Summer in the City

Par Keira

Non, je ne parle pas de la vingtenaire, je parle du titre de la rencontre Youtube à laquelle j’ai participé il y 15 jours de cela.

Partie le vendredi 28 à 9h30 du matin heure de Paris, arrivée à King’s Cross – St Pancras à 10h36 London time.

Autant dire que j’ai passé une très mauvaise nuit à imaginer les pires scénarios possibles. Mais étrangement, une fois dans le train c’est plutôt avec un sourire grandissant que j’ai commencé mon aventure.

Une fois à Londres, prendre mes travel tickets m’a bien bouffé 45 minutes (les anglais aiment bien, comme les français, n’ouvrir qu’un guichet sur deux), mais une fois mes sésames en main, j’étais comme une aventurière en terre inconnue (même si civilisée).

Première épreuve : le métro. Bah oui, ils ont un système à lignes de métros multi-branches qui paraît étrange au premier abord, et heureusement, je me suis pas trop trompée pour ma première fois. Ensuite, une fois à la station Swiss Cottage, trouver l’hôtel a été un jeu d’enfant. Hôtel trèèèès sympa soit dit en passant.

Si jamais vous n’avez pas peur des dortoirs, pour 20 euros pour avez un lit et le petit déjeuner inclus. Cool, non ? (l’hôtel s’appelle Palmer’s Lodge).

Une fois le « check in » terminé, j’ai pu me poser quelques minutes dans le salon qui possède des canapés vraiment trop confortables, bien failli m’endormir.

Sortie poser mes bagages j’ai discuté avec une irlandaise super sympa et très étonnée de voir une française se débrouiller en anglais (comme quoi… ça existe).

Midi arrivé, le temps d’acheter un sandwich dans un magasin à côté, j’ai sauté dans le métro avec mes accessoires de touriste : appareil photo, guide, lunettes de soleil et crème solaire. Qui soit dit en passant était inutile ce jour-là.

Arrivée à Waterloo, je me suis plantée au moins 4 fois de chemin avant d’atteindre le London Eye, là je suis tombée sur un des organisateurs que j’ai reconnu, lui ai demandé où était le lieu de rendez-vous et c’était bien évidemment juste à côté.

Là j’ai connu mon premier moment de terreur absolue. Entourée d’une foule de gens parlant tous anglais et devant trouver le courage de m’approcher du groupe qui faisait la fête sur la pelouse et qui ressemblait fortement à ce que je cherchais. Au bout de 20 minutes j’ai foncé tête baissée. Et là autre moment de surprise totale… on m’a littéralement broyée.

Ouais, ils font des câlins les anglais jeunes et contents. Et ça surprend. Surtout quand on connaît mon côté « j’aime-pas-qu’on-me-touche.com ».

Au bout de quelques instants un géant me surplombe, Andy, allemand et super content de rencontrer quelqu’un du continent. Puis vient Sian, une anglaise qui m’a reconnue comme une de ses abonnées sur Youtube. J’ai immédiatement sympathisé avec elle. Et notre duo a ensuite été rejoint par une canadienne nommée Shannon. En gros elles m’ont aidé pendant tout le week-end et sans elles je ne sais pas si j’aurai été aussi enthousiasmée par cet évènement.

Une fois tout le monde arrivée (et on était quand même plus de cent personnes ce jour-là), on commence la visite du coin en nous séparant en groupes.

Notre guide est nul mais on se marre bien, surtout grâce à deux écossais complètement dingues qui nous refont l’histoire d’Angleterre à leur sauce.

La journée se termine à Leicester Square puis dans une espèce de centre de jeux où l’ont se fait courser par des zombies, des parties d’auto-tamponneuses etc.

Retour à l’hôtel où je bois un verre avec les filles et dodo.

Le samedi, réveil à 6h. Pourquoi ? J’en sais rien, mon horloge interne est déglinguée. Donc douche dans le calme et attente du petit déjeuner où Danny et d’autres mecs de la veille me rejoignent. Attente ensuite dans le salon.

Direction Hyde Park pour midi où nous sommes cette fois près de 250. On papote, on se marre, je fais des super rencontres, je discute avec des mecs que je suis sur Youtube depuis près d’un an, je distribue les bouteilles de vins que j’ai apporté de France (autant dire qu’ils étaient aux anges). Bref, une journée ensoleillée avec des gens supers, des organisateurs surprenants et très accessibles. Je me suis régalée.

Le soir c’est le concert. Direction une petite salle appelée Luminaire qui est au nord de Londres. Comme j’arrive avec les organisateurs principaux, je rentre très rapidement avec mes deux compères Sian et Shannon. C’était visiblement une très bonne idée puisque certaines personnes arrivée un tout petit peu après nous n’ont pas pu entrer ! La salle est remplie, l’alcool coule à flot et je retrouve ma pote irlandaise du premier jour qui est là avec une amie. Autant dire que la soirée se passe très bien, les musiciens assurent un spectacle d’enfer et apprécient que tout le monde connaisse leurs chansons, on achète des CD, des T-Shirt et encore de l’alcool.

Autant le dire, je suis rentrée une fois le concert terminé avec les derniers métros et j’étais pompette. Donc me suis endormie comme une…

Les autres sont restés dans la boîte pour continuer à boire et se marrer, perso je ne tenais plus debout : fatigue + vodka ne font pas bon ménage.

Réveillée par ma voisine du dessous qui met les voiles avec son groupe d’autrichiennes. Je lui demande quelle heure il est, lui demande même de répéter : neuf heures moins le quart, cool, temps de prendre la douche et manger.

Revenue de la douche, le dortoir dort à poings fermés. Etrange… Et il fait nuit… Encore plus étrange.

Du coup j’allume mon portable et là une envie de meurtre me saisis. Il est 5h20…  Si seulement l’autrichienne était encore là, je crois que je lui aurai fait manger ses dents.

Me recouche les cheveux mouillés, autant dire qu’une fois neuf heures et demi arrivé, quand je me lève, je fais fureur avec ma coupe à la Dragon Ball.

Ma mésaventure fait beaucoup rire Sian qui elle a dormi comme un bébé.

Apparemment la fin de soirée au Luminaire valait le détour car tous les organisateurs étaient chiffons. D’ailleurs nous les retrouvons dans le salon pour une partie de Wii et il semble que certains n’aient pas beaucoup dormi.

Pour le dimanche le programme c’était de glander à Leicester Square, et nous avons très bien rempli notre contrat vu que nous étions tous dans le gaz. On a chanté, mangé, dormi un peu, beaucoup parlé, filmé plein de choses inutiles.

Vers 15h Karen et Jackie les deux irlandaises doivent partir.

Vers 16h Sian et Shannon partent en mission shopping, pour ma part je reste avec le groupe vu que l’heure du départ s’approche de plus en plus.

Et j’ai bien fait car 15 minutes plus tard le groupe décide de retourner au London Eye à Waterloo.

Une fois là-bas on se refait les auto-tamponneuses et autres bêtises et j’ai l’occasion de beaucoup parler avec Rob, un anglais très sympa et très entiché d’un des organisateurs.

Rob est linguiste, fan de Muriel Robin et parle très très bien français. Autant dire qu’on s’est bien marrés.

L’heure du départ à sonné, pas envie d’y aller.

Une fois à la gare j’ai envie de pleurer, je serai bien restée quelques jours de plus

J’ai peu de photos vu la carte mémoire de merde de l’appareil photo qu’on m’a prêté.

Mais bon sang, mon cerveau est plein à craquer de souvenirs magiques et j’ai plein de nouveaux potes que je veux revoir le plus rapidement possible.

Ils ont décidé de remettre ça l’année prochaine dès le lendemain.

Et devinez quoi ? J’y serai !

Ma vie dans des cartons

 
Recommandé par des Influenceurs

Dans le dernier épisode, ma sœur, son mec et moi posions le lino dans mon appart. D’ailleurs, j’ai vu par la fenêtre que des voisins de l’étage en dessous avaient fait tout pareil. Prochaine étape : le déménagement, mon équipe est mobilisée, le camion réservé. Sauf qu’avant, il faut faire les cartons.

Le seul avantage de faire ses cartons, c’est que ça permet de trier nos affaires et de jeter des tas de trucs. Sinon, c’est pénible, fastidieux et surtout interminable. Au début, je ne me pressais pas. Lundi livres, mardi fringues, mercredi cuisine, jeudi salle de bain, vendredi ce qui reste. Mon optimisme flirte parfois avec de la naïveté, voir de
l’abnégation. Les livres, ça va bien, facile à trier, facile à ranger. C’est après que ça se corse. Les fringues, ça met plus d’une soirée à se ranger trier. Bon, il est 2h du mat, j’ai 30 kg de fringues sur mon lit à trier, je veux dormir. Allez, tout par terre, je finirai demain.

Au fur et à mesure, les choses se déplacent, s’entassent, la logique de l’appartement disparaît. Les vêtements passent de l’armoire au lit, du lit au sol au côté du lit, à l’intérieur du carton pour ceux que je garde, au sol près de la cuisine pour ceux qui partent. Ces derniers connaissent un nouveau voyage dans un gros sac en attendant pour terminer à nouveau dans l’armoire en attendant Emmaüs. Dans la cuisine, la vaisselle sort des placards pour envahir toute surface libre. Ailleurs, les papiers fleurissent de toutes parts, je garde ou pas ? Je me laisse déborder. Mais qu’est-ce qu’on peut accumuler comme conneries en quasiment 4 ans ! Des photos, de vieilles lettres d’un ex, des factures qui ne servent plus à rien, des objets déco qui prennent de la place et n’ont jamais vraiment trouvé la leur. Et toutes ces fringues achetées sur un coup de tête et à peine portées qu’on ne les aime déjà plus. Mon principal problème, c’est que je suis ne grande sentimentale et des tas d’objets ne peuvent partir au rebus car offerts alors que je ne m’en sers pas. Typiquement tout ce qui est cadre photo, je n’affiche aucune photo dans mon appart, je les ai sur mon pc et ça me suffit. Mais les cadeaux, ça ne se jette pas.


Vendredi soir, veille du déménagement, c’est globalement la cata : y a de tout partout sauf dans les cartons, en gros. Vicky vient me donner main forte mais nous devons d’abord aller chez ma sœur boire un petit verre pour célébrer la naissance de sa filleule. Mais juste un verre, hein ! On boit, on discute, elle nous offre à manger car on n’a pas le temps de passer au McDo ou commander une pizza (je déménage, j’ai plus rien à manger chez moi). A minuit et quelques, nous revoici dans l’antre de la dévastation, Vicky pâlit : on va jamais y arriver. On trafique jusqu’à 3h jusqu’au renoncement. On se lèvera demain plus tôt pour finir.


Lendemain, jour du déménagement. En principe, les choses doivent se dérouler ainsi : Madinlove est convoqué chez moi à 11h, Vicky et lui vont chercher le camion chez Kiloutou (c’est le chauffeur officiel), Lucas et Tatiana débarquent à midi, on charge le camion, on le pose devant mon nouvel immeuble, on décharge et fin. Donc, 2h pour avancer, on arrête de faire le fignolage, on balance au hasard dans les cartons. Le téléphone sans fil agonise : « biiiiiiip », « biiiiiiiiip », « biiiiiiip ». Mais il ne s’arrête jamais, là est la subtilité. Je regarde autour de moi : mais bordel, plus on emballe, plus ça sort de partout !


Alors qu’on se rendait bien compte qu’on n’y arriverait pas, mon portable vibre pour me dire que je viens de recevoir un SMS… Mon plan de déménagement parfait allait connaître son premier accroc…

NB : La dernière photo, c’est pas chez moi, hein…

En fait, j’étais peut-être pas si insignifiante

Aujourd’hui, j’avais en réserve un article bilan 2008 dépressif à souhait mais comme je vous ai promis de finir mon histoire de train lundi et que je ne l’ai pas fait hier pour cause de forte fièvre à tendance délirante, je bouleverse mon programme. Je mettrai mon article dépressif peut-être demain, quand personne ne viendra le lire.

Revenons donc dans le train à côté de l’ex gendarme ex contrôleur raciste et impoli qui considère que le fait que je lise ou écrive n’est pas une raison suffisante pour me lâcher les baskets. A un moment, il me propose d’aller avec lui au wagon restaurant, je lui réponds que j’ai une amie dans le train donc non. Et c’est vrai, dans le wagon suivant, il y avait Blanche, la copine de Yohann. A peine le relou est-il parti que Blanche arrive, je lui explique ma situation et lui dit que je souhaiterais manger plus tard. Manque de bol, elle s’est endormie et j’ai donc dû aller manger seule, autant de gagné.


En revenant du wagon restaurant, je croise un mec qui me dit vaguement quelque chose. Mmmm, soit. Je retourne à ma place et pendant un des multiples aller-retour pipi de mon voisin de train (mais quel boulet, quand j’y repense, surtout qu’à chaque fois, je devais prendre la panière de Kenya car « il ne pouvait pas passer »), le gars qui me dit vaguement quelque chose repasse et me fixe. Mais oui, je le reconnais ! C’était le beau gosse du lycée. Et là, il se penche vers moi : « hé mais on se connaît, non, tu étais au lycée de la prairie, non ? ». Oh mon dieu, le beau gosse du lycée m’a reconnue, moi… LE BEAU GOSSE DU LYCEE M’A RECONNUE ! IL faut savoir qu’au lycée, je me définirais comme globalement inexistante. J’étais pas populaire mais pas assez moche pour qu’on me remarque. En fait, avec le recul et les vielles photos, je me rends compte que j’étais choupinette comme une matrioshka mais avec un look sac à patate des moins flatteurs. J’avais parfaitement intégré le look over size dix ans avant que ça ne soit à la mode. Avec lui, une fille que j’avais pas reconnue sur le coup avec qui j’avais pourtant pas mal discuté dans ma prime jeunesse (alors que le beau gosse, non). « Aaah, Alice, mais bien sûr ! Mais oui, tu as été mannequin au Japon et puis y avait une histoire de resto et tu as joué dans Le groupe ! ». Curieusement, elle n’a pas été super ravie que je me souvienne de ça. Et dire que j’ai jamais vu l’épisode dans lequel elle jouait mais faut dire que la série est vraiment trop nase, un copier/coller d’Hélène et les garçons en plus cheap, imaginez le truc.

On se sépare en se promettant de se boire en verre, tous copains sur Facebook, youpi ! A la sortie du train, on se retrouve à nouveau et comme Alice veut aussi prendre un taxi, on décide d’attendre ensemble, le beau gosse du lycée nous proposant de nous aider à porter nos affaires. Oh mon Dieu, le beau gosse du lycée m’a proposé de me porter ma valise, hiiiiii ! Et là, paf, on tombe sur une 4e du lycée et c’est assez énorme : « Nina, oui, je te reconnais ! Vous deux, par contre… ». Mon Dieu, elle m’a reconnue, moi, et même pas le beau gosse du lycée. Ni la belle gosse du lycée puisque je rappelle qu’Alice a une courte carrière de mannequin.



Donc on s’est promis d’aller se boire un verre après les fêtes. Mais je me rends compte en grandissant que j’avais beau être insignifiante au lycée, énormément de gens se souviennent de moi, y compris ceux à qui je ne parlais pas. Ca fait un peu peur, limite…

En attendant, je m’en fous, le beau gosse du lycée m’a reconnue, je me sens un peu la star de mon bahut… 10 ans après l’avoir quitté.


Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

Quand les hommes viennent de Vénus où sont les femmes ?

Il y a des questions infinies comme ca, qui ont déjà eu un semblant de réponse (cf : homme de mars, femme de venus)… mais rien ne vaut l’expérimentation…

Et puis voilà… 6 ans de relations qui se terminent violemment… une porte qui claque… « heu… au revoir ? » pas de réponse… «adieu… »

7 mois plus tard …. Mon dieu ce que c’est galère… Je mets le doigt sur une évidence… Putain c’est vraiment difficile…

Alors si pendant 6 ans, aidé du fait que nous nous sommes connu à un âge (18 ans) ou il fallait absolument se caser et un âge où l’humeur et le caractère pas bien affirmé encore, permettait plus de s’adapter à l’autre(voire d’adapter l’autre contraint et forcé…), on a vécu quantité de choses intéressantes, voire parfois franchement merdiques… il a fallu se refoutre sur le marché de l’amour…

Elle a morflé… moi j’avais pris la décision donc j’ai moins morflé… mais j’ai morflé quand même…

Me voilà en chasse… plus trop aguerri aux techniques de drague parce que je me posai plus la question j’ai débarqué avec mes principes de 18 ans… comme si pendant 6 ans le rapport aux autres n’avait été qu’une vaste fumisterie amicale… franche et sans ambigüité… et ta sœur !

– « Bonjour… ca va ? tu bois un verre ? »
– « heu non ya mon mec qui arrive… »

Merde…. Raté…

Après plusieurs tentatives ratées je décide de tester internet… quoi de plus innocent qu’un site non dédié à la rencontre… facebook… ah ah… ca a marché… une jeune fille de Paris… gentille… pas très belle mais intéressante… nous voilà parti sur une histoire… moi pas trop sûr de moi… mais elle sortant d’une relation de 3 ans voulait absolument se caser… moi pas forcément de suite…

CLASH : 1
FEMME DE MA VIE : 0

Bon vu que j’avais pris la décision… j’ai pas morflé… elle oui…

Puis bon facebook c’est gentil mais ca prend du temps… faut être motivé et j’en ai marre de surfer sur youporn… je passe à la vitesse supérieure… meetic…

Je vous passe la VASTE enc***** du système… si tu veux une copine… tu payes… mais les filles sont tellement sollicités par tous les morts de faim de la terre que faut vraiment être fort…

Et pour moi ca a marché…

Très jolie… premier rendez vous… on sort ensemble (pouahhh elle pue un peu de la gueule j’aime pas ca ! … bon Fab tu dis rien laisse lui une chance…)…

Hé puis là s’engage une très grande interrogation… comment la revoir… en soit la question est très très anodine mais dans le cas présent… elle est vraiment cohérente… madame vient… et repart 45 min plus tard… et c’est toujours 2 fois par semaine… moi j’attends ses sms… qui viennent au compte goute… et je dis rien… Je n’ai pas voulu faire l’amour avec me disant qu’elle apprécierait le geste… Oué beh j’aurais ptetre pas dû rien faire… bref trois semaines plus tard on couche enfin ensemble…

Pas mal… m’enfin bon ca va quoi… ca se termine le jeudi d’ailleurs elle me fait un coup bizarre… jeudi… on se voit ? non je peux pas… ok tant pis…
Vais en ville… qui vois-je… Elle…
Ok heu… ben oubli j’en ai vraiment marre de tes mensonges… avoue que t’as un mec… « non non »… je découvrais plus tard qu’elle en avait un… connasse…

Moi je suis attaché à mort… et je morfle VRAIMENT !!

CLASH : 2
FEMME DE MA VIE : 0 (mais ½ quand même)

Et puis arrive un événement… je suis MORDU de photo… j’adore… et je rencontre quelqu’un qui cherche des mecs pour faire des photos chez tillate… le site de photographe des soirées boites, bars et soirées privées…

Allez feu…

A partir de là… j’ai joui d’une particulière reconnaissance féminine… j’étais un inconnu avant… je suis TRES connu maintenant… les femmes se succèdent…
Quel en est la résultante… quel enseignement retirer des histoires que j’ai…

Déjà d’une part je ne suis vraiment pas fait pour les histoires d’un soir … on baise… et salut… (non pas bien pas pour moi)

A la limite l’embrasser oui ca j’aime bien…

Deuxième chose… la plupart des filles avec qui tu sors sont très jolies… même très très jolies… mais ya un truc qui se fait… c’est que toi photographe qui sors avec une bombe c’est forcément parce que tu t’en tape plein plein (c’est pas faux en soit mais c’est pas forcément parce que t’as envie de la virer le soir même)… donc ta réputation se fait VIIIIIIIIIIIIITE désastreuse…

Troisième chose, tu ne peux pas faire quelque chose de sérieux avec une fille que tu rencontre en boite… c’est toujours pour s’amuser (ca c’est ce qu’elles disent)… comme si t’étais une machine qui se mettait en route la nuit pour satisfaire madame dans son caprice d’amusement… l’asticotage du mec qui va forcément venir vers toi parce que tu es irrésistible… crois le blaireaute !!

Dernière technique… j’ignore complet… je laisse faire… quel intérêt ?
D’une part je ne suis pas mort de faim, d’autre part je ne tombe que sur une fille qui veut vraiment de moi, enfin j’impose mes conditions « je veux du sérieux bordel !!… sinon ca marchera pas… »

FEMME DE MA VIE… en cours…

Où trouver l’homme ? Episode 25 : Fabien

(Cher lecteur, souviens toi que tout ceci n’est qu’une fiction. Et sinon, ça va chez toi?)

 Après le mariage, j’avais donc récupéré le numéro de Fabien, charmant jeune homme qui me plaît au dedans et au dehors. Après avoir laissé passer deux jours, j’appelle, l’air de rien. On discute un peu genre j’appelle de façon anodine puis on en vient à l’essentiel : quand se voit-on ?


Le mardi suivant, on se retrouve du côté de Mouffetard pour boire un verre. Je suis toute émoustillée, je dois me préparer comme il se doit pour ce rendez-vous. Jolie tenue qui met bien en valeur mes arguments anatomiques, Je me maquille avec soin, un peu de paillettes, du gloss… Des dessous affriolants et une éradication du poil. Il faut tout prévoir. Rater un homme à peu près parfait pour des aisselles velues, ça m’ennuierait tout de même.


Arrive le jour J, je suis en avance, je me compose donc un air nonchalant pour ne pas lui donner l’impression que je joue ma vie sur ce rendez-vous, ça fait fuir les mecs en général. Intéressée, oui, désespérée, non. Ah le voici, je lui adresse mon plus grand sourire et on va se poser dans un bar. On discute de tout et de rien, on refait le monde plusieurs fois, on aborde aussi le sujet de nos amours. Nous sommes tous deux célibataires et disponibles, ça tombe plutôt bien. Je roucoule, je me pâme, je me secoue les cheveux l’air de rien,
je ris à gorge déployée, je rentre le ventre et sors les seins. Bref, je suis en pleine parade nuptiale.


Sauf qu’à force de parader, on ne voit pas l’heure passer et le dernier métro est passé depuis quelques temps. Que faiiiiiiiiire , me désespère-je. Il me rassure : y a une station de taxi pas loin. Ok, ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais mais restons souriante. On se pose devant la station de taxi, en voici un au loin.

« Bon, ben, bonsoir alors…

– Non, non, je te ramène jusqu’à chez toi. »

Hein ? Il s’invite chez moi, là ? C’est un peu curieux comme façon de procéder mais quitte à être épilée, autant rentabiliser. Surtout que j’avais aussi fait le ménage au cas où. La femmes des années 2000 ne doit jamais être prise au dépourvu.


Nous voici dans le taxi, comme tout ceci est romantique, on discute en regardant Paris by night. Je prends rarement le taxi pour cause de prix mais j’aime m’offrir ce petit luxe de temps en temps, c’est agréable de contempler la ville de nuit. J’ai gardé une âme de touriste. On discute, on se frôle un peu, l’air de rien. Dans mon for intérieur, je suis toute émoustillée… En fait, c’est carrément un volcan, j’ai envie de lui sauter dessus, là, dans le taxi mais je suis une fille polie et le chauffeur n’a pas l’air super sympa en plus. Ah nous voici dans la partie délicate du trajet, j’indique au chauffeur en laissant ma cuisse frotter négligemment celle de mon compagnon. Mise en température enclenchée.


Nous voici devant ma porte, autant vous dire que j’ai très très chaud dans mes vêtements.

« Attendez moi, j’arrive », dit Fabien au chauffeur.

Hein ? Quoi ? Quel est ce malentendu ? Il compte me déshonorer et sauter dans son taxi la minute qui suit ? Le fait qu’il demande au taxi de l’attendre est-il un indicateur de ses prouesses sexuelles ? Et je fais quoi, moi ? Je ne lui propose pas d’entrer, je refuse de me mettre toute nue devant un mec qui pense que nos ébats dureront suffisamment peu de temps pour se permettre de demander au taxi de l’attendre.

« C’était sympa comme soirée, faudra remettre ça vite.

– Oui, heu… oui.

– Bonne nuit. »

Quoi il s’en va maintenant ? Mais pourquoi il m’a raccompagnée alors ? Il se penche vers moi et m’embrasse doucement sur les lèvres puis me laisse planter sur mon trottoir pour partir dans le taxi. Je le vois me faire un signe de main et la voiture disparaît au premier virage.


Je rentre chez moi, le sourire aux lèvres. Yes, je suis tombée sur un gentleman. Je me précipite sur mon téléphone pour lui envoyer un texto : « j’ai passé une soirée délicieuse, j’ai hâte de remettre ça. ». Sa réponse ne tarde pas : « Pourquoi pas vendredi ? ».

3 jours, ça va être long.


A suivre ! (quelle garce je fais)

Be corporate, be drunk

Hier soir, nous avons eu droit au grand raout annuel de la boîte pour Noël. Champagne et petits fours au menu. Et comme toujours dans ce genre de soirée, c’est surtout beaucoup de champagne épongés par 3 petits fours et demi. En gros, on finit tous morts saouls, certains se mélangeant même un peu à d’autres. Mais pas moi, hein, je précise, l’alcool me rend autiste.



Donc hier soir, fiesta, on s’amuse, on rigole. A un moment, quand il est l’heure de commencer à danser, Philippe m’entoure l’épaule avec son bras et me fait :
« c’est dans ces moments là que tu te dis que tu l’aimes ta boîte ! ». Et le pire, c’est que c’est vrai. Au milieu de l’euphorie alcoolisée, tu te dis qu’ils sont vraiment supers
tes collègues et que t’as de la chance de bosser avec des gens aussi sympas et que la vie est belle. Bon, évidemment, le lendemain, tu n’es pas au top de ton rendement mais à côté de ça, tu as approfondi tes rapports avec tes collègues (sans sous entendu) et tu n’as pas envie de quitter la boîte, même si tu trouves que tu mérites un salaire plus élevé.


Certains considèrent ce genre d’happening comme futiles mais je crois qu’on sous estime le pouvoir de la fête dans le sentiment d’appartenance à une boîte. On passe entre 8 et 10h par jour avec des personnes à se parler projets, travail, et le connard du service d’à côté qui fait pas son travail, et ça qui marche pas, et les réunions… Donc de temps en temps, ça fait aussi du bien de se voir dans un cadre plus détendu et de ne pas parler boulot, juste boire un verre, rire et s’assurer que les autres sont plus bourrés que vous, histoire que tout le monde oublie.


Evidemment, même si le cadre est festif et les gens globalement saouls, il est important de ne pas trop faire de conneries non plus. S’il est admis qu’on soit un peu trouble, qu’on danse comme si on allait mourir demain, qu’on se donne de gentilles accolades car l’alcool rend affectueux ou qu’on oublie que danser avec une coupe de champagne arrose les voisins, il n’est pas super conseillé de faire un coma éthylique, de tomber tant que le big boss est encore dans la pièce (sauf si le sol est glissant mais il faut arriver à dire « oh, c’est une vraie patinoire ici » de façon claire et sans fautes), de rouler des pelles à des gens, surtout quand votre légitime vous attend gentiment à la maison, de s’envoyer en l’air dans les toilettes. Et danser à moitié nue sur la table n’est pas très conseillé, pas plus que de ne pas boire du tout et tenir la jambe à big boss toute la soirée pour lui expliquer que là, quand même, si on mettait plus de moyen sur tel projet, alors… Si on peut sortir avec un collègue de boulot, pour vivre heureux, vivez cachés, pas de chopage apparent, j’insiste.


Mais quand même, ce genre de soirées donne le peps et l’envie de travailler ensemble (sauf si vous avez chopé la cible de votre collègue pendant ladite soirée) et une appréciation plus élevée de votre entreprise. Même si la réalité reprend très vite le dessus. D’ailleurs, j’y vais parce que malgré le mal de tête persistant, j’ai du boulot.

25 ans

Par Tatiana

29 août à minuit : Alors alors, voici à chaud mon compte rendu de ma soirée d’anniversaire. A la base ca devait être un truc tranquilos car il faut le savoir je ne fête jamais mon anniversaire le jour même. En même temps un 29 août y a jamais personne qui est là. Donc je marque le coup en allant boire un verre avec les gens présents et basta. Seulement là ça ne devait pas se passer comme ça, enfin je suppose, car je rentre avec plus d’alcool dans le sang que la normale. Donc tout commence normalement avec un rdv à Montparnasse à 19h. Direction l’Indiana avec deux amies à moi : Maria et une autre dont je n’ai jamais parlé ici. On papote tout ça car ca fait quelques semaines qu’on ne s’était pas vues. Au bout d’un moment, un serveur descend de l’escalier en face de nous et là BOUM ! il fait tomber un truc et en fait c’était de la sauce barbecue vu que je m’en trouve recouverte. Une des rares fois où je sors mon pantalon clair fallait que ca soit pour moi. Le pire c’est que c’était moi la plus éloignée et que les filles n’ont rien reçu. C’est mon anniversaire, c’est ma fête ne l’oublions pas. Me voilà coincée dans les toilettes à essayé d’en enlever le maximum. Les filles qui sont descendues ont du me prendre pour une fille bien crade.

Je remonte et on finit nos verres. Ma sœur m’appelle pour me demander comment je fête mon anniv’ : dignement ou n’importe comment. Je lui réponds que je suis recouverte de sauce barbecue. Je crois que ça donne une idée du ton de la soirée. On sort de l’Indiana, direction la maison. Sauf qu’entre temps une copine de Maria nous appelle (très alcoolisée elle par contre) et du coup nous voilà parties vers un bar en bas de chez moi. Là-bas y a toute une tablée de filles qui nous attend. Au bout d’un moment entrent deux mecs trop bizarres. Comme d’habitude ils sont pour nous. C’est mon anniversaire, c’est ma fête ne l’oublions pas. Le plus c’était de voir le mec tourner dans le bar pendant 10 minutes avec sa clope à la recherche d’un briquet. Sachant que y en avait un sur notre
table et que le mec il osait pas nous le demander.

(suite de l’article le 30 au matin) je suis fatiguée… Mais bon je vais finir le compte rendu de la soirée. Donc On en était aux mecs bizarres qui en fait se sont avérés être les frères des gamines de 15 ans d’à côté. Nous en tant que langues de putes on leur avait déjà attribué des intentions pédophiles. Les mauvaises que nous sommes. Bref, ils ne tardent donc pas à partir. Mais voilà que d’un coup les filles de notre tablée se mettent à me chanter (hurler) bon anniversaire. Là, certains se cacheraient sous la table, moi j’aurais tendance à plutôt les faire chanter plus fort. Il en faut plus que ça pour me déstabiliser. Du coup ca m’a valu la bise d’un mec complètement bourré qui se disait lui aussi du 29. Mais ça m’a surtout valu une belle coupe de champagne. Le barman aurait été mignon et là c’était la cerise sur le gâteau. Mais bon comme on dit on ne peut pas tout avoir.

Finalement on est quand même rentrées, d’abord chez Maria qui avait embarquée une des filles du 2e bar car trop alcoolisée pour rentrer chez elle. Puis après moi je suis rentrée chez moi. Je ne sais pas si c’est l’alcool ou l’autre fille qui était en bad total, mais moi aussi je me suis retrouvée submergée par le spleen. Dans ces cas là un seul remède : dormir. Je ne sais pas si cette soirée annonce mon année des 25, mais si c’est ça, ça promet une année pleine de rebondissements et de…champagne à la sauce barbecue !

La liste de la fille déconnectée

– Ca faisait longtemps que j’avais pas eu de lose informatique. Cette semaine : la freebox est morte. Du coup, je n’ai plus la télé (l’antenne est morte), plus le téléphone mais surtout, j’ai plus le net et là, c’est très pénible car au boulot, j’ai pas forcément le temps de faire toutes les démarches administratives et autres que je dois faire en permanence. Et ça fait super chier. Parce passer des soirées sans le net, je veux bien mais je préfèrerais que ce soit un choix.

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– Quand un mec choupinou me dit qu’il a fait un rêve érotique avec moi en star, je devrais être flattée. Mais quand ma partenaire de cochonnerie c’est ma mère, je sais pas pourquoi mais je me sens totalement traumatisée.

– Hé, je deviens châtain ! Comme la couleur que j’aurais dû avoir dès le départ. Mais je me kiffe en brune.

– Je suis une inculte cinématographique et ça se voit des fois (souvent). Mardi soir, Gabriel veut me montrer un reportage qu’il a enregistré pour une copine sur Arte. Pendant qu’il cherche le reportage en question sur une cassette, on tombe sur « Il était une fois dans l’Ouest », moi : « ahah, c’est quoi ce truc ? » Lui : « Quoi, tu connais pas ? » « Heu… nan ». Du coup, on regarde la fin, à base de « et lui, c’est qui ? Et elle ? Et pourquoi il fait ça ? Aaaaaah ! ». Heureusement que je me suis teinte en brune.

– Lundi, verre avec la girlie team (moins Vicky), mardi, verre avec Vicky puis champagne chez Gabriel pour fêter son admission dans une formation, mercredi, verre entre forumeurs, je suis pas sûre de tout me rappeler. Vendredi, théâtre et verre avec Summer et son Kinder et VideSentimental et Vicky, of course (mais elle part en vacances donc on va tenter la désynchronisation des siamoises), samedi, soirée filles chez Vicky avec sans doute de la vodka rouge. Vive les jeudis sobres.

– L’alcool et ma myopie ne font pas bon ménage, c’est un fait. Mercredi soir, un bar de type canadien, on se réunit entre forumeurs, donc. Comme je suis un peu pétée, je me mets à parler anglais (j’ai pas vu le rapport non plus). Je sympathise vaguement avec une serveuse blonde. Quelques temps plus tard, je rappelle une serveuse pour commander un cheese cake que
tout le monde a goûté (bande de vilains) et revoilà une blonde, je lui fais un truc « hey, you’re my friend ! » et la nana me regarde un peu atterrée. Et là Vicky me fait remarquer que c’est pas ma nouvelle copine mais une autre. Oh my gosh !

– J’ai reçu mon walkman sony ericsson, il a moins de capacité que mon vieux popod donc j’ai dû faire le tri mais réécouter MA musique au boulot, ça va être bon. Maintenant, faut que je mette dessus la version clip de « je veux un mec » parce qu’elle déchire sa maman.

– Ma cousine est la pire des putes. Je suis vraiment dégoûtée par cette personne mais je peux pas dire pourquoi. J’arrive pas à croire qu’une personne dont j’étais proche ado, avec qui j’ai beaucoup parlé, puisse être devenue aussi monstrueuse. A moins que j’ai un talent inné pour mal juger les gens et donner de la valeur à ceux qui n’en ont pas, je sais pas.

– Cette semaine, j’ai joué la princesse aux pieds nus au boulot. En fait, mardi soir, je dois me rendre chez Gabriel mais mes vieilles chaussures d’été sentent vaguement la croquette donc hors de question de mettre ça à mes petons. Ok, il sait qu’il doit pas toucher mes pieds mais quand même. Donc j’enfile des jolies chaussures que je mets quasi jamais. Et évidemment, j’ai vite très mal. Donc mercredi, en arrivant au boulot, je vire mes pompes viteuf. Entre salir mes petites voûtes plantaires et pleurer au moindre pas, j’ai choisi mon camp ! Il n’empêche que mes petits orteils ont mal vécu cette aventure, ils étaient rouges et difformes. Déjà qu’ils étaient moches, ils sont devenus officiellement les parties les plus grotesques (et certainement inutiles) de mon corps.

– Comme ma freebox est en panne (donc), s’il m’arrive quelque chose entre maintenant, 18h36 et demain, vous ne le saurez que la semaine prochaine.

Ma petite entreprise, connaît pas la crise

Dans ma vie, y a plein de choses que j’aime faire genre dormir, rêver/rêvasser au beau brun, là, écrire, écrire, écrire, chanter très fort genre je me fais la Nouvelle Star toute seule mais surtout, ce que j’aime bien, c’est mener. Comme ils disent dans mon horoscope, je suis une leadeuse née. Je leade tout le monde : quand je me mets à organiser une soirée, ça rigole plus (d’ailleurs, les girls, c’est mon annif bientôt, champagne ! Lil, faudra juste que tu me donnes tes dates). Et j’applique ça au blog.

Mes amis. Y a de tout, des gens organisés, rigoureux et des plus bohèmes, genre vous leur donnez rendez-vous à 19h et si vous arrivez à 19h30, vous les devancez. Y a les « ouais, ce serait cool de faire une soirée » et qui ne font rien pour. Je n’organise pas toujours tout parce que des fois, j’ai la flemme mais quand je m’y mets, c’est clair, net et précis : liste des invités, qui vient ou pas, qui amène quoi, qui vient en voiture, qui reste dormir (enfin, ça, c’est quand je vivais chez mes parents), qui arrivera plus tard… Bref, j’organisais ça aux petits oignons. Une fois, on a fait une soirée non organisée par moi au lycée et Charles, le copain de Cécile, exaspéré devant le bordel que c’est lance un « ça se voit que c’est pas toi qui l’a organisé », rooooooooh ! Mais le plus fort c’est que souvent, je suis la meneuse discrète, genre j’écoute et quand j’en ai marre que ça avance pas, je prends les choses en main et basta. Non mais c’est vrai, on va pas perdre trois heures à palabrer pour savoir si on va voir un film ou boire un verre.

Aujourd’hui, n’ayant plus de soirées à organiser longtemps à l’avance (oui, en général, on se fait ça à l’arrache), je reporte mon despotisme naturel sur mon blog. Ici, nous sommes donc 9 rédacteurs et je dois gérer tout ça. Bon, alors, je précise que j’interviens peu ou pas sur les articles de mes chers coblogueurs, je corrige les fautes si j’en vois mais c’est tout. Je mets tout ça en ligne (bon, je leur colle pas d’illu, sauf s’ils m’en donnent une), je gère la newsletter (pas toujours) et je les laisse gérer les comms. Par contre, je gère le calendrier. Il faut savoir que mes vingtenaires adorés ont l’étrange manie de tous me rendre un texte en même temps. Bon, ok, en général, c’est suite à un « arghhhhhhhh, putain, j’ai pas le temps d’écrire un article par jour en ce moment ! » de ma part mais quand même. Et là, faut gérer. Première règle : un article from me un jour sur deux. Il faut pas oublier que je suis la star du blog, quand même, en plus d’être la cheftaine. Donc prenons un exemple au hasard : cette semaine. Fin de semaine dernière, suis au fond du trou à pleurer et à maudire la terre entière donc mes amies, sentant que je pète pas le feu et que je vais encore écrire que des articles déprimants, se sont mobilisées. Du coup, je reçois trois articles : Jane puis Marine et Summer.

Appliquant ma politique d’un jour sur deux, je diffuse Jane puisqu’au départ, je n’avais que son article. Ensuite, les deux demoiselles m’envoient un texte, laquelle passera en priorité ? Pas compliqué : celle qui a posté le moins récemment, donc Marine. Summer passe donc lundi. A une époque, c’était assez hard à gérer avec les « tu publies quand que je le mette sur mon blog ? » mais là, ça va beaucoup mieux.

En fait, je suis méga psychorigide avec mon blog, il y a des règles. J’ai crée des habitudes de consommation chez vous, il faut les respecter. Outre le fait que je suis la principale rédactrice, donc, j’ai crée des rendez-vous. Le samedi, maintenant, c’est liste. Le dimanche, c’est léger… Ou pas, des fois, je me prends bien la tête. Mais c’est jamais un article sur moi ni un article de mes co-vingtenaires. De la même façon, certains articles légers ne seront diffusés que le week-end. Par exemple, hier soir, je discutais avec Marine qui était un peu dégoûtée de pas avoir eu plus de comms sur son article rigolo. Elle me propose de mettre cette conversation Internet en article du jour car je savais pas trop quoi écrire mais je m’exclame : « ah non, les conversations MSN, si j’en diffuse, c’est que le week-end ou les jours fériés ! ». Elle me suggère donc de faire un article sur le sujet et voilà.

Faut dire ce qui est, j’adore gérer. Outre ce blog multi auteur, j’ai aussi le forum mais bon, la gestion est soft, je n’ai quasi aucune modération à faire à part un sujet à déplacer parfois, valider une inscription en cas de bug. Là, j’ai un gros projet de blog, pas mon truc girlie funny mais autre chose, Vicky et moi commençons à bosser sur le sujet mais j’en dis pas plus pour le moment, vu que je sais pas du tout ce que ça va donner. Là, y aura un gros boulot de gestion mais pas de soucis, ça me plaît d’autant plus.

Evidemment, quand j’aurai un vrai boulot, je lâcherai sans doute pas mal de lest sur tout ça. Mais en attendant, je me sens un peu la rédac chef de mon blog, même si je réclame jamais d’articles à mes co-blogueurs, certains n’ayant pas le temps/rien à dire/pas envie d’écrire. Ce blog, c’est moi qui l’ai créé, quand même, normal que je le chouchoute. Et n’empêche qu’avec plus 40 000 lecteurs uniques par mois, je pense que pas mal de journaux seraient contents d’en faire autant…