El Nicho : cascades cubaines

Le 12 octobre – C’est la journée cascades ! Rendez-vous à 9h au bus mais ça bégaie un peu : on a changé d’heure pendant la nuit et personne ne nous a prévenus. On avait bien remarqué avec ma coloc qu’il faisait plus sombre mais on avait mis ça sur le compte de l’orage de la nuit passée et du temps maussade. Et bien non ! Du coup, ceux qui n’utilisaient plus leur téléphone comme réveil ont eu quelques soucis. Mais on arrive à décoller sans trop de retard. En route pour El Nicho !

La mangrove de Cuba

Gilet pour le bus puis on change de transport au bout d’une heure pour s’installer dans de vieux camions aménagés en… difficile de parler de bus. La balade est superbe. J’aime cette île. J’aime les paysages antillais et, pour une fois, je vois le soleil… Cuba 1, Guadeloupe 0, Martinique -1.

Camion emménagé en bus à Cuba Village cubain Paysage antillais : Cuba Village cubain

Petite halte rapide dans un village pour profiter du paysage, un petit âne portant un énorme grain de café en pierre trône sur la montagne. On repart et nous voici enfin à El Nicho. Une petite balade d’une heure, une heure trente, le long d’une cascade. Alors les cascades et moi, on n’est pas toujours amies vu que la dernière m’avait coûté le pare-soleil de mon appareil photo… sur le coup, j’avais craint que ce soit l’objectif. Là, je ne suis pas tombée, je suis fière de moi.

Cuba vieille voiture Un cheval perché sur la montagne Statue âne et grain de café

On croise des bassins à l’eau pure, des paysages sublimes. Pendant la montée, notre guide Lili nous montre plein de plantes, nous raconte leur utilité pour l’hygiène ou les petits remèdes. On croise des caroubiers, avocatiers, cafetiers et le manguier avec la petite anecdote qui va bien : “à Cuba, les femmes aiment beaucoup les compliments et on leur dit souvent qu’elles sont une mangue… parce qu’on veut les manger.” On en apprend un peu sur la vie cubaine, notamment les années 90, très pauvres, où il fallait adopter le système D pour s’en sortir. On arrive au “bassin de cristal” nommé ainsi car l’eau est transparente. C’est parti pour la baignade… Ouh, ça pique, l’eau est fraîche. Mais on s’y fait vite et la baignade est un vrai délice, ça fouette les sangs !

Végétation Cuba El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Végétation Cuba El Nicho Cascades El Nicho Panorama du haut d'El Nicho Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Bassin baignade El Nicho, Cuba Le bassin de cristal de El Nicho, Cuba

On redescend pour un déj sympa : soupe aux haricots, poulet, riz sauvage aux haricots noirs, courge (potimarron, je pense), papaye en dessert. Et en fait, la papaye, c’est pas top, ça a un goût de navet sucré. Le tout arrosé d’un jus de goyave fait maison et d’un cocktail “Naturel” que tu ne peux boire que là. Bon, , on nous dit ça à peu près à chaque fois. En résumé, c’est un cocktail entre le mojito et la piña colada. Pas ouf mais plus chargé que les cocktails de l’hôtel, quoi. On déjeune en musique avec un petit orchestre. En fait, beaucoup de jeunes font des études de musique et forment des groupes qui écument les restos et vivent du tourisme. Il faut savoir qu’ici, il y a une vraie culture de la petite pièce, le truc qu’on ne ferait jamais en France quoi… Il y a aussi un gars qui fait des caricatures. Il se met dans un coin et choisit un sujet. Et je fus l’une des heureuses élues !

Cuba, El Nicho, végétation

Le toit en bas, c’est celui du resto

Cocktail cubain et jus de goyave

Après le dej, on repart vers un autre bassin, à 200 mètres de l’entrée d’El Nicho mais là, il n’y avait personne. C’est fou comme parfois, s’éloigner de quelques mètres change tout. Première à entrer dans l’eau, dernière à en sortir. On se fait un petit cocktail dans l’eau, rhum-limonade, basique, parfait. Je barbote bien une heure mais la réverbération couplée à mon talent inné pour m’étaler la crème solaire n’importe comment, ça nous donne un dos cramé.

Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade Cuba, El Nicho, baignade

Retour à l’hôtel, petite sieste puis tentative de photographier le coucher de soleil. Echec, les nuages masquent la fin. Je remonte à travers les crabes qui sont de sortie. J’avais entendu parler des crabes rouges de Cuba, on en retrouve partout, jusque sur la terrasse du bungalow.

Crabe rouge de Cuba Coucher de soleil Cuba Coucher de soleil Cuba Crabe rouge de Cuba Crabe rouge de Cuba

Après le dîner, je traîne un peu au bar pour siroter une piña puis 22h30, je retourne à mon bungalow où ma coloc dort déjà. Je commence à repérer les gens que j’aime vraiment bien.

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Le tourisme, ce sont aussi les musées

C’est fou tout ce que je fais en vacances que je ne fais pas chez moi genre visiter les musées. Si je me suis bougée un peu le cul cet été en me faisant pas de 3 expo et un musée sur Paris (dont l’absolument génial Musée de Montmartre, mon nouveau musée préféré, tout y est complètement adorable) et que j’ai quelques expos en vue, force est de constater que je ne fréquente guère les musées en temps normal, essentiellement parce que je déteste la foule et que ça me démotive direct (excuse de merde, un peu). Alors qu’à l’étranger, ça me dérange beaucoup moins. Ainsi donc, à New York, je me suis enfilée deux musées dans la même journée sans sourciller.

L’adorable musée Montmartre

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  • Le musée d’histoire naturelle

Curieusement, avant de m’acheter mon city pass, je n’aurais même pas penser à y aller alors que j’aime bien ça, les musées d’histoire naturelle. Et qu’en plus, j’ai beaucoup regardé Friends. D’ailleurs, dès l’entrée, nous sommes joyeusement accueillies par un splendide squelette de brachiosaure qui met direct dans l’ambiance. J’étais avec Zeno pour cette visite et nous avons décidé de commencer par l’étage dinosaure, justement. Et sans trop spoiler, on s’est arrêtées là vu qu’on y a passé pas loin de 3h, on a juste fait un tour pour voir la baleine en fibre de verre.

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Photo prise avec mon téléphone pourri, ça explique…

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Alors je ne saurais trop vous conseiller cette visite car c’est hyper bien fait, les explications sont hyper intéressantes. Saviez-vous qu’en fait, on ne sait pas de quelle couleur ni quel était l’aspect de la peau des dinosaures ? Bref, tout est organisé pour suivre l’évolution des dinosaures, avec une évolution vers nos animaux actuels, il y a quelques zones où tu peux toucher des trucs. Il  y a aussi des écrans tactiles pour les plus jeunes certainement mais dès que tu les lances, ça te fout un bordel, le son est 10 fois trop fort.

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Alors dans ce musée, on a fait le classique “au début, on lit tous les panneaux qu’on trouve et à la fin, on en lit un sur 5 parce qu’on est là depuis plusieurs heures et qu’on a faim. Mais c’est vraiment à voir, surtout si vous avez un peu d’intérêt pour les dinosaures. J’y retournerai la prochaine fois voir les autres étages

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  • Le Met

Pour être tout à fait honnête, entre le Met et le Moma, je penchais plus pour le second mais le City Pass a donc décidé pour moi. Et je n’ai aucun regret puisque leur collection égyptienne est assez dingue, notamment le temple reconstitué de Dendur que je ne saurais trop conseiller.

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Je me suis aussi retrouvée par accident dans la partie des arts décoratifs américains qui valaient le détour et quelques errances au milieu de l’art européen.

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C’est un peu difficile de décrire le Met, c’est un peu comme si je vous racontais une visite au Louvre, il y a à la fois beaucoup à dire et peu, finalement, parce que tout ce que je pourrais dire me paraît évident. Vous n’en ferez pas le tour en une fois donc choisissez votre sujet en fonction de vos intérêts. La collection égyptienne est à voir absolument si vous vous intéressez au sujet et le passage sur la partie Art Déco américaine vaut le détour alors que je ne pensais pas y aller : il y a une sorte de maison dans le musée pour mettre en scène la vie d’autrefois aux Etats-Unis, c’est étrange et assez cool.

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Pour terminer, je signalerai 2 petits points négatifs (assez relatifs) :

  • Il y a beaucoup de visites de groupe. Pour le peu que j’en ai vu/entendu, les guides ont l’air très bon… mais du coup, oubliez l’idée de zieuter la pièce devant laquelle le groupe s’est arrêté. Et comme le guide parle très fort pour se faire entendre de son troupeau, ça peut vite déconcentrer.

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  • 2 musées dans la journée est une très mauvaise idée. J’avais planifié ainsi car ils annonçaient de la pluie (et on s’est pris un magnifique orage torrentiel en fin de journée, effectivement et j’avoue que ma balade sous la pluie reste un excellent souvenir. Merci le Kway offert par ma maman !). Sauf que piétiner pendant 5h dans une journée, ça vous détruit les pieds assez méchamment et j’ai re soufert très rapidement le lentement à Ellis Island. Alors que le dimanche, quand on a marché 2h dans Brooklyn après nous être perdus, ça allait super bien mes pieds et ce malgré mes baskets en fin de vie.

Ambiance « singing in the rain »

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Un autre jour, je vous parlerai Broadway, Flat Iron, Chrysler Building et lobster roll.

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Affiche ton mantra !

En tant que bonne consultante social media, je passe pas mal de temps sur les réseaux sociaux à la recherche d’infos puisque comme je l’ai déjà dit, le social media, en 10 jours, t’as 30 nouveautés (à peu près). Et sur LinkedIn (et relativement sur Facebook), je vois passer ces cartons avec une phrase de motivation dessus, un mantra censé te faire atteindre les étoiles. Et ça m’agace prodigieusement.

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Il y avait une sentence que j’aimais bien “Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas mais parce qu’on n’ose pas que c’est difficile” (Sénèque), petite phrase que je me répète quand j’abandonne avant d’avoir commencé pour de mauvaises raisons, l’universelle étant le manque de temps. Parce que je reste convaincue que le temps, je l’ai mais je perds trop de temps en glande et ce même si je m’accorde un droit à la paresse. Non parce que passer des soirées à résoudre des escape rooms, ça détend certes mais ça ne me rend pas meilleure et ça nuit en plus à mon sommeil. J’aimAIS bien ce mantra, oui, mais à force de le voir étalé en long, large et travers sur mon LinkedIn avec un photo random derrière, je finis par ne plus la supporter. Idem pour “Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait” (Mark Twain… Toi aussi, révise les auteurs des citations célèbres avec le blog des Vingtenaires, le blog qui te nourrit le cerveau).

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En l’occurence, ces mantras sont balancés par des pro entrepreneuriat en mode “prend ta vie en main, ouais !”. Alors je n’ai rien contre l’entrepreneuriat, je n’ai même aucun avis sur le sujet de façon générale, mais faut arrêter de nous vendre ça comme le truc des gens audacieux. Je vais parler de mon environnement professionnel en particulier, certains me diront que dans le leur, ce n’est pas ça du tout, mais des (auto) entrepreneurs, j’en ai une très belle collection dans mes contacts LinkedIn, Facebook et Twitter, des gens qui se lancent, audacieux ou conquérants (bon, quand tu ne les connais pas personnellement, tu ne sais jamais s’ils se mettent à leur compte après avoir préparé leur projet ou juste parce qu’ils ont perdu leur boulot mais je ne critique pas en soi la démarche), qui te balancent du mantra à tour de bras… Pour afficher fièrement leur CDI retrouvé à la première occasion. Parce que entrepreneuriat, ce n’est pas facile, il ne suffit pas de créer son petit statut d’auto entrepreneur et de se montrer volontaire sur les réseaux sociaux pour choper du client. Faudra que je fasse un article sur entrepreneuriat et pourquoi ça peut me poser un problème. Bref, les mecs nous expliquent que, eux, ils sont audacieux, “regarde, je l’ai fait alors que personne n’y croyait, qu’ils pensaient tous que c’était impossible, ahah !”, à coup d’image neuneu.

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Et ça me gonfle. Je trouve le principe de mantra pas si con en soi, je me dis que je devais en imprimer quelques uns chez moi pour me booster un peu et utiliser mon temps à bon escient pour atteindre mes objectifs MAIS je considère que c’est quelque chose de personnel. Les choses que je souhaite accomplir, je veux le faire pour moi. Si j’ai envie de partager mon aventure avec d’autres pour montrer que ce que j’ai mis en place marche ou non, je peux le faire à travers un blog ou éventuellement un livre si mon histoire est folle. Mais poster comme ça des phrases dont on a vidé tout le sens parce qu’on l’a trouvé sur Internet et que ça fait entreprenant et volontaire, non. Non.

Dans le genre citation sur photo random, celle ci tient le haut du panier

Dans le genre citation sur photo random, celle ci tient le haut du panier

Je comprends la nécessité de travailler son image sur le web, je le fais moi-même. Parce que je sais qu’aujourd’hui, on a tendance à googliser quelqu’un qui postule dans notre boîte ou qui nous propose ses services. C’est rassurant de voir que cette personne est associée à des articles sur son domaine d’expertise, que son fil Twitter est gavé d’articles sur le sujet, indiquant qu’il suit les actus, qu’il participe à des conférences. De la même façon, se rappeler au bon souvenir de ses contacts LinkedIn en postant des contenus percutants, oui. Je dis 4 fois oui. Si je suis gênée qu’on veuille faire de « je », une marque, mon discours change sur le côté professionnel. Je me fiche de l’avis des gens sur ma vie privée narrée ci ou là mais par contre, côté pro, j’essaie d’être irréprochable et de dessiner les contours des sujets qui m’intéressent pour qu’un jour, quelqu’un se dise : quelqu’un spécialiste des réseaux sociaux et qui a son nom associé au tourisme, au big data ou que sais-je encore… mais oui, Nina Bartoldi !

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Mais ce côté « mantra » chopé sur le net, ça pue le flan. A la limite, gardez ça pour votre Facebook, ce haut lieu de la mise en scène du soi mais sur un réseau professionnel, ça pue le kikoolol. Vous voulez démontrer votre esprit d’entreprise ? Mettez par écrit vos expériences et conseils (sans refaire 30 fois un article déjà vu du type « pourquoi avoir une page Facebook? », c’est bon, ça va, on est en 2015 les gars, ce point là est acquis, offrez autre chose que vos platitudes) (et ne réécrivez pas en français les articles de The verge and co, ça ne fera que prouver votre niveau, parfois relatif, en anglais). Mais ce côté « mantra pour ado », non, pitié. Parce que ça me rappelle ces phrases philosophiques qu’on écrivait au stylo bic de couleur dans nos cahiers de texte pour faire genre qu’on était des torturés philosophes alors qu’on ne comprenait même pas de quoi il s’agissait. J’ai toujours trouvé que coller des citations un peu partout pour faire cultivé, ça crée précisément l’effet inverse : tu vas sur Evene et tu trouves des citations sur tout et n’importe quoi donc niveau culture, on va se calmer. Et si tu as A TOUT PRIX besoin d’étaler ton mantra à la gueule du monde, essaie d’en trouver un un tant soit peu original parce que Sénèque ou Mark Twain, ça pue le manque total de personnalité ou d’inventivité. Et ce n’est jamais très bon pour son image pro.

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Sur ce, je vous laisse avec cette citation de Shia Laboeuf « Let the dream come true, just do it! »

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Ca, c’est du mantra qui pète sa classe.

PS : J’ai toujours pas d’avis arrêté sur Shia Laboeuf, j’arrive pas à décider si ce mec est un putain d’artiste génial ou un mec totalement border.

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A quoi bon ?

Depuis quelques temps (un an ou deux facile), je souffre d’un étrange syndrome que j’appellerai le “à quoi bon ?”. J’avais des ambitions par le passé : celles de faire des choses par loisir. Apprendre le russe parce que c’est une langue qui m’intrigue, apprendre à jouer d’un instrument de musique, prendre des cours de ci ou de ça… Jusqu’au moment où je m’interroge : à quoi bon ?

 

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

Ce syndrome semble être né le jour où je me suis trop prise au sérieux, niveau boulot. Je veux dire quand ma carrière est devenu mon moteur. Je me suis toujours définie comme une gentille carriériste, la fille qui vise la marche suivante de l’échelle sans pour autant se rêver au sommet. Et aujourd’hui, avec la connaissance que mon expérience m’a amenée, je confirme que j’ai pas envie du tout d’être dirigeante de quoi que ce soit, je n’y vois pas d’accomplissement personnel pour moi. Puis je suis bien trop nulle en léchage de boules pour arriver aussi haut. Je m’égare. Gentille carriériste donc, la fille qui bosse dur (et bien) pour progresser et commence à tendre toute sa vie en ce sens : je vais faire ça comme ça, ça m’apportera l’expertise bidule qui me permettra de faire ça ensuite. Bref, je virais fille la plus chiante du monde ou à peu près, ce qui se concrétisait par :

  • Apprendre le russe ? Bof, ça me servira pas, je le maîtriserai jamais assez pour que ça soit une vraie compétence
  • Un instrument de musique ? Non pas le temps, je vais lire des articles sur le social media et rêver que j’écris un blog sur le sujet.
  • Tout autre activité loisir : ça me servira pas.

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J’essayais de dessiner les contours de l’expertise de ce que je souhaitais avoir. Tiens, j’ai un bagage pas mal dans l’univers du luxe et de la cosmétique, je devrais peut-être essayer de trouver une formation de parfumerie* pour maîtriser parfaitement le vocabulaire (j’ai jamais bien saisi ces histoires de notes de tête, de coeur et de fond. Je sais ce que c’est mais je ne peux pas dire si un parfum va me plaire ou non en fonction d’un bouquet garni de senteurs qui me font parfois froncer les sourcils)*. Et puis non, tiens, je veux devenir une pro du tourisme parce que j’ai envie de bosser pour une compagnie aérienne, tiens.

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Et puis je me suis retrouvée quelque part dans les Philippines à regarder défiler le paysage quand j’ai eu la réponse. A quoi bon ? A se faire plaisir, à vivre de jolis moments. Quand j’ai commencé la plongée, je n’ai jamais pensé à un quelconque bénéfice pour ma carrière. Et dans les faits, il n’y en a pas : c’est juste pour mon plaisir. Pour moi. Parce que, bordel, ma vie ne se résume pas au boulot. Même si j’y passe certainement trop de temps mais ça, c’est un autre sujet.

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Alors ça suffit de plus avoir d’activités extraprofessionnelles parce que a) ça sert à rien dans l’absolu et b) j’ai pas le temps car trop de boulot. Le temps ça se trouve et si ça me fait plaisir et bah c’est tout bénéf. Alors voilà, décision number one de ce voyage : reprendre des activités extraprofessionnelles.

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* N’empêche que ça reste intéressant

 

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Mauvaises rencontres

Parler de sites de rencontre, c’est bien mais poussons plus loin en racontant quelques anecdotes pour mettre en lumière les vices et délices de cet univers aux codes complexes. Je choisis d’abord d’évoquer les histoires moisies, je vous garde les histoires jolies pour une prochaine fois. Car il y en a eue, oui.

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Sur les sites de rencontre, rôdent quelques spécimens que nous sommes tous amenés à croiser à un moment où à un autre. Sur cet article, je ne parlerai que des hommes mais si, messieurs, vous avez des anecdotes de ce type à partager, faites-vous plaisir.

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En fait, c’était pas ma photo

On en a déjà parlé mais mésaventure assez commune des sites de rencontre : le mec qui n’a rien à voir avec sa photo. Je me souviens d’un en particulier, j’ai dû revoir sa photo après le rendez-vous pour vérifier s’il pouvait s’agir de lui sur le cliché (je n’en suis toujours pas sûre). Le sujet a déjà été évoqué ici mais mentir sur vos photos ne vous aidera pas. Au mieux, vous chopez un rendez-vous mais la supercherie ne durera pas bien longtemps. Sur le blog des Bridget, j’ai lu une interview intéressante où la fille disait que les mecs capitalisent sur le fait qu’une femme n’osera pas partir même si le mec n’a rien à voir avec la photo et que sur un malentendu… Ce qui éclaire pas mal la petite vidéo sur l’importance du physique sur Tinder… Et c’est vrai, je suis restée au rendez-vous, à chaque fois, légèrement agacée. Parce que j’aime pas qu’on me trompe, au départ. Parce que, lui, m’a choisie pour mon physique (on va pas se leurrer non plus) et moi, je serai accusée de superficialité si son corps ne m’attire pas. Et surtout, dès le départ, j’ai relativement peu envie de sortir avec un mec qui ne s’assume pas, qui triche pour tenter de séduire. Si le contrat d’honnêteté n’est pas respecté avant même le premier rencard, la fille de l’interview a raison : lève-toi et pars.

Une photo trompeuse

Une photo trompeuse

 

Le mytho tapeur

Erreur de débutante : accepter un café trop rapidement. Au bout de quelques mails, le rendez-vous est pris. Le profil est séduisant : le garçon a vécu à New York où il travaillait dans une galerie. Peu de jour avant le rendez-vous, je reçois un étrange mail : “Hé salut, tu pars en vacances où ? Je cherche des bons plans”. Quelque chose comme ça. Je fronce un peu les sourcils vu que je bosse pas dans le tourisme mais après tout, je lui donne deux, trois destinations puis nous voici au rendez-vous. Oh mon Dieu… Alors je sais pas comment on en est arrivé là mais le galériste New Yorkais est devenu moniteur de colo ou à peu près et m’explique c’est la première fois en 39 ans qu’il a les moyens de se payer des vacances. Pour m’impressionner, il essaie de parler à la serveuse en anglais (??) mais c’est moi qui finis par terminer cette conversation en anglais car il comprend pas ce qu’elle lui répond. Tu le sens le galériste New Yorkais, là ? Bref, alors que je me demande comment tu peux inventer un mytho pareil, le mec me relance sur mes vacances, je lui explique que je pars en Corse plonger. “Ah et y a moyen que je vienne ?”. Heu… “ben non, je serai en centre, tu comprends…” “Non mais sinon, je loue un truc à côté !”. Ok alors je connais même pas ton nom de famille et tu veux déjà qu’on parte en vacances ensemble et que ça coûte pas trop cher (il voulait s’incruster dans les activités)… Sachant que ce rendez-vous n’a eu lieu que grâce à un énorme mytho, comment te dire… (et accessoirement, il ne ressemblait pas vraiment à ses photos non plus)

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Le “j’te casse, gratos”

Un seul rendez-vous, l’un des pires de ma vie. Avant de nous rencontrer, le mec me joue un pipeau pas possible à base de “ohlala, je me sens déjà amoureux de toi, je vais t’écrire une lettre, tiens” (jamais reçue…). Lors de la rencontre, je me prends dans les dents un “ton métier, c’est vraiment de la merde, ahah”. Charmant, merci Mr soit disant architecte mais au chômage parce qu’il a hérité de son père et il loue son appart luxueux à de riches touristes. Bref, en résumé : mon métier, c’est de la merde, mes idées, c’est de la merde. Merci, au revoir.

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Demain, je vous parlerai des mecs que je soupçonne de perversion narcissique croisés sur ces sites.

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Tabarka, Tunisie

Mois de juin, brainstorming avec Anaïs “bon, on fait quoi cet été ? Trek au Maroc ? Plongée en Espagne ? En Tunisie ? Mmmm… Tunisie !”. Fin août, nous voici donc débarquées grâce à l’UCPA en Tunisie, à Tabarka, petite station balnéaire proche de l’Algérie, célèbre pour son fort génois et ses aiguilles.

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Pour tout dire, je n’avais qu’une vision un peu brumeuse de la Tunisie. D’un côté, la révolution, Ben Ali… De l’autre, mes amis Tunisiens qui s’y précipitaient à la moindre vacance. Du coup, je ne savais que penser : est-ce que ça craignait toujours ou pas ? La réponse est non. En fait, depuis la révolution, les Tunisiens se sentent plus libres, ils sont vraiment heureux du changement même si, là, de suite, c’est un peu le bordel, pas mal d’infrastructures sont un peu laissées en plan. Mais ce qu’ils font retenir des Tunisiens, c’est qu’ils ont un réel sens de l’hospitalité. Certains rétorqueront que forcément, on est les gentils touristes donc forcément, ils sont gentils mais j’ai envie de répondre que même si c’est le cas, on s’en fout, finalement. J’ai passé de belles vacances et si je suis pas dupe du fait qu’on nous amenait à un bar plutôt qu’un autre… C’est pas dramatique.

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Bon, parlons un peu des trucs sympas vus/faits. Je vous parlerai de la plongée un autre jour, aujourd’hui, concentrons-nous plutôt sur quelques moments purement tunisiens.

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Le hammam/gommage/massage

Dans le voyage UCPA, il y avait une option “bien être” avec 2 massages (deux !), un gommage et un hammam. Etant naturellement accro à tout ce qui est bien être et l’ayant bien mérité car après tout, je change de boulot et puis les bouteilles de plongée en acier, ça fait mal au dos. Puis en fait, peu importe les excuses, j’aime les massages. POINT. Donc au cours de la soirée hammam, c’est parti pour la totale. Le massage est énergique mais bien plus doux qu’un massage thaï, j’ai droit à un petit traitement à la menthe poivrée car “j’ai les épaules bloquées” (comme d’hab quoi). Côté hammam, c’est assez différent de ce qu’on connaît en France, il fait chaud mais y a pas de vapeur, on se voit tous très bien. Côté gommage, c’est énergique, la peau morte fait de petits boudins noirs sur mes bras, la dame me les montre en faisant “rooooh!”. J’ai un peu envie de mourir de honte, perplexe devant cette crasse que je ne me connaissais pas (c’est à dire que je suis plutôt du genre à me laver tous les jours, quoi) mais mes camarades m’ont rassurée : c’est normal. Donc j’ai dû perdre environ un kilo ce soir là rien qu’en peaux mortes. Un petit thé vert et des pâtisseries locales (une sorte de biscuit au miel fourré à la figue, délicieux) histoire de bien savourer le moment.

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La balade en mobylette

Autre grand moment de la semaine : la balade en mobylette. Bon, comme je suis une petite flipette doublée d’une grande distraite, je me suis dit que plutôt que de conduire mon propre solex et me vautrer dans le 1er nid de poule venu car je regardais le paysage, j’allais me faire conduire. Ni un ni deux, je me retrouve donc assise derrière un fort joli Tunisien, admirant les hauteurs de Tabarka, le fameux “crocodile”, me demandant si nous irions jusqu’en Algérie. Nous nous sommes arrêtés avant, passant un bon moment dans une paillote entre deux rochers.

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La soirée plage

La plage de Tabarka n’était pas forcément le point fort de la ville mais nous y avons passé deux soirées à boire et papoter sous les étoiles. A noter une soirée dansante endiablée où, pour diffuser la musique, on plaçait nos mobiles dans des gobelets vides pour amplifier le son. Le seul souci c’est que dès qu’on se mettait à chanter, on couvrait toute la musique. Et on se rend alors compte qu’en fait, les paroles de Bob Morane et Partenaire particulier, on les connaît pas tant que ça (on est allés loin dans la programmation musicale, j’avoue).

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La drague

Alors là, le côté UCPA, soleil et Tunisie, c’est chaud patate. On a toutes eu droit à des tentatives pas toujours super subtiles de drague. Enfin, toutes, ça dépend. Comme j’avais pris dans mes valises Victor, avec qui je partageais accessoirement ma chambre, j’étais relativement épargnée durant le séjour. Pire, un soir de cours d’arabe, quand l’encadrant a écrit nos prénoms en arabe, les deux seuls qu’il n’avait pas retenus, sur 15, était celui des deux filles en couple. Par contre, depuis que je suis rentrée, un des gars du coin qui m’a quasi pas parlé du séjour trouve plein de choses à me raconter sur Facebook. Je… euh…

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Le concert de jazz

Le vendredi soir, on nous a proposé d’assister à un concert de jazz au Basilic : un amphithéâtre accueillant des spectacles. Pendant que nous étions sur place, il y avait le festival international de jazz de Tabarka. Cependant, “jazz” était à prendre au sens très large puisque nous avons eu quelques reprises de Bob Marley ou de… Gala. Et je ne parle pas de l’entracte où on nous a balancé direct du Psy… Oui, oui, le Gangnam style. Ah oui, ok… Mais le concert restait sympa, j’ai découvert à cette occasion qu’il y avait beaucoup d’Algériens qui venaient passer leurs vacances à Tabarka et que, de façon générale, les Tunisiens passent de l’arabe au français en un clin d’oeil, utilisant indifféremment l’un ou l’autre. On a également appris que les gens commençaient à quitter le lieu pendant la dernière chanson et qu’il n’y avait pas de rappel.

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Mais le mieux de tout, outre la plongée, fut Bulla Regia, un site archéologique situé à un peu plus d’une heure de voiture (voire deux mais je dormais pendant les trajets) de Tabarka. Et ça, ça mérite un article à part.

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Paris a le blues

J’ai le blues de Paris

Paris, 7 ans ¾ que j’y vis. Le 28 mars prochain, je soufflerai la 8e bougie de notre vie commune. Et je ne te cache pas que je ressens comme une petite crise existentielle entre nous, je sens que mon amour pour toi s’essouffle un peu. En fait, c’est pas tant toi que la vie parisienne qui commence à me fatiguer.

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Tu es attirante et tu le sais. Quand je suis venue vivre ici, je m’imaginais une folle vie culturelle, le Louvre deviendrait ma 2e maison, je serai de tous les concerts. Une vie aussi hype que dans les magazines féminins. Sauf qu’une fois que tu deviens mon quotidien, je rate toutes les expos, je trace dans tes rues en ignorant des sublimes atours. Tu es ma vie, je ne te vois plus. Le week-end, je suis trop fatiguée pour aller mater quelques tableaux, photos ou oeuvres en tout genre. Je ne profite de ta beauté que lorsque j’accompagne des touristes (mes parents en général) dans tes rues, que je leur fais découvrir certains quartiers. Ces quartiers, justement. Ma vie parisienne se limite à quelques coins où je ne me rends que par intérêt, pour la chorale ou la piscine ou visiter quelques amis. Mon Paris se limite à quelques stations, à quelques lignes. 8 ans de parisianisme plus tard, je lève un sourcil quand je reçois un texto “je suis à Avron, j’arrive”. Je sais pas où c’est, moi, Avron, quelque part entre Jaurès et Nation sur la ligne 2, par là… Il y a ces quartiers que je ne connais pas et ceux que, depuis que je vis en ton sein, j’ai en horreur. Rendez-vous à Châtelet, Opéra ou, le pire du pire, les Champs ? Pitié, au secours ! Oh oui, c’est follement pratique, ces grands carrefours de lignes, y en a toujours une qui arrange les gens. C’est vrai. Mais les bars se suivent et se ressemblent, c’est impersonnel au possible. On fait Starbucks ou Indiana ?

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D’ailleurs, quand on me propose de sortir et qu’on me demande un point de ralliement, je ne sais plus que répondre. Mes cantines ont décliné, certaines ont même disparu. Mes bars de prédilection d’hier, je ne m’y retrouve plus, je ne suis plus chez moi. Etre chez soi à Paris, étrange concept tant on est dilué dans l’anonymat de la foule. Vous n’êtes point un individu mais un client. Et que dire de ces bars à la mode où il faut faire la queue pour entrer ? Une heure pour boire un cocktail, si tant est qu’on vous accorde le droit de rentrer. Ca, je m’y refuse. Je veux boire un verre, pas assister à une soirée privée ! Verre que je paierai un prix démentiel parce que c’est Paris…

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Et que dire de ce snobisme puant de la plupart de tes habitants ? Ceux qui crachent sur la rive droite ou gauche selon où ils vivent ? Qui trouvent hérétiques d’aller dans certains quartiers ou certaines banlieues ? Qui te regardent limite comme une merde faisandée parce que ô mon Dieu, j’habite en banlieue (pourtant dans une ville à fort pourcentage de CSP++… Enfin, je crois). Au départ, ce snobisme sent le jeu, le côté parvenu vu que 90% des Parisiens snobs ne le sont pas, Parisiens, justement. Un jour, ils ont débarqué dans la grand ville, chopé une chambre de bonne de 9m² sous les toits (mais à côté du jardin du Luxembourg) et ils se sont crus les Rois du monde. J’avoue que moi-même, je me suis un peu pris au jeu de la pétasse parisienne fut un temps. Un temps où manger des macarons Ladurée fut un must. Puis je me suis perdue dans la guerre de la hype où manger des macarons est un jour devenu totalement ringard (vu que ma consommation avoisinait les 15 macarons par an, je me suis pas sentie super concernée). C’est ça, Paris, aussi, les trucs incroyablement hype du jour ne le sont plus le lendemain. Avant, on se la racontait en boulottant une salade Cojean. Aujourd’hui, ça fait autant pitié que de grignoter un sandwich Sodebo acheté au Daily Monop (mais ça coûte 10 € de plus).

A Paris, t’es hype ou t’es larguée. Sauf que moi, j’ai jamais été hype, ni avant, ni depuis que je suis ici parce que, pour te dire la vérité, ma douce, je m’en fous. J’ai toujours eu la mode en horreur, je shoppe chez H&M, Promod ou Camaïeu sans complexes. Et même, pour être complètement honnête avec toi, je n’aime pas faire les soldes dans tes magasins surbondés de petites connasses hystériques et méprisantes. Moi, les soldes, je préfère les faire dans mon sud natal, où je fais pas une heure de queue pour essayer une robe. Par exemple. Et je te parle même pas de cette nécessité toute parisienne de porter des fringues de marque. Alors que pardon mais Maje, Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers, c’est le conformisme à l’état brut. Et ça tient même pas trois lavages alors que t’y auras lâché un demi SMIC. Et je te parle même pas des Isabelle Marant, Vanessa Bruno et consort. Mais je reparlerai mode un autre jour.

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Bref, tu m’épuises Paris. Tu manques de simplicité, de véracité, de naturel. La panacée des grandes villes sans nul doute. Mais ici plus qu’ailleurs, j’ai la sensation que si tu rentres pas dans le moule, tu ne seras jamais tout à fait parisien(ne). Si tu ne brunches pas avec ta petite frange, tes bottes fourrées dans lesquelles tu rentres ton slim, ton sac immense posé nonchalamment sur ton avant bras, t’es pas vraiment parisienne. Et je n’évoque même pas avec toi le prix que la vie parisienne coûte même si je crois que c’est la clé de voûte de ma lassitude. J’ai beau gagner un double SMIC par mois, les fantaisies sont limitées. Ca aussi, c’est une histoire de grande ville. Peut-être ne suis-je juste pas faite pour toi…

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Les îles Similan

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, le gros de mes vacances en Thaïlande tournait autour d’une croisière plongée sur la mer d’Andaman, essentiellement autour des îles Similan. Bon, quand je dis croisière, on n’était pas sur ces immenses bâtiments à la Costa Croisière mais un sympa raffiot avec 14 places (sans compter l’équipage).


Les îles Similan, c’est… comment dire… une fracture visuelle permanente. C’est à dire que si j’avais fait l’Ile de James Bond le dernier jour, j’aurais trouvé ça d’une laideur insensée parce que les Similan, c’est sublime. Eau turquoise et chaude, du sable blanc d’une finesse remarquable. Le sable est si doux, c’est un vrai bonheur de marcher dessus, ça crée des sensations tellement…

Ce qui est incroyable dans ces îles, c’est la sensation d’îles sauvages, épargnées par l’urbanisme et le tourisme. Dans la jungle sur ces îles, on trouve des chauve-souris, des singes, écureuils volants, chouettes (ou hiboux, je n’ai jamais su la différence) et même un python. Là, j’avoue, je suis pas auteur de la photo, les serpents, non, c’est pas mon truc du tout. A un moment, tu te retrouves (relativement) seule sur une plage paradisiaque et tu te dis que rien que pour ce moment, la vie est belle et mérite d’être vécue, peu importe les épreuves.


Sauf que bon, dans les faits, c’est pas si sauvage que ça. Comme ce petit village où, au détour d’une cahute, tu tombes sur une parabole. Comme ça, hop.


Et puis tu discutes avec notre responsable du voyage, un Français qui vit à Phuket depuis 34 ans qui nous explique nonchalamment que nous étions sans doute la dernière génération à profiter du spectacle à cause du réchauffement de la planète, entre autre. Ah oui ok, claque…

Si la plupart des îles sont bien préservées avec des tentes dessus pour permettre un minimum de tourisme, on a quand même découvert le tourisme de masse sur l’une d’entre elles. Ce jour là, nous avons plongé très tôt pour aller sur une plage paradisiaque “avant que les gens n’arrivent”. Heu mais c’est un peu une île au milieu de nulle part, les “gens”, ils tombent du ciel ? On débarque, on grimpe sur un rocher et d’en haut, on commence à observer le bal des speed boat, ces espèces de bateaux navettes. Comme on a dit en rembarquant sur notre zodiac pour rejoindre le bateau : “On est arrivés sur une île déserte, on repart de Nice plage…”.

Forcément ça met un peu mal à l’aise. D’un côté, on ne peut que comprendre l’envie de tous de découvrir un tel lieu mais je me demande dans quelle mesure le littoral est préservé dans ce cas là. Parce qu’au delà de la foule, tous ces speed boats qui stationnent juste au bord de la plage, j’ai des doutes quant à la bonne santé de l’écosystème. Pourtant, sur cette plage précisément, on nageait au milieu des poissons donc il y en a toujours et en nombre remarquable mais ça pose toujours la question : comment permettre à ceux qui le souhaitent de jouir d’un tel spectacle sans pour autant dégrader l’environnement ?

Je sais pas.  L’archipel des Similan est classé parc national maritime alors j’espère que cela permettra de préserver un tel trésor. En attendant, j’ai trouvé ces îles vraiment magnifiques, ça m’a vraiment apaisée, je me suis sentie vraiment bien pour la première fois depuis longtemps. Comme toujours dès que je suis en contact avec la mer.

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La Thaïlande, c’est… Waaaah !

J+2 après mes vacances, j’ai des tas de choses à raconter tant sur la Thaïlande que la plongée, des anecdotes… Je vais tenter de vous faire ça sans trop d’articles, deux ou trois sur la Thaïlande en elle-même et un (ou deux) sur mon voyage en particulier. Je vais essayer de pas trop vous saouler. Puis je vais intercaler des articles sur autre chose aussi.

Alors, la Thaïlande, je vous la fais en liste selon ce qui me vient.

– La Thaïlande, en un, c’est moite car tropical. Climat qui ne me sied pas vraiment car ça me fait gonfler et j’aime pas transpirer à grosses gouttes. Pour vous situer le truc, j’ai perdu de vue ma cheville gauche pendant trois jours.

– En Thaïlande, tu sens que y a des choses, c’est pas trop leur truc. Genre le code de la route, les installations électriques et l’unité architecturale.

– Comme pas mal de pays d’Asie (à ce que j’en sais), les Thaïlandais sont très deux roues. Quitte à être beaucoup dessus comme ce couple avec un chien posé nonchalamment sur les genoux de la passagère ou la petite famille postée dessous. A noter que les animaux sont très sereins vis à vis de cette circulation de dingue : les chiens regardent avant de traverser et la nuit, ils roupillent sur le goudron, tranquille. Et un peu suicidaires.

– Ce qui est fascinant, c’est le côté “entre tradition et modernité”. En fait, tous les deux mètres, t’as des néons, c’est chargé, ça clignote dans tous les sens… et hop, juste à côté un petit autel bouddhiste. Oui, ok…

– J’avoue que j’avais un mauvais a priori sur la Thaïlande. Pas sur le pays en lui-même mais sur le type de destination que ça représente. Du genre Thaïlande = destination de branleurs kékés car c’est tropical mais pas excessivement cher. Bon, j’ai eu un peu tort, c’est à dire qu’en Thaïlande, on peut faire des trucs bien touristiques voire glander méchamment sur la plage mais il y a une culture à découvrir, pour peu qu’on sorte un peu des quartiers touristiques.

– Bon, par contre, ils sont vraiment totalement branchés tourisme. Au choix, vous pouvez faire une journée en bateau pour découvrir “l”île de James Bond”. En fait, L’homme au pistolet d’or (que j’ai pas vu) fut tourné en Thaïlande et cette mini île est devenu un haut lieu touristique. Durant cette journée, y a des virées en kayak. Nous, on avait compris : tu poses ton cul dans un kayak et tu rames. Et non, ce sont les petits Thaï qui rament, toi, tu regardes. Faut pas se fatiguer. Quant à la fameuse île, j’ai eu honte un peu. Tu grimpes sur une sorte de péniche propulsée par un moteur à longue queue qui laisse une belle flaque d’huile. Vu qu’il y a en moyenne 3 péniches par minute, autant dire que l’écosystème sous-marin des abords de l’île, y a plus. Bref, tu arrives sur l’Ile, tu as plein de petites boutiques où les nanas te sautent dessus pour te vendre des bracelets en plastique… Sinon, vous avez aussi le Bouddah géant en toc (fait), le temple bouddhiste avec bonzes (fait), une balade à dos d’éléphants (pas fait), Patong, mais ça, je vous en parlerai plus tard.

– Pour la petite histoire, Phuket a un quartier historique sino-portugais. Et c’est vrai que dans les rues du vieux Phuket, tu sens le style colonial. L’ancienne maison du gouverneur me fait furieusement penser à la Nouvelle Orléans (enfin, à ce que j’en ai vu en photo).

– En Thaïlande, on mange bien. Le premier soir, notre accompagnateur nous amène au resto, je prends un plat à base de crabe et lait de coco pour 3 euros. Oui, en Thaïlande, tu manges pour rien. J’avais un peu peur avec le lait de coco, je le digère très mal. En fait, j’ai pas pu finir mon plat tellement je pleurais des larmes de feu. Oui, c’est épicé. Pardon, je devrais dire : PUTAIN C’EST EPICE !!! Par contre, les fruits… OH MON DIEU LES FRUITS ! Des ananas sucrés, des pastèques avec du goût, des mangues comme jamais t’en manges. Mes papilles ont pleuré de joie.

Demain ou un autre jour, je vous raconterai l’anglais un peu alternatif des Thaïlandais et les mésaventures que ça provoque, leur addiction au sucre et d’autres choses.

NB : J’ai un peu bâclé mes pêle-mêle mais c’est parce que j’ai pas eu le courage de les faire sous Photoshop.

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Mer ou montagne, là ou loin (3)

Les vacances des vingtenaires
Pour beaucoup, les vacances sont synonymes d’évasion et il est hors de question de rester en France. Bon, évidemment, chacun a sa propre vision de l’évasion : je n’ai jamais compris comment on pouvait partir à l’autre bout du monde dans un club med et ne pas sortir du club durant toute la durée du séjour. Si c’est pour ça, autant rester en France.

L’intérêt principal du loin, c’est de découvrir un patrimoine, une culture autre. Le problème, c’est qu’en été, certaines destinations sont pour le moins osées. Par exemple l’Italie. L’Italie, c’est beau, il y a des milliers de choses à voir. Le souci, c’est que vous n’êtes pas le seul à vouloir voir ces choses. Sans parler de la chaleur. En fait, l’été, le seul endroit où il semble malin de faire du tourisme, c’est Paris : y a personne. Enfin, en août parce que là, fin juin, c’était la Tour de Babel dans le métro, ça parlait toute les langues du monde.

Chaque saison a ses destinations à la mode : plus y a de la plage et du soleil, plus ça marche en été. Même si on a toujours tendance à oublier qu’en hémisphère sud, on n’a pas tout à fait les mêmes saisons. Mais l’été rime souvent avec exotisme et on aime se gausser au retour au bureau : « Oui alors moi, j’étais loiiiiiin, si tu savais… ». Perso, je trouve plus original de partir à l’autre bout de la Terre à un autre moment, celui où tout le monde trime dur au boulot. Genre en hiver, quand ils sont tous blancs comme des bidets et que vous revenez dorés comme un poulet tandori : « Ah, l’Indonésie, c’est ma-gni-fi-que. » Parce que le problème en été, c’est que tout le monde part loin donc la propension à faire rêver les autres en racontant vos vacances est quand même moindre, il faut le dire. « Oui alors tu vois, mouaaaaaaa, j’étais dans un ryad au Maroc », « oh, moi, j’ai fait une croisière sur le Nil. » Au moins, on peut se faire des soirées diapos chez les uns les autres, c’est sympaaaaaaa.

C’est vrai que, pour ma part, je ne suis pas fana des vacances « rôtisserie à la plage », surtout au vu de ma mélanine capricieuse. Même si l’idée de me reposer me plaît bien, j’aime en prendre plein les mirettes. J’ai envie de profiter de ce temps où je ne bosse pas pour voir des endroits que je ne connais pas, me frotter à de nouvelles cultures ou nouveaux lieux. Ceci étant dit, pour profiter pleinement d’un nouveau lieu, c’est quand même mieux quand c’est pas bondé, histoire de voir quelque chose. Pourtant, il y a des événements qu’on rêve de voir et qui sont forcément générateurs de foule comme la course de cheval à Sienne ou je ne sais quoi d’autre.

Finalement, le sel des voyages loin réside souvent dans les difficultés qui surgissent ça et là et qui font de bonnes anecdotes APRES. Qui n’a pas eu une lose à l’étranger, un truc bien chiant sur le coup mais qui nourrit après les fous rires dans les diners en ville ? Parce qu’en voyage, il semble y avoir une loi universelle : plus tu vas loin, plus il va t’arriver un pépin. On a beau tout planifier de la première à la dernière seconde, il faut forcément un petit caillou dans la machine. Par exemple, dans la famille Bartoldi, on a le choix : soit on a un souci de transport, soit on a une météo pourrie. Exemple ? Mon père part à San Francisco avec un collègue pour un congrès. Au retour, il y a une valise de trop dans la soute donc ils doivent toute revider pour trouver à qui appartient cette valise. Résultat : à Toulouse, le vol qui permettait à mon papa et ses collègues de rentrer de Paris où l’avion a atterri arrive et… personne. Voilà comment on frustre deux épouses et trois enfants. Mais où qu’ils sont nos papas ? Pour la météo, on provoque les moussons. En 95, on part à Madère : la saison des pluies est en retard et comme de par hasard, elle commence pile quand on arrive. Notons aussi la visite de mes parents dans un désert marocain. Ils arrivent dans le désert et ma mère faire « oh mais il fait lourd, on dirait qu’il va pleuvoir…

– Ahaha, ça fait 6 ans qu’il a pas plu ici! »

Le soir même, pluie diluvienne avec l’orage qui va avec. Quel talent !

Alors oui, le voyage à l’étranger ne se déroule jamais, mais alors jamais comme prévu. Et c’est justement cet imprévu qui rend le voyage inoubliable.

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