Le cinéma est mort et ce sont les blockbusters qui l’ont tué

Bonjour, je suis Nina Bartoldi, je ne suis pas cinéphile du tout mais j’ai décidé de vous asséner mon avis sur la question. Donc avant de vous expliquer pourquoi, selon moi, les blockbusters font beaucoup de mal au cinéma, je dispose ici même une caissette virtuelle de tomates pourries que vous pourrez me jeter allègrement au visage si, à la fin de ma démonstration, vous considérez que je n’ai rien compris.

Certified fresh rotten tomatoes

Je ne sais plus à partir de quand exactement le cinéma et moi, on a commencé à prendre nos distances. Plus jeune, j’y allais assez régulièrement : pour sortir entre copines ou à la fin de ma relation avec Guillaume pour nous occuper et nous éviter d’avoir la conversation qui fâche puis en plus, on connaissait la caissière qui nous laissait passer sans payer. Oui, à l’époque, on ne virait pas les gens pour un déficit de 85 centimes. Et puis j’ai commencé à déserter les salles : parce que c’est cher, parce que je m’endors, parce que j’ai pas envie d’aller mater la plupart des films qui me sont proposés. Du coup, parfois, je télécharge un film qui me tente moyen mais qui va me permettre de m’occuper deux heures et… mais… qu’entends-je ? La voix tonitruante des studios qui me pointent du doigt : “tu télécharges, vilaine ! C’est toi qui nous tues !”. Mmm, vraiment ? Voyons ça.

Studios universal visite

D’abord, il y a l’arnaque de la 3D. Vous savez, ce truc qui vous salope un film sans rien y apporter : ça assombrit l’image, ça fait mal aux nez pour les déjà binoclards qui se retrouvent avec deux paires sur le nez, ça vous rajoute en moyenne 2 € et en plus, ça rend l’action plus confuse 9 fois sur 10 et ça me fait sortir du film. Bref, je déteste la 3D surtout que ça souligne un peu trop avec la subtilité d’une vache américaine dopée aux hormones le fait que l’industrie du cinéma nous prend… ben pour des vaches à lait, justement.

vache-a-lait-2

Mais encore, ça,c ‘est pas le pire. Revenons au dernier film que j’ai vu au cinéma, à savoir Batman vs Superman qui est, de l’avis général, un film assez moyen, voire un peu médiocre. Effectivement, malgré la présence d’Henry Cavill (qui ne sert à rien), d’un Batman convaincant alors qu’on avait très peur aka Ben Affleck et de la woh sexy Wonder Woman… ben rien n’a vraiment de sens. Sans parler du twist moisi basé sur un prénom, rien n’est vraiment prenant, on s’en fout un peu de ce qui arrive aux personnages. Même quand t’en as un qui meurt, t’es un peu en mode “ouais, ok… oh, j’ai plus de pop corn dis donc” (en vrai, je ne mange pas au cinéma parce que 10 fois trop cher). Bref un film complètement oubliable sauf que… “mais en fait, la version longue dispo en DVD est vachement mieux, tu comprends plus de trucs et tout”. Heu hein ? Tu veux dire que j’ai payé 10 € pour voir un film nul mais que si j’en paie 20 € de plus, j’aurai une version cool ? Puis cette semaine est sorti Suicide Squad, un film qui s’est fait descendre dans toutes les critiques que j’ai pu voir ou lire, jamais vu une telle unanimité… Bon, j’avoue que j’avais moyen la hype sur ce film, je sentais moyen la Harley Quinn qui avait l’air d’en faire des caisses (ok, son personnage aussi mais je sais pas, je le sentais pas), Will Smith me fait plutôt fuir et Jared Leto en Joker… Je ne saurais dire pourquoi mais dès le départ, j’ai rangé mon billet de 10 € : je n’irai pas voir ça. Le film sort, déluge de critiques assassines et là, attention “non mais en fait, on voit quasi pas le Joker dans le film parce que toutes ses scènes seront dans le DVD, ahah!” Ah ben dire ça après la sortie du film, c’est bien la preuve qu’on nous prend pour des cons. Surtout que la promo du film était basée essentiellement sur le Joker (quasi absent) et Harley Quinn alors que finalement, on ne voit que Will Smith à l’écran… Tout ça pour ça.

Suicide Squad l'équipe des méchants, blockbusters DC Comic

Et c’est là où je veux en venir : on a depuis quelques années des blockbusters “à univers”. Je trouve ça intéressant en soi surtout dans des exploitations d’univers complexes comme les super héros. Et comme j’adore l’univers Batman, forcément, ça me donne envie, à priori, d’adhérer au projet. Sauf que le projet coûte vite cher. Prenons l’univers Marvel (celui qui me séduit tellement que j’ai pas réussi à voir un seul Avenger en entier sans m’endormir) : 3 Iron Man, un Hulk, 2 Thor, 3 Captain America, 2 Avengers, 1 gardien de la galaxie, un Ant-Man et à venir : un Doctor Strange, 1 autre Gardien de la Galaxie, 2 autres Avengers, un autre Ant-Man, un Black Panther, un Spiderman un autre Thor et un Captain Marvel. Soit de 2008 à 2019, 22 films. Soit 220 € dépensés en 11 ans juste pour aller au cinéma. Et voyons combien me coûterait un DVD d’une série genre Daredevil : 24,99. Donc pour un prix annuel quasi équivalent, je passe soit 4 à 5h au ciné soit je me mate 26 heures de série télé… Niveau rapport qualité/prix, y a un joli fossé…

J'ai pas du tout vu Daredevil

J’ai pas du tout vu Daredevil

Alors oui, le coût d’un film n’est pas forcément comparable à celui d’une série mais là encore, a-t-on autant besoin d’effets spéciaux ? J’ai déjà parlé de la 3D mais même au-delà de ça, est-ce qu’on n’est pas en train d’aller trop loin ? Les films se tournent de plus en plus sur fond vert, on nous en fout plein la vue pour masquer les trous du scénario mais… qui est encore dupe ? Ces blockbusters sont donc censés nous raconter une histoire en 2h mais échouent et il faut acheter en prime le DVD pour réellement comprendre l’histoire. Sauf que si je reprends Batman vs Superman, le film ne m’a pas vraiment passionnée, je l’ai même trouvé long donc je ne suis pas forcément motivée à l’idée d’en reprendre une lichette.

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Les blockbusters tuent-ils le cinéma ? Oui et non. Oui parce que j’en viens à me demander pourquoi j’irais dépenser de l’argent pour un film qui ne peut pas me raconter une histoire à lui tout seul et je pense n’être pas la seule. Non parce que les cartes cinéma illimité permettront toujours à ces films d’avoir des spectateurs qui doivent être réguliers dans leur visionnage pour ne pas perdre d’argent… Tiens, faudra que j’en parle de ça, aussi. En attendant, si y en a bien un qui agonise, c’est le bon cinéma, celui qui relève le défi de faire tenir son propos dans le temps imparti sans nous obliger à revenir 3 fois pour avoir l’histoire en entier.

 

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Vivre sans télé ?

Petite soirée entre filles, je papote avec Stéphane, une copine de mon ex club de plongée avec qui je suis partie au Levant. A un moment, on évoque la question passionnante de la taxe d’habitation et de la redevance et elle me fait « j’ai pas la télé. Entre les replays et le téléchargement, j’en ai pas besoin ! ». Ah, tiens, pas con.

Je trouve qu’on diabolise souvent la télé à tort dans la mesure où c’est un média comme un autre et que tout dépend de l’utilisation qu’on en fait. Je peux regarder France 5 comme TF1 tout comme je peux lire Le Monde ou Cosmo, écouter France Inter ou Skyrock, surfer sur Mediapart ou un skyblog. Oui je dis « ou » et pas « et », je suis manichéenne si je veux. Mais force est de constater que ma télé est plus sur TF1 ou IDF1 que sur France 5 ou la chaîne parlementaire. C’est mon droit, c’est mon choix, point de flagellation ici. Mais la question se pose : elle m’amène quoi, la télé ?

En premier lieu du bruit et de la distraction. Je ne la regarde que très rarement attentivement vu qu’en même temps j’écris, je continue de taguer mes vieux articles, je gribouille en anglais, je tricote… Bref je ne sais pas regarder la télé sagement. Parce que d’abord, ça m’endort mais en plus, j’ai peur de perdre mon temps.

Mais la télé, elle me raconte parfois des histoires qu’il me plaît d’entendre. Je parle des séries voire téléfilms, pas d’une éventuelle manipulation médiatique (déplaisante à entendre au passage vu l’amour absolu de la petite lucarne pour le catastrophisme et le racolage). Elles sont rares, certes (je suis tellement chiante comme spectatrice) mais quand même… Et non, je télécharge pas parce que j’y pense pas. Mais je peux changer ça. Récupérer ce qui m’intéresse et ne plus regarder que séries et films en vo s’il vous plaît car mon english fait la gueule en ce moment. C’est fou comme ça se perd vite… Et j’économiserais la redevance + l’abonnement télé. De toute façon, je suis déjà larguée quand on me parle de top chef/masterchef/la France a un incroyable talent/Koh Lanta… Tous ces prénoms qui surgissent sur la scène télévisuelle pour redisparaitre aussitôt. Qui serait capable de me citer les participants de secret story de cette année ? Puis au pire, j’ai qu’à lire les résumés de Voici et me revoici à la page !

2013 sans télé, la première bonne résolution ?

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Gare à toi si Hado(te)pi(que)

Amateur du titre clair et percutant, je sens déjà que tu as arrêté la lecteur de cet article et j’avoue que mon titre est un peu nase mais embrayons. Car aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’Hadopi. Oh non, je ne me lancerai pas dans une analyse juridique de la chose, j’ai suivi un jour et demi de cours de droit dans ma vie (droit des médias en plus) alors autant vous dire que commenter une loi signifierait dire beaucoup de conneries. Plus que d’ordinaire.



Si je devais faire un bon vieux cliché sur la politique française, je dirais : en gros, la gauche, c’est la prévention, la droite, la répression. Très réducteur certes mais quand j’ai suivi l’histoire Hadopi, je me suis dit qu’on était en plein cliché. Alors puisqu’il faut parler téléchargement (je trouve le terme piratage un peu too much), j’exprime vite fait ma position sur le sujet comme ça, ce sera fait : oui, je télécharge. Globalement peu, je peux passer 6 mois sans rien récupérer sur mon pc. De façon générale, je télécharge des films (peu) et des séries (plus), sachant que je n’aurais jamais acheté le DVD de l’un ou de l’autre et que si je n’attends pas leur passage en télé, c’est parce qu’entre le boulot, les sorties, le sport, je ne peux pas être chez moi tous les soirs à 20h30 ou 21h pour mater tel film ou telle série.  Une fois regardé, je jette pour pas encombrer mon pc. Donc je n’aurais jamais acheté les DVD de ces productions, c’est un peu cher pour une utilisation unique.




Idem pour certains titres musicaux. Il m’est arrivé de découvrir via téléchargement ou échange de MP3 des artistes dont je suis finalement allée acheter le CD uniquement pour les « supporter » et qu’ils en fassent d’autres, je pense à Jorane, Apocalyptica, Mansfield Tya. D’autres dont j’ai téléchargé l’album, écouté une fois et jeté aussi sec vu qu’à part une chanson sympa, le reste était inaudible. 20 euros la chanson, ça fait cher. D’ailleurs au sujet des artistes qu’on spolie, je vous invite à lire ce petit article que j’ai trouvé très drôle sur le prix de la Bruelmania. Si, apparemment, ça existe encore.



Alors pour protéger nos artistes, on nous sort Hadopi, tatan ! Sur le fond, régulariser le téléchargement, why not. Sur la forme, cette loi a un défaut gigantesque : elle est faite par des gens qui n’y connaissent rien. Le streaming ? Ah mais non, on va pas statuer dessus parce qu’en fait, on ne sait pas ce que c’est. Puis tous les gens qui téléchargent, on va les menacer, héhé ! Ouais ok, je veux bien mais si on télécharge des contenus gratuits ou que l’on a payé, comment ils vont savoir ? Non parce qu’ils peuvent surveiller mes débits, y a pas marqué « attention, téléchargement de ko illégaux ! ». Bref, dès le départ, ça me faisait un peu penser à l’architecte dans Astérix et Cléopâtre qui bâtit ses monuments un peu n’importe comment. Si les bases ne sont pas bonnes, ça s’effondre. D’ailleurs, avec la suppression de la partie sanction du texte tout en gardant les avertissements par mails et recommandés (bonjour le gaspillage de temps et d’argent), ça devient limite grand guignolesque.




Mais au fond, ce qui m’énerve dans cette loi, ce n’est pas le côté « je te tape sur les doigts » mais vraiment cette volonté d’être parti direct dans la sanction sans chercher des idées de compromis. Il y a certes Itunes mais jusqu’à présent, entre la qualité du mp3, son prix sans qu’on ait pour autant le support matériel, ça ne valait pas tellement la peine. IL y a un site intéressant, Beezy, qui permet de télécharger de la musique gratuitement contre 10 à 15 secondes de visionnage pub. Ce qu’on subit sur n’importe quel site de toute façon.




Bref, qu’on essaie de régulariser le téléchargement, je veux bien. Mais bon sang, est-ce si difficile de se dire qu’on peut trouver des solutions qui arrangeraient tout le monde au lieu de menacer tout le monde de couper l’accès au net ? Je connais des tas de gens qui ne seraient pas titillés à l’idée de payer un forfait par mois permettant des téléchargements, pourquoi personne ne l’envisage ? Un jour, il va falloir que nos bonnes vieilles industries du disque (et du cinéma qui est encore plus touché) se réveillent et changent leurs méthodes de travail. Parce que la révolution numérique, ils l’ont complètement loupée. Et ça risque pas de s’arranger en restant buté de la sorte.




Pour finir, un article drôlement sympa sur le piratage, il faut le lire.

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Quand la lose est en toi

Y a des jours où j’adore ma vie et d’autres où j’aimerais bien être une autre, juste le temps que cette foutue malédiction qu’un connard (ou une connasse) m’a jetée me lâche les baskets trente seconde. Exemple de journée où j’ai envie de massacrer quelqu’un : lundi 18 décembre.

Tout commence à 2h15 du matin, alors que j’allais aller me coucher. J’étais en train de tapoter joyeusement sur mon ordi des conneries pour le blog quand soudain, j’entends un bruit étrange du type « krzzzzzzzzzzt ». Avant de gueuler sur Kenya (oui, en général, c’est elle qui fait les conneries chez moi), je regarde autour de moi et là, je remarque que la loupiotte de mon disque dur externe est éteinte… et c’est pas normal. Et là, je me souviens que j’ai transvasé tout mon press book dessus la veille et que je l’ai effacé de mon ordi après… Bon, j’ai les trois quart en version papier mais j’ai pas les articles faits pour DRH choupinou mais surtout faits pour l’asso avec qui je ne suis pas vraiment en bon terme vu qu’ils se foutent de ma gueule, je crois. Panique à bord, ma gorge se serre, grosse envie de pleurer. Je touche le DDE (disque dur externe), il est chaud mais pas bouillant. Je débranche, rebranche : rien. Ok, je vais attendre un peu. Je poste un message d’aide sur le blog, écrit un mail catastrophiste à Gildas, pote informaticien (entre autres) puis j’essaie d’aller me coucher mais autant vous dire que j’ai pas du tout sommeil. J’en profite donc pour démonter mon DDE, rien n’a visiblement cramé donc je sais pas d’où vient le problème. Je le rebranche pour voir, je le reconnecte à mon pc, des fois que ce soit juste la diode qui merde. Et bé non. Bon, pas de panique, dors, tu verras demain.

Le lendemain (tum tum tum), je vais sur mon blog et un lecteur (Cédric, pour ne pas le nommer) me suggère d’utiliser « recover my files » comme logiciel, je m’exécute et il me retrouve plein de docs, je suis sauvée ! Sauf que non, en fait car quand je veux les sauver à nouveau, il me demande de payer. Ok, je vais payer, me fais pas chier ! Je clique sur le bouton « buy now » (acheter maintenant, je parle trop l’english moi) mais voilà, le site refuse de se charger. Or il est 12h, mon taxi passe à 13h pour m’amener à la gare. Un taxi ? Mais oui parce qu’évidemment, ces connards de la SNCF font grève depuis une semaine et le seul train qui peut m’amener à Montparnasse part à 12h… Ce qui fait que j’y serai au plus tard à 12h45 pour un train partant à 14h10. Alors poireauter une heure en gare, en soi, ça me dérange pas… Sauf que j’ai Kenya et que je peux pas lui infliger ça ! Donc, je réserve un taxi. Mais revenons en à mon logiciel, j’ai pas fini. Donc je dois acheter le logiciel et le site refuse de s’ouvrir. Ok, tu l’auras cherché, téléchargeons un crack. Emule étant un système P2P définitivement mort, je me rabats sur bittorrent qui refuse de télécharger ce que je lui demande. 12h15, je vais commettre un meurtre. Bon, je force le logiciel à prendre mon téléchargement, je pars en courant retirer du fric pour le taxi et je retire mes billets à la gare. Evidemment, la connasse devant moi ne sait pas utiliser la machine et met deux heures à retirer ses billets. 12h46, je suis chez moi. Valise prête, sac prêt, me reste qu’à mettre Kenya dans sa panière et régler mon souci de recover my files. Evidemment, bittorrent n’a rien téléchargé. J’essaie de fermer le logiciel qui m’informe que si je fais ça, je perdrai tout ce qu’il m’a retrouvé. Merde ! Ok, tant pis, je vais mettre l’ordi en veille pour les 15 prochains jours, ça fait chier mais là, j’ai plus le temps.

Je mets Kenya dans sa panière (dont j’avais perdu la grille que j’avais posé sur le four mais blanc sur blanc, sans lunettes, je la voyais plus) et je commence à transhumer mes affaires vers le trottoir. J’ouvre la porte et je donne un coup un peu violent dedans au passage. Clac ! Oh putain ! Ce clac indique que la porte a joyeusement frappé le disjoncteur et coupé l’électricité dans mon appart. Donc mon ordi en veille, coupé, mes fichiers retrouvés, définitivement perdus. A ce moment précis, j’hésite à m’asseoir par terre et à pleurer mais je n’ai pas le temps : le taxi. J’arrive sur le trottoir et constate que ma rue, en sens unique, est coupée plus haut par un camion stationné en plein milieu pour travaux. Bon, là, j’ai définitivement envie d’être un autre, au moins le temps que la journée se termine. Heureusement, mon taximan est intelligent, il prend la rue à reculons et se pose devant chez moi pile à l’heure. Me voilà à Montparnasse une demi heure plus tard. Je tiens à remercier les taxis bleus qui ont été les seuls à la hauteur dans cette journée merdissimale, merci beaucoup. Ouais, je suis une rebelle, je fais de la pub. Arrivée à la gare, je me bats avec la poignée de ma valise à roulettes. Vous savez, l’espèce de bras qui se tire pour qu’on puisse la faire rouler ? Ben, le mien est mort et ma valise est quand même lourde mais à force de tirer, j’y arrrive. Je fais la queue au seul guichet ouvert ou à peu près de la gare pour acheter les billets pour mon chat. Là, je me mets à penser beaucoup de choses de la SNCF et je préfère ne pas retranscrire vu qu’il n’y a que des insultes.

Bon, me voici sur le quai. Je fume ma dernière clope (et oui), je m’installe dans le TGV tout beau tout neuf, j’ai une banquette pour moi toute seule, cool. On part et là, c’est reparti, Kenya est malade, ça faisait longtemps ! En fait, je crois qu’elle supporte pas le TGV car en Corail, c’est toujours nickel. Donc je suis en train de me résoudre à ne plus jamais prendre le TGV pour rentrer chez moi. J’ouvre sa cage pour la nettoyer un peu, ça pue la mort là-dedans, je suppose qu’elle a pissé, en plus. Au moment où elle vomit, j’esquive sa mixtion par un merveilleux déhanché… Voilà comment j’ai niqué la moquette du TGV.

Arrivée à la gare, je trouve la voiture de ma maman mais point de génitrice à l’horizon. Je l’appelle « t’es oùùùùùù ? ». Elle est au resto face à la gare, tenu par des amis. Elle me demande de la rejoindre mais j’ai à ma droite une valise qui est définitivement morte, à ma gauche une Kenya qui pue, sur le dos un sac avec un ordi portable et des livres, autour du cou mon sac à main… Ben non, je bouge plus ! Et c’est là que j’appris plus tard que si j’avais traversé, j’aurais gagné une coupe de champagne. Il ne me sera donc rien épargné ?

Je me demande si c’était le bon jour pour arrêter de fumer? Heureuse compensation : j’ai retrouvé mes lettres du lycée mais j’hésite à les publier ici parce qu’à 16 ans, j’étais vraiment trop conne. Je me demande même comment j’ai pu avoir des amis…

 

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Music is the soundtrack of your life

Depuis mon adolescence, je vis en musique. Si je devais faire la liste des inventions technologiques qui m’ont changé la vie : le walkman, le discman (quoi que ça sautait tout le temps, c’était pénible), le lecteur MP3, le CD enregistrable… Quand je pars en voyage, je ne peux pas oublier mon lecteur de musique. Sans ça, je me sens démunie.

musique

Quand je regarde en arrière ma courte vie, je me rends compte que ma vie a beaucoup changé grâce à la musique. Ca peut paraître bizarre mais c’est comme ça. Petite, je me souviens que vaguement ce que j’écoutais. Je sais que le matin, entre la maison et l’école, on écoutait la cassette de Chantal Goya, avec la chorale des sœurs Bartoldi : « ce matin, un lapin a tué un chasseur !!! C’était un lapin qui… avait un fusil !!! ». Donc mon père bénissait le moment où on quittait la voiture et qu’il pouvait enfin mettre la radio.

 

Début du collège, j’écoute toutes les daubes techno que mes congénères écoutent, je suis la génération Dance Machine. Avec le recul, y a quelques chansons que j’aime encore bien, genre « No limit » mais je dois avouer que la plupart des chansons étaient des insultes à la musique. Dire que j’ai deux CD de Dance Machine chez moi (enfin, je crois, j’ai dû réussir à m’en débarrasser, depuis), la honte ! Donc pendant mes années collège, j’ingère de la musique n’importe comment, juste parce que les autres aiment et que je veux être dans le coup (houhou !). En fait, c’est la musique qui m’a appris à sortir des sentiers battus, voici l’histoire. En 4e, je pars en voyage de ski avec mes parents dans un hôtel qui sert quelques animations. Bon, c’est pas trop notre genre, on aime bien être peinard en vacances mais soit. Pour la dernière soirée, il y avait une animation « le personnel de l’hôtel chante Starmania ». Moi, je préfère regarder Mystères. A la fin de l’émission, je descends pour rejoindre mes parents et j’écoute deux, trois chansons, c’est sympa. Du coup, de retour chez nous, ma mère achète un CD de Starmania (la version 94) et je tombe littéralement amoureuse du CD, je n’écoute plus que ça, je guette les concerts pour pouvoir y assister… J’achète toutes les versions disponibles, je deviens une pro.

 

De là, j’ai donc décroché de ce qu’écoutaient les autres. Bon, souvent, j’écoute la radio, Fun Radio, à l’époque, c’est très rock, tout à fait dans mon style. Maintenant, je suis beaucoup moins starmaniaque, ça m’a passé mais il n’en reste pas moins que cette comédie musicale a changé ma vie dans le sens où j’ai arrêté d’être comme les autres mais j’ai commencé à être moi.

 

Chaque période de ma vie est marquée par une chanson, un CD ou un artiste. Souvent, il s’agit d’un délire, d’une connerie et quand je ré-entends la chanson, ça m’émeut un peu, ça me rappelle de bons souvenirs. Côté musique débile : y a du Kylie Minogue (« Na, na, na, na… »), du Britney (Baby One more time ou Toxic) , du Gloria Gaynor (I will survive), du Tom Jones (Sex bomb)… Et y en a plein d’autres !

 

Souvent, aussi, certains artistes sont liés à des romans que j’écris. En fait, avec la possibilité d’attraper de la musique sur le net, j’ai une sacré playlist sur mon pc et, évidemment, selon la période, je n’écoute pas la même chose. Par exemple, le roman 1999, c’est plus l’album « Together Alone » d’Anouk et « Pieces of you » de Jewel. Pour Technopolis, j’avoue que je ne sais plus, y avait « Right here, right now » de Fatboy slim mais après… Une musique peut même m’inspirer un roman, le prochain dont je n’ai pas du tout le titre. Je l’avais déjà expliqué, c’est l’histoire de quatre sœurs italiennes dont une est violoncelliste. Evidemment, notre amie violoncelliste (qui s’appellera Cécilia), elle jouera du Jorane. Parce que la musique est une source d’inspiration comme une autre. Franchement, il y a des chansons qui raisonnent en moi de façon particulière, qui m’inspirent. Quelques mots prononcés en rythme et ça me percute : en voilà une histoire géniale, en voilà des mots qui collent parfaitement à ma vie.

 

De la même façon, j’adore cheminer avec de la musique dans les oreilles. Quand j’étais à Toulouse, les deux dernières années, j’habitais à 25 mn à pied de la fac, quasi autant avec le bus, pour peu que je ne l’ai pas de suite donc je préférais utiliser mes petites pattes pour pas arriver en retard. Donc iPod vissé dans les oreilles, je chemine tranquillement, plus ou moins rapidement selon la chanson qui passe. C’est fou comme une même rue peut avoir un air très différent selon la musique que l’on écoute. Et j’avoue que j’adore, avoir l’impression que ma vie
est un film. Quand l’héroïne erre dans les rues, seule, le réalisateur met souvent une musique par-dessus histoire de donner de la consistance à la scène. Bon, moi, quand je marche dans la rue, c’est pas parce que je suis en train de réfléchir comme dans les films, c’est juste que, des fois, j’ai besoin de me rendre quelque part.

 

Cette semaine, j’ai commencé un nouveau boulot, pour ceux qui n’ont pas suivi. Ma mission : faire découvrir aux employés la ville A. Donc il faut bien que je m’y rende, c’est pas que ça me réjouit mais bon… Récemment, ma mère m’a filé un petit lecteur MP3 (128 mo) qui me sert à charger un album que je viens de découvrir et l’écouter. Cette semaine, au banc d’essai : Etyl. En fait, j’avais croisé la route du CD il y a trois semaines, en vacances chez mes parents, ce nom ne m’était pas inconnu, j’aimais bien la chanson que j’avais entendu sur M6, la nuit, mais j’hésite à acheter. J’ai récemment été déçue par l’album de Camille (que je n’ai pas acheté), donc on télécharge d’abord, on verra ensuite. Résultat : je l’ai confondue avec une autre artiste (qui ?) mais je regrette absolument pas, j’adore, je suis totalement fan. Etyl, c’est en fait un groupe. Je me promène donc dans ville A, un peu complètement paumée mais peu importe, ma musique dans les oreilles, tout va bien. Je croise la route d’un parc où il y a de somptueuses tulipes rouges. Puis je vais me perdre dans un quartier résidentiel, je n’ai pas la moindre idée d’où je vais mais j’ai en point de mire les grues qui servent à édifier le futur bâtiment de l’entreprise. Je suis frappée par différentes chansons de l’album, j’ai l’impression que chaque titre marque un passage particulier de ma vie amoureuse des 6 derniers mois. Elle a copié sur ma vie, cette fille ou quoi ?

 

Quoi qu’il en soit, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un tel coup de foudre musical. Dans quelques années, quand je repenserai à cette partie de ma vie, je sais en tout cas quelles chansons ça m’évoquera !

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La musique, oui, la musique !

Ah, l’industrie du disque, en voilà une qui nous prend pour des cons et des vaches à lait. Je sens que je vais me faire allumer suite à la rédaction de cet article mais tant pis,
je l’écris quand même, même pas peur.
 
musique 
Ce que j’aime sur M6, ce sont les mini-émissions comme « lumière sur » ou « s comme son ». Bon, très honnêtement, je n’ai jamais compris la différence entre les deux, peu importe. En général, ces émissions d’un couple de minutes montre un artiste qui chante une daube fantastique et un monsieur le présente d’une voix extatique : « Pingoo le pingouin se donne à fond pour divertir son papa qui s’ennuie sur la banquise » (véridique, y a une chanson comme ça). Dans la même série, nous avons Ilona chais-pu-quoi (« un oiseau, une vache, une chèvre-euh ! »), le mannequin italien dont j’ai oublié le nom qui chante un truc qui fait « je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime… ». Bon, si faire une chanson, c’est répéter 20 fois la même chose, je vous fais un CD en une semaine.
 
Là, je me pose des questions : qui met ces…hum…œuvres en vente ? Qui décide que ce titre est gé-nial et va forcément cartonner ? Des chansons débiles, y en a toujours eu donc je vais pas me lancer dans un « bouh, c’était mieux avant » mais grâce à M6, je découvre ces titres comme les espèces d’extraterrestres tout moches qui chantent un atroce « gna gna gna gna ! » qui me donne envie de mettre de la super glue sur mes boules quiès pour ne plus jamais entendre ça. Et pourtant, les boules quiès, j’ai horreur de ça. Mais le pire, c’est que ça marche du tonnerre !
 
Niveau musique, je suis assez chiante, faut dire ce qui est. En boîte, y a des trucs sur lesquels je refuse de danser sur certains titres tellement je les supporte pas comme le truc des Las Ketchup qui me sort par le nez ou les Bratisla Boys à l’époque. Ouais, c’est super, c’est délire… Non, c’est du n’importe quoi. A côté de ça, y a des pauvres artistes qui font des trucs bien mais qui galèrent comme des malades. J’ai découvert récemment l’envers du décor grâce à mes anciens camarades de promo qui ont un groupe et ont enregistré leur première démo. Franchement, ce qu’ils font, j’adore, je me suis empressée d’acquérir leur galette car les enregistrements en MD lors des concerts dans les bars de Toulouse, c’était très pénible à écouter. Le problème, je crois, c’est qu’il faut tomber au bon moment. Hé oui, la musique, c’est comme tout, c’est un phénomène de mode. En ce moment, j’ai l’impression qu’on exploite à fond le phénomène adulescent (grrrrr, que ce terme m’énerve) avec des titres débilitants, on ressort les vieilles chanteuses de notre enfance qui puent la naphtaline. Oui, lecteur, tu ne le sais pas peut-être mais là, c’est le come-back de Dorothée qui nous ressort « hou la menteuse-euh, elle est amoureuse-euh ! », le tout avec un clip en image de synthèse.
 
En France (mais sans doute ailleurs), aussi, on aime bien les émissions à la Star Ac ou Nouvelle Star, on nous bombarde de jeunes artistes qui dureront… ou pas. Déjà, la Nouvelle Star, je trouve que c’est une émission incroyablement masochiste. D’un côté des candidats qui se ridiculisent pour passer à la télé (après une demi-journée de queue, c’est du travail d’avoir son quart d’heure de gloire), de l’autre un jury qui se dit amateur de musique et qui veut trouver un(e) artiste qui sortira des sentiers battus. Bon, j’avoue que dans ce jury, je connais que Marianne James, moi, qui est une fille que j’adore et qui a un humour terrible, je comprends pas ce qu’elle fout là. Donc de là nous sortira un petit gamin de 17 ans à tout péter qui sera lancé à toute vitesse sur le marché du disque histoire qu’on l’oublie pas entre la fin de l’émission et la sortie de son CD. De là nous sortira soit une nouvelle star, soit un nouveau dépressif, au choix.
 
Tous les jours sortent des dizaines et des dizaines de CD : album, CD deux ou quatre titre, best of… Bref, y en a pour tous les goûts même si certains CD sont plus faciles à trouver que d’autres. Mais je ne suis pas une vache à lait et j’aimerais qu’on arrête de me prendre comme telle. En effet, un CD, c’est en général une dizaine de titres au prix de 20 euros en moyenne. Or de plus en plus, les artistes sortent un album par an avec un voire deux titres audibles, une ou deux reprises et basta.
 
Autre truc qui m’énerve : le best of avec LE titre inédit. Alors, ça, je trouve ça immonde de faire payer 15 à 20 euros pour un titre qui nous manque ! Bon, personnellement, je ne suis pas assez fan d’un artiste pour avoir A TOUT PRIX besoin de ce CD comportant déjà des titres que j’ai par ailleurs, sauf un. Dans la même veine, le CD identique avec trois ou quatre pochettes différentes. La pro de ce genre de marketing, c’est Mylène Farmer : alors nous avons l’album normal, l’édition spéciale, l’édition super rare de la mort qui tue…La couverture noire, la couverture rose, la couverture blanche… Etre fan de cette fille, ça coûte vraiment cher !
 
Alors, maintenant, l’industrie du disque veut nous faire pleurer : bouh, le téléchargement, ça nous étrangle, notre métier va disparaître, au secours ! Bon, avant tout, soyons clair : ce n’est pas tellement la musique qui est menacée par le téléchargement mais plus le cinéma mais voilà un autre débat. Je ne suis pas vraiment une acharnée du téléchargement dans la mesure où j’achète beaucoup plus de CD depuis que j’ai découvert les mp3, au fond. Car quand j’aime un artiste, j’achète ses albums, histoire de l’encourager à en faire d’autres (logique). Grâce au téléchargement, j’ai découvert Jorane, Tori Amos, Fiona Apple, Emilie Simon ou encore Apocalyptica. D’un autre côté, il y a des CD que je suis ravie d’avoir téléchargé car à part le titre phare, il n’y a rien à récupérer. Après tout, dois-je me sentir coupable de ne pas acheter un CD dont un seul titre me plaît ? Ben non.
 
En France, le prix d’un CD normal est aujourd’hui trop élevé. J’avoue que je ne connais pas trop les prix à l’étranger mais je sais que ça me revient moins cher d’acheter mon CD au Canada et de me le faire livrer que d’aller à la FNAC. Bien sûr, ça me désole les artistes qui ont du mal à joindre les deux bouts parce qu’ils font de la musique pas commerciale pour un sous, contrairement à une gamine qui ne sait même pas chanter mais vu la promo, on ne peut que difficilement y échapper. Après, je me demande sincèrement qui achète ces disques mais apparemment, ça marche du tonnerre.
 
Des fois, je me demande comment des gens qui aiment vraiment la musique veulent encore en faire leur métier car il est plus sûr de passer dans une émission « fabrique à chanteurs » et de se faire composer des titres par des gens habitués à pondre des tubes en série. Aujourd’hui, l’audace musicale ne semble plus de mise. Et après, on nous explique que c’est notre faute : on n’achète plus de CD donc les maisons de disque ne prennent plus de risque en produisant des artistes un peu originaux. Un peu facile, non ? Il me semble que certains disques ramènent tellement d’argent qu’ils permettraient de financer un ou deux artiste moins vendeur, non ? Bref, plutôt que de pleurer pour de mauvaises raisons, que les gens soient honnêtes : s’ils préfèrent produire des chanteurs au talent…hum douteux qui font des titres parfaitement formatés pour réussir plutôt que des gens qui font des œuvres plus originales, c’est une question d’argent, mais pas celle qu’ils avancent.
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