6 mois !

Le 28 mars 2005, je pose mes fesses dans le train corail qui relie Toulouse à Paris. Grâce aux merveilles de la carte 12-25, j’ai pris des places en première, ça me coûtait moins cher que de voyager en seconde. Je fais coucou à ma maman qui est au bord des larmes. « Tu vois, il y a 25 ans, tu naissais un week-end de Pâques où il y avait un changement d’heure. Ça faisait 25 ans que le changement d’heure n’avait pas eu lieu le week-end de Pâques et ça se produit l’année où tu pars. » On aime bien les théories tordues dans la famille.
Paris, c'est une blonde, Paris, reine du monde!!
 
Me voilà partie, le cœur lourd. Le samedi précédent, Gauthier a failli me faire pleurer en me faisant une magnifique déclaration d’amitié. La seule chose qui me motivait, c’est que j’allais vivre à quelques mètres de Julien, le directeur de publication du webzine qui me fait trop craquer. J’étais percluse de certitudes sur ma vie parisienne. 6 mois après, il est temps de faire un bilan.
 
Avant : Je pensais que Julien allait plaquer sa greluche qui vit loin de chez lui pour moi, que nous allions vivre ensemble et faire des bébés, à la longue.
Aujourd’hui : Julien qui ? Non seulement il n’a jamais plaqué sa greluche mais depuis que je vis sur Paris, nous nous sommes vus une fois… cinq minutes dans la rue. Je ne lui ai même pas payé le resto que je lui avais promis car il m’avait permis de décrocher mon premier stage. Du coup, en attendant qu’il plaque sa greluche, j’ai multiplié les aventures. Jusqu’à ce que je n’attende plus rien du tout.
 
Avant : Je craignais de perdre mes amis Toulousains.
Aujourd’hui : ils sont toujours là. Vive MSN, le téléphone, mes retours réguliers dans ma région et leurs voyages à Paris.
 
Avant : Je croyais que je ne me ferai pas d’amis, vu que je ne venais pas dans un cadre universitaire.
Aujourd’hui : Outre Victoire, Athéna et Linga, je me suis fait pas mal d’amis, surtout grâce à Internet mais aussi grâce au boulot. Lors de mon premier stage, j’ai sympathisé avec Zoé qui est devenue aujourd’hui une amie proche à qui je raconte tout (et elle en fait autant !).
 
Avant : je croyais que je me ferai agresser dans la rue ou dans le métro.
Aujourd’hui : Ben non. D’abord, les Parisiens ne sont pas tous de vilains voyous. Ensuite, dès ma première semaine, un événement m’a permis de relativiser l’insécurité nocturne parisienne. Mon premier vendredi en tant que parisienne, je pars avec Clara, son cousin, sa femme et le frère de celle-ci à la Foire du Trône, on s’amuse. Minuit, on part, contraints et forcés, on essaie tant bien que mal de retourner en ville. En effet, Clara et moi voulions aller à une soirée organisée par son ex boulevard Montmartre. On tourne, on vire, on se perd. A un moment, Clara dit à son cousin : « laisse-nous là, on va finir à pieds ! » En effet, nous étions persuadés que nous étions arrivées à bon port. On commence à marcher quand je vois une bouche de métro assez rétro qu’il me semble reconnaître. Puis j’aperçois un immeuble cerclé de néon rouge sur lequel est inscrit en énorme : « SEXODROME ». Oui, voilà, nous sommes bien à Pigalle, pas du tout où il faut, donc. Or, en province, Pigalle la nuit n’est pas synonyme d’havre de paix. Pas de panique, bras dessus, bras dessous, on redescend tranquillement mais sûrement vers le bar où nous sommes attendues. J’ai une théorie qui dit que quand on a peur de quelque chose, ça arrive forcément, surtout une agression dans la rue. En effet, une fois, à Toulouse, je rentrais tranquillement chez moi vers 23h30 en hiver, je prends une petite rue. Devant moi, un bonne femme qui, quand elle m’entend, commence à accélérer le pas. Connement, j’ai accéléré aussi. A la fin, la femme courait presque ! Elle n’aurait jeté ne serait-ce qu’un coup d’œil par dessus son épaule, elle m’aurait vue et n’aurait pas flippé. Je sais, c’était con mais imaginez si j’avais été trèèèès conne (et aussi plus grande et plus forte), j’aurais pu aller l’emmerder. Un agresseur, à mon avis, il choisit la personne qui a le plus la trouille. Non seulement personne ne nous a égorgées, volées, violées, agressées, tabassées, mais même, personne n’est venu nous adresser la parole. Ça a bien dédramatisé le côté glauque du « Paris by night ». Maintenant, je prends souvent le dernier métro (seule) pour rentrer chez moi.
 
Avant : je pensais que je ne m’inscrirais jamais sur meetic.
Aujourd’hui : seuls les abrutis ne changent pas d’avis…
 
Avant : je croyais adorer prendre les tapis roulants car ça donne l’impression de voler
Aujourd’hui : Après avoir pris les 2 tapis roulants de Châtelet deux fois par jour pendant un mois, j’aime beaucoup moins…
 
Avant : je croyais ne pas aimer le métro parisien trop bruyant et odorant à mon goût.
Aujourd’hui : j’avais raison.
 
Avant : je croyais que la vie était plus chère à Paris
Aujourd’hui : j’étais loin de m’imaginer à quel point.
 
Avant : je comptais arrêter de fumer en arrivant sur Paris
Aujourd’hui : Ahahahahah ! Quelle hypocrite.
 
Avant : je croyais que mon changement de vie allait me faire grossir
Aujourd’hui : j’ai maigri.
 
Avant : je croyais avoir envie de relations sentimentales durant plus d’une nuit
Aujourd’hui : la brouette, c’est bien aussi !
 
Avant : je croyais que j’allais passer mon temps à me perdre
Aujourd’hui : Et bien non ! La pollution n’a pas activé mon sens de l’orientation mais comme je ne connais rien, je suis particulièrement attentive et, donc, je ne me perds pas. En fait, ce n’est pas tant que je n’ai pas le sens de l’orientation mais surtout, je suis très distraite quand je chemine, perdue dans mes pensées…et je me retrouve perdue tout court.
 
Avant : je pensais que l’adaptation à la vie parisienne serait difficile
Aujourd’hui : Et bien pas du tout ! Paris, c’est comme Toulouse, ça marche tout pareil !
 
Avant : je pensais perdre mon accent
Aujourd’hui : Et bien je l’ai toujours mon accent toulousaing ! Et je crois même que je l’ai plus aujourd’hui que lors de mon départ comme si, inconsciemment, je l’accentuais pour marquer ma différence. Je revendique : j’ai le droit de prononcer le S final de moins, non mais !
 
Avant : je pensais croiser des gens connus dans la rue
Aujourd’hui : Je ne suis pas très attentive dans la rue mais j’ai croisé Jean-Pierre Darroussin, une fois… oui, d’accord, je l’ai reconnu parce qu’il parlait avec une preneuse de son équipée d’un micro énorme… Sinon, j’ai croisé des stars : Sébastien de la Star Ac (saison 4, je crois, a été éjecté dès le début), identifié grâce à ma sœur et Armande Altaï, identifiée par Anne (comme d’hab, moi, je regardais les vitrines, pas les gens). Clara a vu Nicolas d’Hélène et les garçons… Par contre, j’ai pas encore vu Brad Pitt. Ni brouetté avec…

Une autre semaine dans la vie d’un pédé

Par Gauthier

Alors cette semaine, j’ai innové sur deux points

1/me suis peut être trouvé un mec

2/je suis allé en Dordogne

Alors commençons par le mec, c’est celui que j’ai embrassé jeudi dernier alors que j’étais complètement saoul. Ben je l’ai revu samedi soir, et dimanche il m’a demandé de venir dormir chez lui, là c classé X.

Non non non non non je ne raconterai pas, n’insistez pas….. Quoi on est là pour ça? Bon ok je vais donner quelques détails alors… Bon il est imberbe, blond, bronzé (je reviendrai sur ce détail ultérieurement) il a 25 ans, et il est beau, voilà très beau, trop? Nan rien n’est trop beau pour moi! Il est passif (tant mieux puisque moi suis actif) et du coup c’est l’éclate totale au lit… Voilà: moi heureux!

Un seul point de détail qui me fait rire, il utilise de l’autobronzant, moralité quand j’ai pris ma douche après je me suis retrouvé avec des traces d’autobronzant aux points de contacts (surtout sur mes hanches!) et j’ai des taches un peu partout, on dirait que je me suis pas lavé depuis 6 mois, c’est glamour à souhait! Bref messiers dames n’utilisez pas d’autobronzant si vous transpirez pendant l’acte sexuel (ce qui doit être le cas de tout le monde actuellement, à moins que vous ne fassiez ça dans votre chambre froide).

Lundi matin je file donc en Dordogne voir Lucie qui passe quelques jours chez ses parents. On visite des grottes, des églises, des wc publics bref on se promène! L’éclate totale, avec du vert de l’oxygène, du vert, du vert, du vert, du vert AAAAAAAAAAARGH JE FAIS UNE OVERDOSE!!!!! Donc je décide de revenir à ma pollution chérie mercredi après midi!

Mercredi soir, soirée éthylique avec quelques amis, dont Océane qui c’est offert une nounou pour 45F la nuit de garde (oui oui c’est en francs il ne faut pas chercher….). Là on c’est fait mal, je croise mon homme en boite et j’était tellement saoul que j’arrêtai pas de le perdre et de paniquer (il était dans un état pire que le mien donc c’est normal que je m’affole non?). Je le dépose chez lui et je rentre en faisant un crochet par quick, histoire de bouziller toute idée d’avoir un ventre plat avant 2008.

Et aujourd’hui, jour de la fête nationale, mon activité se résume à me remettre de ma cuite et à me préparer psychologiquement à aller bosser vendredi et samedi dans un bureau non climatisé (non mais vous avez vu le temps qu’il fait? Je devrais me mettre en maladie! Après on vient nous faire chier avec les conditions de travail des enfants dans les mines et les usines en Chine, mais personne ne se mobilise pour que la clim soit réparée dans mon bureau!!! C’est scandaleux…..)

Et comme ce week end Nina nous honore de sa présence dans notre belle  ville rose, on va faire la fête. En plus Lucie a réussi son concours, donc on  va deux fois plus faire la fête!

Elle est pas belle la vie?????? Moi j’adore!

Edito/Présentation

Les amours des trentenaires ont la côte ! Entre les aventures sexo-urbaines des girls de « Sex and the city » et les états d’âme acidulés de la française Clara
Scheller, on connaît tout des angoisses amoureuses de ces filles qui ont fini de faire la fête et partent à la conquête d’un mari pour la vie.

Les ados ont aussi leur lot de séries les représentant, plus ou moins fidèlement, ce serait trop long d’en faire la liste, d’autant que je ne suis plus de cette génération et qu’il en sort tous les deux jours.

Mais qu’en est-il des jeunes entre 20 et 30 ans ? N’existe-t-on plus à partir du moment où on passe la majorité ? Quand on détaillera le film de notre vie, sur notre lit de mort, serons-nous face à un abîme de 10 ans durant lesquels il ne se passe rien ? Même le dictionnaire ne parle pas de cette période : on est adolescent ou trentenaire, mais rien entre les deux. A la limite, la plupart d’entre nous fêteront leur catherinettes au milieu de cette triste décennie, histoire de dire qu’il s’est passé quelque chose.

Pourquoi personne ne parle des vingtenaires alors que leur vie (notre vie, puisque j’en fais partie) est tout aussi fascinante ? Peut-être parce que nous sommes de la mauvaise génération : génération SIDA, génération chômage, génération sacrifiée… Pourtant, nous nous amusons, aussi, nos vies amoureuses n’ont rien à envier à celles des autres tranches d’âge !

Partant de ce constat, ce blog va narrer la vie de six vingtenaires comme les autres, entre boulot, amourettes et soirées entre copains… Car nous sommes finalement au bel âge : on garde un certain romantisme de nos années adolescentes, on espère sans l’avouer que le prince charmant viendra frapper à notre porte. Mais nous ne subissons pas encore l’appel de nos ovules qui se demandent bien à quoi elles servent. On a encore le temps de se caser et on en profite. De plus, à force d’entendre qu’on mourra tous de notre tumeur du cerveau à force d’utiliser nos téléphones portables, ordinateurs et micro-ondes, d’un cancer du poumon ou de la peau dû à la pollution ou encore que la planète explosera lors de la prochaine guerre mondiale, on est poussé à vivre notre vie à fond !

Ici, vous suivrez les histoires d’Anne, Clara, Lucie, Victoire et Gauthier racontées par votre humble servitrice, moi. Un peu romancées, nos histoires n’en sont pas moins vraies. Les prénoms ont cependant été modifiés pour ne pas nuire à l’intimité de notre joyeuses troupes et celle de nos conquêtes. Comme je suis « responsable » de ce blog, ma partie sera forcément plus étoffée mais ce n’est pas pour autant qu’elle est plus trépidante que les autres.

Venez vous éclater avec nous !

Nina