Les pots de départ ou soirées corporate quand t’es en couple

Premier épisode de ma série sur les “quand t’es en couple” et je pars direct sur la question qui m’a inspiré le sujet. Ces derniers temps, j’ai eu droit à des pots de départ et à une soirée corporate en moins de 15 jours (je crois) et force est de constater que depuis que je suis en couple, ça m’émoustille carrément moins. Pourquoi ? Parce que je sais déjà comment ça va finir : dans les bras de mon mec.

Pots de départ

J’ai toujours apprécié d’avoir un petit crush de bureau, histoire de passer la journée en matant discrètement pour trouver toute la motivation pour animer mes communautés au mieux. Dans une boîte de plusieurs centaines de personne, il y a toujours une personne qui vous séduira, croyez-moi. Cependant, depuis que je suis en couple, je sais que même si j’ai le collègue le plus miaou du monde, il n’y a aucune chance que je conclus à un pot de départ ou une soirée corporate parce que Victor et moi avons choisi le concept de monogamie sans accroc. Et du coup, ces soirées n’ont guère plus d’intérêt.

Deux collègues flirtent au travail

Qu’est-ce qu’on aime dans les soirées ? Papoter, boire de l’alcool (moi, en tout cas), éventuellement choper le beau gosse sur lequel on bave depuis des mois (ou un qu’on n’avait pas repéré mais qui n’est pas si mal). Avec ce petit frisson de rester discret pour ne pas être le sujet de conversation de vos camarades à la cantine dans le cas des soirées pros. Je vous jure, c’est très excitant de tenter de se dissimuler au regard des autres, mener une conversation en apparence anodine tout en balançant son regard “toi, je te veux” à l’autre pendant qu’on discute… Vous allez me dire, pour papoter et boire de l’alcool, pas besoin de crush. C’est vrai. Sauf que mes collègues, je les vois toute la journée déjà et de quoi va-t-on parler ? De notre quasi seul point commun : le taf. Ou de vieilles histoires de cul gênantes selon votre degré d’alcoolémie.

L'alcool au travail

Du coup, à l’heure où ça s’excite un peu sur les soirées pros, je suis devant mon ordinateur en mode “meeeeeeh”. J’ai déjà prévenu Victor dès le matin que je ne rentrerai sans doute pas tard, “je passe faire un bisou et je rentre”, ce qui n’arrive jamais parce que je me laisse toujours entraîner dans des conversations. Genre ma soirée corpo de la semaine dernière, j’étais limite à dire à Victor le matin “non mais je prends un verre et je te rejoins à la manif”, j’ai hyperventilé quand un collègue a annoncé qu’il était 23h58. Parce que des fois, tu montes dans le train de la soirée sans y faire attention, parce que tu as un peu abusé du rosé servi en trop grande quantité et que l’addition sera salée le lendemain matin. Le train de la soirée ? Oui, c’est ce phénomène qui fait qu’à un moment de la soirée, soit tu suis l’ambiance, tu es dans le train, soit tu l’as loupé et tu es assailli par l’ennui, trop sobre alors que tes camarades commencent déjà à oublier leur prénom et à tenter de serrer Machin ou Machine dans un coin sombre.

S'ennuyer en soirée

Mais voilà, les soirées corpos ou les pots de départ sont désormais sans enjeu. Si le partant ou la partante est quelqu’un que tu appréciais de tout ton corps, restera le plaisir de passer du temps avec lui ou elle avec, déjà, un brin de nostalgie, cette sensation diffuse que ce ne sera plus jamais pareil. Alors que spoiler : si, le monde du travail t’offre un pouvoir de résilience sans limites. Mais du coup, neuf fois sur dix, ces soirées ne me donnent pas envie, j’y vais par politesse, parce qu’on ne sait jamais avec qui on va parler, qui a les clés de mon avenir (j’aimerais bien qu’on me le dise, d’ailleurs, je mise systématiquement sur le mauvais cheval, ça me fatigue un peu, parfois). Alors qu’en vrai, moi, je voudrais juste rentrer chez moi me caler contre Victor, boire un verre tous les deux en parlant de tout, de rien, en matant une série et en s’endormant dans les bras l’un de l’autre avec la garantie de se réveiller fraîche et reposée, sans gueule de bois.

Soirée couple sur canapé

Dormir à deux… Tiens, ce sera mon prochain article.

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L’éternel dilemme du réveillon

Sous titre : on pourrait pas faire le réveillon du nouvel an en juillet quand il fait jour tard et chaud ?

boire pour le réveillon

Ceux qui me suivent depuis des années le savent : le réveillon est toujours un sujet un peu délicat pour moi. C’est à dire que je suis partagée entre injonction de la société (fais la fête et prouve au monde que tu as des amis) et envie profonde (hiver, froid, rester sous la couette). Du coup, quand le sujet arrive vers la début décembre (oui, j’anticipe pas du tout, signe que, non, ça m’intéresse pas), j’évite de rentrer dans la conversation. Il serait socialement mal vu de décliner parce que “je préfère glander chez moi peinarde”. Alors que c’est la pure vérité mais refuser la fête, c’est soit être un dangereux sociopathe, soit être au dernier stade de la dépression.

deprime

Alors je passe des réveillons. Parfois en tout petit comité, parfois avec des tas de gens dont certains que je ne connais pas et à qui je n’adresserai jamais plus la parole parce que nous ne nous recroiserons plus jamais. En fait, ce qui m’ennuie dans le réveillon, c’est ce côté de devoir faire la fête tard alors que je reviens de vacances de Noël qui me fatiguent en général plus qu’autre chose. Minuit, tu ris et tu fais des bisous, 1h, tu commences à sentir ton foie et ton estomac faire la gueule et les bâillements tenter une ouverture. Tu les ravales, tes yeux pleurent un peu. A partir de là, il peut se passer deux choses : soit tu lâches la rampe et tu vas désormais compter les minutes en te donnant une contenance : boire, manger, fumer, faire pipi, occuper ce temps qui s’étire à l’infini, où l’ennui est le seul à te tenir compagnie. Soit tu arrives à rentrer dans l’ambiance et tu crieras à 5h du matin “quoiiiiiiiiiii, c’est déjà si tard ?”.

dancefloor

En fait, j’ai souvent ce problème avec les soirées : parfois, je rentre dedans sans le moindre souci et je passe un super moment, je rentre chez moi le sourire au lèvres, remplie d’amour pour mon prochain. Et d’autres où je “rate le train de la soirée” et là, c’est la souffrance. J’ai deux exemples très précis en tête : un réveillon avec Guillaume 1er, le 31 décembre 2001. J’aime me raconter l’histoire que le réveillon donne le ton de l’année et autant vous dire que l’année 2002 a vite pué du cul (c’est effectivement dans mon histoire personnelle l’une des pires années de ma vie, pas autant que 2011, mais juste devant 2006 et 2012)(2011-2012, le tunnel de la mort mais je vais mieux, maintenant, merci). En fait, nous étions invités chez les parents du meilleur ami et voisin de mon ex donc moyenne d’âge : élevée, personnes de moins de 25 ans : 4. Au début ça allait mais j’ai fini par vite m’emmerder avec tous ces gens fans de Johnny que je ne connaissais pas et à qui je n’avais rien à dire. N’y voyez aucun mépris : on arrive dans une soirée avec une  bardée d’inconnus qui, eux, se connaissent bien, c’est bruyant, les gens vont et viennent : comment veux-tu qu’on t’identifie et te parle ? S’il le faut, dans cette assemblée, il y avait une ou deux personnes avec qui je me serais super bien entendue mais nous n’avons pas été en présence. A partir de 2h du matin, je commençais à mourir d’ennui, j’alternais entre aller faire pipi et aller fumer pour sortir un peu de ça, je matais ma montre avec désespoir… On est partis à 4h du matin, j’en pouvais plus. Je crois d’ailleurs que c’est de ce réveillon qu’est né mon appréhension du 31 décembre : être enfermée jusqu’à très tard à devoir faire la fête… Et si ça tombe sur un jour un peu down, tant pis pour moi.

reveillon-amies-ennui

L’autre soirée où j’ai désespérément attendu l’occasion de me carapater, c’était une soirée corporate dans une boîte que j’avais décidé de quitter… Tiens, faudra que je vous fasse un article sur l’injonction à la fête en milieu professionnel. Bref, début de soirée cool mais à un moment, je me suis retrouvée sobre au milieu de gens très bourrés et là, tu regardes tout ce petit monde avec mépris en te demandant à quel moment tu te retrouves avec tous ces sacs à vin qui ont oublié leur dignité au vestiaire.

réveillon trop d'alcool

Bref, la fête institutionnalisée, ça me fait chier; Quoi ? Est-ce que j’ai passé un bon réveillon ? Ah oui, très bon merci ! Pourquoi je râle alors ? Mais parce que c’est un sujet intéressant la fête institutionnalisée et on n’en a pas tant que ça par an. Et si mon réveillon doit refléter mon année 2016, et bien… ce sera le grand amour, tout simplement.

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Je suis entrepreneur, moi, madame

Dans le marketing, les mini structures poussent comme des champignons. Un beau matin, les travailleurs du digital se lèvent et se disent « stop, je me mets à mon compte ». Et j’avoue que j’ai du mal à comprendre.

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Je peux tout à fait comprendre le désir de se lancer dans une aventure entreprenariale. Il y a des avantages certains à se mettre à son propre compte. À un moment, je me suis un peu posé la question, je m’imaginais une vie sans horaires précises, la possibilité de faire du sport en pleine journée et travailler tard le soir, partir en vacances dès que j’ai mis assez de sous de côté… Par exemple, j’ai une pote intermittente du spectacle, elle se fait de grosses sessions de travail en cumulant soirs et week-end et hop, elle se paie 5 semaines de vacances. Ca me laisse rêveuse (moins quand elle bosse à 8h du mat le 1er janvier).

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Oui, être son propre patron, sur le papier, c’est über cool. Mais. Méééééééééé. Pour avancer mes arguments, laissez-moi faire directement une mise en situation, j’espère y gagner en clarté. Donc Nina, gentille social media manager qui, du haut de ses 32 ans 10/12e, décide de devenir son propre patron. Grâce au statut merveilleux d’auto entrepreneur, c’est facile. Alors déjà, revenons sur cette histoire d’auto entreprenariat. Le CA est limité à 32 000 euros. Alors oui, mon salaire net annuel est inférieur sauf que si je vire toutes les cotisations sociales…Ben, je gagne moins en autoentrepreneuse qu’en temps que salariée. Bon, déjà, je gagnerai moins tout en travaillant plus vu qu’en plus de mon petit taf de SM manager, je dois faire de la prospection… Oui bah tiens, c’est rentable cette histoire, y a pas de doutes !

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En dehors de ces basses considérations matérielles, je me pose la question de l’utilité de la chose. Je veux dire qu’on est assez nombreux dans le community management et on n’a pas vraiment quelque chose de neuf à apporter. Evidemment, l’avantage, c’est qu’on peut choisir ses clients (enfin, si on marche bien parce que sinon, ça va être compliqué de jouer les fines bouches), gérer un projet de A à Z, ce qui n’est pas toujours le cas en agence. Mais bon, j’ai du mal à comprendre quelle marque d’une taille assez conséquente préfèrera aller chez un freelance plutôt que dans une agence qui peut la gérer de A à Z. Alors oui, la plupart des free sont consultants et font du conseil plutôt que du community management mais là encore… A moins d’avoir un nom déjà bien connu dans le milieu, j’ai des doutes. Faudrait que je suive le parcours de ces gens là, pour voir au bout de combien de temps ils retourneront en agence. Bref, à moins d’avoir l’idée du siècle et de proposer un service innovant, je comprends pas.

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Mais peut-être… Peut-être que dans deux ans, peut-être plus, j’aurai envie d’un gros souffle, d’une vie un peu plus zen comme ma copine intermittente. Alors je me mettrai à mon compte quelques temps, travaillerai d’arrache pied sur quelques périodes avant de prendre mon sac à dos et de parcourir le monde. Enfin, dans une vision idéale du truc… Mais j’ai quand même du mal à saisir le réel intérêt de cette aventure (surtout en auto entreprenariat), si ce n’est le plaisir de mettre CEO ou founder sur LinkedIn mais pour ça, j’ai qu’à me créer une fiche LinkedIn Nina Bartoldi et me mettre founder and editorial director of Vingtenaires.com. Et je continue à ramasser mon gentil salaire d’employée d’agence et de boire du champagne aux soirées corporates (bon, y en a pas tant que ça mais c’est juste pour faire ma maline)

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La liste de la fille qui ferait mieux de dormir

En ce moment, je dors pas, c’est mal. Mais le soir, j’ai jamais sommeil aussi ! Le matin par contre… Bon, je reviens sur Noël et mes résolutions, ne soyez pas surpris.

– Cette année, le CE nous a offert des plantes, nous avions le choix entre yucca et des anthuriums, j’ai pris le yucca par sécurité. Maintenant, notre open space ressemble à une forêt tropicale, j’adore ! (et ça fait du bien, c’est tellement déprimant un open space).

– Soirée de Noël de ma boîte, j’hésite à y aller car je suis pas bien à cause d’un rhume qui m’épuise. Mais bon, c’est soirée corporate, quoi. Dans un ancien club échangiste qui plus est. Bon allez, j’y vais et je repars à 22H. Ah, j y vais et je repas en taxi avec ma soeur qui, je cite “doit partir tôt car elle a un rendez-vous le lendemain matin”. Résultat, on est partis à 2h, me suis couchée à 3h. Sachant que je devais me lever à 6h le lendemain pour prendre le train pour les vacances.

– Taxi pour aller à la gare justement. La chauffeuse tombe en amour avec Kenya “c’est bien la première fois que j’entends un chat miauler de bout en bout”.Je suis très à l’aise… Arrivée à la gare, elle me dit “Ca fera 23.60”. Heu ben oui, ok… Elle tape la somme sur le terminal carte bleue et me sort “voyez, c’est pour ça que les chauffeurs de taxi refusent les animaux, parce que les gens ne donnent pas de pourboire”. MALAISE. Surtout que bon, je suis un peu formatée par le resto “tu donnes pas le pourboire sur la carte bleue” et j’avais bien une pièce de 1 € pour elle dans ma poche.

– Le seul avantage d’être malade en vacances, c’est d’être bichonnée. En 1, tu as la meilleure place sur le nouveau canapé qui s’allonge : hop, je m’allonge, je me mets une couverture dessus, face à la cheminée allumée, je lis (Voici), je tricote et j’attends mon vin chaud ou mon grog. Trop dure ma vie. D’ailleurs, mon père est le nouveau préposé au grog (ainsi qu’aux crèpes, omelettes et oeufs brouillés). Le seul hic c’est que le canapé en position allongé avec la couverture, la cheminée devant un film, ça donne “j’ai vu 20 mn de la Princesse de Montpensier. Un peu du début, quelques scènes du milieu et la fin. J’ai rien compris. Mais je me laisserais bien trousser par Gaspard Ulliel et Raphaël Personnaz.

– Sinon pour finir sur mon histoire de cadeaux de Noël en retard, ils sont bel et bien arrivés… le 26. Joyeux Noël. L’an prochain, je les commande en juillet. Ce qui ne serait pas une mauvaise idée en soi au vu de l’état de mon compte en banque suite au mois de décembre. Faudrait aussi que j’apprenne à me calmer quand je fais des cadeaux…

– Des fois, tu trouves un cadeau et tu fais “ouah, quelle bonne idée!”. Tu t’empresses de l’acheter. Puis quand vient l’heure d’emballer, tu te dis qu’en fait, tu as été très con… Du genre : un panier rigide chez Maison du monde pour ma maman (cadeau qui n’avait pour seul intérêt d’y avoir un Union Jack imprimé dessus puisque le vrai cadeau de mes parents était un week-end à Londres, devenu week-end à Amsterdam car ils préfèrent), un bus londonien pour mon papa (cf parenthèse précédente) ou un lot de 40 tubes de peinture acrylique pour ma maman emballé dans son étui d’1m à 1m20 de long. J’ai réussi ou à peu près (le panier, c’était pas trop ça).

– Pendant les vacances, j’ai tricoté de 1/ pour ma petite Emma adorée et de 2/ pour Larcenette, je vous rappelle au passage que vous pouvez tricoter des écharpes pour des sans abris. Evidemment, j’ai montré mon travail à ma maman. J’avais pas été aussi stressée de montrer le fruit de mon travail manuel depuis le collège, les cours d’EMT. Ouais, moi, j’avais pas techno, j’avais EMT, je cousais et je fabriquais des boîtes en carton et j’étais complètement nulle. Et en plus, la prof était méchante, elle m’avait collée mais j’ai séché la colle (avec la bénédiction de ma maman). Bref, résultat : “tu tricotes serré mais c’est très régulier. Dis donc, je suis impressionnée”. Mazette, je suis super fière, je suis adoubée tricoteuse par ma maman qui m’a fait des milliards de fringues quand j’étais petite. Hiiiiiiiiiii ! Prochain défi : la couture.

Je coupe ma liste ici, je la finirai demain, j’ai trop de trucs à raconter en fait. Genre la fin de mes vacances chez mes parents, mon réveillon, mon 1er janvier et ma première semaine de janvier. Quelle bavarde !

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Be drunk be corporate (le retour)

J’ai de la chance : à peine arrivée dans ma nouvelle boîte, j’ai droit à une soirée corpo(rate) pour fêter les un an de la boîte. Bon en fait, elle en a plus mais ça fait un an qu’elle a été rachetée donc on a fait un barnum. Chouette !

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En préambule, nous avons eu droit à une heure et demie de powerpoint sur le thème « bilan et perspectives ». Y a un truc qui me fait toujours rire dans ce genre de présentation, c’est d’observer la délitation des convives au fur et à mesure des slides. D’abord, nous sommes droits comme des i sur nos chaises, bien concentrés sur ce qu’on nous raconte. Puis petit à petit, on s’affaisse, la paupière se fait lourde, le regard perdu dans le vide. On s’agite pour éviter l’endormissement (et pour cette présentation là, on avait mal aux fesses) et bientôt, tu vas voir les premiers smartphones poindre. Je ne vais pas vous raconter plus sur cette partie là, je ne pense pas que ça intéresse les personnes qui ne sont pas mes collègues (à moins de trouver où je bosse mais je déteste qu’on me traque sur le net, je le répète).

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Ensuite débute la vraie soirée, celle où y a open bar et buffet dînatoire avec des petites animations comme « mets de la peinture sur ta main et pose la sur une toile, on affichera le résultat dans le hall d’accueil ». Ouais plouf ma main dans la peinture… Oh mon Dieu, j’ai vraiment une main minuscule… Avec Salima, ma super copine de bureau, on se suit
bien au niveau du bar. En fait, cette fille, elle est trop top. Genre quand je lui explique que j’avais pas le moral à cause d’une dispute qui m’avait pourri la journée, elle me sort « mais pourquoi tu m’en as pas parlé ? On serait allées fumer une clope pour que tu me racontes ». Quand la soirée s’éternise, elle me propose d’aller dormir chez elle « mais je peux pas, j’ai rien pour me changer !

– Oh, je te prêterai des fringues ».

Non mais sérieux, c’est pas adorable ? Et en plus, ce qui est top, c’est qu’on ne bosse pas du tout sur les mêmes projets donc aucun risque de s’énerver là-dessus. Royal. 

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Donc on boit (beaucoup), on mange (peu, la sucette chocolat-foie gras liquide a pas mal calmé nos appétits), on me présente des gens que je ne connais pas dont un ancien stagiaire très sympa et un gars très tactile. C’est aussi l’occasion de papoter très calmement avec ma manager (bien qu’on n’ait jamais eu à se parler nerveusement) « bon, ça va, je te
colle pas trop ? Je te saoule pas ? Je te pose pas trop de questions ? » « Oh non, et moi, je te rends assez compte de ce que je fais, tu as une bonne visibilité ? ». Oh mon Dieu, enfin un management qui a du sens, je suis tellement pas habituée… N’empêche que je travaille très sereinement du coup et je fais de fait un meilleur travail. Va falloir que je fasse un ou deux articles sur le management, c’est un sujet qui m’intéresse bien en fait.

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Bref, du champagne, du gâteau, des macarons, de la danse, un blind test, un mec qui me tient la jambe parce qu’il veut se positionner auprès de moi pour que je l’intègre à des opés et qui, pour un gay, a un gaydar totalement foireux. Le fait que mon gaydar est pourri aussi puisque sur les 3 gays que j’avais identifié dans l’open space, aucun ne l’est. J’apprends quelques petits potins, je bouge mon corps sur de la musique y compris les Black Eyed Peas mais uniquement parce que j’ai bu 5 ou 6 coupes de champagne sans trop manger. Non mais sérieux, les Black Eyed Peas ne sont-ils pas les pires usurpateurs du XXIe siècle ? Si. A 1h30, ne reste que le pôle Social Media sur la piste (ouéééééé) donc on se fait gentiment dégager, je rentre en voiture avec un collègue voisin, dodo, rideau. Le lendemain, je me suis réveillée, je crois que j’étais encore saoule. Autant vous dire que le vendredi n’a servi à rien, nous étions tous morts. 

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Mais c’est toujours amusant ce genre de petites sauteries, ça permet de mesurer où on en est vis-à-vis de sa boîte. Par exemple, les premières chez TGGP étaient top, j’ai séché la dernière. Dans ma dernière boîte, j’ai pas daigné non plus aller à la soirée de Noël. Je voulais y aller, j’avais acheté mon costume mais vu qu’ils m’ont annoncé la veille qu’ils ne me gardaient pas alors faire la fête avec eux, non… Là, je me suis bien amusée et j’ai même eu cette folle pensée : « cette boîte, je la kiffe ! ». Comme qui dirait, pourvu que ça dure.

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Rentabilisons la lose

Ces derniers temps, on ne peut pas dire que ma vie a été un long fleuve tranquille. C’est pas compliqué, en quelques mois, tout mon univers s’est écroulé, tout s’est accumulé à une vitesse hallucinante. A un moment, tu regardes le désastre autour de toi en te demandant ce qui a bien pu se passer et tu te dis que la seule chose à faire, c’est de hurler en s’arrachant les cheveux. Ou essayer de fabriquer quelque chose de toutes ces ruines fumantes. Après tout, comme on dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

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J’aime bien dire parfois que la vie est une pute. Ah ça, elle a su bien me faire perdre tous mes repères, me tendant d’un air compatissant mon tube de lexomil. Tiens, ma fille, drogue-toi, tu oublieras. Je dis non. Car la vie est en fait une perverse narcissique qui te gifle et te caresse en même temps, pour que tu la détestes autant que tu l’aimes. Tiens, je te retire ton boulot. Mais allez, pleure pas, je t’en donne un autre. Je suis quand même dans une situation assez folle où après un an et demi de déprime professionnelle, c’est aujourd’hui ma bouée, ce qui fait que justement, je ne touche pas (trop) à mon Lexomil. Faudra que je vous raconte ma soirée corpo d’ailleurs, seul truc sympa de la semaine dernière. Côté vie perso, par contre, ça vire au n’importe quoi. J’ai dû écouler mon stock de larmes de l’année, déjà. Hurler ? Non, rentabiliser.

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Quand je raconte mes péripéties, j’observe souvent les mêmes réactions : la mâchoire qui se décroche avec des commentaires du type « non ma pauvre ! ». Je comprends, hein… Je n’aurais pas moi même vécu tout ça, je n’y croirais même pas. Un vrai roman… Et là, tu me sens venir petit lecteur. Vendredi, dans un accès de grand ras le bol, je décide de
retourner la situation. Fini de pleurer, de me demander pourquoi. Le pourquoi, ça console pas de toute façon. Alors mon pourquoi, je me l’invente. Non, je ne subis pas tout ce bordel par hasard. La vie m’offre une occasion unique de rire de tout ce souk, de rentabiliser la lose. Je suis une héroïne de roman girly. J’ai beau ne pas les aimer, c’est un fait. Alors je prends ma meilleure arme : mon clavier. Et je commence à écrire. Sur mon iPhone pendant que je navigais un peu partout dans Paris car mon week-end fut chargé. Je suis à l’aube d’une nouvelle vie, d’une nouvelle construction. Ca fout la trouille mais c’est pas comme si j’avais le choix. Surtout que me lamenter planquée sous la couette en avalant des litres de glace au chocolat m’a toujours ennuyée. Et j’aime pas trop la glace au chocolat. Il faut bien vivre, se lever tous les matins pour aller travailler dans la joie et la bonne humeur donc faisons en sorte de transformer les choses en un truc
positif. Et si je m’en réfère à ma connaissance relative des comédies romantiques et autres séries gnan gnan, plus c’est la lose dans ta vie, plus il va t’arriver un truc cool, un truc de ouf qui va te faire sourire à la vie. Ca a beau être une garce sado-masochiste, des fois, elle peut te faire un cadeau sympa. Genre un boulot qui te réconcilie avec le monde du travail. Donc logiquement, si dans le milieu professionnel, on peut passer de galères en galères à un boulot qui nous va enfin bien, on peut légitimement penser que ça sera pareil dans d’autres domaines.

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Sauf que l’happy end, c’est pas pour demain non plus. Alors en attendant, je vais écrire. Un roman (semi?) autobiographique à la sauce cynico-rigolote parce qu’un pur roman girly, j’aurais pas envie de le lire alors l’écrire… Je vais tenter. Peut-être que ça me saoulera vite. Mais l’autre roman que j’avais entamé (4 pages…) était trop noir pour que je m’y repenche. C’est mathématique : quand t’as pas la moral, tu vas pas t’enfermer dans le noir pour aller mieux, tu vas au soleil. Ben là, pareil. Après tout, personne n’est mort, sourions à la vie tant qu’on peut. Ce sera plus agréable pour tout le monde, je suis chiante quand je passe en mode « la vie est une pute ». Mes pauvres confidentes en savent quelque chose.

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