L’écriture thérapie

Jeudi il y a deux semaines, quelque part au bout de ma vie. Je suis fatiguée car j’ai quitté ce boulot que je n’aime plus à 20h40, je suis minée par le retour impromptu de l’hiver au mois de mai, je suis déprimée par les élections. Grosse patate, quoi. Mais restons dans nos bonnes habitudes : assise dans le métro, je saisis mon stylo et continue à écrire mon roman de Maja. Qui traverse soudain une noire période. C’est donc ça, l’écriture thérapie ?

écriture thérapie

Assise à son bureau, Maja se languit, Maja n’a plus envie de rien, elle attend juste que ça passe… oh mais attends, n’aurais-je pas mis un peu trop de moi là dedans ? Alors évidemment qu’on met toujours un peu de soi dans ses personnages, sans aller trop loin sinon c’est chiant, mais là… malgré moi, j’ai laissé une empreinte sur Maja, une empreinte sombre et poisseuse.

Lassitude

Il faut dire que l’écriture est un excellent révélateur de notre état. Quand j’étais en 4e et que j’avais écrit un roman pour l’école, j’alternais écriture sympa et passages tous pourris. Je me souviens d’un en particulier que ma prof avait raturé de partout : les personnages arrivaient dans une sorte de chapelle, je me demande si c’était pas un peu le sanctuaire du trésor ou une connerie du genre. Ca devait être important en tout cas car je me suis lancée dans une longue description… à base de verbe être. Tout était. Alors j’avoue que quand tu te tapes dix fois le même verbe dans un paragraphe, ça finit par agacer un peu. Et je sais que j’avais écrit ce passage un jour sans.

Etre

C’est difficile de tricher dans l’écriture, j’imagine, puisque tout vient de notre tête. Difficile de créer des univers lumineux quand on est envahi de noirceur, difficile de raconter une histoire niaise quand on est cynique. Et de se relire, on se dit que, tiens, faudrait voir à se rebooster un peu. Parce que si Maja reste à soupirer derrière son bureau, mon histoire n’avancera pas !

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Les trolls sont nos amis

(il faut les aimer aussi… Naaaaaaaaaaan !)

Cette semaine, j’ai reçu un mail pour le moins étrange que, dans ma grande générosité, j’ai fait suivre à quelques personnes tellement il était fin et spirituel. Enzo, dans un élan que je qualifierais de psychanalytique, a décidé pour nous de décrypter le message de ce monsieur. Découvrons ceci ensemble. (Enzo est en bleu)

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J’avais le choix entre trois sujets, deux dissertations (« Est-ce que le blog n’est qu’un prisme déformant de la vie ? » et «  ») ou une étude de texte. J’ai choisi cette dernière, avec un beau commentaire d’une personne célèbre à propos de l’article sulfureux « Les femmes préfèrent les connards » adressé à son auteur Nina. Je vous retranscris l’étude en insertion dans le texte, pour une meilleure compréhension.

« Bonjour Nina,
Le plus intéressant, dans ton article, sont les commentaires et, surtout, ta manière d’y répondre. Très révélatrice cette agressivité dont tu fais preuve envers les hommes aigris, les frustrés, les bande-mou, les moches et autres premiers de la classe boutonneux à lunettes qui ne méritent que ton dédain et leur main droite pour seules compagnes. »
La première phase me donne immédiatement le sourire car apparait tout de suite les réflexes flagrants que l’on découvre souvent dans ce genre de missive. On y retrouve la posture du psychologue : tout est intéressant, révélateur. Une position médicale qui permet d’amener une certaine supériorité, comme une sagesse et un recul intrinsèques à cette position. Un détail à noter : l’auteur signe « Dr House », ce qui, en dehors d’un indice d’une grande originalité et imagination, renforce cette posture médicale. Un gentil sage qui s’occupe -bénévolement- du cas de Nina par amour de l’humanité et respect du serment d’hypocrate.

« Sans évoquer le cas extrême de ceux qui furent brisés dès la naissance par une nature injuste ou une mère harpie (ou les deux, pour les parfaits boulets), t’es-tu seulement demandé la raison pour laquelle des hommes, au départ sains et dignes, sont devenus ces larves immondes et soumises qui implorent en rampant qu’une ultime belle salope telle que toi les achève pour de bon et en public ?
Pourquoi viennent-ils ici répandre leur impuissance et se faire humilier par une princesse de pacotille ? »

La suite post-introduction démontre la connaissance de la psychanalyse en mettant en avant les concepts de mère abusive et de l’importance des évènements apparaissant « dès la naissance ». La verve employée peut l’être pour rentabiliser au maximum ses cours de français, soit pour vouloir instaurer une forme de supériorité intellectuelle. Dans le doute, je m’abstiendrais de trancher. Mais l’on peut remarquer que parmi ces nombreux adjectifs, on y retrouve la première insulte « ultime belle salope telle que toi », bien que l’on sentait déjà une légère agressivité dès le début j’en conviens aisément.

Puis Enzo trouve son analyse trop longue donc il poursuit par des commentaires brefs et concis.

Sans doute parce que ce sont eux les vrais gentils dont tu nous parles avec mépris ; ils n’ont toujours pas compris que les filles dans ton genre – comme la plupart de celles qui dévorent ces magazines féminins débilisants pour lesquels tu sembles vouer une passion malsaine qui suinte à travers ton style d’écriture très « pétasse assumée » (mais il se situe peut-être là l’objectif ultime de notre petite carriériste : rédac en chef chez Cosmo…) , ces filles donc, n’éprouvent aucune pitié pour les pauvres bougres qui recherchent désespérément le grand amour et se font systématiquement larguer au profit d’un gros connard en Porsche Cayenne, voire en Mini décapotable – la marque et le modèle de l’attrape-gonzesses mobile pouvant varier en fonction de l’âge, et donc de l’ambition, de la pétasse assumée et de son gros connard
[le commentateur s’introduit en se positionnant en tant que psy bénévole]
[le commentateur veut amener l’auteur à un questionnement profond qu’on peut résumer ainsi (sans les insultes) « est-ce qu’elle se demande pourquoi les gens sont comme ça avant de les taper injustement ? »]
[le commentateur en mode « robin des bois », avec la terrible introduction « ce sont eux les vrais gentils dont tu nous parles avec mépris », entrecoupé d’un pavé mysogyne sur l’idée que se fait le commentateur de certaines femmes]

Oui, je sais, je suis aigri et incapable de « pécho », comme tu dis. Mais cela n’a pas toujours été le cas.
[paragraphe court, je ne le résume pas : « Oui, je sais, je suis aigri et incapable de « pécho », comme tu dis. Mais cela n’a pas toujours été le cas. » la dernière phrase annonce une rétrospective de la vie du commentateur, façon « la cité de la peur »]

Je me suis tapé des bombes sexuelles auxquelles même Brad Pitt, dans ses rêves les plus fous, n’aurait pas osé adresser la parole de peur de se prendre un râteau. Je ne suis pourtant pas spécialement beau : pour être honnête, je suis encore plus moche que lui. En revanche, il paraît que je suis une « rock star » (à mon avis, bien plus star que rock, mais passons…). Et ça, mon petit, c’est l’arme ultime du connard triomphant.
[le commentateur raconte qu’il est une rock star en fait et qu’il se tapait toutes les plus belles filles]

Ma carrière artistique débuta de bonne heure, et le succès fut immédiat. Je n’ai donc pas eu le loisir de connaître ni de pleurer mon premier amour d’adolescent. Dès le début, rien que du cul, pur et dur. J’étais un gros connard-né, en quelque sorte, et l’exemple de mes grands-parents (une romance exceptionnelle qui dura soixante ans et s’acheva à la mort de mon grand-père) ne parvenait pas
à me servir de repère étant donné qu’ils appartenaient tout deux à une époque révolue, conjointement assassinée par la révolution sexuelle des seventies et l’accession au pouvoir de ces connes de féministes. Bref, durant de nombreuses années, question nanas, j’ai lâchement profité de mon statut de vedette pour passer à la caisse devant tout le monde et sans payer. Mais, de ces dizaines de
filles jeunes et belles qui m’offrirent sans retenue leur corps magnifique – hélas plus souvent allongé sur un flight-case, à l’arrière d’un camion, que dans les draps de soie d’un palace -, parmi toutes ces filles, disais-je, aucune ne m’a inspiré la moindre composition, pas même instrumentale. Ça situe le niveau. Rien que des détraquées ou des salopes qui, pour les plus perverses, poussaient le vice jusqu’à dévoiler après-coup à leur petit ami le récit de nos ébats (hé oui, Michel, elle adorait la sodomie…). Il y a bien sûr eu quelques histoires presque durables – avec les plus cochonnes, cela va de soi -, mais rien qui vaille la peine d’être gravé sur le tronc d’un chêne millénaire.
[rétrospective de la carrière de rock star du commentateur, enfin surtout la facette sexe pour coller au thème, c’est un peu génant, on a l’impression de déranger le commentateur dans sa masturbation]

Puis, un jour, après avoir lu dans une revue animalière que des chercheurs canadiens étaient parvenus à établir une sorte de dialogue avec des orques, et que certains spécimens auraient même témoigné de sentiments quasi-humains, il me vint à l’esprit une question d’une étrangeté choquante pour toute personne sensée : puisque des hommes ont réussi à communiquer avec des cétacés,
pourquoi ne parviendrais-je pas à en faire de même avec une femme ? J’en parlai aussitôt à mon dentiste (la revue provenait de sa salle d’attente), lequel conforta mon intuition délirante en affirmant que j’obtiendrais sans nul doute un résultat comparable à celui des canadiens. Selon lui, il suffirait pour cela que j’empêche le sujet de se déshabiller tout de suite et que je l’emmène au restaurant. Je décidai donc de tenter l’expérience et me métamorphosa en… crétin amoureux.
[le commentateur découvre que les femmes ne sont pas des animaux à la lecture d’une revue animalière parlant de communications entre des orques et des humains, il se décide à devenir un « crétin amoureux »]

La première hyène qui flaira l’odeur allèchante de la proie sans défense s’appelait Julie. Elle détruisit ma vie en l’espace de deux ans. Elle ne mérite donc pas que je lui consacre plus de deux lignes.
[le commentateur rock star a vu sa vie détruite par une fille, suite à ce changement de mentalité (en plus pas de bol, ça lui est arrivé dès la première rencontrée)]

Tu dois te dire « Bien fait pour ta sale gueule, espèce de misogyne, tu as eu ce que tu mérites. ». Mais tu aurais tort de penser cela, car je n’ai pas mérité d’être puni. A l’exception de ma pauvre mère le jour de ma naissance, je n’ai jamais fait souffrir aucune femme. Il n’a jamais été question de sentiments dans nos relations, c’est différent. Tout était clair et sans mensonge, de mon côté en tout cas.
[le commentateur imagine la réaction de l’auteur, c’est toujours bien plus facile de parler tout seul]

Depuis lors, je suis incapable d’aimer. Dès qu’une femme m’approche, je fuis. J’ai des numéros de téléphone, mais je n’appelle jamais. Même le sexe ne m’intéresse plus : je me branle juste de temps en temps sur des vidéos pornos, pour évacuer la pression lorsque je rentre au petit matin, bourré et toujours seul. Après ça, je dors comme un bébé. Pathétique, n’est-ce pas ?
[le commentateur est triste et découvre qu’il est gynophobique maintenant (mais il arrive quand même à chopper des numéros de tél’), puis raconte sa vie onanique (apparemment il n’est plus rock star, ou alors la fille citée au dessus a détruit sa carrière, ou alors il a oublié ce qu’il avait dit avant]

Et toi, Nina, tu nous parles de tous ces mecs que tu te tapes (les connards, les gentils, les ceci, les cela…), depuis vingt-neuf ans, n’as-tu pas encore trouvé chaussure à ton pied ? On dirait bien que non. Peut-être n’es-tu pas une fille si formidable que ça après tout… Manquerait-il un vice caché ou, au contraire, y en aurait-il un peu trop ?

[ le commentateur imagine que l’auteur (qui a 29ans) se « tape des mecs » depuis sa naissance. puis applique la logique « si c’est comme ça, c’est que c’est ta faute » mais se garde de l’appliquer à soi-même]

Quoi qu’il en soit, gardons à l’esprit ces trois choses essentielles :

1. « Ne vous vengez pas d’une femme, le temps s’en charge pour vous. » (Claudel)
2. « Les féministes travaillent, picolent, conduisent comme des mecs et après elles s’étonnent qu’on les encule. » (Patrick Timsit)
3. « Les femmes équilibrées ne sont pas attirées par les connards et ne racontent pas leur vie sur des blogs : elles la vivent avec le gentil crétin qu’elles aiment. » (Moi)
[pour faire intelligent, le commentateur sort quelques citations en y glissant sournoisement la sienne avec le message classique dédié aux blogueurs « get a life! »]

Très tendrement,

Dr House.
[puis il finit par un « Très tendrement », ce qui est la moindre des choses après avoir traité l’auteur d' »ultime belle salope »]
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La réaction d’Enzo m’ayant bien fait rire (plus que le message original,c’est dire), je me disais qu’il fallait partager ça avec vous. Mais pour finir, je ne pouvais partir sans vous faire partager l’ultime mail de ce monsieur qui aura bien égayé ma semaine quand même : « Nina ma douce,

Je me délecte de tes mots comme un chat habilement caressé.

« Ultime salope » n’était qu’un compliment, pas une insulte. Désolé de m’être mal exprimé envers une encore jeune fille (il paraît qu’aujourd’hui, on est une femme à partir de quarante ans). Mon approche était donc bien trop cavalière pour l’époque, j’en conviens. Fais-moi donc le plaisir de me relire dans dix ans, j’espère qu’alors tu en riras vraiment de bon coeur.

Ton style « pétasse assumée » ainsi que ton élégant revers slicé me manqueront, c’est certain. Mais je respecterai ton désir et ne t’importunerai plus. J’en suis navré, mais je comprends qu’une si noble relation doive se briser d’un coup, et non s’user dans un combat indigne d’elle.

Bien à toi

Le Batard. »
(le bâtard est lié à son adresse mail, je précise).

Avec de tels compliments, c’est vrai, si je suis célibataire, ça doit vraiment être de ma faute,j’ai qu’à accepter les avances de tous mes prétendants, moi aussi !

Si toi aussi, une fille t’a brisé le coeur, n’hésite pas à m’envoyer un mail d’insulte. Je ne sais pas bien pourquoi mais manifestement, ça doit être de ma faute, alors…

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La beauté contre l’intelligence ?

Lundi soir, je comate devant la télé quand apparaît sur mon écran « the beauty and the geek ». Tiens, tiens, matons un peu. Bon, je vous résume le concept : 8
pouffes, 8 geeks, ils font équipe et le meilleur couple remporte de l’argent… Donc postulat de départ : les nanas sont bonnes donc connes. Oui, je préfère bonne à belles parce qu’elles sont pas forcément très jolies de visage. Y en a une, elle ressemble vachement à l’héroïne de Dead like me, avec une tête toute carrée, bof. Elle est conne en plus mais d’une force ! Donc d’un côté, 8 bonnasses bonnes, de l’autre, 8 intellos moches. Ca voudrait dire qu’on ne peut pas être beau et intelligent à la fois ? Ben merde alors !

Je brocarde (gentiment) cette émission mais c’est assez révélateur de notre société, je trouve. Les nanas sont toutes bonnasses et blondes, sauf une black qui nous fait la minorité visible. Et même double minorité visible : noire et brune, ouch ! Mais c’est là qu’on voit que les brunes sont pas forcément les plus intelligentes vu qu’elle a été éliminée. Donc d’un côté, les bombasses blondasses siliconées, mannequins ou assimilées de profession répondant au doux nom de Jennylee, Cecille, Megan, Tori… C’est marrant, autant Cécile en français, je trouve ça classe, autant en américain, ça fait nom de playmate. De l’autre, Scooter, Mario, Nathan, des binoclards moches. Et pourtant, j’aime les binoclards, moi. Ici, le mot geek est à prendre dans le sens de « super intello qui cartonne dans ses études », bizarrement. Maintenant, j’éteins ma télé et je regarde ma vie. A quoi ressemblaient les premiers de mes classes ?
Tiens, ils n’étaient pas tous lunetteux-boutonneux-moches. Prenons par exemple Julien, un gars avec qui je faisais de la radio. Physiquement : mignon, regard de braise, grand, petit cul à mourir. Intelligence : très au dessus de la moyenne, hypra cultivé, super intéressant sans jamais être pédant. Et cerise sur le gâteau, une voix grave méga sex. Dans ma vie actuelle, si je prends les vingtenaires, mes amis, je les trouve super brillants (y a qu’à lire nos articles), on a tous faits des études supérieures, y en a même une qui a un parcours universitaire bluffant. Ben physiquement, ils sont tous séduisants. Oui, je sais, vous n’en savez rien mais vous n’avez qu’à me croire sur parole.

Pourquoi est-on obligé d’être une ravissante idiote ? Ne peut-on pas être une ravissante intelligente ? C’est quoi le problème, en fait ? La perfection n’est
pas de ce monde, certes, mais diviser le monde entre beaux et cons et moches et intelligents, c’est vraiment trop binaire. On peut avoir des tas d’autres défauts. Serait-ce de la jalousie de penser qu’une belle fille est forcément bête ? Idem pour un mec d’ailleurs. Une personne qui gagne son pain grâce à sa plastique, on la classera automatiquement dans la catégorie « rien
dans le ciboulot ». Mais qu’en sait-on ? Qui a déjà parlé à Cindy Crawford, Monica Bellucci, Angelina Jolie, Brad Pitt, Jean-Baptiste Elissade (hiiiiiii !) ou le mec tout nu de la pub Lacoste (hiiiiiiiii !) ? Bah pas moi. Donc difficile de juger de leur intelligence, de leur culture. C’est sans doute pour se rassurer, se dire qu’on a quelque chose que eux n’ont pas, na ! Ca leur apprendra à être si beaux, non mais.

C’est vrai que la beauté est souvent coupable, comme si on payait le fait d’être beau par autre chose. Une fille qui se soigne est forcément superficielle donc forcément conne. Des fois, je m’amuse en pensant à l’image que je peux donner dans le métro par rapport à mes lectures. En schématisant un peu : Cosmo : conne, Le Monde : intelligente, un roman girlie : conne, un essai sur l’assassinat d’Alexandre Litvinenko : intelligente (alors qu’il est écrit comme un vrai polar ce bouquin). Du coup, je me demande si mes lectures me rendent également plus jolies ou plus moches, de la même façon. Cosmo : conne mais jolie, Le Monde : intelligente mais fade, un roman girlie : conne mais jolie, un essai sur l’assassinat d’Alexandre Litvinenko : intelligente mais fade. On vire au n’importe quoi, là, je sais, c’est justement ce que j’essaie de démontrer. Je regarde « the geek and the beauty » (je sais pas dans quel ordre c’est, les mots, on s’en fout), je me sens moite-moite. Je sais répondre à toutes les questions des filles et des mecs, je peux vouloir faire du sport pour m’entretenir et m’intéresser à l’informatique, c’est pas antinomique. Superficielle et légère d’un côté, grave et profonde de l’autre, c’est moi. Et je ne pense en aucun cas être une
exception.

Alors, aujourd’hui, disons le haut et fort : « on peut être beau ET intelligent. Et sympa en plus ! »

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Le baiser

Par Tatiana

Aujourd’hui je vais vous parler de la manière d’embrasser. Je vais essayer de faire ça bien parce que ca peut vite devenir nul à lire ce genre de truc.

Recemment sur le blog de Yojik je suis tombée sur cet article. Je vous laisse le soin de le lire, je pense pas qu’il m’en voudra de lettre un lien ici vers l’article. De son article j’en ai conclu que quelqu’un qui ne sait pas danser risque d’être dépossédé d’un certain talent concernant d’autre aptitudes. En gros si le slow c’est l’amour debout, vous devinez la suite. Mais c’est pas vraiment de ça dont je veux vous parler (donc non j’ai pas fait d’étude comparée).

En fait moi j’avais déjà ce genre de théorie mais concernant la façon d’embrasser. Je pense que tout le monde est d’accord avec moi si je dis que la manière dont embrasse quelqu’un est très révélatrice de sa manière d’être et aussi de sa manière de faire l’amour. Bon la bien sûr je parle de mon point de vue et donc surtout par rapport aux baisers que des hommes m’ont donnés. J’ai eu le droit à plein de sorte de baisers différents mais j’en ai retenue deux particulièrement : celle que j’adore par dessus tout et celle que je déteste. La manière que j’adore c’est quand les lèvres viennent se poser délicatement sur les votre comme si elles étaient tellement précieuses qu’il en fallait pas les abîmer. Elles se frôlent, se touchent, se serrent et restent appuyer l’une contre l’autre de plus en plus longtemps. Et c’est tout naturellement, l’échange se prolongeant, que les langues viennent elles aussi à se rencontrer et se mêlent ni trop vite ni trop lentement tout en douceur et en souplesse. C’est le genre de baiser qui vous donne des frissons. Moi quand on m’embrasse comme ça, ça me donne très envie d’approfondir la relation (oui je sais c’est moche comme jeu de mots mais c’était facile). Et en général je n’ai jamais regretté.

Par contre la manière que je déteste c’est quand monsieur a cru bon d’enfouir brutalement sa langue dans ma bouche, comme ça sans prévenir. Nos bouches n’ont même pas eu le temps d’apprendre à se connaître que BAM ! violation de domicile. Là en général ça coince. Surtout si il n’y a aucune sensualité dans le baiser et qu’il devient quelque chose de mécanique genre 100 tours à la minute. C’est pas un régime de moteur qu’on est en train de faire que diable !!! En plus une des premières idées qui me traverse l’esprit à ce moment là c’est que le mec en question n’est pas très à l’écoute de sa partenaire. Donc à éviter. Je suppose que les mecs auront le même point de vue par rapport aux nanas, alors surtout n’hésitez pas à donner votre avis. Et puis ajoutons également que chacun a sa manière privilégiée d’embrasser. Je ne pense pas que ce genre de chose soit universel. Enfin c’était la réflexion du dimanche après-midi, sur ce bonne semaine !

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