Game of thrones : une saga bavarde

Quand j’écris, je me pose parfois la question : est-ce que je suis pas en train de trop parler ? Est-ce que cette scène où mes personnages font la révolution en sirotant un café ou débattent des limites de leur activisme, est-ce que vraiment c’est nécessaire ? Oui, ok, c’est le coeur du sujet mais n’est-ce pas too much, là ? Ne serait-je pas victime du syndrome Game of thrones, cette saga bavarde ?

Meera, bran et Benjen Stark dans la saison 6 de Game of thrones

Alors j’ai lu toute la saga, les 5 intégrales et j’attends la 6e de pied ferme, prête à la lire en anglais. Même si ok, j’ai vu la saison 6 donc j’ai été pas mal spoilée mais j’avais déjà deviné pour les deux gros rebondissements de la saison (enfin, ceux sur Jon Snow, pas celui à King’s Landing de l’épisode 9). Mais je dois avouer que la lecture était souvent looooooooongue, presque pénible. Bon, déjà, la version française est agaçante, j’avoue, très ampoulée. Mais surtout, Game of thrones, c’est quoi ? Des gens qui boivent du vin et caressent des putes en parlant de la guerre juste là dehors, de leurs complots et de l’amour. Oui, oui, vous allez me dire que j’exagère, qu’il y a quelques scènes d’action quand même, il se passe des trucs. Oui… entre deux bavardages. Non mais la preuve : qui est le héros de la saga ? Bon ok, y en a plusieurs, je vous parle de Tyrion. Le mec, il fait quoi ? Il parle. C’est tout. Oui, des fois, il baise mais sinon, il parle. On a aussi Arya qui passe son temps à réciter une infinie liste et Daenerys qui a 35 noms qu’elle balance à chaque rencontre. Pia pia pia.

Daenerys et Tyrion, héros d'une saga bavarde

Seulement, faire parler les personnages, ça permet deux choses : balancer tranquillou mémère quelques petites idées et vues sur la société, nos petites opinions l’air de rien (surtout quand tu écris un roman qui a pour base l’activisme) mais aussi donner quelques infos supplémentaires sur ce qu’il se passe, raconter de façon plus dynamique un point de récit, une connaissance qu’un personnage apporte à un autre. Les dialogues ne sont pas nécessairement inutiles mais ils donnent parfois le sentiment de remplissage. Surtout dans Game of thrones où les mecs sont tranquilles à picoler sous une tente pendant leur armée se fait étriller trois mètres plus loin (à peu près).

Activité n°1 de Tyrion : parler en buvant du vin

Et surtout les dialogues cassent parfois le rythme, terriblement. Alors qu’on veut savoir ce qu’il va se passer, que l’action monte et va atteindre son paroxysme… retrouvons Tyrion qui parle de baiser des prostituées en buvant du vin, une scène qui ne servira à rien, jamais. Et c’est peut-être là la clé : pour jauger l’intérêt d’un dialogue, je crois qu’il faut voir si le récit pourrait progresser tout aussi bien sans lui. Est-ce que cette petite brique que tu viens de poser, elle va un jour être utile ou c’est juste parce que tu veux que ta maison soit plus colossale ?

Art work de King's Landing par Charles Lee

Alors vous allez me demander pourquoi je continue à lire si je trouve ça chiant ? Parce que Georges R.R. Martin a été scénariste par le passé et ça se sent dans la construction de son récit et nous entraîne dans une relation quasi perverse : je te donne ce que tu veux, je te le reprends, je te donne, je te reprends… Mais en semant suffisamment d’éléments intéressants pour que tu aies envie d’aller plus loin. On pourrait presque comparer ça à un soap opera où tu as un cliffhanger à chaque fin d’épisode et tu es obligé de revenir le lendemain pour connaître la suite. Si je compare à la saga de l’Epée de Vérité, par exemple, la fin est la fin, on a une histoire majeure par roman et assez peu de “revenez pour la suite, c’est pas fini” (sauf entre le 4 et le 5, pour le coup). G.R.R Martin, c’est le mec qui t’assomme pendant les ¾ du roman pour réveiller ton intérêt à la fin et tu ne veux plus qu’une chose… Lire la suite. En anglais parce que la traduction française arrivera trop tard. Enfin, si l’intégrale 6 vient un jour…

Georges R. R. Martin et la sortie du prochain Game of thrones

Oui bah quitte à être à la bourre, autant en faire un meme

Mais j’en ai pas fini avec Game Of thrones car je trouve cette oeuvre extrêmement intéressante à étudier en tant que “écrivaine”. Même si ma saga à moi en est toujours à la page 2.

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On regarde la télé pour détester

Depuis maintenant 2 ans et demi, je vis sans télé. Ca a commencé par une télécommande cassée, une flemme de s’en occuper et une découverte des Youtubeurs, le tout couplé à un petit copain très peu fan de la petite lucarne également. Nous passons désormais nos soirées à regarder la production de nos Youtubeurs préférés, pas mal de séries et parfois, des films. Mais parfois la télé revient inopinément dans ta vie et là, tu hallucines : en fait, on regarde la télé pour détester, c’est ça ?

Yann Barthes sur le plateau du Quotidien, lance une vidéo où il répond à Cyril Hanouna de TPMP

31 décembre, 23h et quelques, je fais le réveillon chez mes parents parce que j’aime pas faire le réveillon donc j’étais ravie de m’échapper de Paris pour ne pas être obligée de faire un truc jusqu’à 7h du matin. Après un petit gueuleton 4 étoiles et un DVD des Chevaliers du Fiel parce que Victor doit prendre une bonne dose de sud ouest avant de repartir (ohé, ça va, moi, j’ai dû regarder Plus Belle la Vie chez sa mère qui vit dans le sud est), il nous reste quelques instants avant minuit, mes parents décident donc de passer sur la télé pour ne pas louper le décompte. On tombe d’abord sur France 2 avec Patrick Sébastien et son plus grand cabaret, ma mère hurle et zappe. Nous voici donc sur TF1 pour une émission dont je n’ai absolument pas compris l’intérêt. Je vous raconte un peu : y a Nikos Aliagas à Disneyland et il reçoit des people en pleine campagne promo par paire et ils balancent tous vite fait une playlist de chansons qu’ils aiment bien. En gros la playlist apparaît et si les artistes ont chanté ladite chanson sur un plateau de TF1 un jour, pif, on a droit à un extrait de 10 secondes… Aucun intérêt, oui, c’est tout à fait ça.

Emission du réveillon sur Tf1 : Nikos Aliagas reçoit Tal et Amir à Disneyland

Ah par contre, ma mère m’a étonnée, elle connaît Amir… Mec que je connais moi car twitter s’est moqué d’Elodie Gossuin et son houhouhou. Je suis trop connectée

Comme ma mère commençait à tout critiquer “il est nul ce Nikos, pfff”, “c’est qui cette moche ?”, “c’est nul ce qu’elle chante !” “Ah il manquait plus que la Jenifer, là, elle est toujours en train de montrer ses aisselles celle-là!” (je cherche encore l’histoire des aisselles, je vous tiens au courant), je saisis la télécommande pour mettre autre chose mais là “non mais laisse, j’aime bien le truc des chansons, là…”. Et là, la vérité terrible fond sur moi : en fait, on mate juste la télé pour dire du mal. Et ma mère est totalement là-dedans. Non parce que ma mère, quand la télé est éteinte, elle est beaucoup plus civique, charmante, beaucoup moins… la réincarnation d’un des vieux du Muppet Show.

Les deux vieux du Muppet show

Il y a quelques années, je confessais un certain goût pour la merdophagie qui laisse encore quelques traces. Je n ‘ai plus la télé donc loin de moi toutes les sitcoms, telenovelas et autres soap operas dont j’adorais me moquer (parce que cible hyper facile), me reste parfois une petite affection pour les nanards. Mais même si je n’ai plus la télé, j’ai toujours une vague idée de ce qui se passe car… Twitter ! Hé oui, quand je viens mater mon fil d’actu le soir, j’ai le résumé de tout ce qu’il se passe à la télé et en général… vous n’aimez pas ce que vous regardez et vous daubez bien dessus. Oui, j’ai fait pareil dans le temps et la question reste : mais pourquoi on fait ça ?

Le bachelor, Diane et Marco s'embrassent à Paris

J’aimais bien basher le Bachelor mais juste parce que les ficelles étaient trop grosses

Peut-être est-ce par paresse ? Regarder une émission conne et critiquable nous rend notre cerveau tout disponible pour coca, j’aime appeler ce genre de programme des “jacuzzis du cerveau”. Sauf que bon, quand je regarde un reportage, ça ne me fatigue pas intellectuellement, j’apprends des trucs certes distraitement et il est possible que j’en oublie la moitié mais ça marche quand même. De la même façon, je peux regarder un film profond ou haletant (un thriller nécessite de réfléchir, quand même, c’est une sorte de réflexe, on tente pendant deux heures de remettre les pièces du puzzle) sans m’évanouir de fatigue… En fait, je trouve très regrettable qu’on associe “pas prise de tête” avec médiocre.

regarder la télé pour détester, jeune femme assise entre deux téléviseurs, années 50

Est-ce par manque d’envie de faire autre chose. On zappe, on mate, y a rien de bien, on met la première connerie qui passe histoire de s’occuper en attendant le coucher ?

Une jeune femme s'ennuie devant la télé et grignote des chips

Ou est-ce par une sorte de mesquinerie ? Une sorte de miroir déformant qui, par écho, nous rend plus intelligent, beau et intéressant. Je veux dire quand on voit à la télé une fille expliquer le plus sérieusement du monde qu’il ne peut pas y avoir qu’une lune et que la lune, c’est pas un satellite car il n’y a pas d’antenne, le seul plaisir qu’on peut ressentir sur le sujet, c’est un “mimimi, je suis intelligente, moi, je le sais, ça !” Ouais te la pète pas trop non plus parce que…
Qui veut gagner des millions, le public pense que c'est le soleil qui gravite autour de la terre

Mais merde !

Bref, et si la télé, c’était juste un catalyseur pour la méchanceté humaine ? Un besoin de se défouler, de dire du mal de Nikos et ses amis ? Ce qui expliquerait le succès des shows médiocres comme les Chtis, Secret Story et tout ça ? Après tout, est-ce que parfois, j’ai pas la tentation de mater des replays de conneries juste pour laisser ma plume acérée s’exprimer sur les réseaux sociaux parce que, oui, j’aime tordre les récits de sitcoms plates pour en faire quelque chose de drôle… et j’avoue que certains tweets sarcastiques me font marrer alors que je ne regarde même pas le show en question… Mais quand même, est-ce vraiment ça qu’on est censé attendre d’un medium qui pourrait nous apporter tellement plus ?

 

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Quoi ? On ment sur les réseaux sociaux ?

La semaine dernière, l’univers des réseaux sociaux a subi un véritable séisme : Essena O’Neill, star d’Instagram, a fait une terrible révélation : tout n’est pas si rose au pays de la photo de smartphone refiltrée. Et oui, on peut être star d’Instagram, chut. Essena a poussé un cri du coeur : “non, les réseaux sociaux, c’est pas la vraie vie”. Mazette, quelle révélation !

Ceci est une pause tout à fait naturelle

Ceci est une pause tout à fait naturelle

Il y a un bon paquet de temps, j’ai eu pour ambition de rédiger quelques articles appelés “mise en scène du soi sur les réseaux sociaux” parce que oui, tout est orchestré pour faire un peu rêver. Je veux dire, qui irait sur les réseaux sociaux si c’était pour voir la gueule des autres au réveil ou pour lire des “aujourd’hui, il ne s’est rien passé” ? Les réseaux sociaux, c’est le plus grand soap opera du monde : du rire, des larmes, des grossesses (beaucoup, d’ailleurs, mon entourage ne semble pas concerné par la baisse des naissances en France, j’ai presque plus vite fait de faire la liste de mes copines pas enceintes que celles qui le sont…), des mariages, des ruptures, de la violence… Un vrai cocktail d’émotion brute… ou presque.

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De temps en temps, je cause avec mon ex, Guillaume 1er, qui m’explique qu’il refuse d’aller sur Facebook parce qu’il veut pas que le géant américain sache tout de sa vie. Je peux comprendre qu’on se soucie de l’utilisation de ses données personnelles et de la protection de sa vie privée mais… on n’est pas obligé d’absolument tout partager non plus. Sur mon Facebook perso, peu de publications : mes voyages, quelques instants heureux, quelques articles plaisants. A la limite, mes likes et mes commentaires doivent en dire bien plus si on les cherche : “Bonjour, je suis féministe et gauchiste, je me sens d’humeur à expliquer aux machistes et xénophobes à quel point leur vision de la société pose problème”. En gros. Brut de pomme de décoffrage* la meuf. Et je me dis que mon vrai moi devrait un peu se calmer sur le sujet car on ne sait jamais qui lit la conversation et qui pourrait retenir mon nom en négatif. Genre le recruteur d’une trop super boîte où je pourrais postuler un jour, on ne sait pas. Mais voilà, sur mon vrai moi, en ce que je poste, y a pas grand chose sur Facebook et sur Twitter et LinkedIn, je suis insupportable de fayotage en mode “HE SALUT JE SUIS L’ACTU DES RESEAUX SOCIAUX, T’AS VU ?”

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Infographie piquée à Jérôme Deiss

Oui, on pose sur les réseaux sociaux, bien sûr qu’on pose sur les réseaux sociaux. Matez le profil de n’importe lequel de vos amis, vous noterez que les photos les moins avantageuses sont postées par les copains qui ont eu le taggage vache. Enfin, si la personne a eu le courage d’assumer… J’avoue sans honte m’être détaggée de photos où j’étais vraiment horrible, surtout celles datant des prémices de mon adolescence… Pour le reste, belles photos avec du sourire en veux-tu, en voilà, des cheveux shiny, un corps environ parfait, un lieu paradisiaque.

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Oui, on met en scène, quelle surprise ! Sur mes réseaux professionnels, je sélectionne les infos que je diffuse en fonction de l’image que je veux donner de moi. Lorsque je cherchais à quitter ma précédente boîte, j’avais envie de tenter l’aventure du côté du paid et du RTB et relayais de nombreux articles sur le sujet sur mes réseaux. Aujourd’hui, j’essaie de construire quelque chose autour de la data et de l’e réputation donc… Et j’évite de publier mes résultats à Candy Crush ou 2048 parce que non, ça ne donne pas une image de fille brillante qui résout des casse-tête mais plus une fille accro à son mobile (qui serait bien foutue de tenter de battre son record en réunion et de nous pourrir le Facebook avec ses invitations à jouer pour gagner des vies). Je ne comprends pas l’aspect révolution de ces révélations. S’il est drôle de voir les photos retouchées en mode “je fais genre que je passe un bon moment alors que j’ai posé pendant 3h dans le froid”, je ne vois pas qui est vraiment naturel sur ces réseaux sociaux. On ne poste pas gratuitement, jamais, il y a toujours un but… et celui-ci est quand même dans 75% du temps de donner une image de soi. Les 25% restants sont partagés entre la râlerie et l’envie d’expliquer à un inconnu qu’il a tort (je plaide complètement coupable).

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Parfois, j’ai envie de créer un compte “la vraie vie nulle de *pseudo à trouver*” justement pour illustrer le fait qu’on ne poste jamais rien par hasard sur les réseaux sociaux.

* Expression honteusement volée à Tutotal

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Les sites de rencontre nous pervertissent

Il y a 10 jours, petite pause dans l’hystérie de ma semaine, je jette un œil sur Twitter et voit quelqu’un ricaner sur un article des Inrocks évoquant la culture du plan cul qui prend ses aises en France. Heu… Je voudrais pas vous choquer les gars mais le plan cul, c’est pas nouveau nouveau comme concept. Je pense que dans les années 80, déjà, VSD et autres titres putassiers devaient déjà réaliser des enquêtes sur ce nouveau phénomène qu’est le plan cul. Phénomène qui n’avait lui-même rien de nouveau à l’époque non plus. Pour moi,la réelle évolution n’est pas dans une certaine libération des mœurs mais plus dans la prise de parole autour de ça. C’est mieux assumé, moins amoral même si de grands intellos masculinistes considèrent qu’une femme qui se donne sans Amour et sans espoir d’être fécondée par ledit monsieur sont de grosses putes vérolées. J’y reviendrai tiens.

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Cet article, outre qu’il doit bien avoir 40 ans de retard, se permet en plus de distribuer les responsabilités, nous rappelant insidieusement que baiser sans Amour, c’est mal. Premier coupable de notre récente  (hmmm) perversion : les sites de rencontre ! Mais oui, à peine est on inscrits dessus qu’on se transforme automatiquement en prédateurs sexuels en recherche perpétuelle de chair fraîche. Ouiiiiiiiii ? Alors qu’avant, tu comprends, les gens ne cherchaient que l’amour parce qu’ils n’avaient pas le choix (c’est vrai, le Minitel ou les petites annonces, sans parler des différents bals et orgies n’ont jamais existé, c’est faaaaaaaaux !) mais depuis que l’on a désormais autant de choix, on se sent obligé de tout goûter. Noir ou blanc, petit ou grand, sec ou rond, jeune ou vieux, homme ou femme. Venez tester, venez vous amuser ! Qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir, madame ? Ce délicieux monsieur aux couleur caramel ou un petit trio pour entamer la semaine sur une note d’audace ?

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Oui… Mais non. La quête d’un partenaire varie déjà d’une personne à une autre. Quand je me suis inscrite sur un site de rencontre la première fois (et les fois suivantes), c’était avant tout pour tromper mon ennui. Avoir de nombreuses conquêtes m’a permis de prendre confiance en moi, multiplier les expériences, rencontrer des personnes intéressantes (aussi). Certes, le rythme s’intensifiait dans les périodes où je n’allais pas très bien et que j’avais besoin de ne pas penser. Je pense que je n’ai jamais autant baisé que durant mon chômage et quand je bossais chez Pubilon. Ca, c’est mon cas. A côté, j’ai des ami-e-s qui cherchent un partenaire de vie et ce très sérieusement. Après tout, les sites de rencontre comme les bals populaires d’antan sont avant tout un carrefour où se rencontrent les âmes esseulées. Il peut en naître de l’amour, du sexe, de l’amitié… ou éventuellement un moment gênant.

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Et puis, pardon mais ça veut dire quoi cet article ? Savais-tu, cher journaliste réac, qu’on pouvait tout à fait trouver l’amour sur un site de rencontre même si on ne dit pas non à quelques jeux sexuels de temps en temps. Sais-tu qu’on peut aimer le sexe, avoir envie de s’amuser mais, si on rencontre une personne qui nous intéresse, on a aussi la possibilité de cesser tout jeu de séduction avec les premiers venus pour tenter l’aventure avec celui ou celle qui nous fait battre le coeur ? Est-il impossible de trouver l’amour si on le cherche ? Une fois que l’on s’est adonné au plan cul, sommes-nous condamnés à ne plus être “dignes” d’amour ? Non. Peut-on réellement affliger ce type de raisonnement digne d’une adolescente de 15 ans dans un soap en 2015 ? Non mais pitié…

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Le Annette Gate

Je ne pouvais passer sous silence le drame qui secoue ce petit univers dont je suis experte : les sitcom AB. Que se passe-t-il encore, allez vous me dire en soufflant par le nez ? Et bien accrochez-vous à vos slips, je vais péter votre adolescence : Annette et Roger couchent ensemble.

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Bon, pour ceux qui n’ont que des souvenirs brumeux de Premiers Baisers (ou qui s’en foutent), je fais un petit rappel du contexte. Au début, Annette est la meilleure amie de Justine, clairement amoureuse de M. Girard, père de la dite Justine, etce durant tous les épisodes, y compris une fois devenue adulte. Sauf que pendant ce temps là, Annette est venue s’installer chez les Girard et est finalement devenue un peu leur Xe fille (vu qu’ils ont aussi recueilli une paire de jumelles hystériques et une cousine niaise). Donc le mec, il a hébergé la demoiselle pendant 5 ans et là… il couche avec. IL COUCHE AVEC ! Malaise.

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La question est « pourquoi en est-on arrivé là ? ». Bon, vu qu’Hélène est censée se marier (oui!), fallait bien sortir Roger, la Marie (mère d’Hélène et Justine) ayant disparu en mer, hop, dégage la MILF. Et comme Azoulay nous sort tous les fantômes du placard (genre Chloé, la 3e soeur disparue des radars pendant 20 ans et qui revient l’air de rien. Par contre, tous les sales gosses que nos joyeux amis ont généré sont tous retournés dedans. Les sitcoms, c’est comme les soap operas, les gosses, ça fait chier), il décide d’en terminer avec la relation la plus incestuo-ambiguë de la télé française. Et voilà Annette et Roger dans le même pieu. Et je vous avoue avec une pointe de honte que voir les deux acteurs s’embrasser, ça m’a foutu un poil mal à l’aise. Et c’était pas lié à la vilaine tapisserie…

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Pourtant,en un sens, c’est logique. Pendant ses jeunes années, Annette s’est souvent posée en compagne asexuée de Roger, bien plus que Marie trop occupée à bosser et à flirter avec son patron, gratifiant son cher époux de baisers mais point de conversations. En fait, Roger et Marie, leur vie, c’est un peu « dès que nos 35 filles quittent la maison, on essaie de s’envoyer en l’air mais y en a toujours une qui revient alors on rigole en secouant la tête ». Alors qu’Annette s’occupait de Roger avec passion et autoritarisme. Même quand elle était en couple, M. Girard restait sa priorité absolue. Jusqu’au couple malsain qu’elle forme avec Paul : vivant toujours chez les Girard (tranquilles), la Annette continue de baver sur Roger tandis que son compagnon Paul n’est pas insensible aux charmes de Mme Girard. Imaginez un peu les partouzes que ça aurait pu donner… Puis Annette trouve un mec au détour d’une partie de poker et quitte Paris pour le suivre à Katmandou, non sans des adieux déchirants à M. Girard.

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Et là, 15 ans plus tard (… je me sens vieille), pof, la voilà qui se réveille dans le même lit qu’un M. Girard nu. Ils ont fait du sexe. ILS ONT FAIT DU SEXE BORDEL !! Mais comment c’est possible. Bon, elle, elle a jamais tout à fait résolu son Oedipe vis à vis de lui, okayyyy mais lui, il l’a élevée pour ainsi dire, il l’a vue tous les matins pendant 10 ans en train de deviser avec sa fille cadette des histoires de Jérôme, de Luc et de Joël…Mais au-delà de ça, je suis ébahie par le buzz que ça génère, tous les journaux peu sérieux font un petit article sur le sujet. Oh merde, quel coup de maître ! J’aurais jamais cru… Non parce que bon, c’est une série qui passe sur TMC et pas Joséphine Ange Gardien suivie par des millions de gens… Mais c’est un peu notre adolescence qui s’effondre. Je veux dire pendant toutes ces années, on nous a vendu un monde un peu niais et parfait où les gens s’aiment et où les méchants ne le sont pas tant que ça. Petit à petit, ce mignon petit monde s’est désagrégé. L’infidélité a toujours eu sa juste place, les coups de putes pardonnés au nom de l’amitié mais les méchants commençaient à être juste méchants tandis que les cuisses s’écartaient de plus en plus vite, les bonnes grosses séances de baises dans tous les sens, jusqu’à ouvrir la porte au saphisme (mais point de couple gay, faut pas déconner). Et là, là, l’innocent M. Girard profane la grotte d’Annette dans une chambre à la tapisserie immonde. Fin totale de l’enfance : même le gentil monsieur qui t’a élevée et écrit des séries niaises t’arrachera un jour ton string avec les dents.

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Jean-Luc Azoulay, c’est un peu le grand frère méchant qui te balance un jour dans la face que le Père Noël n’existe pas. En attendant, chapeau l’artiste, fallait trouver l’idée pour faire parler de la série (le mariage d’Hélène et la reprise de sa vie sexuelle après 10 ans d’abstinence n’intéressant que peu de monde).

 

PS : La dernière photo a été piquée aux sitcomologues, des gens bien. Même que tiens, si tu veux en savoir plus sur le Annette gate, clique donc !

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Marotte culturelle

T’ai-je déjà parlé, cher lecteur, de mes obsessions culturelles ? Je crois pas non… Donc si tu es un peu attentif, tu dois te douter que je te parlerai de mes obsessions culturelles. Si tu n’avais pas capté, je t’invite cordialement à te prendre un petit café.

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Je me considère souvent comme une pique-assiette de la culture, je sais des tas de petites choses mais y a des sujets où j’ai de grosses, d’énormes lacunes. Voire une connaissance du sujet qui se mesure limite en négatif. Je picore, je picore et un jour, sans raison particulière, un met culturel excite mes papilles intellectuelles plus que de raison et je décide de me plonger à fond dans le sujet. Une nouvelle obsession culturelle est née.

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Ça peut être tout et n’importe quoi. J’ai eu ma période légendes arthuriennes (bien avant la sortie de Kaamelott), ma période Moravia, Barjavel, Extebarria, mes récurrentes envies de culture russes ou italiennes… Des fois ça passe vite, des fois ça reste assez solidement. Ce qui me permet au passage de m’adonner à l’un de mes pires vices : l’achat compulsif. Ben oui, des que je rentre dans une librairie, la carte bleue me démange, c’pas ma faute… Et encore, je ne fais plus de tour au rayon CD ou DVD, ouf !

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Mais j’aime bien me passionner pour un truc, fureter les rayons réels ou virtuels à la découverte d’un nouveau livre sur mon sujet du moment, regarder un film ou une série sur le sujet s’il y a… Par exemple, en 2013, j’ai deux marottes qui se dessinent :
– le surnaturel : alors origine de cette nouvelle marotte : Supernatural, justement. Ils le diffusent sur CanalPlay infinity et comme Jensen Ackles figure en bonne place sur ma liste des crushes people, je me suis fait plaisir. Force est de constater que je ne connaissais en fait pas du tout la série et je découvre alors que c’est pas juste l’histoire de deux frères bonnasses qui tuent des esprits et démons mais qu’il y a une trame un peu plus riche avec la guerre des anges, démons, tout ça. Or au tout début des années 2000, voire même un peu avant, j’étais une accro de ce genre de trucs. Je lisais des mangas avec plein d’anges dedans, j’avais lu plein de trucs sur les anges et les démons, une semi pro d’angéologie et de démonologie. Même que j’avais écrit pas moins de 3 romans avec des anges et des démons dedans. Aucun de ré exploitable en l’état je pense mais bon… Et même quand j’était plus petite, jeune ado, j’étais accro au mystique, je regardais avec passion toutes les émissions sur le surnaturel (on n’a jamais fait mieux que Mystères), lisais beaucoup sur le sujet. Là, j’ai envie de m’y remettre. Parce que finalement, étudier le surnaturel, ce n’est finalement rien de plus que de se pencher sur la mythologie puisque nos religions ont finalement repris dans l’ensemble nombres de mythes païens réadaptés à leur sauce.

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– Batman. Oui voilà. Il y a quelque chose qui me fascine chez Batman : comment est-on passé d’un sympathique super héros en tenue mauve qui castagne en ziwiiiiii kaboomm plaf ! Au super héros super dark que t’as pas super envié de croiser la nuit dans la rue, même quand t’as rien à te reprocher. Et accessoirement pourquoi Bruce Wayne est un mec aussi chiant (bien que je dois avouer que j’aime assez le parti pris de Nolan de Wayne qui joue le milliardaire alcoolo connard flambeur pour mieux dissimuler son double jeu) et transparent. Du coup, j’ai commandé l’encyclopédie Batman pour en savoir plus. Et si je la trouve bien, je passerai sur Superman, d’autant que je compte bien aller voir The man of the steel, le nouveau Superman. J’ai jamais trop aimé ce Super Héros, beaucoup trop lisse à mon goût mais y a Henry Cavill dedans, un autre de mes top crushes people.

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Ça va déjà bien m’occuper quoi. Mais vous commencez à me connaître : j’ai dans mes marottes une incroyable inconstance. Alors peut-être que demain, je vais me passionner pour autre chose, je vais peut-être me piquer d’architecture, d’histoire de la mode, de philosophie ou de développement personnel… L’avantage des marottes, c’est qu’on peut picorer à l’infini sans risque d’indigestion. Enfin pour moi parce que je sens que ma marotte telenovelas en 2012 à plus saoulé que passionné mon public. Quoi que faudra que je vous en reparle tiens. Et vous plaignez pas, ça fait longtemps que j’ai pas parlé Ab production et soap opéras !

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Plus belle la vie, la série über progressiste

Je l’avoue, je ne suis que peu la série Plus Belle la Vie, essentiellement parce que je suis rarement chez moi à 20h en semaine. J’essaie de comprendre qui est qui et qui fait quoi mais arriver 8 ans (je crois) après le début de l’histoire, c’est coton pour tout comprendre. Surtout que j’aimerais savoir qui a eu la géniale idée d’appeler les Dupond et Dupont de la série « Jean-Paul » et « Jean-François », comment tu veux que je les confonde pas !


Je ne vais donc pas m’adonner à mon vice, celui de me moquer des séries car je n’en sais pas assez, je n’ai que des bribes d’histoires, des anecdotes pas très parlantes. Bien que je me demande avec qui l’actrice qui fait la serveuse n’a pas couché pour être cantonnée à un rôle de dépressive n’ayant plus dans sa vie qu’un chien. Dur. Donc passons sur les scénarii rocambolesques (il s’en passe des choses à Marseille dis donc) pour en venir quand même à un truc que je tiens à saluer : Plus Belle la vie est progressiste. Et je vous illustre ça :
L’amour intergénérationnel
Dans Plus Belle la Vie, l’amour transcende les âges. Des histoires que j’ai suivies, Blanche se tape le fiancé de sa fille Johanna puis Estelle l’esthéticienne qui va rouler des pelles au vieux propriétaire de la compagnie de ferries mais je ne me souviens pas du tout de son nom. Là, y a rien de bien incroyable, passons donc à la suite.


Les couples mixtes
Là, déjà, on est un peu plus dans le progressiste : contrairement aux soap opéras américains, ça se mélange sec entre personnes d’origine ethniques différentes. On a par exemple Estelle(toujours l’esthéticienne, oui) et Jawad, Abdel (je crois. Je retiens pas son nom mais je le laisserais bien faire me faire du bien) et Barbara, Jean-Paul et Samia, Laurence et le docteur dont j’ai oublié le nom… Une des principales héroïne a un enfant métis… Bref, l’origine ethnique n’est pas une barrière et ça, c’est une putain de nouveauté sur ce type de programmes.


Les couples homos qui ont même des enfants
Il y a aussi des gays dans Plus Belle la vie. Y a le barman, déjà, qui a au passage une coiffure épouvantable. Bon, il a un côté Diva Passiva un peu fatigant, ça fait très « la pédale clichée » mais son compagnon, par exemple, est docteur. Et a adopté un enfant avec son ancien compagnon. Bon, ça se passe mal là parce que si j’ai bien tout compris, son ex ne veut plus que le docteur voit son fils car il n’a pas digéré la rupture. Mais le gamin, ado maintenant, n’est pas traumatisé par l’homosexualité de ses pères (mais plus par les relations conflictuelles entre eux mais comme tous les gosses de cette série vu qu’ils divorcent tous. Ceci étant, il doit être beaucoup plus équilibré que les enfants Newman qui n’arrêtent pas de se marier avec les exs de leurs parents et vice et versa d’ailleurs. Va comprendre…).


Une série où les ethnies se mélangent, les homos s’aiment et élèvent des enfants, je veux pas dire mais c’est quand même pas partout, surtout dans les séries françaises. Vous imaginez Julie Lescaut se faire trousser par Mouss Diouf sur son bureau, vous ? Si je reprends deux univers de série phare, c’est quand même pauvre en homosexualité et mixité …


Sous le Soleil : Jessica a beau avoir adopté un enfant noir, y a pas des masses de « minorités visibles » dans le lit de nos héroïne. Y en a bien une qui a une aventure avec un gitan (la même Jessica je crois) mais en dehors de ça, c’est blanc, blanc, blanc… Et pour les gays, y a bien eu le mec qui était d’abord le prétendant de Laure avant de découvrir qu’il était son frère alors on peut se demander si, dans la tête des scénaristes, son homosexualité n’est pas née de l’inceste qu’il a quasi commis (ils ont juste fait des bisous (je crois)).


L’univers AB : alors là, je maîtrise mieux. Côté gay, à part quelques personnages dont la sexualité est finalement peu exploré (Gérard des filles d’à côté qui finit hétéro en fin de compte), la seule question de l’homosexualité ressort surtout dans les histoires de cul des super nymphos (Audrey, Hugo et surtout Ingrid, la mante religieuse ultime). Quant aux couples mixtes, déjà, dans les premières années, on n’a même pas de Noir ou d’Arabe dans les séries. Puis vint le Miel et les Abeilles avec l’incroyable couple Marie (petite blanche bourgeoise) et Giant Coocoo, noir…et nain ! Mais les acteurs n’ont jamais échangé un baiser… On a ensuite un couple mixte dans une sitcom méconnue « L’un contre l’autre ». Dans Hélène et les garçons et ses avatars, Nathalie se tape un beau métis américain (mais plus par loi mathématique ou les 1 seuls se mettent forcément ensemble) puis blanc, blanc, blanc (même quand ils vivent dans les Antilles, ils côtoient quasi aucun Noir à part quelques figurants) puis ils nous sortent un Sri Lankais de nulle part qui sert d’hébergement à Hélène et Jeanne quand elles sont en galère avec Nicolas mais lui aussi aura sa petite blanche… Crystal, une prostituée.


Bref, je suis vraiment pas une spectatrice assidue de Plus Belle la Vie et vu que je comprends rien quand je tombe dessus, ça m’encourage pas… Puis je m’en fiche un peu en fait. Mais en ces temps de climat nauséabond où le racisme et l’homophobie s’assument sans complexe, voir un peu de mixité et d’homosexualité sans avoir l’impression que c’est juste pour un « alibi minorités visibles et tolérance », c’est déjà pas si mal

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Tous érotomanes ?

J’ai un don dans la vie : celui de trouver les pathologies psys de mes entourants (j’ose pas dire proches car en général, ces gens là, je les maintiens loin). Oh, un mytho ! Oh, un pervers narcissique ! Oh, un futur serial killer ! Non, je déconne pour celui là… Enfin, j’espère. Et récemment, j’en ai trouvé un nouveau : l’érotomane.
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Situation : une personne de mon entourage confond politesse et signe évident de désir de l’autre pour elle, au point qu’elle se met elle-même à désirer celui qu’elle soupçonne de fantasmer sur elle. Vu que le schéma se reproduit systématiquement, je pense pathologie. “Oh, il me parle, c’est donc qu’il m’aime !”. Oui, ok, je dis souvent ça mais moi, je le dis ironiquement. Bref. Sauf que j’y repensais en me lavant les mains après avoir fait mon petit tour dans une pièce intime de l’open space et je me demandais si, dans une moindre mesure, nous n’étions pas tous un peu érotomanes.
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Situation, fictive cette fois ci mais on comprendra mieux : dans mon entourage arrive un bel homme que nous nommerons Paul parce que ça claque un peu, ça fait héros de soap opera (hmmm). Donc Paul est beau et brillant tant qu’à faire et j’ai bien envie de lui montrer ma culotte et surtout ce qui se trouve dedans. Seulement avant de montrer mon pussy à un mec, je préfère m’assurer qu’il est consentant, j’ai pas envie de la jouer à la DSK (présumé innoncent, il faut le rappeler). Donc je guette les signes. Son sourire me paraît appuyé, là. Puis si je mesure son temps de parole avec tout la gent féminine de notre entourage, il a parlé en moyenne 2.22 mn de plus avec moi qu’avec toutes les autres filles, Juliette la canon incluse. Et il m’a tenu la porte, si c’est pas un signe qu’il veut étudier mon épilation pubienne de près, hein…


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Dans les faits, Paul est naturellement poli (la porte), souriant et ce n’est pas qu’il parle plus avec moi qu’avec les autres, c’est surtout moi qui lui adresse la parole et il me répond. Bref, j’interprète des faits totalement anodins à ma sauce pour me persuader que mon crush est réciproque. Reste donc à passer à l’abordage. Et grâce à mes signes infaillibles, je me prends dans la tête que Paul est maqué, gay ou très intéressé par Juliette mais il n’ose pas lui parler car elle l’intimide. Cet article démontre donc que le temps de parole n’est PAS un indicateur sûr.

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Evidemment tout est question de proportion. Si je me suis mise en tête que Paul était intéressé par ma personne mais que ça ne va pas plus loin, je vais vite me remettre en selle. Est-ce pour autant de l’érotomanie ? Evidemment, quand nous sommes sous l’emprise d’un crush, on a toujours l’impression que c’est réciproque. Enfin, je crois. Disons qu’on
préfère penser que le comportement de Paul va dans notre sens, ça met de bonne humeur, les petits papillons dans le ventre, tout ça. La limite est dans l’obnubilation. Je m’amuse à croire que je lui plais autant qu’il me plaît, j’en suis pas encore à choisir le prénom de nos enfants.
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Mais surtout je ne tombe pas amoureuse d’un mec uniquement parce qu’il semble s’intéresser à moi. N’est-elle pas là, la véritable érotomanie. Dans certte situation, Paul ne me plaît pas forcément de prime abord mais j’ai la sensation qu’il est particulièrement souriant avec moi, il me tient la porte et me parle plus qu’à cette pétasse de Juliette. Donc il est intéressé par ma personne. Donc soudain, il me plaît et je vais me mettre en tête qu’il est à moi. Et si je me prends un vent, c’est un con-nard. Pauvre Paul.


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La phase de séduction, finalement, ce n’est bien qu’une fois qu’on a conclu et qu’on s’en souvient avec une douce nostalgie.


PS : Je viens de découvrir Paul Walker, je n’ai aucune idée de qui il s’agit précisément mais il est quand même bien appétissant (même si j’aime pas trop les muscles trop dessinés)
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Le complexe de la sous-culture

Ceux qui me lisent depuis la naissance de ce blog auront peut-être noté une légère évolution sur un point. Non la disparition de mes récits sexuels, je parle de culture. Voyez pas ? Simple : je suis officiellement décomplexée de la sous-culture. En somme je n’ai aucune honte à dire que j’écoute de la musique hypra formatée, à lire du Guillaume Musso dans la rue, même si je trouve ça très mauvais, et
je suis très fière de voir les vingtenaires cités sur le blog des sitcomologues, je savais que mes nuits blanches devant AB ne seraient pas vaines. Je ne ressens aucune honte, non. Parce que, tout simplement, je n’ai rien à prouver à personne.

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Pendant longtemps, je n’ai mis en avant que ma haute culture, cachant le fait que j’étais une fan absolue de Sunset Beach par exemple. Alors qu’aujourd’hui, je revendique haut et fort le droit de mater des soaps, alors même que je ne peux plus en voir aucun pour cause de vie professionnelle. Même si on peut voir la plupart sur TF1 et France 2 replay. Mais j’ai pas trop le temps et surtout, je ne sais plus bien qui est qui et où on en est. Non c’est vrai quoi, par exemple, dans Amour, gloire et beauté, en ce moment, Taylor, elle est morte ou pas ? Oui, elle passe son temps à mourir pour de faux, c’est épuisant. Mais là n’est pas la question, je m’égare.

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Donc la sous-culture. Les gens qui se sentent toujours obligés de ne s’adonner qu’à la Culture avec un grand C et en parlant avec le nez froncé (alors même qu’ils ne se sentent plus péter, c’est curieux), ça me gonfle. Attention, je ne dis pas qu’on n’a pas le droit de ne pas aimer la sous-culture, je comprends aisément qu’on ne soit pas sensible à la musique d’une Lady Gaga ou d’une Rihanna, qu’on crève d’envie de jeter le bouquin de Musso par la fenêtre du TGV (ça, c’est moi), qu’on refuse l’idée d’aller voir un blockbuster au cinéma. La
question n’est pas là. Ce qui me gonfle, c’est qu’on refuse même de s’y pencher 5 mn. Non mais j’ai lu un Musso pour me faire une idée, merde (tu le sens mon gros traumatisme !). Ce n’est pas de la culture, c’est de la curiosité, c’est sain.

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Au dela de ça, je me demande toujours si cette posture d’hyper culture, en opposition à la sous-culture, n’est pas un réflexe pour cacher un complexe. Voyons un peu ça de près. Pendant longtemps, j’ai eu du mal à dire « je ne sais pas » tant l’idée d’admettre de ne pas tout savoir me mettait mal  à l’aise. Elle ne sait pas, brûlez l’impie ! Aujourd’hui, je le dis sans complexe car je sais que je ne peux pas tout savoir et Dieu merci, je risquerais de me faire un peu chier le demi-siècle de vie qu’il me reste (selon l’espérance de vie moyenne, je
ne connais pas la date de ma mort). Je picore la culture selon mes lubies du moment. Par exemple, cette année, je prends des cours de bio marine au club de plongée, discipline à laquelle je ne connais rien à la base puisque la bio n’a jamais été ma tasse de thé. Mais même dans les disciplines qui me sont plus favorables, je ne peux pas avoir tout vu/tout lu. Et même si je deviens centenaire, ce sera toujours le cas. Ca frustre un peu d’y penser mais quand on envisage les millions et millions de livres écrits, impossible d’un jour tous les lire. C’est comme ça. Même les classiques, d’autant qu’il faudrait s’entendre déjà sur la définition de classique. Alors il est vrai qu’au vu du peu de temps qu’on a à consacrer à la Culture, je devrais un peu avoir honte de le consacrer à des merdes. Sauf que de un, j’aime bien les merdes (surtout si c’est un téléfilm avec un avion qui va pas bien) et de 2, mon cerveau est un muscle et parfois, il aime un peu se
reposer, lui aussi. Et y a des contextes qui se prêtent peu à la Culture comme lire « l’existentialisme est un humanisme » sur la plage, on comprend pas, on n’est pas concentrées. Bon et quand j’ai fait ça, j’avais 17 ans aussi et aucun cours de philo à mon actif. 

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J’arrive à un âge où je me fous un peu de l’image qu’on peut avoir de moi, vu qu’elle fluctue d’une personne à l’autre selon ce que je dis ou fais. On peut me prendre pour la dernière des dindes car je suis hyper calée en sitcoms, je m’en fous. Surtout que sociologiquement parlant, les sitcoms, y a de quoi dire ! Mais peu importe. Ceux qui me connaissent savent que je suis une incurable curieuse qui va lire tout et n’importe quoi pour assouvir précisément cette curiosité, une pique assiette de la connaissance qui peut étudier un sujet
à fond car c’est sa nouvelle lubie et d’autres où elle restera en surface mais ne demandera qu’à en savoir plus si elle croise quelqu’un qui lui expliquera. Je ne truffe pas mes phrases de mots de plus de trois syllabes de façon systématique pour faire ma cultivée car ça alourdit le propos et la forme ne prime pas sur le fond, sauf sur chez les impressionnables. J’ai tendance à croire qu’il est plus simple de communiquer en ne décorant pas ses propos de termes pompeux et superfétatoires (oui mais celui là, je l’aime bien), allons à l’essentiel. J’ai du vocabulaire, merci de vous en préoccuper mais les mots rares et précieux, c’est comme une paire d’escarpin à 600 euros, tu vas pas les mettre tous les jours. Heu… Bon, ok, j’ai foiré ma métaphore. Surtout que ce n’est en rien un signe de grande culture, suffit de faire un tour sur vocsoutenu.net, on chope deux ou trois mots et hop, on passe pour du cultivé. Quand je vous dis que ça ne marche que sur les esprits impressionnables. Un peu comme ceux qui capturent la conversation pour l’amener sur les deux sujets qu’ils maîtrisent, passant pour de grands cultivés alors qu’ils flippent que la conversation glisse sur un terrain plus inconnu. Un peu comme dans cette scène de Friends où Joey, qui a acheté une encyclopédie, veut parler du Vietnam mais ses amis partent sur l’Indochine et il est largué.


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J’ai des références, moi, monsieur.

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L’humour est officiellement mort

Y a des jours où je me demande si je suis incroyablement intelligente ou si les gens sont incroyablement cons. Oui, je m’énerve encore. Je vous explique : vendredi, je lis ceci sur Fluctuat : les membres du Glaad (gay and lesbian Alliance Against Defamation) craignent que le film Bruno de Sacha Baron Cohen n’encourage l’homophobie chez certains. C’est officiel, l’humour est mort.



Qu’on craigne que le film de Cohen soit lourd et extrêmement stéréotypé, je comprends parfaitement, c’est un peu la sensation que j’en ai. Mais justement parce que c’est incroyablement lourd et cliché, peut-on sérieusement en voyant se dire que les homos sont une affreuse plaie, beurk ? Non mais soyons sérieux trente secondes quand même ! Il faut vraiment être simple d’esprit pour prendre ce cliché auto proclamé pour une réalité.


Et c’est là que l’humour meurt, en fait. Parce qu’on a peur que les gens prennent ça au premier degré. « Les gens », ces espèces d’abrutis sans visage qui sont bien pratiques. Parce que ceux là ne connaissent pas l’humour, le second degré et vont réellement penser que les autrichiens gays se baladent en mini short en cuir doré et bretelles. Oh scheisse ! Evidemment, quand je lis les litres de conneries déversées sur le web par des « gens » toute la sainte journée, effectivement, on peut se poser des questions mais là, on arrive quand même à un niveau des plus déplorables : ne peut-on plus rire de tout ? Manifestement, non.




Quand j’étais jeune, les humoristes se moquaient des Gays, des Juifs, des Arabes, Noirs ou Asiats, des cathos, des profs et autres fonctionnaires, des flics… Bref, on se moquait de tout. Je me souviens notamment des Inconnus, des « toi, tu t’appelles Nathalie
avec tes yeux bridés et ta face de citron ?
 », des envahisseurs arabes avec leur long majeur et leur couscous, de royal Rabbin des Nuls, sans parler de Rabbi Jacob. Est-ce pour autant que je suis raciste ? Ben non, Dieu merci. Ca m’a fait rire et ça me fait toujours rire pour certains mais voilà, je fais la part des choses, je sais que les rabbins ne courent pas dans les champs et qu’il existe des Asiatiques qui n’ont pas des noms asiatiques. D’ailleurs, faut pas plaisanter avec ça, hein, ça fait raciste sinon (lol de lol).




Finalement, je me demande toujours un peu ce qui encourage ce genre de réaction. Quand une personne me traite de raciste parce que je rigole du fait que mon collègue asiatique s’appelle Anthony ou parce que je fais remarquer que dans les soaps américains, y a pas de mélange ethnique ou encore qu’on me traite d’homophobe car j’aimais pas Shûn dans les Chevaliers du Zodiaque (forcément, mon préféré, c’était Ikki et fallait toujours qu’il aille le sauver, c’était lourd. Alors que l’autre, il avait une chaîne trop bien et devrait quand même pouvoir se démerder tout seul), je me demande toujours ce qui la pousse à voir le mal partout. Est-ce du politiquement correct ? De la victimisation à outrance (le gars qui m’a traitée d’homophobe suite à ma déclaration sur Shûn était du genre activiste gay) ? Ou finalement une culpabilisation du genre « je ne suis pas hyper tolérant moi-même donc je préfère te jeter la pierre à toi en me faisant passer pour le grand défenseur de la tolérance » ? Je ne sais pas et à la limite, c’est leur problème, pas le mien.




Mais voilà, aujourd’hui, on ne peut plus rire de rien. Commencez une blague par « c’est un Arabe/Juif/Noir/Belge/Suisse/Chinois… », y aura forcément quelqu’un de bien pensant qui n’appréciera pas. Heureusement, restent les blagues sur les Blondes, le racisme envers les blonds n’existe manifestement pas. Ca marchait bien avec les Américains aussi mais depuis Obama, il n’est plus si bien vu d’être Antiaméricain.  Pourtant, si j’ai envie de faire une blague sur les Arabes/Noirs/Belges/Suisses/Chinois/Pédés… (on dit pédé dans
les blagues, pas gay), si je la trouve drôle, ça ne fait pas de moi quelqu’un de raciste ou homophobe pour autant, ça n’a juste aucun rapport. Mais bon, l’humour est mort, soyons tous sinistres et chantres de la tolérance tout en rejetant tout ce qui pourrait ressembler éventuellement à un comportement raciste et homophobe, on ne sait jamais…



Et comme je suis une rebelle : « Un rabbin et un curé se trouvaient partager le compartiment d’un train. Au bout d’un moment, le curé ferma son bréviaire et fixa le rabbin.

– Dites-moi, votre religion vous interdit de manger du porc … mais vous est-il arrivé d’en goûter ?
Le rabbin referma son journal et répondit :
– Je dois vous dire la vérité : oui, à de rares occasions … Mais je vous retourne la question, votre religion vous impose le célibat …
– Je sais ce que vous allez me demander, est-ce que j’ai goûté au fruit défendu ? Et bien comme je me dois aussi de dire la vérité : oui, une fois ou deux j’ai goûté à ça.
Il reprirent tous deux leurs lectures, puis le rabbin baissa son journal, regarda le curé, et lui dit avec un clin d’oeil :
– C’est meilleur que le cochon, non ? »




Ahahahah ! (Ben oui, je la trouve drôle)

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