A quelle heure on met le réveil ?

Si je devais comparer ma vie de célibataire à ma vie en couple, la principale différence pour moi est clairement mon rythme de vie au global. En gros, avant, je me couchais tard mais genre vraiment tard et je me levais à la dernière seconde, tenant rarement mes résolutions d’arriver tôt au boulot pour partir plus tôt, profiter mieux de ma soirée et dormir plus tôt. En couple… c’est pas encore tout à fait ça mais là, on fait les choses à deux. Genre choisir l’heure du réveil.

Mauvais rythme de vie, fatigue au travail

Chacun sa conception du couple, nous, on est assez fusionnels dans le rythme de vie : on se lève ensemble, on se couche ensemble. A quelques nuances près. A une époque bien trop lointaine, j’ai ambitionné de suivre le Morning Miracle en me levant tous les matins à 6h, faisant un peu de sport et un peu d’écriture avant d’aller réveiller mon doux. Faudrait que je m’y remette d’ailleurs mais j’ai toujours ce problème récurrent du matin, cette sensation d’être écrasée sur mon lit par la gravité et que mon corps pèse environ 58 tonnes. Et justement, en étant en couple avec un individu qui prend les transports avec moi pour aller travailler, je n’ai guère le loisir de m’adonner au snoozing plus que de raison. Oui, depuis qu’on vit à deux, je me lève suffisamment tôt pour faire autre chose que me doucher et sauter dans mon jean, genre petit déjeuner avec un vrai café et tout.

Petit déjeuner avec petite brioche homemade, porridge aux graines de chia et café

A propos de dormir, parlons du soir, également, un grand moment. Etant célibataire, je traînais, traînais, trainaiiiiiiiiis sur mon ordinateur, regardant une dernière vidéo Youtube, un dernier épisode de série… Mon cercle vicieux classique : “faut que je finisse mon article pour le blog mais l’épisode de la série que je matais vient de terminer, je vais en relancer un autre”. Et ça sans parler du temps passé sur les Yahoo! jeux ou escape games les soirs où j’étais trop fatiguée pour enfiler les mots. Maintenant, on n’a pas un rythme parfait, loin de là (surtout en ce moment avec les jours à rallonge) mais au moins, je ne passe plus mes soirées à me lobotomiser et je ne dors pas si mal que ça.

Mieux dormir pour un réveil parfait

Mais à part dormir, il y a quoi qui change dans le rythme de vie ? Forcément, quand tu vis en  couple, t’es moins dans la spontanéité  : tu dois prévoir les sorties de l’un et de l’autre, faire une liste des courses en conséquence. Bien sûr, on peut avoir des imprévus ou décider d’aller boire un verre à la dernière minute mais il faut toujours prévenir l’autre. Et ne pas rentrer au milieu de la nuit sans prévenir… Et tu as vite une espèce de culpabilisation. Enfin, moi, du moins. Je peux vite me laisser entraîner à faire des milliers d’activités mais je dois me souvenir de consacrer du temps à mon bien aimé. Parce que c’est le piège : quand tu vis à deux, tu sais que, forcément, quand tu rentreras chez toi, tu trouveras ta douce moitié quelque part dans l’appart alors ça va. Sauf que si c’est pour la trouver roulée en boule dans le lit et endormie, l’intérêt est limité.

Sommeil profond

Mais une fois à la maison ensemble, que fait-on ? On fait tout ensemble ou séparément. Et bien, ça dépend des jours. Même si j’avoue que j’ai parfois du mal à tout mener de front, la vie pro, la vie amoureuse et les projets annexes. Parfois, il est tentant de renoncer à ces projets là, à se contenter d’aller bosser et passer la soirée dans les bras de l’objet de son amour sans chercher plus. Heureusement, on est deux et lui aussi a des projets ou juste envie de jouer un peu à un jeu, regarder une série que je ne regarde pas… Oui, vivre à deux, ce n’est pas toujours vivre à deux. Le rythme parfait reste difficile à trouver mais on se rapproche de la bonne balance. Encore deux ou trois ajustements et je pourrai travailler, aimer et réaliser quelques rêves à côté tout en faisant du sport.

 

Ah tiens, le sport, nous en parlerons la semaine prochaine.

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Continuer ou non les rendez-vous après un rencard réussi ?

Le principal piège sur un site de rencontre, c’est de multiplier les « dossiers », c’est à dire les candidat-e-s possibles pour ravir votre coeur. Parce que c’est facile : tranquillement installé devant votre écran, en pyjama et bol de chocapic à la main, vous multipliez les contacts. Et parfois, vous faites plusieurs prises. Comment gérer ?

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Mardi, vous avez rendez-vous avec Camille. Un rencard somme toute parfait, votre petit coeur palpite, vous avez repris contact habilement. Oui mais sur votre agenda, c’est écrit en toute lettre : jeudi, c’est premier date avec Alex. Et je ne parle pas des 2 ou 3 autres que vous avez sur le grill car comme dirait l’adage : il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Mais si Camille se révèle être the good one, est-il la peine de poursuivre et d’aller au rendez-vous avec Alex, quitte à en caler un ou deux autres par la suite avec d’autres de vos conquêtes virtuelles ?
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En l’occurence, il n’y a pas de règles et rien ne vaut d’agir en fonction de votre instinct. Si Camille vous a à ce point séduit-e, pensez-vous utile de vous caler un rendez-vous que, de toute façon, vous n’apprécierez pas avec une personne charmante qui se demandera ce qu’elle a bien pu faire pour que vous lui manifestiez si peu d’intérêt ? Quant aux autres, les romances cybernétiques qui se terminent avant même la première rencontre, rassurez-vous, ça arrive tous les jours.
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De l’autre côté, que savez-vous de Camille et de sa propre gestion des encours ? Admettons que, dans le meilleur des cas, le rendez-vous se soit terminé par une fusion horizontale et que votre nouveau crush ait répondu à votre reprise de contact. Est-ce pour autant qu’il n’y a pas d’autres dossiers en cours ? Camille choisira-t-il/elle également cette optique de relation monogame ou n’étiez-vous finalement que son « Alex », une tierce personne faisant plus battre son coeur que vous ? Comment savoir ? Alors vous oubliez de suite la version stalking (ou vous la jouez extrêmement discrète) car pour faire fuir quelqu’un, je ne connais rien de plus efficace.
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Le plus simple, c’est encore de demander. Mais là, encore, l’exercice peut se révéler légèrement périlleux. Si vous demandez un peu trop de but en blanc, ça peut presque donner l’impression que le prochain rencard se fera à la mairie pour la signature du registre avec parents et témoins. Par ailleurs, il serait bien plus agréable d’en parler de vive voix plutôt que d’envoyer un SMS « au fait, on est ensemble ou pas ? » auquel il ne manque plus qu’un « et sinon, tu vas acheter le pain » pour être le moins romantique possible. Puis ça casse légèrement la spontanéité du truc. Mais être au clair évite de :
– se morfondre devant son téléphone en attendant un signe de vie alors que l’autre est en train de gérer ses dossiers, à la cool.
– coller un rendez-vous à une personne à qui on ne manifestera aucun intérêt et qui pourrait être profondément blessé dans sa chair (on a tous nos fragilités)
– tromper Camille qui vous considère effectivement en couple et n’appréciera pas d’apprendre que vous avez forniqué ailleurs à peine deux jours après le début de votre relation. Evidemment, vous allez, tant qu’à faire, éviter de le lui apprendre mais ça peut potentiellement, finir par se savoir.
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Bref, là encore, rien ne vaut l’instinct : Camille vous plaît vraiment ? Pourquoi donc risquer de le/la perdre ? Au pire, si ça le fait pas, vous reprendrez votre chasse. Car à force de collectionner les rendez-vous et conquêtes, un danger vous guette : l’addiction. On verra ça la semaine prochaine.

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J’ai testé pour vous : être dans le public à la télé

Ce qui m’a permis de mater le Grand Journal en entier pour la première fois de ma vie.

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Je suis pas une très bonne spectatrice. En fait, je regarde de moins en moins la télé pour cause de vie intense (même si pas hyper trépidante, je n’arrive juste plus à quitter le boulot avant 20h en ce moment) et je n’allume plus ma télé que pour mater des replays de série ou Greek sur Canalplay Infinity (c’est ma nouvelle passion, les fraternités et sororités… Enfin, je dis ça, y a trois semaines, j’avais décrété que c’était le meurtre de la famille Romanov donc bon…). Puis un jour, on me propose d’assister au tournage du Grand Journal via le boulot. Moi curieuse, moi dire oui. Mercredi, me voici donc partie à 17h (youhou !) avec mes collègues pour les studios Canal. Au menu : Kanye West. Heu… Ouéééééé…

KanyeWest

Comme on est des gens du public VIP, on passe en premier par la loge régie avec champagne et petits fours, cool. La fille qui nous reçoit nous parle un peu de l’émission « oui y aura Arié Elmaleh et puis [chroniqueur dont j’ai oublié le nom] et [chroniqueur dont j’ai oublié le nom aussi] ». Je hoche la tête avec conviction mais n’ai aucune idée de ce dont on me parle. Je suis vraiment larguée, en fait…

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Après ce petit apéro, on a droit à une visite de la boîte à question, youpi ! Alors qu’on fait la queue pour rentrer, Antoine de Caunes passe à côté de nous et nous demande ce qu’on va faire là dedans. Huuuu, Antoine de Caunes ! Oui, ado, je pouvais regarder les émissions télé passant avant 22h et Nulle Part Ailleurs, je gérais. Bon, on fait un peu les cons dans la Boîte à questions puis on part en plateau. Nous voilà assis au premier rang, derrière l’invité, et la fille de Canal nous dit « Alors, Nina, Eva et Essenam, on va voir que vous à la télé ! ». Heu…je… Le chauffeur de salle nous met dans l’ambiance, on est sur brieffés sur les moments où il faut applaudir ou non, le fait d’être toujours souriants parce qu’on voit tout le monde à la télé, de pas trop bouger, de pas se tripoter les cheveux ou se mettre les doigts dans le nez, patati patata.

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Et c’est parti pour l’émission, on reçoit Laurent Fabius sur la Syrie. Super facile d’être enjoué et souriant sur le sujet, youhou ! En fait, le souci, c’est de trouver une pose en mode « bien droite mais quand même détendue » avec une proximité physique avec des inconnus (j’étais entre une collègue qui louait notre nouvelle intimité… Aaaaah ? et une inconnue) mais surtout de caler son regard pour pas faire croire qu’on rêvasse. Parce que moi, quand je rêvasse, je louche, je le sais. Mais vu que M. Fabius nous tourne le dos, je fixe sa nuque avec ardeur (en me concentrant sur l’éventuelle apparition d’un strabisme), je respire de soulagement à chaque magnéto lancé tandis que ma voisine laisse tomber sa tête sur mon épaule de soulagement. Les retours sont un peu foireux, on rate le lancement de la pub que nous avait enseigné le chauffeur de salle, on n’applaudit pas un chroniqueur parce qu’on nous avait dit de pas applaudir au retour plateau. En gros, on est paralysés par les caméras et le fait qu’il faille « bien faire », comme à un spectacle de fin d’année quand on était gosse. Et puis moi, j’ai pas envie de fixer la nuque de Fabius ou de Véronique Vasseur arrivée pour dézinguer me système de santé français (ambiance, ambiance, souriez, vous êtes filmés), j’ai envie de regarder les caméras qui s’agitent autour de nous, observer le public… Bref, tout regarder et pas juste faire la statue de sel.

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Ca s’enchaîne, la fille de la météo passe. Elle est immense et si mince, je pensais pas qu’il était possible d’être aussi mince. Je pourrais enserrer sa taille avec mes mains alors que j’ai de toutes petites mains ! Elle avance en talons, j’ai peur qu’elle se casse mais non. Elle fait un sketch où on doit rire (horrible, j’avais envie de tousser), on comprend pas qu’à l’écran, on voit la carte météo, on est largués. Ca enchaîne avec les Guignols, ce sont nos rires qui sont enregistrés. Y a une vanne sur Martine Aubry fringuée comme une Roumaine, ma voisine se penche vers moi « c’est pas drôle ! ». Faut dire que ma collègue est Roumaine, justement… Retour en plateau pour enregistrer la deuxième partie qui sera diffusée lundi soir avec un bouddhiste mais surtout Kanye West. Ah oui, Kanye…

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Je suis pas fondalement fan de Kanye. A dire vrai, je ne connais absolument aucune de ses chansons à part son featuring avec Katy Perry sur ET (j’ai un peu honte de l’avouer). La pression monte, des tas de gens entrent sur le plateau, c’est assez le bordel. Mes collègues montent sur nos sièges mais je retiens la leçon, je reste au sol, moi. Lancement de De Caunes, Kanye arrive et… il est pas trop là en fait. Je veux dire le mec fait son taf mais il a un regard complètement mort, tu sens qu’en coulisses, ils ont pas fait que grignoter des biscuits avec une tasse de thé, quoi. Première chanson plutôt cool, on rentre bien dans l’ambiance, c’est assez énorme pour qui est fan, je suppose. Il revient pour un deuxième titre qui sera diffusé sur le net, il se roule par terre, touche trois fans qui se mettent à pleurer mais il est toujours pas là. Fin de l’enregistrement. Déjà ? Allons siroter un peu de champagne pour se remettre de nos émotions.

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Conclusion ? C’est assez amusant même si le côté pas bouger est assez crispant, au sens physique du terme. J’ai été étonnée de voir que pendant les pubs, personne ne se parlait autour de la table, entre ceux qui révisent leurs fiches, ceux qui se font remaquiller et ceux qui… rêvassent, peut-être. Finalement, c’est un peu froid et convenu, les « obligations » d’applaudir à des moments et pas à d’autres cassent un peu la spontanéité, on est toujours un ton en décalé genre quelqu’un balance une vanne, le rire intervient un peu en décalé, les « woohoohoo » coquins un peu après, comme si on mettait du temps à percuter. Non, non, on veut juste pas se prendre la honte devant la France entière.

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Enfin, je dis ça, à l’arrivée, je suis pas passée une seule fois à l’image en fin de compte, je n’étais pas du tout dans le champ de la caméra. La prochaine fois, je me mettrai des doigts dans le nez si je veux… Ou je viendrai par moi-même : les blondes, elles chopent toutes les places derrière De Caunes.

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La vie n’est pas un (putain de) film

Des fois, dans la vie, t’en as un peu marre. Tu te sens pris dans la vague et pas comme l’élégant surfeur qui joue avec les rouleaux. Non, toi, la vague, elle te secoue dans tous les sens façon machine à laver et tu te retrouves soudain sur la plage à moitié noyé, à cracher de l’eau salée avec 20 kilos de sable dans le maillot et de l’algue dans les cheveux. Sexyness zéro, quoi.

Alors après avoir craché ton eau et tenté de vider ton sable (nous savons tous que tu en retrouveras encore pendant un petit moment), tu t’assois et tu te dis “ok, j’en ai marre, faut que je me casse !”. Si tu es l’héroïne d’un film, ni un ni deux, tu démissionnes de ton taf, tu pètes ton PEL et tu vas voir à l’autre bout du monde si tu y es. Mais dans la vraie vie, c’est un peu plus compliqué que ça parce que… tu as des engagements (tadam!).

Mise en situation. Oui, j’en ai marre de ma vie et des vagues qui n’arrêtent pas de me faire boire la tasse et me met des saletés dans les cheveux (putain au prix du coiffeur, merde quoi !), je veux me casser sur une autre plage. Forte de mon pétage de plomb, je vais voir mon patron “bon, je démissionne, je me casse!” “Oui, ok, bien, tu fais tes 3 mois de préavis et tu pourras partir”. Mais je…euh… mais non quoi ! Tu me pètes toute ma spontanéité chef ! Non parce que si je dois différer mon pétage de plomb à 3 mois, je vais avoir l’air un peu con parce que je serai calmée d’ici là et fondra sur moi cette terrible réalité : “tu as fait n’importe quoi”.

Et puis va péter ton PEL sur un coup de tête, toi. Ta conseillère financière, elle va pas applaudir. Parce que elle, ça lui rapporte les PEL et tout ça alors ça lui ravit pas le coeur que je veuille tout prendre pour financer mon pétage de plombs. “Non mais mademoiselle Bartoldi, c’est dommage de dépenser ainsi les économies de toute une vie, vous voulez pas acheter un appartement plutôt ? On a des supers offres de prêt en ce moment !” Heu mais je… Pardon mais acheter un appart, je trouve pas ça ouf de wilderie, vois-tu. Est-ce qu’on écrirait un film à base de “non mais ma vie pue alors je plaque tout et j’achète un appart ?”. Non ! Alors fais moi signer tes 36 papiers en double exemplaire et donne-moi mes sous. Et non, je veux pas d’assurance vie non plus, ça suffit !

Bon, maintenant qu’on a les sous, allons acheter un billet d’avion, un aller simple pour l’infini et au delà. Sauf que bon, vu que tu te décides au dernier moment, j’espère qu’il est bien garni ton PEL sinon, t’iras pas bien loin. Ton passeport est à jour ? Ben oui, tous les pays ne sont pas hyper accueillants et vous aurez beau leur dresser un portrait larmoyant “ mon fiancé m’a plaqué le jour du mariage, mon patron me battait et j’ai un ongle incarné !”, si t’as pas de passeport, tu passes pas. Et quitte à avoir une vie de merde, gère au moins ton ongle incarné, c’est pas la peine d’aggraver ton cas.

Et je te parle même pas des détails techniques du genre garder ou lâcher son appart (avec donc un préavis un budget déménagement et garde meuble ou loyer…), convaincre ses parents que, si, si, c’est une bonne idée, trouver quelqu’un qui garde le chat… Non, vraiment, cette histoire de “je plaque tout sur un coup de tête et je me casse vivre loin”, je trouve pas ça très crédible. Sinon, pour péter les plombs de façon moins risquée, on peut jouer à faire semblant de partir en feuilletant les catalogues de voyage. Genre comme je fais régulièrement sur le site de l’UCPA et après, je pleure.

Ca me fait penser qu’il faudrait que je joue au loto des fois. Si je gagne, je pourrai péter tous les plombs que je veux, yeah !

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Veux-tu m’épouser ?

Un mariage débute en général par une demande censée être la plus romantique possible, comme on le voit dans les séries et les comédies romantiques.

Pour débuter cette saga de l’été, posons le décor : il y a l’homme, que nous appellerons Jon, en hommage à mon nouveau fantasme Jon Kortajarena. Oui ok, il est peut-être gay mais on s’en fout, c’est un fantasme. Et même s’il était hétéro, je pense que mes chances de terminer un jour avec un mannequin international de 24 ans se calculent en négatif, n’est pas Madonna qui veut. Oui je vous ai pas dit, la saga de l’été ne fera pas l’impasse sur mes digressions habituelles. Bref donc y a Jon, l’homme et Nina, la femme. À l’heure où j’écris ces lignes (16 juin), le mariage homo n’est pas encore légalisé puis je suis toujours pas lesbienne donc on part en version hétéro.

Nina et Jon disais-je. De 1, comment demande-t-on quelqu’un en mariage ? La tradition voudrait que ce soit l’homme qui fasse le grand saut, à coup de belle bague, d’étoiles dans les yeux et de très fines bulles de champagne. Vu mon intérêt personnel actuel pour le mariage, c’est sur que ça risque pas de venir de moi. Bref, comment Jon pourrait-il me demander en mariage en mêlant romantisme et originalité. Non parce que le coup de la bague dans le champagne, c’est hyper éculé et faudra m’expliquer comment on ne peut pas voir une bague dans du champagne… À la limite, dans un verre de vin rouge… Et je ne parle même pas de l’idée saugrenue de planquer la bague dans un gâteau ! On ne joue pas avec la nourriture, la demande risque de se terminer aux urgences et je n’ai pas envie de porter une bague ayant trempé dans un gâteau… Ou pire en cas d’ingestion involontaire…

Quand je parle aux jeunes mariés du XXIe siècle, je constate que la demande tient plus de la négociation aujourd’hui. Du type : »tu sais, je crois que ce serait mieux de se marier ». Que ce soit pour les impôts ou pour faire plaisir à une famille traditionaliste, au choix. Évidemment, ça peut juste être par amour. Après tout, on peut décider des tas de choses par amour : vivre ensemble, faire un enfant, partir à deux faire un tour du monde, que sais-je encore ? Finalement, le mariage s’inscrit bien dans cette logique.

Sauf que la demande en mariage fait partie de la mythologie du couple. En général, quand vous annoncez la nouvelle, après les félicitations, hiiiii et quelques larmes d’emotions selon la sensibilité de vos interlocuteurs, vient la question : « comment il a fait sa demande ? » (il, toujours). « Oh bah, on se brossait les dents, il n’y avait plus de dentifrice donc je lui en ai sorti un du placard et là, il m’a dit « chérie, je t’aime, marions-nous ! ».

Manque de romantisme ? Je vous rappelle que le Jon et la Nina de cette histoire s’aiment donc à qui sert ce romantisme ? À l’auditoire en manque de belles histoires ? Car là est la vérité : on nous parle de belles déclaration, de bague cachée pour une surprise merveilleuse. Sauf que je connais un couple, le mec s’était amusé à cacher la bague sous l’oreiller… Ils ont passé une heure à la retrouver.

Non, les demandes en mariage de mon entourage ont rarement été d’un romantisme niais. La plus belle que j’ai entendue ? Celle spontanée après une bonne soirée en amoureux où cette union paraissait soudain comme une évidence. Une demande sans bague, sans calcul. Au fond, n’est-ce pas la plus magique ?

Quoi que celle de Monica et Chandler n’était pas mal non plus mais une question me taraude : pourquoi les Américains ont toujours 30 kilos de bougies chez eux ?

Ah et pour ceux qui ne connaissent pas Jon, une petite vidéo :

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C’est quoi ton lieu de sexe le plus insolite ?

Hier soir, j’ai lu un article rigolo de Maia Mazaurette concernant les lieux insolites pour faire l’amour. J’en avais lu un similaire y a quelques années dans Perso avec cette phrase mythique : » faire l’amour dans un arbre ok mais allez trouver une branche de 2 m sur 2 vous ! ». Je me permets donc de rebondir non sur l’inventaire de Maia mais sur cette idée de sexe insolite. Car si y a bien un truc que je trouve ridicule c’est d’avoir une liste de lieux insolites à cocher au fur et à mesure de nos expériences. Baiser pour baiser histoire de dire qu’on l’a fait m’a toujours profondément blasée.


Dîner entre collègues un soir d’août, vient la fameuse question du lieu le plus insolite et l’un(e) des convives gagne haut la main : « une chapelle ». Autant dire que ça titille l’imagination, j’imagine déjà la petite chapelle de campagne un peu oubliée de tous dans un décor hautement bucolique et ouais, clairement, ça nourrit les fantasmes. Tout comme cette histoire de sexe sur les toits de Paris raconté par un amant. Oui, tu te dis que ça te tente bien et voilà de nouveaux fantasmes à réaliser. Sauf que dans ma conception des choses, les fantasmes sont de petites choses charmantes à ressortir quand ma main glisse sous la couette au moment de m’endormir mais en aucun cas un objectif de vie. Parce que pour moi, la clé d’une vie sexuelle sereine réside dans un seul mot : l’opportunisme.

Dans certaines conversations coquines, on te demande parfois si tu as déjà pratiqué telle ou telle chose. Je le confesse, je n’ai pas encore tout tenté dans ma vie et Dieu merci ! A 31 ans avoir fait le tour de la chose, quelle tristesse ! Puis notons que je n’ai pas envie de tout tenter non plus, il y a des choses qui ne m’attirent pas du tout et je le vis très bien. Donc on te demande si tu as déjà testé certains trucs, tu réponds non, on te demande si ça te plairait, tu réponds qu’à priori oui et là, l’interrogation qui tue : « bah pourquoi tu l’as jamais fait ? ». Ben parce que je n’ai tout simplement jamais eu l’occasion. Et non, je ne cherche pas à provoquer à tout prix. Je n’essaie pas de tester tout ce qui se trouve dans mon placard à fantasmes pour la simple et bonne raison que le contenu est évolutif. Déjà, mon placard à fantasmes, il marche comme mon placard à fringues : je mets toujours les fringues qui se présentent à moi en premier et je finis par oublier ce petit pull chiffonné dans un coin. Le fantasme, c’est pareil : à un moment, je vais avoir très envie de faire un truc puis petit à petit, je vais avoir de nouveaux fantasmes et oublier le premier. Qui ressortira à l’occasion.


Mais surtout, ce que je trouve triste dans la course à « fantasmes à réaliser », c’est le manque de contexte. Par exemple dans l’absolu, je me fiche de faire du sexe dans un ascenseur, c’est pas un lieu qui m’excite à priori. Mais imaginons que je prenne un de ses minuscles ascenseurs parisiens où les corps se frottent avec un homme qui me rend dingue au moindre effleurement, ça pourrait soudain être plus qu’une envie, un besoin. La conclusion de cet acte précipité (un voyage en ascenseur ne dure jamais deux heures) et spontané ne serait pas « ouais, je l’ai fait dans un ascenseur » mais plus « avec bidule, on était si excités qu’on l’a fait dans un ascenseur ». Le avec bidule est juste essentiel. Je me fiche d’avoir un carnet de voyage sexuel peu varié, je préfère avoir un carnet de souvenirs bien fourni.


Au delà de ça, on en revient toujours à ce paraître sexuel fort auquel j’ai envie de consacrer quelques articles de fond. Doit-on mesurer la « chaudasserie » d’une personne (notion bien triste au demeurant) aux lieux insolites qu’elle a testés ? Moi, je veux bien, c’est un critère comme un autre mais si j’ouvre mon placard à souvenirs, je suis pas sûre que mes parties de jambe en l’air les plus torrides et les plus jouissives se soient forcément passées hors d’un lit. D’ailleurs, les premières qui me reviennent en tête ont toujours pour cadre un lit et pourtant, ce fut un tel feu d’artifice que je m’en suis presque évanouie. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Je suis toujours un peu interloquée quand les magazines nous présentent une liste longue comme le bras de lieux « à tester ». Et la spontanéité, tu en fais quoi ? C’est précisément ce qui fait le sel de la relation, ce qui va transformer une partie de jambe en l’air en souvenir savoureux qui teintera nos joues de rose quand on y repensera. Cessons de calculer où nous allons baiser, laissons nous juste porter par les opportunités qui s’offrent à nous.

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Concentre-toi

Lecteur, je dois aujourd’hui t’avouer un de mes pires travers, un défaut qui m’agace et me rend souvent inefficace : ma concentration relative due à une forte propension à la serendipité et à la multi activité.

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Prenons un dimanche après-midi de ma convalescence par exemple. Début d’après-midi, lecture du Nouvel Obs, un dossier spécial sexe et politique, sujet on ne peut plus original qui avait fait l’objet d’un dossier spécial il y a moins de 2 mois dans le même magazine. En même temps, la télé était allumée sur le grand prix de Formule 1 sur lequel je jetais un œil en commentant (mais pas trop car mon père piquait du nez). Après retour sur l’ordinateur où j’ai 3 fenêtres ouvertes. Une pour le déménagement du blog, une pour mes mails et réseaux sociaux, la troisième pour le boulot. Et je passe de l’une à l’autre : recherche d’une photo pour un article, taggage et tri de tweets évoquant un de nos clients, réponse au mail d’Anaïs. Tiens, j’ai une idée d’article, écrivons le ! Résultat : dans la multitude, une tâche finit par se glisser dans l’angle mort de ma mémoire vive et soudain, quand je reviens sur l’onglet, je me rends compte que
ça fait 30 mn qu’une tâche n’a pas avancée. 

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On se retrouve ainsi avec le cas typique du mail entamé et oublié d’envoyer, la phrase arrêtée en plein milieu (va raccrocher les wagons après ça). De fait, je suis la cliente idéale pour la procrastination et la sérendipité. Quand je dois chercher des blogs pour une opération, il suffit que je découvre une photo ou une vidéo qui me plaît bien et je tombe dans une faille spatio-temporelle de 30 minutes. Et ça m’agace.

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Pourtant, je suis tout à fait capable d’être concentrée au point d’oublier mon environnement, d’entendre la musique sans l’écouter car je suis à fond dans ce que je fais, ne pas faire attention à l’heure. Typiquement, par moment, en fin de journée au boulot, je lève la tête et découvre que des gens sont partis, je leur ai même souhaité une bonne soirée sans m’en rendre compte… Ouhla, tout va bien… Je ne souffre pas d’hyperactivité dans le sens clinique du terme, je suis tout à fait capable de rédiger des dissertations sur 4 heures donc pourquoi je me disperse aussi facilement ? Ben parce que je suis trop sollicitée et trop spontanée. Une idée me traverse la tête, je la mets de suite en application. Genre je commence 4 articles en même temps, je vais de suite faire une recherche google parce que là, tout à coup, j’ai envie de voir combien va me coûter le week-end à Venise, un livre sur la pâte fimo, des cours de chant, le tarif
du centre nautique à côté du boulot… Et du coup, le mail où j’étais en train d’envoyer un doc pour le boulot va rester ouvert pendant 30 mn avant que je finisse de l’envoyer.

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C’est pas toujours forcément de ma faute. Je suis une grande impatiente. Je dois toujours tromper mon impatience donc typiquement, pendant que mon mail charge la pièce jointe, je vais faire autre chose. Et oublier mon mail. En voulant rentabiliser quelques secondes d’attente, je peux perdre 30 mn. Bravo !

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Alors j’essaie de m’organiser contre ça, me donner de petits objectifs : tant que j’ai pas fini ça, je ne fais rien d’autre. Si la tâche s’annonce fastidieuse, je la divise. Step by step (hou baby) comme on dit. Par exemple, moin histoire de taggage de tweet, c’est chiant. Donc je divise les tweets en tranches de 4h : je tague de 0 à 4h, une pausounette. De 4 à 8, une pausounette… Ben ça me permet d’avancer finalement plus vite et d’être plus attentive car on a vite fait de taguer de façon un peu trop automatique. 

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Bon, c’est pas tout ça mais j’ai encore 10 onglets d’ouverts, des powerpoints, des excels, des words… En fait, c’est pas de concentration dont j’ai besoin, c’est d’organisation !

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Cours pour adultes… ceux qui ne bossent pas

J’avais donc décrété que je prendrai des cours de dessin cette année. Mais voilà-t-il pas que je me retrouve dans le même drame que les cours de russe : si tu sors pas du boulot avant 18h, c’est mort, tu peux pas y aller. Et les chances que je puisse m’éclipser du boulot avant 18h sont…d’aucune.

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La plupart des cours pour adultes commencent à 18h30, je ne parlerai pas de ceux qui se déroulent en plein milieu de journée. Question : en tant que cadre dans le secteur tertiaire, précisément celui où quitter le boulot avant 19h ne peut être qu’exceptionnel (ok, ça dépend des boîtes, certaines sont plus cools que d’autres sur la question), on fait comment ? Ah oui, il y a des cours le samedi, youpi ! Sauf qu’ils sont généralement pris d’assaut et qu’il est difficile de pouvoir s’y inscrire. Parce que dans la masse des adultes avides de savoir, je ne suis pas la seule à ne pas finir à 17h30, hé oui.

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(c) Frank Horvat

Alors je me pose une question : à qui sont destinés les cours pour adultes ? Quand j’étais chômeuse, j’aurais pu y aller (et avec le recul, je me dis que j’ai peut-être été conne de pas le faire) mais d’abord, il faut voir le prix : 300 à 400 € les cours annuels sans forcément la possibilité de payer en plusieurs fois, ça fait une sacrée somme pour les chômeurs. Ensuite, le chômage, idéalement, n’est pas censé durer. Si je profite d’une inactivité pour commencer un cours, si je trouve du travail, je suis censée abandonner et tant pis pour mes deniers engagés ? Parce que le souci, c’est que je ne veux pas faire ces activités dans le cadre d’un DIF ou CIF (formations pour adultes payées par les entreprises). J’imagine trop le truc : « Salut boss. Dis, tu voudrais pas me financer des cours de russe et de dessin ? Non mais je sais, sur le papier, y a rien à voir avec mon taf mais imagine qu’on ait une opé avec une marque russe, ce serait un plus, non ? Et le dessins, ça pourrait servir dans le cadre de la communication visuelle, c’est que je voulais prendre comme DIF à la base. Alors
tu dis oui ou tu dis non ? Okayyyyyy, je te laisse réfléchir parce que là, je sens que ta spontanéité te pousse à me dire non ».


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(c) Axl gribouille


Oui, c’est vrai que le russe ne m’aidera en rien et que le dessin ou la maîtrise du photoshopage et co n’est pas précisément en première ligne de mes compétences professionnelles. Même si la comm visuelle me plaît bien et que j’ai envie de poser mon DIF là-dessus car je manque de qualités ergonomiques, globalement. Mais ces cours, je veux les prendre pour m’améliorer de façon personnelle, faire des trucs dans mon appart, ça n’a rien de professionnel. C’est juste une envie, comme ça, un truc qui me rend frustrée de pas le faire. Mais voilà, avec la voie que j’ai choisie, point de salut avant 19h et à cette heure là, tous les cours ont commencé.

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Ah, on me chuchote que j’ai qu’à faire mon autodidacte. Ouais mais je me connais. Le soir, je rentre, j’ai tendance à ne rien faire, surtout pas prendre un cahier pour noter des caractères russes ou pour dessiner. D’abord parce que le russe, c’est quand même pas la langue la plus simple du monde et si un livre me donne des astuces, il ne me fait pas parler. Ensuite, pour le dessin, je me connais, je vais tenter, râler et laisser tomber, j’ai pas assez d’autodiscipline en la matière. Pourtant, si je regarde par le passé, j’ai appris le html toute seule comme une grande et je maîtrise pas si mal photoshop et ça, j’ai appris toute seule. Comme pas mal de trucs mais fallait que je suis obligée de le faire pour m’y pencher. Aujourd’hui, je découvre le php grâce à wordpress et je m’en sors pas si mal mais mes interventions sont menues, je ne change que du détail. Mais le dessin ou le russe, je me connais, je vais faire « raaah, graaaaa, je suis nulle » et laisser tomber.

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Conclusion ? Vivement la retraite !

Petit PS sans rapport : depuis notre week-end à Marseille, The Body Shop et moi, c’est une folle histoire d’amour (sans rire, je ne cesse de m’émerveiller sur le miracle que représente le masque en gel pour mes maux de tête et je ne vous parle pas du baume à la cerise que je me tartine quotidiennement pour lutter contre mes points secs). Du coup, on se raconte tout et des fois, je cafte un peu. Là, par exemple, je vous annonce que The Body Shop fait des soldes allant jusqu’à –
50 % ! Alors si vous voulez le même baume à la cerise que moi (ou bien d’autres choses), vous savez où aller, c’est pas compliqué.

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CRITIQUE DE LA LIAISON PRATIQUE

Par Diane

Plantage de décor : j’étais il y a peu en train de déjeuner avec mes amies Gudule et Cunégonde, cette dernière nous contant ses aventures avec ce qu’elle
appelle son « amant », qui équivaut en langage de djeuns contemporains, -d’après ce que j’ai pu lire dans cosmo en tous cas-  au très populaire « sex friend », c’est à
dire un jeune étalon avec lequel on biscote ardemment de temps en temps, quand on en a envie, sans attaches affectives intensives, et sans qu’il aie à venir nourrir le Chat Perceval quand on part en vacances. Devant le récit de ses biscotades légères et libidineuses, je vis soudain Gudule pousser de gros soupirs et nous avouer toute penaude que, elle qui était en couple sûr stable solide depuis plus de 5 ans, elle qui nous contait souvent ses petites joies concubinantes (et je ne vous raconte pas toutes les allusions tendancieuses qu’on peut tirer de ce néologisme là), eh bien
elle, en écoutant Cunégonde, sentit soudain le démon de l’envie s’emparer d’elle. Elle enrage, elle en désespoir, elle en mollesse ennemie de son petit couple gentillet option ikéa et dimanche en famille.

Alors moi, je compare.

1/Gudule soupire sur l’étiolement de la passion qui aux premiers temps de leurs florissantes amours enflammait leurs âmes et leurs libidos. Elle se rappelle, l’œil
humide et lointain, les temps où Childebert aurait creusé la terre jusqu’après sa mort pour couvrir son corps d’or et de lumière…

Aujourd’hui Childebert, Humain trop humain, se gratte les coudes devant le match de foot et se tripote le bide qui grossit au fur et à mesure des descentes de
bières.

2/Les Passions de l’âme ont déserté son quotidien, et elle nous rappelle qu’être en couple signifie également subir tout un tas de petits désagréments matériels
tels que la belle-mère qui critique ta ratatouille (vous mettez trop de poivrons, Gudule !), le caniche quipuequipète de la dite belle mère à sortir, et surtout à supporter,  ou encore les moultes névroses que votre cher compagnon prendra bien soin de vous imposer.

3/Gudule nous avoue qu’elle jalouse aussi ce petit goût de liberté qui a déserté ses pensées. Etre en couple, c’est être, d’une façon ou d’une autre, attaché à l’autre. Si l’on veut tout d’un coup partir à l’autre bout du monde, là où on dit qu’il y fait toujours beau (c’est là que migrent les oiseaux), il faut penser à l’autre (et si lui il veut pas ? je pars quand même ou pas ?). Ou, à échelle plus réduite, si j’ai envie de sortir le soir, de partir en week end avec une amie, il faut toujours prévenir l’autre, avoir en quelque sorte « des comptes à rendre », elle sent que ça enlève à sa vie une sorte de spontanéité.

Et à passer sa vie aux chaud dans ses pantoufles

il se pourrait alors que vos amours s’essoufflent…

Et voilà t’y pas que Cunégonde en rajoute une couche que ouaaaiiis c’est top kiffe cool la vibe le sex friend. Alors moi, je m’interroge


CRITIQUE DE LA LIAISON PURE

Cunégonde nous affirme donc que l’hédonisme est un humanisme, qu’elle se consacre à la jouissance totale et sans entraves morales ou matérielles, qu’avec son
« amant », vu qu’il n’y a pas d’attaches, elle se sent d’une liberté totale et se permet plus de choses, laisse parler ses fantasmes et ses instincts, sans se réprouver, et je ne parle pas que de biscotage, bande de pervers libidineux que vous êtes. Etant donné qu’elle ne se sent pas redevable vis à vis de lui, qu’elle ne cherche pas particulièrement à lui prouver quelque chose, à attester qu’elle est une fille bien et intelligente et spirituelle et morale et que sais-je encore, elle se sent totalement désinhibée et par conséquent laisse s’exprimer ses instincts que la bonne morale ou la Métaphysique des mœurs réprouveraient. Mais à passer sa vie à jouir de ses instincts, se pourrait-il alors que cet amour soit vain? (excusez moi lecteurs, d’avoir pour mes refrains, pris, l’esprit joueur, goût à l’alexandrin…)  

Et là, voyant Cunégonde empêtrée dans ses chimères et sachant que l’Avenir d’une illusion n’est jamais rose, je me sentis immédiatement investie d’une mission de
plombage d’ambiance et de raisonnage caractérisé. Je lui sortis donc, en contrepoint de son éloge de la folie et peut-être aussi pour rassurer notre larmoyante Gudule prête à s’enfuir à Acapulco avec Miguelito le serveur Mexicain du bar, deux arguments :

1/L’authenticité : je me demande : le fait d’être totalement désinhibé, sans  entraves aucune, est-il facteur d’authenticité ? Est-ce être vraiment soi que de ne pas se réfréner ? Est-ce que notre raison, notre morale ne fait pas partie de nous autant que nos vices ?

2/L’intimité : et là, c’est à mon humble avis l’argument en béton, celui qui fait s’écrouler les 99 autres pro-amant-coupdevent qu’on avait pu énumérer avant.
La légèreté, la liberté totale de mouvements, la pure indépendance peut aussi avoir ses inconvénients, la légèreté à son revers qui est la solitude, le manque de solidité. Ne pas avoir d’épaule sur laquelle pleurer ses états d’âmes, ne pas avoir quelqu’un qui aie besoin de nous, bref ne pas connaître ce petit frisson serein, cet étrange sensation d’harmonie et d’apaisement qui nous traverse quand on entend la voix ou quand on sent l’odeur de l’autre sur un vêtement laissé là, c’est quand même louper un sacré bout d’essentiel.

Et me voilà lancée devant mes deux amies sceptiques dans une critique ou plutot un éloge d’une hypothétique et idéale liaison dialectique, qui serait faite bien sûr
d’un dialogue entre la liaison pure et la liaison pratique,  où seraient habilement mêlés l’intime et le léger, et où une heureuse Cunédule roucoulerait des jours heureux en compagnie d’un homme à la fois raisonnable et exalté, une sorte de Roméo pantouflard qui ferait la cuisine en lui récitant du Lamartine.

Et Cunégonde de me répliquer : « A quoi ça sert d’en discuter de toute façon, puisque je suis heureuse » ….Les gens heureux sont
désespérants.

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Dis, tu m’épouses ?

Je coupe un peu la saga « mon nouveau job » parce que sinon, ça va saouler tout le monde, moi comprise. Donc aujourd’hui, j’aborde un sujet qui n’est pas forcément
au cœur des préoccupations des vingtenaires : le mariage. Ou plus précisément la demande en mariage.

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Tout débute car une conversation avec ma sœur samedi soir. On discute de tout et de rien quand on en vient au sujet mariage. Disons que moi, je veux être tatie et je peux pas
être tatie tant qu’ils sont pas mariés (a décidé ma sœur mais souvenons nous que son cher et tendre est pompier et que si jamais un malheur arrivait et qu’ils ont des enfants… Bref). Donc
forcément « et c’est quand que vous vous mariez ?

– Quand Anthony me le demandera et ça peut être long ! ».

Oui, faut savoir qu’Anthony, ses potes le surnomment papi, c’est vraiment le Père tranquille donc effectivement, ça peut prendre du temps avant qu’il ne se décide. Bien que
moi, je le soupçonne de prévoir son coup en douce mais ma sœur ne me croit pas. Donc elle m’explique qu’elle le fait souvent chier à ce propos (oui, ma sœur et moi, on partage les mêmes gênes, je vous rappelle), elle lui a même fait remarquer que lors de leur voyage à Bali dans une quinzaine de jours, ils allaient se retrouver en haut d’un volcan à l’aube et que ce serait l’occasion idéale ! Alice, si tu me lis, s’il avait prévu de te demander ta main à ce moment là, t’as tout cassé.

Evidemment, n’étant ni une afficionada du mariage, ni en couple, le sujet ne m’a jamais travaillée mais d’en parler avec elle, je trouve ça amusant, je lui ai même suggéré de
faire un blog sur le sujet « quand me demandera-t-il en mariage ? ». Quand elle pose la question, il lui répond : « et pourquoi, toi, tu me demandes pas ? ». Alors vous ne connaissez pas ma sœur mais vous avez plus de chance de la voir manger une limace vivante que de demander son mec en mariage. Mais la question reste amusante. Comment demander quelqu’un en mariage ? Ou comment provoquer la demande ? Petite, forcément, le mariage me paraissait à peu près obligatoire, j’imaginais une demande hypra romantique, c’est à dire une sublime collection de clichés qui finalement, ne tient pas la route. La bague dans le champagne, comme je disais chez les Ra7or, faut être sacrément bigleuse pour pas la voir. Dans le dessert, c’est dégueulasse. Un soir, à l’air libre, au clair de lune avec une splendide déclaration, ouais mais juste en été alors parce que sinon, ça caille et les manteaux, c’est pas super top pour les câlins. Ni l’électricité statique. Aujourd’hui, j’aurais envie de ça, je crois que la demande idéale serait spontanée, du genre on est en train de passer un bon moment, on se sort une bêtise et là « t’es géniale, tu m’épouses ? ». Ah ouais, c’est ça que je voudrais, je crois. Bon, bien sûr, certains m’objecteront que la spontanéité, attention, il a peut-être dit ça comme ça et va le regretter, gna gna gna. Mais trop préparé, moi, je trouve que ça fait « bon, faut se marier pour faire bien alors je te demande ça avec plein de bougies autour pour que ça permette au diamant de briller de mille feux et tu dis oui, merci ». Et pourtant, j’aime bien les bougies. Par contre, le côté spontané de la demande, pas en pleine brouette parce que là, ça va vraiment faire « je dis ça parce que dans ses moments-là, je dis n’importe quoi ».

 Maintenant, je me pose la question : le mariage a-t-il toujours autant de valeur ? Du coup, la demande en mariage est-elle encore une étape importante dans un couple ? Bon, n’étant pas en couple ni fana du mariage (oui, je me répète, je sais), j’ai forcément du mal à me projeter. A l’époque de mon histoire avec Guillaume, la question ne se posait pas, je me trouvais trop jeune. Mais aujourd’hui, si mon mec imaginaire me demandait en mariage, serais-je émue, amusée, blasée ? Dirais-je oui, dirais-je non ? Si je dis non, il m’en

veut à mort ? On peut rester ensemble sans se marier, si ? Pour lui, la question serait bien sûr du quand, du comment. J’imagine que quand on décide de poser la question, ça cogite dans la tête de monsieur. Au resto ? A la maison ? Pendant qu’elle se brosse les dents ? Avec ou sans bougie ? Et la bague, comment ?

Finalement, tout ça me paraît bien compliqué. D’un autre côté le « on s’est marié parce que ça coûtait moins cher pour les impôts », j’ai toujours trouvé ça glauque. Bah oui, je suis pas forcément mariage mais quitte à franchir le pas, autant que ce soit un peu romantique quoi !

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