Les assistés t’emmerdent

L’un des avantages de ma convalescence chez mes parents (oui, le drame familial est terminé, j’ai plus envie d’en parler), c’est que j’ai accès à des news mag que je n’aurais pas l’idée/l’envie d’acheter à savoir : Le Figaro magazine. Au début, je trouvais ça pas mal sympa vu que ça ne parlait pas trop politique mais plus trucs de riches que je ne connais pas. D’ailleurs, j’hésite à me mettre au golf. Non que je pense avoir un quelconque talent mais les golfs sont magnifiques, un petit tour du monde des parcours de golf, ça peut être sympa. Sauf que j’ai déjà la plongée et que j’ai très envie de me mettre à la rando, je peux pas tout faire.


Donc globalement, ça allait jusqu’à ce numéro de juin que j’ai repêché par accident de la pile des magazines à jeter, un numéro consacré à la France des assistés. Numéro qui suit les déclarations de Wauquiez sur le RSA. Alors j’ai lu et j’ai remercié le ciel ou Dieu seul sait qui de ne plus être au chômage au moment de la lecture tellement cet article m’a rendue furieuse. Je vous résume le topo même si je suppose que votre sagacité vous a permis de comprendre de quoi il retournait : le RSA et autres allocations encouragent les chômeurs, les « assistés », à ne pas bouger leur cul de leur canapé, une dizaine d’exemple à l’appui. Oui, le chômeur est une race d’une paresse crasse. Pourquoi bouger son cul quand tu reçois 467 € par mois sans rien faire ? Alors je ne peux pas parler au nom de tous les assistés mais prenons quelques points.


– 467 € par mois. Ca ne paie même pas mon loyer. Même si on y ajoute les ALS, je pense qu’une fois mon loyer payé, il ne me resterait rien. Alors c’est vrai que ne pas bouger de son canapé ne coûte pas très cher mais…

– Le chômeur, comme n’importe quel humain, est un être social qui finit par haïr profondément ce fameux canapé qu’il n’est censé ne plus vouloir quitter. Or avec 467 € par mois, à part marcher dans la rue, il lui reste bien peu de loisirs. Si profiter de la vie, c’est mater la télé à longueur de journée, effectivement, je comprends que toute la France envie les assistés.

– Pour beaucoup, être chômeur est dur à vivre. C’est pénible de répondre qu’on est en recherche d’emploi quand on nous demande notre métier, de sentir justement toute la suspicion dans le regard de l’autre, ce soupçon hélas légitime : tu cherches vraiment du boulot ou tu te complais dans cet assistanat maudit ? 

– Et les chômeurs, comme la plupart d’entre nous, sont avides de trouver une place dans la société, d’avoir la sensation de servir à quelque chose, d’avoir une bonne raison de se lever le matin pour enfiler une tenue pour aller bosser. Le peignoir, ça saoule vite.

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Ceci étant, les allocataires sont des assistés et comme punition, M. Wauquiez a trouvé une idée, une parade : forcer ces parasites de la société à faire quelques travaux d’intérêts généraux. Oui, dans le monde magique de l’UMP, le travail est une punition. Heu… Je suis pas sûre d’avoir tout suivi, là ! Vois-tu mon petit Laurent, j’ai été au chômage et j’étais motivée pour bien faire. Quand je suis allée à feu ANPE, aujourd’hui Pôle Emploi, j’espérais de tout mon cœur trouver quelque chose m’aidant à aller de l’avant. Je ne te parle pas des ateliers CV ou lettres de motivation ou encore recherche d’emploi, ça, ça ne m’aurait servi à rien mais des formations pour m’aider à trouver un emploi, justement. Tu vois, une formation en anglais voire même, si ça avait été nécessaire, préparer une reconversion. Non. On dit juste que les gens ne font rien et que ce sont des feignants. Comme si c’était pas assez dur d’être en marge de la société car on n’a pas d’activité professionnelle, faut encore qu’on vienne nous montrer du doigt.


Oh oui, je sais, y a toujours un cas qui vient démontrer que Machin, tu vois, il touche le RMI ou le RSA et du coup, il bosse volontairement pas ou il bosse au noir, c’est dégueulasse. Oui, c’est vrai, ça l’est, dégueulasse. Mais perso, à choisir entre le mec qui détourne au max 1000 € (et encore, ça sous entend qu’il a des bouches à nourrir, je suis très généreuse, là) par mois et les grands patrons qui gagnent des millions sans quasi rien payer comme impôts grâce aux niches, boucliers et autres paradis fiscaux, je sais pas, y en a un que ça me démange plus de pourrir que l’autre. Tu vois, Laurent, au lieu de t’exciter sur le robinet qui fuit, colmate la brèche qui coupe le tuyau, tu feras vachement plus d’économies.


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Oui, j’avoue, je suis un peu fatiguée par le sempiternel « salauds de pauvres »
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Stage ou chômage, mon cœur balance

 

Lors de mes recherches d’emploi, on m’a proposé des stages. Souci majeur dans mon cas : je n’étais plus étudiante donc pas de convention. Du coup, j’ai envisagé de me réinscrire à la fac juste pour faire des stages. Mais est-ce bien utile ?

Octobre 2005, me voici officiellement diplômée d’un master professionnel de journalisme. Soyons honnête, ce diplôme ne vaut pas grand-chose mais deux expériences peuvent être mises en valeur : la création d’un journal de la promo (conception, écriture, réalisation, mise en page…) mais surtout mon stage. Pendant deux mois et demi, me voici rédactrice stagiaire spécialisée dans le rugby. J’avais enchaîné sur un autre stage mais tellement vide et inutile que je l’ai même pas mis sur mon CV. Ce stage n’était bien sûr pas le premier. En tant qu’étudiante, j’apprécie l’intérêt des stages : on est certes mal payés (voire pas payé du tout) mais au moins, on fait le métier comme n’importe quel employé, on grossit le pressbook, on apprend. Je ne le dirai jamais assez, on apprend 100 fois plus de choses en stage que dans un amphi comme par exemple : suis-je faite pour le métier que je vise ? L’histoire de Tatiana est très éclairante sur la question.

Mais une fois diplômée, dois-je encore postuler pour des stages ? Enfin, postuler également pour des stages, cela va sans dire. Au début de ma recherche d’emploi, j’avais une position très claire : je suis une grande fille à la recherche de son premier emploi, les stages, c’est fini. Sauf que le temps passe et on se rend compte qu’on ne décroche pas de job. Et là, le stage devient soudain un peu plus tentant : ok, ça paie pas le loyer mais ça comble les trous sur le CV, ça fait une expérience en plus et éventuellement le réseau qu’il nous faut. Evidemment, on hésite car ça représente quand même une régression par rapport à ce que l’on vise et surtout une crainte : pendant notre stage, on va chercher moins activement (voire plus du tout) vu qu’on est occupé. Est-ce une bonne idée de se retirer temporairement du marché du travail ?

Par ailleurs, les stages sont vite un cercle infernal. J’en avais déjà parlé à l’époque où j’avais rencontré Emilie Maume dont le livre Profession stagiaire m’avait limite donné envie de vomir. Des gens de 30 ans, surdiplômés, sont toujours en stage car ils ne trouvent pas d’emploi. Quand je lis dans ce même livre un mec du Nouvel Obs dire « les stagiaires, j’ai honte de ce qu’on les paie alors qu’ils arrivent avant nous et finissent toujours à pas d’heure ». Quand je lis aussi que les grandes entreprises tournent à 25% de stagiaires toute l’année, main d’œuvre pas chère… C’est dans ces moments là que j’avais envie de tout laisser tomber.

Et pourtant, le stage m’a semblé parfois une solution provisoire intéressante. Expérience, réseau mais surtout vie active. J’ai déjà expliqué le planning du chômeur alors à l’idée d’avoir des horaires, de quoi faire pendant mes journées… Ben ouais, arrive un moment où on accepte de rentrer dans le cercle vicieux. Ce qui fait que pendant une poignée de mois, on ne passe plus pour le branleur de service qui est suspect à force de ne pas trouver, la larve en jogging. Même si dire « je suis stagiaire », ça fait pas toujours rêver, on a enfin de quoi raconter en soirées, des anecdotes de bureau qui ne datent pas d’il y a un an. Alors certains diront que, forcément, l’Etat va pas se pencher sur cet épineux problème des stages, qu’un stage, ce n’est pas un vrai boulot. C’est vrai. Mais franchement, quand tu as le choix entre passer tes journées chez toi à prospecter en ramassant un RMI et exercer ton métier pour une somme à peu près équivalente, tu finis par ne plus hésiter. C’est certes reculer pour mieux sauter puisqu’il faudra bien chercher à nouveau mais on ne sait jamais : lors du stage, il est possible de rencontrer les bonnes personnes. Et ça fait toujours une ligne de plus au CV, un argument de plus pour séduire ton futur employeur.

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Je suis au chômage et alors ?

A l’époque où j’étais au chômage et que j’en pouvais plus, mon amie Anne me dit : « Ce qui est chiant quand t’es au chômage, c’est qu’on ne te parle plus que de ça alors
que quand tu sors, c’est justement pour te changer les idées ». Le chômage, c’est une maladie sociale, les gens se préoccupent de votre état. Ca part d’une bonne intention mais c’est vite étouffant.

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Quand tu es au chômage, on te demande toujours « alors, tu as trouvé du boulot ? ». Ce à quoi, tu as toujours envie de répondre : « bah, bien sûr, ça fait deux mois que je bosse mais j’avais envie de garder ça pour moi, tu comprends… ». C’est un peu la question du « t’es allé chez le coiffeur » quand t’as coupé 10 cm de cheveux. Surtout que je disais à l’époque que le jour où je trouverais du boulot, la Terre entière serait mise au courant. J’ai d’ailleurs envoyé un texto aussi sec à tout mon répertoire puis j’ai fait trop ma maline sur mon blog.

En général, les gens sont bourrés de conseils parfois assez hallucinants. J’ai parlé du « pourquoi tu crées pas ta boîte ? », des « tu réponds à des annonces ? », les « tu envoies des candidatures spontanées ? ». Des fois, j’avais l’impression d’être une petite fille qui découvre le monde et à qui on apprend l’évidence. Mais j’avais saisi dès le départ qu’un recruteur ne viendra jamais sonner chez moi pour me proposer un boulot. C’est pas comme les agents immobiliers qui garnissent ma boîte aux
lettres de proposition de vente (alors que je suis locataire). Tout le monde y va de son petit conseil, y compris et surtout ceux qui n’ont jamais connu le chômage. Parfois, on a des trucs assez hallucinants du genre : « Ben, tu te pointes au journal et tu montres ton book au rédac chef ! ». Quand je lui ai fait remarquer qu’un journal n’était pas forcément un moulin et que le rédac chef ne passe pas sa journée à attendre dans son bureau de potentiels candidats, le gars m’a expliqué le plus sérieusement du monde que j’avais qu’à me pointer en inventant un prétexte et une fois dans la place, je vais l’air de rien dans le bureau du rédac chef. Mais bien sûr. La plupart des grands groupes de presse sont équipés d’accueil et de portiques et si t’as pas rendez-vous avec une personne précise qu’on appelle pour prévenir de ton arrivée, ben tu rentres pas. Et puis je suis pas sûre que rentrer dans le bureau du rédac chef sans rien demander à personne soit très bon pour mon image…

Vous avez aussi les gens circonspects, ceux qui vous soupçonnent de ne pas chercher vraiment. C’est vrai, le chômage, j’ai adoré, passer la journée chez moi à guetter l’annonce, à envoyer 150 CV partout pour me prendre des refus, c’est tellement bon pour mon ego ! Des fois, j’ai envie de démissionner juste pour revivre cette période magique où je me sentais à peu près aussi estimable qu’une crotte de souris, une mini crotte, quoi. Et ça rend parano, le chômage, la sollicitude des autres semblent devenir des accusations à mots couverts, on part au quart de tour. « Tu réponds à des annonces ? » « Tu sous-entends quoi, que je cherche pas vraiment ? Tu crois que c’est facile de trouver du boulot (ducon) ? Tu les connais les stats ? Tu sais combien y a de chômeurs en France ? ». Oui parce que bon, je suis pas tout à fait la seule dans ce cas là et d’après l’APEC, un jeune diplômé met en moyenne un an et demi à trouver du boulot et passe en moyenne 7 entretiens avant d’être embauché. Le jour où ma sœur m’a parlé des 7 entretiens, dans le but de dire « hé mais tu te rapproches, regarde les entretiens que tu passes, ne panique pas ! », j’ai eu envie de pleurer. Parce que 7 entretiens, ça veut dire que 6 fois, on aura trouvé quelqu’un plus compétent que vous. Alors, c’est vrai que des fois, on passe des entretiens en étant des erreurs de casting. Je me souviens d’un entretien notamment avec un mec que j’avais déjà croisé mais je n’ai pas percuté au moment de l’entretien, légèrement perturbée par le fait qu’il ressemblait à un de mes exs. Le poste n’avait rien de junior et les gars ont surestimé une de mes expériences. Parce que bon, un premier job rémunérée en tant que chef éditorial d’un site web avec gestion de pigistes, ça fait rêver mais soyons un peu réaliste.

Bref, le chômage, c’est pas la joyeuse glande, c’est plus vexation, culpabilité et déprime. Sans parler du fait que vivre avec le RMI ou les assedics pour ceux qui y ont
droit, ce n’est techniquement pas possible, surtout sur Paris. Donc soupçonner quelqu’un de ne pas faire l’effort de se sortir de la situation, c’est vraiment méconnaître la situation. Il y a trois mois, quand Guillaume 1er a décroché un contrat, il m’a dit « tu peux pas savoir comme je suis content de me lever le matin ! ». Et si, je sais, j’ai ressenti la même chose la première fois que mon réveil a sonné pour que j’aille bosser. Bon, depuis, je suis beaucoup moins heureuse sur ce sujet mais c’est fou comme mon amour propre est remonté depuis que je ne suis plus obligée de répondre que je suis au chômage à la question « et toi, tu fais quoi dans la vie ? »

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Bienvenue en Chômagie

(je débute une série sur le chômage, c’est-à-dire que je recycle de vieux articles écrits pour un autre blog aujourd’hui mort et je complète la série. Mais rassurez
vous, j’ai pas été virée !)

C’est l’histoire d’une fille, moi, qui avait tout prévu dans la vie : elle aurait de bonnes notes, étudierait à la fac, décrocherait des diplômes et aurait un emploi. Tout se déroulait comme prévu jusqu’à la partie emploi. Cette histoire est la mienne mais elle n’a rien d’extraordinaire, elle est même d’une banalité affligeante pour pas mal d’entre nous. Petits, on nous disait « travaille bien à l’école, c’est important », c’est fait. « Passe ton bac et décroche une mention, c’est important », c’est fait. « Les diplômes, c’est essentiel dans la vie ». J’ai deux maîtrises et un master professionnel. « Pars à Paris, c’est là-bas que ça se passe ! », c’est fait. Et pourtant, malgré mes diplômes (avec mention, je croyais que ça avait une importance, avant), mon déménagement, mes stages, mon pres book… La terrible vérité fond sur moi : me voici au chômage. Citoyenne de la chômagie, le pays où personne ne veut aller alors que nous sommes à peu près 2 millions à y résider (juste à l’échelle française), selon les chiffres officiels. Enfin, on dit pas chômeur, on dit chercheur d’emploi, c’est plus encourageant, moins dégradant.
 

On apprend toujours du regard des autres. Quand vous êtes étudiants (en bac++ sinon, ça ne marche pas), on vous regarde avec une certaine admiration. Quand vous dites que vous êtes chômeur, on vous regarde avec un regard soit compatissant, soit méprisant, voire les deux. Oui, ce n’est pas glamour, je sais, mais je fais ce que je peux pour m’en sortir, quoi qu’on en dise. Dans l’esprit collectif, on a vite fait d’associer chômeur (aka celui qui fout rien) et parasite. Je pense que ces gens là n’ont jamais vécu au RMI. Car qui veut vivre avec moins de 500 euros par mois ? Ca ne s’appelle pas vivre mais survivre, surtout dans la capitale. D’ailleurs, ça ne paie même pas mon loyer. Souvent, le chômeur est vite coupable : s’il ne travaille pas, c’est qu’il ne cherche pas. Il est bien connu que l’envoi d’une demi douzaine de CV engendre automatiquement un emploi, c’est Harry Potter à l’ANPE. Si je me penche sur mon cas personnel, l’équation
est la suivante : plusieurs centaines de CV envoyés (candidatures spontanées et réponses aux annonces) = une demi-douzaine d’entretiens = in fine un emploi. Oui car pour moi, l’histoire finit bien, je ne dirais pas par chance car ce n’est que l’aboutissement de ma recherche. Ceci étant, il ne faut pas nier non plus qu’il existe une part de chance parce que quand une centaine de candidats envoient un CV pour un même poste, il faut pas se leurrer, les 100 CV ne seront pas consultés, les premiers arrivés seront les premiers servis.

Etre au chômage est un emploi à plein temps car il y a beaucoup de choses à faire. Et c’est souvent dur de sentir la suspicion de ceux qui ne savent pas, qui n’ont jamais vécu en Chômagie : « tu envoies des CV ? ». Non, j’attends que l’employeur vienne sonner à ma porte, j’ai écrit en gros dessus « jeune femme au chômage cherche emploi ». Les « tu as envoyé un CV là ? », aussi, qui partent d’une bonne intention mais qui, au final, sont agaçants. Je passe mes journées à envoyer des CV là, puis là et là aussi, même là où les chances d’être prises sont infimes, voire inexistantes. Parce que « on ne sait jamais ». Etre au chômage, ce n’est pas juste passer ses journées à dormir et à faire du sudoku. Il y a beaucoup de choses à faire et j’en parlerai dans les prochains articles. Curieusement, j’ai parfois l’impression que le chômage est un tabou qu’on évoque peu en dehors des chiffres, telle une maladie. On dit « mon fils est au chômage » limite comme on dirait qu’il a le sida. Pourtant, 2 millions de chômeurs, ce n’est pas rien, qu’en est-il de leur vie quotidienne ? Sans
tomber dans le misérabilisme ou la complainte, en parler ne fera de mal à personne.

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Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’’est quoi ?

Par Summer

Je me rappelle d’une réflexion que m’a fait Nina un jour, la tranche d’ages 25-30 ça n’intéresse personne, les gens préfèrent parler de la vingtaine début de vingtaine et des années fac qui vont avec ou du passage à la trentaine, mais entre : rien, que dalle, nada !  

 

Mais alors oui, c’est vrai ça, mais pourquoi ? Abus de Bridget et Sex and the city pour les trentenaires ? Réminiscences de Beverly hills pour la jeune vingtaine ? (oui je sais j’ai des références qui tuent des fois)

 

Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est quoi ? En général, on vient de finir nos études et on cherche encore tout plein d’illusions le travail qui correspond un tant soit peu à ce qu’on s’est fait chier à étudier, on est donc Rmiste fauché au mieux Smicard, alors forcément ça intéresse pas des masses la société d’ultra consommateurs que nous sommes, parce que pas de blé, pas de consommation. Je parle bien sur des jeunes diplômés parce que ceux qui ont choisi des formations courtes en général ont vécu ça dans leur belle vingtaine, je n’en connais pas personnellement alors je ne peux qu’imaginer.

 

 Avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est aussi compter à peu près tout le temps, alors oui je peux aller là ce soir mais demain désolé je pourrais pas je suis fauchée. Forcément on essaie d’entretenir le répertoire d’amis ce qui implique de sortir souvent sauf les fins de mois quand il n’y a vraiment plus rien dans le porte monnaie juste de quoi acheter des pâtes pour survivre d’ici des jours meilleurs. C’est aussi connaître des soirées autres que les soirées étudiantes et se rendre compte que l’open bar n’existe plus quand on nous demande 12€ pour un malheureux cocktail en général on en boit qu’un et on passe même pas au coca après.

 

Avoir 25 ans et plus, c’est payé plein pot les billets de train et les transports en commun. Et se rendre compte quand on passe un entretien que l’on vit à l’autre bout du monde.

 

Avoir plus de 25 ans, c’est souvent connaître le célibat. Dans le sens on envisage que la personne qui partage notre vie depuis 3 mois puisse être la bonne mais on en mettrait pas la main à couper non plus, tant qu’à cette main y’a pas de bague y’a rien de concret (je sens que je vais me faire conspuer là, tant pis j’assume) ou alors enchaîner les histoires sans lendemain. Bien sur là encore il y a les exceptions, y’a les couples de la fac qui décident de se marier ou d’emménager ensemble, mais y’a aussi tous ceux qui se séparent. C’est donc connaître une période plus ou moins longue de célibat et aussi connaître le problème « je remplis ma poubelle d’emballages » parce que, je sais pas si vous avez remarquer, mais qui dit achat pour une personne dis aussi trois tonnes d’emballages individuels, sympa pour l’environnement.

 

Mais avoir plus de 25 ans c’est aussi avoir plein de projets : trouver un boulot forcément épanouissant avec une équipe de travail forcément hilarante, trouver le bon numéro et le traîner devant les bijouteries puis au rayon layettes et petits pots du supermarché (oui je continue dans le cliché, j’aime !), avoir un PEL qu’on remplit comme on peut tous les mois dans l’espoir un jour pouvoir acheter la maison de nos rêves tout en zyeutant de temps à autre les annonces d’appart qui ne ressemble pas à un 12 m² avec WC sur le palier.

 

Et puis quelques fois être une femme de plus de 25 ans c’est acheter un test de grossesse, se rendre compte qu’il est positif alors qu’on n’est plus avec le père et partir s’exiler en Sicile parce qu’on a une super opportunité de job en se demandant si oui ou non on le garde et si oui ou non il faut le dire au mec en question. Cette fille là m’a choquée en m’expliquant son choix d’élever le gamin seule sans jamais le dire au père. Il y a des choix comme ça que je ne comprends pas, mais plus loin que ça je me suis dit que peut être avoir plus de 25 ans aujourd’hui c’est commencer à faire des choix qui nous engageront pour le reste de notre vie ou du moins une sacrée bonne partie. Alors voilà avoir plus de 25 ans, ça n’intéresse personne parce que peut être le trajet de chacun ne peut être stéréotypé, on commence à entrer dans une catégorie prédéfinie à partir du moment où l’on fait nos choix. Peut être, allez savoir, ça fout les chocottes quand même !

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J’’ai du bol quand même !

Par Gauthier

Il y a de ça une petite quinzaine de jours, je me suis fait voler mon portable « à l’arrachée », rue de Rivoli, un vendredi soir à 22h et quelques. Depuis je suis pas super super à l’aise quand je suis hors de chez moi. Pour rajouter à mon délire de persécution, j’arrête de fumer, donc forcément je suis super irritable et pas bien du tout.

 

Donc autant dire, qu’en ce moment, il vaut mieux que je reste chez moi. Le monde extérieur c’est mal, ça pue, c’est plein de gens que j’ai pas envie de voir/sentir/entendre… Voilà, ça c’est dit !

 

Mais bon, au bout d’un moment j’ai plus grand chose à prétexter, donc je me retrouve coincé, obligé d’aller bouffer chez ma gran’tante. Je l’adore, entendons nous bien, elle cuisine bien, trop, mais bien, et puis ça fait quelques mois qu’on s’est pas vus ! Donc mardi midi, je vais manger chez elle, et je me plonge dans le monde extérieur. Et quelle plongée ! Je me retrouve dans le presque 9-3 avec plein de gens louches partout (c’est encore dans Paris, mais c’est quand même pas trop Paris chez elle, enfin disons que vu de là-bas, les Champs paraissent bien loin !).

 

À l’aller pas de soucis, je trace, j’évite les « t’as pas une clope ? » et autre « t’as pas un euro ? ». Je mange comme un goret, ma tantine me fait mon petit doggy-bag, et je retourne à la civilisation.

 

Sorti du métro, je vise mon iPod sur les oreilles, tout en boutonnant mon manteau. On me suit… « AH NON ÇA VA PAS RECOMMENCER !!!! ». La personne se rapproche de plus en plus, j’enlève els écouteurs de l’iPod et les planque dans mon jean, pour éviter de tenter un éventuel voleur. Je suis à 3 min à pied de chez moi, et là quelqu’un me touche l’épaule…

 

Mon sang se glace, j’entends une voix de femme « Excusez-moi jeune homme ! ». Ouf, c’est une femme, ça devrait bien se passer… Je me retourne et surtout je pense à ne pas sourire…

 

– Je m’excuse de vous aborder comme ça dans la rue, en fait je vous suis depuis un petit moment, mais il ne faut pas avoir peur de moi ! Alors voilà, j’ai 38 ans, je suis femme de ménage, j’habite dans le 20ème, et comme je travaille que le matin, je passe mes après-midi à suivre les gens dans la rue. Et j’aborde que ceux que je sens bien, comme vous quoi !

– (intérieurement) Mais qu’est ce qu’elle va bien pouvoir me demander ?

– Alors voilà, moi j’ai ma fierté hein, c’est très difficile pour moi, et en même temps c’est nouveau, mais c’est nécessaire. Alors je ne vais pas vous embobiner, je n’ai pas d’enfants à charge, j’ai un toit, mais voilà, les loyers sont chers, et mon salaire ne me permet pas de vivre confortablement. Vous savez, il faut manger aussi…

– (toujours intérieurement) Elle sent bon, elle est bien habillé, elle va pas me demander un euro quand même ? Non… Elle va me proposer de la payer pour du sexe ! J’en suis sûr… Putain il est 15h30 et elle racole sur mon boulevard ! Je dream in blue !!!!!

– Alors voilà, ma démarche est simple, et vous avez l’air compréhensif, alors je me suis permis de vous aborder, parce que je vous ai suivi et observé, je pense que vous pourrez m’aider…

(encore dans ma tête) Je ne peux pas la laisser finir, la pauvre…

– Vous avez l’air gentil…

– (Tout haut cette fois) Je suis désolé, mais je préfère vous couper. Je viens de finir mes études, je cherche un emploi, et comme je ne trouve pas, je suis au RMI. Je vais certainement perdre mon appartement avant la fin de l’année parce que je n’ai pas de quoi vivre correctement… Voyez, je sors d’un repas avec la famille, et j’ai pris un doggy-bag pour améliorer l’ordinaire ! J’aimerais vous aider, mais vous avez tiré le mauvais numéro !

– Mais, c’est horrible, on va vous foutre dehors ?

– Non… mais bon le RMI ne couvre pas le prix de mon loyer donc…

– Mais il ne faut pas vous laisser faire, vous êtes aller à la CAF, à la mairie, à l’ANPE ? Non mais il faut vous battre hein ! Vous laissez pas aller, vous aller y arriver, vous êtes gentil, mignon, intelligent, vous allez réussir ! Ah, moi, voir des jeunes comme vous qui galère ça me désespère ! Et puis je suis sûr que vous avez fait de grandes études ! Vous avez un M2, j’en suis sûr…

– Oui, en sciences politiques… (mais comment elle le sait ?)

– Ah voyez… C’est un scandale, ben écoutez, moi je vous souhaite de réussir, et puis vous allez réussir, je le sais, je le vois !

 

Là, Sainte Nina de l’immaculée sodomie m’appelle ! Merci Nina, merci, tu es rarement aussi bien tombée ! Je me suis donc enfui, prétextant que je devais prendre ce coup de fil…

 

Voilà, je ne saurai jamais ce qu’elle voulait me proposer, j’ai pas eu le cœur de la laisser finir ! Mais en tout cas, j’ai vraiment dû lui faire pitié, parce qu’à la fin j’ai cru qu’elle allait me donner de l’argent… Mais sa technique est bonne, parce que je serais pas dans la merde, je lui filais du fric !

 

Peut-être que je suis trop gentil…

 

En tout cas chère Madame, je ne sais pas si vous avez vraiment besoin d’argent, et je ne le saurai jamais, mais vous méritez qu’on vous en donne !!!!

 

Maintenant j’ai un peu moins peur des gens, mais je suis pas sûr d’en croiser des comme ça à tous les coins de rue 😉

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De l’art de ne rien faire

Par Gauthier

Aujourd’hui je suis au travail, je suis donc payé pour pondre ma prose. Bouh… C’est pas bien! Comme si j’étais le seul à bloguer pendant mes heures de boulots, hein? Je m’ennuie, il faut que je vous raconte.

 Je suis payé à rien faire, techniquement je reçois les appels de débiteurs en contentieux avec un groupement d’huissiers qui externalise pour le Trésor Public (jusque là vous suivez?). Donc les gens ils reçoivent des courriers menaçants genre « on va vous vendre votre télé pendant la coupe du monde » et hop ils appellent genre « ah mais je ne savais pas que je devais des sous au Trésor Public! ». Ben voyons, les courriers du Trésor Public ils arrivent jamais à destination, alors que ceux des huissiers oui, c’est bizarre non? Mais bon les appels se font rares, et j’ai beaucoup, beaucoup de temps libre.
Et donc je suis une machine à encaisser? Pas tout à fait, je suis une machine à convaincre. Oui parce que plus ils doivent des sous au Trésor plus ils sont au RMI, c’est proportionnel. Moi je m’occupe des amendes impayées: infraction au code de la route, plus rarement au code civil, et encore plus rarement au code pénal. Et je vais vous retranscrire quelques morceaux choisis pour que vous preniez la mesure de la mauvaise foi française (mieux que le foot en sport national!).
 
Exemple 1:

« Je suis au RMI, j’ai 4 enfants à charge, je ne peux pas payer plus de 20€ par mois »

« Monsieur, vous devez 1258€ au Trésor, à ce rythme là ça va prendre des années! »

« Mais je ne peux pas payer, ayez un peu de coeur! »

« Personne vous a obligé à faire un excès de vitesse, une conduite en état d’ivresse, et un franchissement de ligne blanche le même jour! »

« Mais je n’ai pas d’argent! »
« JE M’EN FOUS! TU VAS PAYER CONNARD!!!!!!! »
 
Exemple 2:
« Le flic était raciste! »

« Vous rouliez sans permis, je ne vois pas en quoi cette amende est dû à votre couleur de peau »

« Si j’avais été blanc il ne m’aurait pas arrêté! »

« Manifestement il a eu raison, puisque vous rouliez sans permis »

« Je refuse de payer, je vais porter plainte! »

« Allez-y ça va vous coûter le double devant un juge! »

 
Exemple 3:
« Ma soeur a fugué! »
« Elle vivait chez vous? »

« Oui mais elle a fugué je ne sais pas où elle est, donc vous pouvez annuler la créance »

« Elle est partie quand? »
« Il y a trois jours et demi »

« (tu te fous de moi? ok…) Très bien sachez que vous êtes donc responsable, si elle ne réapparaît pas, l’huissier viendra se servir chez vous! »

(15 minutes de hurlements de la part de la soeur plus tard) « Je peux vous faire une carte bleue? »

 
Exemple 4:
« Je vous dois combien en tout? »
« Un peu plus de 1700€ »
« Vous me faites une ristourne? »
« Non monsieur… » (je rigole intérieurement)

« Ben je vous paye tout mais vous me faites 10 ou 20%, ok? »

(j’explose de rire) « Mais vous n’êtes pas en train d’acheter une voiture, vous ne pouvez pas négocier votre créance avec le Trésor Public!!! »

« Allez, vas-y en plus tu te fous de ma gueule? Bâtard va… » (et il raccroche, moi je pleure de rire!)

 
exemple 5:

« je ne connais pas cette personne, elle ne vit pas ici, je fais quoi? »

« Vous êtes sûr de ne pas connaître cette personne? Que vous en l’avez pas hébergée? »

« Vrai de vrai, sur ma mère je la connais pas! »

« Très bien sachez qu’au regard de la loi vous êtes responsable! Cette personne a une carte grise domiciliée chez vous, alors soit vous contestez auprès du tribunal de police, soir vous vous exposez à une visite d’huissier! »

« Mais c’est quoi ce bordel? Je vais faire envoyer mes pv chez toi alors! Et c’est toi qui va payer!!! »

« Moi j’ai les moyens de vous retrouver, et sachez que c’est illégal comme procédé, vous voulez aggraver votre cas? »

« Je peux vous payer en 3 fois? »
 

Voilà il y en a des tonnes comme ça, mais je ne peux pas toutes les retenir… Je constate juste que les gens ont un immense pouvoir comique à leur dépend.

Mais je n’ai pas beaucoup d’appels, donc du coup j’ai le temps de lire Le Monde en entier tous les matins, je suis devenu un as à la dame de pique, au solitaire, au reversi, et autre flipper… J’ai réussi à craquer MSN pour causer avec Nina (qui elle a du boulot théoriquement!), mais je n’ai toujours pas réussi à contourner la sécurité pour accéder à Internet… Mais je en désespère pas, il me reste 2 mois à tirer, j’y arriverai, ou je mourrai d’ennui…
Gauthier fonctionnaire du secteur privé
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L’’alcool, ce douloureux problème de société

Par Gauthier

Il y a différentes formes d’alcoolisme, et je vais essayer d’identifier la mienne à l’aide d’un article à 45% (non dilué s’il vous plait).

Donc je vais commencer par mon préféré : l’alcoolisme mondain. Qu’est ce que c’est ? Tout simplement une forme élitiste de l’alcoolisme pmu-esque (que nous verrons tout à l’heure). L’alcoolique mondain se targue assez régulièrement d’une particule ou d’une dizaine de couv’ de Télé 7 jours. Les deux n’ont aucune importance, sauf pour celui qui les revendique fièrement. Un alcoolique mondain ça ne paye pas ses consommations. Il boit dans les dîners, dans les cocktails, dans les soirées VIP (Very Important People), toujours à l’œil. Et oui plus on est riches moins on doit dépenser d’argent. D’ailleurs heureusement pour lui, parce que s’il boit autant c’est pour oublier qu’il est has been, ou has never been… et donc complètement fauché ! Moi je paye trop souvent ce que je bois donc ce n’est pas moi.

 

Voyons maintenant l’alcoolisme domestique. L’alcoolique domestique (alcoolicus domesticus) est un être troublé et troublant. Tout le monde est susceptible de le devenir après une rupture, un défilé JPG raté, une baisse des taux d’intérêts ou une hausse du prix du tabac… Bref les déclencheurs sont différents, mais le résultat reste le même. Le pauvre bougre boira tout le temps, en permanence, et du lever au coucher, il aura une bouteille pleine à moins de 2 m de lui où qu’il soit. C’est pour ça qu’il sort peu, les femmes sont plus touchées, en effet, il n’est pas convenable pour une femme de se foutre minable en public, donc elle se cache ! Toutes les CSP peuvent être touchées. Donc l’alcoolique domestique boira de la villageoise, de la bière, de la vodka, de l’armagnac ou du champagne. Du moment qu’il y a de l’alcool… Mais lui il paye sa consommation, il se cache quand il achète les bouteilles au Shoppy, faisant jusqu’à trois superettes par jour pour brouiller les pistes. La désociabilisation est souvent le corollaire de cette forme d’alcoolisme. Je ne suis pas concerné, je ne bois pas tout seul chez moi, je suis hyper sociabilisé, et je n’ai aucune honte à boire comme un trou…

 

L’alcoolisme pmu-esque fait des ravages dans nos campagnes principalement. Où que vous viviez, qui que vous soyez, vous êtes déjà entré dans un PMU, ne serait ce que pour demander votre chemin. Et là votre regard se perd dans la foule des habitués, là un vieux à moustache, avec un gros nez rouge et un béret de travers, entre deux lampé du gros rouge qui lui sert de carburant, il réajuste son mégot de gitane maïs et se gratte la tête avec des ongles qui engendrerait un cataclysme par attaque cardiaque dans un salon de beauté… Là une femme, blonde décolorée délavée, avec un pull marin sale et déformé, elle doit avoir 29 ans sur sa carte d’identité, mais les poches sous ses yeux et ses dents pourries lui donne 48 ans, elle tient un verre de blanc, et fume des gauloise sans filtres. Là bas un homme, le mari de la blondasse apparemment, il fini vite son demi pour aller chercher leur progéniture à l’école, il ne s’est jamais brossé les dents de sa vie… l’alcoolique pmu-esque paye ses consommations, le plus souvent avec son RMI ou sa retraite. Si quelqu’un a pensé que ça pouvait être mon cas je le brûle sur place !!!! Je suis jeune, je suis beau, je dépense une fortune en crème miracle pour paraître frais en toutes circonstances, je m’asperge de parfum à 70€ la bouteille, et j’ai une hygiène irréprochable !!!! Non mais…

 

Il reste une catégorie : l’alcoolisme étudiants. Le brave étudiant qui travaille comme un forcené toute l’année pour obtenir des diplômes qui lui permettront un jour de rentrer, tête haute, dans son agence ANPE pour s’inscrire au RMI. Il doit décompresser, et donc que fait-il le week-end ? Il boit avec ses potes. Alors après les modalités diffèrent, il peut se mettre minable à domicile avec une bande de potes, ou sur un quai de Seine, toujours avec ses potes, mais aussi, encore avec ses potes plus quelques autres, dans la boite du coin. L’étudiant alcoolique a une espérance de vie réduite du moment qu’il vit en province et qu’il doit conduire pour rentrer… Les platanes ne sont pas vos amis, ils viennent se mettre juste devant votre voiture (mais que fait Sarkozy ?). Avec un peu de chances, il croisera la route du Lieutenant Lebo de la Gendarmerie de Péquins s/ Argoules qui lui retirera poliment son permis de conduire avant de le reconduire chez ses parents qu’il connaît depuis le collège. L’étudiant alcoolique est le plus souvent très gentil, très amoureux quand il boit un peu trop. Mais il y a aussi la forme bourrine : deux verres et il veut casser la gueule de tous ces cons qui le regardent de travers sur la piste. J’ai une très grande expérience du mec qui veut me dessouder parce que je parle avec sa meuf. Il me chope par le col et m’informe qu’il va me faire sortir les dents par l’anus, là s’armer de son plus beau sourire et tout en posant une main sur ses fesses lui dire : « Mais je préférerais faire autre chose avec mon anus, on t’a déjà dit que tu avais un cul d’enfer ? ». Là c’est quitte ou double, et perso je m’en suis toujours bien tiré, le bourrin arrête tout net, de peur que je le viole sur place. C’est fou ce que les hétéros ont peur des pédés ! Quelque part je suis un étudiant alcoolique, certes, mais je ne paye pas suffisamment mes conso pour ça, je sors trop souvent dans des endroits fréquentés par des VIP (Very Important Poufiasse).

 

Donc résumons, je suis un savant mélange d’alcoolisme mondain et d’alcoolisme étudiant… Nous voilà bien avancé… Mais dans tous les cas la seule chose à retenir c’est que je bois comme un trou, que j’aime ça, et que je l’assume complètement !!!! Maintenant il faut s’attaquer à l’autre souci : les trous de mémoire en soirée… Si vous avez un remède autre que « mais arrête de boire Gauthier bordel » je suis preneur…

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J’’aime pas le dimanche

Au septième jour, comme il s’était bien décarcassé, Dieu décida d’arrêter là sa création et décida d’aller se reposer. Bon ok, créer le monde en 6 jours, c’est balèze, il avait bien le droit à une petite sieste. Mais voilà, le dimanche, du coup, c’est le jour du rien, le non-jour de la semaine. Et je l’aime pas.

Petite, les heures du dimanches qui s’égrenaient à une vitesse folle me faisaient penser à un ultimatum : bientôt la fin du week-end ! Il est 16h, tu dînes à 20, il te reste 4 heures pour faire tes devoirs… Bon, d’abord, je goûte. Puis après cette sacro-sainte pause (comme si j’avais interrompu mes devoirs pour ça, tiens, je les avais même pas commencés !) à base de
chocapic tout en feuilletant un magazine, je retourne dans ma chambre où je fais semblant de bosser, sauf quand j’ai un devoir à rendre. Dimanche 20 heures, devoirs rarement faits mais c’est pas grave. Moi, j’étais la rebelle du primaire, du collège et du lycée : jamais je ne faisais mes devoirs mais j’avais toujours de bonnes notes. Dégueulasse hein ? Reste que le dimanche, je n’aime pas ça, devoirs ou pas devoirs. Et encore, les devoirs, ça occupe…
Oui car que faire un dimanche ? Du shopping ? Ben non, les magasins sont fermés. Aller chez le coiffeur, l’esthéticienne, le docteur, l’agence immobilière, la banque ou je sais pas quoi ? Non, ils sont tous fermés. Oui, ils travaillent en même temps que nous, logique, me direz-vous. Tout ça, faut le faire le samedi. Bon, s’il fait beau et que nous sommes à une période de l’année où il fait bon, on peut aller se promener, prendre la voiture pour partir au fin fond du département ou chausser les baskets pour déambuler dans la forêt voisine. Mais, curieusement, le dimanche, il pleut souvent. Alors on glande, on ne regarde pas la télé car il n’y a rien. Vidéo-Gag, ça fait 15 ans que ça passe et se farcir les présentateurs entre les gags, c’est d’un pénible… D’ailleurs, ils ont bien fait de remplacer Bernard Montiel par M. Météo, j’ai pas vu la différence, ils récitent tous les deux de façon pénible et ennuyeuse leur texte. Là, y a une blonde en plus qui doit feindre l’enthousiasme mais c’est pas trop ça. Le public, maintenant, ce sont des enfants mais je me demande s’ils ont pas recyclé les images du public du Club Dorothée. Sinon, y a le maillon faible, rapidement lourd, 7 à 8, émission ni racoleuse, ni voyeuriste, Drucker qui roupille sur un canapé tandis que ses chroniqueurs font de l’auto-promo à fond. Par exemple, Philippe Geluck, personne qui m’énerve, il faut l’avouer : « oui alors M. l’invité, je vous ai fait un dessin du chat, vous savez, ma BD dont le volume 8 vient de sortir ! ». Bon, Geluck sort sa blague, souvent nulle et Drucker, à la fin, il fait le récapitulatif : « notre invité, Bidule, qui sort un film au cinéma le 7 janvier, Philippe Geluck dont le volume 8 du chat vient de sortir, vous pouvez retrouver Anne Roumanoff tous les soirs à une salle de spectacle et Jean-Pierre Coffe dans sa cuisine. » Soyons franc, cette émission résume parfaitement les ambiances de dimanche : c’est mou, c’est chiant, c’est morose. Et en plus, j’ai l’impression que le montage accentue encore cette impression.
Le dimanche, c’est se coller le nez à la fenêtre et regarder la pluie qui tombe. C’est soupirer quand on allume la lampe à 18 h car la nuit tombe : week-end déjà fini, on repart sur une nouvelle semaine. Ce n’est pas tant la perspective de cette nouvelle semaine qui commence qui me mine que celle de la semaine qui se termine. Cette semaine, j’aurais voulu finir mon roman, raté. Cette semaine, j’aurais voulu finir mes devoirs, raté. Cette semaine, j’aurais voulu appeler la mairie pour savoir comment je peux avoir le RMI, raté. Cette semaine, j’aurais voulu qu’il m’appelle pour me dire de le rejoindre chez lui, raté. Bref, les dimanches, c’est l’heure du mini bilan de la semaine : tout ce qui devait être fait et ne l’a pas été, ça fout la trouille. Et puis, y a le terrible constat : que s’est-il passé cette semaine ? Rien. Pas d’appel pour du boulot, pas de charmant jeune homme pour me consoler, Brad et Angelina sont toujours ensemble et Kenya ne sait toujours pas faire la vaisselle (ça m’arrangerait).Des fois, le dimanche soir, à l’heure du bilan, j’ai comme une boule à la gorge… Et à la télé, y a que des trucs pour me démoraliser encore plus, des émissions sur des meurtres, des crashs d’avions, des scandales, des ci, des là… Tous pas beaux, tous malhonnête, l’homme est un fruit pourri. Si, des fois, y a
Urgences. Cette série est un peu particulière pour moi puisque quand j’étais au lycée, on la regardait tous à la maison, papa, maman, Alice et moi. Plus tard s’est agrégé Guillaume 1er qui adorait. Je l’ai ensuite regardée avec Arnaud et Guillaume II. Et seule. Je me souviens de mon premier urgence seule, j’étais triste : le lendemain, je commençais la fac et je pensais au reste de ma famille qui regardait ça collégialement. Et moi, toute seule dans mon coin. En plus, Urgences, maintenant, c’est chiant. J’ai même plus le beau George Clooney pour faire passer mon cafard, j’ai plus qu’à aller me coucher.
Des fois, le dimanche, c’est repas de famille : ça égaie, mais c’est pire au niveau « sentiment qu’on n’a pas vu passer le week-end ». On apérote (hop, une coupette de champagne), on déjeune mais pas qu’un peu : entrée, deuxième entrée, des fois, plat, fromage, dessert, re-champagne, café. Comme aujourd’hui, un peu. Ma mamie et ma tatie sont venues, nous avons mangé joyeusement et pendant le café, alors que ma sœur et mon père avaient fui, ma grand-mère, pompette, raconte à quel point ma mère était une vilaine peste petite et ses sœurs, guère mieux. Moi, je
suis pleine à craquer et le champagne fait des bulles dans mes yeux. Ca pique, la meilleure façon de les soulager, c’est de les fermer. Oui, d’ordinaire, moi, le dimanche, à midi, je dors, je ne mange pas. Donc le repas s’éternise, ma tête s’appesantit et le temps qu’on finisse, qu’on débarrasse et tout ça, c’est 17 heures. Qu’as-tu fait de ton dimanche ? Bah, j’ai mangé.
J’aime pas le dimanche. En plus, dans ma famille, ils décèdent toujours un dimanche. Mon grand-père (je n’étais pas née), mon autre grand-père, mon oncle, ma tante… Ils ont tous trépassé un dimanche, c’est comme ça. Quand le téléphone sonne un dimanche et que mon père n’est pas de garde (ce qui arrive relativement rarement, il faut l’avouer), ma mère a un peu peur. Je me souviens la dernière fois que quelqu’un est mort dans ma famille : un dimanche ensoleillé, tout va bien, on déjeune tranquillement à trois (ma sœur étant à Londres) quand le coup de fil retentit. On abandonne tout sur place et, depuis, on n’a jamais plus mangé de poisson aux petits légumes.
Le dimanche, c’est aussi le jour où je me sens sale. Comme je sors pas, je fais le minimum d’effort : en jogging, un coup de brosse histoire d’éviter les nœuds et pas de maquillage (pourquoi faire ? Séduire George Clooney à travers la télé ?). Je traîne, je glande et le soir, je me sens cra-cra. Alors que je n’ai rien fait de physique ou salissant (parce que quand je le
fais, je me lave, du coup). C’est juste parce que je suis en négligée et que je ne suis pas si habituée que ça à ne pas être parée. Et qu’en plus, j’aime même pas ça, être en jogging parce que ça fait sac à patates et je me sens moche.
Un nouveau dimanche se termine. Cette semaine, j’ai eu une hypothétique proposition de stage (à suivre), j’ai appelé un beau garçon et papoté une heure avec lui, j’ai eu une idée fantastique, j’ai eu des cadeaux d’anniversaire tout plein. Mais les gens m’ont pris une taille (voire deux pour certains vêtements) en trop sur les fringues (pas vexant du tout), j’ai bouffé comme dix en culpabilisant parce que si on me prend des tailles en trop sur les fringues, c’est que je dois ressembler à une baleine. Brad est toujours avec Angelina (oui, ma mère lit Voici donc j’ai pu le
constater), Kenya roupille au lieu de faire la vaisselle et j’ai fait un rêve cette nuit qui m’a rendue tristoune et perplexe pour la journée.
Foutu dimanche !
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Super Nanny

Il y a des soirs, comme ça, où on a envie de ne rien faire, pas penser, pas bosser donc que faire ? Regarder la télé, évidemment. Donc la semaine dernière ou par là, je glandais devant la télé, la zappette à la main. Bon, il y a Matrioschki sur Paris Première à 22h30, série que j’aime bien. Bon, en attendant, je regarde quoi ?
super-nanny
 
La zappette magique m’amène sur M6 où ils passent « Super Nanny ». Une émission avec des gosses hystériques et mal élevés ? Bon, ben, allons-y, ça va encore accroître mon instinct maternel. Pour ceux qui n’ont jamais vu ce…ce truc, je résume. C’est une bonne femme en chignon et tailleur noir avec de fines lunettes d’institutrice de film porno. Elle, je suis sûre qu’elle manie la cravache avec doigté, toute gainée de cuir dans les milieux underground de la nuit. Enfin, bref, notre maîtresse SM a fort à faire dans ces émissions : elle doit remettre des sales gosses sur le droit chemin. Oui, ces graines de délinquants, de racailles prêtes à mettre le feu aux cités. Cette émission doit beaucoup plaire à Nicolas Sarkozy (cette phrase sert juste à voir si des gens vont tomber sur mon site en tapant Nicolas Sarkozy). Ces derniers temps, M6 semble avoir une passion pour les émissions disciplinaires, entre leurs pensionnats, leur camp de redressements, leurs mamans échangées et tout ça…
 
Quand je vois cette émission, je n’ai qu’une envie : me ligaturer les trompes. Seigneur, comment des gamins de 3 ou 4 ans peuvent être aussi monstrueux ? Comment peut-on en arriver là ? Quand je vois comment je suis avec mon chat, je suis potentiellement la future mère d’Attila de ce genre et je sais même pas si Super Nanny existera encore pour m’aider à les remettre sur le droit chemin !
 
Je n’ai pas vu beaucoup d’épisodes de cette émission mais j’ai remarqué que les familles avaient souvent un même schéma : un père absent (soit il travaille très beaucoup, soit il se tape de sa famille, soit il vit carrément plus là), une grande sœur décalée des petits monstres qui joue la maman et qui souffre beaucoup de la situation parce qu’on lui vole son adolescence, une mère totalement incapable de faire preuve d’autorité. Les pauvres sont au bord de la dépression, on sent qu’elle commencent à détester cordialement leurs gosses et on les
comprend, parfois. Surtout que les gosses, une fois sur deux, ils ont vraiment une sale gueule. C’est physique, je les vois, j’ai envie de les baffer. Mais bon, c’est tourné de telle façon qu’on a forcément envie de leur faire avaler son doudou pour qu’ils s’étouffent avec.
 
Bon, l’épisode se déroule en général comme ça : petite présentation de la famille : le papa s’il y en a un, la maman dépressive, la grande sœur effacée qui fera une
merveilleuse cliente pour Prozac et les gamins turbulents qui font les cons devant la caméra. Bon, vous noterez que j’ai pas d’enfants mais cette émission a un effet pervers dès le départ : en général, les enfants, dès qu’on les place sous une caméra allumée, ils font les intéressants. Je le faisais, ma sœur aussi. D’ailleurs, ce week-end, on a revu une vieille vidéo d’un petit repas de famille avec mes deux grands mères (je ne savais même pas qu’elles s’étaient retrouvées au même endroit depuis que j’étais née, hors les églises pour les baptêmes et communions), une tante et nous quatre. Bon et bien, on faisait les belles avec ma sœur et, à un moment, on m’a demandé de chanter un truc parce que, petite, j’étais la diva de la famille, je minaudais que j’en pouvais plus. Donc, forcément, ces gamins de la super Nanny, des caméras les suivent en permanence, ils vont trop se la jouer et être encore plus insupportables. Enfin, bref. On voit un peu la vie de famille ave des gamins qui hurlent, tapent du pied, font des colères (oui, ils choisissent pas l’image du gamin mignon qui fait un truc tranquille dans son coin). Une fois sur deux, le gamin dort dans le lit conjugal à la place de la maman, charmant ! Remarquez, on est sûr que ce couple-là ne se reproduira plus. Apparemment, les enfants n’aiment pas dormir seuls.
 
Là, arrive Super Nanny ! On voit notre maîtresse SM marcher dans la rue, un cartable à la main (pourquoi faire ?), elle fonce d’un pas décidé, air pincé, vers la demeure de la famille en détresse tandis que la voix off nous explique sur une musique rétro que « Super Nanny a élevé 52 enfants » et je sais plus quoi. Bon, super Nanny arrive dans la maison et découvre l’ampleur des dégâts. Là, c’est super drôle car elle regarde les parents faire des conneries sous l’œil relativement indifférent des parents et elle commente : « Qu’est-ce que c’est que ça ? Cet enfant ne sait absolument pas ce qu’est l’autorité ! Sa maman crie mais il ne sait même pas pourquoi ! ». Ce qui est amusant, c’est qu’elle dit ça
style : « je te prends téléspectateur, à part, pour dire du mal », comme on le fait des fois, dans un café, on médit à voix basse avec une personne qui passe. Sauf que là, en vrai, la super Nanny est encadrée par les caméras avec un gros micro au dessus de la tête et la famille fait mine de ne pas entendre les commentaires acerbes de notre dominatrice perverse. Ils nous prennent vraiment pour des cons !
 
Arrive « le conseil de guerre », on peut vraiment appeler ça comme ça. Notre super Nanny a observé la famille et fait un super planning pour remettre les choses en place. Donc elle interpelle tout le monde en leur donnant des autres : « Madame ! Vous DEVEZ réintégrer votre lit CONJUGAL. Le petit Hugo doit dormir dans SON lit ! ». Oui, super Nanny, elle détache tous les mots et en accentue certains. Ce qui est amusant, en fait, c’est qu’elle parle aux parents comme aux enfants. Une fois, elle va au parc avec le papa d’enfants qui n’en a franchement rien à foutre de sa progéniture. De toute façon, lui, je suis sûre qu’il avait une maîtresse et que ça le faisait chier de rentrer chez lui. Donc elle l’amène  l’entrée du par cet lui montre un panneau : « Regardez, MONSIEUR. Il est ECRIT : in-ter-dit-aux-chiens (en suivant les mots avec son doigts), pas aux papas ! ». L’autre, il fait un « ouais, ouais », comme un petit garçon qu’on réprimanderait et qui sait qu’il a tort. Parce que, finalement, dans ce truc, ce ne sont jamais les enfants les fautifs mais les parents et ils passent leur temps à se faire engueuler par la nounou sadique.
 
Bon, la Nanny est super forte, elle remet de l’ordre en deux temps, trois mouvements, les gamins filent droit, les mamans pleurent dans les bras de super Nanny pour la remercier, les grandes sœurs peuvent enfin vivre leur vie d’ado et les papas… ben rien. Mais après, super Nanny s’en va, laissant la famille seule face à elle-même et, souvent, ça craque. Le truc vicieux
avec cette émission, c’est que le MOINDRE faux pas est montré, démontré, disséqué sous nos yeux moqueurs et on se dit : « cette bonne femme est incapable d’élever ses gosses, quelle pitié ! ». Je me dis qu’il faut vraiment être désespérée ou en manque maladif de notoriété pour passer dans cette émission. Mais le truc qui m’hallucine le plus, c’est de voir que cette femme à qui il ne manque que les cuissardes en cuir se montre plein de tendresse avec les enfants qu’elle appelle « mon ange », « mon cœur » alors qu’elle est intraitable avec
les parents.
 
Mais cette émission se veut pédagogique : on ne fait pas que se moquer de ses pauvres familles moyennes qui survivent dans des HLM avec un RMI, on apprend des choses, aussi : de temps en temps, des petits conseils apparaissent au bas de l’écran. Bon, j’essaie d’appliquer à Kenya, pour voir. Exemple : « toujours se mettre au niveau de l’enfant pour lui parler ». Donc je prends mon chat et la soulève à mon niveau (oui parce que je vais pas me rouler par terre pour lui parler, non plus), je la regarde droit dans les yeux et dit : « Il ne FAUT PAS faire pipi sur le TAPIS que Clara m’a OFFERT ! ». Bon, elle détourne le regard et se lèche les babines. Rien à faire de ce que je lui dis. Pourtant, je suis une élève assidue. J’ai appris qu’il fallait prévenir avant de sévir : « Kenya, si tu continues, tu finis dans la salle de bain ! » Et bien, curieusement, ça ne la calme
pas… Enfin, de toute façon, d’ici que je me reproduise, j’aurais oublié les conseils précieux de cette émission. Et comme j’ai raté plein d’histoires, j’ai raté pleins de petites notices pour élever parfaitement mes enfants. Bon, il ne me reste plus qu’à trouver un géniteur plus doué pour l’éducation que moi !
 
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