, je le maîtriserai jamais assez pour que ça soit une vraie compétence
  • Un instrument de musique ? Non pas le temps, je vais lire des articles sur le social media et rêver que j’écris un blog sur le sujet.
  • Tout autre activité loisir : ça me servira pas.

 coloriage

J’essayais de dessiner les contours de l’expertise de ce que je souhaitais avoir. Tiens, j’ai un bagage pas mal dans l’univers du luxe et de la cosmétique, je devrais peut-être essayer de trouver une formation de parfumerie* pour maîtriser parfaitement le vocabulaire (j’ai jamais bien saisi ces histoires de notes de tête, de coeur et de fond. Je sais ce que c’est mais je ne peux pas dire si un parfum va me plaire ou non en fonction d’un bouquet garni de senteurs qui me font parfois froncer les sourcils)*. Et puis non, tiens, je veux devenir une pro du tourisme parce que j’ai envie de bosser pour une compagnie aérienne, tiens.

 A380

Et puis je me suis retrouvée quelque part dans les Philippines à regarder défiler le paysage quand j’ai eu la réponse. A quoi bon ? A se faire plaisir, à vivre de jolis moments. Quand j’ai commencé la plongée, je n’ai jamais pensé à un quelconque bénéfice pour ma carrière. Et dans les faits, il n’y en a pas : c’est juste pour mon plaisir. Pour moi. Parce que, bordel, ma vie ne se résume pas au boulot. Même si j’y passe certainement trop de temps mais ça, c’est un autre sujet.

 tortue-philippines

Alors ça suffit de plus avoir d’activités extraprofessionnelles parce que a) ça sert à rien dans l’absolu et b) j’ai pas le temps car trop de boulot. Le temps ça se trouve et si ça me fait plaisir et bah c’est tout bénéf. Alors voilà, décision number one de ce voyage : reprendre des activités extraprofessionnelles.

philippines

* N’empêche que ça reste intéressant

 

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Et si je me mettais en couple ?

En 8 ans de blog (!!), j’en eus connu des hommes. J’ai dû en évoquer une dizaine ou une quinzaine ici, j’en ai croisé pas mal plus. Séduire un homme, je gère. Là où je suis archi nulle, c’est pour les choisir. Et là, je vous le dis officiellement : j’ai envie d’être en couple.

Couple In Love

Depuis quelques temps, j’ai mis la pédale douce sur mes activités post job : punie de piscine, j’ai décidé d’arrêter la chorale suite à des histoires sans intérêt (non mais la vie associative, au secours…). Donc mon emploi du temps s’allège et je pourrais avoir le temps d’avoir un mec… Même si je compte me rendre dans une nouvelle salle de sport juste à côté de chez moi et je me prends la tête sur mes activités de l’an prochain (continuer ou non la plongée et j’ai très envie de faire des percussions. Si tu as un avis sur ces questions, les comms sont à toi!), j’ai plus de temps.

détente

En fait, être célibataire, ça fait un moment que ça dure et j’ai envie d’une nouvelle aventure. Tenter la vie à deux. Partir en week-end en amoureux, se faire une soirée DVD tranquille. Rien de bien extraordinaire. Sauf que :
– rencontrer un homme célibataire qui me plait , c’est pas évident (surtout la partie célibataire. C’est pas que je sois difficile, c’est que je dois avoir des goûts très communs et j’arrive toujours après la bataille)
– arrêter de craquer sur des mecs à problèmes pensant que j’allais les guérir. Mais bon, la naturopathe m’a dit que moi aussi, j’avais le droit de sortir avec des mecs équilibrés.
Bref, c’est la merde.

Arreter-de-se-prendre-la-tete

Alors en attendant, je m’affûte, je fais plein de sport, je réfléchis à un nouveau look, je vais même à des soirées célibataires des fois que (j’en ai une ce soir, tiens). J’essaie de provoquer le hasard puisqu’il m’a toujours apporté des hommes sur un plateau d’argent. Bref, je ne chouine pas sur mon lit en attendant que ça arrive. Je ne chouine pas du tout d’ailleurs vu que je suis pas en manque, c’est une envie et non un besoin. Parce que j’ai la sensation que j’ai besoin de me poser pour me projeter. Je n’ai pour l’heure aucun projet au delà du mois d’août et je devrais avoir la maturité de voir à un peu plus long terme. Professionnellement parlant, j’ai certes une idée d’où aller mais si j’ai appris quelque chose de mes jeunes années de travail, c’est que c’est pas toujours toi qui pilote la voiture. En attendant, faut que je devienne une bête en anglais. Et en italien. Et que je chope une troisième langue (le russe me tente toujours même si c’est pas forcément le plus utile mais l’espagnol, j’ai peur de trop m’embrouiller avec l’Italien, les langues asiatiques ne me tentent pas. Éventuellement l’hébreu car j’aime bien les sonorités mais apprend-on une langue parce qu’on la trouve jolie à l’oral. Si tu as un avis, les commentaires, tout ça…).

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En fait, je suis un peu fatiguée de courir. Je suis à la Reine de l’instabilité, que ce soit de mon fait ou non, j’ai envie de lâcher mon trône. Professionnellement, j’ai la sensation que je vais pouvoir un peu rester sur ma branche quelques temps, mon poste me permet d’évoluer en son sein. Mais en privé ? J’ai certes mon groupe d’amis qui reste un socle solide, ma famille… Rencontrer des hommes, c’est toujours plaisant, le premier baiser, la première nuit, c’est toujours un peu excitant… Mais arrive un moment où ça blase. Cet été, j’avais redécouvert le plaisir d’une relation simple, l’envie d’être juste ensemble, peu importe où au fond. Même si cette relation était une arnaque en fin de compte, ça faisait du bien. Et j’ai envie de remettre ça.

amoureux-fontaine

Maintenant, ça reste facile à dire…Car si j’ai à ce point collectionné les histoires compliquées, n’était-ce pas précisément parce que j’avais pas tant envie de m’engager que ça ? Suis-je vraiment guérie de ce travers ? Tant de questions qui trouveront leur réponse un jour ou l’autre, sans doute.

dans-le-prochain-episode

En attendant, les percussions, ça vire à l’obsession, vous n’imaginez pas… (oui, la stabilité dans mes loisirs, j’y compte pas, par contre)

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Peut-on faire tout ce dont on a envie ?

Ding Ding, c’est la rentrée ! Ah, le mois de septembre a toujours été l’un de mes préférés, il sent bon l’encre, le cartable neuf et la nouveauté. Face à mon écran, je surfe d’associations en associations. Quelles seront mes activités saison 2012-2013 ?

En 1, qu’est-ce que je poursuis ? La chorale, oui ! Ça me détend et mes copines vont me rejoindre en plus donc c’est même pas soumis à débat. On sera les destiny’s Child de service (on n’est que 3 sinon j’aurais dit les spice girls)(j’ai envie de m’autoproclamer la Beyonce rapport aux cheveux mais je sais pas à quoi ressemblent les 2 autres…)(j’etais pas fan, elles beuglaient trop)(sinon ça va vous ?).

La plongée. Hésitation, j’avoue. Je n’ai pas été des plus assidues l’an dernier et je peux faire de la plongée lors de stages UCPA. Je ne pense pas passer mon niveau 3 cette année même si ma petite semaine à l’Ile du Levant m’a permis de faire 4 profondes (de 30 à 40 m) et 4 autonomes (juste entre plongeurs niveau 2 ou 3 mais je suis hyper fière, j’ai toujours retrouvé le bateau). Mais la plongée en club permet de faire 2h de natation par semaine et peut-etre que je vais finir par maîtriser le crawl… J’étais hyper motivée en juin, surtout que je change de club, mais depuis que je ne suis plus célibataire, je ressens moins le besoin de cultiver une intense vie sociale. Mais pour mon bidou mou, c’est important de continuer. Et sur un malentendu, peut-être que je tenterai le niveau 3…

La salle de sport. Puis-je réellement envisager de plus jouer à Hélène et les garçons sur le vélo elliptique en commentant les derniers potins avec Anais. Et même nécessite rapport au bidou mou, sans parler du fait que la sueur semble évacuer les toxines mais aussi le stress de mon corps.

Là, j’ai déjà mes lundis, mardis et jeudis soirs de pris. Sauf que dans ma desire list, y a tout un tas de choses et en premier lieu : le russe. Oui, je vous bassine avec ça depuis… Pfiou à peu près mais à un moment, faudrait voir à ne plus en parler et agir. Il y a un créneau le mercredi soir et un le samedi matin. Bon déjà, soyons honnêtes, me lever tous les samedis à 9h, j’y crois moyen. Le mercredi, ça me ferait partir vers 17h30, c’est un peu tôt ! Mais après tout, certains partent tôt pour aller chercher leur mini eux, je pourrais en faire de même, surtout que c’est pour mon savoir et que je suis sûre que ce serait bénéfique pour la boite. Oui, ok, aucun client ne parle russe mais on ne sait jamais ! Évidemment, l’idéal serait de trouver un prof russe à côté du taf mais à 25 € le cours, c’est de suite bien plus cher (quoique 100 €/mois dont la moitié déductible des impôts…)

Et je vous parle même pas de tout ce qui me titille à côté ! Violoncelle, percussions, yoga, aquagym (mais une vraie, pas celle des mémés et femmes enceintes), pilates, kayak, cours de photos, d’écriture scénaristique, de loisirs créatifs, de paramoteur…

Damned, me voici frustrée !

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Ah, t’es revenue !

J’ai tendance à penser que nous sommes multiples, notre moi évolue en fonction des épreuves de la vie ou de ses joies, aussi. Il y a la Nina joyeuse, la Nina neutre, la Nina extatique mais aussi la Nina défaitiste et/ou déprimée. Les Nina down, je ne les aime pas, comme la plupart d’entre nous, je suppose, même si certains se droguent au spleen. Mon spleen m’emmerde car il ne génère rien si ce n’est de l’inactivité et de la frustration.

En 2011, j’ai plus souvent qu’à mon tour revêtu ma tenue de Nina la déprimée mollassonne. La faute à mon marasme certes mais j’ai eu des manques de combativité que j’ai eu un peu de mal à digérer, certains me restent encore en travers de la gorge. Si je me félicite aujourd’hui de certains choix de vie durant cette période, certains « à quoi bon » me rendent furieuse rien que d’y repenser.

Puis il y a eu la Thaïlande et cet incroyable moment de sérénité alors que nous discutions, Anaïs et moi, face à la mer. Vous savez, cette petite claque qui vous fait dire que, là, de suite, nous vivons un moment parfait. Puis l’annonce de la grossesse de ma soeur. Puis la naissance de la petite d’Anne. Bonheur, bonheur, bonheur. Quand soudain a surgi l’épreuve, la montagne dans mon océan rose bonbons, petits coeurs, petites fleurs. Après quelques instants de calimérisme, j’ai pris le problème à bras le corps, j’ai relevé le gant, grimpé sur le cheval pour mener mon combat. La phrase précédente est épouvantable mais enchaînons. Et là, face à mon miroir, je l’ai reconnue : Nina la lionne est de retour.

Et bien laissez-moi vous dire que ça fait un putain de bien. Si je traînasse toujours dans mes projets artistiques (adjectif prétentieux pour dire que j’ai décidé de me lancer dans la confection de bijoux et de vêtements en amateur, bien entendu), m’étant arrêtée à l’étape « achat du matériel », le reste s’enchaîne. J’ai fait preuve de force et de courage, sous l’admiration de mon entourage (et la mienne aussi, j’avoue, on a des réactions parfois surprenantes en temps de crise) et cette nouvelle force enclenche un cercle vertueux : je réécris ici et sur mon pc (j’atteins la page 20 de mon nouveau roman), j’ai des envies, des projets et je vais plus loin que de dire « j’aimerais tant », cf mon article d’hier. Mieux : je retrouve confiance en moi. Je sais ce que je vaux et je le vaux bien. Même à la chorale, je donne plus de voix qu’avant. Mieux dans ma peau et dans mes baskets, je suis là et bien là. Et y a quelques vieux dossiers que je dois solder.

Nina la lionne est de retour et j’en éprouve, outre de la joie, une certaine fierté et une nouvelle confiance. Parce que ces derniers temps, je m’enfonçais un peu dans les regrets, notamment par rapport à certaines renonciations sans se battre. Là, j’ai mené mon combat et je ressens comme une occasion de prendre ma revanche. Et c’est pas fini. Maintenant que je suis bien la tête hors de l’eau, je compte devenir une sorte de machine de guerre. En terme de performance et non de violence. Arrêter de me dire que certaines choses ne servent à rien. Oui, apprendre le russe ne me servira sans doute pas dans ma vie quotidienne mais et après ? Si ça me fait plaisir… Oui, peut-être que mes romans sont de fait sans intérêt mais si ça me plaît de les écrire… Oui, peut-être que je serai pas très bonne en couture ou confection de bijoux mais ça me permettra de m’occuper sans être le nez collé à mon pc. Et j’aurai essayé, au moins. Tout n’est pas utile mais faut bien se faire plaisir un peu.

Nina, version 2.012, lancement réussi.

NB : J’ai tout à fait conscience du côté abscons de cet article mais en gros, retenez que je vais bien, merci.

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Je n’aurai pas le temps

Dimanche,  alors que je dégustais mon petit pamplemousse devant la télé (mon estomac va finir par faire la tête avec tous les agrumes que je m’avale), je tombe sur une pub qui me parle, sur les premières images. Un monsieur prépare un truc pour un anniversaire, il est un peu tendu. Quand arrive sa femme qui lui dit “Ah, Marc a appelé, il sera un peu en retard” et un petit orchestre apparaît sur son épaule pour fêter le fait qu’il a du temps. Bon, la pub n’est pas super bien foutue et c’est pour un organisme de crédit que je vomis de toute mon âme mais le concept d’avoir le temps me parle, oui.

Je suis la fille qui veut tout faire. Ecrire, tricoter, coudre, fabriquer des bijoux, faire de la photo, aller à la chorale, faire du sport (plongée, salle de gym, just dance sur wii), voir mes amis… Et encore, en ce moment, je suis sage avec les hommes. Bref, c’est la folie furieuse. Au travail aussi, la to do list s’allonge à n’en plus finir. Mais le travail, ça stresse mais ça gère. Je déroule mes tâches au fur et à mesure et si j’ai besoin d’un coup de main, j’appelle à l’aide. Je me prends de sacrés coups de speed mais les choses doivent être faites et le sont.

Dans la vie privée, c’est différent. D’abord, je cours, tout le temps. La source principale de mon stress reste le timing. Exemple dimanche. J’ai rendez-vous au ciné à 15h55 avec Anna pour voir J. Edgar. J’arrive à la gare et là, bim, le prochain train n’est que dans 8 mn. J’avais calculé pour prendre celui de 15h35 mais il a disparu. La ratp/sncf aime me faire des blagounettes. Stress. Je ne serai jamais à 15h55 au cinéma. Finalement, j’y suis arrivée à 16h, j’avais prévenu de mon retard (alors que j’étais quand même la première) mais ça m’a stressée. Alors que la veille, pour mon tea time avec Loxy et Amy, j’étais pile à l’heure donc détendue du string. Donc point essentiel de ce sentiment lancinant que le temps me presse et m’oppresse : les transports et le retard qui en découle. Sans parler de l’extrême lassitude de toujours envoyer ce texto : “pas de train, j’arrive quand je peux”.

Le temps est un tyran. Envie de faire tant de choses en si peu de temps. Lutter contre le sommeil pour faire quelque chose de ma soirée alors même que je n’arrive pas à m’extirper du lit le lendemain. Se dire que demain, oui, demain, on ira s’acheter de la pâte Fimo pour fabriquer des bijoux. Mais on n’a pas le temps. Ni vraiment l’argent, ma banquière n’apprécierait pas mais ce n’est pas le sujet de l’article. Demain, on rangera le coffre qui contient des objets déposés en son ventre il y a trois ans et dont on pourrait se débarrasser. Demain, je prendrai en photo les livres que je ne veux plus pour les vendre et gagner de la place chez moi. Demain, demain, demain. Sauf que demain ressemble à aujourd’hui, trop de choses à faire, pas le temps de tout accomplir.

Le temps m’étrangle. J’en ai marre. C’est sans doute de ma faute, je veux faire trop de choses. Mais comment font les autres ? Genre mon ex qui mène de front son travail, ses cours de théâtre, ses groupes de musique et qui faisait (ou fait encore) de la photo ? M’éparpille-je ? Mais est-ce de ma faute si les gens veulent me voir et que je le leur rends bien ? Si mes journées de travail font 9 à 10h ? Si je me mets des deadlines qui ne servent à rien. Pour ce week-end, j’aurais aimé terminer une écharpe pour le projet de Larcenette (j’en ai déjà faite une, la nouvelle, elle a des torsades) et une petite robe pour bébé Emma. Forcément, je ne pourrai pas mener les deux à temps puisque ce soir, je nage, demain, je pédale avec Anaïs sur nos vélos de salle de sport, jeudi, je dis bye bye à notre petite stagiaire et mes parents arrivent vendredi.

Et on est repartis pour un épisode d’asthme mental.

Du coup, je me dis que c’est pas demain que je vais commencer à apprendre le russe ou reprendre le violoncelle. Entre autres.

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Je veux pas grandir !

Dimanche soir, j’erre mollement sur les ondes même plus hertziennes, attendant que le sommeil, qui m’avait déjà cueillie de 16 à 22h, daigne repasser me prendre pour me plaquer, impitoyable, dans mon lit. Mais comme il traînassait dans d’autres draps que les miens, je zappais et tombais sur Ally McBeal. Tiens, ça fait une éternité et demi que j’ai pas vu
cette série et pourtant, faudrait vraiment que je m’y penche dessus. Non mais c’est vrai, ça m’échappe un peu le succès de cette série avec la bande de dépressifs qui la compose, dépressifs qui manquent cruellement de cynisme et de second degré. Mais là n’est pas le sujet, je veux vous parler d’une des névroses d’Ally parce que je me rends compte que grosso modo, j’ai la même : je ne veux pas grandir.

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Aujourd’hui, j’ai 30 ans et une vie relativement adulte, si on considère que je me lève le matin pour aller travailler, gagner des sous et que j’en redonne à l’état. Certains me diront que côté vie privée, j’en suis restée à l’adolescence, pas faux mais n’est-ce pas aussi une preuve de maturité de savoir qu’on n’est pas prête à construire une famille parce qu’on a déjà du mal à se gérer soit alors un être de même pas un mètre pas capable de manger ou de se changer la couche seul, j’imagine même pas. Je suis déjà responsable d’un chat, je trouve ça pas si mal. Mais si sur le papier, j’ai l’air relativement adulte, dans les faits, ce n’est pas si simple. Pourquoi ? Parce qu’être adulte, c’est chiant.


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Il y a peu, j’avais ce qu’on appelle « toute la vie devant moi ». A 30 ans, j’ai encore les 2/3 de ma vie devant moi, c’est certes beaucoup mais le tiers passé, il est passé, justement. A chaque mètre que je fais sur mon chemin de vie, je m’éloigne d’une bifurcation possible. Pour me rapprocher d’une autre, certes. Mais renoncer à un champ des possibles est toujours un acte angoissant. Si je prends ma carrière, par exemple, mon chemin se trace. Community manager, je suis. Est-il possible de tout plaquer un jour et partir vers un ailleurs ? Certains chemins sont à ma portée, tout ce qui est marketing ou l’éditorial, pourquoi pas. Le journalisme ? Mon salaire actuel n’est plus vraiment en adéquation avec celui d’un journaliste. Quelques piges, à la limite. L’écriture ? Il va falloir que je m’y remette, sérieusement. Déjà, j’ai des petites envies, reprendre quelques uns de mes écrits ici, les développer pour les publier en auto-édition (parce que je suis pas sûre que ça vaille la peine de les balancer dans une maison d’édition). Enfin, je dis ça mais je ne prends pas le temps d’écrire. Mais si certains chemins restent à portée, d’autres sont définitivement trop loin. Par exemple, il me paraît aujourd’hui difficile de reprendre des études. Dieu sait que j’en ai envie et que ça me titillera toujours mais la réalité de ma vie me fait comprendre que je n’en aurai pas forcément le temps. Alors même que je fantasme très fort sur l’anthropologie ou la sociologie 2.0 et que j’ai même rencontré une fille qui connaît une nana qui a fait une thèse sur les réseaux sociaux. Je DOIS rencontrer cette fille. Mais le temps, les enfants, le temps me manque.

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C’est ça aussi que je n’aime pas dans le fait de devenir adulte, ce que je déteste par dessus tout même et Ally, elle est comme moi : on devient raisonnable. Mais quel mot épouvantable, terne ! Je ne veux pas être raisonnable. Je veux continuer à imaginer que je peux travailler, suivre des cours de plein de chose, faire du sport, écrire, lire… Mon moi
enfantin y croit à mort, il se dit qu’en s’organisant bien, tout est encore possible. Oui, je peux apprendre le russe, le violoncelle, faire de la plongée et du yoga, tenir mon blog et écrire des romans, lire des fictions et des essais, le tout en étant l’employée de l’année. Mon moi adulte rappelle que tout ceci a un coût et un coût très élevé (non mais on peut pas faire du yoga à moins de 600 € par an sans rire ?) et surtout qu’en terme de temps, je suis bien gentille mais non, je ne l’ai pas. Prenons par exemple la semaine dernière :

lundi : L’Amoureux

mardi : plongée puis l’Amoureux

mercredi : rien

jeudi : réunion plongée

vendredi : anniversaire puis l’Amoureux

samedi : plongée en fosse et AG de la plongée

dimanche : brunch-balade avec une copine

 

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La semaine dernière, j’ai donc eu une soirée de libre, youhou ! Et mes soirées se remplissent vite car j’ai toujours des tas de gens à voir, des gens que j’aime voir, j’entends. Ben oui, ma vie étant folle, je rajoute des niveaux d’amitié : il y a mes anciens collègues (3 anciennes boîtes, ça fait beaucoup d’anciens collègues), les amis des blogs devenus amis tout court, mes copines de la plongée aussi, le fameux club des 5 devenu 7 . Ca en fait du monde. Et encore j’ai arrêté les sites de rencontres, ça fait pas mal de soirées libérées du coup. Donc avec ma vie sociale de folie, en quel temps pourrais-je étudier ? Ben le week-end, les soirées de libre… Y aurait sans doute moyen. Sauf que mon moi adulte décrète que non, que ce n’est pas raisonnable, que je dois enfin prendre conscience de mes limites. Mon corps n’a plus 20 ans, il ne tolère plus la succession des nuits de 5h. Dormir, dormir ! Mon moi enfantin se dit parfois qu’il faudrait tout plaquer pour avoir le temps de se nourrir spirituellement sans attendre une retraite que je n’aurai sans doute pas, découvrir la vie de ma maman ou de ma tante, hyperactives depuis qu’elles ne travaillent plus. Cours de dessin et d’anglais, piscine pour ma maman, rédaction d’un livre sur l’histoire des religieuses de mon ancien bahut pour ma tante. Je les envie. Sauf qu’elles, elles peuvent se le permettre. Elles ont travaillé, cumulé de quoi couler des jours heureux à présent que l’heure de leur retraite a sonné. Moi j’en suis loin, ça ne fait que 3 ans et demi que je bosse à plein temps. Faudrait que je joue au loto plus souvent, des fois que…

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Etre adulte, c’est en fait arrêter de rêver une vie mais de la vivre. Et la vraie vie n’est jamais vraiment idyllique. L’administratif l’empoisonne, la sclérose. On peut rêver à des tas de choses, il faut garder les pieds sur terre car la pelle de courrier quotidien est là pour nous clouer au sol : paye tes factures, arrête de dépenser ton argent, cet appartement n’est pas le tien, paie ton loyer. Travaille pour te donner l’illusion de la liberté, celle où tu peux te payer de l’évasion avec ta CB même pas gold car cet argent, il est à toi, tu l’as gagné à la sueur de ton front. Indépendance illusoire, on quitte un esclavagisme pour un autre, en fin de compte.

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Pourtant, même si mon corps et mon visage m’enlèvent quelques années, je dois m’assumer. Ce serait facile de se retrancher derrière un syndrome de Peter Pan pour ne rien faire de ma vie. J’avance. J’aime avancer même si chaque pas en avant ferme des portes. Il en ouvre d’autres aussi. La seule différence, c’est que je n’évolue plus dans l’univers douillet de l’enfance où Maman viendra faire un bisou sur nos petits bobos pour les guérir. Parce que l’enfance, ce ne sont que des petits drames, on pleure pour notre genou écorché, notre crayon rose perdu (c’est mon voisin de classe qui me l’avait piqué, j’en reste traumatisée), notre mauvaise note en écriture. Adulte, les bobos sont plus graves, plus profonds. C’est la vie.

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Le bon plan chope de la rentrée : la plongée

(aurait pu faire partie des où trouver l’homme mais faut que je les reprenne de zéro, je m’étais trop éloignée de mon concept de départ)
Oyez oyez, braves gens, c’est bientôt la rentrée et qui dit rentrée dit choix des activités extraprofessionnelles. Comme à l’école, oui. Alors, que va-t-on choisir ? Moi, j’hésite très très fort, comme d’hab. Plongée, c’est sûr que je continue mais quoi d’autre ? Le russe ? les horaires sont chiantes et les cours individuels hors de prix (même déduction des
impôts). Le violoncelle ? Je répète quand ? Sans parler du prix toujours auquel il faut ajouter la location du violoncelle. Le dessin ? J’ai envie de dire « lolilol ». En fait, j’ai eu une idée d’enfer cet été : les stages. Le truc qui me va très bien puisque ça permet de s’initier à des tas de trucs, tout à fait pour moi. Par contre, ça manque de site clair (jemebouge est un peu
brouillon). Limite, j’aurais le temps, je lancerais un blog dédié… J’hésite. Mais là n’est pas le sujet. Je vais plutôt te parler du bon plan pour trouver l’amuuuur (pas forcément avec un grand a, à toi de mener ta vie aussi) : la plongée.
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En 7 mois de pratique, j’ai vu pas mal de couple se former. Au club où je vais, il doit y avoir une demi douzaine de couples officiels (je ne suis pas au courant de tout non plus). Oh, évidemment, dans notre club, après avoir plongé et respiré de l’air en bouteille pendant 2 heures, nous allons célébrer tout ça autour d’une ou plusieurs bières selon les personnes (je n’aime pas la bière, c’est socialement handicapant parfois) donc forcément air en boîte+alcool, ça peut éventuellement faire tomber les inhibitions et favoriser le rapprochement des corps. Bien qu’à ma connaissance, il n’y ait pas eu de réveils difficiles après une soirée plongée où l’un(e) se réveille à côté d’un(e) autre dont il/elle n’avait surtout pas envie. Une fois de plus, je ne suis pas au courant de tout.

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Pourtant, la chope en milieu aquatique n’est pas une exclu de mon club. Cet été, j’ai fréquenté rapidement un autre club pour faire ma plongée en Corse et sur 5 membres du club qui nous faisait plonger, 4 étaient en couple. Donc ce n’est pas propre à un club, c’est le pouvoir de la plongée. J’en ai parlé à une de mes collègue de plouf, Isabelle, qui a elle-même trouvé une moitié au club : « Nan mais c’est normal, on partage la même passion, la même vision d’un monde parce que tu comprends, la plongée, c’est un peu une philosophie de vie ». Un truc du genre. Parce que je vais vous faire un aveu : la plongée, ça vous rend pas sexy du tout. On pourrait le croire vu qu’on est tous à moitié nus à la piscine mais déjà, on a un bonnet de bain sur la tête, glamour – 10. Mais ça, c’est rien. Parce que la plongée en mer, la vraie, ça, c’est pas glam. Je vous situe un peu le truc : en un, on enfile des combi en néoprène et non, c’est pas sexy à la Catwoman, ça n’a rien à voir. Par exemple, si je prends mon propre cas, ma morphologie fait que je prends des combi qui me sont limite juste au niveau épaule-poitrine mais flotte partout ailleurs. Ce qui est, entre parenthèse très chiant parce que les espaces libres, ça veut dire eau qui rentre et brrrr. Ensuite, une fois équipés, on ne ressemble carrément plus à rien : y a-t-il quelque chose de moins sexy qu’un masque de plongée ? Sans parler des palmes, bouteilles et autres détendeurs. Mais comme on n’est pas censés se tripoter à 20 mètres de profondeur, vous allez me dire que c’est pas grave. Mais le pire est à venir. La sortie de l’eau ! Parce qu’on a passé entre 20 et 40 mn sous l’eau, à 20 mètres ou plus de profondeur avec des pressions différentes de celles que l’on connaît à se déplacer en 3D en respirant de l’air en bouteille. Résultat, quand on sort, on a le masque imprimé sur la tronche, le teint cadavérique et, mesdemoiselles, votre belle mise en pli n’est qu’un vieux souvenir. Je pense être rarement aussi sexy qu’à la remontée d’une plongée, surtout si le zodiac tangue.

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Et pourtant, ça marche. Alors si vous avez envie d’une grande passion marine, savez où vous inscrire maintenant. Sinon, paraît que la salsa, c’est un bon plan, aussi, j’hésite à tester (ce qui me serait surtout utile pour le mariage de ma soeur en 2011)
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